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dimanche 9 août 2026

L’ÉVANGILE VOILÉ, POUR QUI ?

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Par Eric Ruiz

 

En publiant mon message sur « Sommes-nous vraiment héritier de la promesse d’Abraham ? » J’ai reçu un commentaire sur un ancien message de 2018 où j’expliquais ce que la foi dévoile dans la possibilité de divorcer et de se remarier. Et comme un fait exprès, celui qui rédige le commentaire critique en faisant la démonstration par la loi, niant complètement la foi.


Et puis, il y a aussi ceux qui disent  « Mais je n’y comprends rien avec ce message sur la promesse d’Abraham. On nous dit que la loi n’a plus lieu d’être, que nous sommes sous la grâce et que c’est l’Esprit qui domine et pourtant quand je reprends ma Bible, je tombe sur des lois que Paul donne aux Romains sur le divorce et le remariage » il cite par exemple :

Romains 7.2-3 « Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu'il est vivant; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari. Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d'un autre homme, elle sera appelée adultère; mais si le mari meurt, elle est affranchie de la loi, de sorte qu'elle n'est point adultère en devenant la femme d'un autre. »

Et même Jésus-Christ en personne répond par une prédication de la loi alors qu’il devrait être le premier à changer de pédagogie et à prêcher la foi en montrant ce que l’esprit dicte : Marc.10.11-12 Il leur dit: « Celui qui répudie sa femme et qui en épouse une autre, commet un adultère à son égard; et si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère ». Et Mathieu.5:32 « Mais moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d'infidélité, l'expose à devenir adultère, et que celui qui épouse une femme répudiée commet un adultère ».

Pourquoi Paul comme Jésus continuent-ils à montrer le bien et le mal en nous disant de choisir le bien ? Pourquoi reviennent-ils à la loi alors que la foi nous permet d’entrer dans le Royaume.

Je reviens à mon précédent message, réponse : C’est afin de montrer que le chrétien aujourd’hui ressemble au pharisien d’hier et qu’il tourne en rond avec la loi. Et pour Paul comme pour Jésus leur auditoire est constitué de croyants coupés de la promesse faite à Abraham. Paul comme Jésus parlent tous les deux à des frères qui attendent une réponse stricte, un choix unique, une liste d’obligations à faire, un code moral à suivre. Sans en prendre conscience, pour eux : les œuvres de la loi sont supérieures à l’Esprit.

 

Ici, Paul comme Jésus est obligé de donner les cas possibles de remariage pour cause d’infidélité ou pour cause de décès. Et de montrer que ce que Dieu a uni par le mariage doit le rester jusqu’à la mort de l’autre ou bien parce que l’autre est infidèle.

Ils ne disent pas des choses fausses, ils proclament la loi. Mais encore une fois à qui s’adressent-ils ?

Paul s’adresse à des Romains charnels. Lisons Romains 6 :19 : « Je parle à la manière des hommes, à cause de la faiblesse de votre chair. -De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l'impureté et à l'iniquité, pour arriver à l'iniquité, ainsi maintenant livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté. ». Voilà pourquoi ces romains là ne peuvent entendre qu’une prédication de la loi et rien d’autre.

 Et pour Jésus : Qui forme son auditoire dans Marc 10 :11 ?  Lisons le verset 2 : « Les pharisiens l'abordèrent; et, pour l'éprouver, ils lui demandèrent s'il est permis à un homme de répudier sa femme. ». Même devant ses disciples Jésus leur dira : « Celui qui répudie sa femme et qui en épouse une autre, commet un adultère à son égard; 12et si une femme quitte son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère. ». Pourquoi Jésus leur redit la même chose qu’aux pharisiens et parle de ne pas quitter son conjoint ?

Jésus, en fait parle à leur cœur. Le péché s’est d’avoir dans le cœur la pensée de l’hypocrite ; C’est de se voir plus saint parce que fidèle dans son mariage ou plus saint pour avoir accompli les œuvres de la loi. (Tout en sachant que l’on pèche par ailleurs).  Et Jésus va ensuite leur prouver par une situation vécue qu’ils sont comme les pharisiens, ils font eux aussi des différences. La suite, c’est Marc 10 :13 est une vraie lumière. On amène des enfants à Jésus. Et la réaction des disciples ne se fait pas attendre. Immédiatement les voilà qui empêchent les enfants d’approcher le fils de Dieu. Jésus leur dit alors : « Ne les en empêchez pas; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent ». Jésus ne leur fait pas la morale. Il ne revient pas les reprendre avec la loi. Il les incite à être comme des enfants. Un enfant de part sa nature ne ressent aucune gène ni aucun à priori à s’approcher des autres. Il ne fait pas de différences entre les uns et les autres. Il est en fait prêt à recevoir la foi.

 

Pourquoi autant de chrétiens ne comprennent et ne veulent comprendre que la loi ?

 

La réponse est assez tranchante et dérangeante aussi. Parce que l’Evangile leur est voilé.

Ils ont beau parler de grâce et de foi, ils retournent systématiquement à la loi. Pourquoi ? Parce qu’ils n’ont pas changé de nature. Face à l’adultère ils répondent en citant les Ecritures : On doit rester seul jusqu'à la mort de l'autre. Dieu hait la répudiation car sous la Loi, l'adultère était puni de mort. Alors ils ont cet instinct violent et meurtrier qui se manifeste aujourd’hui par le renvoie de frères hors de l’Eglise. Combien sont chassés des Eglises pour adultère ou parce qu’ils se sont remariés avant la mort de leur conjoint ou qu’ils ont divorcés ? Je ne dis pas que ce n’est pas bien. Je dis que ce n’est pas juste. La loi qui prescrit le bien et le mal a été remplacée par la justice. Et la justice: c’est au Saint-Esprit de l’exercer.

Matthieu 5 :20
« Car, je vous le dis, si votre justice ne surpasse celle des scribes et des pharisiens, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux ». Jésus ne met pas la barre plus haute, il rejette catégoriquement les œuvres de la loi. Elles n’ont plus lieu d’être à partir de lui. Jésus est venu montrer les œuvres du Père à travers lui. Il n’est pas question de l’imiter, il est question de revêtir une nouvelle nature que lui seul peut nous donner. Ainsi, Dieu, par Jésus-Christ  met une frontière infranchissable entre la loi et la foi.

