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samedi 8 novembre 2025

L’ENFER EST-IL DEJA PARMI NOUS ?

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Par Eric Ruiz

 

L’enfer est-il sur terre ?

Cette question est plus importante qu’elle n’y parait au premier abord.


C’est d’ailleurs un sujet souvent mis en retrait par les doctrines religieuses chrétiennes qui partent du principe que l’enfer arrive après la mort ; et par conséquent que ce lieu n’est pas sur terre, qu’il est quelque part associé au shéol (traduit par le séjour des morts) ou qu’il est quelque part dans un lieu de perdition à l’opposé du paradis.

 Alors discuter à partir de cette question, c’est comme les pharisiens qui ne voulaient surtout pas remettre en question leur doctrine sur la loi du Sabbat.

Mais Jésus le Nazaréen leur a bien montré que l’amour est au-dessus de la norme et que leur aveuglement consiste à tout interpréter avec la norme en ayant au passage écraser l’amour (cet amour qui couvre une multitude de péchés). Par exemple pour un pharisien, il était impossible le jour du sabbat d’aider un animal à mettre bas, ni de le sortir d’un puits. Et si un homme tombait dans ce puits à son tour on pouvait juste lui tendre la main mais jamais une corde ou une échelle au risque par conséquent de le laisser mourir. Alors comment comprendre et admettre que Jésus laisse ses disciples manger des épis de blé dans les champs le jour du sabbat? Faire cet acte, c’est comme débuter une moisson alors que le sabbat est synonyme d’un repos qui doit être total. Jésus est-il partit dans un long développement théorique sur le sens du sabbat ? Non, il a prit un seul exemple, celui du roi David « N'avez-vous pas lu ce que fit David, lorsqu'il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui; 4comment il entra dans la maison de Dieu, et mangea les pains de proposition, qu'il ne lui était pas permis de manger, non plus qu'à ceux qui étaient avec lui, et qui étaient réservés aux sacrificateurs seuls? » Matthieu 12 :3-4

 

Cette manière de penser, de voir que ce qui est permis de faire ou non, amène naturellement à penser que l’idée de l’enfer revient à une norme religieuse. Lorsqu’une personne vit des moments terribles, insoutenables par le degré de souffrance physique et ou psychique que cela entraine, et parfois pendant de très longues années….eh bien, ces détenteurs de vérités disent que cette personne vit… juste les prémices de l’enfer. Une sorte d’antichambre à l’enfer, comme une étape préparatoire à des évènements terribles.

 Mais c’est aussi selon l’expression un pis-aller, c’est-à-dire  une solution que l’on trouve, faute de mieux en dernier recours, c’est une solution provisoire en attendant que quelque chose de pire ou de plus fort arrive. Bref, c’est un petit aperçu de ce qu’ils vivront, s’ils refusent de croire en Dieu. Et ils insistent bien : l’enfer est éternel ; Et il n’est pas de ce monde. L’enfer terrestre est donc perçu par une très grande majorité de chrétiens comme un pis-aller au véritable enfer à venir (qui lui serra beaucoup plus terrible).

 

Pourquoi cette vision de l’enfer après la mort est-elle si importante à leurs yeux ?

 

Parce qu’utiliser la peur, ou susciter un imaginaire angoissant et terrifiant, c’est un moyen de maintenir l’ordre moral et religieux de manière durable. « Si tu ne pratique pas ta religion tu risques d’aller en enfer à ta mort » c’est aussi un moyen efficace d’évangélisation.  La peur du jugement dernier pousse au repentir et surtout à la fidélité religieuse. « Tourne toi vers Dieu et tu vivras éternellement, sinon, à ta mort tu connaîtras le feu de l’enfer ». Diderot de son temps, disait : « Oter la crainte de l’enfer à un chrétien et vous lui ôter sa croyance ».

 

L’enfer, je le redis ce n’est pas un lieu crée quelque part par Dieu pour punir et châtier les impies, les idolâtres et les hérétiques. Dieu ne crée pas le mal ; et il n’incite pas au mal.

« Que personne, lorsqu'il est tenté, ne dise: C'est Dieu qui me tente. Car Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne. » (Jacques 1 :13).

Par contre Dieu connait le cœur de l’homme et il sait très bien que ce cœur peut être mauvais à un point inimaginable. L’enfer est crée par la désobéissance de l’homme. Dieu a même trouvé des pratiques humaines qui l’on surprit par le niveau de cruauté et de méchanceté. Il a détruit par l’eau avec le déluge des êtres qui n’avaient plus aucun scrupules, ni aucun frein pour le mal. Dieu s’est repentit de cela, parce sa nature n’est pas dans l’extermination, ni le génocide. Sa nature est de sauver. C’est le nom hébreu Yehoshua (l’Eternel est salut) que l’on trouve dans la bible, traduit en français par Josué ou Jésus.

 

Alors, lorsqu’un être humain ou un groupe possède le pouvoir, la connaissance et l’argent (c’est les trois 6, le 666). Cette personne ou ce groupe se croient être « les maitres du monde ». Ils font ce que faisaient bien avant eux les rois de Babylone, ils construisent un panthéon pour s’entourer de toutes leurs divinités. A ce moment là plus rien ne les arrête. La corruption devient leur pratique courante et l’escalade du mal est sans frein et pratiquement irréversible. Et surtout cette escalade amène au génocide. Oui j’ai bien employé ce mot fort de « génocide » parce qu’éliminer une  tribu, une race, un peuple, une nation alors que cette nation n’a aucun comportement belliqueux envers eux, c’est un crime très grave.

Je suis certain déjà que plusieurs noms ou plusieurs exemples arrivent à votre esprit.

 

Pourquoi je vous parle de cet humain 666 ou de ce groupe inique ?

 

Parce que c’est ce groupe qui va créer les conditions de l’enfer sur terre.

L’enfer des autres va exister à partir de quelques personnes mégalomanes, riches, influentes, parce que s’accaparant et régnant sur le savoir.

Cette bête de l’apocalypse, ce dragon qui est adoré et qui crache du feu, va alors instaurer un système où le bien et le mal cohabitent parfaitement ; un système à la fois humaniste, progressiste mais aussi un système meurtrier très efficace. Il punit des innocents. Il s’en prend à des gens qui n’ont manifesté aucune hostilité et qui sont de simples habitants sans histoire qui ne demandent qu’à vivre normalement. Ce groupe maltraité, présente même un intérêt positif pour le progrès. Il adhère à leur vision et ces gens sont près par exemple à acheter leurs produits en pensant qu’ils sont bons pour eux. Malgré le fait qu’en augmentant la richesse de ces dragons, beaucoup d’entre eux seront détruits.

 

Un exemple contemporain, là sous nos yeux, existe la dynastie la plus influente depuis l’aube du XXème siècle : La famille Rockefeller.

