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dimanche 25 octobre 2026

PECHE & TRANGRESSION : UNE DIFFERENCE PROFONDE

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Par Eric Ruiz

 

Des frères se posaient cette question cette semaine : Quelle différence y a t-il  entre péché et transgression ? Le péché est-il la conséquence d’une transgression ? Ou bien l’un et l’autre sont-ils deux notions indépendantes ?


C’est ce qu’on pourrait croire en lisant le Psaume 32 :1 : ». Cantique de David. Heureux celui à qui la transgression est remise, A qui le péché est pardonné! ».

LA TRANSGRESSION

Le péché c’est manquer le but d’une manière générale, c’est une notion plus large que la transgression. Dans la Bible, (comme dans la réalité), la transgression est un acte juridique. Et là, je n’apprends rien à personne bien sûr : Toute société est régie par un système de lois dictant notre conduite.  La transgression suppose qu’une loi ou qu’un commandement soit violé.

 Ici, en transgressant c’est bien le but d’obéir à une loi qui a été manquée.

Ainsi, lorsque Dieu ordonne à Adam de ne pas manger du fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, la désobéissance d'Adam devient une transgression parce qu'elle consiste à franchir une limite clairement établie par Dieu. Puis est venue la Loi de Moïse. Et avec Moïse, les commandements de Dieu sont formulés de manière détaillée (selon le judaïsme 613 mitsvots ou commandements formeraient l’ensemble des lois : un nombre très conséquent). Quoi qu’il en soit transgresser un seul point de la Loi revient à se rendre coupable devant l'ensemble de la Loi (Jacques 2:10). Le péché apparaît alors dans toute sa gravité et révèle la condition du pécheur qui ne cesse à l’infini, d’être jugé et de se racheter de ses fautes.

Paul écrit que « là où il n'y a pas de loi, il n'y a pas non plus de transgression » (Romains 4:15). Cela signifie que la transgression est liée directement à la violation consciente d'un commandement.

Alors, cette connaissance suffit-elle pour affirmer que le péché n’existe que parce que la loi existe ?

Penser ainsi est une grossière erreur.

 

LE PECHE BIEN AVANT LA TRANSGRESSION

 

Paul écrit que « le péché était dans le monde avant la Loi » (Romains 5:13). Donc le péché est déjà dans l'homme avant de devenir une transgression. Nous transgressons des lois divines parce que le péché qui est en nous nous y pousse. Adam et Eve avaient donc déjà en eux un fort esprit de rébellion face à Dieu. Le Serpent en Eden n’a fait que de révéler le péché intérieur de l’homme et de la femme. Le péché est par conséquent plus profond que la simple transgression. La transgression est l'acte visible du péché ou en d’autres termes : c’est la partie immergée de l’Iceberg.  Transgresser consiste à enfreindre une loi de Dieu, mais en révélant une réalité intérieure : la présence du péché dans l'homme. Nous transgressons parce que le péché agit en nous et nous pousse à désobéir à Dieu. Nous sommes esclaves de lui.

Maintenant, en Jésus-Christ, le croyant reçoit une nouvelle nature. Il est appelé à marcher selon l'Esprit et non selon la chair. Le péché n'est plus son maître, même si la lutte contre la chair demeure présente. Lorsque le croyant désobéit à Dieu, le Saint-Esprit qui habite en lui l'en convainc et en est attristé (Éphésiens 4:30). Cette conviction intérieure témoigne de la vie nouvelle qu’il a reçue en Christ et le conduit à la repentance.

Il ne s'agit plus d'obéir à des commandements extérieurs, mais aussi et surtout de marcher selon l'Esprit. C'est pourquoi Paul peut dire : «tout ce qui n’est pas le fruit d’une conviction est péché» (Romains 14:23). Le problème dépasse la simple désobéissance à une règle écrite, car c’est tout ce qui n'est pas accompli dans la confiance et l'obéissance à Dieu. Le péché ne se limite donc pas à la transgression d'un commandement explicite ; il concerne également l'état du cœur et les motivations profondes de chacun. Sans l'Esprit du Christ, (c’est-à dire : concevoir, croire et agir selon son Esprit), l'homme demeure incapable de satisfaire Dieu et ses exigences.

 

LE PECHE de SIMON PIERRE

 

Un exemple très parlant : Lorsque Simon Pierre refusant que son maître meurt sur la croix dit à Jésus : « À Dieu ne plaise, Seigneur ! Cela ne t'arrivera pas » (Matthieu 16:22), il ne transgresse aucune loi morale. Au contraire, ses paroles semblent inspirées par l'affection qu’il a pour son Maître et le désir de le préserver de la souffrance.

Pourtant, Jésus lui répond : « Arrière de moi, Satan ! Tu m'es en scandale, car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes » (Matthieu 16:23). Pierre s'oppose alors, sans le savoir, au dessein de Dieu et à la mission rédemptrice de Jésus-Christ.

Son erreur, son péché ne réside pas alors dans la violation d'un commandement écrit, mais dans une pensée qui n'est pas celle de la volonté de Dieu. Son jugement est influencé par une logique humaine plutôt que par la foi. Ainsi, cet épisode illustre qu'il est possible de pécher sans nécessairement transgresser une loi explicite, lorsque notre cœur, nos pensées ou nos intentions s'écartent de la pensée du Seigneur. Et cela rejoint complètement la définition du péché qui est : de manquer le but.

C'est pourquoi Paul distingue souvent le « péché » comme une puissance agissant dans l'être humain et les « péchés » qui sont des actes commis. La Loi met en lumière les péchés en faisant apparaître les transgressions, tandis que la grâce met en lumière le péché en faisant apparaitre la rédemption par Christ.

Sans Christ : le péché règne sur l'homme.

En Christ : le péché est vaincu, il n’est plus maître de l’homme. Mais sa présence reste encore un combat, car la chair est encore là avec ses péchés. Et elle fait comme avec Jésus de Nazareth, elle exerce une forte tentation. Mais, après notre mort et notre résurrection, les péchés disparaîtront totalement.

LE PECHE DE CAIN

Maintenant je te pose la question suivante : « Quand Caïn dit à Dieu « suis-je le gardien de mon frère et qu’il l’a précédemment tué… Caïn a-t-il péché en transgressant une loi ou a-t-il péché tout simplement ?

Eh bien, dans le cas de Caïn, on peut dire qu'il a péché sans qu'il ait transgressé une loi écrite ou une loi explicitement formulée comme le sera plus tard la Loi de Moïse.

