dimanche 27 septembre 2026

LES MONSTRES "DU TEMPS DE NOE" quelle réalité aujourd’hui ?

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Par Eric Ruiz

Jusqu’où est capable d’aller l’être humain pour servir ses propres intérêts ? A-t-il des limites ? Où se trouve le point culminant de son mépris et de son arrogance ? Je pose ces questions parce que notre monde semble enseveli sous d’immenses ténèbres.


Quand Jésus appelé (fils de l’homme) dans le récit de Luc, prophétise en disant : « Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même aux jours du Fils de l'homme.» Que voulait dire Jésus en citant « du temps de Noé » ?

Et… sommes-nous arrivés aux jours du fils de l’homme ?

 

Il faut le dire et le redire, mais toutes les générations après celle de Jésus de Nazareth ont connu ce temps. Notre époque marque un phénomène plus grand et plus frappant parce que tout est mondialisé ; et aussi parce que chacun avec son petit Smartphone est informé du tremblement de terre qui se passe à l’autre bout du monde. Et que constate-t-il ? 

Que les souffrances dues aux dérèglements climatiques sont près de chez lui comme à 6000 kilomètres sur un autre continent. Que les affaires de corruption éclatent partout aux 4 coins de la planète ; que les crimes au nom d’un Dieu sectaire éclatent du nord au sud. Que l’appât du gain est aussi important pour les riches que pour les pauvres et qu’il est la principale cause des troubles et du chaos.

La similitude du déluge avec ce que nous connaissons aujourd’hui est frappante. Le déluge comme les fléaux actuels touchent tous deux la terre entière. L’eau immergea tous les continents. Aujourd’hui, les catastrophes comme les grandes crises touchent en même temps tous les continents. Il n’y a pas un lieu qui y échappe. Pas un pays ou une ville qu’on appellerait « terre sanctifiée ». On dirait les 10 plaies d’Egypte s’abattant sur le monde.

Le texte des Évangiles de Matthieu 24 et celui de Luc 17 nous dit que « Les hommes mangeaient, buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, » comme pour nous dire que rien n’avaient en apparence changé dans les mœurs et que les moments de réjouissance étaient encore présents. Le texte de Luc insiste sur un temps « Ce qui arriva du temps de Lot arrivera pareillement. Les hommes mangeaient, buvaient, achetaient, vendaient, plantaient, bâtissaient; » Rien en apparence pouvait alerter d’un désastre. Pourtant il s’agit bien de destruction. Avec Noé les hommes sont détruits entièrement à part Noé et sa famille. Pour Sodome c’est Lot, le frère d’Abraham et sa famille qui est préservé. Dieu ne provoquera pas un autre déluge. Mais c’est une constante : à chaque grande catastrophe Dieu sauve une petite, voire une infime portion des hommes.

 Aujourd’hui, il ne s’agit pas de se cacher

-derrière une religion plus forte qu’une autre,

-derrière une Eglise ou un prophète plus inspiré qu’un autre,

-derrière une coutume mieux respectée qu’une autre ou encore

-derrière des signes de bénédictions plus impressionnants que les autres.

Il s’agit de savoir si nous sommes comme la grande majorité dans le déni de réalité (se protéger inconsciemment en refusant la réalité des faits) ou dans l’insouciance de l’avenir (vivre sans tenir compte de la réalité, en se croyant au-dessus du lot) ou dans une peur qui ne nous renvoie qu’à nous-mêmes (une peur qui pousse à ne s’occuper que de soi).

Le christianisme  quant à lui, vante ses bienfaits. Il les étale comme un marchand le fait sur la place du marché. Sa foi, c’est sa marchandise. « Nous sommes bénis. Nous avons de quoi nous réjouir, nous avons de quoi boire, acheter, vendre, planter, bâtir ». Combien arborent leur bénédictions mais restent dédaigneux et sans compassion devant une épreuve touchant un « frère » qu’il considère comme peu intéressant ou pas assez pratiquant comme eux le sont.

Or, l’Eglise de Christ est absente des bonnes adresses et des grands medias. Pour cause, elle est ridiculisée, méprisée et oubliée. Sa présence ressemble à Noé et sa famille sur terre. Un grain de sable sur une plage (voilà ce qu’elle est).

Je n’exagère pas. Ce que la Bible nomme « les méchants », ne sont pas en minorité. Eux, ce sont les êtres les plus nombreux sur la terre.

La Bible parle de géants, de ces héros qui ont provoqués le déluge.

Genèse 6 :4-5 : « Les géants étaient sur la terre en ces temps-là, après que les fils de Dieu furent venus vers les filles des hommes, et qu'elles leur eurent donné des enfants: ce sont ces héros qui furent fameux dans l'antiquité.5L'Eternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. »

Quant au livre de Job, il évoque 2 monstres : le Léviathan et le Béhémoth. Qui se voient comme ces monstres ? Personne bien-sûr.

Et pourtant le Léviathan qui est un dragon, dans les faits, il impressionne, paralyse et attire à la fois.

Mais notre siècle nous endort avec ses fables.  Le cinéma avec les médias est le lieu numéro 1 de la construction de fables. Dans de très nombreux films, le gentil héros combat les méchants cruels et destructeurs. Mais les scénaristes n’ont-ils pas transformés le mal en bien ? On ne compte plus les genres de films où le héros ressemble à bien des points à un être exceptionnel qui s’impose aux autres par la force comme par sa ruse ou parce qu’il possède un talent particulier. Un héros qui ne se fait pas marcher sur les pieds. Ce héros décide lui seul de son destin et il se sort de toutes les situations délicates la tète haute pour bien montrer sa grande maitrise des évènements. Ce héros est impressionnant d’assurance. Il est invincible. Rien ne l’ébranle. Pour se faire respecter il sort son arme comme le dragon crache du feu pour éloigner ses opposants. Il est si fort qu’il n’a pas besoin de Dieu. Il se comporte comme un dieu.

Pour ne prendre que les westerns au cinéma. Ils ont réussis à nous faire passer le cowboy pour un gentil héros, menacé par les méchants indiens sauvages, incultes et cruels. Or dans les faits, les colonisateurs violents, des siècles passés ont débarqués en Amérique en usant eux de mille violences auprès des autochtones (les tribus indiennes d’Amériques). Ils les ont obligés à servir le dieu chrétien. Ils pensaient certes faire le bien. Mais n’ont-ils pas transformés le mal en bien ? En massacrant les rebelles, qui s’opposaient à eux (eux qui voulaient garder leur terre et leur tradition)…. Ces colonisateurs, n’étaient rien d’autres que des géants, ils écartaient et piétinaient tout sur leur passage.  Par la force militaire, l’esclavagisme, des massacres ciblés, des migrations forcées, et les épidémies importées d’Europe : ils ont agi comme des monstres. Le gentil héros a toujours de bonnes raison d’imposer ses bonnes idées (le progrès, la technologie, la science, la religion). Et le gentil héros cache ses mauvaises intentions. Elles ne se voient pas au départ.