Cette famille profondément chrétienne dès le départ, s’est constituée un empire financier mais pas que. Elle a grandit à tous les niveaux (Elle compte aujourd’hui plus de 200 héritiers) par toutes sortes d’acquisitions et de prise d’intérêt aux Etats-Unis puis, ensuite dans le monde entier.  Cet empire commence en 1870 avec John Davison Rockefeller qui fonde la plus grande entreprise pétrolière des Etats-Unis. Les membres de cette famille deviennent par les profits du pétrole les premiers grands milliardaires de l’ère moderne. Mais leur puissance ne s’arrête pas au pétrole et à l’argent ; Dès le début du XXème siècle, les Rockefeller se diversifient dans tous les domaines. La santé, l’éducation, l’agriculture, l’art, les sciences du comportement, les technologies de l’information, la finance etc etc.

Prenons la santé. La disparition de la médecine naturelle traditionnelle est en grande partie due à leur influence. Comment ? En privilégiant l’industrie pharmaceutique, la recherche scientifique et les grandes orientations de la médecine du XXème siècle. En toute logique, les Rockefeller investiront beaucoup dans la chimie au détriment de la santé traditionnelle par les plantes. Ils créeront des universités dont la célèbre université de Chicago pour que les futurs médecins aient un savoir scientifique ; ils fonderont l’institut Rockefeller, une espèce de tour de contrôle pour la recherche médicale ; Et pour installer à grande échelle leur modèle basé sur la chimie et les médicaments de synthèse, ils financeront le rapport Flexner (1910), un rapport très important qui va réorganiser tout l’enseignement médical américain en supprimant au passage les écoles de médecine naturelle, homéopathique ou botanique. Pour l’argent, point de souci, les Rockefeller ont créé leur propre banque aujourd’hui plus connu sous le nom de la JP Morgan Chase où ils se sont associés avec une autre grande famille : les Rothschild. C’est une des plus grande banque au monde.

 

N’oublions pas que la force démoniaque est décrit comme un animal, qui vient de la mer (donc d’une grande nation) avec de nombreuses cornes (10 au total) comme nous le décrit le livre de l’Apocalypse chapitre 13 (une bête à 10 cornes). Ces cornes sont des puissances.  J’en avais déjà parlé longuement dans un message intitulé : « l’Antéchrist la onzième corne », la 3ème corne : c’est l’esprit de séduction (en grec : apate : tromper, tricher, manipuler ; Parce que pour devenir les « maitres du monde » les Rockefeller utilisent tous les stratagèmes possibles : Pressions psychologiques, conduite agressive de rachat des concurrents, menaces de mort, accords secrets malhonnêtes pour obtenir des tarifs préférentiels, financements occultes, etc, etc.  

Alors soigner son image c’est indispensable pour rester au sommet et pour continuer à être dans un déni complet. Le groupe milliardaire n’arrêtera pas de se justifier et de recenser ses bonnes actions. Ainsi, cette famille soutient de très nombreux groupes religieux, sans oublier que les Rockefeller investiront dans de très nombreuses associations humanitaires faisant office de bienfaiteurs. Parmi leurs nombreuses activités philanthropiques, la riche famille américaine, a offert en plein centre de New York un terrain de 7 hectares d’une valeur de 8 millions de dollars pour construire l’ONU et leur fondation. Par ce biais, les Rockefeller se sont placés aux avants postes pour influencer la santé publique dans le monde. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si quelques années plus tard, l’OMS (l’Office Mondiale de la Santé) sera en grande partie l’héritière politique pour la santé mondiale, de la Fondation Rockefeller.

 

Alors on commence à comprendre la stratégie diabolique de cette famille, comment chacun et chacune s’y est prit pour instaurer cet enfer sur terre, (cet enfer, bien qu’ils n’ont jamais eu directement cette intention-là). Leur volonté est que soit propagé leur idée du progrès qu’il estime être la meilleur pour eux d’abord et pour les autres ensuite. Mais dans cette idée du progrès, l’eugénisme, qui vise la sélection d’une race supérieure en fait partie. L’occident et Rockefeller veulent contrôler les naissances. Les pilules contraceptives comme la libération des femmes par le droit à l’avortement seront des solutions parmi d’autres qui visent à limiter la population mondiale.

 

Je vous parlais de génocide au début du message. Cette famille participe activement au nouvel ordre mondial et au génocide qui va avec.

 

Ce nouvel ordre mondial place l’artificiel, les produits pétrochimiques, la cybernétique avant, bien avant les produits naturels et biologique issus de notre environnement. Il transforme l’ordre du monde pour en faire un cyberespace, c’est l’ère de l’homo numerus ou l’homo cybernéticus le projet du nouvel ordre mondial….Et ce projet draine avec lui les ténèbres, c’est-à-dire : tout son lot de maladies, d’infirmités et de souffrances. Car, dans les faits, on ne peut plus acheter ou consommer un produit sans utiliser ou avaler leur poison.

Au départ, ce n’est pas grand-chose notre corps réagit par des complications, par des effets secondaires, par une multiplication des commorbitités, c’est-à dire des maladies qui se rajoutent à d’autres, des crises d’allergies de plus en plus nombreuses.

Tous ces signaux cachent en fait deux mots que l’on entend aujourd’hui de plus en plus : les Perturbateurs endocriniens.

Qu’est-ce que c’est que ces perturbateurs endocriniens ? Eh bien ce sont tous des produits dérivés du pétrole qui vont agir sur nos hormones et notre système immunitaire et déclencher des maladies bénignes et graves. Comment ? Par les hydrocarbures qui se retrouvent partout dans l’air, la nourriture, l’eau, et dans notre environnement quotidien ; et ces produits dérivés du pétrole, on les stocke dans notre corps à des doses infimes, mais on le sait, elles produisent un poison. Quel poison ? C’est les  « 6P », 6 pour six poisons;

1°) les Pesticides,

2°) les Produits pharmaceutiques (dont les vaccins font aussi partis),

3°) les Plastiques en tout genre que l’on ingurgite par l’eau et les aliments,

4°) les Parabènes (conservateurs chimiques),

5°) les Polybromés  (tous les composants électroniques), qui dégagent des poussières que l’on inhale ou qui pénètrent par la peau) et

6°) les Perfluorés (comme, les emballages alimentaires ou le téflon que l’on retrouve dans les poêles par exemple).

Ces six principales familles de perturbateurs endocriniens sont pourtant responsables d’effets très délétères sur notre santé (AVC, cancers, maladies auto-immunes, diabètes, troubles de la fertilité, dysfonctionnement de la thyroïde, maladies cardio-vasculaires…)

 La stratégie diabolique se dessine clairement devant nous, lorsque la richesse croit en même temps que le nombre de malades à soigner. Rappelez-vous, il n’y a pas si longtemps, c’était une des courbes du Covid 19. La courbe des milliards générés par Big Pharma allait de pairs avec le nombre de vaccinés et de malades. Plus les maladies seront légions, plus les occasions de s’enrichir seront là.