Pourtant avant le meurtre, Dieu l'avertit :

« Si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi ; mais toi, domine sur lui » (Genèse 4:7).

Remarquez bien que Dieu parle déjà du péché comme d'une puissance qui cherche à dominer Caïn avant même qu'il tue Abel. Le problème commence dans son cœur par la jalousie, la colère, et la haine. Ses sentiments n’émergent pas par hasard. C’est le péché qui les excite.

Quand Caïn tue son frère, il commet assurément un péché grave. Mais a-t-il transgressé un commandement explicite du type « Tu ne tueras point » ? Le texte de la Genèse ne mentionne pas encore une telle loi donnée à l'homme.

En fait, le péché est déjà présent dans le cœur de Caïn. La preuve : il savait que son acte était mauvais puisqu'il cherche ensuite à cacher son crime et il ment à Dieu : « Je ne sais pas où il est. Suis-je le gardien de mon frère ? »

Le meurtre est la manifestation extérieure de ce péché.

Mais il n’y a pas transgression d’une loi car pas de limite connue et pas de commandement donné.

On pourrait donc résumer les choses ainsi :

Le meurtre d'Abel montre que le péché était déjà à l'œuvre dans l'homme avant toute loi prononcée par Dieu. Caïn pèche parce que sa nature pécheresse produit et attise la haine et le meurtre. Dans le jardin d’Eden, il n’y a pas d’innocence comme le font croire ceux qui sont favorables aux dispensations. En Eden avant la transgression, le cœur d’Adam était déjà prêt. Le péché ne demandait qu’à se révéler. Le diable est meurtrier dès le départ (Jean 8 :44). Par conséquent la loi ne sert qu’à révéler l’âme pécheresse et la nature de l’être humain.

Aujourd’hui la loi est une loi d’amour : Tu aimeras ton Dieu de toutes tes forces, de toutes tes pensées et de toute ton âme, ainsi que tu aimeras ton prochain comme toi même. Jésus-Christ ne joint à ce commandement aucun écrit, aucun article juridique détaillant une liste de transgressions possibles.

Peut-on alors de nos jours, transgresser la loi d’amour en Christ ? Eh bien oui tout à fait. On le peut.

Car malgré tout, la loi est écrite, mais son encre est invisible puisqu’elle est écrite dans les cœurs. C’est la prophétie du prophète Jérémie qui se réalise. Jérémie 31 :33 : « Mais voici l'alliance que je ferai avec la maison d'Israël, Après ces jours-là, dit l'Eternel: Je mettrai ma loi au dedans d'eux, Je l'écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple »

Un rappel toutefois : La maison d’Israël : ce sont tous ses fils justifiés. L’Israël de Dieu fait référence à un peuple dont les fautes sont rachetées. Aujourd’hui la maison d’Israël inclus premièrement des païens convertis.

Maintenant, on pourrait me rétorquer ceci : Oui, mais tu nous disais il y pas si longtemps que la loi n’existe plus en Jésus, que la grâce l’a remplacé ? N’est pas une erreur quand l’épître de Jean stipule que « celui qui hait son frère est un meurtrier » ? N’est-ce pas une nouvelle loi ce verset ?(Et on peut en trouver d’autres du même genre).

Non, il n’y a pas de confusion. Ce que dit Jean n’est pas une loi. Il n’y a pas un catalogue de lois, comme le Lévitique nous le montre; Mais des exemples de faits qui contredisent ce qui est écrit dans le cœur de ceux qui ont reçu Christ.  Haïr son frère est incompatible avec ce que Christ a mis dans le cœur du disciple. Jérémie continue à dire comment est l’alliance que Dieu fera, et il dit  au verset 34: « Celui-ci n'enseignera plus son prochain, Ni celui-là son frère, en disant: Connaissez l'Eternel! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu'au plus grand, dit l'Eternel ». C’est au Saint-Esprit de nous renseigner sur nos transgressions et non à un registre juridique de le faire ou à un envoyé de Dieu.

Ne tournons pas en rond en nous posant mille questions sur la loi : « Qu’est-ce que j’ai fait ? Ai-je transgressé cette loi ou pas ? Peut-être celle-ci ou bien celle-là ? ». Je le redis : la foi ce n’est pas la loi. La foi ce n’est pas une loi de plus. (C’est ce que j’ai déjà dis au mois d’août dans « Sommes-nous héritier de la promesse ? »)

 

DIEU : AVOCAT ou JUGE ?

 

Alors, maintenant, se poser la question de la loi, c’est montrer la transgression de la grâce. Tout ce qui fait loi dans notre cœur révèle que la grâce a été transgressée. Pourquoi ? Simplement parce que la loi qui prescrit le bien et le mal a été remplacée par la grâce, une nouvelle forme de justice. Et la justice: c’est comme la grâce, c’est au Saint-Esprit de l’exercer. Et comment l’exerce-t-il ? Eh bien, en Christ, il est notre avocat et non notre juge. Notre avocat, car nous avons déjà été jugé en recevant le Saint-Esprit. Et Christ efface toutes transgressions quand nous les confessons et que nous manifestons une juste repentance. Il ne tient alors pas compte de notre égarement. Pourquoi ? Parce que nous sommes de sa nature et que le péché ne se couche plus à notre porte. Dans les faits, la transgression, comme le péché commis nous procure de la honte et de la tristesse.

David qui était oint de l’Esprit dit dans un psaume : 32 :5 : « Je t'ai fait connaître mon péché, je n'ai pas caché mon iniquité; J'ai dit: J'avouerai mes transgressions à l'Eternel! Et tu as effacé la peine de mon péché. »

A l’inverse de David, Si cet état d’âme de peine face au péché commit n’existe pas, c’est bien que le péché est toujours attaché à notre âme et que nous le servons comme un esclave sert un maitre inique. Si nous en sommes encore là…. alors Dieu reste notre juge. Mais si Christ vit en nous, il est notre avocat. Il plaide pour nous, il nous innocente. Il montre au juge qu’il s’est lui-même chargé de nos offenses et qu’il n’y a plus rien qui nous accuse. Pourquoi ? Car tout péché a été effacé. La fin du verset 34 de Jérémie 33 est sans équivoque à ce sujet :

 « Car je pardonnerai leur iniquité, Et je ne me souviendrai plus de leur péché ».

