dimanche 20 novembre 2022

LE BLASPHEME : LA MALEDICTION DE CHAM ?

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Par Eric Ruiz

 

Noé, a été découvert nu par Cham son fils alors qu’il était ivre de vin.

Et je me posais la question : Pourquoi voir la nudité de son père était-elle si répréhensible que ça ?

Après tout il y a pire que cela comme péché, n’est-ce pas ?

N’aurait-il pas pu être pardonné avec une simple excuse de sa part ?

Canaan, fils de Cham n’avait quant à lui, vraiment pas eu de chance.

Il n’était pas pour grand-chose dans l’histoire, alors que c’est son père qui vit la nudité de son grand-père.

Noé aurait plus de reproches à se faire que son fils pour son manque de maîtrise dans cette situation.

Certes, il devait y avoir bien autre chose que cette simple découverte.

Un des fils avait dû voir autre chose chez son père qu’un simple corps nu (ou peut-être aussi… avait-il dû entendre autre chose).


Considérons la nudité :

Mettre à nu : c’est révéler quelque chose.

Se mettre à nu : c’est ne rien cacher de ce qu’on a dans le cœur.

« Être nu » spirituellement : c’est être dépourvu de sagesse, dépourvu totalement de spiritualité. C’est manifester des désirs et un comportement charnel.

Ne s’est-il pas passer un peu tout  cela avec l’ivresse de Noé ? Noé était dans un état de perte de contrôle qui ouvrait la porte à tout ce qui était dans son cœur, de bon comme de moins bons.

Si vous-mêmes vous découvrez chez la personne que vous respectez le plus et qui fait peut-être même office de mentor, de père spirituel, qu’il n’est pas en fin de compte aussi saint que vous le penser, quelle sera votre réaction ? Je pense que votre réaction sera d’être déstabilisé et déçu. Le modèle à imiter que vous vous êtes fait de la personne tombera à terre comme un château de carte. Et s’il était votre idole, c’est lui qui se brisera en partie alors.

Noé, même si son cœur était attaché à Dieu, n’était pas exempt de péchés.

Et se mettre dans cet état d’ivresse dans sa tente n’était certes pas un acte de sagesse. Mais son cœur débordait de joie et c’est de bon ton qu’il voulut fêter sa première vigne après le déluge. Il n’y a rien de condamnable en cela.

Cham avait cependant une avance sur ses frères. Il connaissait maintenant son père différemment de ses deux frères qui n’ont pas voulu voir leur père sans vêtement. Ils l’ont d’ailleurs recouvert d’un manteau en détournant leur regard.

Revenons à Canaan, le petit fils de Noé. Il fut maudit aussitôt. Il fut l’esclave de ses frères.

Alors, tout cela n’est qu’une injustice ?

Non, je pense que Cham a mis à nu quelque chose, qu’il a révélé à ses frères, une faute qu’il a vu chez son père… et c’est répandre la faute des autres qui crée une faute pour soi-même.

L’apôtre Pierre qui possède les clés du royaume dit ceci :

« Mais surtout, ayez entre vous une ardente charité : car la charité couvrira une multitude de péchés. » (1 Pierre 4 :8).

Cham aurait dû couvrir les fautes que son père a laissé voir à son insu. Or cela apparait clairement, il n’a pas exercé une ardente charité envers lui.

Il aurait dû agir avec sagesse et garder ce qu’il a vu ou entendu de son père ivre, pour lui et lui seul. Il n’avait pas à en parler à une autre personne hormis à son père lui-même.

Or, Genèse : 9 :22 nous dit : « … il le rapporta dehors à ses deux frères. » et verset 24 : « Lorsque Noé se réveilla de son vin, il apprit ce que lui avait fait son fils cadet ».

Qu’a-t-il fait de si mal, ce fils ?

Avant tout, ne prenons pas la Bible pour ce qu’elle n’est pas : un récit d’injustices.

Le fils cadet a bien répandu des ragots au sujet de son père.

Les « soi-disant » péchés révélés de Noé dans cet état ont révélé un péché encore plus grand, celui de Cham.

Cham, à ce moment-là engageait la réputation de son père, son honneur même. Il a sali délibérément l’image de son père. Il l’a exposé à la honte et au mépris de sa famille.

Aujourd’hui, on parlera de diffamationOui, agir comme Cham c’est de la diffamation.

Et en plus, c’est un délit qui occasionne une grosse amende pécuniaire. Et peu importe que ce ragot soit vrai ou faux, il est annoncé publiquement. C’est cela qui cause le délit diffamatoire.

Et le pire c’est qu’aujourd’hui la diffamation agit avec la même force qu’un jugement émis au tribunal. Sauf que la justice est prononcée en dehors des tribunaux institutionnels, Elle est dans la rue, dans les médias, dans les réseaux sociaux ou encore dans les Églises.

Et puis qui personnellement n’a jamais causé ce genre de délit ?

Ce délit est une forme de vantardise.

Paul en parle ainsi : « la charité ne se vante point, elle ne s'enfle point d'orgueil ».

Bien souvent inconsciemment, pour se faire mousser, on n’hésite pas à raconter des choses négatives sur les autres.

Et, même  parfois, ne participe-t-on pas à alimenter aussi certains ragots ? Or, n’est-ce pas les injurier en se moquant des autres ainsi ?

Cela donne la fausse impression de posséder un peu de lumière, un peu de charité. Mais à la vérité, c’est la volonté de se montrer plus important qui prime. Cette lumière est ténèbres.

On ne se couvre pas d’honneur en dénigrant l’honneur de l’autre.

Proverbes 17 : 9 : « Celui qui couvre une faute cherche l'amour, Et celui qui la rappelle dans ses discours divise les amis. ».