 

Alors le problème de ce monopole du savoir et de la santé. C’est que toute autre manière de s’alimenter, et de se soigner est laissée à l’abandon et que l’accroissement sans fin des produits pétrochimiques a pour conséquence un véritable génocide sur la planète. Les nouveaux « maitre du monde » ont amené avec leur technoscience de nouvelles formes de maladies qui sont de véritables épidémies planétaires. Mais aujourd’hui un autre roi joue dans la même cour que les Rockefeller .Apocalypse 17 :12 Les dix cornes que tu as vues sont dix rois, qui n'ont pas encore reçu de royaume, mais qui reçoivent autorité comme rois pendant une heure (plus de 40 ans) avec la bête. Ils ont un même dessein, et ils donnent leur puissance et leur autorité à la bête. " Le modèle d’emprise de la famille Rockefeller est transmis à l’identique à un autre roi qui n’a pas encore de royaume. Il s’agit de la fondation Bill et Melinda Gates (crée en 2000), grand admirateur des Rockefeller.

Ils abusent des mêmes stratégies de conflits d’intérêt, de la même soif d’être les maitres du monde et de la même vison du nouvel ordre mondial. Ils ont eux aussi ces 10 cornes parfaitement identifiables.

 

Alors que faire pour un croyant face à ce déferlement de problèmes et cette vision apocalyptique de l’enfer sur terre ?

Le roi d’Israël David, dans un de ses Psaumes (23) le chantait ; «  Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal car tu es avec moi: Ta houlette et ton bâton me rassurent. ». Dieu nous dit que lorsque nous marchons dans les ténèbres, là où se propage l’enfer, nous ne craindront pas la mort, parce que Dieu agit avec fermeté et douceur avec sa houlette ; il nous guide sans brutalité ni stress et nous rattrape lorsque nous nous sommes égarés ; et avec le bâton, il fait aussi comme le bon berger, il nous défend contre les prédateurs et les animaux dangereux. Par conséquent notre Dieu sauveur sera toujours là pour nous sortir des problèmes et des maladies.

Amen

dimanche 12 novembre 2023

L’OBJET D’ADORATION : la MARQUE de la BETE

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Par Eric Ruiz

 

Depuis des millénaires on assiste à la même erreur humaine : celle de confondre le spirituel avec le matériel ; de confondre le spirituel avec l’objet sacré. Non pas que l’objet sacré soit mauvais. Dieu aime les objets lorsqu’ils sont un témoignage de la réalité.

Or, avec Moïse, les Hébreux ont eu peur de ne plus voir leur prophète, alors ils se sont fait un veau d’or.

Puis par la suite avec les rois de Juda redoutant les malheurs, beaucoup se confiaient dans le serpent d’airain de Moïse.

Avec le roi d’Israël Jéroboam, se sont multipliés les sacrifices sur les autels partout en Israël, parce que Jéroboam avait peur que son peuple se détourne de lui et qu’il retourne à Jérusalem

Mais, un autel (a-u-t-e-l), c’est quoi ?

Un autel se construisait jadis à partir de pierres jointes bout à bout pour former une table ou un monument. Ce n’est pas que les autels ne soient pas bons, mais comme je le disais récemment, c’est l’intention qui prime sur l’action. Si l’intention, c’est d’ériger un autel pour renouveler son alliance avec Dieu et que vous y joignez des actes justes, l’autel est de bonne figure. Par contre si l’autel sert à se justifier soi-même parce que l’on se sent coupable, l’autel est de très mauvaise figure.

Après que Jacob, fils d’Isaac eut un songe, où il voyait des anges descendre et monter par une échelle, il fut saisi par la peur, et il s’empressa de bâtir un autel lui aussi ; et de nommer ce lieu Bethel (maison de Dieu) à la place de luz (lumière) ; et là il fit un vœu de fidélité (lui qui n’avait pas encore la lumière, puisqu’il fuyait après avoir trahi auparavant son père et son frère).

Plusieurs générations plus tard, un homme de Dieu arrivera de Juda à Bethel et il cria. « Il cria contre l’autel par la parole de l’Eternel» (1Roi 13 : 2). Il cria dans les faits contre ce qu’avait engendré les peurs et rendu l’autel infâme.

Vous voyez l’intention que l’on apprend, sert à nous dévoiler le cœur, le sens profond de l’acte.

À chaque fois que l’homme a eu peur, il s’est tourné vers un objet sacré, détournant le but de cet objet;

Et que dire de l’empereur Constantin, le premier empereur chrétien, celui même qui a été une pierre principale de fondation de la religion catholique, à partir des reliques de la couronne d’épine de Jésus, d’un morceau de la croix et des clous de la crucifixion ;

Ces reliques, que sa mère Hélène avait ramenés de Jérusalem n’avaient pas pour but de renouveler son alliance avec Dieu mais, de se justifier ; de se placer au premier rang des saints, de  renforcer sa légitimité pour asseoir son pouvoir politique et religieux qui aboutira au césaropapisme. Constantin 1er se donnera le titre de pontifex maximus, grand pontife.

Mais cet esprit de conquête n’est pas unique. Regardez tous ces pasteurs qui se présentent pour devenir députés dans leur pays n’ont-ils pas eux aussi cette même peur de perdre leurs nombreux admirateurs ? Ils ont eux aussi leurs amulettes, leurs gri-gri ou fétiches ou encore leur reliques souvent cachées au fond de leur poche.

 

Quant aux protestants, ils n’ont pas faits mieux lorsqu’ils qui ont brandi « la sainte Bible aussi haut que le serpent d’airain de Moïse», afin que ce livre devienne leur dieu, que leur nouvelle alliance soit lue et récitée chaque jour.  Des mouvements chrétiens récents, quant à eux, n’hésitent pas à brandir le livre de leur prophète élu pour s’attribuer une sainteté supérieure. C’est un fait, le serpent d’airain de Moïse est toujours en activité.

 

Dès que la peur de perdre sa relation avec Dieu arrive, l’homme se fabrique une idole. C’est systématique.

D’ailleurs précisons que le fait d’avoir peur de perdre sa relation avec Dieu fait qu’il y a déjà une grande cassure ; la porte de l’apostasie est déjà ouverte.