Or, les vraies natures finissent toujours par apparaitre. Et là de nos jours, des natures monstrueuses, il y en a à l’appel. Les monstres ce ne sont pas que dans des films ou dans des récits issus de la mythologie pour effrayer les enfants.

Dans le livre de Job au chapitre 40, Dieu prends la parole et d’une manière implicite il dit que seul l’homme discute et conteste avec lui. Dans Job 40:1–2, Dieu dit :

« Celui qui conteste avec le Tout‑Puissant va‑t‑il instruire Dieu ? »

Le ton donné n’est pas à l’accusation ni à la morale mais bien à l’ironie ou à une mise en scène comique pour que Job réagisse et réalise la folie de discuter les choses de Dieu.

Le Béhémoth et le Léviathan sont pris alors en exemple. Ce sont deux immense animaux invincibles, qui n’ont pas de prédateurs et pourtant ils sont soumis à leur créateur. Leur descriptif devrait être un enseignement pour l’homme : Dieu semble dire à Job «  Regarde ces bêtes titanesques invincibles et indomptables. Elles peuvent tout renverser sur terre et dans les mers. Pourtant elles ne discutent pas avec moi. Et Toi petite créature fragile tu le fais ! »

Dieu souhaite faire comprendre à Job que le Léviathan comme le Béhémoth ont des caractéristiques qui poussent l’homme à les imiter pour rivaliser avec lui.

Voilà ces traits de caractères que l’homme imite :

Entêté, qui refusent de passer en second, qui veut décider seul, qui n’accepte pas la contradiction. Qui veut tout contrôler et donc, qui ne fait confiance qu’à très peu de gens (voire même à aucun). Et qui est par contre, lui, incontrôlable, car lui-même ne connait pas sa limite. Il s’emporte facilement, par des excès de colère et il prend son autorité pour sa plus grande qualité. Cette autorité confirme qu’il est fort et rempli d’assurance. Il est incontrôlable et vouloir le résonner est une cause perdue. Parce qu’il est déterminé. Ce qu’il a décidé d’atteindre est son seul souci. Ceux qui se mettent en travers de son chemin sont éliminés par toute sorte de moyens.

Ce type de caractère c’est le Léviathan. Pas un monstre imaginaire, simplement un caractère, qui poussé à l’extrême devient tyrannique et sanguinaire. Le caractère que je viens de décrire parait humain et il se reconnait hélas dans beaucoup de personnes et parmi la figure de héros de cinéma. Au final, ce caractère correspond aussi à celui d’hommes politiques tels que Hitler, ce chancelier allemand responsable du génocide juif lors de la seconde guerre mondiale. Ce caractère c’est aussi celui de Joseph Staline qui fit exécuter ses opposants russes dans des camps de travail (les fameux goulags).

 Mais, passons à l’autre monstre terrestre qui est décrit dans le livre de Job :

C’est celui du Béhémoth.

Il ressemble à un immense hippopotame.

Il est comme le Léviathan. Il écrase tout sur son passage et rien ne lui résiste. Mais son caractère est très intéressant car il possède d’autres subtilités. Il n’est pas agressif. Il ne crache pas du feu. C’est un herbivore, il paît tranquillement au milieu des fleuves. Pourtant, rien ne peut l'ébranler. Sa force est tranquille. Il semble privé d’énergie car il se déplace lentement. Mais c’est sa manière d’imposer son autorité sans intimidation, simplement par sa légitimité. Il ne fait pas de vague, ne hurle pas, mais n’est pas moins déterminé. Il est intransigeant et redouté. Ce caractère correspond à deux personnalités politiques bien connues : celles du général de Gaulle par exemple, ou celle de Winston Churchill : deux chefs d’Etat invulnérables face aux crises et à la guerre et qui impressionnent leur entourage du moment (mais qui sont encore admirés de nos jours).  

En fait ces deux géants, ces deux animaux (le Léviathan et le Béhémoth) Dieu en prend exemple car ils sont inconsciemment des miroirs pour les humains qui rêvent de gloire.

Or, c’est indéniable personne ne peut ressembler complètement à ces deux immenses animaux que sont le Léviathan et le Béhémoth. La marche est beaucoup trop haute. Mais Satan à penser à une chose que ces immenses bêtes n’ont pas, mais que l’homme possède : le mensonge, la tromperie. L’homme veut fait croire à son invulnérabilité. Alors penses-tu encore que ces géants sont des exceptions ?

Qui n’a pas eu un directeur, ou un chef, un père ou un ministre, un maire ou encore (et c’est bien triste) un pasteur, un conducteur chrétien qui manifeste cette tendance à la gloire et que personne ne peut maitriser? Les démons agitent ces personnes qui possèdent ce caractère.

De nos jours, les démons sont à l’œuvre pour que nos dirigeants aient ce caractère exacerbé pour qu’ils deviennent eux aussi des monstres. Un géant écrase les autres pour avancer. Spirituellement c’est ce que font les arrivistes.

Et ne croyez pas qu’il existe des endroits ou les monstres restent dehors. Il n’existe pas de lieu sanctuarisé. Les églises comme les écoles, les médecins, les hôpitaux, comme les ministères ou les organismes bienfaiteurs ne sont pas épargnés. Les démons sont là où on ne les attend pas. C’est satan déguisé en ange de lumière. Ils agissent vite car leur temps est compté. Ils doivent frapper vite et fort. Par conséquent ils s’introduisent en premier dans ces personnes faibles (oui faibles car elles se croient fortes et invulnérables). Et c’est en premier ceux qui dirigent les assemblées chrétiennes.

Luc 17 :25 « Mais il faut auparavant qu'il souffre beaucoup,(le fils de l’homme) et qu'il soit rejeté par cette génération. ». Cette génération c’est aussi la nôtre qui ressemble tellement à celle de Noé avec tous ces géants, ces monstres sur terre

Alors ce jour du fils de l’homme qui est-il ?

Le fils de l’homme est ce disciple ayant le caractère de l’agneau qui ne fait qu’un avec Christ.  N’oublions pas que Christ est venu pour un jugement et ce jugement c’est comme avec Sodome. Les monstres doivent se dévoiler et montrer leur identité pas seulement en montrant leur mauvais caractère, mais surtout en mettant leur plan à exécution.

Au temps de la fournaise, les monstres qui servent leurs propres intérêts sont en première ligne. Tout brûle et les incendiaires sont dévoilés. Mais aussi ceux qui ont payés des incendiaires pour récupérer des terres à exploiter ; Ceux qui ont permis que des constructions se fassent dans des endroits dangereux, mais aussi ceux qui ne se soucient pas des incendiés, des sinistrés et qui les laissent dans leur misère en leur laissant croire qu’ils ont vocation de leur venir en aide. Ils s’affichent à côté des victimes dévoilant le mensonge puisqu’ils se glorifient de ce qu’ils n’ont pas fait. Et puis il y a ceux qui ont agi comme des anges en  aidant au plus près les victimes, ou en les sortant du feu comme aussi les miraculés ceux qui ont échappé au sinistre alors qu’ils auraient dû tout perdre comme les autres. Ces miraculés, ces anges se sont ces êtres que Dieu met à part comme Noé et Lot et leur famille. Ils échappent au désastre selon la volonté de Dieu.