Nous accuser aboutirait à l’accuser lui-même. Si vous êtes en Christ pensez à cette plaidoirie où tout accusateur en vous accusant, accuse Dieu lui-même de péché. L’ennemi, le diable, les démons n’ont plus alors aucune possibilité de vous atteindre. A peine la transgression apparait-elle qu’elle est déjà effacée. Alors ne jugez pas votre frère qui a le meilleur avocat. Mais donnez-lui l’occasion de laisser son avocat le disculper en lui montrant son erreur et en lui permettant de se repentir. Que votre privilège et votre liberté en Christ édifient et élèvent plutôt qu’ils ne jugent et ne condamnent. Annoncez ce nouvel Evangile où Dieu est avocat et non juge.

Car la grâce de Dieu est qu’il soit notre avocat. C’est la plus belle des réalités de l’Evangile.

Amen

dimanche 9 août 2026

L’ÉVANGILE VOILÉ, POUR QUI ?

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Par Eric Ruiz

 

En publiant mon message sur « Sommes-nous vraiment héritier de la promesse d’Abraham ? » J’ai reçu un commentaire sur un ancien message de 2018 où j’expliquais ce que la foi dévoile dans la possibilité de divorcer et de se remarier. Et comme un fait exprès, celui qui rédige le commentaire critique en faisant la démonstration par la loi, niant complètement la foi.


Et puis, il y a aussi ceux qui disent  « Mais je n’y comprends rien avec ce message sur la promesse d’Abraham. On nous dit que la loi n’a plus lieu d’être, que nous sommes sous la grâce et que c’est l’Esprit qui domine et pourtant quand je reprends ma Bible, je tombe sur des lois que Paul donne aux Romains sur le divorce et le remariage » il cite par exemple :

Romains 7.2-3 « Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu'il est vivant; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari. Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d'un autre homme, elle sera appelée adultère; mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu'elle n'est point adultère en devenant la femme d'un autre. »

Et même Jésus-Christ en personne répond par une prédication de la loi alors qu’il devrait être le premier à changer de pédagogie et à prêcher la foi en montrant ce que l’esprit dicte : Marc.10.11-12 Il leur dit: « Celui qui répudie sa femme et qui en épouse une autre, commet un adultère à son égard; et si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère ». Et Mathieu.5:32 « Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d'infidélité, l'expose à devenir adultère, et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère ».

Pourquoi Paul comme Jésus continuent-ils à montrer le bien et le mal en nous disant de choisir le bien ? Pourquoi reviennent-ils à la loi alors que la foi nous permet d’entrer dans le Royaume.

Je reviens à mon précédent message, réponse : C’est afin de montrer que le chrétien aujourd’hui ressemble au pharisien d’hier et qu’il tourne en rond avec la loi. Et pour Paul comme pour Jésus leur auditoire est constitué de croyants coupés de la promesse faite à Abraham. Paul comme Jésus parlent tous les deux à des frères qui attendent une réponse stricte, un choix unique, une liste d’obligations à faire, un code moral à suivre. Sans en prendre conscience, pour eux : les œuvres de la loi sont supérieures à l’Esprit.

 

Ici, Paul comme Jésus est obligé de donner les cas possibles de remariage pour cause d’infidélité ou pour cause de décès. Et de montrer que ce que Dieu a uni par le mariage doit le rester jusqu’à la mort de l’autre ou bien parce que l’autre est infidèle.

Ils ne disent pas des choses fausses, ils proclament la loi. Mais encore une fois à qui s’adressent-ils ?

Paul s’adresse à des Romains charnels. Lisons Romains 6 :19 : « Je parle à la manière des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair. -De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l'impureté et à l'iniquité, pour arriver à l'iniquité, ainsi maintenant livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté. ». Voilà pourquoi ces romains là ne peuvent entendre qu’une prédication de la loi et rien d’autre.

 Et pour Jésus : Qui forme son auditoire dans Marc 10 :11 ?  Lisons le verset 2 : « Les pharisiens l'abordèrent; et, pour l'éprouver, ils lui demandèrent s'il est permis à un homme de répudier sa femme. ». Même devant ses disciples Jésus leur dira : « Celui qui répudie sa femme et qui en épouse une autre, commet un adultère à son égard; 12et si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère. ». Pourquoi Jésus leur redit la même chose qu’aux pharisiens et parle de ne pas quitter son conjoint ?

Jésus, en fait parle à leur cœur. Le péché s’est d’avoir dans le cœur la pensée de l’hypocrite ; C’est de se voir plus saint parce que fidèle dans son mariage ou plus saint pour avoir accompli les œuvres de la loi. (Tout en sachant que l’on pèche par ailleurs).  Et Jésus va ensuite leur prouver par une situation vécue qu’ils sont comme les pharisiens, ils font eux aussi des différences. La suite, c’est Marc 10 :13 est une vraie lumière. On amène des enfants à Jésus. Et la réaction des disciples ne se fait pas attendre. Immédiatement les voilà qui empêchent les enfants d’approcher le fils de Dieu. Jésus leur dit alors : « Ne les en empêchez pas; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent ». Jésus ne leur fait pas la morale. Il ne revient pas les reprendre avec la loi. Il les incite à être comme des enfants. Un enfant de part sa nature ne ressent aucune gène ni aucun à priori à s’approcher des autres. Il ne fait pas de différences entre les uns et les autres. Il est en fait prêt à recevoir la foi.

 

Pourquoi autant de chrétiens ne comprennent et ne veulent comprendre que la loi ?

 

La réponse est assez tranchante et dérangeante aussi. Parce que l’Evangile leur est voilé.

Ils ont beau parler de grâce et de foi, ils retournent systématiquement à la loi. Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont pas changé de nature. Face à l’adultère ils répondent en citant les Ecritures : On doit rester seul jusqu'à la mort de l'autre. Dieu hait la répudiation car sous la Loi, l'adultère était puni de mort. Alors ils ont cet instinct violent et meurtrier qui se manifeste aujourd’hui par le renvoie de frères hors de l’Eglise. Combien sont chassés des Eglises pour adultère ou parce qu’ils se sont remariés avant la mort de leur conjoint ou qu’ils ont divorcés ? Je ne dis pas que ce n’est pas bien. Je dis que ce n’est pas juste. La loi qui prescrit le bien et le mal a été remplacée par la justice. Et la justice: c’est au Saint-Esprit de l’exercer.

Matthieu 5 :20
« Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux ». Jésus ne met pas la barre plus haute, il rejette catégoriquement les œuvres de la loi. Elles n’ont plus lieu d’être à partir de lui. Jésus est venu montrer les œuvres du Père à travers lui. Il n’est pas question de l’imiter, il est question de revêtir une nouvelle nature que lui seul peut nous donner. Ainsi, Dieu, par Jésus-Christ  met une frontière infranchissable entre la loi et la foi.