Lisons 2Corinthiens 4 :3-4 « Si notre Evangile est encore voilé, il est voilé pour ceux qui périssent; 4pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé l'intelligence, afin qu'ils ne vissent pas briller la splendeur de l'Evangile de la gloire de Christ, qui est l'image de Dieu. »

 Alors quand un prédicateur derrière sa chair crie que vous irez en enfer si vous êtes infidèle à votre époux, ou si vous divorcez, alors que la loi vous l’interdit, ce prédicateur ne se juge-t-il pas lui-même ? N’est-il pas lui, l’adultère ? Si ce n’est pas la splendeur de l’Evangile qui brille, que fait-il briller ? Si ce n’est pas l’image de Dieu qu’il montre, Que montre-t-il ? L’Evangile ne lui a-t-il pas été voilé ?

Voilà ce que dit Jésus dans Marc 4 :11 à 12 : « C'est à vous qu'a été donné le mystère du royaume de Dieu; mais pour ceux qui sont dehors tout se passe en paraboles, 12afin qu'en voyant ils voient et n'aperçoivent point, et qu'en entendant ils entendent et ne comprennent point, de peur qu'ils ne se convertissent, et que les péchés ne leur soient pardonnés ». « Etre dehors » c’est être étranger à la foi, et cela se voit en interprétant les paraboles par la loi. Et c’est ne pas les comprendre par la foi.

Leur intelligence à été volontairement obscurcie et leurs péchés les empêchent de se convertir. Voilà la frontière établit par notre Père et confirmée par Jésus-Christ.

Voilà pourquoi autant de chrétiens répondent à mes messages avec des versets prônant la loi. Et ils me jugent hérétiques ou malhonnêtes en me montrant que ce qu’ils affirment est écrit dans la parole.

Il y a un effet permanent pour ceux qui manifestent la foi, eh bien ils ont contre eux ceux qui prônent la loi. Ceux qui ont la foi ont pour ennemis ceux qui ont la loi. Et dans les assemblées, quand se manifeste un réveil par la foi, les légalistes tenteront de les faire taire, de les chasser ou ils fuiront eux-mêmes.

C’est la frontière mise par Notre Père et c’est à partir d’elle que provient les persécuteurs.

Mais attention, certains font tous leurs efforts pour annoncer la grâce. Ils font semblant de vivre par la foi, et ils s’en prennent mêmes aux légalistes, à ceux qui leur ressemblent. Ils sont rusés et sont prés à n’importe quel stratagème pour simuler une foi basée sur l’amour. Mais notre Seigneur connait ces êtres sans scrupules et leur nature se dévoile un jour ou l’autre.

2 Corinthiens 11 :13-15 : « Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers trompeurs, déguisés en apôtres de Christ. Et cela n'est pas étonnant, puisque Satan lui-même se déguise en ange de lumière.Il n'est donc pas étrange que ses ministres aussi se déguisent en ministres de justice. Leur fin sera selon leurs œuvres »

Alors, je sais aussi que certains penseront à tort : « Mais tous ces chrétiens renommés, prêchent quand même la vérité. Ils ne disent pas des choses fausses avec la loi. IIs affirment la parole de Dieu, ils ne la contredisent pas.

Eh bien c’est là, qu’il y a confusion.

Ils ne sont pas en Christ. Leur foi est inexistante. Jean 18 :37 «  je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix.» dit Jésus. Ils ne sont pas de la vérité puisque l’Evangile de Christ n’est pas prêché. Ils sont sourds à la voix du Saint-Esprit.

Et ils ne sont pas les brebis du Seigneurs. « Mais vous ne croyez pas, parce que vous n'êtes pas de mes brebis. » Jean 10 :26

« Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage? Parce que vous ne pouvez écouter ma parole. 44Vous avez pour père le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds; car il est menteur et le père du mensonge ».(Jean 8 :43-44). Quand Jésus dit cela, la réponse des pharisiens ne se pas fait attendre. Ils se disent entre eux qu’il a un démon.

Face aux discours sur la foi, au moins trois réactions se font voir :

1-les uns sont virulents, ils courent à la chasse aux sorcières, pour dénoncer les faux prophètes.

2- D’autres affirment ne pas y voir pas la foi mais plutôt une malhonnêteté suivie d’une manipulation de la loi pour se satisfaire soi-même. Ils accusent : « Vous trafiquez la loi pour ne pas qu’elle vous condamne »

3- D’autres encore veulent imiter la foi mais tombent dans un évangile mielleux où Dieu aime tout le monde. Dès qu’ils se sentent mis en cause, ils tombent dans le déni.

N’oublions pas que Jésus nous met en garde pour que nous reconnaissions le mauvais chemin, qui ne favorise que les intentions humaines. Il nous amène ainsi à passer par sa porte, celle de la repentance pour changer de nature et revêtir Christ, c’est-à-dire la foi. Alors, la foi ce n’est pas la loi. La foi ce n’est pas une loi de plus.

Maintenant quand Jésus annonce par 6 fois « Vous avez appris qu'il a été dit:…mais moi je vous dit » dans Matthieu chapitre 5, la grande majorité prennent le mauvais chemin car cette majorité pense encore à de nouvelles lois. Ce sont les lois de la foi proclament-ils. La première, c'est ne pas même se mettre en colère contre son frère ; la deuxième ne pas regarder une femme pour la convoiter ; la troisième ne pas répudier sa femme ; la quatrième ne pas jurer ni par Dieu ni par personne, la cinquième : de ne pas résister au méchant et lui donner tout ce qu’il nous demande et même plus ; et enfin la sixième d’aimer ses ennemis.

Jésus donne ici des exemples de la loi de la foi qui consiste à aimer son prochain comme soi même. Il aurait pu poser cette question : Avez-vous ces 6 exemples dans le cœur ou est-ce un combat pour vous ? Parce que pour le légaliste c’est un véritable combat. Il dit « amen » avec la bouche mais il dit « c’est trop dur » avec le cœur. D’ailleurs, il se trahira en disant : « il faut ou tu dois aimer tes ennemis ». (C’est un devoir, une règle d’or très couteuse pour lui).

Alors mes frères et sœurs, tant que nous avons des combats avec la loi, c’est que l’Evangile est voilé pour nous. Reconnaissons nos fautes, repentons nous s’il le faut pour que L’Evangile soit un avec nous-mêmes. Ne jouons pas au disciple. Ne faisons pas semblant d’aimer. Que ton oui soit oui ou que ton non soit non. Dit la vérité sans jurer. Et si ton frère par contre est légaliste, qu’il te rejette et qu’il joue au disciple, prie pour lui, prie pour que son voile tombe et qu’il se convertisse. Car il a besoin d’être sauvé comme toi tu l’as été.

Amen

dimanche 21 juin 2026

LE MENSONGE DERRIERE LA VERITE

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Par Eric Ruiz

Encore un sujet tabou. Encore un sujet que bien peu abordent par peur que la vérité soit dévoilée. Les menteurs à l’esprit religieux ont intérêt à ce que beaucoup de sujets soient tabous et le reste ainsi.