C’est une certitude : Cham a divisé sa famille en révélant la nudité de son père.

D’ailleurs, son comportement diffamatoire a dû se produire avant, dans d’autres circonstances.

Et Noé a dû le mettre en garde contre cette tendance démoniaque. Mais cette situation a été celle de trop, révélant son jugement.

Il faut se rendre à l’évidence que le fait d’avoir la liberté d’expression, d’être vrai, sans filtre, ne nous dispense aucunement de mettre un bâillon dans notre bouche lorsqu’il s’agit de diffamer.

Notre Dieu a créé ce monde pour que ce qui doit être caché soit découvert, certes. Mais les péchés de notre entourage doivent être non pas caché, mais en tous cas non dévoilé publiquement par l’entourage.  

C’est cela couvrir les fautes, en couvrant la nudité de nos proches.

Car ce n’est pas à nous de faire cette justice-là.

Là aussi la raison tient du bon sens ou plutôt de l’estime pour les uns et les autres. Nuire à la réputation de ses proches c’est nuire à la sienne.

 

Qu’entend-on par « ses proches » ?

Il faut se considérer faisant soi-même parti d’une sphère. La première sphère est la sphère familiale bien-sûr.

Mais il existe aussi les autres. Sa sphère professionnelle, sa sphère sociale (les relations avec les amis, les clubs et les associations fréquentées, comme aussi les Assemblées ou les Églises présentes et passées).

Disons la vérité, combien louent le Seigneur dans les assemblées , prient pour les uns et les autres, disent « Amen » lorsque l’on parle de charité, mais une fois le culte fini, s’empresse de dire du mal sur un frère ou une sœur.

Ils se sentent alors si vrai en montrant les tâches des autres.

La parole diffamatoire est même devenu un réflexe.

La Bible emploie un même mot et verbe grec pour dire diffamer, calomnier, injurier, insulter, se moquer, c’est « Blasphemeo » blasphémer en français.

 

Eh oui, quand on parle mal d’un proche publiquement, on blasphème.

Nous sommes, nous, croyants, amenés à bénir et non à maudire. Si nous maudissons nous sommes maudits comme Canaan l’a été. Nous serons alors aussi grands que les esclaves des esclaves de nos proches, ce n’est pas peu dire. Nous serons humiliés, injuriés et nous trouverons cela injuste…et pourtant, n’est-ce pas un juste retour des choses ?

Alors je résume : voir la nudité d’un proche et surtout le rapporter aux autres, fait de nous des blasphémateurs, des colporteurs de ragots et des personnes maudissant les autres.

Est-ce cela la destinée d’un disciple de christ ? J’en doute fort.

 

Il y a encore autre chose. A la vérité, beaucoup de celles et ceux qui lisent ce passage sur le dévoilement de l’ivresse et de la nudité de Noé, y voient le péché d’impudicité.

Un péché que réprouve fortement la morale chrétienne face à la sexualité. Pourquoi ?

Car leur grille de lecture correspond à cette réponse connue intuitivement des chrétiens « fondamentalistes ». Ils ont une interprétation stricte et littérale des textes sacrés. Et elle ne se borne qu’à une seule et unique lecture : la leur.

Aussi les fondamentalistes ont décidé de prendre le texte biblique au pied de la lettre et de voir la nudité corporelle comme un grand péché. Mais aussi de prôner l’abstinence d’alcool.

Alors, rien d’étonnant à ce que regarder la nudité de son père fasse bondir plus d’un croyant qui y voit avec la boisson, la principale cause de la faute.

 

Cela permet à beaucoup de fondamentalistes de s’enorgueillir et de se croire saint, justement parce qu’ils ne pratiquent pas d’actes impudiques, parce qu’ils se privent d’alcool et qu’ils détournent le regard devant un corps nu.

Mais, ce n’est simplement que l’arbre saint qui cache toute une forêt d’arbres dégénérés et morts.

Ils ont des habits qui ne servent qu’à cacher les jugements qu’ils ont sur les autres et la diffamation qu’ils exercent contre eux. Je ne les pointe pas eux directement, je pointe cet esprit mauvais et jugeur qui se cache  sous ce faux vêtement de sainteté.

 

« Babylone la grande, la mère des impudiques », je le rappelle ce verset montre aussi le blasphémateur qui met à nu ce qu’il devrait taire sur l’autre. Lui, se vantant d’exercer une justice supérieure ne fait que de diffamer son prochain et de ternir sa réputation. Lui, montrant les impudiques du doigt est un impudique lui-même. C’est la même attitude repérée chez l’arrogant et le babylonien.

Alors c’est vrai, que le monde est rempli de diffamateurs donc de blasphémateurs. La réputation des personnes publiques est piétinée, trainée dans la boue.

Il n’y a pas un jour qui passe sans qu’on entende un scandale à ce sujet.

Et on assiste même à des gens qui diffament ceux qui diffament. Une vraie spirale infernale.

Cet esprit diffamant est une corne de la bête décrit dans l’Apocalypse de Jean.

10 cornes, dix puissances sortent de la bête. J’avais annoncé le 10 novembre 2015 que la 10ème  corne; est l’esprit de délation et de calomnie (en grec : diaballo : accuser, diffamer, calomnier, dénoncer). Cette puissance maléfique est déliée de nos jours. Elle inonde le monde.

Blasphémer je le rappelle ne veut pas dire ce que la majorité pense.

-Ce n’est pas nier la présence de Dieu par des mots, ni employer des mots moqueurs vis-à-vis de lui ;

-Ce n’est pas non plus de vanter les plaisirs du monde ; ni pour un croyant, d’interpréter faussement certaines paroles…

-C’est plus profond que cela ; c’est prononcer des paroles, puis faire des actes qui vont contre une délivrance. Cham ne favorisait pas l’expiation des péchés de son père, au contraire en agissant comme il l’a fait, ils les retenaient captifs… puisque les péchés identifiés allaient maintenant servir d’identité, de réputation.