Lisons 2Corinthiens 4 :3-4 « Si notre Evangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent; 4pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l'intelligence, afin qu'ils ne vissent pas briller la splendeur de l'Evangile de la gloire de Christ, qui est l'image de Dieu. »

 Alors quand un prédicateur derrière sa chair crie que vous irez en enfer si vous êtes infidèle à votre époux, ou si vous divorcez, alors que la loi vous l’interdit, ce prédicateur ne se juge-t-il pas lui-même ? N’est-il pas lui, l’adultère ? Si ce n’est pas la splendeur de l’Evangile qui brille, que fait-il briller ? Si ce n’est pas l’image de Dieu qu’il montre, Que montre-t-il ? L’Evangile ne lui a-t-il pas été voilé ?

Voilà ce que dit Jésus dans Marc 4 :11 à 12 : « C'est à vous qu'a été donné le mystère du royaume de Dieu; mais pour ceux qui sont dehors tout se passe en paraboles, 12afin qu'en voyant ils voient et n'aperçoivent point, et qu'en entendant ils entendent et ne comprennent point, de peur qu'ils ne se convertissent, et que les péchés ne leur soient pardonnés ». « Etre dehors » c’est être étranger à la foi, et cela se voit en interprétant les paraboles par la loi. Et c’est ne pas les comprendre par la foi.

Leur intelligence à été volontairement obscurcie et leurs péchés les empêchent de se convertir. Voilà la frontière établit par notre Père et confirmée par Jésus-Christ.

Voilà pourquoi autant de chrétiens répondent à mes messages avec des versets prônant la loi. Et ils me jugent hérétiques ou malhonnêtes en me montrant que ce qu’ils affirment est écrit dans la parole.

Il y a un effet permanent pour ceux qui manifestent la foi, eh bien ils ont contre eux ceux qui prônent la loi. Ceux qui ont la foi ont pour ennemis ceux qui ont la loi. Et dans les assemblées, quand se manifeste un réveil par la foi, les légalistes tenteront de les faire taire, de les chasser ou ils fuiront eux-mêmes.

C’est la frontière mise par Notre Père et c’est à partir d’elle que provient les persécuteurs.

Mais attention, certains font tous leurs efforts pour annoncer la grâce. Ils font semblant de vivre par la foi, et ils s’en prennent mêmes aux légalistes, à ceux qui leur ressemblent. Ils sont rusés et sont prés à n’importe quel stratagème pour simuler une foi basée sur l’amour. Mais notre Seigneur connait ces êtres sans scrupules et leur nature se dévoile un jour ou l’autre.

2 Corinthiens 11 :13-15 : « Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ. Et cela n'est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière.Il n'est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs œuvres »

Alors, je sais aussi que certains penseront à tort : « Mais tous ces chrétiens renommés, prêchent quand même la vérité. Ils ne disent pas des choses fausses avec la loi. IIs affirment la parole de Dieu, ils ne la contredisent pas.

Eh bien c’est là, qu’il y a confusion.

Ils ne sont pas en Christ. Leur foi est inexistante. Jean 18 :37 «  je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix.» dit Jésus. Ils ne sont pas de la vérité puisque l’Evangile de Christ n’est pas prêché. Ils sont sourds à la voix du Saint-Esprit.

Et ils ne sont pas les brebis du Seigneurs. « Mais vous ne croyez pas, parce que vous n'êtes pas de mes brebis. » Jean 10 :26

« Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage? Parce que vous ne pouvez écouter ma parole. 44Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le père du mensonge ».(Jean 8 :43-44). Quand Jésus dit cela, la réponse des pharisiens ne se pas fait attendre. Ils se disent entre eux qu’il a un démon.

Face aux discours sur la foi, au moins trois réactions se font voir :

1-les uns sont virulents, ils courent à la chasse aux sorcières, pour dénoncer les faux prophètes.

2- D’autres affirment ne pas y voir pas la foi mais plutôt une malhonnêteté suivie d’une manipulation de la loi pour se satisfaire soi-même. Ils accusent : « Vous trafiquez la loi pour ne pas qu’elle vous condamne »

3- D’autres encore veulent imiter la foi mais tombent dans un évangile mielleux où Dieu aime tout le monde. Dès qu’ils se sentent mis en cause, ils tombent dans le déni.

N’oublions pas que Jésus nous met en garde pour que nous reconnaissions le mauvais chemin, qui ne favorise que les intentions humaines. Il nous amène ainsi à passer par sa porte, celle de la repentance pour changer de nature et revêtir Christ, c’est-à-dire la foi. Alors, la foi ce n’est pas la loi. La foi ce n’est pas une loi de plus.

Maintenant quand Jésus annonce par 6 fois « Vous avez appris qu'il a été dit:…mais moi je vous dit » dans Matthieu chapitre 5, la grande majorité prennent le mauvais chemin car cette majorité pense encore à de nouvelles lois. Ce sont les lois de la foi proclament-ils. La première, c'est ne pas même se mettre en colère contre son frère ; la deuxième ne pas regarder une femme pour la convoiter ; la troisième ne pas répudier sa femme ; la quatrième ne pas jurer ni par Dieu ni par personne, la cinquième : de ne pas résister au méchant et lui donner tout ce qu’il nous demande et même plus ; et enfin la sixième d’aimer ses ennemis.

Jésus donne ici des exemples de la loi de la foi qui consiste à aimer son prochain comme soi même. Il aurait pu poser cette question : Avez-vous ces 6 exemples dans le cœur ou est-ce un combat pour vous ? Parce que pour le légaliste c’est un véritable combat. Il dit « amen » avec la bouche mais il dit « c’est trop dur » avec le cœur. D’ailleurs, il se trahira en disant : « il faut ou tu dois aimer tes ennemis ». (C’est un devoir, une règle d’or très couteuse pour lui).

Alors mes frères et sœurs, tant que nous avons des combats avec la loi, c’est que l’Evangile est voilé pour nous. Reconnaissons nos fautes, repentons nous s’il le faut pour que L’Evangile soit un avec nous-mêmes. Ne jouons pas au disciple. Ne faisons pas semblant d’aimer. Que ton oui soit oui ou que ton non soit non. Dit la vérité sans jurer. Et si ton frère par contre est légaliste, qu’il te rejette et qu’il joue au disciple, prie pour lui, prie pour que son voile tombe et qu’il se convertisse. Car il a besoin d’être sauvé comme toi tu l’as été.

Amen

dimanche 5 juillet 2026

LA FEMME PEUT ELLE AUSSI ETRE ANTICHRIST?

