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dimanche 19 octobre 2025

L’EPOUSE DE CHRIST : UNE FAUTE THEOLOGIQUE

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Par Eric Ruiz

On parle très peu de Dieu le Père dans le livre de l’Apocalypse (4 à 5 versets seulement selon les versions), on parle très peu aussi du fils de Dieu, et le nom de Jésus-Christ n’apparait que 4 fois.


Dès le début du chapitre 1 nous savons quel est l’auteur de ce livre « révélation  de Jésus-Christ » et vers la fin du livre au vingtième chapitre nous lisons ces mots : « 2 Ils revinrent à la vie, et ils régnèrent avec Christ pendant mille ans. » ;  Et là aussi il y a des versions qui emploient un autre mot que Christ

Par contre dès que Jean évoque une puissance divine ou un trône, Dieu (Téos) est joint presque à chaque fois avec un autre nom.

On parle d’une adoration, on vient se prosterner devant cette entité. Il est celui qui est assis au milieu du trône, et il est digne de recevoir  la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l'honneur, la gloire, et la louange

Mais quelle est cette nouvelle identité à adorer ? Ce n’est pas rien c’est quand même lui qui ouvre les 7 sceaux (Apo 6 :1). Il a le pouvoir de faire tomber les montagnes en se mettant en colère (Apocalypse 6 :16). Il se tient assis sur la montagne de Sion (Apocalypse 14 :1). Ceux qui ne se sont pas souillés et qui sont vierges le suive partout où il va. On le combattra en cherchant à le vaincre mais personne ne pourra le vaincre car il est le Seigneur des Seigneurs, le roi des rois et ceux qui sont avec lui, les fidèles et les élus… vaincront.

 La question que l’on devrait tous se poser (je parle des chrétiens en général) est pourquoi ce nom apparait-il, là où devrait être celui de Jésus-Christ notre Sauveur ?

Ce nouveau personnage, en fait n’est pas du tout une nouveauté. Figurez-vous qu’il est présent 100 fois dans la Bible (version louis Segond 1910). Et  rappelez-vous ce que j’avais écrit au sujet de ce nombre 100 : je cite « 100, c’est un peuple souvent méprisé et mis à l’écart, qui célèbre son Dieu de manière intègre et parfaite parce qu’il a le caractère du bon berger.  Eh bien vous verrez que ce nombre n’est pas un hasard mais qu’il est parfait avec ce qui suit. Je continue… et curieusement ce personnage n’attire pas les regards et il est même insignifiant ; Ce personnage est un animal, c’est l’animal par excellence qui était destiné par les Israélites au sacrifice pour la rémission des péchés. On l’offrait sur l’autel, lorsqu’il avait moins d’un an. Cet animal de sacrifice devait être un mâle sans défaut. On le prenait parmi ce qu’il y avait de meilleur dans le bétail.

Cet animal, c’est l’agneau, un animal docile, fragile qui n’a aucune défense et qui peut être la proie facile de tout prédateur. C’est la proie très apprécié des loups. Et bien dans le livre de Jean, l’apocalypse, Dieu s’assimile à l’agneau : L’agneau de Dieu. Les théologiens le présente comme Christ, cet autre partie de Dieu, son fils unique puisque Jean-Baptiste en voyant Jésus de Nazareth venir à lui l’appela : « voici l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ».

Alors contre toute attente, c’est l’agneau le thème principal du livre de l’Apocalypse.  Et on va le voir ce n’est pas Christ. Beaucoup de traductions ont fait l’erreur de mettre Christ à la place de l’agneau parce qu’ils ont fait une confusion. Ils se sont dit Christ et l’Agneau c’est pareil. Eh bien pas tout à fait. La version Ostervald de 1744 fait mention de 33 passages avec le mot agneau. 33 fois dans ce livre il est question de cet animal si paisible et inoffensif. 33 c’est le chiffre de la vérité. 

L’agneau porte en lui plus qu’un symbole,  il est la vérité. Il est la vérité dans le sens où c’est Dieu lui-même qui se dévoile à travers cet animal qui illustre en fin de compte son caractère. Dieu se voit à travers l’amour donné, son sacrifice, comme tout ce qui contribue à donner du bien-être aux autres et à favoriser la paix. C’est par l’authenticité de ce caractère que Dieu rassemble ses élus, C’est par l’authenticité qu’il les prépare même à régner, qu’il les adopte comme ses propres fils, qu’ils les destinent à être ses héritiers.

L’agneau épouse entièrement  Dieu. Et disons-le, c’est la mission principale de Christ sur terre : Par sa mort et sa résurrection, Jésus-Christ donne son héritage. Quel héritage ? C’est le Saint-Esprit ; et il le donne à ceux qui font sa volonté. Vous voyez, je n’ai pas dit à ceux qui croient. Mais à celles et ceux qui font sa volonté. La différence n’est pas anecdotique mais bien réelle. Car être l’agneau assis sur le trône avec Dieu c’est bien épouser Dieu. Etre ce qu’il est lui-même. Personne ne peut tricher et se faire passer pour l’agneau. Pourquoi ?  Parce qu’il n'entrera dans la nouvelle Jérusalem «  rien de souillé, ni personne qui se livre à l'abomination et au mensonge ; il n'entrera que ceux qui sont écrits dans le livre de vie de l'agneau. » Apocalypse 21 :27

Alors, les mots ont une importance. Agneau et Christ ne s’emploient pas sans un sens bien particulier. L’agneau ce n’est pas Christ, bien que ce soit la même entité. Et L’agneau n’est pas un titre de Christ, comme nous le disent les théologiens. L’agneau n’est pas un titre mais un caractère. Constatez par vous-mêmes,  dans toutes les versions, il n’est pas écrit les noces de Christ, mais les noces de l’agneau. Apocalypse 19 :7 : « Réjouissons-nous, et faisons éclater notre joie, et donnons-lui gloire; car les noces de l'Agneau sont venues, et son épouse s'est parée. ». 

C’est l’agneau l’objectif de notre foi. Christ, c’est le seul et unique moyen d’atteindre l’agneau. Christ c’est le chemin. Sans Christ c’est vrai l’agneau est impossible à atteindre. Il faut la vie de Christ en nous pour épouser ce caractère. Par conséquent, c’est l’agneau le but de tout croyant sur terre. L’agneau c’est la stature parfaite de Christ reconnaissable parce l’agneau est une personne.  Parce que c’était l’agneau immolé le but de Christ sur terre. Christ en tant que Jésus de Nazareth s’est offert en sacrifice comme un agneau immolé pour la rémission de nos péchés.C’est l’agneau le but de Dieu le Père aussi. « Père que ton règne vienne » ! Cette prière ne peut s’exaucer sans voir l’agneau devenir une réalité terrestre. Dieu veut régner à travers son Epouse l’agneau : un être devenu parfait.