Aujourd’hui, il n’est plus temps de se dire. Bon, je verrai quand cela deviendra terrible pour moi. Pensez ainsi, c’est se donner du temps alors qu’il n’y en a plus. Si tu as des tendances à vouloir diriger ta vie, à écarter tout ce qui nuit à tes projets. Ne conteste pas avec Dieu. Ne deviens pas un monstre, un géant un Léviathan ou un Béhémoth. Il est temps pour toi de te repentir et de convertir ce caractère suffisant. Car la foudre qui a frappée Sodome ne frappe pas au hasard.

Amen

dimanche 20 septembre 2026

LA VERITABLE DOCTRINE OUBLIEE

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Par Eric Ruiz

Aujourd’hui quand un chrétien rencontre un autre chrétien, après quelques mots de politesse échangés, les mêmes interrogations surgissent spontanément : tu es de quelle dénomination religieuse ? Vas-tu à la messe le dimanche ? Ou : tu crois en quelle doctrine ? Es-tu trinitaire ?  Crois- tu dans l’Évangile de prospérité ? Quelles fêtes religieuses célèbres-tu ? Es-tu baptisé et de quel baptême ?

La doctrine que vous suivez est au moins aussi importante que de savoir si vous aimez et croyez en Jésus-Christ ? N’y a-t-il pas là un grand malentendu ?

La doctrine perçue de cette façon sert à placer les croyants dans des petites boites. Lui il est catholique, elle, elle est protestante, lui, il est témoin de Jehova, elle est évangélique, etc.

La doctrine de Christ sert alors d’alibi pour qu’au final, un chrétien qui en croise un autre change de trottoir. Pourquoi alors n’ont-ils pas tous la même doctrine ?

 

J’ai une réponse : La saine doctrine de Christ est devenue, un centre du savoir. Et chacun possède son temple du savoir, son encyclopédie chrétienne incontournable.

A priori pour beaucoup, c’est la connaissance de la vérité qui séparera les boucs et les brebis. Quand tu te trouveras devant Dieu, te demandera-il: Crois tu de cette manière ci ou de cette manière là ?

Ah, si tu es trinitaire, Dieu te rejettera. Non, c’est si tu prie Marie mère de Dieu qu’il te reniera. Non, c’est si tu ne crois pas dans la prédestination. Pas du tout : c’est si tu ne manifeste pas les dons charismatiques. Non, c’est si tu n’as pas fait honneur à son peuple Israël que la salle des noces te sera fermée. Ca peut-être aussi au final tout à la fois.

Un chrétien pratiquant : est-ce un croyant qui suit à la lettre l’ensemble des théories et des rites bien ordonné de son Eglise ?

 

Paul l’apôtre des gentils, parle lui aussi dans ses épîtres de la « saine doctrine ».  « Pour toi, dis les choses qui sont conformes à la saine doctrine. »Tite 2 :1

Paul alors, s’appuie-t-il sur une nomenclature chrétienne du genre Premièrement : Tu dois croire en Jésus-Christ, deuxièmement, tu dois confesser son nom ; troisièmement tu dois être baptisé ; quatrièmement tu dois lire les écrits Bibliques et évangéliser… etc.

Si on prend l’exemple du catholicisme : la saine doctrine repose surtout sur 7 sacrements  1-le baptême 2-la Confirmation 3-l’Eucharistie (qui est la source et le sommet de la vie chrétienne) 4-la Réconciliation 5-l’Onction des malades 6-l’Ordre 7-le Mariage ; Mais détrompez-vous, croire qu’ils sont les seuls avec leurs sacrements est une erreur. Les autres dénominations ont aussi leurs propres sacrements.

 Et l’apôtre Paul, converti à Christ, a-t-il lui aussi ses sacrements propres?

 

L’épitre de Tite nous donne un très bon éclairage sur la doctrine de Paul et c’est très édifiant. Paul tout d’abord s’adresse à Tite en le nommant « son enfant légitime ». Il est légitime parce qu’ils ont tous deux la même foi.  Et dès le premier verset du premier chapitre Paul donne le ton de la doctrine qu’il emploie. Il joint la doctrine non pas à des rites initiatiques mais à la piété. Une piété intérieure qui manifeste le caractère de Dieu plutôt qu’une piété extérieure qui imite la foi.

Tite 1 :1 « Paul, serviteur de Dieu, et apôtre de Jésus-Christ pour la foi des élus de Dieu et la connaissance de la vérité qui est selon la piété, ».

Paul parle donc de connaissance mais uniquement pour expliquer que cette connaissance de la vérité est sur quoi repose la foi des élus de Dieu. Et que cette connaissance est visible dans la piété. Ensuite au verset 5 Paul dit qui sont les gardiens de cette connaissance. Ce sont en grec les presbuteros, les protecteurs, les surveillants, les anciens traduit aussi par évêques « Je t'ai laissé en Crète, afin que tu mettes en ordre ce qui reste à régler, et que, selon mes instructions, tu établisses des anciens dans chaque ville, ». 

Paul ne pense pas à sélectionner des érudits de la foi, il demande que des anciens soient établis évêques. Et plutôt que de montrer les diplômes ou les titres reçus par ces anciens, Paul en donne une description liée à tout autre chose : à leurs vertus humaines : verset 6 « S'il s'y trouve quelque homme irréprochable, mari d'une seule femme, ayant des enfants fidèles, qui ne soient ni accusés de débauche ni rebelles. 7Car il faut que l'évêque soit irréprochable, comme économe de Dieu; qu'il ne soit ni arrogant, ni colère, ni adonné au vin, ni violent, ni porté à un gain déshonnête; 8mais qu'il soit hospitalier, ami des gens de bien, modéré, juste, saint, tempérant, 9attaché à la vraie parole telle qu'elle a été enseignée, afin d'être capable d'exhorter selon la saine doctrine et de réfuter les contradicteurs ». 

Paul ne se soucie absolument pas de la manière dont ces anciens croient mais il se soucie de leur comportement et de leurs mœurs ainsi que de leur réputation.

Alors on pourrait, c’est vrai, relever le verset 9 que je viens de lire pour affirmer que l’apôtre parle bien d’une doctrine à enseigner pour exhorter et pour réfuter les contradicteurs.

La question qui coule aussi de source est : mais alors… pourquoi Paul semble faire l’impasse sur cette doctrine à enseigner ? Pourquoi ne donne-t-il aucun dogme, aucune théorie à suivre ?

La réponse vient comme une évidence, parce que la doctrine se reflète à partir du comportement,  des mœurs et de la réputation de la personne qui croit.