 

 Paul dit ceci dans Romain 1 :18 : « La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, »

Quelle et cette vérité retenue captive?

Si ce n’est celle de l’Évangile de Dieu. L’Évangile qui vise d’abord à délivrer, à bénir, à sauver. Quand on blasphème on retient la vérité captive, c’est-à-dire : on retient la délivrance captive. On met des liens sur les autres ou on les ressert davantage, on cherche à les rendre prisonniers de ce qu’ils devraient se libérer…

Paul le dit ainsi : « car ce qu'on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître. »  Ce verset 19 qui fait suite à celui que je viens de lire, s’adresse à eux. Eux, c’est qui ? Eux, ce sont premièrement les juifs puis les grecs (verset 16).

Dieu leur a dévoilé son Évangile clairement…Mais qu’en ont-ils fait ? Ils ont blasphémé contre lui.

Pour conclure :

L’histoire de Noé n’a rien dévoilé sur le bâtisseur de l’Arche, et Dieu ne lui a fait aucun reproche concernant cette ivresse passagère, mais c’est Cham, son fils cadet : c’est lui seul qui a été mis à nu.

Là encore, la vérité éclate là où on ne l’attend pas. Le regard est attiré sur ce que nos pensées mettent en lumière. Or c’est notre cœur qui devrait nous donner la solution. Encore devrait-il être purifié pour le faire.

En parlant de purifier nos cœurs, ne prenons pas cette malédiction de Cham à la légère, en pensant être plus saint que les autres ou en minimisant les conséquences négatives.

Pour ma part je sais qu’il m’est arrivé de dévoiler la nudité d’un proche, de diffamer quelqu’un ou de participer à alimenter des ragots. Et je demande pardon à Dieu de cela et pardon à celles et ceux à qui j’ai blessé ainsi. Je veux garder ma langue et bénir et non blasphémer.

Amen

dimanche 13 novembre 2022

LA FOI CHARISMATIQUE, UN RETOUR à BABYLONE ?

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Par Eric Ruiz

 

« J'exterminerai les villes de ton pays, Et je renverserai toutes tes forteresses; 12J'exterminerai de ta main les enchantements, Et tu n'auras plus de devins; 13J'exterminerai du milieu de toi tes idoles et tes statues, Et tu ne te prosterneras plus devant l'ouvrage de tes mains »; (Michée 5 :11-13)

Le christianisme est une mère qui fait comme toute religion, elle enfante des filles. Le christianisme moderne a donné naissance à une nouvelle forteresse, à une nouvelle pratique divinatoire : les groupements charismatiques. 

Et d’abord, quelle contradiction !

Moi qui parle de l’intimité de Dieu avec sa future épouse, qui vous parle de la relation du disciple accompli, du fils adopté si proche de son Père céleste, je dis qu’une sorte de chrétiens, aujourd’hui possède la croyance que Dieu n’a jamais été aussi proche de lui ; Qu’il peut presque le toucher ; Que sa voix est là tout près de son oreille, et qu’il peut pratiquement sentir son souffle.

Ces croyants charismatiques (dont je faisais partie sans aucun doute) ont un objectif qui est enseigné au moment de leurs cultes. On leur dit : Montrez votre forteresse, montrez l’ouvrage de vos mains ! (je fais bien-sûr référence au verset de Michée)

En langage actuel : Extériorisez le plus possible votre foi !

À partir d’une confiance en soi retrouvée, il s’agira d’osée aller de l’avant, de ne plus avoir peur d’exprimer sa foi, de laisser aller la passion, de libérer l’énergie divine qui repose en soi.

Alors bien entendu, pour exprimer toute cette assurance, les dons de l’Esprit vont être sublimés et transcendés. Et ils vont être la validation d’une consécration supérieure.

Dieu aurait mis son sceau sur ceux qui sont charismatiques…

Comment l’aurait-il fait ?

Eh bien, les dons qu’ils reçoivent (souvent par imposition des mains) et qu’ils manifestent ensuite font qu’ils ressentent une intimité spéciale avec Dieu.

Parler en langues, prophétiser, avoir des songes, des supervisions, vivre ses propres expériences mystiques et miraculeuses ;

Ce qu’ils vont expérimenter dans ce sens les pousseront naturellement à se croire plus consacrés et mieux aimés de Dieu.

Et c’est une des raisons des comportements exacerbées que l’on remarque, lors des cultes, avec des musiques fortes et rythmées, des chants répétant sans cesse les mêmes mots sur la gloire de Dieu comme pour exercer une espèce d’enchantement ou une sorte d’envoutement.

Cela va jusqu’à l’extrême comme des mains levées et tremblantes, des membres gesticulants dans tous les sens, d’autres poussant des cris, sautant en l’air, se roulant par terre, comme s’ils étaient plongés dans une transe qui les ferait communier directement avec le divin.

Mais faut-il le rappeler, on ne bâtit pas une Église sur les ruines du passé, comme sur les ruines des autres Églises.

Cette invitation au sacré qui n’est qu’une imitation, était connue des rois et des prêtres soumis aux faux dieux babyloniens d’il y a trois mille ans.

Ils vivaient une proximité avec leurs dieux.

D’ailleurs, ils faisaient eux-aussi des gestes pour appeler leur dieu, pour attirer son attention (je vous ramène à l’ouvrage de Jean Cotteneau «  la civilisation d’Assur et de Babylone p 102).

Leurs cultes étaient très formalisés. Ils étaient basés sur une prière officielle et publique constituée de « louange, d’exaltation, de flatteries de gloire, de rappels incessants de la supériorité divine » (« la plus vieille religion en Mésopotamie »p 269, Jean Bottéro).

