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dimanche 11 janvier 2026

L’UNIQUE CHOSE QUI PLAISE A DIEU

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Par Eric Ruiz

 

Ce matin, du samedi 10 janvier 2026, je n’avais pas encore ouvert les yeux que le souvenir d’un rêve me poursuivait. Une impression étrange d’avoir rêvé toute la nuit.


Dans ce rêve, j’étais d’abord avec un frère que je fréquentais autrefois au sein la communauté chrétienne dans laquelle je vivais. Je lui posais la question suivante : « Pour toi, qu’elle est la chose la plus importante à faire pour plaire à Dieu ? » Il me donna plusieurs réponses. Alors, c’est là que je lui affirmais avec force qu’il n’y a qu’UNE SEULE et UNIQUE REPONSE et pas deux, trois ou quatre. Un homme qui se repent, voilà ce qui plait à Dieu. Or ma réplique sembla le rendre dubitatif.

Puis, je me trouvais en face de mes anciens dirigeants et je ne cessais sans relâche de leur dire en quoi la repentance est la SEULE chose qui plaise à notre Seigneur. Et je n’arrêtais pas d’insister sur le repentir.

Je leur rappelais comment le roi David qui était loin d’être intègre et sans péché plaisait à Dieu…parce qu’il se repentait de ses fautes.

Rappelons-nous aussi Job, qui pendant 41 chapitres essaie d’argumenter, et d’expliquer qu’il rend la justice divine, qu’il est meilleur que les autres ; qu’il a toujours placé Dieu en premier dans sa vie, et qu’il ne mérite pas l’épreuve qui lui arrive… pour admettre finalement au chapitre 42 qu’il s’est trompé, s’est fait des illusions, qu’il ne voit pas Dieu et qu’il se condamne et se repent sur la poussière et sur la cendre.

Sans repentance, on perd son temps, on s’épuise et il est impossible ainsi pour un être humain de plaire à Dieu. Qu’il soit prophète, docteur, apôtre, disciple accompli, ou que sais-je, la repentance est l’unique porte de notre salut.

Il y a un Evangile qui nous éclaire particulièrement : c’est celui de Marc.

L’Evangile de Marc ne débute pas au premier chapitre avec des indications sur la vie de Jésus, mais il commence dès les premières lignes sur ce qui est prédit dans le rouleau d’Esaïe le prophète à savoir : qu’un messager sera envoyé pour préparer le chemin du Seigneur. Ce messager ne prêche pas autre chose que la Repentance. Il ne baptise pas autrement que par le seul baptême de repentance.

L’Evangile de Marc a la réputation d’être plus en actes qu’en paroles, tout en montrant Christ comme le serviteur. Christ est venu non pour être servi mais pour servir (Marc 10 :45). Il se donne en offrande.  Pour un disciple, se donner soi-même en offrande c’est servir Dieu ; et ce service commence avant tout par le chemin du repentir.

De la même façon, revenir à Dieu, après s’être égaré consiste à reprendre ce même chemin de conversion.

Marc verset 1 écrit : « C’est ainsi qu’à commencé la Bonne Nouvelle (ou l’Evangile) de Jésus-Christ… »

Marc est direct, sans détour, il ne laisse aucune place à l’ambigüité : la Bonne Nouvelle de l’Evangile commence par se repentir soi-même. Toute autre action est inutile et nous fait prendre un chemin d’égarement.

Alors, à quoi nous sert-il de faire des vœux de fidélité et de droiture, si nous sommes allergiques à la repentance ? A quoi nous sert-il de parcourir la Bible jour et nuit si l’idée même de la repentance nous est étrangère (plus encore insupportable) ? Et s’astreindre à tant de privations, tant de règles et de lois à suivre à la lettre, pour voir au final la porte du ciel fermée parce que se repentir n’a pas été notre première aspiration. Quel malheur !

Ah, que d’hommes et de femmes ont pourtant annoncé publiquement leur repentance et continue à le faire sans se sentir indigne.