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Par Eric Ruiz

Face aux guerres et aux combats incessants pour obtenir le pouvoir et la richesse dans ce monde, j’ai entendu dire que s’il n’y avait que des femmes au pouvoir, il n’y aurait plus jamais de guerres ; Et que la paix règneraient enfin partout.


Parce que la femme n’a pas cette hormone masculine «la testostérone » qui pousse à la rivalité physique. Elle, elle est pacifiste de nature. Elle ne possède pas la puissance musculaire. Elle est destinée à être mère et donc par cet instinct maternel elle cherche davantage à protéger, à apaiser et à prendre soin de l’autre ;  Son caractère l’amène plus à garder un territoire qu’à vouloir conquérir et étendre son domaine.

C’est vrai, quand on examine les comportements d’Esther ou de Ruth, deux personnes importantes dans la Bible. Ce sont des femmes animées  par le don de soi, la générosité ou l’amour, discret pacifiste et juste. Deux livres portent leur nom dans la Bible. C’est pour mettre en valeur ce qu’elles sont : Esther comme Ruth ne convoitent pas les premières places. Elles ne revendiquent aucun statut social. Elles sont au contraire  remplies d’humilités et fidèles aux coutumes qu’elles ont reçues. Ne cherchant pas dans la relation avec l’homme à le diriger, à l’humilier ou à comploter contre lui. Elles agissent avec discrétion et courage.

 

Mais, en temps d’apostasie, et de décadence la femme ne montre pas ce côté là. Elle est plutôt le caillou pointu dans la chaussure de l’homme. Elle est celle qui va encore plus exciter les intentions guerrières du sexe fort. Et même disons-le, le pousser au crime. Elle est son aiguillon. Elle le pique et le pousse encore plus dans ses travers. La méchanceté de l’homme devient plus sanglante et sans limite.

La reine Jézabel est l’exemple typique de la femme qui va pousser son mari, le roi d’Israel à accepter le crime pour obtenir ce qu’il convoite. Achab roi d’Israël n’avait pas l’intention de tuer son prochain, en l’occurrence Naboth, l’israélite qui possédait la vigne près de son domaine. Mais la reine élabora un plan machiavélique pour que ce crime ait l’apparence d’une justice rendue. C’est elle qui rédigea un édit mensonger  calomniant Naboth.

Le pauvre homme bien qu’innocent fut lapider comme un scélérat qui aurait maudit Dieu et le roi. Jézabel dit à son mari :« est-ce bien toi le roi d’Israël… que ton cœur se réjouisse. C'est moi qui vais te donner la vigne de Naboth de Jizreel. » La reine voyant bien que son mari ne pouvait dépasser certaines limites. C’est elle qui se hissa au rang de Tyran et de criminel.

La femme apostat ou inique aime le mensonge. Son mensonge prend forme lorsqu’elle convoite elle aussi des places importantes dans sa famille d’abord,  dans la société ou dans l’Eglise.

Et arrivée sur le trône son pouvoir est souvent bien plus tyrannique que celui de l’homme. Elle est plus venimeuse qu’un serpent. Le dicton populaire se réalise : « ce que femme veut, Dieu veut »

En d’autres termes : rien n’arrête la volonté d’une femme déterminée.

Pourquoi a-t-elle ce venin ?

Dans le livre de la Genèse, le serpent  reçoit son châtiment : il a la tête écrasée par le talon de la femme, mais Eve reçoit le sien : son talon toutefois a été blessé. Et dans les faits, comment se traduit cette blessure?

 

Genèse 3 :16 : « tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi. ».

La domination de l’homme exerce une souffrance, comme celle d’une blessure pour la femme. Et cette souffrance lui est odieuse, insupportable. Aujourd’hui nous voyons les effets de cette souffrance à grande échelle. Partout dans le monde occidental et même ailleurs aussi, les mouvements féministes ont pris le pouvoir. Partout le sexe soi-disant faible refuse catégoriquement toute domination. Partout la libération de la femme est synonyme de société saine et supérieure. Dans l’Eglise : les Jézabel abondent et dans le monde : ce sont les Hérodias qui affluent.

Hérodias détestait Jean le Baptiste parce qu’il a critiqué publiquement son mariage incestueux avec le roi Hérode Antipas le tétrarque. Hérodias va alors utiliser sa propre fille, Salomé pour atteindre ses buts criminels. Lors d'un banquet, la jeune Salomé danse devant le roi. Charmé, et un peu éméché sans doute Hérode lui promet sous serment de lui donner tout ce qu'elle veut. Salomé court demander conseil à sa mère. Hérodias y voit l'opportunité parfaite et lui souffle de réclamer immédiatement la tête du prophète Jean Baptiste sur un plateau. Hérode, piégé par sa propre promesse publique et le vœu qu’il a fait, est contraint de faire exécuter un homme qu'il craignait pourtant à cause de sa notoriété et parce qu’il n’était pas insensible à ses paroles.

Les récits bibliques ne sont pas écrits juste pour nous montrer la gloire des prophètes, et la méchanceté des impies ; mais pour dévoiler les œuvres de l’iniquité. Les stratégies diaboliques du cœur. Ces stratégies sont des œuvres qui se répètent parce que l’iniquité se répète et agit dans le cœur des hommes comme dans celui des femmes. A travers les différents récits bibliques, la manipulation féminine n'est pas une question de force physique, mais une exploitation fine des faiblesses des hommes qui les entourent (le manque de fermeté d'Achab, son manque de courage et d’autorité ; pour Hérode : Ses hésitations, ses indécisions, la peur du regard des autres). Animée par la ruse du serpent la cruauté féminine atteint des sommets que beaucoup d’hommes n’atteindront jamais. Eve fut séduite par le serpent, mais Eve séduisit à son tour Adam. Adam possède les mêmes faiblesses qu’Achab et qu’Hérode : un manque évident de responsabilité, une certaine forme de lâcheté, et surtout cette envie constante de plaire à sa femme plutôt que d’être fidèle à ses valeurs et de résister au mal.

Alors aujourd’hui, l’ordre divin déplait à tous. L’idée d’une soumission d’un sexe vis-à-vis de l’autre passe pour de la régression et même pour de la perversion. La femme comme l’homme refuse que l’un soit dominé par l’autre. les faux prophètes, eux, crient au progrès. Ils annoncent des temps de justice et de paix. Une nouvelle ère où la femme sera l’égale de l’homme.