À ce titre, lisons Deutéronome 29 : à partir du verset 18 et regardez bien sur quoi Dieu insiste, parlant à Moise. (Insiste-t-il sur le cœur ou sur le faux dieu en métal ?) « Vous avez vu leurs abominations et leurs idoles, le bois et la pierre, l’argent et l’or, qui sont chez elles (les nations) ; 18 Qu’il n’y ait parmi vous ni homme, ni femme, ni famille, ni tribu, dont le cœur se détourne aujourd’hui de l’Eternel notre Dieu, pour aller servir les dieux de ces nations-là, qu’il n’y ait point parmi vous de racines qui produisent du poison et de l’absinthe, 19 Que personne après avoir entendu les paroles de cette alliance contractée avec serment ne se glorifie dans son cœur et ne dise : « j’aurai la paix, quand même je suivrai les penchants de mon cœur ? »

Ce comportement-là, équivaut à renier son alliance. Aller vers de faux dieux, ce n’est autre que de se glorifier, Suivre son mauvais cœur ; c’est adorer le bois, la pierre, l’or et l’argent ;

Car en eux-mêmes ces matériaux ne sont pas mauvais, mais c’est parce que le cœur est mauvais qu’il s’y attache. C’est le cœur mauvais qui produit du poison et de l’absinthe.

Alors, aujourd’hui avec tous les exemples bibliques mis à notre disposition, on aurait tendance à croire que le passé a été donneur de leçons.  Que les erreurs de nos ancêtres ont profité et nous ont enseigné la sagesse. Et qu’aucun croyant de la Bible n’oserait se confier dans un objet ou dans une relique quelle qu’elle soit. Que tout objet sacralisé a été brisé. Les statues, les médaillons, les icônes, les images sont-ils devenues des vestiges d’une religion passée ? Les autels de sacrifice, les mézuzah, les chandeliers, les vases d’ablution pour se purifier ne remplissent-ils plus que les musés ?

 

Dans certaines assemblées chrétiennes dites du renouveau ou des assemblées réformées, c’est vrai tous ces objets semblent ne plus exister. Les salles de réunions sont vides d’objet à vénérer… jusqu’au moment où le prédicateur se met à parler d’une idole en or, c’est-à-dire qu’il se met à parler de collectes, de dons, de dîmes, d’une aumône obligatoire pour un projet.  Car l’objet, (même s’il est symbolique avec l’argent), a été dérouté de sa fonction.

L’argent ne sert plus de moyen pour aider son prochain. Il n’est plus un simple moyen d’échange. L’ARGENT a un statut d’objet sacré, il est le nouveau Graal.

Mais est-il si nouveau que cela ? 

Jadis, ce concentré de valeur, de désir et de pouvoir représentait le trésor des temples Assyriens ou Babyloniens, mais aussi celui des Égyptiens, où le niveau d’or devait être au même niveau que le niveau spirituel. Et à ce titre ce trésor a toujours été le butin tant convoité des uns et tant admiré des autres. Rappelons-nous le butin des chevaliers du Christ, de ces moines guerriers lors des différentes croisades, de ces guerres soit disant saintes vers Jérusalem. N’y avait-il pas cette légende qui planait autour du temple de Salomon ? La légende d’un trésor inestimable caché quelque part ? Et récupéré par ses mêmes chevaliers du temple devenus extrêmement riches par la suite ? (bien-sûr je fais référence à cette fameuse légende sur le trésor des templiers ; ces templiers qui sont devenus en réalité les riches usuriers de nombreux rois).

De nos jours, il n’y a plus de trésors dans les Églises.

Mais quelle Église a arrêté de glorifier son cœur ?
Qui préfère « les instructions à l'argent, Et la science de Dieu à l'or le plus précieux » comme l’enseigne le livre des Proverbes Chapitre 9 verset 10 ?

Hélas, le pouvoir de l’argent a gardé ses attraits. Argent et religion ont toujours fait bon ménage.  Rien d’étonnant alors que le métal blanc soit la manne des Églises. Il classe les fidèles. Il leur donne à chacun, sans le dire ouvertement, un numéro d’ordre, une importance différente.

Mais, là où la richesse est encore plus mise en valeur, c’est quand l’ARGENT devient le Graal de la bénédiction.

« On se glorifie dans son cœur et on se dit : j’aurai la paix et la prospérité en suivant les penchants de mon cœur » ; en d’autres mots on se dit: « Notre assemblée a été bénie, nous avons reçu une collecte importante, ou des dons suffisants pour aider une assemblée au bout du monde » ; ou encore untel a été béni financièrement dans son travail (entre parenthèse voilà le fruit d’une piété qui serait véritable.) Parce qu’un croyant qui progresse dans sa piété devrait obligatoirement se voir attribué, comme par miracle, une manne financière imprévue.

Le curseur de la foi a été placé sur la richesse.

L’évangile de la prospérité n’a jamais été aboli. Or, un croyant qui prospère et qui a de grands biens devra surmonter bien des épreuves.

Marc 10 :24 : « Mes enfants, qu'il est difficile à ceux qui se confient dans les richesses d'entrer dans le royaume de Dieu! ».

 

La colère et la jalousie de Dieu (nous lisons cela au verset 20 du 29ème chapitre du livre du Deutéronome) s’enflamme contre cet homme, et l’Eternel effacera son nom du dessous des cieux. » Pourquoi ? Parce que la tentation de la convoitise est alors consommée. Et le pire c’est que cette tentation est perçue comme de la foi (c’est le faux dieu qui est décrit là, ce faux dieu appelé mammon par Jésus-Christ).

Mais cette tentation possède une marque : la marque de la bête.

 

 Apocalypse 13 : 17 : « … personne ne pût acheter ni vendre, sans avoir la marque, le nom de la bête ou le nombre de son nom. ».

 Combien de croyants ont lu et relu ce passage, et leur aveuglement a fait qu’ils ont placé une frontière entre l’argent des croyants d’une part (un capital saint par essence, pur, digne de louange et justifié) et l’argent du monde d’autre part (un capital corrompu, impur, sale et injuste).

Leur constat semblerait être évident : Tout croyant en christ se trouvera dans l’impossibilité de faire du commerce, parce qu’il n’aura pas cette marque criminelle sur lui.

Et cette marque a toute de suite trouvé son objet de malédiction : une puce microscopique que l’on introduit sous la peau. Le mal serait cet objet que l’on souhaite rendre invisible ; alors qu’un autre objet plus important : l’argent, se dématérialise de plus en plus (se rendant lui aussi invisible)  mais qui se vénère plus que jamais.

 

Alors cette frontière entre le croyant et l’impie existe-t-elle vraiment ? Apocalypse 13 :17 nous montre-t-elle cette frontière ?

 La privation sera visible : on ne pourra plus faire du commerce sans avoir cette marque.

Qui ne pense pas que cette malédiction est destinée uniquement à ceux qui détruisent la terre, à ce monde de païens, de sans dieux ou à ces terroristes de la foi ?

Chacun, chacune a tendance à s’exclure automatiquement parce que faisant partie du peuple de Christ.

 

 Or, il y un homme de Dieu qui crie, devant l’autel, devant un autel de pierre qui cache de l’or ; et il crie que nous devrions nous examiner pour savoir si nous avons placé le totem de la richesse dans notre cœur. Nous n’avons pas besoin nécessairement d’être riche, la convoitise de la bénédiction suffit. Cette soif de bénédictions suffit à rompre l’alliance avec Dieu.