Leurs grandes cérémonies liturgiques exultaient les sens par des mets succulents préparés en l’honneur des dieux, par des musiques bien rythmées, (accompagnées d’instruments de percussions comme des timbales, tambours, tambourins), des chants, des hymnes et des danses adressés aux dieux. Les prières spontanées à « main élevée » servaient « à vider son cœur en évoquant ses craintes, ses besoins, ses regrets et ses repentirs ».

Tout était concentré pour impressionner les dieux et leur montrer son immense gratitude.

Les intentions n’étaient-elles pas bizarrement similaires à celles des cultes charismatiques ? On y cherche pareillement à impressionner son Dieu, à lui montrer sa complète dévotion.

Les babyloniens croyaient que les dieux communiquaient avec leurs créatures humaines par de très nombreux canaux. Et nos ancêtres voyaient des signes spirituels partout, sur terre, comme dans le ciel. La divination, l’astrologie étaient leurs moyens de communication.

La lune par exemple, si elle apparaissait au premier du mois, c’était le signe et l’assurance que leur pays vivra dans la paix et le bonheur.

Mais si un halo entourait la Lune ainsi que Mars alors ils étaient certains que leur bétail était en danger de mort.

Sur terre, si un oiseau laissait tomber sa nourriture, cela signifiait que la maison de l’homme acquerra un grand héritage.

Vous voyez « le signe » en perspective, qui montre toujours le bon ou le mauvais présage.

Un chrétien charismatique, lui, voit les choses pareilles puisqu’il voit des signes partout et il est certain aussi de pouvoir les interpréter. Il prend cela pour des paroles de connaissance. En fait, il se fabrique inconsciemment sa bénédiction comme aussi son propre horoscope.

« Seigneur, il a fait beau lors de notre réunion en plein air, alors qu’il pleuvait tout autour, c’est bien que tu bénissais particulièrement ce que nous faisions ».

Cette forme de prière interprétant une réalité, donne de la confiance au croyant, dans le miraculeux qu’il confesse avoir vécu lui-même. Et il va ainsi fonder son avenir sur une relation de signes miraculeux en cascades.

« Dieu m’a montré ceci, Dieu m’a montré cela… Dieu m’a montré la vérité. J’ai prié pour savoir si c’est la femme que je dois épouser et en ouvrant ma Bible au hasard, tiens je suis tombé sur : Genèse 16 :21 : « Jacob dit à Laban: Donne-moi ma femme, car mon temps est accompli: et j'irai vers elle ».

En réalité c’est de la divination.

Tirer les cartes et tomber sur la dame de cœur aboutit exactement à la même chose. Consulter un prêtre, un prophète pour savoir si telle décision est favorable ; revient aussi à se tourner vers les astres pour connaître son avenir.

Là aussi, il faut être vigilant car la frontière avec la foi saine est tellement étroite qu’on peut s’y perdre facilement.

Car Dieu parle, c’est vrai, clairement à celui qui ouvre sa Bible et qui se sent saisi par les mots d’un verset.

Mais la différence c’est que ces mots vont être le départ d’une inspiration et non la réponse directe à un vœu.

Et puis, c’est Dieu qui va répondre comme il le souhaite à nos besoins, sans que l’on ait le mauvais désir d’échafauder des stratégies, des choses qui soient l’ouvrage de nos mains (pour reprendre le sens du verset de Michée).

Paul dit à Timothée d’agir, de prêcher en toute occasion favorable ou non.

C’est encore un encouragement à se laisser conduire par l’esprit divin et non par des signes avant-coureurs.

Notre Dieu ne veut plus que nous nous prosternions devant nos signes, nos stratégies qui servent à nous bénir nous-mêmes.

De la même manière, la foi charismatique amène les croyants à se lancer dans l’eschatologie (l’étude de la fin des temps et pas voie de conséquences des démons) car inconsciemment ils pensent comme ceux de Babylone : que connaitre les démons permet qu’ils n’attaquent pas ceux qui les reconnaissent ; et cela permet aussi de les chasser lorsqu’on les voit chez les autres. Cet exorcisme- était lui aussi chose courante chez les Assyro-babyloniens. Et il se faisait de manière spectaculaire.

L’exorcisme charismatique est tout aussi spectaculaire. Plus il est violent et spectaculaire, plus le démon ou les démons expulsés seraient grands.

Or, Dieu n’a pas besoin que nous devenions des érudits du mal, des docteurs en démonologie, il nous donne la connaissance lui-même par son esprit, au moment où nous en avons vraiment besoin.

Et, posons-nous la vraie question si : tout exorcisme ainsi fait ne remplacerait-il pas l’effort personnel de la conversion ?

N’y-a-t-il pas plutôt une prosternation devant ses propres œuvres de délivrance ?

Se prosterner devant ses propres œuvres va trop loin ; puisque nos œuvres vont alors devenir notre salut.

On va reprendre un exemple, toujours dans ce renouveau charismatique ; Eh bien, si les dons spirituels tendent à baisser dans une assemblée ou chez un croyant, l’affolement arrive. Le sentiment qui vient avec le fait de ne plus ressentir le surnaturel est celui d’avoir péché. Le péché est constaté, Dieu a retiré sa bénédiction. Certains vont même croire qu’ils ont blasphémé contre l’esprit parce qu’ils parlent moins en langues ou qu’ils n’ont plus de songes.

Il vont alors se prosterner devant leurs œuvres. Comment ?

En revenant sur des pratiques dévotes routinières telles que : des louanges passionnées, des prières d’adoration, d’exultation et de joie pour retrouver cet « état surnaturel ». C’est la même forme de piété qui se faisait à Babylone.

