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dimanche 5 avril 2026

LE REGNE de L'AGNEAU: accomplissement du Psaume 72 ?

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Par Eric Ruiz

Voici un Psaume très particulier : le Psaume 72


Pour les juifs, c’est le psaume messianique par excellence. Le Messie est représenté comme les juifs le croient et l’attendent : Ils attendent avec impatience un roi humain, qui plus est sera un descendant de David. C’est ce roi qui viendra rétablir la justice et la paix en Israël.

Lisons les deux premiers versets prononcés par Salomon roi d’Israël et fils de David : « De Salomon. O Dieu, donne tes jugements au roi, Et ta justice au fils du roi!
Il jugera ton peuple avec justice, Et tes malheureux avec équité.
 ». Ce Psaume a une telle emprise universelle, que
même en dehors des religions, il est lu comme :

-un manifeste pour la justice sociale.

-une vision d’un monde pacifié.

-un idéal politique et moral.

N’a-t-il pas inspiré des projets communistes ou  socialistes comme aussi de nombreux mouvements pour la paix et la dignité humaine ? Il a été utilisé pour des discours de rois de France, d’Angleterre, d’Espagne. Il a été pris en exemple par des abolitionnistes, par des grands noms comme Martin Luther King ou Desmond Tutu.

Mais un être sage est en droit de se demander où se trouve un tel roi ? A-t-il simplement existé ?ou peut-il encore arriver ? Parce lorsqu’on a fini de lire les 20 versets de ce Psaume, il n’y a aucun nom qui arrive à nos lèvres. 

Salomon, lui, a été infidèle à Dieu. Il a trahi ses engagements et a vu son royaume se diviser après lui à cause de son infidélité.

Certes, il a exprimé et vécu beaucoup de ce que dit le verset 10 et 11: « Les rois de Tarsis et des îles paieront des tributs, Les rois de Séba et de Saba offriront des présentsTous les rois se prosterneront devant lui, Toutes les nations le serviront ». Mais dès que vous passez au verset 11 les  choses se gâtent : « Car il délivrera le pauvre qui crie, Et le malheureux qui n'a point d'aide.
Il aura pitié du misérable et de l'indigent, Et il sauvera la vie des pauvres
 »;

Salomon a été un roi d’une extrême richesse, qui plus est, il a maintenu son royaume en paix pendant tout son règne… mais à la lecture du chapitre 12 du premier livre des Rois, son peuple gémit et se plaint. Il se plaint « d’un joug pesant» « d’une rude servitude ». Où est la justice divine de Salomon?

Et le fils de David n’est pas une exception. Le roi riche et injuste est un fait commun dans l’Histoire des nations. Il n’affranchit pas grand monde de taxes obligatoires. Il passe, lui, en premier.

Prenons le roi français incarnant le sommet du luxe en monarchie : le roi Louis XIV par exemple : Il a réformé la justice et il a soutenu certaines œuvres charitables (hôpitaux, institutions religieuses). Mais…il a fait des Guerres incessantes qui ont appauvri le royaume. Il a écrasé les paysans par des impôts très lourds pour financer ses guerres ou pour construire le château de Versailles ; et les périodes de famines et de misères se sont multipliées pendant son règne. Le roi soleil a été un roi qui a renforcé l’État au prix d’un lourd fardeau pour les classes populaires.

Je pourrais prendre une multitude de chefs d’Etat contemporains et arriver au même constat. Ils construisent des temples magnifiques. Ils reçoivent de l’argent et des ressources précieuses de nations très éloignées, mais une partie de leur peuple reste dans la pauvreté et la misère.

On est loin du roi décrit par le Psaume 72 modèle du roi idéal : juste, protecteur des pauvres, garant de la paix.

Le verset 14 va même très loin dans la mission de protection des pauvres par le roi : « Il les affranchira de l'oppression et de la violence, Et leur sang aura du prix à ses yeux ».

Aujourd’hui, comme hier on est frappé de constater que l’homme lambda ne représente que de la chair à canon. Que le sang du pauvre ne vaut rien. Que l’oppression et la violence qu’il vit au quotidien n’émeuvent aucun ministre. On constate que le peuple a même été berné en lui faisant croire le contraire : que chaque citoyen avait un pouvoir de décision par ses représentants démocrates. Et que le progrès économique avait apporté un progrès social fort, réduisant au maximum les inégalités.

« Rien n’est nouveau sous le soleil » nous dit Salomon, l’histoire et les hommes se répètent.

En fait tous, rois comme simples sujets font la même erreur au départ. Ils veulent la prospérité économique, la bénédiction. Ils veulent un pouvoir fort. Ils veulent asseoir l’autorité royale sur un matelas de prestige et de croissance. Ils ne voient pas que le Psaume 72 révèle l’inverse.

Or, la vérité est tout autre : C’est parce que le roi s’occupe des plus démunis que sa nation s’élève et que son royaume devient riche.

« 11Tous les rois se prosterneront devant lui, Toutes les nations le serviront. Car il délivrera le pauvre ». La justice sociale n’est pas une conséquence, c’est la première des œuvres à faire.

Dès le verset 2, puis 4 le projet politique du roi est tracé. Après avoir discerné qui est malheureux et à quel niveau s’élève son malheur, le roi « fera droit aux malheureux du peuple, Il sauvera les enfants du pauvre, Et il écrasera l'oppresseur. »

Les juifs n’ont pas reconnu Jésus comme roi, parce que lui, le fils de Dieu, ne voyait que la justice sociale et rien d’autres. Jésus ne s’occupait que des malades et des nécessiteux.