Apocalypse 21 :23 montre bien cette fusion Dieu-Agneau : « Et la ville n'a pas besoin du soleil, ni de la lune, pour l'éclairer; car la gloire de Dieu l'éclaire, et l'Agneau est son flambeau. ». L’agneau c’est le flambeau, le contenant et Dieu, la lumière le contenu. Mais contenant et contenu sont identiques. Ils ne sont qu’un. Dieu s’est fait une nouvelle identité ou une autre entité, une existence propre et visible dont les propriétés sont clairement identifiables. Jean le Baptiste en voyant Jésus a clairement identifié qu’il était l’agneau, la mission divine incarnée dans une personne. Il ne lui a posé aucune question pour le savoir. C’était une évidence, son caractère émanait naturellement de lui.

Pourtant cet agneau pose problème. Il pose problème à une génération adultère. L’agneau est tellement convoité par ceux qui font le mal, qu’il l’imite, qu’ils en font une idole. Ils forcent même les autres chrétiens à manifester ce caractère. Ils imitent l’amour, le don de soi, les ministères aussi. Parce que les ministères que le Père nous a donnés sont là pour amener le disciple vers l’agneau. Mais ces faux oints qui imitent les ministères ne savent pas qu’ils font une œuvre qui les dépasse, puisqu’ils contribuent sans le savoir à l’édification du corps de Christ qui est l’agneau. Parce que l’agneau se forme dans la souffrance, dans le creuset de l’injustice, dans les tribulations. Cette souffrance vécue, c’est l’immolation, c’est ce qui est joint et indispensable à l’agneau : il est immolé, sacrifié. Alors, là où nous vivons des oppressions, des manipulations, des mauvais traitements, des violences physiques ou morales, pire voire même la mort,  eh bien nous mettons sur l’autel, notre orgueil, notre rébellion, ou notre estime de soi. Ce qui nous aide à prendre le manteau de sacrifice de l’agneau.

Maintenant, dans les autres versions de l’Apocalypse  l’agneau n’apparait que 27 fois (au lieu de 33). Ce qui est curieux au premier abord c’est de constater que beaucoup d’auteurs des versions ont pris l’initiative de supprimer les répétitions. Plutôt que de répéter le mot Agneau ils ont préféré le pronom personnel « il » Ainsi avec Ostervald nous trouvons le mot «  agneau » répété 5 fois. Par exemple quand la version Segond dit : « Quand il ouvrit le second sceau » la version Ostervald précise «  Quand l’Agneau ouvrit le second sceau » Cette précision se fait ensuite sur l’ouverture du troisième, du quatrième et du septième sceau.

La raison qui me vient à l’esprit pour cette précision « l’agneau », c’est pour insister fortement sur le caractère de Dieu, ce caractère qui provoque des hostilités. Le mal, le diable et ses démons ne supportent pas l’odeur de sainteté ; La preuve c’est qu’au moment où parait la sainteté, l’imposture apparait aussitôt.  Au moment où l’agneau brise le sceau, les masques tombent : les authentiques se distinguent des hypocrites, des soi-disant bienfaiteurs passent au délit et au crime. Lors du premier sceau le cavalier blanc vient pour vaincre alors que l’agneau n’a aucun combat à mener sur les autres…puisqu’ il dépend entièrement du Père.  Le diable quant à lui est descendu rapidement, animé d'une grande colère, sachant qu'il a peu de temps. Dans les faits, l’imposteur impose sa force, sa ruse, sa soif de gloire, alors que l’agneau n’impose rien, il se fait douceur, authentique et altruiste. L’imposteur c’est une bête. Apocalypse 13 :11 nous dit que cette bête monte de la terre, qu’elle a deux cornes semblables à celles d’un agneau et elle parle comme un dragon. Sa parole trahit ses intentions mauvaises. La bête parait douce et conciliante (les deux cornes) mais elle se montre à la fin intraitable et effrayante, elle aime médire sur tous.

 Ensuite, Ostervald traduit Apocalypse 19 :14 ainsi : « Et les armées qui sont dans le ciel le suivait sur des chevaux blancs, vêtues de fin lin blanc et pur, suivant l’agneau. ».

Cette distinction est cruciale elle aussi, car elle précise ce qui suit et qui prédestine l’Epouse, c’est un vêtement de puissance (les armées qui sont dans le ciel) et de sainteté ( le vêtement de fin lin blanc et pur)

Lisons les versets précédent qui concerne l’agneau : «11 Puis je vis le ciel ouvert, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait s'appelle Fidèle et Véritable, et il juge et combat avec justice. 12Ses yeux étaient comme une flamme de feu; sur sa tête étaient plusieurs diadèmes; il avait un nom écrit, que personne ne connaît, si ce n'est lui-même;  et il était revêtu d'un vêtement teint de sang. Son nom est la Parole de Dieu. »

 Nous voyons que l’agneau, c’est l’image de ce cavalier blanc fidèle en tout point et qui est la vérité. Et son vêtement tint de sang, ce n’est pas un sang étranger, mais le sien qu’il porte. Et ce nom que personne ne connait à part lui-même montre encore son humilité et sa volonté de ne pas mettre la lumière sur lui, mais sur la parole de Dieu. Et nous pouvons réaliser que ce vetement de sang se transforme en fin lin blanc. Car ce sang  qui a coulé injustement a été purifié par le sacrifice de l’agneau. Grace à ses œuvres justes, le vêtement est celui de l’Epouse « les noces de l'agneau sont venues, et son épouse s'est préparée, 8et il lui a été donné de se revêtir d'un fin lin, éclatant, pur. Car le fin lin, ce sont les oeuvres justes des saints ».

Passons maintenant au dernier verset où l’agneau a été rajouté. Mais ici l’agneau a été préféré à Christ.

Apocalypse 20 :6 : « Ils seront sacrificateurs de Dieu et de l’Agneau et ils régneront avec lui mille ans ».

Dans les autres versions il est écrit : « ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ »  En fait, Dieu et L’agneau et important parce qu’il marque une nouvelle fois la personne terrestre devenue comme Dieu.

L’agneau permet d’intégrer la personne de Jésus-Christ et tous ceux qui lui ressemblent au moment de la première résurrection. La nuance pour moi n’est pas légère. Je le redis Christ c’est le moyen d’atteindre l’agneau, qui lui est l’entité atteinte ici-bas. Le fils de Dieu est le premier agneau qui en inclus d’autres, tous les autres saints qui auront persévérer et qui seront greffés sur le sarment divin. Nous seront Agneau comme le fils Jésus-Christ l’est, et il l’est en premier…mais nous, nous le serons par alliance. Nous serons rassemblés sous la même alliance de la grâce pour former l’agneau immolé.