Dés que la lumière pointe sur eux, ils se cachent, car ils ont peur qu’elle montre leurs ténèbres. Ils vont même pour ne pas attirer les soupçons parler du sujet tabou. Ils vont le traiter d’une telle manière que l’opprobre atteindra une autre personne qu’eux-mêmes. C’est une manière habile qu’ils ont trouvé pour se protéger. Ils mentent afin de détourner l’attention.

Un sujet tabou trop souvent mal traité: La parole de vérité.

 

Ce n’est pas ce que dit la parole seule qui est vérité. C’est le fait de vivre la parole qui est vérité. Il est tellement facile d’affirmer que celui qui dit la vérité est saint. Qu’il est digne de louange. Qu’il est rempli de courage et de zèle parce qu’il annonce l’Evangile en toutes circonstances, favorables ou non. On croit que celui qui prêche, qui est sous la lumière est forcément purifié, parce qu’il est oint. Comme si la mission divine qu’il a reçue fait de lui un protégé du Seigneur, un Elu.

Mais Dieu ne connait pas tous ceux qui chassent les démons, qui font des miracles en son nom, ni tous ceux qui prophétisent en son nom.

***Or, si un chrétien ne vit pas ce qu’il dit, c’est un menteur. Il ment parce qu’il trompe les autres sur ce qu’il dit et qu’il ne fait pas lui-même.

De nos jours, des foules se réunissent derrière des orateurs (ou des oratrices ne les oublions pas) qui annoncent la parole de vérité. Ils suivent le plus souvent des menteurs. Celui qui ne vit pas ce qu’il dit est incohérent, hypocrite, plus même il a renié sa foi.

Voici 6 versets pour appuyer mes propos :

1 Jean 1 : 6 « « Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons. » 

1 Jean 2 :24 : » « Celui qui dit : Je l’ai connu, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur. » 

Tite 1 :16 : « Ils font profession de connaître Dieu, mais ils le renient par leurs œuvres. ».  Jacques 2 :17 : «  La foi, si elle n’a pas les œuvres, est morte en elle-même. »

Matthieu 23 :3 : « « n’agissez pas comme eux, car Ils disent et ne font pas. ».

Matthieu 15 :7-8 « Hypocrites, Esaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit:Ce peuple m'honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi.

Tellement de chrétiens voient clairs devant un homme politique corrompu. Ils affirment qu’il est menteur parce qu’il annonce un programme qu’il ne fait pas ; parce qu’il dit qu’il va s’occuper des plus démunis et qu’il s’occupe des plus riches, et les voilà qui disent ensuite «  Amen » derrière les paroles d’un homme de foi qui est corrompu de la même manière. L’aveuglement spirituel est un mystère. L’idolâtrie  demeure la seule réponse à ce mystère. ***L’idole ne rend pas celui qui croit lucide et cohérent. L’idole fait du croyant un fou, un insensé. Il se refuse à voir l’évidence dans son assemblée, alors qu’il est lucide sur la corruption qui s’y fait à l’extérieur.

Sans me voir meilleur que les autres, cette contradiction,  je l’ai eu moi aussi. Combien de fois ai-je dis « Amen » à un menteur. Combien d’années ai-je approuvé le mensonge chez celui qui m’enseignait ?  Je ne voulais pas voir le mal qui était dans l’homme qui me dirigeait. Pourquoi ?

Je crois, parce que cela remettait en cause trop de choses dans lesquelles j’avais placé ma confiance. En voyant le mensonge chez mon prochain je découvrais en même temps mon propre reniement. Mais quand Christ est revenu dans ma vie, il m’a ouvert les yeux et la première chose que j’ai changé, ce n’est pas de chasser le menteur ou de condamner l’imposteur. C’est de chasser le mal qui était en moi. Puis j’ai été reprendre avec douceur et fermeté celui qui me dirigeait.

***Alors, révéler la vérité c’est bien évidemment  révéler l’imposture, le mensonge, et en premier c’est soi-même qui doit  être visé.

 

Le premier combat des communautés apostoliques a été de veiller sur la vérité. Et de quelle manière l’ont-ils fait ? Ils ont comme Jésus l’a fait avant eux, en dénonçant l’hypocrisie au sein de leurs assemblées.

1 Jean 3:18 « N’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité. ».

Romains 12:9 : « Que la charité soit sans hypocrisie. » Le mot grec pour "sans hypocrisie" (anupokritos : [an-oo-pok'-ree-tos]) signifie littéralement "non déguisé, sans jeu d'acteur", l’amour vrai, agapé était déjà attaqué par un comportement de personnes fourbes et masquées.

1 Corinthiens 13 :1 : « si je n'ai pas la charité, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit ». Un amour fraternel mêlé d’hypocrisie est comparable à un morceau de métal frappé qui produit un son très fort, éclatant et spectaculaire par sa résonnance. Mais il ne transmet aucun sentiment, aucune vie, aucune affection. On peut impressionner les autres par ses paroles, ses connaissances ses dons, ou même sa foi, mais la vérité c’est que sans amour cela reste un bruit vide. Beaucoup de bruit pour pas grand chose sans communion véritable avec Dieu.

Galates 6 :1-5 « Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté…. Si quelqu'un pense être quelque chose, quoiqu'il ne soit rien, il s'abuse lui-même. 4Que chacun examine ses propres œuvres, et alors il aura sujet de se glorifier pour lui seul, et non par rapport à autrui; 5car chacun portera son propre fardeau.»   

Un seul verset sur l’autre, sur le frère qui pèche et 4 versets sur soi-même. Là aussi il est tellement facile de mettre la lumière sur la faute de l’autre. Mais dans le contexte, Paul continue à exhorter davantage celui qui a vu la faute, celui qui surprend son frère à pécher. Paul continue son exhortation en soulignant l’importance de prendre garde à soi-même, de veiller sur la tentation pour qu’elle ne nous touche pas elle aussi. Tant de gens ont montré du doigt l’imposteur, sans voir qu’ils tombaient eux aussi dans le même péché. Ils se croient quelqu’un. Ils se croient même plus fort que celui qu’ils ont repris.  Jésus nous a montré l’exemple de Simon Pierre qui affirme solennellement sa piété et sa fidélité en étant prêt à donner sa vie pour Jésus, mais qui par trois fois le reniera ensuite.