Il n’avait que faire du gouvernement romain, que faire de la situation économique. Tous les rois fonctionnent à l’opposé. Ils vont faire des œuvres sociales parce qu’ils ont auparavant capitalisé, bâti des villes et des institutions.

Les juifs, comme les peuples païens attendent donc un roi qui ne sera jamais juste parce que leur roi est différent. Le roi juste ne s’occupe pas de l’économie, il ne cherche pas à réduire les dettes de l’Etat. Il ne multiplie pas ses placements financiers, il s’occupe du social, il va là où l’odeur de la misère pique le nez.

Je l’ai déjà dit auparavant mais je le redis encore : c’est parce que la justice est rendue que la paix existe. Une ère messianique autre est une utopie.

"La vertu" d’un chef est qu’il revendique la paix comme un droit ou un devoir, alors que la paix n’est qu’une conséquence de la justice qu’il applique.

On attend un roi qui est prêt à se battre pour la paix, et là… qui dira que c’est un roi injuste, que c’est un faux Messie ? Personne ne le dira et pourtant il s’affiche contre Christ en se battant pour la paix.

Verset 3 : « Les montagnes porteront la paix pour le peuple, Et les collines aussi, par l'effet de ta justice ».

Le Mashia ben David ne peut pas apporter la paix autrement.

-Il ne fera pas des compromis avec les peuples.

-il ne s’occupera pas de rééquilibrer les territoires entre palestiniens et israéliens pour que chacun ait la part qui lui est destinée.

-il ne chassera pas les étrangers,

-il ne bâtira pas des fortifications pour protéger ses frontières

-il  n’aura pour seule politique : que celle de s’occuper de ses pauvres. C’est ce que Jésus a fait et c’est ce que le roi juste fera. Et le fait de s’occuper des démunis apportera la paix des montagnes jusqu’aux collines.

Revenons au début du Psaume : à la prière de Salomon. Elle demande cette grâce : « donne tes jugements au roi, Et ta justice au fils du roi! ».

Salomon a-t-il reçu ce qu’il demandait ? OUI. Mais alors, pourquoi n’a-t-il pas appliqué la justice que Dieu lui donnait ? Parce qu’il était aveuglé par son or et sa connaissance. Imbu de lui-même et sûr de son onction de sagesse, il n’a jamais eu de prophète pour lui dire « non » à un moment donné. « Non » pour ses trop nombreuses concubines par exemples ou « non » pour le culte rendu à leurs déesses. Salomon avait des paroles qui louent Dieu mais un cœur éloigné du créateur. Et son fils a-t-il fait la justice divine comme il l’a prié pour lui ? Voilà la réponse de Roboam fils de Salomon : « 11 mon père vous a chargé d’un joug pesant, et moi je vous le rendrai plus pesant ; mon père vous a châtiés avec des fouets, et moi je vous châtierai avec des scorpions ».

Le fils est pire que le père. Il assomme son peuple de taxes et d’obligations en tout genre. Et cet héritage ne s’est-il pas répété maintes fois à travers les siècles ? Tous ceux qui se sont assis dans un fauteuil royal, en régnant sur un peuple ont au mieux fait semblant de s’occuper en premier des plus démunis.

Le seul héritage vrai et juste est celui de Christ. Il change la nature même du roi. Ce roi ne sera pas juif, ni évangélique, ni catholique, ni orthodoxe… il sera né d’en haut par l’esprit de Christ.

Ce roi ne construira pas une muraille, le roi sera la muraille. Pourquoi cette muraille est-elle une nouvelle identité ? Parce que le livre de l’Apocalypse révèle l’agneau : l’agneau de Dieu dévoilé par le chapitre 21 du livre de l’Apocalypse. Cette muraille mesure 144 coudées, soit 72 mètres. Dans ce nombre 72, j’y vois la figure du roi protecteur révélé par l’agneau ; Et cet agneau protège, car il exerce une politique entièrement destinée aux pauvres, aux démunis sur son territoire. Ce ne sera pas un autre Christ, ni Jésus de Nazareth revenant sur terre avec les mains percés (comme certains le croient). Ce sera Christ descendu en esprit sur un groupe d’humains. Christ incarné et manifesté par un seul et unique caractère : l’agneau.

Ce caractère n’est pas abstrait, il se reconnait par ses bienfaits sur les misérables, et eux–mêmes seront reconnaissants en retour envers ceux qui ont ce caractère.

Le verset 15 de Psaume 72 dit : « Ils vivront, (qui « ils » ? Ce sont les pauvres délivrés de l’oppression et de la violence) et lui donneront de l'or de Séba; Ils prieront pour lui sans cesse, ils le béniront chaque jour. ». Le royaume de Dieu commence avec des pauvres qui sont devenus riches à leur tour et qui apportent leur or et leurs prières à l’agneau (celui ou ceux qui les ont délivrés), parce que le véritable roi vit en lui.

Verset 17 :« Par lui on se bénira mutuellement, Et toutes les nations le diront heureux ». Cette ville heureuse est la Nouvelle Jérusalem. Un culte nouveau y est rendu. Chacun protège l’autre en retour. Voilà le gouvernement juste du Roi, le gouvernement de l’agneau.

Oui mais alors, Jésus de Nazareth n’a-t-il pas échoué au vue de ce Psaume qui montre un accomplissement terrestre (pas seulement une petite nation mais la terre)? Etait-il vraiment le Messie qu’Israël attendaient ?