Alors n’oublions pas une chose essentielle. Devenir sacrificateur de Dieu et de l’agneau est le but suprême que souhaite atteindre tout chrétien. Mais cela passe par un sacrifice qui coûte cher pour chacun. C’est ce sacrifice qui montrera  notre élection. Le sacrifice d’Abel comme celui d’Abraham plaisait à Dieu. Ce qui plait à Dieu c’est à quoi nous renonçons individuellement pour lui. Notre cœur doit se trouver dans cet état de grâce qui consiste à tout sacrifier par amour pour notre Dieu. C’est à ce prix que l’Epouse de l’agneau se pare de ses plus beaux bijoux pour les noces. Amen

dimanche 27 avril 2025

LES 7 COMMENCEMENTS DE LA FOI

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Par Éric Ruiz

 

 La nouvelle naissance spirituelle. Elle nous fait revêtir l’homme nouveau.

Certes, nous sommes réellement une nouvelle créature ; Et cette nouvelle créature débute par l’esprit. Un nouvel esprit est né : Christ en nous. 

Mais en marchant en Christ, nous allons passer d’un renouveau à un autre. D’un commencement à un autre. La créature de foi va évoluer dans sa nouvelle naissance.  

Or, cette nouvelle naissance est expliquée très succinctement par Jésus à Nicodème (Jean 3) qui lui apprend qu’il doit naitre d’eau et d’esprit. Il ne lui dit rien d’autre. Il laisse planer un mystère qui a donné mille interprétations.

Jamais Jésus-Christ n’a eu l’intention de réduire cette naissance à un évènement unique et accompli : c’est le début d’un processus de transformation. Il peut débuter à un moment donné et puis s’arrêter-là. Mais le but de ce processus est d’aboutir à une autre réalité. Laquelle ? Et comment comprendre cette réalité ?

 

Prenons tout d’abord l’exemple d’une maison. Notre être spirituel se bâtit comme les étapes de la construction d’une maison. Le nouvel être qui nait à partir de notre repentance et de notre conversion a posé les fondations de notre maison. Cette fondation est essentielle. Mais elle est un point de départ, elle ne s’arrête pas là dans notre édification. Chaque nouvelle partie de la maison se construit comme un nouveau commencement. Chaque étage, une nouvelle entreprise. Les fondations ne ressemble en rien au premier étage, qui ne ressemble pas au deuxième et ainsi de suite jusqu’au toit qui est en tout point différent des autres étages. Et le toit vient comme couronner le bâtiment, comme le sceller.

En tout, il y a 7 nouveaux commencements.

Pourquoi 7 ?

Parce qu’il y a 7 tonnerres divins qui ont fait entendre leur voix (Apocalypse 10 :3).

Et ce mystère caché s’accomplit uniquement si le disciple ne se complait pas dans sa situation, si le disciple cherche à évoluer vers son accomplissement final et parfait.

Voilà ce que dit Jésus : Matthieu 7 : 24 : « C'est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc ».

Bâtir sa maison sur le roc consiste à suivre des étapes spirituelles essentielles : 7 tonnerres (7 puissances), 7 marches (comme 7 chapitres), 7 mises en pratique de la foi.

Ces tonnerres sont de nouveaux actes de la foi. J’insiste, ce ne sont pas des croyances, ou de nouveaux rites religieux révélés. Mais des actes de foi. Naitre d’eau et d’esprit consiste à réaliser ses actes de foi.

 

Première fondation : le jugement. La remise en question de soi-même. La prise de conscience de ses ténèbres va provoquer des actes inhabituels. Ce fondement est suivi d’un autre, la repentance, puis vient la conversion, ensuite la justice qui amènera à exprimer des actes de pardon, de réconciliation, d’entre aide. Le cinquième tonnerre est lui-aussi un nouveau commencement avec le baptême d’esprit. Le sixième, qui concerne cet état d’adoption par notre Père céleste est lui aussi une nouvelle étape qui nous amènera à vivre des évènements très différents des autres. Et enfin cette dernière étape qui montre la fusion parfaite entre l’Epoux (le Père) et son épouse (ses fils semblable à son fils unique Jésus-Christ).  Cette dernière étape, elle-aussi, est en tout point, différente des autres.

 

Alors bien-sûr, il y a le roc, c’est-à-dire les matériaux de construction ; eux ne changent pas. L’eau et l’esprit issus de la grâce que nous avons reçues et manifestés dès le départ ; l’eau et l’esprit nous amène à la maturité. Car le passage d’une étape à une autre, comme le passage d’un étage à un autre, se fait par la maturation.

 

Pour donner du concret, reprenons l’image de la maison en construction. Un maçon sait très bien qu’il ne peut pas commencer la construction d’un étage supérieur, sans que l’étage inférieur soit consolidé et apte à recevoir une charge plus lourde, sinon tout s’écroulerait comme un château de cartes. Le ciment doit avoir séché. Mais pas seulement. Il est nécessaire que la structure existante puisse supporter le poids supplémentaire d’une surélévation. Un ingénieur en structure devra le plus souvent évaluer la solidité des fondations et des murs porteurs pour s’assurer de la faisabilité du projet. Et cela demande plusieurs semaines, voire plusieurs mois selon les cas.

Eh bien pour chaque nouveau commencement, un délai de temps aussi long est nécessaire. Dieu le Père qui est l’ingénieur suprême, lui-seul évalue nos fondations spirituelles et la solidité de nos murs porteurs (Et Christ en est la pierre angulaire) ; Et comment le fait-il ?

En nous faisant traverser et vivre de nouvelles expériences, de nouveaux projets mais aussi et surtout de nouvelles épreuves, des tribulations plus fortes, plus intenses et beaucoup plus impressionnantes. La maison doit résister à de fortes intempéries (des vents très violents, des inondations, une chaleur excessive, bref un climat des plus hostiles…) ; Matthieu 7 : « 25La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison: elle n'est point tombée, parce qu'elle était fondée sur le roc. ».

C’est pourquoi, un disciple ne doit pas craindre de marcher sur l’eau, parce que l’évolution de sa foi l’amènera à vivre des choses totalement nouvelles et imprévues le mettant fortement à l’épreuve. Je ne suis pas en train de décourager mes frères et sœurs en Christ, mais d’essayer de leur ouvrir les yeux sur le degré de sacrifices qu’il faudra faire pour grandir dans la foi. Ce degré passe par une confiance de plus en plus grande en Christ malgré une réalité devenant de plus en plus sombre et déstabilisante. La confiance en Dieu doit être éprouvée par notre vécu.  