1 Jean 4 :20 : » Si quelqu'un dit: J'aime Dieu, et qu'il haïsse son frère, c'est un menteur; ».

Dans l’Eglise primitive la haine des frères était déjà présente. Mais là aussi sous prétexte de dénoncer le péché, de dire la vérité sur son frère, on se montre soi-même menteur parce qu’au fond de soi on exclue son frère de la communion. Parmi les premiers frères en Christ certains comme aujourd’hui essayaient de cacher leur vrai visage. Ils haïssaient sous un visage hypocrite d’amour et de bienveillance. C’était sans doute les premiers à reprendre les autres et à dire que si on aime Dieu on ne peut haïr son frère. Hors, sournoisement ils manifestaient un rejet pour certaines personnes.

3Jean1 :11 «Bien-aimé, n'imite pas le mal, mais le bien. Celui qui fait le bien est de Dieu; celui qui fait le mal n'a point vu Dieu. ». 

Là encore la vérité se trouve dans l’action. Agir c’est se placer sous la lumière. Voir Dieu consiste à faire le bien, pas seulement avec des mots.

L’hypocrite, et son jeu de masque, c’est un personnage que j’avais montré dans un message avec la pièce de Molière sur « Tartuffe ». Le théâtre est bien plus qu’un simple divertissement. Il permet de saisir la puissance du jeu d’acteur. Celle-ci transforme la réalité comme par magie puisqu’à un moment donné on ne voit plus l’acteur, mais un personnage réel. La vie est faite de pièces de théâtres où évoluent sans cesse des personnes qui jouent un rôle qui n’est pas le leur. Un rôle qui séduit leur entourage. La vie chrétienne n’a bien-sûr pas échappé à la règle. Pour échapper au mensonge nous devons être « un » avec nous-mêmes avant d’être « un » avec notre Père céleste.

Un menteur, même s’il proclame la vérité ne sera qu’un instrument dans les mains de Dieu. Jamais dans cette condition, il ne parviendra à entrer dans l’intimité du Seigneur, qui lui dira : « je ne t’ai jamais connu ».

Je ne cesse de le dire mais l’intégrité est un gage qui nous ouvre le chemin du royaume de Dieu. J’ai fais référence à environ quinze versets sur la vérité dite et vécue ; et le Nouveau Testament grouille de cette sorte de versets.

L’Eglise primitive était-elle sourde à ce point là, qu’il faille répéter sans cesse les mêmes avertissements ?

Jésus avec la parabole sur la maison bâtie sur le sable insiste encore et encore: « quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. 27 La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison: elle est tombée, et sa ruine a été grande.».

C’est le même avertissement que pour l’Eglise de Sardes dans le livre de l’Apocalypse : « : Je connais tes œuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort. »  Ce constat rejoint celui de Jésus : tu es semblable à un insensé qui a bâti sa maison sur le sable. Tu ne résisteras pas aux épreuves, ta ruine sera grande. Apparemment à Sardes, nombreux sont ceux qui proclament qu’ils ont la vie en Christ mais le constat est à l’opposé : ils sont morts spirituellement.  Là encore l’Evangile de Matthieu est sans appel avec le témoignage de Jésus : « Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! Parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, et qui, au dedans, sont pleins d'ossements de morts »

L’Eglise de Philadelphie cache aussi en elles des menteurs : « Voici, je te donne de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui mentent; » 

L’Eglise de Laodicée renferme des menteurs devenus aveugles : « je te conseille d'acheter de moi, ….un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. » Dans cette assemblée ceux qui sont aveuglés spirituellement forment la majorité. L’avertissement commence par ce constat : « parce que tu es tiède, je te conseille… ».

Je pose la question suivante : l’Eglise d’aujourd’hui est-elle supérieure à celle des débuts ?

A-t-elle progressé au point d’affirmer que partout les croyants sont bouillants, les uns pour les autres. Qu’ils ont mis en pratique les paroles de Jésus. Qu’ils n’y a aucune différence entre ce qu’ils disent et ce qu’ils font ? Qu’ils ont chassé l’esprit d’hypocrisie et que maintenant ils sont tous vrais et intègres.

Suis-je complètement à coté de la plaque avec cette exhortation que j’ai déjà faite maintes fois ? Dites-le moi dans les commentaires.

Parce que je sens l’Esprit Saint au contraire me pousser dans l’autre sens, comme s’il y avait urgence à annoncer que beaucoup dans l’Eglise se sentent vivants et sont en réalité morts spirituellement.

Mais revenons aux sources : d’où provient cet esprit de mensonge ? Adam en est-il le fautif ? Le péché certes est entré par un seul homme Adam,(Romains 5:12) mais le mensonge n’était-il pas déjà là, bien avant lui ?

Oui puisque le père du mensonge c’est Satan, le serpent ancien. Le serpent est donc cet esprit maléfique qui a séduit Adam. » Vous ne mourrez point; » dit-il à Adam et Eve. Mais cette parole mensongère devait non seulement être crue mais aussi manifestée par un acte. » La femme vit que l'arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu'il était précieux pour ouvrir l'intelligence; elle prit de son fruit, et en mangea; elle en donna aussi à son mari, » Le mensonge se consomme comme un fruit, un fruit agréable et qui plus est, il se partage à plusieurs et il possède la qualité de rendre intelligent. Le mensonge permet de séduire et d’attirer à soi une multitude de personnes. Il permet l’idolâtrie parce que l’acteur s’est confondu avec le personnage qu’il joue. Il devient le véritable héros, la star. Celui qu’on ovationne, qu’on applaudit. Donc le mensonge est associé directement à l’idolâtrie qui est son fruit véritable si on peut parler ainsi. 

Dans les faits, Adam devait garder le jardin. Mais garder de quoi ? Garder du mensonge. C’est le mensonge qui y est entré et c’est lui qui a été consommé. Et sa consommation entraine la mort. Le diable est meurtrier dès le commencement. Donc le mensonge n’est pas une petite erreur. C’est le diable qui est « menteur et qui est le père du mensonge. Parce qu’il n’y a pas de vérité en lui », c’est ce que nous informe Jésus-Christ, par l’Evangile de Jean. Cet esprit était là avant même que l’homme fait à l’image de Dieu naisse sur terre. Et aujourd’hui c’est toujours l’ennemi numéro 1 des croyants. C’est bien lui qui ne cesse de tenter l’être humain.

Voilà pourquoi je crois que nous sommes dans une ère de mort spirituelle. Je vois tellement de chrétiens qui disent et qui ne font pas ce qu’ils disent. Gardons nous du mal, prions et agissons les uns envers les autres avec ce souci constant d’être vrai, authentique de la tête aux pieds, des paroles aux actes. Comme l’écrit l’auteur de la lettre aux Hébreux :

 « Approchons-nous avec un cœur sincère ( anupokritos, sans hypocrisie), dans la plénitude de la foi, les cœurs purifiés d'une mauvaise conscience, et le corps lavé d'une eau pure. » 

Christ est la vérité. Si nous sommes comme Christ, nous sommes ses frères, donc nous sommes aussi vérité. Le mensonge reste attaché à celles et ceux qui refusent cette fraternité et optent pour l’idolâtrie.