Ensuite parce que Paul défend absolument Tite de partir dans de longues explications pour affirmer sa doctrine. Elles ouvrent la porte à de grandes polémiques stériles. Tite 3 :9 « Mais évite les discussions folles, les généalogies, les querelles, les disputes relatives à la loi; car elles sont inutiles et vaines. ».

Regardez, en quelques mots Paul rappelle ce qui doit être enseigné, à quelle foi il croit, lui et Tite. Il n’a besoin que de quelques versets: Tite 3 : 4 à 7 « Mais, lorsque la bonté de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes ont été manifestés, 5il nous a sauvés, non à cause des œuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit, 6qu'il a répandu sur nous avec abondance par Jésus-Christ notre Sauveur, 7afin que, justifiés par sa grâce, nous devenions, en espérance, héritiers de la vie éternelle. 8Cette parole est certaine, et je veux que tu affirmes ces choses, afin que ceux qui ont cru en Dieu s'appliquent à pratiquer de bonnes œuvres. Voilà ce qui est bon et utile aux hommes. »

 

Par conséquent, la doctrine (s’il y en a une qui est théorique) sert à rappeler que la foi s'applique à pratiquer de bonnes œuvres.

Et toute l’épitre est dirigée dans ce sens. Paul décrit dans le détail les bonnes œuvres de la foi.  En fait, ce sont nos bonnes œuvres qui forment la doctrine. Et il n’y a rien de compliqué, de symbolique, de rituel ou de mystérieux à accomplir. Tout est concret et visible dans le quotidien. Pour ceux qui n’adoptent pas la bonne doctrine, Il n’est pas nécessaire de leur demander s’ils sont pratiquants. Nous avons simplement besoin de constater leurs mauvaises œuvres pour démasquer leur imposture.

Tite 1 : 15-16 « …mais rien n'est pur pour ceux qui sont souillés et incrédules, leur intelligence et leur conscience sont souillées. 16Ils font profession de connaître Dieu, mais ils le renient par leurs oeuvres, étant abominables, rebelles, et incapables d'aucune bonne œuvre ».

L’apôtre revient toujours sur les œuvres. Elles sont le miroir de la vérité. La connaissance de la vérité se voit chez l’autre. La manière dont il se comporte montre son intelligence et sa conscience, si elle est pure ou si elle est souillée.

Dans les faits, Paul va prendre chaque âge (chaque grande période de la vie) et détailler ce qui est bon, pur et visible pour un croyant en Christ.

Après avoir montré la doctrine des anciens, celle que nous venons de rappeler par le verset 6 du premier chapitre, Paul donne celle attachée aux personnes âgées. C’est à Tite de leur parler :

Tite 2 : 1-2 : « Pour toi, dis les choses qui sont conformes à la saine doctrine. 2Dis que les vieillards doivent être sobres, honnêtes, modérés, sains dans la foi, dans la charité, dans la patience ».Et l’apôtre fait une distinction avec les femmes âgées « Dis que les femmes âgées doivent aussi avoir l'extérieur qui convient à la sainteté, n'être ni médisantes, ni adonnées au vin; qu'elles doivent donner de bonnes instructions, 4dans le but d'apprendre aux jeunes femmes à aimer leurs maris et leurs enfants, ». Ensuite ce sera au tour des jeunes gens à être modéré, puis à ceux qui font office de serviteurs (d’esclaves).

Pour tous ce sera la même doctrine saine qui consiste à honorer notre Seigneur Jésus-Christ par un comportement humble et soumis sans rechercher un quelconque avantage ou intérêt, ni à lui nuire en recherchant les convoitises mondaines. C’est-à dire en s’adonnant aux passions du monde (l’esprit de conquête, l’avarice, le prestige, la séduction, etc.). Ensuite Paul évoque le comportement et l’attitude qu’adopte un croyant face aux gens du monde.

Envers les autorités (gouverneurs, patrons, dirigeants, les collecteurs d’impôts) avoir un esprit de douceur et respecter leur statut social en étant soumis à leurs décisions, même si elles paraissent injustes. Paul ne donne pas une doctrine autre que ce que chaque croyant en Christ a naturellement dans le cœur. C’est pourquoi la saine doctrine de Christ n’est pas nouvelle ou différente selon les époques ou les Eglises ; c’est le même Dieu qui inspire les mêmes attitudes et les mêmes mœurs. C’est lui le Saint-Esprit qui veut transmettre sa réputation et la joindre à la notre.

L’Epitre de Tite est courte. Elle ne fait que trois chapitres. Mais l’essentiel de la doctrine de Christ y figure.

Et Paul n’oublie pas aussi de pourvoir aux besoins. Il demande à Tite (en terminant son épitre) de faire en sorte que des frères éloignés et itinérants, qui sont aussi des collaborateurs de Paul soient bien accueillies lorsqu’ils les visiteront.

« Aie soin de pourvoir au voyage de Zénas, le docteur de la loi, et d'Apollos, en sorte que rien ne leur manque. ». Il faut que les nôtres aussi apprennent à pratiquer de bonnes œuvres pour subvenir aux besoins pressants, afin qu'ils ne soient pas sans produire des fruits. ».

La doctrine de Christ nous apprend à mettre de l’ordre dans nos attitudes mais aussi, dans nos sacrifices.  

Car sans sacrifice aucun fruit n’est possible. Un arbre fruitier qui n’est pas émondé produira peu de fruits ou des fruits malades. Il est bon par conséquent de sacrifier certaines pousses pour que la sève aille plus abondamment dans d’autres branches; Eh bien : un disciple qui produit du fruit est un croyant qui sacrifie son confort pour le bien de l’autre en exerçant l’hospitalité. 

Il sacrifie une part de ses ressources ou de ses biens pour subvenir à un besoin alimentaire ou vestimentaire pressant. 

Il fait passer le besoin de son prochain avant le sien. Ce type de sacrifice tient une part importante dans la doctrine de Christ.

Maintenant l’apôtre termine sa lettre en disant : « Tous ceux qui sont avec moi te saluent. ». Mais il dit ensuite des mots étranges : « Salue ceux qui nous aiment dans la foi ». Une demande spécifique que nous trouvons uniquement dans cette épitre. Pourquoi Paul fait-il cette distinction entre ceux qui l’aiment lui et Tite et les autres qu’ils ne saluent pas ?

Je pense que l’apôtre suit naturellement ce qu’il vient d’enseigner à Tite. Que notre salutation ne va pas pour celles et ceux qui ont renié la doctrine de Christ. Laquelle ? Celle qui nous montre des sacrements bien spécifiques à réaliser ? Ou bien celle qui montre des mœurs conformes à l’amour et à la justice de Christ ? En saluant de cette manière ses frères, Paul est cohérent avec ce qu’il écrit au verset 10 du troisième chapitre : « 0Eloigne de toi, après un premier et un second avertissement, de celui qui provoque des divisions, ». 

Paul ne salue pas ceux qui provoquent des divisions. 