C’est le sens de ce que Jésus dit dans Luc 14 : «28 Car, lequel de vous, s'il veut bâtir une tour, ne s'assied d'abord pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi la terminer, 29 de peur qu'après avoir posé les fondements, il ne puisse l'achever, et que tous ceux qui le verront ne se mettent à le railler, 30 en disant: Cet homme a commencé à bâtir, et il n'a pu achever? ».

Par conséquent, quel échec pour un disciple s’il s’imagine qu’avec Dieu, une fois que les fondements sont posés (repentance, confession de foi, baptême) tout est beaucoup plus simple. Parce que Jésus-Christ a tout payé à la croix et par conséquent que la dépense pour sa maison étant une grâce, elle ne nécessite que peu de sacrifice.

De même, c’est aller droit à l’échec de penser que Dieu repousse tout ennemi loin de nous, c’est aussi incohérent et faux que de penser qu’une maison se construit en premier par le toit.

Aujourd’hui trop d’hommes et de femmes de foi ont commencé à construire et se sont arrêter en chemin, comme trop pensent qu’ils sont nés de nouveau en Christ et par conséquent que leur maison est finie, que le toit est déjà posé et que leurs prières vont repousser l’ennemi pour aplanir leur sentier.

Mais l’ennemi est un bien que Dieu laisse agir pour que le disciple vive une nouvelle expérience de foi.

« Oui, mais Dieu ne permettra pas que son enfant souffre et qu’il soit atteint d’un mal grave » ; cette croyance est fausse, car elle nait et elle est entretenue uniquement par la peur de souffrir.

Croyez-vous que prier pour que les vents ne soufflent pas trop forts, prier pour que la pluie ne produise pas d’inondation, ou que la chaleur et la sécheresse ne produisent pas des incendies, c’est la volonté de Dieu qu’il en soit ainsi ?

Croire que la souffrance, c’est satan, le diable qui en est l’origine et s’opposer en nombre à elle, c’est refuser de grandir dans la foi ; C’est refuser de vivre de nouvelles expériences aussi douloureuses soi-elles. En réalité, c’est déjà montrer que sa maison est bâtie plus sur le sable que sur le roc. Et qu’elle va s’effondrer à la moindre tempête.

Dans la réalité, juste après que les fondations soient posées, la construction s’arrête. La peur des malheurs, les croyances refuges dans des dogmes sans foi, font croire au disciple que la solidité de sa maison bâtie sur le roc le protège. Dieu aurait lui-même posé ce toit insubmersible et inaltérable. Or, c’est notre foi qui agit. C’est une foi qui doit nous aider DANS les catastrophes et non à les éviter.

Parce que ce sont ces 7 matériaux qui chassent les démons et que nous lisons dans Galates 5 :22-23 : Ce sont l’amour, la joie, la patience, la paix, la douceur, la bonté, la bienveillance, qui vont avoir raison du mal.

C’est ce caractère de l’agneau qui chasse les démons. Ce ne sont pas des prières empreintes de peur et de suffisance qui chassent le diable.

 

Alors revenons à Luc 14, à ce que dit Jésus au sujet de cette tour que l’on a bâtie sans vouloir calculer la dépense. Au verset précédent 27 comme au verset qui suit cet exemple de foi, Jésus donne le pourquoi de l’échec. «27 Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple…33 quiconque d'entre vous ne renonce pas à tout ce qu'il possède ne peut être mon disciple. ». Je le répète encore : Que possède un disciple de si important qui le retient dans ce monde ? Chacun pense à l’argent, ou à ses biens, mais il y a des choses plus précieuses : sa famille, mais aussi son propre péril, sa propre santé, (je suis bien placé en ce moment pour le savoir), ou encore (je pense à mes frères du Congo dont la vie est entre les mains des rebelles du M23).

La situation qui nous fait échouer c’est : de ne pas être prêt à mettre sur l’autel des sacrifices ce qui nous est le plus cher, là dans le moment présent. Il nous faut regarder sans s’effrayer, ce qui nous met en péril. La voilà cette dépense dont parle Jésus pour construire cette tour. Cette dépense, correspond à cette mise à mort, qui est cruciale pour notre caractère, afin que la plénitude de Christ vive en nous.

 

Cette plénitude de Christ est révélée par le livre de l’Apocalypse où l’agneau qui a été mis à mort correspond à un être accompli ; et cet être, c’est Christ et chacun de ses disciples (c’est moi, c’est toi, ce ces sont ceux qui souhaitent calculer la dépense juste pour terminer la tour).  Et voyez-vous la voix des anges, des anciens, de plusieurs millions annonçant que cet agneau immolé « est digne de recevoir puissance, richesses, sagesse, force, honneur, gloire et louange. » (Apo 5 :11-12).

Ces 7 éloges (de la puissance à la louange) correspondent chacune individuellement à 7 nouveaux commencements, à 7 étapes qui ne se franchissent pas aléatoirement, comme on le souhaite ou dans le désordre.

Quand je parlais juste avant : que beaucoup pensent avoir atteint le toit de leur maison (la louange et la gloire) alors qu’ils manquent cruellement de force et de sagesse, et qu’ils n’ont pas eu leur vie en péril, cela signifie que l’agneau en eux (le caractère de Christ) est encore loin d’être immolé. Et même pour certains que l’animal, symbole de leur caractère s’identifie plus à un lion qu’à un agneau, au vu de leur instinct prédateur toujours aussi présent.

La course du disciple, j’en avais parlé, n’est pas une course de vitesse ou un sprint final. C’est une épreuve d’endurance qui nous demande de la patience et de la persévérance dans l’effort. Le but n’est pas de franchir à toute vitesse les étapes, mais de vivre chaque moment de foi dans son intégralité et dans ce qu’elle demande de sacrifice, sachant que chaque épreuve fera grandir notre foi et notre amour.

Et  (ce n’est pas fini) l’espérance qui nous anime sera elle aussi confortée. L’espérance d’atteindre cette stature parfaite du disciple. L’espérance doit demeurer avec la foi et l’amour. L’espérance qui doit vivre intensément en nous est : de pouvoir être un jour un sujet de gloire et de louange. D’être loué pour ce caractère de l’agneau immolé, le caractère de Christ ressuscité en soi.

Amen

dimanche 17 décembre 2023

L’ARMEE DES CIEUX à la gauche et à la droite de Dieu

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Par Eric Ruiz

 

Dans la Bible, il est fait mention 19 fois de l’armée des cieux. 19, comme pour nous montrer une frontière, comme pour affirmer une séparation importante dans le ciel. Cette frontière spirituelle se situe entre Dieu et cette armée constituée d’anges.