Amen

dimanche 8 mars 2026

FOI et AUTO-HYPNOSE : le chemin de la dérive

612


Par Eric Ruiz

 

·        LA MANIPULATION MENTALE

Sommes-nous plus intéressés par nos émotions que par la recherche de Dieu ? Beaucoup répondraient sans douter : la recherche de Dieu ; mais ont-ils vu la dérive arrivée ?


Lors de mon message précédent, je vous disais comment des maladies peuvent passer par la porte arrière de nos assemblées. Comment l’idolâtrie par exemple s’y prend pour nous contaminer.  Il très important de prendre conscience de sa propre fragilité pour que la puissance de Dieu puisse pleinement s'exprimer.

Or, l’autohypnose est une réalité chez de plus en plus de croyants et elle fragilise. Elle nous fragilise parce qu’elle s’est immiscée dans nos pratiques, nos prières, nos louanges et cela de manière très sournoise. Il y a des pratiques religieuses, qui sont réalisées par habitudes, par volonté d’assimilation (on fait ce que d’autres, qui ont la même foi que la notre, font) ou encore parce que ces pratiques procurent un bien être.

La plupart du temps, des rites de notre culte ont crée une dérive sans que l’on en soit forcément conscient.

Ici, il n’est pas dans mon intention de dénoncer ou de montrer du doigt pour juste interdire.

Mon but est de comprendre ce qui se passe pour avoir du discernement. Et pour agir si nous le sentons nécessaire. J’ai pour ma part eu cette fragilité et je sais que si je ne veille pas, la tentation reviendra.

Beaucoup d’erreurs sont faites par manque de prise de conscience. Et parce que la recherche du mieux être offre le résultat que l’on attend ; Satisfait, on ne va pas plus loin. Puisqu’on se sent mieux, alors pourquoi s’interdire ou freiner une pratique qui nous fait sentir plus libre et nous soulage de nos souffrances du moment ?

Un chrétien, comme tout croyant d’ailleurs, s’attend naturellement à ce que sa louange lui procure un sentiment de satisfaction. Et là bien-sûr il n’y a rien de mal. Une émotion qui nait de la louange est un bienfait. Mais le mal est souvent très sournois. Il s’insinue subtilement dans nos pratiques et prend l’aspect d’un ange.

Alors on peut s’autohypnotiser sans s’en rendre compte, simplement parce que vivre la situation procure une satisfaction angélique. Nous nous sentons environnés par des puissances positives, comme si nous étions entourés d’anges. Alors oui, il peut y avoir une manipulation mentale, mais c’est une auto manipulation. Personne ne vient nous forcer de l’extérieur. C’est toujours de notre plein gré que nous nous laissons aller. C’est le sentiment de bien être qui nous manipule et nous pousse malgré nous à vouloir renouveler l’expérience.

Nous sommes des êtres humains. Nous avons inconsciemment associé le plaisir avec le bien et la souffrance avec le mal. Nos sens parlent et nous manipulent surtout quand nous sommes dans l’attente et la recherche d’un mieux être. Je vous avez dit : c’est au moment où nous sommes victorieux, au moment où nous sommes guérit que nous sommes les plus vulnérables. L’autohypnose nous amène faussement à nous sentir victorieux.

 

·        CE QU’EST REELLEMENT L’AUTOHYPNOSE :

Un état naturel proche du rêve ou de la méditation, où l’attention se focalise sur une idée, un geste ou une sensation. On le fait dans le but de renforcer la confiance en soi, de mieux gérer son stress et son anxiété. Ce but rejoint parfaitement celui du croyant qui vient dans une assemblée avec l’attente que son stress va disparaitre ou que son anxiété va le quitter. Cette attente est louable, sauf que les moyens pour y parvenir ressemblent à une technique psychologique. C’est ainsi qu’on appellera parfois « miracle », un acte d’autohypnose que l’on s’est imposé soi même sans s’en rendre compte. Pour entrer en hypnose la porte s’ouvre si primo, vous êtes dans un état émotionnel positif et si deuxio, vous vous attendez à un évènement qui aura un effet sur vous.  En hypnose, l’attente du résultat est capitale. On s’attend à recevoir ou à ressentir la « présence » ou la « paix ». Et cette attente n’a rien à voir avec la foi.

 

·        COMMENT S’AUTOHYPNOTISER ?

 

Les hypnotiseurs l’expliquent sans le cacher.  D’abord en fixant un point ou en fermant les yeux.
L’idée est de réduire les stimulations extérieures pour faciliter la concentration. Fermer les yeux et se concentrer sur une chose précise est un réflexe pour un chrétien qui peut atteindre un état possible de transe.

Ensuite on peut s’autohypnotiser en formulant une suggestion simple
Par exemple : une phrase courte, très positive et précise, Elle peut être formulée par un orateur. S’il dit : « Lâcher prise ! Recevez la paix ! Sentez la guérison vous parcourir !» : et si vous êtes en accord avec ce qu’il dit, ces mots : « paix, guérison, sentir, laisser aller », deviennent vos vérités et vous ouvrez vous-même alors la porte à l’hypnose. C’est la même chose si vous prier en vous même « Que la paix du Saint-Esprit me remplisse entièrement »  ou encore : « Jésus, je veux ton Esprit Saint, oh vient me oindre ». Encore des mots clés faciles à répéter et qui évoquent une délivrance. C’est une forme d’auto suggestion.  Notre cerveau déjà en réceptivité, matérialise ses sensations. D’ailleurs, une fois que votre cerveau a dit oui trois ou quatre fois de suite, il s’est programmé pour dire oui à la suggestion suivante. Et c’est ainsi que l’on se coupe petit à petit de l’esprit critique.

Or, Jésus connait nos fragilités et il sait ce qui nous tente. Alors son exhortation est tranchante : « En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés » Matthieu 6 :7.

Vous voyez, la dérive arrive subtilement. 

·        Quand cela devient une dérive

Ce n’est pas la multiplication des prières qui est nocive, ce sont des paroles répétés, des redites, formulées dans un état d’attente émotionnel, parce que cela ouvre la porte à cette technique psychologique qui nous fait croire à l’exaucement. 

Voilà la première dérive de l’autohypnose un mensonge que l’on ingère soi-même : On se croit exaucé. Par conséquent, les dérives ne viennent pas de la louange en elle-même, mais des moyens et des croyances que l’on se donne en louant. A quel moment parle-t-on de dérive mystique ?