Les hommes quant à eux, ne sont pas pires ou meilleurs qu’avant. Ils sont dictés par les mêmes vieux désirs de leur nature charnelle : Pourvu qu’ils continuent à plaire aux femmes. Mais la femme a pris un pouvoir qui déjà enflamme le monde. Partout elle agit en sous main ou à la  vue de tous. Quand un homme de pouvoir parait en premier plan, attention à la femme derrière qui agit et élabore ce qu’elle a projeté. Derrière un nombre incalculable d’affaires à scandales faisant chuter des sommités masculines (des stars du show-bizz, des hommes d’affaires, des ministres, des hauts fonctionnaires), ce sont des femmes et leurs mouvements féministes qui mettent au sol la domination masculine. Les uns tombent pour viol, les autres pour pédophilie, d’autres pour abus sexuels sur mineur en bande organisée ; d’autres sont tout simplement remercié en pleine gloire pour être remplacé dans leur fonction.

Parallèlement la loi de l’équité homme femme est annoncée et légalisée. L’ONU en a fait son texte fondateur dès 1945.  Je cite : « Aucune restriction ne sera imposée à l’accès des hommes et des femmes, dans des conditions égales à toutes les fonctions ». En 1979 une charte des femmes est rédigée : « La déclaration internationale des droits des femmes » qui exige de la part des Etats, des actions concrètes pour lutter contre les inégalités et les maltraitances faites aux femmes.

Les femmes ainsi sortent officiellement de leur condition de subalternes pour atteindre les plus hautes fonctions sociales. A première vue, c’est une très bonne chose de rétablir l’égalité des droits. Mais si l’on regarde de près l’équité, la dérive est inévitable. Un gouvernement 50% d’hommes et 50% de femmes ne garantit pas de son efficacité. On ne recrute plus selon la compétence mais selon la loi de l’équité.

Pour moi, il n’est pas question ici de savoir qui fait justice, mais de montrer comment la femme tire les ficelles de son combat contre l’homme. Elle obtient ce qu’elle veut. Elle a cet esprit du serpent qui l’a rend rusé et habile dans ses stratagèmes pour arriver à ses fins.

Le mensonge prend alors l’apparence d’un plan très bien ficelé. L’homme n’a pas conscience vraiment de ce qu’il est en train de cautionner et de faire. Sans le savoir, il donne l’arme à la femme pour qu’elle l’exerce contre lui. Celle qui passait pour être remplie de faiblesse est plus forte que l’homme qui se croit fort par sa stature, parce qu’elle agit comme Hérodias et Jézabel. Elle étudie les points faibles de l’homme, se joue de ses faiblesses et quand le moment favorable arrive, elle le met à terre sans ménagement et sans aucune pitié.

La femme du monde a cet esprit du serpent qui la rend vengeresse. Elle ne veut pas n’importe qu’elle victoire. Elle veut celles que les autres femmes n’ont pu obtenir en étant dominées par l’homme durant des siècles.

Mais, pourquoi son attitude est-elle importante aujourd’hui ? Parce que les jours deviennent plus ténébreux et la noirceur est accentuée par la volonté de vengeance féminine sur l’homme. La cruauté, la tyrannie, le manque d’empathie prend des proportions inimaginables à cause de ce renversement de situation.

Pour nous disciple de Jésus-Christ qu’avons-nous à faire face à ce raz de marée qui arrive sur le monde ?

Nous n’avons rien à faire si ce n’est à être. Nous savons qu’en Christ personne ne domine sur l’un ou l’autre mais que nous sommes tous soumis les uns aux autres selon ce que l’Esprit Saint donne à chacun. Nous savons donc que Christ ne permet pas à la femme de dominer sur l’homme mais qu’elle se voile en sa présence. C’est-à-dire qu’elle se montre discrète, respectueuse et soumise. Ce n’est pas un commandement du Seigneur, mais c’est la nouvelle nature en Christ qui inspire et suscite une telle relation. De même l’homme inspiré ne cherche pas à plaire à sa femme ou aux autres femmes.

Il n’est pas Salomon qui pour plaire à ses nombreuses concubines étrangères (qui lui offrait leur corps, leur tendresse et leur admiration), se tourna vers leurs dieux païens. Salomon construisit même des hauts lieux pour leurs divinités, permettant à ses femmes d’y offrir des sacrifices.

Sous prétexte de faire plaisir aux femmes, l’homme spirituel n’a pas à se soumettre à elles.

Son intention est de plaire à Dieu même si cela déplait au sexe féminin, il ne changera pas sa position pour cela. Personne ne cherchera à profiter d’un ministère ou d’une position qui lui donne de l’importance pour dominer.

Or, ne soyons pas crédule, nous savons aussi que dans l’assemblée les Ruth et les Esther sont aussi rares que les pierres précieuses. Et puis tous ne respecterons pas la loi de Christ. A un moment la tyrannie du monde essaiera de diviser les assemblées. La morsure du serpent se fera ressentir. C’est là qu’il faudra user encore plus d’amour, de fermeté et de persévérance en Christ. C’est là que notre foi grandira ou s’effondrera face aux persécutions.

L’apôtre Pierre nous met en garde : « Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu; non pour un gain sordide, mais avec dévouement; 3non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau. 4Et lorsque le souverain pasteur paraîtra, vous obtiendrez la couronne incorruptible de la gloire.

5De même, vous qui êtes jeunes, soyez soumis aux anciens. Et tous, dans vos rapports mutuels, revêtez-vous d'humilité; car Dieu résiste aux orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles…veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. 9Résistez-lui avec une foi ferme, sachant que les mêmes souffrances sont imposées à vos frères dans le monde (1 Pierre 5 :3-9).

Ce combat se gagne grâce aux hommes mais aussi aux femmes. Tous deux ont une part égale dans le combat. Chacun doit  user de spiritualité, d’amour et de fidélité pour obtenir cette couronne. C’est-à-dire : Pour être cet agneau, ce caractère de Christ qui est la gloire de Dieu.

Amen

dimanche 21 juin 2026

LE MENSONGE DERRIERE LA VERITE

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Par Eric Ruiz

Encore un sujet tabou. Encore un sujet que bien peu abordent par peur que la vérité soit dévoilée. Les menteurs à l’esprit religieux ont intérêt à ce que beaucoup de sujets soient tabous et le reste ainsi.


Dés que la lumière pointe sur eux, ils se cachent, car ils ont peur qu’elle montre leurs ténèbres. Ils vont même pour ne pas attirer les soupçons parler du sujet tabou. Ils vont le traiter d’une telle manière que l’opprobre atteindra une autre personne qu’eux-mêmes. C’est une manière habile qu’ils ont trouvé pour se protéger. Ils mentent afin de détourner l’attention.