Quand Paul affirmait qu’il savait être dans la disette (le manque) comme dans l’abondance, il voulait sans doute nous révéler son cœur. Aucun objet de convoitise ne le faisait vibrer.

« Ce n'est pas en vue de mes besoins que je dis cela, car j'ai appris à être content de l'état où je me trouve. 12Je sais vivre dans l'humiliation, et je sais vivre dans l'abondance. En tout et partout j'ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l'abondance et à être dans la disette ». (Philippiens 4:11-12)

Ce témoignage de Paul doit nous faire réaliser ce qui est juste : C’est d’aimer comme lui l’état dans lequel nous sommes amenés à vivre. Rien ne devrait nous faire perdre notre joie et notre paix.  Se contenter de ce que l’on a au présent est une marque divine. Mais vouloir toujours plus, toujours mieux, toujours davantage n’est pas une marque de foi ou d’excellence, c’est une marque de la bête.

Dès demain, dès ce treizième jour du mois de novembre, faites un acte de foi et de justice, brisez vos objets d’adoration (si vous en avez) !

Amen

dimanche 20 mars 2022

La VEILLESSE : Malédiction ou bénédiction ?

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Par Eric Ruiz

 

Vieillir fait toujours partie des sujets tabous. On évite d’en parler ; ou on en parle pour évacuer ses peurs. Mais il faut l’aborder parce que c’est une période importante de la vie, même si tous n’y parviennent pas ou peu.

Je regardais mon père âgé de bientôt 88 ans, qui se demande tous les jours pourquoi il est obligé de continuer de vivre ainsi, dans un corps qui lui fait honte et qui le diminue sans cesse (lui un ancien sportif obligé de se déplacer avec un déambulateur ; ou de passer du lit au fauteuil et du fauteuil au lit).

Et je me disais : « à quoi sert la vieillesse ? »


C’est vrai, pour beaucoup une période très difficile, pénible, voire invivable s’annonce à eux (aller disons-le, une période comme l’enfer !).

La déprime des séniors n’est pas un fait rare.

Isolés par les deuils de leur entourage, ils perdent l’envie de vivre ; N’ayant plus le travail qui rythmait leur journée, ils se sentent inutiles.

Même avec les progrès actuels de la médecine, la vieillesse traine avec elle la perte de la force physique, on est aussi plus vulnérable, invalide parfois, dépendant, fatigué, diminué physiquement mais mentalement aussi,(parce que beaucoup perdent la mémoire à court terme) ; sans oublier aussi que cette vieillesse permet de mesurer, surtout de nos jours, son décalage avec les plus jeunes générations. Par conséquent, vieillir est souvent synonyme de s’aigrir encore plus avec la vie.

Alors à quoi sert de vieillir ? Pourquoi le Seigneur notre Dieu ne prend pas le croyant avant qu’il atteigne un âge avancé ?

D’ailleurs, un bon nombre de croyants  redoutent la vieillesse et prient dans ce sens. Ils prient pour qu’un enlèvement ait lieu avant qu’ils aient à vivre ce moment-là.

Mais Dieu a fait une promesse à Abraham que nous lisons dans Genèse 15 :15, et ce n’est pas de vieillir qu’il lui a promis ; il lui a dit : «  Toi tu iras en paix vers tes pères, tu seras enterré, après une heureuse vieillesse ».

S’il a promis une vieillesse heureuse aux hommes de foi, c’est que cette vie-là doit l’être ainsi.

Mon propre père, quand il me voit chaque semaine, me dit : « je ne suis pas comme toi, je crois qu’il n’y a rien après la mort »

Mon père vit sans l’espérance du salut, et sans la paix dans l’âme. C’est ce désespoir, ce malheur qui le mine dans ses vieux jours. Il ne comprend pas pourquoi je reste là, moi, calme et serein alors que lui se retrouve seul à se battre avec sa souffrance qu’il trouve injuste et humiliante.

Je réalise le cadeau que notre Seigneur nous fait en vivant tout ce qui nous arrive, dans la paix.

Parce que le plus important je le répète, ce n’est pas l’épreuve que nous traversons c’est « comment » nous la traversons.

D’où provient la lumière ? De notre corps ? Ne serait-ce pas plutôt de notre esprit ou de notre âme ?

Le handicap n’est un handicap que pour celle ou celui qui le voit ainsi.

J’ai connu un champion de monde de triathlon handicapé, qui me disait que la plus belle chose qui lui soit arrivée est celle d’avoir perdu sa jambe accidentellement.

Il s’est trouvé alors de nouveaux combats, de nouveaux challenges qui ont changé sa vie, qui lui ont donné des buts beaucoup plus élevé qu’avant.

Un homme de foi, lui, voit dans les aléas de la vie, des moyens différents de rendre gloire à Dieu.

Ses faiblesses, ses limites, ses petites douleurs, ses handicaps du moment lui servent à s’abaisser encore plus, à grandir dans l’humilité. Il devient dépendant encore plus….peut-être des autres, oui mais de Dieu en premier.

Perdre sa force en vieillissant c’est une bénédiction…Mais attention pour ceux qui cherchent un moyen d’agir différemment. « Que le faible dise je suis fort », fort par celui qui me fortifie. Moins on comptera sur soi plus le ciel s’ouvrira alors.

Et puis, on ne le dit pas assez, mais l’attitude de la personne âgée est un modèle pour les jeunes générations. Le papy, la mamie, c’est le confident, c’est la personne qui montre l’écoute, le cœur, qui donne le conseil sage. C’est le point lumineux de la tendresse.

La tendresse mais aussi, l’honneur.

« Les cheveux blancs sont une couronne d'honneur; C'est dans le chemin de la justice qu'on la trouve. », nous dit Proverbes 16 :31

Marcher sur le chemin de la justice nous fait réaliser que nous avons une couronne d’honneur pour nos vieux jours.

Et si on parle d’honneur ; Dieu, lui, met un point d’honneur à bénir celui qui marche devant lui dans l’intégrité ;

C’est-à-dire, celui qui use de transparence avec lui, qui a su faire tomber son masque d’hypocrisie pour laisser apparaitre ce qu’il est réellement.

Par contre, il existe une ancienne croyance dans le fait que vieillir est une bénédiction accordée seulement à celles et ceux qui font le bien et que pour les autres, ils sont repris avant, rattrapés par leurs méchancetés. On cite le Proverbe 3 :1 pour étayer son raisonnement : « Mon fils, n'oublie pas mes enseignements, Et que ton cœur garde mes préceptes; Car ils prolongeront les jours et les années de ta vie, Et ils augmenteront ta paix. »

Ce sont les jours de paix qui augmenteront dans la vieillesse, alors que pour les autres, les jours pourront augmenter…mais la paix ne sera pas au rendez-vous.