Parce que ceux qui ne vivent pas selon la doctrine de Christ, inévitablement provoqueront des discutions folles ; Ils remettront en question des vertus comme des attitudes et des comportements pieux. Ils voudront en rajouter d’autres. Ils revendiqueront la loi par des rites oubliés et par là provoqueront des querelles et des divisions. Ils se bâteront sur un mauvais terrain, celui des idées et des dogmes.

Alors les différentes doctrines actuelles sur Christ ne montrent qu’une seule chose. Elles sont nées à partir de divisions. Elles sont entretenues par des discussions et des débats fous et interminables autour de tous les sujets touchant de prés ou de loin à la sainteté en christ. Bref, elles salissent le nom de notre Seigneur Jésus-Christ. La véritable doctrine a été volontairement souillée et oubliée. Revenir à elle consiste à pratiquer des œuvres justes, une piété intérieure, visibles au quotidien. Et non à pratiquer une piété extérieure dans des lieux appelés « saints ». 

Les seuls sacrements qui plaisent à Dieu ce sont nos attitudes, notre comportement, nos mœurs : font-ils honneur à notre Dieu ? Je salue celles et ceux qui ont la même foi que Paul et Tite. Que ceux qui ont des oreilles pour entendre comprennent ce que signifie la doctrine de Christ.

Amen

dimanche 6 septembre 2026

QUAND DIEU CASSE TA ROUTINE POUR TE PARLER

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Par Eric Ruiz

Dieu ne nous parle pas dans notre routine quotidienne. Dieu vient casser la routine pour nous parler. Il vient rompre notre quotidien, de la même manière qu’il briserait un morceau de pain en deux. Il vient souvent nous surprendre. Car il ne prévient pas. Il vient au moment où l’on s’y attend le moins.


Pour moi, c’est au moment où je suis le moins disponible ; c’est lorsque je m’endors qu’il vient me réveiller, au moment d’aller se coucher car il est tard et que mes yeux se ferment. Ou c’est au moment où je dois me dépêcher pour me rendre à un rendez-vous qu’il me stoppe en me parlant. C’est au moment où j’ai besoin que personne ne vienne troubler mes projets que Dieu, s’invite. 

Nous avons besoin d’être secouer et c’est ce que Dieu fait en venant nous parler à l’improviste.  La liturgie chrétienne va dans ce sens puisqu’elle parle d’ailleurs de réveil spirituel. Ce sens est bien réel. Quand une personne vient vous réveiller pendant que vous dormez profondément, le réveil se fait en sursaut, vous vous réveiller en ne sachant plus trop où vous êtes et en ayant le cœur qui se met à battre à cent à l’heure. Et les seuls mots qui peuvent à ce moment-là sortir de votre bouche sont : « Mais qu’est-ce qui ce passe ? »

Eh bien quand Dieu vient te parler, c’est ainsi qu’il vient te réveiller.  Penser que Dieu vient te voir pour te dire : « C’est bien mon fils, c’est bien ma fille tu m’es agréable continue ainsi ». C’est déjà avoir une image de Dieu pré fabriqué. C’est une image que l’on se fait en se croyant saint, accompli et irrépréhensible.

Le premier livre de la Bible, la Genèse, nous renvoie à des récits où Dieu réveille des âmes sans qu’elles s’y attendent.

Agar était la servante Egyptienne, qui avait donnée le premier fils à Abraham du nom d’Ismaël. Agar avait été chassée dans le désert. Privée d’eau, elle se voyait mourir avec son fils. Et pendant qu’elle pleurait en priant qu’elle meurt pour ne pas voir son fils mourir devant elle, un ange brisa sa solitude.  Il lui dit : « Qu'as-tu, Agar? Ne crains point, car Dieu a entendu la voix de l'enfant dans le lieu où il est. Lève-toi, prends l'enfant, saisis-le de ta main; car je ferai de lui une grande nation. Et Dieu lui ouvrit les yeux, et elle vit un puits d'eau; elle alla remplir d'eau l'outre, et donna à boire à l'enfant. » (Genèse 21 :17-19).

Un autre exemple biblique nous montre que même les rites nous enseignent comment Dieu agit en nous secouant et en nous sortant de notre état habituel.

Lors de l’Exode, au moment de la Pâque, les Hébreux mangeaient l’agneau. Le mangeaient-ils assis, bien posés autour d’une table, dans un moment conviviale comme ils ont l’habitude de le faire ? Non. L’ordre divin est de casser l’habitude.

 

Exode 12 :11 : « Quand vous le mangerez, vous aurez vos reins ceints, vos souliers aux pieds, et votre bâton à la main; et vous le mangerez à la hâte. C'est la Pâque de l'Eternel. ».

 

Les Hébreux, à la Pâque devaient se mettre dans un état d’urgence. A la Pâque, c'est-à-dire dès le premier mois de l’année. Les hébreux débutaient la nouvelle année ainsi. Ils devaient être prêts à affronter un combat, à s’enfuir ou à s’exiler. Le rite montre que justement à tout moment il pouvait être cassé. Il n’était pas question de manger en prenant son temps et en étant à l’aise pour savourer la nourriture, et de garder les restes pour plus tard. Il fallait manger tout à la hâte et sans rien laisser.  Tout le contraire d’un rite sacré où chaque chose se fait dans une lenteur solennelle ; En prenant bien de le temps de méditer sur le sens de chaque geste ou attitude.

Le vrai rituel commence quand on sait qu’à tout moment il peut-être cassé. Plus encore, le vrai rituel se voit quand les évènements nous déstabilisent.

Notre chair, cet être naturel qui vit en nous, aime le confort dans tous les domaines. Et spirituellement, on est prêt même à entrer dans un déni pour ressentir du confort et de l’aisance.

Notre chair peut aussi nous inspirer. Comme nous inspirer à louer Dieu par des chants ou des psaumes. Elle nous dit : «  Regarde-toi, tu es apaisé, ta tristesse est partie et maintenant tu peux continuer tes occupations car Dieu t'a parlé et il t'a renouvelé ». On s’est mis simplement soi-même dans un état de repos qui a permis à notre corps de souffler. Mais Dieu a-t-il agit pour autant?

Dieu nous aime. Alors viendrait-il nous le dire comme une mère viendrait embrasser son enfant chaque soir avant qu’il s’endorme ?

Non, je ne crois pas. Dieu nous a donné un esprit de paix, de consolation et sa grâce nous suffit.

Quand Dieu nous parle c’est que notre routine, prend trop de place ou que nos journées sont faites sans que lui en soit le principal instigateur.