-Lorsque l’émotion est confondue systématiquement avec la présence de Dieu ;

-Lorsque la recherche d’un « état » devient plus importante que la recherche de Dieu ;

-Lorsque la musique ou la répétition des paroles orientent nos réactions (pleurs, chutes, cris) ;

-Lorsque la pression du groupe pousse à imiter ce que les autres vivent et font ;

-Lorsque la louange désactive l’esprit critique plutôt que nourrit la foi ;

-Enfin, lorsque les expériences émotionnelles sont ressenties comme des vérités, des preuves spirituelles obligatoires. Voilà les dérives mystiques.

·        Les fausses visions :

Lors de moments de louange ou de prières les yeux fermés, il n’est pas rare d’avoir des images mentales, comme des visions. Et là la confusion peut survenir. Pourquoi ? Parce que c’est un moment favorable à visualiser ses émotions. 

Par exemples : Se voir « baigné dans une lumière chaude et sécurisante » parce qu’on s’attend à ressentir une paix intérieure. Se voir « courir dans un champ fleuri» parce qu’on s’attend à être guérit d’une infirmité. Se voir flotter en apesanteur dans l’espace » parce que le poids de l’angoisse disparait. Attention je ne suis pas en train de sous estimer les visions mais …nous devons discerner celles qui proviennent d’un état d’attente émotionnelle de celles qui arrivent sans que rien ne soit venu les provoquer (dans le deuxième cas le Saint-Esprit peut en être la source). C’est toujours la frontière entre la réalité (une réalité crée par nos émotions) et le réel qui est en jeu.

 

·        Pourquoi est-il si facile de glisser vers ces pratiques lorsqu’on s’assemble entre croyants?

Pour plusieurs raisons :

Par la volonté sincère de créer une atmosphère « propice » à la présence de Dieu ;

Parce qu’on est influencé par des modèles charismatiques connus (par exemple des temps de louanges et de musiques très longs où l’on répète à l’unisson et à l’infini des mots simples) ;

Par la volonté d’être en harmonie, en symbiose les uns avec les autres. Cela pousse à rechercher un point de convergence de nos émotions. « Après ce temps de louange nous étions tous ému aux larmes. Nous avions ressenti une communion forte entre nous».  N’est-ce pas ici un témoin de l’union parfaite du Saint-Esprit : avoir un seul cœur une seule âme ?  Mais n’y a-t-il pas plutôt une confusion à partir d’une émotion provoquée ?

Eh bien il n’est pas rare de vouloir dynamiser l’assemblée. Or, rechercher un impact émotionnel collectif cela risque fort de créer des dérives.

Parce qu’il  y a encore une confusion entre émotion forte et œuvre du Saint‑Esprit

D’une manière générale le manque de vigilance et de méconnaissance des mécanismes psychologiques qui sont en jeu, n’alertent pas sur la dérive des émotions.

 

Attention tous ces glissements ne sont pas toujours volontaires. Mais notre volonté suffit à elle seule à débloquer toute situation.

En plus, dans les milieux chrétiens des prédicateurs connus mettent en garde contre :

la dérive mystique (rechercher des expériences plutôt que la vérité) ;

la dérive émotionnelle (la confusion entre les émotions et la spiritualité) ;

la dérive culturelle (importer des modèles du spectacle, du show-biz, « gaver les Eglises de divertissement » (John Mc Arthur) ;

Mais malgré les mises en garde, les rites ne changent pas et les dérives continuent… voire elles s’amplifient.

 

·        Que faire pour éviter ce piège de l’autohypnose ?

Il faut savoir en premier que l’autohypnose ferme la première porte du Royaume : celle du jugement. Cette porte qui nous permet de discerner, de voir nos manques et de changer. Eh bien, d’abord, nous devons favoriser des réunions avec une prise de conscience claires des choses de la foi. Favoriser la communication interactive entre les membres.  Diminuer les moments d’adoration collective qui n’entraînent que des pics émotionnels. Pour favoriser des prises de décisions concrètes au sein du groupe et centraliser l’attention sur les besoins réels. Alors bien-sûr les chants et la musique ont leur part de bénéfices. Ils nous aident à exprimer nos états d’âmes.

Cependant, la foi n’a pas besoin de l’autohypnose pour grandir ou pour s’exprimer. La foi doit s’extérioriser au moment où l’Esprit Saint l’a décidé. Ne mettons rien de mystique dans nos assemblées. Nous devons plutôt chasser nos artifices et nos faux semblants pour que notre foi soit présente. Nos lieux de culte doivent être libérés de toutes fausses émotions : donc, celles artificiellement provoquées par des techniques hypnoïdes.

L’autohypnose nous fait fuir Gethsémani. Car au moment où l’épreuve va s’endurcir, au moment où nous allons nous sentir pressé, angoissé, nous allons fuir plutôt que d’affronter les difficultés. Nous allons, dans les faits, éviter que la pression qui s’exerce produise une huile supérieure. Et la puissance que veut nous donner le Saint-Esprit ne pourra se produire. L’autohypnose produit une lumière mais qui est fausse. Elle évite le brisement, donc elle évite le pressoir à huile.

Cette technique de méditation fait qu’on focalise son attention et son énergie ailleurs que sur une foi agissante. 1Jean 2 :15 : « N'aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu'un aime le monde, l'amour du Père n'est point en lui »;

Méditer ainsi c’est une des zones grises dont je vous ai parlé récemment. Ces zones proches des ténèbres qui nous font trébucher, car elles nous éloignent de l’amour du Père. Alors, chassons-les de nos vies simplement parce que nous avons discerné qu’elles nous tiraient vers le bas. Chercher le Royaume de Dieu, passe bien sûr par exprimer son état d’âme, par chercher à retrouver la paix et la joie. Mais n’oublions pas la priorité : celle de pourvoir aux besoins de l’assemblée et non se satisfaire d’une émotion aussi grande et spectaculaire soit-elle. Recevoir demande auparavant de donner aux autres, de porter secours. Souvenons-nous que c’est le chemin que Dieu a prédestiné à toute délivrance. Alors faisons un holocauste, un sacrifice de bonne odeur en brûlant toute forme d’autohypnose dans nos vies.

Amen

vendredi 24 octobre 2025

QUAND LA FOI est attaquée par LA PREFERENCE FAMILIALE

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Par Eric Ruiz

 

1.     « Entre la justice et ma mère, je choisis ma mère » ou « Je crois à la justice, mais je défendrai ma mère avant la justice ».