Shalom, le mot hébreu employé dans le texte a un sens plus large que la paix du cœur, c’est aussi un corps en bonne santé, un bien être général de la personne.

Et à l’inverse si des jours de tourments, de souffrance augmentent, je ne suis pas certain que beaucoup rêvent alors de prolonger leurs jours pour vieillir.

Le troisième âge : c’est encore un temps de jugement. Un temps qui montre notre passé et qui fait le bilan avec ce que l’on a semé dans notre vie.

Alors : Vieillit-on comme on a vécu ?

Je l’crois vraiment, oui.

Vieillir devrait montrer que nous nous sommes dépouillés du vieil homme (de notre veille nature) ; que nous avons vaincu le mal.

Il n’est qu’une seule manière de bien vieillir, c’est de mourir auparavant.

Si nous sommes morts de notre vivant alors nous vivrons parfaitement notre vieillesse.

Pour le roi Salomon, vieillir ne fut pas pour lui un havre de paix. 1 Roi 11 nous dévoile l’irritation de Dieu qu’il a eu pour le roi d’Israël, à la fin de sa vie, à cause de ses transgressions.

Le royaume du fils de David vécut certainement dans la paix ; mais pour lui ?

Salomon finit sa vie dans la guerre, la tourmente, la dépression (c’est ce que nous renvoie aussi les écrits de l’Ecclésiaste) .

1 Roi 11 : 14 : « L'Éternel suscita un ennemi à Salomon: Hadad, l'Édomite,…23 « Dieu suscita un autre ennemi à Salomon: RezonIl fut un ennemi d'Israël pendant toute la vie de Salomon 26 « Jéroboam aussi, serviteur de Salomon, leva la main contre le roi. »

Trois ennemis assaillirent le trône de Salomon et le dernier, Jéroboam fut un peu le coup de grâce, car c’est lui le serviteur faisant office de traite qui prendra la succession du royaume d’Israël et qui fera la guerre au royaume de Juda.

Mais, qui sont véritablement les ennemis de Salomon ? Ces ennemis qui montrent aussi les nôtres ?

Hadad signifie en hébreu « puissance ». Rezon nous montre par la racine razan le chef, le souverain, le monarque et enfin Jéroboam nous renvoie au peuple nombreux, à l’abondance.

Ce qui a rendu une vieillesse malédiction pour Salomon fut la convoitise ; ses désirs de puissance, de règne et d’abondance.

Eh bien ses trois désirs sont ce qui forment les trois 6 du 666 : La marque de la bête ; La puissance par la sagesse, le règne et la richesse sont attachés à l’être animal, le 6;

Et des esprits souverains, avide de pouvoir et de domination comme Salomon, il en existe pléthore aujourd’hui. Ces êtres maléfiques sont l’image, la représentation de la bête ; et ils sont adorés vénérés.

Ne vivent-ils pas ou ne vivront-ils pas l’enfer avec cette marque de la bête sur eux ?

Et le roi de Juda Ozias; lui aussi maltraita à sa façon le temple. Son cœur hautain, ivre de puissance l’amena à profaner le temple en brûlant lui-même les parfums sur l’autel, se moquant par la même de la fonction des lévites.

Sa vieillesse fut une véritable calamité puisque en plus d’être retranché de son peuple, la lèpre ne le quitta pas jusqu’à son lit de mort.

Cela veut dire que : celles et ceux qui se rebellent à un moment donné contre Dieu alors qu’ils ont été missionnés se retrouveront à finir leur vie, marqué par l’esprit de la bête.

Ils seront dans la tourmente, à combattre contre des ennemis ou des maladies terribles ; à être retranchés, plutôt que de vivre une « heureuse vieillesse» au milieu des siens, (cette vieillesse promis aux gens de foi, promis aux descendants d’Abraham).

Alors, avons-nous marché sur le bon chemin ? Ou notre vieillesse montre-t-elle le contraire, que nous nous sommes détournés du chemin de la vérité ?

Si les ronces et les mauvaises herbes ont poussé en majorité, c’est que nous nous sommes faits notre propre dieu et que la bête y a fait une marque profonde.

Si l’amertume, les regrets, la jalousie, la lassitude fait partie de notre quotidien, c’est que le temple de l’Esprit saint n’est pas ou n’est plus au milieu de nous. Quel temple y règne alors ?

Par contre, si notre jardin intérieur possède toujours des fruits abondants tels que la patience, la bienveillance, la bonté, la douceur, c’est que Dieu continue à y faire croître ses atouts.

Ce beau jardin intérieur est visible chez l’apôtre Paul dans sa lettre à Philémon. Il le dit au verset 9 qu’il est âgé, vieillard (presbutes en grec) et par surcroit en prison.

Eh bien même limité, cela n’empêche pas l’apôtre d’être bienveillant auprès de ses frères et de les encourager à agir avec bonté et patience, en s’honorant les uns les autres.

La vieillesse a cette qualité, c’est que l’on parvient de moins en moins à cacher ce que l’on dissimulait autrefois.

Pourquoi ? Parce que tout simplement les forces manquent et on s’épuise vite dans les combats avec soi-même… et puis tout remonte à la surface.

Les souvenirs de notre enfance comme l’enfance elle-même remonte.

Et si des évènements, des personnes ont troublé notre enfance, c’est le moment de faire le deuil de tout son passé.

Comment faire le deuil ?

En effaçant son passé, en pardonnant à son passé, en le laissant là où il est ; et en faisant que rien de ce qui remonte ne soit un moyen d’ouvrir les vieilles blessures ni d’additionner à nouveau les dettes.

Stephen King le célèbre écrivain américain a écrit une chose intéressante concernant le fait de vieillir : « c’est peut-être ça vieillir, apprendre à ne plus tricher avec la vie » je rajouterai, pour être précis : à ne plus tricher avec soi et avec les autres.

Parce que, refuser de vieillir en gardant son masque du passé c’est encore vieillir plus vite.

Pour conclure je voudrais citer cette  citation de Jacques Salomé  qui résume contient tellement de vérité: « Vieillir, ce n’est pas ajouter des années à la vie, mais de la vie aux années ».

Jésus est la vie et vieillir revient à laisser croitre Christ en soi, année après année.

Je crois vraiment que notre Seigneur a fait la vieillesse comme il a fait la vigne ;  pour les mêmes raisons, pour que le temps bonifie un bon vin pas pour le rendre meilleur, pour le rendre exceptionnel.

Alors Dieu nous a donné des jours à accomplir, mais lesquels ?

Sa volonté et que nous, fils d’Abraham, nous vivions longtemps et heureux. Mais nous avons les moyens de raccourcir notre vie ou de rallonger nos souffrances. Ne faisons pas de calcul insensé : marcher sur le chemin de la justice en Christ nous permettra de vivre dans une plénitude de paix, de joie, de bonheur quel que soit notre âge.