 

·        Le Messie, ce mystère, Jésus l’a révélé comme un “corps” et non comme individu

Oui bien-sûr, que Jésus-Christ, fils de David est ce Messie attendu. Mais l’accomplissement du règne de Christ s’est accompli à la croix. Ce qui signifie qu’il ne s’est pas terminé à sa mort. Christ ressuscité forme un nouveau règne : Christ ressuscité c’est la promesse d’être à notre tour ressuscité et par conséquent d’être uni à lui pour toujours. Cette promesse, c’est Le règne de l’agneau. Sans résurrection, l’agneau n’existe pas.

Un homme, une femme possédant le même caractère doit en sortir. Un disciple accomplit et ressuscité. « Béni soit à jamais son nom glorieux! Que toute la terre soit remplie de sa gloire! Amen! Amen! »

Pour que la terre soit remplie de la gloire de Dieu, il faut : des êtres nouveaux dans lesquels Christ règne comme un roi juste.  Dans le livre de l’Apocalypse, c’est l’agneau qui règne. Le même roi pour tout un peuple. Ce ne sera pas un double règne (le règne d’un homme et celui de Dieu). Ce sera la prière entièrement exaucée : Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit ». Un baptême véritable mit en lumière dans Matthieu 28 :19. Et ce Baptême a pour vocation : Notre Père régnant par le Saint-Esprit dans son fils. : L’agneau de Dieu formant un seul corps de croyants ; des âmes réunies ne formant qu’une seule âme. Le nouveau messie sera un corps de croyants animés par le même roi Christ. Ce corps tout simplement est l’agneau.
Ce roi a été vu par trois disciples lors du mystère de la transfiguration (où l’on voyait Elie, Moïse Jésus, tous recouverts par un nuage épais, tous unis dans un même corps)
 « Je vous le dis en vérité, quelques-uns de ceux qui sont ici ne mourront point, qu'ils n'aient vu le Fils de l'homme venir dans son règne. ». Le règne du fils de l’homme (de ce nouvel homme) c’est l’agneau ressuscité.

Aujourd’hui nous sommes dans un temps de préparation au règne de l’agneau. Le verset 9 du Psaume 72 n’a pas encore été constaté : « Devant lui, les habitants du désert fléchiront le genou, Et ses ennemis lécheront la poussière ». Rappelons-nous que le désert abrite le diable, le tentateur, celui qui nous pousse à régner. Il n’a pas encore capitulé. Le serpent continue à ramper… mais il ne lèche pas la poussière. Il a encore des aliments à se mettre sous ses crochets. Et le diable tente l’homme en lui proposant de régner ou de servir un régnant. Toujours cette séduction de l’idolâtrie.

En attendant la consécration de notre vie terrestre : le règne de l’agneau, prions comme le verset 19 du Psaume 72 : « Béni soit à jamais son nom glorieux! Que toute la terre soit remplie de sa gloire! Amen! Amen! »

dimanche 4 janvier 2026

LE VŒU DE JEPHTE, UNE ABOMINATION ?

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Par Eric Ruiz

La Bible a toujours les mêmes conséquences : Elle plonge le lecteur à interpréter les évènements selon ce que pense sa tradition ou son entourage religieux ou encore selon l’état de son cœur (contrit, souffrant ou endurci).


Le récit de Jephté dans le livre des Juges au chapitre 11 a toujours suscité beaucoup de polémique et d’interprétations à son sujet. Le vœu que fit Jephté a été perçu pour les uns comme un acte de foi peu éclairé, tandis que pour d’autres il a émané d’une pensée abominable, qui ne peut-être celle de Dieu, mais d’un être tombé dans la folie de ses propres pensées charnelles ; d’autres encore ne prennent pas partie. Ils optent pour la neutralité dans ce domaine.

 

Le contexte est le suivant : Jephté, juge en Israël, fait un vœu à Dieu avant de combattre les Ammonites :

 Juges 11 :30-31 : « Jephthé fit un voeu à l'Eternel, et dit: Si tu livres entre mes mains les fils d'Ammon, 31quiconque sortira des portes de ma maison au-devant de moi, à mon heureux retour de chez les fils d'Ammon, sera consacré à l'Eternel, et je l'offrirai en holocauste. ».

A son retour victorieux, c’est sa fille unique qui sort à sa rencontre pleine de joie et d’allégresse. Jephté est alors dans l’abattement, il déchire ses vêtements, et émet plein de déconvenues devant sa fille sachant qu’il ne peut revenir sur son vœu.

Ce qui pose problème en fait, ce n’est pas le vœu en lui-même, c’est son interprétation à savoir : de quelle manière sa fille sera consacrée à l’Eternel ; comment sera-t-elle offerte en holocauste ? Est-ce un holocauste semblable à une offrande de bétail que l’on place sur l’autel des sacrifices? Ou bien une autre forme d’holocauste qui ne fait pas passer le corps par le feu jusqu’à la mort ?

 

Pour les juifs, pour ne citer qu’eux, cela ne fait aucun doute, c’est un sacrifice mortel. Jephté a fait un vœu irréfléchi et Dieu ne lui a jamais demandé de faire cela en son nom. Ce récit est une exhortation à consulter le grand prêtre avant toute décision. Un vœu ne doit jamais être pris seul sans concertation avec un supérieur qui a le discernement divin, sinon le croyant peut tomber dans une abomination.

Vous l’aurez compris je ne suis pas de cet avis, qui repose sur un enjeu fondamental de la religion : la soumission aux autorités religieuses.

Alors, regardons le texte biblique. Il y a un indice fort qui se trouve juste avant au verset 29 : « L'esprit de l'Eternel fut sur Jephthé… il marcha contre les fils d'Ammon. ».