Dans le concret, Dieu nous donne par son esprit le don en fonction du besoin de délivrance que nous rencontrons dans la vie ; pas parce que nous le désirons et que nous lui avons demandé.

« Aspirer aux dons les meilleurs » se fait lors d’un besoin brûlant. Et ce besoin est ressenti par le cœur (je vous renvoie au message sur « les dons spirituels dans l’assemblée , qui n’ont rien à voir avec ces dons charismatiques de notre ère moderne).

 Le culte charismatique est une vraie séduction, comme aussi un ennemi cruel. Certes, il est plus vivant, plus joyeux et expressif. Il crée des émotions à répétitions qui sont vite assimilées à de l’onction divine.

Ce phénomène de confusion ( nom de Babel) est d’autant plus important que les cultes plus sobres sont alors montrés du doigt, ils sont jugés ennuyeux, moins spirituels voire animés d’un esprit éteint, sans vie.

Les cultes charismatiques ont pris les armes contre tout autre forme de culte, pour les détruire.

Cette forme de pensée totalitaire était chose courante à Babylone, « Prier était la règle, présenter des offrandes la loi ».

Les rites étaient désignés la forme de piété la plus haute. Le meilleur présage était pour celui qui se tournait chaque jour vers un dieu.

Lui sûrement prospérera à l’excès ; et la puissance de la prière avait cet effet : « la prière dissout le châtiment des fautes ».

Cette manière de penser la prière, même si elle n’est pas formulée ainsi, elle est induite dans le cœur de ceux qui se confient dans leurs œuvres, et la foi charismatique pousse à vivre cela.

Pourquoi ?

Parce qu’il n’y a qu’une sorte d’anges qui se montre aussi radical avec le péché et qui d’un coup de baguette magique, expie les fautes et enlève le péché des uns et des autres. Ce sont les Séraphins.

Ces anges déchus se manifestent lors de prières charismatiques. Ils créent une expérience mystique (comme une lumière forte, une perte d’équilibre ou de force, des bouffées de chaleur ou des visions ) ; et le culte des anges devient alors un incontournable (relisez le message sur «  le culte des anges, une très longue tradition religieuse »).

La prière se substitut alors à la vraie offrande, celle d’offrir ses passions et ses désirs sur l’autel des sacrifices.

Ce que l’on voulait faire passer à Babylone, c’était l’idée que l’homme est fait pour le Sabbat. C’est-à-dire que l’homme est fait pour faire plaisir aux dieux.

Si les dieux étaient mécontents, il le faisait savoir, par des maladies, des cataclysmes, mais aussi par des prêtres devenus impuissants, ne pouvant plus interpréter les songes.

C’est d’ailleurs ainsi que le prophète de Juda, Daniel put être reçu par Nebucadnetsar (très décontenancé du silence de ses prêtres).

Ces prêtres d’ailleurs étaient condamnés à mort car ils apportaient le mauvais œil.

N’est-ce pas ainsi que l’on considère le croyant sans dons spirituel dans les assemblées charismatiques ? C’est un serviteur inutile ou un oiseau de mauvais augure.

Ce verset de 1 Corinthiens 14 :12 traduit ainsi, est une référence dans le renouveau charismatique:

« puisque vous aspirez aux dons charismatiques (spirituels), cherchez à les avoir en abondance pour l'édification de l'Église. ».

L’abondance des dons…

Parce que cette foi, basée sur le cumul des dons donne un tel élan, un tel enthousiasme au croyant, qu’il se sent alors pousser des ailes pour évangéliser, et un zèle ardent pour rapporter de nouveaux adeptes à l’Église.

On m’a enseigné jadis et on enseigne toujours que la Pentecôte se fait ainsi ; que tout réveil spirituel prend ses racines dans le surnaturel.

La foi charismatique est une manne sans commune mesure pour le clergé, qui voit leurs membres se multiplier comme une lapinière (excusez-moi cette expression, mais elle montre tellement cette multiplication rapide et cette croissance exponentielle).

Mais quel aveuglement puisque cette foi artificielle n’a fabriqué que des idoles à travers, les dons, les signes, les exultations suivis de moments d’extase, ou les exorcismes qu’elle pratique sans que personne apparemment s’en offusque.

La fin des versets du chapitre 5 de Michée dit ceci: « J'exterminerai du milieu de toi tes idoles d'Astarté, et je détruirai tes villes. 15J'exercerai ma vengeance avec colère, avec fureur, sur les nations qui n'ont pas écouté. »

La foi charismatique s’est rependue partout, a telle point que nous pouvons l’assimiler à une ville entière et même à une nation.

Astarté, cette déesse dont le nom sumérien est Nanna, a introduit dans l’assemblée un faux culte qui place Le désir au sens le plus obscur qui soit. La femme, elle, est placée en premier plan, au sens la plus manipulatrice qui soit, avec ce qu’elle a de plus obscène et pervers.

Mais la généralisation d’un phénomène tout comme les signes montrant l’aube d’un renouveau n’ont jamais été et ne seront jamais le parfum de la vérité.

Et là encore, Dieu nous annonce comment finiront ces mouvements de réveils.

La nature a horreur du vide, et quand les bancs d’églises se vident, l’esprit humain cherche une méthode nouvelle pouvant revivifier les âmes en perdition comme celles qui se refroidissent.

Les pensées démoniaques arrivent alors comme une eau fraiche.

Le renouveau charismatique est arrivé comme une heureuse providence ; bien mieux encore comme une restauration de ce qui s’était perdu avec le temps.

Avec l’arrivée de ce mouvement, l’expérience des dons a dépoussiéré certains versets bibliques qui ont pris un relief jamais vu jusqu’ici.