Amen

dimanche 12 septembre 2021

EVANGELISER LES FOULES : FOI ou INCREDULITE ?

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Eric Ruiz

 

Dans la conscience collective est admis depuis des siècles, un principe : celui que Jésus de Nazareth avait choisi ses 12 disciples dont un était un démon, Judas Iscariote ; et que les autres qui suivait Jésus, était tous, là à boire ses paroles et à lui obéir comme des gens conquis et prêt à tout pour lui.

Mais là aussi quel point de vue erroné. L’incrédulité n’était pas, d’un côté pour «  le monde » et la foi de l’autre côté pour ses disciples ; l’incrédulité était encore la norme aussi chez ses disciples.

Une preuve de cela se trouve dans l’Évangile de Jean chapitre 7 verset 5 : « Car ses frères non plus ne croyaient pas en lui. ».

Eh oui, parmi les disciples qui étaient restés peu avait la foi (beaucoup étaient partis après que Jésus ait prononcés certains mots sur le pain et le vin).

D’un côté les juifs de la Judée cherchaient à le faire mourir et de l’autre côté parmi ses proches on voulait qu’il se pavane en Judée, qu’il profite de la fête des Tabernacles pour se montrer et pour se faire valoir des autres, qu’il montre la supériorité de sa divinité.

« Et ses frères lui dirent: Pars d'ici, et va en Judée, afin que tes disciples voient aussi les œuvres que tu fais. 4Personne n'agit en secret, lorsqu'il désire paraître: si tu fais ces choses, montre-toi toi-même au monde. » (Jean 7 :4).

Vous voyez, le fait de pousser Jésus à agir publiquement, devant la foule, en Judée, à l’occasion d’un grand rassemblement religieux, montrait à l’évidence des disciples remplis d’incrédulité.

Pourtant, ils étaient animés par un désir légitime, par l’envie eux-aussi de gagner d’autres âmes, et qu’il se joigne à eux d’autres disciples.

Quand Jésus affirma qu’il était le pain de vie et qu’il se présentait alors comme une nourriture obligatoire, le verset 66 du chapitre 6 de Jean nous dit bien : » Dès ce moment, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et ils n'allaient plus avec lui. ».

Si bien que le réflexe humain ne cesse de se répéter ; Afin de toucher beaucoup d’âmes, il vaut mieux s’adresser à une foule plutôt qu’à de petits corpuscules de personnes.

Les meeting politiques ont depuis longtemps saisi l’importance de tel rassemblement pour faire passer leur idéologie et susciter l’enthousiasme des sympathisants.

Les grands réveils religieux sont nés justement à partir du 18ème siècle, avec cette évangélisation des foules. John Wesley, le prêtre anglican a révolutionné les pratiques d’Église en sortant dans la rue évangéliser aux masses. D‘ailleurs un grand mouvement : les méthodistes s’en est suivi, preuve de l’efficacité d’une telle méthode.

Et aujourd’hui, pourquoi pousse-t-on encore les chrétiens à témoigner publiquement de leur foi, à ne pas hésiter à s’entourer de nombreuses personnes afin qu’on les remarque, eux, parce qu’ils sont la lumière du monde ?

Pourquoi ?...Parce que déjà il y a plus de mille ans, les disciples de Jésus le disaient comme une évidence : personne ne cache les œuvres de Dieu, on les montre au monde, on se montre soi-même au monde.

Eh bien, même si cette méthode  est efficace, elle reste une mauvaise méthode. Se montrer au monde pour montrer les œuvres de Dieu, ce n’est pas de la foi, c’est de l’incrédulité. Les disciples ne croyaient pas en Christ en disant cela.

 

Non, la façon de procéder avec le Saint-Esprit c’est d’agir en secret.

 

Vous savez, si le Saint-Esprit règne en vous, alors dans la foule, certains seront poussés à vous haïr pensant justement que vous êtes possédé, comme Jésus.

Il faut dire la vérité : une grande partie des gens de son époque pensait que Jésus était possédé du démon.

Au verset 20 du chapitre 6 de Jean : « La foule répondit: Tu as un démon. ».

Parce que la foule juge à l’apparence, elle hait la profondeur. Jésus montrant les ténèbres de la foule, celle-ci lui rendait en retour sa haine, son mépris et son désir de le supprimer.

L’épée de la parole, même à l’insu de celui qui la possède, va séparer, faire ressortir le mal qu’il y a à l’intérieur de l’être humain. Et cela ne va pas sans conséquences… des conséquences tragiques au final.

Siméon, prophétisa sur Jésus en disant à Marie sa mère : « et à toi-même une épée te transpercera l'âme, afin que les pensées de beaucoup de cœurs soient dévoilées. »

Eh bien, pour de nombreux croyants cette épée-là est insupportable ; Leur cœur dévoilé, c’est pire que tout.

Je me rappelle avoir été invité sur un salon de la foi et de la spiritualité en août l’année dernière et y avoir annoncé publiquement un message, (d’ailleurs je n’ai pas fait beaucoup de promotions, je n’en ai pas beaucoup parlé autour de moi). On m’a demandé d’intervenir derrière un micro dans une salle à une certaine heure et je ne savais rien de qui serait là. Plusieurs dizaines de personnes sont, au final, venues et j’y ai apporté le message reçu cette semaine-là qui concernait « la superstition et la foi en Christ ».

Je disais que la base de la superstition repose souvent sur l’exagération.

À la fin, j’ai demandé s’il y a avait des questions ou des réactions.

Un homme a pris la parole… en exagérant.

Il a accaparé le temps qui restait, il a exagéré ses propos en parlant de racines hébraïques de certains mots qui n’avaient rien à voir, enfin bref, il venait d’illustrer mon propos sur l’exagération et surtout il venait de montrait un cœur dévoilé, en se battant lui-même avec ses superstitions ; il voulait à tout prix s’opposer à mon message et il n’avait rien trouvé que cette forme d’exagération pour être insupportable.

Les rassemblements montrent indubitablement ce genre de réaction : les œuvres d’incrédulité sortent comme transpercées du cœur des gens.

Maintenant, attaquons-nous à une idée largement reçue, en nous posant la question suivante : quelle sorte de gens formait cette foule qui était avec Jésus ?

« Le monde », je l’ai toujours appris ainsi, le monde dont parle la Bible est formé par les païens, les non croyants, non ?

Je reprécise la question avec le contexte du chapitre 7 de l’Évangile de Jean : Qui d’après vous venait à la fête des Tabernacles ? Seulement des païens ?

C’était le haut du pavé de la religion juive. Des hommes et des femmes se disant très pieux, qui ne manquaient aucune fête, aucune tradition religieuse.

Aujourd’hui, il y a toujours de grands rassemblements comme lors de ces fêtes juives, même et surtout dans le milieu chrétien.