Un sujet tabou trop souvent mal traité: La parole de vérité.

 

Ce n’est pas ce que dit la parole seule qui est vérité. C’est le fait de vivre la parole qui est vérité. Il est tellement facile d’affirmer que celui qui dit la vérité est saint. Qu’il est digne de louange. Qu’il est rempli de courage et de zèle parce qu’il annonce l’Evangile en toutes circonstances, favorables ou non. On croit que celui qui prêche, qui est sous la lumière est forcément purifié, parce qu’il est oint. Comme si la mission divine qu’il a reçue fait de lui un protégé du Seigneur, un Elu.

Mais Dieu ne connait pas tous ceux qui chassent les démons, qui font des miracles en son nom, ni tous ceux qui prophétisent en son nom.

***Or, si un chrétien ne vit pas ce qu’il dit, c’est un menteur. Il ment parce qu’il trompe les autres sur ce qu’il dit et qu’il ne fait pas lui-même.

De nos jours, des foules se réunissent derrière des orateurs (ou des oratrices ne les oublions pas) qui annoncent la parole de vérité. Ils suivent le plus souvent des menteurs. Celui qui ne vit pas ce qu’il dit est incohérent, hypocrite, plus même il a renié sa foi.

Voici 6 versets pour appuyer mes propos :

1 Jean 1 : 6 « « Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons. » 

1 Jean 2 :24 : » « Celui qui dit : Je l’ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur. » 

Tite 1 :16 : « Ils font profession de connaître Dieu, mais ils le renient par leurs œuvres. ».  Jacques 2 :17 : «  La foi, si elle n’a pas les œuvres, est morte en elle-même. »

Matthieu 23 :3 : « « n’agissez pas comme eux, car Ils disent et ne font pas. ».

Matthieu 15 :7-8 « Hypocrites, Esaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit:Ce peuple m'honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi.

Tellement de chrétiens voient clairs devant un homme politique corrompu. Ils affirment qu’il est menteur parce qu’il annonce un programme qu’il ne fait pas ; parce qu’il dit qu’il va s’occuper des plus démunis et qu’il s’occupe des plus riches, et les voilà qui disent ensuite «  Amen » derrière les paroles d’un homme de foi qui est corrompu de la même manière. L’aveuglement spirituel est un mystère. L’idolâtrie  demeure la seule réponse à ce mystère. ***L’idole ne rend pas celui qui croit lucide et cohérent. L’idole fait du croyant un fou, un insensé. Il se refuse à voir l’évidence dans son assemblée, alors qu’il est lucide sur la corruption qui s’y fait à l’extérieur.

Sans me voir meilleur que les autres, cette contradiction,  je l’ai eu moi aussi. Combien de fois ai-je dis « Amen » à un menteur. Combien d’années ai-je approuvé le mensonge chez celui qui m’enseignait ?  Je ne voulais pas voir le mal qui était dans l’homme qui me dirigeait. Pourquoi ?

Je crois, parce que cela remettait en cause trop de choses dans lesquelles j’avais placé ma confiance. En voyant le mensonge chez mon prochain je découvrais en même temps mon propre reniement. Mais quand Christ est revenu dans ma vie, il m’a ouvert les yeux et la première chose que j’ai changé, ce n’est pas de chasser le menteur ou de condamner l’imposteur. C’est de chasser le mal qui était en moi. Puis j’ai été reprendre avec douceur et fermeté celui qui me dirigeait.

***Alors, révéler la vérité c’est bien évidemment  révéler l’imposture, le mensonge, et en premier c’est soi-même qui doit  être visé.

 

Le premier combat des communautés apostoliques a été de veiller sur la vérité. Et de quelle manière l’ont-ils fait ? Ils ont comme Jésus l’a fait avant eux, en dénonçant l’hypocrisie au sein de leurs assemblées.

1 Jean 3:18 « N’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité. ».

Romains 12:9 : « Que la charité soit sans hypocrisie. » Le mot grec pour "sans hypocrisie" (anupokritos : [an-oo-pok'-ree-tos]) signifie littéralement "non déguisé, sans jeu d'acteur", l’amour vrai, agapé était déjà attaqué par un comportement de personnes fourbes et masquées.

1 Corinthiens 13 :1 : « si je n'ai pas la charité, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit ». Un amour fraternel mêlé d’hypocrisie est comparable à un morceau de métal frappé qui produit un son très fort, éclatant et spectaculaire par sa résonnance. Mais il ne transmet aucun sentiment, aucune vie, aucune affection. On peut impressionner les autres par ses paroles, ses connaissances ses dons, ou même sa foi, mais la vérité c’est que sans amour cela reste un bruit vide. Beaucoup de bruit pour pas grand chose sans communion véritable avec Dieu.

Galates 6 :1-5 « Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté…. Si quelqu'un pense être quelque chose, quoiqu'il ne soit rien, il s'abuse lui-même. 4Que chacun examine ses propres œuvres, et alors il aura sujet de se glorifier pour lui seul, et non par rapport à autrui; 5car chacun portera son propre fardeau.»   

Un seul verset sur l’autre, sur le frère qui pèche et 4 versets sur soi-même. Là aussi il est tellement facile de mettre la lumière sur la faute de l’autre. Mais dans le contexte, Paul continue à exhorter davantage celui qui a vu la faute, celui qui surprend son frère à pécher. Paul continue son exhortation en soulignant l’importance de prendre garde à soi-même, de veiller sur la tentation pour qu’elle ne nous touche pas elle aussi. Tant de gens ont montré du doigt l’imposteur, sans voir qu’ils tombaient eux aussi dans le même péché. Ils se croient quelqu’un. Ils se croient même plus fort que celui qu’ils ont repris.  Jésus nous a montré l’exemple de Simon Pierre qui affirme solennellement sa piété et sa fidélité en étant prêt à donner sa vie pour Jésus, mais qui par trois fois le reniera ensuite.

1 Jean 4 :20 : » Si quelqu'un dit: J'aime Dieu, et qu'il haïsse son frère, c'est un menteur; ».

Dans l’Eglise primitive la haine des frères était déjà présente. Mais là aussi sous prétexte de dénoncer le péché, de dire la vérité sur son frère, on se montre soi-même menteur parce qu’au fond de soi on exclue son frère de la communion. Parmi les premiers frères en Christ certains comme aujourd’hui essayaient de cacher leur vrai visage. Ils haïssaient sous un visage hypocrite d’amour et de bienveillance. C’était sans doute les premiers à reprendre les autres et à dire que si on aime Dieu on ne peut haïr son frère. Hors, sournoisement ils manifestaient un rejet pour certaines personnes.