Cela parait incroyable qu’il y ait un combat de cette sorte dans le ciel, mais c’est une réalité.

Beaucoup, c’est vrai, louent cette grande armée comme s’il s’agissait que de serviteurs fidèles. Parce qu’ils associent cette armée comme faisant partie d’une seule et même entité, un seul et même corps avec Dieu.

 

Mais il y a une histoire céleste, il y a eu des évènements importants qui se sont passés dans le ciel. L’intrigue a été donnée aux prophètes ; et l’un d’eux Ézéchiel a retranscrit ce qu’il a reçu ; et nous pouvons la lire au chapitre 28.

Par conséquent, c’était vrai au départ, cette armée était proche du trône de Dieu régnant avec lui jusqu’au jour où il a été trouvé de l’iniquité et du mal en elle.

Rappelons-nous la parole donnée à Ézéchiel : « Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées; Je t'avais placé et tu étais sur la sainte montagne de Dieu; Tu marchais au milieu des pierres étincelantes ».
15Tu as été intègre dans tes voies, Depuis le jour où tu fus créé Jusqu'à celui où l'iniquité a été trouvée chez toi ».

On attribue habituellement ce verset à satan, à l’antichrist, à Lucifer, à l’astre brillant comme si cet esprit du mal était le fait d’un seul, d’une seule étoile, d’un seul soldat de Dieu.

En fait, au sein des religions de la Bible, il y a une grande confusion ; cela se voit car ils interprètent 1 Roi 22 :19, comme un fait immuable, et éternel : « Et Michée dit: Écoute donc la parole de l'Eternel! J'ai vu l'Eternel assis sur son trône, et toute l'armée des cieux se tenant auprès de lui, à sa droite et à sa gauche ».

Il n’y a pas qu’une seule armée. Dieu distingue 2 armées (l’une à sa droite et l’autre à sa gauche ; l’une fidèle et l’autre infidèle)

La confusion prend forme par la pensée ; la pensée qu’un Dieu qui possède à ses côtés une armée est forcément sainte. Dieu par sa présence ne permettrait qu’aucune créature impure ne puisse l’approcher de près.

Des théologiens ont fait du ciel où Dieu y a fait son trône, un endroit définitivement pur, parce que

Ils voient les choses ainsi, parce qu’ils se sont fait un Dieu qui ne peut supporter la présence du mal. Un Dieu qui règne sur son trône comme le ferai un despote, un dictateur, ne supportant pas la contradiction ou une autre pensée que la sienne.

Rappelons-nous que Jésus-Christ supportait dans sa présence celui qui allait le livrer pour quelques pièces d’argent. Jésus, le fils de Dieu connaissait depuis le début celui qui était fils du malin. L’a-t-il répudié pour autant ?L’a-t-il chassé de sa communion ?

Or, le trône de Dieu comme le royaume de Dieu est environné d’une multitude d’opposants.

Sinon, pourquoi satan vient-il dans le livre de Job se présenter devant Dieu ?

Job 1 :6 « Or, les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l'Eternel, et Satan vint aussi au milieu d'eux » ?

Dieu accepte cette rencontre et même, échange des idées avec satan pour finir par lui ordonner sa façon d’agir face à Job ; De la même façon Jésus-Christ ordonna à Judas Iscariote qui allait le trahir : « Ce que tu as à faire, fais-le vite ! ».

Le seul et unique Dieu a c’est vrai aussi des anges qui le servent avec fidélité. Il n’a pas qu’une armée d’anges rebelles. Mais, j’insiste, un groupe important, une armée entière s’est rebellée.

« Satan », c’est l’esprit adversaire qui a rassemblé avec lui toute une armée d’opposants.

Une armée d’anges remplis d’orgueil voulant s’élever le plus haut possible dans le ciel, au-dessus même du trône de Dieu. Esaïe (6 :2), les a nommés dans sa vision les Séraphins (réf : « le culte des anges, une très longue tradition religieuse »).

Dieu ne vient pas les accuser, il fait comme à son habitude, il dévoile, il révèle, il met en lumière le mal ;

Et il pose pour cela des questions pour que les esprits s’affirment.

Lisons à ce titre, la suite de ce passage du premier livre des Rois : Qu’est-il écrit après le verset 19 ?

« Et l'Eternel dit: Qui séduira Achab, pour qu'il monte à Ramoth en Galaad et qu'il y périsse? Ils répondirent l'un d'une manière, l'autre d'une autre. (Vous voyez ici tous les esprits n’ont pas la même réponse) 21Et un esprit vint se présenter devant l'Eternel, et dit: Moi, je le séduirai. 22L'Eternel lui dit: Comment? (Dieu continue à poser ses questions) Je sortirai, répondit-il, et je serai un esprit de mensonge dans la bouche de tous ses prophètes. L'Eternel dit: Tu le séduiras, et tu en viendras à bout; sors, et fais ainsi! 23Et maintenant, voici, l'Eternel a mis un esprit de mensonge dans la bouche de tous tes prophètes qui sont là. Et l'Eternel a prononcé du mal contre toi ».

Dieu, face à un roi désobéissant (comme le roi d’Israël Achab) demande à des esprits affirmant leur fourberies, d’agir selon leur caractère et d’aller jusqu’au bout pour détruire le roi infâme et précipiter sa chute. Dieu par conséquent a mis un esprit de mensonge, (précisons-le) qui n’est pas à lui, dans la bouche des prophètes. Alors, l’esprit de mensonge, l’esprit de séduction viennent-ils de Dieu ?

 

Est-ce comme certains le croient : un mauvais esprit venant de Dieu ?

 

Il n’y a absolument rien de mal en Dieu, aucune fourberie, aucune impureté ; alors quel sens doit-on donner à ce passage si embarrassant pour beaucoup ? Sachant que dès les premiers versets du livre de la Genèse les choses semblent tranchées : « Dieu vit que la lumière était bonne; et Dieu sépara la lumière d'avec les ténèbres. » ; mais comment a-t-il procédé ?

La réponse est que Dieu a laissé les ténèbres (le mal) s’opposer à lui dans le ciel. Il lui a laissé exprimer son caractère, totalement opposé au sien. Dans quel(s) but(s) ?

Eh bien, un de ses buts, c’est de pouvoir s’opposer sur terre à ceux qui s’opposent à Dieu, en faisant le mal. Le mal s’associe au mal. La volonté de Dieu au ciel c’est que l’esprit du mal  s’associe à ceux qui sur terre aiment le mal.