Que constate-t-on au contraire dans ces Méga Church, rassemblant des milliers de personnes, dans ces grandes conventions, dans les immenses séminaires organisés autour de la foi: dans les grandes émissions chrétiennes télévangélistes… oh, pas de la haine, mais plutôt une ovation généralisée pour les orateurs, pour les prédicateurs. Un plébiscite en forme d’Alléluia pour les thèmes évoqués. On en ressort regonflé, revitalisé par une huile soi-disant fraîche, un renouvellement de l’Esprit, comme l’immense majorité le confesse.

Esaïe dit au sujet de cette sorte de rassemblement : « Quand tu crieras, la foule de tes idoles te délivrera-telle ? »(Esaïe 57 :13)

Voilà nos grands réveils religieux !

Ils crient tous à la nouvelle effusion du Saint-Esprit. Mais ils lèvent leurs mains et leurs cœurs vers des idoles, qui dans l’épreuve, ne pourrons rien pour leur délivrance. Ce n’est que des manifestations d’allégeance. Mais d’allégeance à qui ?

Eh bien, je ne surestime pas mes mots : ce sont des adorateurs de satan. Ils prêtent allégeance à satan.

Dites-leur cela, vous vous ferez publiquement lapidés et injuriés, on vous jettera dehors. Et pourtant c’est la vérité, mais cette vérité-là, ils ne veulent surtout pas l’entendre.

Le message numéro 1 du disciple devrait être celui-ci (Jean 7 :7) :

« Le monde ne peut vous haïr; moi, il me hait, parce que je rends de lui le témoignage que ses œuvres sont mauvaises ».

Si vous êtes en Christ, les chrétiens d’aujourd’hui (qui forment « le monde ») …  devraient vous haïr lorsque vous rendez témoignage.

La question numéro 1 à se poser est : Pourquoi le monde chrétien ne me hait pas ?

Réponses :

-        Parce que je rends témoignage que ses œuvres sont bonnes.

-        Parce que je parle de la foi qui se répand autour de moi comme d’une bonne chose.

-        Parce que je parle de rassemblement de croyants comme d’un nouveau réveil,

-        Parce que j’emploie les mêmes discours théologiques que ceux qui se réclament de Christ,

-        Parce que je dis : Christ reviens bientôt, convertissez-vous ! et que je ne suis pas un modèle de foi pour demander aux autres ce que je n’ai pas fait moi-même.

Alors, c’est évident : « le monde des croyants » ne peut me haïr puisque je montre la même figure que lui, la même hypocrisie, la même mauvaise foi, le même levain.

Alors, c’est vrai, avec cette idolâtrie, je croise mille regards : Je croise des regards d’approbation par-ci,  je croise aussi des sourires en coin, des haussements d’épaules par-là, des gens qui m’ignorent ;  je croise aussi des gens qui veulent vraiment se convertir. Et celui ou celle qui agit ainsi se croit fort de son témoignage, sans penser une seconde qu’il est faux.

Oui, c’est vrai, dans ces immenses réunions des gens se convertissent réellement et se tournent vers Christ.

D’ailleurs, c’est pour cela qu’il ne faut pas s’en prendre aux organisateurs, ni aux orateurs et qu’il est nécessaire même de les laisser faire leurs œuvres.

L’incrédulité n’empêche aucunement de faire des œuvres productrices.

L’apôtre Jean voyant une personne chasser des démons au nom de Jésus, fut choqué que le fils de Dieu ne réagisse pas en l’en empêchant

« Ne l'en empêchez pas, répondit Jésus, car il n'est personne qui, faisant un miracle en mon nom, puisse aussitôt après parler mal de moi. Qui n'est pas contre nous est pour nous. ».(Marc 9 :39-40).

Les grands réveils religieux, ont ramené des âmes à Christ, c’est indéniable. Et il ne faut pas les blâmer, ils ont servi Christ.

Car ce qui est condamnable n’est pas le résultat, mais c’est le chemin que l’on prend pour y arriver ;

Ce chemin qui montre bien, qui était notre associé, de qui recevions-nous les ordres.

Le résultat de notre sauveur Jésus-Christ, trahi, puis mort et ressuscité sur la croix est glorieux ; ce résultat est glorieux, puisqu’il est voulu du Père ; mais ce qui est condamnable c’est de s’être associé au diable pour comploter son arrestation et son exécution.

Par conséquent le résultat d’une évangélisation en masse, comme cela se fait et comme cela s’est fait auparavant, n’est pas condamnable du tout. Cela rend gloire au Père, puisque des âmes s’y repentent. Mais, la manière dont les choses sont organisées et l’intention qui y est cachée le plus souvent, révèlent le mal, l’incrédulité…l’apostasie de Jean 6 :66 : des disciples qui ne vont plus avec Christ.

Maintenant, une contradiction semble poindre dans les Évangiles, puisque Jésus s’adressait quand même, à certains moments à de grandes foules. Il ne s’opposait pas à elles, il ne les rejetait pas.

Oui c’est vrai, mais il y a une nuance qui n’en est pas une :

Il était « suivi » par une grande foule. « Jésus ne pouvait plus entrer publiquement dans une ville. Il se tenait dehors, dans des lieux déserts, et l'on venait à lui de toutes parts» (Marc 1 :45)

Et si vous remarquez bien, Jésus n’était pas tendre avec les foules. Tantôt il les renvoyait pour parler à ses disciples, tantôt il se mettait loin d’elle pour guérir un malade.

Les foules faisaient de longues marches et ne mangeaient pas pendant trois jours, avant que Jésus, ému de compassion fasse des miracles pour la nourrir, comme ce fut le cas pour la multiplication des pains et des poissons qui a nourri alors quatre mille personnes éreintées et affamées.

La règle qu’il suivait était celle de son Père : Jésus ne provoquait pas l’évènement, ce sont les évènements et plus précisément sa réputation qui amenait les gens à le suivre. « Une grande foule le suivait, parce qu'elle voyait les miracles qu'il opérait sur les malades. » (Jean 6 :2).

Le mal, (il faut en convenir) n’est pas de s’adresser à une grande foule, le mal est de provoquer l’évènement, de faire de la propagande, ou de profiter d’une situation pour s’attirer de grandes foules.

Le mal : c’est de désir paraître , de vouloir se montrer soi-même au monde.

En fait, il s’agit toujours de respecter la suprématie du Saint-Esprit.

C’est lui, le Saint-Esprit qui doit créer l’évènement et non une méthode aussi efficace soit-elle.

Le rassemblement se fait par l’Esprit, sans bruit, sans roulement de tambour, sans tracts dans les boites aux lettres, sans cri dans les rues. C’est de cette façon que nous montons à la montagne de l’Éternel. C’est de cette façon qu’il nous enseigne ses voies, c’est de cette façon que nous marchons dans ses sentiers et c’est de cette façon que sa loi sort de Sion, et sa parole de Jérusalem.

Amen.