Ce verset dit clairement que l’esprit de Dieu est sur Jephté pour le diriger et l’accompagner dans sa guerre contre Ammon. L’Esprit de Dieu se retire-t-il ensuite ? Vient-il le oindre juste pour l’inspirer à gagner la guerre. L’esprit divin l’est-il aussi ensuite pour son vœu ? Si ce vœu est une abomination, alors ce serait la première fois que Dieu laisserait tomber à ce point dans l’iniquité, celui qu’il appelle,.

Même pour Balaam, ce faux prophète, qui s’opposa à Moïse, Dieu a fait parler une ânesse pour le dissuader de changer de chemin. Et là pour un libérateur comme Jephté, Dieu demeure silencieux. Pour le roi David, lorsqu’il fit le recensement du peuple, Dieu le châtia fortement par une violente épidémie qui tua 70 mille hommes en Israël. Pour Sanson, il fut trahit, eut les yeux crevés et fut enchainé par ceux qu’il devait combattre et vaincre. 

Question : Comment l’esprit de Dieu peut-il alors conduire son juge à faire une abomination, sans le reprendre aussitôt ? Comment peut-il le laisser formuler un vœu contraire à sa parole ? Pour que des siècles après on ne retienne plus que ce vœu infâme oubliant le sauveur qu’il a été en Israël. Pour rappel dans le livre du Lévitique 18 :21 c’est une abomination de sacrifier son enfant par le feu comme le font ceux qui adorent Moloch.

Jephté parlait bien d’un holocauste, mais l’offrande entièrement consumée représente aussi la consécration entière et à vie de ceux qui viendront à lui.  Après que les Hébreux aient reçu la loi, ils savaient tous ce que signifiait une consécration véritable. Un rappel : c’est aussi ce que demande Jésus-Christ pour tous ceux qui viennent à lui. Ne demande-t-il pas lui aussi un holocauste sous la forme d’un sacrifice brûlant et entier jusqu’à la fin de nos jours ?

D’autres indices se trouvent à partir du verset 36 où sa fille demande à Jephté de la laisser pendant deux mois, partir dans les montagnes pleurer sa virginité.

Elle ne part pas pleurer sa mort, son sacrifice ultime, mais le fait qu’elle restera à jamais vierge en se consacrant totalement à l’Eternel.

Ensuite  prenons le thème de ce onzième chapitre des juges ? A-t-il vocation à juger de l’idolâtrie du juge Jephté (Qui au passage serait tombé dans la même idolâtrie que les israélites qui rendaient un culte aux dieux Baal et Astartés chap 10 : 6) ou bien a-t-il vocation (ce chapitre 11) de mettre en évidence l’idolâtrie du peuple d’Israël qui a besoin de jugement, qui a besoin d’un juge, qui a besoin d’un être éclairé pour être ramené à la foi de leurs pères ? Le verset 10 du chapitre 11 annonce clairement ce pourquoi Jephté a été appelé : « Les anciens de Galaad dirent à Jephthé: Que l'Eternel nous entende, et qu'il juge, si nous ne faisons pas ce que tu dis ».

Jephté a été appelé pour rétablir la foi en Israël. Si lui a une foi critiquable au point d’être abominable à Dieu, comment peut-il être pris au sérieux et accomplir sa mission ? Jephté a une foi remarquable dans le fait qu’il ne se met pas en avant, qu’il ne cherche aucune gloire et qu’il attend même que les gens de Manassé viennent le trouver, lui qui était si méprisé par eux autrefois, (regardez le verset 10 : « Jephté répondit aux anciens de Galaad: N'avez-vous pas eu de la haine pour moi, et ne m'avez-vous pas chassé de la maison de mon père? Pourquoi venez-vous à moi maintenant que vous êtes dans la détresse? ». 

Le vœu de ce juge montre justement sa foi bouillante et son désir de s’élever dans la sainteté. Pour moi, c’est un élan de foi que je retiens de ce passage. Jephté aime sa fille ; et il prophétise sans savoir que sa fille sera la première à sortir de sa maison. Le juge a le cœur lourd de son sacrifice qui a des conséquences terribles pour sa famille. C’est une malédiction de ne pas avoir de descendance en Israël. Eh bien lui, par son vœu n’aura aucune descendance. Ici l’engagement de Jephté est total comme celui de sa fille unique, son seul enfant, qui ne connaitra jamais d’hommes, mais qui vouera son existence à la piété.

Cette foi magistrale est reprise dans le livre des Hébreux au chapitre 11 : 33-34 : « Et que dirai-je encore? Car le temps me manquerait pour parler de Gédéon, de Barak, de Samson, de Jephthé, de David, de Samuel, et des prophètes, 33qui, par la foi, vainquirent des royaumes, exercèrent la justice, obtinrent des promesses, fermèrent la gueule des lions,  teignirent la puissance du feu, échappèrent au tranchant de l'épée, guérirent de leurs maladies, furent vaillants à la guerre, mirent en fuite des armées étrangères » .

D’abord… le temps manque au rédacteur de ce texte pour parler de Jephté. Pourquoi Dieu laisse ainsi une interprétation en suspend ? Je crois que Dieu a fait exprès de laisser les uns et les autres donner leur avis, afin de montrer l’état de leur foi. Et je crois que le vœu était celui du Saint-Esprit, qu’il n’était pas comme certains le croit un vœu précipité, sans clairvoyance et inconsidéré.