Même les élus pourraient être séduits puisque comme moi aussi j’ai cru que le baptême du Saint-Esprit était le parler en langues ou que la prière puissante créait des miracles de guérison en cascades.

Le miraculeux, le surnaturel régnait alors au même niveau qu’il a régné dans la société mésopotamienne, il y a trois mille ans environ.

Dans ces temps que nous vivons ou l’anxiété et au summum, beaucoup trouve leur refuge dans la divination.

Mais Dieu ne nous oublie pas, il ramènera vers lui celles et ceux qui ne se contentent pas d’une paix superficielle, mais qui aspirent au vrai renouveau issu d’un esprit humble et soumis et d’un cœur brisé.

Mais auparavant, nous avons tous besoin de nous repentir d’avoir laissé entrer dans nos cœurs un culte ignoble et organisé par les mauvais esprits. Cette pensée charismatique qui est devenue avec le temps, les murailles de notre foi.

Détruisons ses murailles et cassons les ouvrages de nos mains, forgés par la divination pour que notre temple soit fait avec les vrais matériaux nobles de notre Dieu que le Saint-Esprit inspire afin que nous le louions en esprit et en vérité.

Amen

dimanche 6 novembre 2022

BABYLONE, LA GRAND PROSTITUEE

458


Par Eric Ruiz

 

Jean 2 : 16 : « Et Jésus dit aux vendeurs de pigeons, ôtez cela d’ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. ». D’autres traductions disent : « une maison de marché ». Une maison où l’on achète et où on vend et où on y fait du profit ; A quelle maison faisait référence Jésus-Christ ?

N’était-elle pas ce temple Babylonien, où les prêtres se faisaient des fortunes avec les quantités monstrueuses des viandes des animaux sacrifiés ?

Le temple juif était dans la réalité redevenu un temple Babylonien.

Mais, Babylone n’existe plus. C’est une civilisation disparue. On ne retrouve d’elle que des vestiges du passé.  Il n’y a plus un temple debout.

Pourtant spirituellement elle est toujours là et bien là.

Babylone n’a jamais cessé d’exister. Les empires surgissent et disparaissent mais ils réapparaissent d’une certaine façon.

Pourquoi cette civilisation qui date d’environ 3000 ans est-elle si importante ? Pourquoi a-t-elle été frappée si durement ? Et pourquoi doit-elle encore être frappée et détruite encore et encore une fois, s’il on n’en croit les Écritures ?

 L’Apocalypse dit d’elle au chapitre 14 verset 8 : « Babylone la grande qui a abreuvée toute les nations du vin de la fureur de son impudicité ».

La civilisation naissante de la Mésopotamie concentrait en elle tout le mal.

Rien, absolument rien de bon n’a été trouvé en elle.

Elle a enivré… (le mot est employé pour le vin de la fureur qu’elle verse aux nations)

Ainsi elle a enivré tellement d’esprits humains, les poussant à exercer le pire, l’abominable, l’indécence, l’obscénité, la débauche, la corruption poussée à son paroxysme.

Mais cet esprit maléfique, celui de la bête qui s’est incarnée dans une nation, une tribu, un peuple, une langue ou dans une grande ville, représente ce qui ne doit plus exister à la fin.

À chaque génération a eu lieu son jugement. Et là, nous assistons aussi sous nos yeux à son terrible jugement.

On le voit clairement, le mal se concentre sur un peuple nombreux qui s’assemble et se ressemble sur de multiples points.

Prenez les caractéristiques de la Babylone antique, celle qui s’accroit au temps de Nemrod. Vous y reconnaitrez  de nombreux attributs des gens d’aujourd’hui. Pas seulement des attributs rituels, parce que les religieux ont tellement tendance à stigmatiser une religion en particulier. Les évangéliques diront des catholiques, par exemple, qu’ils sont  en considérant leurs rites et leur croyance : «  la grande Babylone, la grande prostituée ».

Mais nous devons examiner les choses sous le regard du Saint-Esprit.

Il nous montre, non pas une religion particulière, mais toute une manière de vivre et de se comporter les uns avec les autres.

Comme je l’ai montré dans mon message précédent, toutes les religions portent en elles, l’esprit Babylonien. Toutes les religions sont hérétiques, cruelles et dominatrices.

C’est le caractère principal  de Nemrod : premier roi après le déluge et c’est le caractère du chef babylonien qui incarne la cruauté, la domination et l’adoration des faux dieux.

Les rois Assyriens babyloniens terrorisaient les populations asservies. Il fallait étaler aux yeux de tous, sa puissance.

Les rois et les princes faits prisonniers étaient torturés, mutilés, la langue coupée, ou écorché vif, ou encore les yeux crevés (c’est le sort qu’a connu Sédécias dernier roi de Juda  et ses fils égorgés devant lui, après le siège de Nabuchodonosor, 2Rois 25 :7).

Cette maladie de la conquête, de la domination et de la guerre, se retrouve dans l’adoration faite aux faux dieux.

Les habitants de l’Euphrate et du Tigre (les 2 grands fleuves jumeaux et babyloniens) vénéraient des dieux pareils aux hommes. Ils venaient au monde comme eux, ils étaient issus de parents déifiés eux-aussi.

Prenons Marduk, le dieu le plus adulé. Il était associé comme les autres à une planète. Pour Marduk, qui était un roi sanguinaire qui sera appelé  (Bel) Baal-Marduk, c’était Jupiter, la plus grande planète du système solaire.

Ce dieu roi avait son effigie, représentée par un guerrier à demi-dragon et serpent.

Les historiens, soupçonnent que ces représentations divines contenaient la personnalité qu’elles représentaient.

Le dragon représente l’animal le plus orgueilleux de la planète, un caractère extrémiste. Quant au serpent, c’est l’esprit de tentation. Il inspire toutes les envies les plus basses et vils.