Ces deux affirmations très fortes qui se rejoignent dans les faits, et qui sont sans doute issues d’un récit connu, m’a interloquée. C’est vrai que l’attachement affectif envers une mère ne permet pas facilement d’opter pour la justice. La préférence familiale n’est pas objective. C’est le cœur qui choisi et on est près alors à s’asseoir sur ses principes et sur ses valeurs. Même si ce sont ses valeurs qu’on vénère le plus.

On préfère alors être injuste si c’est pour faciliter la vie de sa propre mère ou pour lui éviter un désagrément.

Combien de passe-droits se font et se sont faits avec la préférence familiale ? Combien de choix se font sur un fils, un cousin, un ami de la famille, plutôt que sur une personne qui mérite davantage le choix ; Et la question que l’on attend de moi :

 

2.     Et les Eglises échappent-elles à la préférence familiale ?

 

Un nouveau converti  à Christ dirait : « on n’est pas dans le monde mais dans un endroit sacré où la vérité et la justice priment ; Et Jésus choisirai j’en suis certain la justice de son Père, plutôt que l’amour filial ». Ce nouveau converti, bouillant pour Dieu aurait certainement raison.

Et c’est tout à fait ce que Jésus de Nazareth préfère d’ailleurs dans Luc 8 :21 « On lui dit: Ta mère et tes frères sont dehors, et ils désirent te voir. Mais il répondit: Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique. ». En d’autres termes Jésus met la justice à sa vraie place. Et pratiquer la justice s’est commencer à se préparer pour les noces de l’agneau, puisque le vêtement de fin lin de l’agneau est fait par les œuvres justes des saints. Alors pas étonnant que ceux qui obéissent à la parole de Dieu soient privilégiés à leur famille biologique. La question n’est pas de dénigrer ou de mépriser sa mère et ses frères de sang. Jésus souhaite insister sur la foi. C’est que la foi prime sur les sentiments humains. Nous devons certes aimer nos parents, les honorer, mais la justice de Dieu prévaut dans notre vie ; et les choix de Dieu même s’ils contredisent les sentiments et les choix humains sont plus importants à respecter. Ainsi nous devons être près à quitter père et mère pour notre foi. Nous devons avoir la foi d’Abraham qui était près à sacrifier son fils Isaac. Ne vous inquiétez de rien disait Jésus. L’inquiétude c’est les païens qui s’inquiètent des choses du monde. « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; »

 

3.     La dynastie pastorale

 

Or, je me suis penché sur ce qui se passe dans les Eglises institutionnelles à caractères protestantes, évangéliques ou pentecôtistes.

Et j’ai été étonné de constater le nombre impressionnant de familles qui dirigent les Eglises.

Et chose étonnante, l’institution laisse faire. Aussi chaque assemblée locale est autonome. Elle peut établir ses propres règles internes. La préférence familiale peut alors s’exercer librement ; Il y a juste un encouragent à la prudence pour éviter la concentration du pouvoir et préserver l’équilibre spirituel.

Pourtant, malgré ces recommandations, on observe assez souvent des dynasties pastorales. Le fondateur est pasteur principal, son épouse est prophétesse ou pasteure associée ou elle est « la responsable des femmes », un de leur fils ou une de leur fille est responsable de la louange ou pasteur adjoint.

La dynastie pastorale est chose courante dans les Eglises pentecôtistes africaines, mais pas seulement, dans les assemblées néo-évangéliques américaines,  comme dans certaines méga-Eglises charismatiques francophones que l’on trouve en Afrique, aux Antilles, et bien-sûr en France. C’est un phénomène mondial.

On assiste alors à un véritable népotisme.  Le népotisme n’est pas une doctrine de l’Évangile, c’est un délit comme l’adultère l’est aux yeux de Dieu. C’est une lettre de divorce avec Dieu, pourquoi ? Parce que c’est un abus de pouvoir que l’on pratique en faveur de sa famille ou de ses amis proches les privilégiant au détriment des autres qui mériteraient davantage à être aidés ou favorisés.

Foi ou clan familial ? On ne sait plus.

En France, dans des petites assemblées, non affiliées aux grandes fédérations chrétiennes, il n’est pas rare de voir le pasteur et son épouse tout diriger, les cultes, les finances, la gestion, les décisions. La dérive despotique et tyrannique est évidente. Fini la transparence financière, Fini la collégialité spirituelle. Fini l’amour du prochain. Le gourou devient la figure unique de l’assemblée.

Le plan de séduction est bien amené, parce que dans bien des cas, il existe des instances de décisions autres que familiales. La collégialité semble exister. Mais en fin de compte le mal existe encore plus.  La réalité est masquée, puisqu’à la fin c’est toujours le clan familial qui décide à qui on attribue les dons, les salaires ou les responsabilités. La collégialité n’est qu’un vernis.

D’ailleurs, les décisions sont facilitées par le fait que les membres auront tendance à être infantilisés par la famille pasteur, qui est perçue comme une autorité parentale.

Or sans voir le mal partout, même si les membres d’une famille sont tous de bons et loyaux chrétiens, convertis, baptisés, mais qu’ils aient investis les postes clés de l’Eglises, ce n’est pas très rassurant sur le pluralisme de la foi. Au départ le témoignage de fidélité sera sans doute impressionnant, puisque le sentiment d’une famille unie cohérente dans la foi et le service aux autres interpellera n’importe qui. Mais déjà dans la famille pastorale, il y aura des risques accrus de jalousie et de division entre frères et sœurs d’une même fratrie au sujet des postes à responsabilités, ou parce que certains n’éprouvent pas ou plus le désir de prendre la succession de l’Eglise. Et le risque de perdre le contrôle de l’Eglise sera un sujet d’actualité.

Le contrôle de l’assemblée est une bonne chose, à condition que ce contrôle ne soit pas concentré entre quelques mains et entre des personnes qui peuvent avoir des intérêts subjectifs, comme les membres d’une même famille. La chair qui a des désirs contraires à ceux de l’esprit aura les mains libres pour exercer un favoritisme qui deviendra forcément de plus en plus important. Voilà comment très vite l’impiété entre dans une assemblée, parce que face à l’injustice certains sont poussés à haïr leurs frères de foi, tandis que d’autres sont incités à être des oppresseurs.

« L’amour certes ne soupçonne pas le mal » selon 1 Corinthiens 13, mais il est écrit aussi dans le même chapitre : « il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche point son propre intérêt, » La sagesse voudrait que les postes à responsabilité de l’Église soient répartis selon les compétences bien diverses qui ne répondent plus à des critères familiaux mais aux ministères que Dieu donne lui-même à l’Eglise, selon son bon vouloir. En résumé, on devrait se soumettre à la direction du Saint-Esprit plutôt qu’à la famille dirigeante.