Ici, (Au chapitre 11)l a foi de Jephté se retrouve félicitée par ses œuvres de justice. C’est parce qu’il redonne accès à Dieu, pour un peuple devenu infidèle. Et par le fait qu’il chasse l’ennemi sans déroger et sans mentir à son vœu. C’est un homme intègre et qui rempli sa mission jusqu’au bout.

Jephté n’aura pas de descendance, certes. Mais sa fécondité, il l’obtiendra autrement, par les convertis qui viendront à lui. Sa fille est son premier fruit.  C’est elle qui montre comment d’autres feront le vœu aussi de jurer dans leur cœur fidélité et piété envers le Dieu d’Israël. Le fait de voir des frères de sa maison redevenir bouillant pour Dieu sera sa seule raison de se réjouir.

C’est vrai que constater les problèmes des juges avec leur chair aident d’une certaine façon à se dédouaner de ses propres fautes.  Samson, se laissa séduire par son orgueil et par les femmes (et en particulier par la philistin Dalila à qui il révèlera le secret de sa force). Dieu ne l’a-t-il pas prévenu ? Par 3 fois Dalila trahira Samson et par 3 fois Samson consentira à rester avec elle.

Pour Jephté, Ses victoires s’enchainèrent. Après celles sur les Ammonites, il obtient aussi des victoires sur Ephraïm (Juges chapitre 12). 40.000 morts. Je le redis le péché de Samson qui s’est laissé séduire par Dalila et qui s’est cru invincible a reçu un châtiment spectaculaire. Si Jephté avait commis ce que font les adorateurs de Moloc, son châtiment aurait été spectaculaire et une trêve sur ses victoires aurait été la moindre des choses.

Mais admettons que Jephté emporté par un excès d’orgueil fasse un vœu dont il ne voit pas la portée… Quel a été son intention ?  De s’approprier encore plus de gloire ? A l’évidence, il souhaitait une consécration supérieure pour ceux qui sortiraient de sa maison. Ce que l’on peut lui reprocher est certes qu’il n’a pas vue que sa fille unique pouvait en faire partie et que sa descendance pourrait s’arrêter là, lui qui est né bâtard puisque sa mère était une prostituée.

Il y a toujours un prix à payer pour la consécration. Pour Samson, il a payé cher son péché, sa relation avec les femmes. Trahi, les yeux crevés, la perte de sa force, prisonnier de l’ennemi, enchainé. Pour Jephté, le prix de sa consécration allait jusqu’à celle de sa fille unique. Ce n’est pas un châtiment qu’il a reçu.

Au verset 39 et 40 du chapitre 11 du livre des juges, nous lisons : « Dès lors s'établit en Israël la coutume que tous les ans les filles d'Israël s'en vont célébrer la fille de Jephté, le Galaadite, quatre jours par année ». La consécration de sa fille est une commémoration perpétuelle. Une célébration est instaurée, en souvenir de sa soumission au vœu de son père. Difficile d’imaginer une fête en l’honneur d’un sacrifice humain. Cette fête est plutôt dirigée vers les femmes qui font vœu de servir Dieu totalement, en sacrifiant leur destinée humaine (comme le choix de rester vierge et de refuser la maternité comme l’a choisie de son plein gré la fille de Jephté). 

 

Pour conclure, je dirai, que le récit de Jephté est un regard profond sur le niveau de consécration de chacun. La génération actuelle manque cruellement d’engagement. Leurs promesses sont superficielles. Un mariage sur 2 finit par un divorce. Et que dire des baptêmes qui ne sont pas honorés. Cette génération adultère se donne mille excuses pour rompre les engagements qu’elle s’était fixée au départ. Jephté est un homme qui a des défauts. C’est un homme qui est peu apprécié, qui a des blessures, une fragilité. Mais sa qualité essentielle, est qu’il a pris Dieu au sérieux. C’est un homme de parole, de foi et d’intégrité malgré qu’il soit dés le départ rejeté par ses frères et méprisé par les siens. Il n’a pas trahi son vœu. Alors, les vœux que nous formulons ne doivent pas non plus être pris à la légère. Proverbes 20 :25 : « C’est un piège pour l’homme que de prendre à la légère un engagement sacré. »

Un disciple de Christ s’engage sérieusement et totalement pour son Dieu.  Son offrande sacrée, c’est le don de sa vie, le vœu qu’il a émit le jour de son baptême. Il a offert sa vie comme une offrande (son ambition, ses priorités, ses relations, son confort, comme ses principes). Jephté a fait don de ce qui lui était le plus cher. Cela lui a couté. Jephté a accepté que sa fille — son unique héritière — appartienne entièrement à Dieu. Il a accepté que sa lignée disparaisse, pour que la fidélité à Dieu continue. Il s’est sacrifié pour que la foi règne dans son pays.

Car nous avons un Dieu qui aime le sacrifice qui coute au disciple. Il hait les faux sacrifices ceux qui ne coutent rien ou si peu. C’est un engagement qui exige de nous un renoncement profond. C’est à ce prix que nos victoires seront réelles et complètes.

C’est pourquoi en ce début d’année je ne fais pas de vœu de bonheur et de prospérité, mais le vœu d’être fidèle malgré les embuches. Est-ce un vœu inconsidéré ? Oui si je le fais à la légère.