Par exemple, une crise de foie (je parle de l’organe situé dans le ventre) peut être le déclenchement d’un moment où Dieu te met à part pour te parler. D’abord, il utilise un état fébrile pour que tu sois couché, pour te faire jeûner. Puis ton corps mit en état de veille, l’esprit de Dieu s’invite dans tes pensées. Il s’immiscie dans tes rêves, au moment où tu somnoles et il parasite tes projets. Parce qu’à ce moment-là tu n’as plus la force d’en avoir. A un moment donné tu te sentiras découragé, fatigué, lassé de tout. Tu n’auras gout à rien. La nourriture te fais vomir, l’eau n’étanche pas ta soif, et tu n’as pas la force de tenir une conversation plus de quelques secondes. Cet état est propice au réveil spirituel. La chair a des désirs contraires à l’esprit. L’esprit agit souvent à l’opposé de nos désirs naturels. Alors, ne soyons pas surpris lorsque le mal s’invite dans notre vie. Et nous met à plat physiquement et moralement.

L’affaiblissement du croyant ne fait pas taire Dieu. Au contraire c’est un moment où sa voix est le plus audible.

La première chose que Christ nous dit à tous, nous qui croyons en lui : c’est : « Es-tu prêt à casser tes habitudes pour moi ? Es-tu prés à tout quitter pour moi ? ».

En réalité, Dieu interrompt notre quotidien pour nous appeler à rompre nos habitudes.

Manger la Pâque debout, à la hâte, vêtements attachés, chaussures au pied, bâton à la main signifie : se rappeler d’être prêt à tout quitter pour Dieu subitement. Pas seulement arrêter son train-train quotidien pour écouter sa voix. Mais quitter sa famille, sa région, son travail, ses amis, sa religion, ses fausses croyances. C’est cela « cassé la routine » avec Christ. C’est aller là où il est allé.

Et le suivre dans ses pas, ce n’est pas l’imiter en se mettant une couronne d’épines sur la tête et en montant sur un âne, par exemple. Ce n’est pas non plus en partant avec son bâton de pèlerin évangéliser loin de chez soi, parce que ton pasteur en a reçu la mission et qu’il te l’enseigne à toi aussi. Non rien de tout cela. Aller où Christ est allé : C’est en endossant son manteau d’opprobre et d’opposition.

Oui ce manteau là n’a pas belle allure et il ne se prête à aucune convoitise. Le voilà qui apparait d’une façon très insolite dans Luc 10 :16 :

 « Celui qui vous écoute m'écoute, et celui qui vous rejette me rejette; et celui qui me rejette rejette celui qui m'a envoyé », a dit Jésus aux 70 disciples.

Alors, un disciple de nos jours doit passer lui aussi par 6 lieux où Jésus n’a pas bien été reçu lors de ses trois années de ministère. Ces mêmes endroits où nous-mêmes (si nous faisons sa volonté) nous serons rejetés et châtiés.

-Premièrement, passer par Nazareth et se voir rejeté par ses proches, incrédules quant au ministère que Dieu nous a donné et doutant fortement sur les paroles que Dieu nous donne à dire ;  

-Ensuite Passer par Chorazin et Bethsaïda et souffrir de voir ses frères rejeter nos appels à une repentance sincère et profonde.

-Quatrièmement, Passer par Capharnaüm où ce que vous direz et manifesterez comme étant de la vérité n’aura comme conséquence que de l’indifférence et du mépris. Cette ville de la cote ouest d’Israël signifie « village de confort ». (Cette cité luxueuse et florissante fait forcément penser à Laodicée, à cette Eglise tiède qui n’a besoin de rien et qui se croit riche et dans le confort spirituellement)

-Cinquièmement, Passer par Jérusalem (La capitale d’Israël mais aussi un symbole religieux fort : c’est la terre sainte par excellence. Pourtant c’est une terre asséchée par le grand temple des crédos chrétiens copie conforme du temple des crédos juifs du temps de Jésus). Passer par ce lieu qualifié de saint, c’est affirmer sa foi en risquant la violence et la lapidation du système religieux établi.

-Ou enfin sixièmement,  Passer par Gethsémani, par la solitude, la souffrance, la trahison, et par la mort s’il le faut.

 

Ces 6 endroits forment la réponse à la question : pourquoi Dieu vient-il casser la routine et nous surprendre dans notre quotidien bien ritualisé ?  La réponse c’est : Il vient mettre à l’épreuve ce que nous avons construit avec ou sans lui.

Si les matériaux de notre construction sont périssables, eh bien notre réveil ne tiendra pas longtemps. Nous serons secoués et nous sortirons de notre sommeil juste pour quelques temps. Mais, à la première tempête, il ne restera que des ruines.  Au premier lieu d’opposition traversée et aux premières pressions et humiliations, nous ferons machine arrière. Si par contre nous avons construit avec de l’or  (la foi véritable est l’or pur qui est passé par le feu), notre construction durera éternellement. Notre cœur est alors prêt à tout lâcher pour suivre le Saint-Esprit.

La Pâque n’est pas un moment de consécration juste pour un autre temps et un autre peuple. La hâte de la Pâque est une réalité même pour un chrétien actuel. Le mot « Pâques » de l’hébreu pessah signifie  « le passage ou passer outre ». Sommes nous passés de l’autre côté… du coté de Christ ? Ou sommes encore du coté religieux où le rite triche, où les habits, les symboles, les attitudes mentent parce qu’ils ne montrent pas ce que nous sommes en réalité. Il ne suffit pas de manger de l’agneau à la hâte debout, les habits serrés, les chaussures au pied, le bâton à la main pour se couronner fils du très-haut? Nos œuvres doivent nous suivre.

Alors ne faisons pas comme beaucoup qui invitent Dieu dans leur célébrations. Qui prient Dieu de venir là où ils sont assemblés. Ils pensent qu’ils sont plus spirituels en priant ainsi. Ils pensent qu’ils peuvent se permettre un tel affront. Leur orgueil leur a voilé la vérité. C’est Dieu qui a l’improviste s’invite dans notre quotidien (et pas le contraire). C’est lui comme il l’a toujours montré qui fait le premier pas vers nous. C’est vrai qu’il répond à nos prières avant même que nous ayons pu les formuler. Mais il parle souvent là où il n’y a plus d’espoir, là où tout semble terminé. Là où la détresse a pris l’habitude de s’installer.

Pour Agar, pour Elie le Thisbite ou pour Paul l’apôtre des gentils, Dieu les a surpris dans leur moment de détresse. Pour Jean, Simon Pierre et les autres apôtres, ils ont été surpris de voir Jésus cerné par la souffrance au jardin de Gethsémani. Ils ne pensaient pas qu’il avait besoin d’eux pour prier.

Zacharie nous montre que les circonstances de l’apparition divine sont aléatoires. Elles sont visibles dans un moment de trouble intense mais connu seul de Dieu : « En ce jour-là, il n'y aura point de lumière; Il y aura du froid et de la glace. 7Ce sera un jour unique, connu de l'Eternel, Et qui ne sera ni jour ni nuit; Mais vers le soir la lumière paraîtra. » (Zacharie 14 :7)

Avec ce message, Dieu surprend tout le monde. Sa fiancée, son Eglise sainte et irréprochable se prépare au milieu du chaos ou dans les moments de détresse. La robe blanche de mariée se prépare au milieu d’un amas de détritus et de cris de désespoir. Qui aurait pu avoir une telle vision. C’est tellement le contraire qui a été prophétisé par une large majorité de chrétiens.