3Jean1 :11 «Bien-aimé, n'imite pas le mal, mais le bien. Celui qui fait le bien est de Dieu; celui qui fait le mal n'a point vu Dieu. ». 

Là encore la vérité se trouve dans l’action. Agir c’est se placer sous la lumière. Voir Dieu consiste à faire le bien, pas seulement avec des mots.

L’hypocrite, et son jeu de masque, c’est un personnage que j’avais montré dans un message avec la pièce de Molière sur « Tartuffe ». Le théâtre est bien plus qu’un simple divertissement. Il permet de saisir la puissance du jeu d’acteur. Celle-ci transforme la réalité comme par magie puisqu’à un moment donné on ne voit plus l’acteur, mais un personnage réel. La vie est faite de pièces de théâtres où évoluent sans cesse des personnes qui jouent un rôle qui n’est pas le leur. Un rôle qui séduit leur entourage. La vie chrétienne n’a bien-sûr pas échappé à la règle. Pour échapper au mensonge nous devons être « un » avec nous-mêmes avant d’être « un » avec notre Père céleste.

Un menteur, même s’il proclame la vérité ne sera qu’un instrument dans les mains de Dieu. Jamais dans cette condition, il ne parviendra à entrer dans l’intimité du Seigneur, qui lui dira : « je ne t’ai jamais connu ».

Je ne cesse de le dire mais l’intégrité est un gage qui nous ouvre le chemin du royaume de Dieu. J’ai fais référence à environ quinze versets sur la vérité dite et vécue ; et le Nouveau Testament grouille de cette sorte de versets.

L’Eglise primitive était-elle sourde à ce point là, qu’il faille répéter sans cesse les mêmes avertissements ?

Jésus avec la parabole sur la maison bâtie sur le sable insiste encore et encore: « quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. 27 La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison: elle est tombée, et sa ruine a été grande.».

C’est le même avertissement que pour l’Eglise de Sardes dans le livre de l’Apocalypse : « : Je connais tes œuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort. »  Ce constat rejoint celui de Jésus : tu es semblable à un insensé qui a bâti sa maison sur le sable. Tu ne résisteras pas aux épreuves, ta ruine sera grande. Apparemment à Sardes, nombreux sont ceux qui proclament qu’ils ont la vie en Christ mais le constat est à l’opposé : ils sont morts spirituellement.  Là encore l’Evangile de Matthieu est sans appel avec le témoignage de Jésus : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! Parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, et qui, au dedans, sont pleins d'ossements de morts »

L’Eglise de Philadelphie cache aussi en elles des menteurs : « Voici, je te donne de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui mentent; » 

L’Eglise de Laodicée renferme des menteurs devenus aveugles : « je te conseille d'acheter de moi, ….un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. » Dans cette assemblée ceux qui sont aveuglés spirituellement forment la majorité. L’avertissement commence par ce constat : « parce que tu es tiède, je te conseille… ».

Je pose la question suivante : l’Eglise d’aujourd’hui est-elle supérieure à celle des débuts ?

A-t-elle progressé au point d’affirmer que partout les croyants sont bouillants, les uns pour les autres. Qu’ils ont mis en pratique les paroles de Jésus. Qu’ils n’y a aucune différence entre ce qu’ils disent et ce qu’ils font ? Qu’ils ont chassé l’esprit d’hypocrisie et que maintenant ils sont tous vrais et intègres.

Suis-je complètement à coté de la plaque avec cette exhortation que j’ai déjà faite maintes fois ? Dites-le moi dans les commentaires.

Parce que je sens l’Esprit Saint au contraire me pousser dans l’autre sens, comme s’il y avait urgence à annoncer que beaucoup dans l’Eglise se sentent vivants et sont en réalité morts spirituellement.

Mais revenons aux sources : d’où provient cet esprit de mensonge ? Adam en est-il le fautif ? Le péché certes est entré par un seul homme Adam,(Romains 5:12) mais le mensonge n’était-il pas déjà là, bien avant lui ?

Oui puisque le père du mensonge c’est Satan, le serpent ancien. Le serpent est donc cet esprit maléfique qui a séduit Adam. » Vous ne mourrez point; » dit-il à Adam et Eve. Mais cette parole mensongère devait non seulement être crue mais aussi manifestée par un acte. » La femme vit que l'arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu'il était précieux pour ouvrir l'intelligence; elle prit de son fruit, et en mangea; elle en donna aussi à son mari, » Le mensonge se consomme comme un fruit, un fruit agréable et qui plus est, il se partage à plusieurs et il possède la qualité de rendre intelligent. Le mensonge permet de séduire et d’attirer à soi une multitude de personnes. Il permet l’idolâtrie parce que l’acteur s’est confondu avec le personnage qu’il joue. Il devient le véritable héros, la star. Celui qu’on ovationne, qu’on applaudit. Donc le mensonge est associé directement à l’idolâtrie qui est son fruit véritable si on peut parler ainsi. 

Dans les faits, Adam devait garder le jardin. Mais garder de quoi ? Garder du mensonge. C’est le mensonge qui y est entré et c’est lui qui a été consommé. Et sa consommation entraine la mort. Le diable est meurtrier dès le commencement. Donc le mensonge n’est pas une petite erreur. C’est le diable qui est « menteur et qui est le père du mensonge. Parce qu’il n’y a pas de vérité en lui », c’est ce que nous informe Jésus-Christ, par l’Evangile de Jean. Cet esprit était là avant même que l’homme fait à l’image de Dieu naisse sur terre. Et aujourd’hui c’est toujours l’ennemi numéro 1 des croyants. C’est bien lui qui ne cesse de tenter l’être humain.

Voilà pourquoi je crois que nous sommes dans une ère de mort spirituelle. Je vois tellement de chrétiens qui disent et qui ne font pas ce qu’ils disent. Gardons nous du mal, prions et agissons les uns envers les autres avec ce souci constant d’être vrai, authentique de la tête aux pieds, des paroles aux actes. Comme l’écrit l’auteur de la lettre aux Hébreux :

 « Approchons-nous avec un cœur sincère ( anupokritos, sans hypocrisie), dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d'une mauvaise conscience, et le corps lavé d'une eau pure. » 

Christ est la vérité. Si nous sommes comme Christ, nous sommes ses frères, donc nous sommes aussi vérité. Le mensonge reste attaché à celles et ceux qui refusent cette fraternité et optent pour l’idolâtrie.

Amen