Maintenant je me posais la question qu’ont-ils a gagné ceux qui voient dans le vœu de Jephté et les vœux en général, une abomination ? Peut-être qu’ils cherchent eux-mêmes des excuses pour ne pas s’engager à fond avec Dieu, ou peut-être qu’ils veulent aussi contrôler le vœu des autres et que leur foi restent aussi tiède que la leur. Pour que les autres attendent de leur part leur sainte approbation. En tous les cas, ces croyants ont peur de perdre.  Ils ont mal calculé à la dépense. Le sacrifice est trop couteux pour eux. Ils se contredisent : ils renoncent à la foi tout en proclamant leur engagement profond. Ils ont choisi l’hypocrisie à la vérité. Se croyant sage, ne sont ils pas devenus fous ?

Ils ont reproché à Jephté son manque de discernement, mais en l’accusant ainsi n’ont-ils pas révélé le leur ? Eux qui se réclament de la vraie foi, ne sont-ils pas une abomination aux yeux de Dieu ?

Ce qui est certain en tous cas, c’est que Jephté avait dans le cœur le même vœu que celui de l’apôtre Paul et le même vœu qui m’attire : Romain 10 :1 : « … le voeu de mon cœur et ma prière à Dieu pour eux, (« eux » ce sont ceux qui se sont heurtés à la pierre d’achoppement)»c'est qu'ils soient sauvés ».

Amen

dimanche 6 juillet 2025

ISRAEL, UNE BENEDICTION PROMISE ET PROHETISEE…SAUF QUE

 585                                              


Par Éric Ruiz

 

EXISTE-T-IL UNE DOUBLE BENEDICTION ISRAEL-EGLISE ?

 

Récemment le conflit entre Israël et l’Iran a de nouveau suscité une vague de prise d’intérêt irraisonné pour ou contre Israël. Je dis irraisonné, car quoi répondre à ceux qui se retranchent derrière l’accomplissement d’une prophétie biblique ? Israël ne ferait que d’agir guidé par Dieu, guidé par une justice divine qui lui donne le droit d’anéantir comme il le souhaite ses ennemis de toujours.

Quoi répondre à ces chrétiens sionistes qui affirment haut et fort. « Ne connais-tu pas les prophéties bibliques à l’égard d’Israël, le peuple élu de Dieu « ? Ne sont-elles pas en train de s’accomplir ? La création de l’Etat d’Israël le 14 mai 1948 n’est-elle pas l’accomplissement d’une prophétie biblique majeure et aussi le point de départ de beaucoup d’autres ?

Lisons (Genèse 12 1-3) qui est très souvent pris comme l’exemple numéro1 d’une prophétie réalisée en 1948 « L’Eternel dit à Abram, va dans le pays que je te montrerai, je ferai de toi une grande nation et je te bénirai ; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi »

La promesse faite à Abraham d’avoir une terre promise et que sa descendance sera une grande nation a engendré tout un tas d’idées théologiques devenant de véritables dogmes inébranlables. Jacob dont le nom fut changé en Israël est le petit-fils d’Abraham et par lien de parenté Israël serait la grande nation promise à Abraham.

De plus, aujourd’hui l’Eglise évangélique pour ne pas la nommer a séparé Israël et l’Eglise.

En premier, c’est Israël qui obtient une terre et qui devient une grande nation. Pour les chrétiens, ils seront par la suite, rajoutés au bois d’Israël.

Mais que dit véritablement Genèse 12 :1 : Ce n’est pas la généalogie d’Abraham qui est bénie, c’est la foi d’Abraham. Rachi dans sa traduction hébraïque de la Bible nous donne le sens littéral  de «  par toi seront béni toutes les familles de la terre». Ce sens reviendrait à « un homme de dire à son fils : sois comme Abraham ! ».

Pour être béni nous devons copier le caractère de foi d’Abraham. Tous ceux qui auront la foi d’Abraham formeront un peuple nombreux, une grande nation et seront alors une source de bénédiction pour celle et ceux qui honoreront cette foi.

Alors pour le courant religieux évangélique, il y a les bénédictions pour Israël et il y a celles pour l’Eglise. Plus que cela encore, pour que l’Eglise accède à certaines bénédictions, il est indispensable qu’Israël accède à ses promesses. La bénédiction d’Israël conditionnerait celle des chrétiens.  

D’où la louange aveugle des chrétiens sionistes pour Israël (englobant la nation et tous ses représentants juifs) quoi qu’ils fassent de bien comme de mal.

En clair : le retour de Jésus serait conditionné à la construction du 3ème temple de Jérusalem. Un temple pour les juifs.

Lorsque cette prophétie sera réalisée, alors (seulement après) Jésus reviendra chercher ses Elus.

Première grande hérésie : D’où vient l’idée de séparer Israël de l’Eglise ?

 

LES DOGMES APPORTES PAR DARBY, SCOFILED et LES AUTRES

 

Décidément, nous n’en n’avons pas fini avec la cruauté du faux Evangile.

Un petit retour dans l’histoire des religions. Les réformes perpétuelles et successives que connait l’Église chrétienne ne cessent de vouloir montrer que l’Église est progressiste, qu’elle s’améliore avec le temps et que la révélation l’est aussi, elle montre ce qui sera à la fin des temps. Pour preuve ce dogme a été répandu par plusieurs éminents théologiens à partir du 19ème siècle. John Nelson Darby, Cyrus Ingerson Scofield entre autres se sont appliqués à répandre ces mensonges comme des révélations clés (démontrant encore qu’Israël et Jérusalem sont toujours la véritable pierre d’achoppement dont parlent les prophètes). Les commentaires de Scofield que l’on découvre dès 1909 dans la Bible Segond (l’Edition de 1917 a été publiée à plus de 3 millions d’exemplaire) ont servi de pilier à cet évangélisme sioniste. Scofield écrit dans les commentaires de Genèse 12 :3 que l’homme ou la nation qui lève une voix ou une main contre les juifs suscite la colère de Dieu et la malédiction. Pour les chrétiens le message prend l’allure d’un ultimatum : ils ont une obligation salutaire de soutenir le peuple juif et la nation d’Israël.