Cela parait incroyable, et pourtant : « le méchant fait une œuvre qui le trompe » (Proverbes 11 :18) ; et c’est pareil au ciel.

« Le méchant est pris dans ses propres iniquités, Il est saisi par les liens de son péché. » (Proverbes 5 :22)

Le méchant sur terre est inspiré par un esprit séducteur, menteur qui ne provient pas directement de Dieu mais de son armée rebelle. C’est elle qui séduit, puis qui met les liens.

Ne tombons pas dans l’erreur facile qui consiste à croire que l’esprit de cette armée semble libre d’agir comme elle veut, alors que c’est le dessein de l’Éternel qui s’accomplit  toujours (selon Proverbes 19 :21).

Dieu utilise une armée  céleste déchue pour exercer sa colère sur un peuple inique.

Le but est évident, celui qui aime le mal, qui se prosterne devant le mensonge, qui recherche la séduction, qui fait des projets pour dominer, pour oppresser, eh bien la conséquence est : qu’il en soit l’esclave suprême ; qu’il soit l’esclave de ses passions, et qu’il aille au bout avec elles.

Il sera aveuglé par ses esprits-là et il les servira jour et nuit.

Le prophète Sophonie est très clair sur les buts annoncés de Dieu : parmi les croyants, comme parmi Juda et Jérusalem « Ceux qui se prosternent sur les toits devant l'armée des cieux, Ceux qui se prosternent en jurant par l'Eternel Et en jurant par leur roi, » seront exterminés.

Et le prophète Jérémie est aussi très explicite dans Jérémie 8 :2, ceux qui ont aimés, servis, suivis, recherchés l’armée des cieux et devant laquelle ils se seront prosternés, seront considérés comme du fumier.

Ceux qui sont sans cesse à se battre contre des démons, contre satan et ses anges se battent en fait contre cette armée céleste ; ils aiment ce combat et souvent inconsciemment, le recherche. Dans les faits, ils sont pris dans les mailles du filet de leur propre iniquité. Ils se battent avec leur péché. Ciel et terre sont unis (si l’on peut dire) : les ténèbres célestes se sont associées aux ténèbres terrestres.

Alors, on pourrait avoir peur pour soi-même et penser : mais où se trouve la grâce de Dieu pour nous qui péchons parfois ?

Si le pécheur se repend, Dieu ne lui fait-il pas grâce ?

Oui, tout à fait Dieu gracie et ne cesse de le faire par Jésus-Christ. D’ailleurs pour Achab, Dieu l’a gracié et il ne l’a pas laissé dès le début de son règne aux mains des mauvais esprits. Il lui a envoyé plein de prophètes pour l’avertir, mais tous se cachaient pour ne pas être tués, puis Dieu lui a envoyé le prophète Elie le Tischbite, lui prophétisant une grande sécheresse. Elie a dû fuir lui aussi, dans le désert pour éviter la mort. Rien n’y personne n’a pu faire revenir Achab de ses mauvaises voies. Il se soumettait à sa femme idolâtre qui continuait à lui faire aimer les faux dieux, ces astres brillant dans le ciel, l’incitant à placer son trône au-dessus de celui de Dieu.

Jézabel l’excita même à tuer un innocent, un fidèle serviteur comme Nebath, pour lui voler son champs.

Le texte biblique nous dit que

« Il n'y a eu personne qui se soit vendu comme Achab pour faire ce qui est mal aux yeux de l'Eternel, et Jézabel, sa femme, l'y excitait ».

 Alors au bout de trois années après son crime et après sa fausse repentance, Dieu ferma définitivement les yeux d’Achab en le laissant aux mains d’esprits de mensonge.

Cette répudiation vient confirmer des années d’endurcissement.

 

Cet exemple doit être pris au sérieux par notre génération. Et il doit nous exhorter à veiller sur nos cœurs pour ne pas commettre l’irréparable. Car un croyant même en Christ peut se livrer à l’abomination sur terre. La grâce de Dieu n’est pas un don absolu même s’il est gratuit.

Dieu ne couvre pas nos fautes dont la repentance est surfaite, exprimée par une simple imitation ; une repentance qui continue à dissimuler des actes souillés.

L’armée de Dieu qui nous protégeait peut être changée au profit d’une autre nous faisant passer le mensonge pour vérité. Cette armée-là est beaucoup moins pacifiste, elle est inspirée d’intentions criminelles. 

Christ fait comme Paul qui livre à satan un croyant déréglé devenu méchant.

Il l’excommunie, il rompt sa communion avec lui, en le laissant à disposition de l’armée céleste.

L’armée des cieux à la gauche de Dieu conserve une fonction malgré sa rébellion, c’est celle de servir Dieu en faisant ce qu’elle sait faire : le mal.

Je ne parle pas ici bien-sûr de l’armée de Dieu qui se trouve à sa droite, ces chérubins protecteurs fidèles et qui ne sont jamais précipités sur terre.

Je parle de cette armée qui devient aussi habitants de la terre.

Daniel révèle ce mystère dans ce passage de Daniel 4 :35 : « Tous les habitants de la terre ne sont à ses yeux que néant: Dieu agit comme il lui plaît avec l'armée des cieux et avec les habitants de la terre, et il n'y a personne qui résiste à sa main et qui lui dise: Que fais-tu? » ;

Oui je le redis à nouveau : Dieu précipite sur terre cette armée d’infidèles que nous avons été, même si nous n’avons été que séduit. Mais il le fait dans le but de gracier le malheureux, celle ou celui qui se repend de ses fautes et il élève le disciple persévérant au rang de fils de Dieu, comme son fils Jésus-Christ l’est. Ce disciple est héritier de sa richesse, de son caractère l’agneau.

Or à l’inverse, Dieu déchoit de sa grâce celle ou celui qui persévère dans le mal, alors qu’il a été baptisé d’une onction divine. C’est toujours l’habitant de la terre qui se coupe du ciel en préférant l’armée des cieux à Dieu lui-même.

Si on veut prendre une image biblique : L’armée des cieux rebelle descend du ciel par l’échelle de Jacob et parmi elle, ceux qui seront purifiés sur terre remonteront par cette même échelle au ciel. Le but de notre Seigneur est qu’il n’y ait plus qu’une seule armée au ciel une seule à se tenir à sa droite et une partie à être sur son trône avec Christ. Cette partie déclarée dans Apocalypse 3 :21 : « Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône » ; car au final c’est vrai rien d’impur et de souillé ne se tiendra auprès de notre Père. Tout reviendra à lui lavé et purifié de tous péchés.

Tout reviendra à sa droite, là où le fils de l’homme est assis, là où Christ intercède pour nous auprès du Père, parce qu’il a été ressuscité des morts. C’est à sa droite,  que s’exerce le caractère de Christ, là où toute créature céleste lui est soumise.