Aujourd’hui ce guerrier à demi-dragon et serpent n’existe pas bien-sûr, mais ne se remarque-t-il pas dans l’attitude de certaines personnes qui aiment les héros qui se font justice elles-mêmes et qui n’ont plus de frein pour manifester leurs pulsions comme leur haine et leur mépris des autres ? Ils se sentent animer de la même arrogance que Marduk : à vouloir créer et diriger le monde comme eux l’entendent.

Les guerriers Assyriens et babyloniens se comportaient comme Marduk. Ils imitaient le Dieu qu’ils se représentaient.

Les êtres humains de notre civilisation actuelle ont eux aussi leurs dieux.

Les panthéons babyloniens  regroupant toute une généalogie de dieux, sont les mêmes à notre ère moderne. Ils sont remplis d’êtres humains qui passent pour être des sujets d’adoration.  

Certains pensent qu’ils n’ont pas de dieu dans leur vie, d’autres chrétiens ou juifs ou musulmans pensent n’avoir qu’un seul Dieu ; Or la vérité,  c’est que la célébrité fait de beaucoup d’hommes et de femmes des dieux et des déesses.

Et les grands hommes de Dieu présents ou passés sont vénérés comme de grands héros de la foi. Eh bien, c’est ainsi que l’on bâtit sur les vieilles pierres babyloniennes.

Et Babylone, cette cité perdue est une mère qui engendre des enfants pour perdurer dans le temps.

«  Sur son front était écrit un nom, un mystère: Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre. » Je cite Apocalypse 17 :5.

Ce nom de « mère » sert à nous faire comprendre d’où provient le mal. Il y a une matrice qui loin d’être stérile, crée et déverse l’abomination dans tous les siècles.

Alors je ne suis pas en train de faire l’apologie du mal, mais de contribuer à ouvrir les yeux sur ce qu’est l’humain du vingt et unième siècle, en partant du modèle babylonien ; de ce qu’est à l’origine un chef Mésopotamien avec Babylone la grande.

 

 À Babylone, il y avait une centaine de temples. Dans chaque temple on ne vénérait pas forcément les mêmes dieux. La confusion régnait là aussi ; Puisque un dieu comme Marduk pouvait avoir plus de cinquante noms différents (dans la Bible : Moloc chez les Phéniciens et les Amoréens, dont le roi Salomon bâtit un autel, Milcom chez les Ammonites) et chaque cité avait son lot de dieux souverains qu’elle plaçait plus en avant que les autres.

De nos jours, le christianisme a opté pour cette même confusion.

Les créatures sont vénérées à la place du créateur. L’image de Christ n’est pas la même pour un catholique que pour un évangélique ou un témoin de Jehova , un mormon ou un adventiste par exemple et encore… dans chaque congrégation, chacun vénère une image de Dieu qui lui est propre et qui correspond aux besoins de leurs dirigeants.(tantôt un « Christ abondant » quand le besoin d’argent se fait sentir ; tantôt un « Christ pardonnant » quand les fautes sont trop nombreuses, tantôt un « Christ humble » quand trop de personnes réclament de nouveaux droits, ou encore un Christ charismatique quand les prodiges et les miracles séduisent…)

Cependant avec toutes ces confusions mises bout à bout, il y a une chose importante à mettre en lumière.

Hormis le fait que Babylone soit entrée en force en Israël pour en faire un peuple captif et soumis, et qu’Israël soit entré en Babylone pour être confus ( ne sachant plus quels choix on pouvait faire sans imiter leur coutume), il n’en demeure pas moins que Dieu a fait comme avec Ézéchias, il les a abandonné à leurs ennemis pour les éprouver afin de connaître tout ce qui était dans leur cœur (2Chroniques 32 :31).

Babylone est un révélateur du niveau d’intégrité et d’infidélité qui règne dans le cœur de chacun.

« Nebucadnetsar (roi de Babylone) emporta à Babylone tous les ustensiles de la maison de Dieu, grands et petits, les trésors de la maison de l'Eternel, et les trésors du roi et de ses chefs. ».

Ce verset devrait nous faire réaliser que les Judaïtes déportés à Babylone continuèrent de croire à la bénédiction de Dieu, parce qu’ils se fiaient au pouvoir de ses ustensiles saints qui étaient dans leur ancien temple et qui continuaient à exister en terre ennemie.

La superstition continuait son règne au-delà des frontières.

De même, les deux fleuves jumeaux L’Euphrate et le Tigre apparaissaient comme des eaux de purification aux yeux des babyloniens. Mais là aussi, ces deux fleuves jumeaux montraient de façon symbolique l’eau pure de l’eau impure

C’est sans doute choquant mais, pour savoir si vous êtes une prostituée, on vous met avec les prostituées.

Cela veut dire que Babylone permet à chaque personne de mesurer et de réaliser (ou pas), l’écart entre prostitution et fidélité, entre divination et prophétie ; l’écart entre Marduk et Le Dieu d’Abraham ; entre les loups et les brebis entre tyran et sauveur ; entre superstition et foi.

Prenons l’exemple de la maladie.

Les babyloniens croyaient par la divination que toute maladie sans exception relevait des démons et que les différenciations à la naissance aussi. Un enfant qui nait avec des cheveux était un signe de mauvais augure. C’était « un peuple obsédé par les démons et les embûches ».

Mais, je l’ai expliqué dans plusieurs messages, la maladie châtiment ou la maladie malédiction ne sont pas les seules cas possibles, il y a 5 voire 6 causes différentes liées à la maladieLes causes véritables de la maladie se discernent.

En fait, la frontière entre l’être du péché et l’être saint est assez floue. La frontière entre ce qui est profane de ce qui est saint est tellement fragile. Seul le discernement divin permet d’y voir clair.