Ne pas soutenir Israël pour un chrétien serait un péché quasi impardonnable !

Cette prise de position religieuse très revendiquée depuis le début du XXème siècle, a conduit les chrétiens à prendre des positions politiques tranchées et strict soutenant les juifs dans leur droit à reconquérir la terre de leurs ancêtres. Les évangéliques sont plus fanatiques et passionnés dans leur croyance que ne le sont même les sionistes juifs : « C’est aux palestiniens de capituler et de partir. Les palestiniens se battent pour un projet de nation perdu d’avance. C’est un peuple condamné dès le départ. Toutes les nations qui s’opposent à Israël sont vouées à la destruction ».

Et jouant sur le tremplin de la mondialisation, un nombre important de télévangélistes continuent à semer cette fausse doctrine à tous vents… Plusieurs d’entre eux sont même les conseillers spirituels des chefs d’Etats américains… et malheur aux chrétiens qui ne prient pas pour Israël.

Pardon, mais si nous sommes en Christ, rien que de penser qu’un peuple Elu soit prédestiné au salut quoiqu’il fasse de bien comme de mal devrait nous faire grincer des dents.

Ce faux évangile est pourtant gobé par des millions de chrétiens aujourd’hui. Moi-même, j’ai bu à cette coupe de démons autrefois. Chacun doit se repentir d’avoir laissé son cœur se nourrir par de telles pensées meurtrières et idolâtres.

Maintenant concernant ces fameuses prophéties.

 

LES PROPHETIES CONCERNANT ISRAEL DOIVENT ELLES S’ACCOMPLIR DANS UN FUTUR PROCHES ?

 

« C'est pourquoi dis à la maison d'Israël: Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel…Je sanctifierai mon grand nom, qui a été profané parmi les nations, que vous avez profané au milieu d'elles Et les nations sauront que je suis l'Eternel, dit le Seigneur, l'Eternel, quand je serai sanctifié par vous sous leurs yeux. 24Je vous retirerai d'entre les nations, je vous rassemblerai de tous les pays, et je vous ramènerai dans votre pays » Ezéquiel 36 :22-24

 

Juste une parenthèse pour signaler qu’avec les versets 23 et 24 il y a une condition clairement exprimée : « quand je serai sanctifié ; je vous retirerai d’entre les nations »

Maintenant, à la lecture de cette prophétie d’Ezéquiel, comment ne pas être troublé avec le nouvel Etat d’Israël fondé en 1948. Il est évident que l’émotion a été grande pour beaucoup. Mais pour trouver la vérité,  il ne faut pas s’arrêter à une lecture superficielle des différents textes bibliques.

Car dans les faits « le retour vers la terre promise » n’est-ce pas plutôt un accomplissement politique plus que spirituel ? Car je pense que pour quelques-uns et seulement quelques-uns se fut un accomplissement spirituel, oui ; mais pour le plus grand nombre, la fin d’une diaspora, est devenu le fruit d’une décision politique très forte et très attendue.

Le mouvement politique sioniste a atteint des sommets de popularité après la seconde guerre mondiale. Les idées de mouvement nationaliste fondé sur un sentiment national juif puissant qui devait permettre d’obtenir pour les juifs un état en Palestine, sur la terre de leurs ancêtres s’est imposé pour beaucoup comme une évidence surtout après la tentative du génocide allemand, les nombreux pogroms et les diverses persécutions que les juifs ont subi dans le monde et pour finir en réponse à la montée de l’antisémitisme en Europe.

Le résultat d’un nouvel Etat d’Israël, c’est la victoire d’un courant nationaliste issu de laïcs, de socialistes et de religieux juifs, soutenus par un sionisme chrétien fort. Est-ce un peuple qui a été touché par la grâce de Dieu ? Est-ce un peuple qui a sanctifié le grand nom de Dieu et qui s’est repenti d’avoir profané son nom (comme on l’a lu dans Ezéquiel) ?

Justement, revenons au texte d’Ezéquiel au chapitre 36 : la vraie question se trouve justement posé par l’Eternel dans le texte, par ces mots : »je serai sanctifié par vous sous leurs yeux. ».

C’est la condition indispensable pour être rassembler par Dieu.

Or, qui parmi les israéliens revenant sur la terre de leurs ancêtres sanctifiaient Dieu et son grand nom ? Qui le sanctifiait au point que les nations non juives s’en aperçoivent ?

La suite du texte d’Ezéquiel est aussi sans détour : (c’est toujours le Seigneur l’Eternel qui parle et dit : » Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles. 26Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j'ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. 27Je mettrai mon esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois ».

Certes cette prophétie touche un peuple nombreux, mais c’est comme avec Moïse et les hébreux, une part très petite d’entre eux ont répondu à l’appel d’un cœur nouveau. Et quand nous lisons ces versets, c’est bien l’accomplissement de Jésus-Christ (sa vie et sa résurrection) qui vient purifier un peuple. Un peuple qui s’est sanctifié : et parce qu’il s’est sanctifié, et qu’il a mis à part le grand nom de son Dieu sauveur, alors Dieu a mis son esprit en lui. N’est-ce pas ici la prophétie d’union des âmes à Christ ? La maison d’Israël n’a-t-elle pas alors fusionné avec la maison de Christ (l’Eglise) ? La prophétie ne dit-elle pas plutôt cela : Dieu ramène dans son pays (son royaume) tous celles et ceux qui se sont sanctifiés et qui étaient dispersés parmi les nations ?