Amen

dimanche 8 mai 2022

LES CHERUBINS DE LA GLOIRE (3ème Partie)

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Par Eric Ruiz

 

« Les chérubins de la gloire » : C’est de cette façon que les chérubins sont nommés dans le livre des Hébreux, avec cette annonce : « ce n’est pas le moment d’en parler en détail». Mais, je le précise, ce détail ne vient pas de moi, et les voix du Saint-Esprit sont insondables et  c’est lui qui décide ; nous n’avons pas besoin d’attendre l’intervention d’un ange pour recevoir une révélation.

Alors, avant de développer cette appellation, revenons aux anges en général.

Nous avons vu qu’il y a une relation directe et spécifique entre les anges et les hommes. Une relation de protection et de prédiction de la part des anges comme Michael et Gabriel ; Mais, pour d’autres anges une autre relation s’est établie sous la forme d’une séduction.

Une séduction exercée par les anges eux-mêmes.

Les séraphins, nous l’avons observé récemment, (avec le message : « Le culte des anges ») bien qu’ils ne soient pas des anges extraordinaires et supérieurs devant Dieu, cherchent à le faire croire aux hommes.

Ils essayent de se montrer supérieurs en brillant plus que les autres et pour qu’on les nomme « plus merveilleux » que les autres.

Ils se cherchent un peuple nombreux même et d’abord auprès de futurs élus (les élus étant particulièrement influençables lorsqu’ils sont sujets au doute).  La vision d’Esaïe où le prophète voit des séraphins, alors qu’il doute de sa consécration, est un signe qui a une importance extrême.

« Alors je (Esaïe) dis: Malheur à moi! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures… ».

 Nous croyants, nous devons être très vigilants dans nos moments de faiblesse, lorsque nous constatons de l’impureté en nous, pour ne pas succomber à la tentation des séraphins, qui se manifesteront alors très rapidement à nous.

Mais aussi, ces anges exercent une séduction auprès des femmes.

« Les géants étaient sur la terre au temps de Noé, après que les fils de Dieu (anges déchus incarnés) furent venus vers les filles des hommes, et qu'elles leur eurent donné des enfants: »(Genèse 6 :4).

Une race perverse et méchante se multiplie de façon phénoménale (et ces géants sont bien présents à notre époque moins par la taille que par leur esprit supérieur).

Quant au prophète Ézéchiel, lui a reçu du Seigneur une parole à leur sujet, en identifiant le roi de Tyr à un chérubin protecteur. Voilà ce qu’il dit au sujet de cette relation humano-angélique.

Ézéchiel 28 :13 : « Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel:
13Tu étais en Éden, le jardin de Dieu; Tu étais couvert de toute espèce de pierres précieuses,
14Tu étais un chérubin protecteur, aux ailes déployées; Je t'avais placé et tu étais sur la sainte montagne de Dieu; Tu marchais au milieu des pierres étincelantes.
15Tu as été intègre dans tes voies, Depuis le jour où tu fus créé (au ciel) Jusqu'à celui où l'iniquité a été trouvée chez toi. (au ciel et ensuite sur la terre son image)
16Par la grandeur de ton commerce (ce commerce, qui lui a fait obtenir une place élevé) Tu as été rempli de violence, et tu as péché; Je te précipite de la montagne de Dieu, Et je te fais disparaître, chérubin protecteur, Du milieu des pierres étincelantes.
17Ton cœur s'est élevé à cause de ta beauté, Tu as corrompu ta sagesse par ton éclat; Je te jette par terre,(ou sur terre puisque l’hébreu « Eretz » à le sens général de la terre opposée aux cieux) Je te livre en spectacle aux rois. ».

Alors curieusement Ézéchiel ne parle pas de séraphins ici, mais de chérubins protecteurs (Keruwb en hébreu) aux ailes déployées.

Il n’y a pas de contre-sens. Il n’y a pas d’erreur non plus.

Ézéchiel insiste sur ce qu’ils étaient à l’origine.

Les chérubins n’ont pas, dans les faits, changés de nature. Ils étaient intègres au début. Leurs ailes déployées annoncent qu’ils étaient en activité mais aussi et surtout que la gloire de Dieu se déplaçait avec eux (Ézéchiel 11 :22)….mais qu’ont-ils fait de leur libre arbitre ?

En tombant dans l’orgueil, les chérubins ont perdu leur intégrité, ils ont corrompu leur nature et pris le rôle et la fonction de séraphins.

Cette fonction d’anges déchus, de dragon, de serpents anciens comme les nomme Jean dans l’Apocalypse… Eh bien, ce dragon se révèle sur terre en exerçant un faux culte d’adoration.

Cet esprit de dragon se révèle sur terre comme au travers du roi de Tyr.

Pour ce roi, d’ange céleste séducteur il est devenu un ange terrestre destructeur. Il n’a fait que de reproduire sur terre ce qu’il était au ciel.

« Par la multitude de tes iniquités, Par l'injustice de ton commerce, Tu as profané tes sanctuaires; Je fais sortir du milieu de toi un feu qui te dévore, Je te réduis en cendre sur la terre, Aux yeux de tous ceux qui te regardent ».

Alors ne tombons pas dans ce culte voué à la perdition. Celui qui a le Père et le Fils rend un culte véritable, le seul et unique culte véritable.

Car, il serait tellement facile de retomber encore une fois dans un autre culte des anges. Et je pense bien-sûr à celui des chérubins.

On les voit partout représenté à notre époque et bien-sûr n’importe comment : ce sont pour la plupart de jeunes enfants ailé au visage ingénu.

Contrairement aux séraphins qui ne sont nommés que rarement dans la Bible et dans un seul livre celui d’Esaïe, les chérubins eux, apparaissent dans 13 livres, parmi  plus de 60 versets.

Alors : Les chérubins : Que se cache-t-il derrière cette appellation angélique ?

Dans le livre de la Genèse, les chérubins ont la fonction de garder, de veiller sur l’arbre de vie. Ils ont une épée flamboyante. C’est-à-dire la parole de Dieu révélée.

Avec cette parole, Ils empêchent ou permettent à ceux qui y ont droit d’avoir accès à cet arbre de révélation.

On le comprend, avec le péché, la chute des anges,  il n’est plus possible d’y accéder. Adam et sa postérité, (nous en faisons partie aussi), ont vu son accès interdit. Par contre en naissant d’eau et d’esprit, par Jésus-Christ, le chemin s’ouvre à nouveau.