 

4.     L’esprit royaliste

 

Nous ne sommes plus sous un héritage royal, où le fils ainé du roi prenait la succession du royaume. Il devait le faire pour que l’héritage spirituel de son père continue à vivre de génération en génération. Le roi d’Israël comme celui de Juda avaient la mission de briser les idoles, de détruire les hauts lieux et les autels, de nommer les prêtes selon la loi ou de célébrer le seul vrai Dieu lors des fêtes en respectant les coutumes ; par conséquent de maintenir ou de rétablir la foi de leurs ancêtres ; la même foi que celle d’Abraham, d’Isaac, et de Jacob.  Ils étaient oints pour cela. Ils ont pour ainsi dire tous échoué dans leur mission. Même les rois intègres ont échoué.

 

Aujourd’hui encore, un croyant qui a cette mission royale dans le cœur chasse le Saint-Esprit et se donne une mission qu’il n’a plus à faire. Parce qu’avec Jésus de Nazareth, il n’y a plus de roi et de mission comme telle. La résurrection de Jésus-Christ a établi une alliance où le Saint-Esprit ne fait acception de personne. L’onction ne tombe pas sur un membre particulier, un héritier parce qu’il serait le fils d’un grand pasteur… elle tombe sur toute chair que Dieu a ointe. Et Dieu fait toujours respecter sa parole. Alors, si l’organisation de l’Eglise suit une voie humaine, c’est que la chair a pris le pouvoir sur l’esprit, et le diable viendra briser la sainte communion.

L’esprit diabolique cherche la longévité, et disons-le il cherche une forme d’éternité en propageant le nom (l’identité familiale) à travers les siècles. Comment maintenir un pouvoir, une doctrine, un nom, si ce n’est à travers un clan qui survivra de génération en génération. Le clan familial, c’est  alors une stratégie très efficace qui permet de conserver cet héritage dans le temps. Nous l’avons vu avec le roi d’Israël Jéroboam qui a marqué durablement l’histoire religieuse du royaume d’Israël, influençant presque tous les rois après lui et façonnant à son image l’identité du royaume du nord pendant des siècles.

Le culte de Jéroboam a entraîné Israël dans une apostasie durable, menant à la destruction du royaume par les Assyriens en 722 avant Jésus-Christ.

Mais cet esprit royaliste ne s’est pas arrêté-là, à cette date. Au temps de Jésus le nazaréens, la littérature juive (je vise surtout le talmud de Babylone) fait référence au grand prêtre du Temple, Caïphe (secrètement détesté) pour son népotisme. Le talmud dit : « Ils sont grands prêtres, leurs fils trésoriers, leurs gendre surveillants du temple et leurs serviteurs battent le peuple à coups de bâton » Pas étonnant que Jésus est venu renverser les tables et chasser les marchands du Temple qui étaient à la solde de Caïphe.

 

Concrètement, qu’est-ce qui se passe quand toute une assemblée est dirigée par un couple de croyants ? L’esprit de Jézabel revient au galop.

Petit retour en arrière dans l’histoire, avec le livre des Rois ou des Chroniques. Le roi d’Israël Achab avait épousée la princesse phénicienne Jézabel. Personne ne pouvait arrêter les décisions diaboliques de cette reine acariâtre et cruelle.  Elle voulait tout pour elle et son mari. Elle poussa son mari à s’accaparer, illégalement et par le crime, la vigne de Naboth qui était près de leur palais et dont le roi rêvait d’acquérir. Achab qui était faible s’est laissé complètement manipuler par elle. Eh bien c’est ce qu’il en est dans les assemblées ou un couple de pasteur qui a la main mise sur les cultes et les décisions du groupe s’octroie de plus en plus de passes droits et de privilèges. L’un poussant toujours l’autre à vouloir plus.

La question que pose Jézabel au roi : «  Est-ce bien toi maintenant qui exerces la souveraineté sur Israël? » C’est la même question aujourd’hui que l’on pose au pasteur dirigeant : «  Est-ce bien toi qui dirige cette Eglise ? »

Et la grande majorité trouvera de bonnes raisons à ce qu’ils soient autant honoré. Après tout l’image d’un couple de pasteur se doit de montrer l’abondance et la foi de leur Eglise. Ils sont comme une vitrine sur l’extérieur. C’est là encore l’orgueil d’un esprit royaliste.

Que nous dit Esaie 53 : « Qui a reconnu le bras de l’Eternel. Il n'avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, Et son aspect n'avait rien pour nous plaire. »

Et puis, « le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards, ( L.Segond) ne vient pas avec l’apparence (Martin) ne vient pas de manière à attirer l’attention (Darby). » Le royaume de Dieu c’est le corps de christ dans des croyants unis ensemble par le Saint-Esprit, sans fioritures ni privilèges.

 

5.     Conclusion

 

Alors, je sais que certains en m’écoutant ou en me lisant se diront, « mais moi je suis dans une Église ou je connais une assemblée, où le couple pastoral est exemplaire » ; Et ils se diront que je vois le mal partout en généralisant. Je leur dirais que Dieu révèle en son temps ce qui a été caché et dissimulé aux yeux de chacun. J’ai vécu pour ma part 25 années dans une communauté chrétienne. Je ne voyais dans l’assemblée où je vivais que la stricte volonté de Dieu. Je ne voyais pas en mal le fait que la famille pastorale ait des privilèges. Mais au jour du Seigneur, les ténèbres sont apparues, révélées par une lumière forte, faisant s’écrouler la Babylone chrétienne dont je faisais partie.

Le monde est entré dans l’Église chrétienne. Il y est entré par de multiples manières différentes. Le népotisme ou la préférence familiale est une grande particularité des Eglises modernes.

Elles ont des modèles sociaux qui les inspirent fortement. Dans le show-biz, par exemple, ont ne comptent plus les enfants de stars qui accèdent facilement à la célébrité grâce aux relations et au nom de leurs parents. Le terme « nepo baby » (abréviation de nepotism baby) désigne les enfants de célébrités qui bénéficient d’un accès privilégié aux carrières artistiques.

Ce concept est devenu viral de nos jours.

 

 Alors toutes ces dérives du monde dont la foi chrétienne s’est emparée comme un breuvage divin et qu’elle s’en est délectée goulument, ces dérives doivent attirer l’attention de beaucoup de nos frères et sœurs en Christ. Pourquoi ? Parce que Dieu détruira ce système inique, mais avant il ouvrira les yeux de son peuple, comme il l’a fait aussi avec moi. « Mais l'heure vient, et elle est déjà venue, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car ce sont là les adorateurs que le Père demande. » (Jean 4 :23). Amen