Ne soyons pas surpris lorsque ces jours apparaitrons. Mais soyons reconnaissants à Christ notre sauveur, de nous parlé alors que nous nous sentirons indigne d’entendre sa voix.

Amen

dimanche 30 août 2026

DIEU EST LA SECONDE CHANCE DE LA SECONDE CHANCE

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Par Eric Ruiz

La foi sans la grâce ne serait pas la foi. Et, ne plus tenir compte de la faute de l’autre, ne plus lui en tenir rigueur, et l’effacer, c’est une forme de grâce.


Pourtant combien de parents exercent cette grâce de façon naturelle avec leurs enfants. Preuve que cette bonne action n’est pas extraordinaire. Un chrétien qui agit en faisant le bien donne une seconde chance à son prochain qui a péché contre lui. En agissant ainsi, il se sent à juste titre réconforter parce qu'il agit avec grâce, comme Christ agirait. Il agit selon la justice divine.


Eh bien non. Cette justice là est légaliste. Cette justice c'était pour un autre temps lorsque le peuple élu était sous la loi. Mais Christ n'agit pas ainsi. Christ va plus loin. Il ne donne pas une seconde chance, car Dieu ne donne pas de limite à son pardon. Quand Simon Pierre pose la question à Jésus : « Seigneur, combien de fois pardonnerai‑je à mon frère ? Jusqu’à sept fois ? »
  Jésus répond « Non pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante‑dix fois sept fois », C’est une manière de dire à l'infini.

Dieu donne par conséquent une seconde chance à la seconde chance, c’est-à-dire qu’il pardonne à l’infini. Ce sont exactement les mots que j’ai reçu comme un cadeau ce lundi 24 août alors que j’étais assis en famille et que la conversation allait sur un tout autre sujet. « Dieu donne une seconde chance à la seconde chance ».


L'être humain a une fâcheuse tendance à limiter ses actes de générosité. Il veut toujours contrôler ce qu’il donne et le faire par mérite ou pour une cause qu’il juge honorable et juste. Avoir de la générosité, c'est un don que l'on fait de bon cœur, sans anticiper quoi que ce soit, sans calcul et sans rien attendre en retour. Dès que l’on parle d’acte généreux chacun pense à un don financier ou matériel ou à une aide concrète ou encore à du temps sacrifié pour l’autre par sa présence. Mais qui penserait que pardonner est un acte généreux ? Le don du pardon n’est pas visible et pourtant il est bien réel.

Hors, attendre une reconnaissance à la suite d’un pardon c'est humain, c'est pour beaucoup tout à fait normal. « Il t’a pardonné, alors soit au moins reconnaissant ! »

Est-ce normal pour un disciple de s’attendre à un retour ? Doit-il-lui aussi se dire au fond de lui: « J’ai déjà pardonné, mais là, franchement il abuse de la situation. Il se moque de mon pardon puisqu'il continue a péché alors que je lui ai déjà pardonné. Il a pris mon pardon à la légère. C'est qu'il me considère moi-même comme insignifiant. Il me dénigre, et peut-être même qu’il me méprise. Comment peut-on dans ces cas-là continuer à lui être favorable ? »
Mon pardon devient alors sans que je m'en rende compte, une dette pour l'autre. Il m'est redevable.  « Comme je t'ai pardonné, tu me dois quelque chose maintenant». Quelles choses ? Ton estime, ta considération, plus encore une espèce de soumission ? Le pardon c'est alors le coup de grâce qui veut dire : « comme je t'ai libéré tu me dois ta fidélité ».

Ce n’est pas une libération, c’est une nouvelle forme d’asservissement.

Je te pose cette question : un disciple de Jésus qui aime ses ennemis peut-il être guidé par cet état d’esprit ? S’il aime son ennemi, alors il n’attend de lui aucun retour, aucun remerciement ni signe de considération de sa part. Sinon c’est un pardon orgueilleux. Le cadeau est enrobé de levain. Non, la grâce suppose une absence de réciprocité. Il n’y a pas de donnant-donnant.


Maintenant, transférez cette situation à la foi. Si Dieu a le même raisonnement : Si Dieu s’attend à ce que vous lui rendiez la pareil : la foi serait un cadeau oui, mais un cadeau empoisonné, car Personne n’aurait assez de jours et de force pour racheter tout ce que nous lui devons ; et qui sur terre serait sauvé ?
l’homme le plus saint de ce monde ne saurait y échapper.
Les nombreux récits bibliques confirment que Dieu n'a pas cessé d'être offensé. Ses commandements ont été pris trop souvent à la 
légère. Et la fidélité qu'il attendait de son peuple a été souvent bafouée et piétinée.
L’homme devait alors réparer ce qui avait été souillé ou brisé.
D’où la nécessité des sacrifices d'expiation qui revenaient périodiquement selon un calendrier de rendez-vous bien établi.

Chaque semaine au moment du sabbat (Nombres 28 :9-10) un animal était immolée pour expier les fautes. Chaque mois à la nouvelle lune (Nombres 28 :11-15). Chaque année à différentes fêtes comme la Pâque et sans oublier la grande fête des expiations (le Yom Kippour).

L’homme n’en finit pas d’expier ses fautes. Et Dieu n’en finit pas de le laver de ses péchés.

 Et pour nous qui marchons dans les pas de Christ, combien de fois avons nous eu besoin d'expiation pour la même faute ? Avec Christ, les fautes ne disparaissent pas. Même si Jésus de Nazareth est l’agneau qui ôte le péché du monde. La différence vient grâce au Saint-Esprit. Le souffle divin parle à chacun pour qu’il voit son sabbat dans sa semaine, ou qu’il cherche sa consécration à sa propre nouvelle lune. Qu’il fête aussi dans son année ses propres moments de délivrance parce que lui sait quand Dieu le justifie et le purifie. Dieu souhaite une relation intime avec le fils de l’homme et il agit pour que le plus souvent possible les confessions, les aveux, les repentances se fassent dans l’intimité, avec lui. Matthieu 6 :6 : « Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra ». Je fais encore, au passage un pied de nez à ces grands mouvements charismatiques de délivrances, où étaler ses péchés en public témoignent malheureusement d’un gros manque. Ils témoignent que Dieu est absent de la vie intime du croyant. Ici tout se passe à l’extérieur, publiquement parce que rien ne se fait par l’intérieur, par le cœur, l’âme et l’esprit.


Dans les faits, à la suite de nos fautes, Dieu nous a sans doute châtiés mais il n'a pas renié sa parole. Il nous pardonne. Encore et encore et encore et toujours lorsque nous revenons à lui avec un repentir sincère et profond.
"
Père, pardonne leurs ils ne savent ce qu'ils font "
Ce sont des mots forts (très forts) employés par Jésus-Christ avant de rendre son dernier souffle.