Son pays, son royaume se trouve où alors ? En Israël, sur les terres cananéennes données à Josué?

Jésus a dit : mon royaume n’est pas de ce monde. Son pays se trouve en lui, en Christ. En Christ nous retrouvons nos racines. En Christ nous retrouvons notre identité, ainsi que nos frères et sœurs dispersés.

LA MAISON d’ISRAEL est DEVENUE LA MAISON DE CHRIST (UNE SEULE ET UNIQUE MAISON, un seul et unique royaume).

Ephésiens 2 :11-16 « C'est pourquoi, vous autrefois païens dans la chair, appelés incirconcis par ceux qu'on appelle circoncis et qui le sont en la chair par la main de l'homme, souvenez-vous … Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ. 14Car il est notre paix, lui qui des deux (païens et circoncis) n'en a fait qu'un, et qui a renversé le mur de séparation, 15l'inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux (païens et circoncis) un seul homme nouveau, en établissant la paix, 16et de les réconcilier, l'un et l'autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l'inimitié. »

Christ a tout réconcilié et accomplit, il a réconcilié en lui ceux qui s’opposaient entre eux.

Qui s’opposaient ? circoncis et non circoncis, c’est pourtant clair. Qu’avons-nous à attendre des juifs si nous sommes en Christ ?

Le chandelier qui était dans les mains d’Israël ne l’est plus. Ce chandelier, Christ l’a récupérer pour le donner à ceux qui aiment ses commandements. Ceux qui ont abandonné Dieu, qui ne se repentent plus, ceux-là n’ont plus de chandelier. Au croyant de l’Eglise d’Ephèse Dieu leur dit : « Souviens-toi donc d'où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières oeuvres; sinon, je viendrai à toi, et j'ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes » (Apocalypse 2 :5)

Les repentis, ceux qui ont gardé ou retrouvé leur premier amour en Christ, ceux-là ont obtenu le chandelier. Ils sont alors la lumière du monde qu’ils soient à l’origine juif ou grec, peu importe (puisqu’il n’y a plus de distinction de races, de religions et de racine en Jésus-Christ).

Si des prophéties existent toujours, elles sont en faveur de celles et ceux qui ne se préparent pas suffisamment à son avènement ou pour celles et ceux qui ont besoin d’encouragement pour persévérer. De nos jours s’attendre à ce que Christ repose ses pieds sur le mont des oliviers, c’est s’attendre à l’idolâtrie, à bannir la foi et à louer des manifestations surnaturelles.

 

Maintenant au sujet de LA RECONSTRUCTION DU  3ème TEMPLE QU’EN EST-IL ?

 

Déjà quel absurdité que de croire qu’il y aura sur terre deux temples. Un temple physique et visible à Jérusalem et un autre spirituel invisible en Christ.

« Les Juifs dirent (à Jésus de Nazareth): Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, en trois jours tu le relèveras! 21Mais il parlait du temple de son corps. » (Jean 2 :21)

Jésus-Christ a bien parlé de détruire le temple et de le reconstruire en 3 jours, mais il parlait bien d’un seul et unique temple spirituel, celui de son corps.

« Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous? 17Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira; car le temple de Dieu est saint, et c'est ce que vous êtes. » ( 1 Corinthiens 3 :16). C’est celui-là, c’est ce temple-là qu’il faut reconstruire.

Le sionisme judaïque lutte avec les prophéties bibliques pour essayer d’asseoir son pouvoir en Israël, cela reste compréhensif après tout. C’est le moyen spirituel qu’ils ont, vu qu’ils n’adhérent pas à Christ et qu’ils réfutent le fils de Dieu comme Messie.

Mais leur chemin ne cesse d’être semé d’embûches et de catastrophes. D’ailleurs dans les faits ils produisent ce qu’ils essaient d’éradiquer. Voulant la paix, ils n’obtiennent que la guerre. Eux, ils attendent un Messie à leur image. Mais un disciple de Christ s’il croit que sa bénédiction est reliée à celle d’Israël, il reste dans la confusion la plus totale.

 

 JUDA & JUDEENS, un peuple ou un caractère spirituel ?

 

« Le salut  vient des juifs » (Jean 4 :22). N’oublions pas que le mot juif a été rajouté dans nos bibles. C’est IOUDA, juda le mot d’origine. Le salut vient de IOUDAIOS, des judéens. Et Juda est une tribu d’Israël, pas un système religieux semblable aux juifs. C’est une petite portion de croyants qui a été dispersée dans le monde entier. Les vrais Judéens (N.T) sont ceux qui ont la foi d’Abraham et l’esprit de Christ en eux.

La « Juda » de Dieu est spirituelle. Le Seigneur a mis une marque invisible sur le front de son peuple, et il sait où chaque brebis lui appartenant se trouve. "Juda" est cette marque de reconnaissance des Elus.

Leur rassemblement se manifeste d’une manière spirituelle et non impulsée par le politique ou la religion.  Et Jésus-Christ dans Matthieu 5 :5 nous montre qui a cette marque : «Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre! »

Qui héritent véritablement d’une terre ? Les débonnaires, c’est-à-dire ceux qui usent de conciliance, qui usent d’une grande bonté et qui portent secours à leur prochain. Voilà le caractère judéen. Le vrai juif, ou être comme Abraham, c’est le débonnaire.

Amen

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