Babylone, babulon en grec, babel en hébreu ont le sens de confusion (confusion par mélange).

La confusion de ce mélange de religions, dans un premier temps, créée du trouble, du désordre, puis le chaos. On ne sait plus vraiment qui est qui.

 La preuve, les peuples qui idolâtrait Baal, lorsqu’ils entraient en Israël pour détruire puis régner, se détruisaient eux-mêmes (C’est ce qui s’est passé sous le roi de Juda Josaphat).

Mais dans un deuxième temps cette confusion permet aussi à ceux qui sont éclairés d’en sortir.

Ne retombons pas dans l’arrogance ou l’autosuffisance. Ne retombons pas dans ces noms de blasphème.

Les centaines de dieux qui figurent dans les différents panthéons (pour ne pas dire des milliers), sont des êtres supérieurs qui semblent tout maîtriser sur la terre comme au ciel. Les babyloniens avaient cette croyance qu’ils pouvaient comprendre tout et agir sur les éléments naturels et surnaturels.

Grâce à leur science déjà très aboutie et à leurs dieux ils devraient eux-aussi être invincibles. C’est exactement ce que pense un citoyen du monde moderne. Il se sent protéger par ses idoles scientifiques, religieux, politiques ou ses influenceurs du moment.

Mais Esaïe prophétise pour des siècles et pour nous maintenant : « Elle est tombée, elle est tombée, Babylone, Et toutes les images taillées de ses dieux sont brisées par terre! » (Esaïe 21 :9).

Maintenant Babylone est associée à une femme dans Apocalypse 17 : 3 L’apôtre Jean voit une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphèmes. Cette femme est parée d’or, de pierres précieuses et de perles.

 Cette femme écarlate, donc sanguinaire, adultère, violente, débauchée et convoitée (par son or, ses pierres et ses perles) fait partie de la mythologie babylonienne qui fait souvent référence à une déesse en particulier, du nom d’Ishtar .

Ishtar, la reine du panthéon babylonien est associée à la planète vénus.

Cette déesse de l’amour et de la guerre représentée souvent nue soutenant de ses mains ses seins dévoile son indécence et sa perversion. Elle forme les rois pour la guerre et se présente sur le modèle de « ses femmes folles de leur corps » et totalement « vouées à l’amour libre et à la prostitution » (je cite Jean Bottéro historien spécialiste de la Mésopotamie et son ouvrage sur « la plus vieille religion en Mésopotamie»).

Cette déesse pousse à tous les vices sexuels, elle est tant vénérée puisque apparaissant dès le début de la civilisation et partout en Mésopotamie, en Assyrie, chez les Akkadiens, les sumériens.

Des hymnes anciens la louent pour ses prouesses sexuelles épuisant plus de soixante hommes les uns après les autres.

 

Dans la Bible, curieusement « Astarté » l’idole des Sidoniens, possède les mêmes traits de caractère. Elle séduisit le roi de Juda Achab, mariée à Jézabel qui en fit son idole.

Astarté, voilà encore un autre nom de la déesse Ishtar qui en a encore beaucoup d’autres comme Nanna en sumérien (« la Dame du ciel ») ou plus tard Aphrodite chez les grecs.

Mais on comprend mieux l’attirance du roi pour Jézabel (signifie : épouse de baal). Elle avait ramené cette idole de Babylone. D’ailleurs au passage on lit dans 1 Roi 18-19 que « quatre cent prophètes d’Astarté mangeaient à la table de Jézabel ».

La boucle est bouclée, les dieux babyloniens qui ont tant souillé les hauts lieux de Jérusalem sont Baal et Astarté (ou Marduk et Ishtar).

Même si ces dieux et ces déesses du Proche Orient ont été détruits, n’oublions jamais que ces idoles du passés sont les mêmes mauvais esprits aujourd’hui qu’hier. Ils grandissent en puissance lorsqu’on leur laisse l’accès libre.

Ils poussent à la prostitution. Comment ?

En sacrifiant son esprit, son corps puis son âme pour servir des causes corrompues et vils. Parce que ces dieux viennent s’immiscer dans nos esprits, puis se logent dans nos cœurs pour les endurcir encore plus ; et pour finir ils lient notre âme pour la faire périr.

Posons-nous les vraies questions : Pourquoi ces dieux ont toujours été sous formes humaines ?

Parce qu’ils sont plus qu’un simple anthropomorphisme (des divinités à l’image de l’homme, un mot que j’ai appris dans mes lectures), ils sont la projection de l’âme humaine dégénérée. Ils sont le reflet de l’humain et de sa civilisation décadente.

L’élite des divinités s’est transmises et notre siècle a élu sans le dire, ces dieux de Babylone comme leur principal moteur d’action. La fureur de leurs abominations coule partout comme un vin qui enivre et qui rend fou.

Le mensonge véhiculé actuellement sur le sol français est celui de la laïcité : la neutralité religieuse et la liberté des cultes.

Laisser croire que les religions à partir de là n’ont plus le pouvoir d’antan sur la politique de la cité, est un leurre.

C’est l’inverse qui se passe. Elles n’ont jamais eu autant de pouvoir. Mélanger les religions ainsi favorise la confusion et le chaos. D’autant plus que la religion en France sert des intérêts politiques et économiques bien cachés.

La division au sujet du voile islamique n’a fait que de ressortir les vieux démons religieux des uns et des autres. La cruauté, la guerre et l’adoration des faux dieux ressortent clairement.

Mes frères, mes sœurs, sortons de Babylone, en refusant de nous laisser influencer et pénétrer par ses esprits impurs.

Derrière la devise républicaine, Liberté égalité fraternité se trouve la réalité : Soumission-disparité (indécente)-haine et séparatisme.

Amen