Ces mots pourtant semblent enlever une part de responsabilité à celui qui a été l'offenseur. Mais ce n’est qu’une impression, parce que dans la réalité la responsabilité incombe toujours à celui qui s’est rendu fautif. Mais avec le repentir, le poids de la culpabilité disparait, car l’ardoise est payée et effacée de nos comptes, au moment décidé par Dieu.


Alors non la responsabilité n'est pas enlevée. C’est l’expiation qui est partagée.

L’expiation ainsi vécue en Christ devient une gloire partagée. Dieu prend sur lui les conséquences de nos fautes, si nous sommes intègres dans nos voies. Sinon on payera jusqu'au dernier quadrant le tort qu'on aura causé. Mais en revenant à Dieu, en reconnaissant que l'on a agit sans savoir ce que l'on faisait, sans avoir mesuré l'étendu de son offense, alors un nouveau pardon pointe. Un nouveau ciel s’ouvre. Dieu nous inspire à réparer ce qui a été brisé tout en se chargeant de ce qui est impossible pour nous.  

J’ai vu des pardons qui ont rétablies des relations brisées impossibles à renaitre. Dieu a fait ce que personne n’aurait pu faire à sa place : Dieu a changé le cœur dur et inflexible de celui qui se sentait offensé. Il s’est montré conciliant et même (à la façon d’un miracle), il est devenu aimant. Le mot expiation a ce sens : celui de réparer entièrement le dommage causé. Mais avec Christ la réparation se fait sans douleur. La joie a remplacé la tristesse.


Par contre chez les chrétiens il y a tellement de cœurs endurcis, de rancœur gardée profondément. Le persécuteur, le vengeur se trouve là où on aurait cru trouver une compassion et une générosité sans borne ;

 

Et J'ai entendu dire de la bouche même d’un chrétien, que l'on peut pardonner à quelqu'un tant qu'il ne sait pas qu'il pèche. Et autant de fois qu'il pèche, le pardon peut se répéter. Mais maintenant qu'il a pris connaissance et conscience de son péché, que ses yeux se sont ouverts, le pardon ne s'exerce plus. C'est comme si Jésus avait dit : «  Père ne leur pardonne pas parce que maintenant ils savent ce qu’ils font ». Un homme averti en vaut deux comme dit le dicton bien connu.

Mais avoir une telle pensée est complètement diabolique. Parce qu’elle révèle un cœur dur comme de la pierre.  En fait, celui qui dit une telle hérésie ne sait pas ce qu’il dit. Il ne le sait pas parce qu’au fond de lui, ce chrétien ne se pardonne pas d'avoir pardonné.
Il a exercé le pardon divin a contrecœur. Il trouve injuste le fait de pardonner une faute répétée alors qu’il ne se la pardonne pas à lui-même. Combien ont ce sentiment qui provient d’un manque de communion intime avec son Seigneur.

Il prie sans doute dans le secret, mais il prie en cachant ses fautes ;
La folie va même jusqu'à demander pardon a Dieu pour ses fautes tout en sachant qu'il ne peut recevoir de pardon. Parce que ce qu'il a fait est impardonnable.
Oui un cœur non régénéré spirituellement est tortueux, c'est un cœur qui utilise sans cesse des détours. Il est rusé , plein de tromperies et méchant de surcroit. Voilà pourquoi le pardon ne peut se faire à l’infini pour une telle personne. Sa souillure venant sans cesse se répandre devant son visage.

« Père pardonne mes offenses comme je pardonne à ceux qui m’ont offensé ». La prière du Notre Père est bien plus profonde qu’un pardon exercé sans discernement. Si nous pardonnons sans que nous ayons dans le cœur  ce pouvoir de pardonner à l’infini, c’est que Christ ne règne pas. C’est qu’il est absent de notre communion et que nous y avons placé l’image de notre idole à sa place. Pardonner en sachant que c’est sous certaines conditions et pour certains cas fait encore de nous des légalistes. « Œil pour œil dent pour dent ». Cette forme de pardon ne sera alors jamais un acte de générosité mais un acte mesuré et anticipé. Ce sera faire justice tout en convoitant une récompense.

L’accusateur des frères, le diable a toujours une raison pour ne pas pardonner ou pour pardonner du bout des lèvres. Mais ceux qui ont le caractère de l’agneau ont un témoignage. Et ce témoignage c’est de montrer la grandeur infinie de Dieu. Le pardon infini de Dieu.

Apocalypse 12 :11 : « Et ils l'ont vaincu ( l’accusateur de nos frères, celui qui les accusaient devant notre Dieu jour et nuit) à cause du sang de l'Agneau, et à cause de la parole de leur témoignage… ». Si le sang de l’agneau coule dans nos veines, nous n’agissons plus comme de simples humains. C’est Christ en nous qui règne et nous témoignons de lui à travers nos choix et nos actes.

Et ceux qui accusent ne peuvent rien contre l’agneau. Car même sous des milliers d’accusations, le pardon serra toujours la seule et unique réponse.

Avec l’agneau comme caractère, pour certains nous passerons sans doute pour des faibles ou pour des hérétiques en pardonnant sans limite. Mais pour d’autres qui aspirent à la vérité, ils sauront qui vient délivrer et qui exercent cet amour désintéressé.

 

Maintenant, il y a une étape supplémentaire. A Simon Pierre, Jésus lui a laissé les clés du Royaume. Matthieu 16 :19 : « Je te donnerai les clefs du royaume des cieux: ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. ». Un disciple peut fermer l’accès au Royaume en retenant son pardon envers quelqu’un. Il liera cette personne sur la terre. Et la conséquence céleste c’est qu’elle aura la porte des cieux fermée. Elle ne pourra être justifiée par Dieu. La grâce ne s’exercera pas envers elle. Elle vivra toutes les conséquences négatives de ses actes. Elle paiera ses fautes jusqu’au dernier sou. Mais attention, cette possibilité n’est pas une loi. Et elle n’est pas à la merci ou au bon vouloir d’un croyant. Cette possibilité c’est un acte fait avec le Saint-Esprit et même impulsé par le Saint-Esprit. La personne est tellement endurcie et elle est tellement liée à ses démons que retenir le pardon est le seul remède au mal. Car elle devenue antichrist. Elle a pour père le diable. L’apôtre Paul a prit cette clé du royaume pour lier un frère Corinthien. 1 Corinthiens 5 :5 : « qu'un tel homme soit livré à Satan pour la destruction de la chair, afin que l'esprit soit sauvé au jour du Seigneur Jésus. ». 

Alors mes frères et sœurs notre vocation c’est vrai est celle de délier notre entourage en ne cessant de pardonner. Nous avons vocation à faire entrer un maximum d’âmes dans le royaume de Dieu. Mais n’oublions pas que Dieu est juste ; et si nous ne veillons pas et que nous nous laissons séduire par l’ennemi, et qu’aucun frère ne peut nous reprendre, Que le mensonge devient notre quotidien, Dieu suscitera un disciple pour nous lier et alors nous subirons de terribles tourments dont nous seront les seuls responsables.

Amen