Mais là aussi, l’onction de Dieu à elle seule, ne suffit pas à nous rendre pur pour nous qualifier.  Revenons au texte biblique

(Et j’insiste aussi au passage sur le fait que Dieu refuse que l’on représente les anges du ciel, sauf uniquement les chérubins, selon ce que Moïse a reçu).

Les Chérubins apparaissent partout dans le tabernacle.

Ils sont sur le voile, représentés et artistement travaillés. Ils sont aussi sur les tapis, ou sculptés sur tous les murs intérieurs et extérieurs du temple de Salomon ; à l’entrée, sur les deux battants de la porte du temple aussi.

Mais intéressons-nous particulièrement à l’ordre donné à Moïse pour construire l’Arche de l’Alliance (Exode 25 :18).

«  18Tu feras deux chérubins d'or, tu les feras d'or battu, aux deux extrémités du propitiatoire; 19fais un chérubin à l'une des extrémités et un chérubin à l'autre extrémité; vous ferez les chérubins sortant du propitiatoire à ses deux extrémités. 20Les chérubins étendront les ailes par-dessus, couvrant de leurs ailes le propitiatoire, et se faisant face l'un à l'autre; les chérubins auront la face tournée vers le propitiatoire ».

Ici, les deux chérubins sur l’Arche sont absolument identiques à ceux de la Genèse. Et ils protègent tout le tabernacle, intérieur comme extérieur et ici il protègent par leurs ailes en le recouvrant, le propitiatoire l’accès à l’Arche de l’Alliance.

Il est a remarqué que les chérubins portent en eux-mêmes les attributs qui les qualifient. Le chérubin possède son représentant sur terre. C’est le disciple accompli, et intègre.

4 attributs qualifient ce croyant intègre.

Ce sont : la matière, l’emplacement, l’attitude et le nombre des chérubins qui révèlent ce qu’ils sont.

-La matière d’abord :

Ils sont fait d’or battu, donc dans une matière divine, l’or symbolisant les attributs de Dieu.

« Battu » pour signifier que l’or est éprouvé par le feu, par l’épreuve ; Et que c’est cette épreuve qui façonne, qui construit l’ange, comme ce qui construit et forge le caractère du disciple d’exception.

-L’emplacement :

Les chérubins sont placés au-dessus et à chaque extrémité de l’Arche ; ils couvrent l’ensemble de l’Arche avec leurs ailes.

« Au-dessus » : ne veut surtout pas dire qu’ils trônent au-dessus de Dieu comme un séraphin, mais qu’ils protègent, enveloppe le trône (ce qui est rappelons-le bien différent)

Ce qu’il y a sous leurs ailes, c’est le coffre et les ustensiles.

C’est la parole de Dieu qu’ils répandent alors (la manne), c’est leur corps qui a été brisé pour le Seigneur (la cruche brisée), et ce sont leurs actes de justice (la verge d’Aaron).

-L’attitude : Les chérubins se font face ; et leur face est tournée vers le bas. Ils ne sont pas adversaire mais complémentaire et ils sont jumeaux, à savoir qu’ils ont la même attitude d’abaissement, de soumission l’un comme l’autre (on ne cherche plus à briller ici).

Et enfin leur nombre : deux chérubins pour signifier que l’un ne va pas sans l’autre, c’est comme les deux côtés d’une seule pièce.

Nous savons bien ici ce que représentent ces deux chérubins identiques : Le fils de Dieu unique et le fils de Dieu adopté. L’un comme l’autre n’a plus de distinction puisque le serviteur est comme son maitre : parfait et inséparable.

L’Arche de l’alliance montre l’état final de l’œuvre de Dieu dans sa forme accomplie : Père fils et Saint-Esprit réunis, assemblés, unifiés.

Le royaume de Dieu est descendu parmi nous par Jésus-Christ d’abord qui s’est fait malédiction comme nous en descendant du ciel, pour naitre humain et pour nous purifier par son sacrifice et par sa soumission totale au Père.

Et nous, nous entrons dans le royaume de Dieu, en redevenant chérubin. Nous y entrons en montant au Père, (bien évidemment, si nous avons suivi ses pas, enduré par la foi et jusqu’à la mort nos épreuves) et que notre soumission au fils de Dieu a été totale.

Ce qui signifie que le chérubin à la frontière orientale de l’Eden, comme celui de l’Arche est la version accomplie, définitive de l’ange inachevé, déchu que nous étions au départ.

Lui seul représente « le chérubin de la gloire ».

Le chérubin est l’ange achevé vers lequel nous tendons à redevenir … Comment ? En étant sur terre, né de l’esprit et en persévérant jusqu’au bout dans les œuvres de justice de notre Dieu.

Pour en revenir à la vision de l’échelle de Jacob : des anges descendaient et remontaient cette échelle ; Nous savons précisément maintenant, que des séraphins ou des chérubins infidèles en descendent alors que seul des chérubins intègres et accomplis y montent. Ils y montent parce que Christ les a glorifiés.

Or, nous devons constater une chose : c’est que la différence entre ange, archange, chérubins, n’est pas d’ordre de l’importance.

Dans le corps de Christ tout à son utilité et son importance.

Mais chaque particularité d’anges nous montre que tout doit reprendre une place prévue par notre Seigneur.

Et quelle est la place des chérubins ?

Ils forment le trône de Dieu. Rien que ça !?

Cela est confirmé à maintes reprises dans la Bible.

2 Rois 19 :15 ; Psaumes 80 :1 ; Psaumes 99 :1 ; Esaïe 37 :16 : « Dieu est assis sur les chérubins » ;

Le plus petit sur cette terre deviendra Chérubin dans le ciel ; alors que le plus grand se verra attribué une place qui ne sera pas dans le saint des saints. Il n’y a aura plus de séraphins, mais attention, ils deviendront peut-être des anges sans libre arbitre, annonciateur ou protecteur mais surement pas la place d’un chérubin fils, entièrement libre en Christ, gérant les biens de son Père.

Le plan de Dieu peut maintenant s’expliquer ainsi :

C’est que : de Chérubin protecteur au départ nous sommes tombés par orgueil et nous avons revêtu la fonction d’ange déchu ou celle plus élevée de séraphin, car nous avions au mieux suivi ces séraphins dans leur égarement.

Il y a deux catégories d’anges déchus : Ceux qui entrainent les autres et ceux qui sont entrainés par les premiers.

Mais, sur terre, séraphins comme anges déchus, sont voués à disparaitre. Jésus-Christ a donné sa vie pour cela.

Résultats : Nos épreuves doivent nous amener à changer de nature pour reprendre celle de Christ, celle que nous avions au ciel au départ, mais avec ce plus : de chérubin protecteur accompli, incorruptible et ayant totalement épousé le caractère de Christ.

Amen.