Combien ont montré une attitude de repentie.

Le premier roi d’Israël, le roi Saül, confessa son péché au prophète Samuel. Il avoua avoir transgressé l’ordre de Dieu (1 Samuel 15 :24-31). Il avoua avoir désobéi aux paroles du prophète. Il se prosterna même devant Dieu. Mais, rien n’y a fait. Parce que son principal péché était son manque de repentance.

Saül explique pourquoi il ne pouvait se repentir au verset 29 : « Celui qui est la force d'Israël ne ment point et ne se repent point, car il n'est pas un homme pour se repentir. ». 

Ce verset dévoile la vérité cachée de l’état d’âme du roi. La royauté, le pouvoir, sa fonction hiérarchique, son onction ne pouvaient être comparable avec l’état d’un homme lambada, avec l’état d’un simple citoyen.  Lui, est roi, et possède l’onction divine. Il est au-dessus du peuple. Il est plus fort que lui. La repentance est pour les faibles et non pour les forts. 

Celles et ceux qui pensent être fort avec Dieu ne voient dans la repentance qu’un aveu d’échec ou d’impuissance

Alors, ne voulant pas passé pour des rebelles ou des faux oints, ils font comme ce roi déchu, ils courbent le dos. Ils arborent un visage défait, ils imitent l’être repenti. Mais ils s’arrêtent tous là, à cette fausse démonstration. Ils ne vont pas plus loin. Ils agissent comme ce riche qui avait de grands biens et pour qui Jésus a dit qu’il sera difficile d’entrer dans le royaume de Dieu.

Je ne dis pas cela pour les montrer du doigt afin de les juger, mais pour que eux puissent se reconnaître et qu’ils tombent réellement sur leur genoux.

On ne se détourne pas de ses mauvaises voies en les nommant ou en faisant des efforts pour ne pas y retomber. Mais en brisant son cœur premièrement. C’est ce qu’aime le plus notre Dieu. Il est indispensable de se mettre à nu devant lui. Un état de dépendance absolu devant notre Seigneur. Il ne s’agit pas de compter encore sur une partie de ses forces, ou de regarder autour de soi qui est en état de venir nous aider. Le riche : c’est celui qui compte toujours sur ses capacités, ou sur une situation, sur un conseiller, ou sur des ressources extérieures qui le sauvera de la ruine. Et c’est pourquoi la repentance est si difficile pour lui.

Alors, je sais que certains pensent que je manque de nuance dans mes propos parce que la repentance n’est pas la seule chose qui plaise à Dieu. Que j’ai oublié que la vie chrétienne est remplie d’autres choses. Des choses aussi belles et élogieuses ; Dieu se plait dans la louange, l'amour du prochain, l'exercice des dons, la prière, etc. À ceux-là, je répondrai avec franchise : ne cherchez-vous pas des excuses pour vous convaincre que vos œuvres ne sont pas vaines ?

Je n’exclue pas le reste de la vie chrétienne, mais je refuse de confondre les fruits avec la racine. La vie chrétienne découle de la repentance qui est la condition de validité de tout le reste. Parce la repentance n’est pas une activité, c’est une fondation. La fondation de notre temple personnel. Sans cette fondation nos actes de foi ne sont que du bruit.

C’est donc une porte. Et il n’y a qu’UNE SEULE porte étroite. Parce c’est celle d’un baptême essentiel. Et sans ce baptême de repentance, sans ce tonnerre… tout ce que nous bâtissons se fait sans communion avec Dieu. Sans cette fondation, Job ne se serait jamais sorti de sa tribulation. Elle l’aurait détruit. Sans cette fondation, Jésus-Christ n’aurait pas eu de chemin préparé, il ne se serait pas présenté devant Jean le baptiste pour honorer le baptême de repentance par son propre baptême.

Nuancer, ici ne serait pas être plus ouverts d’esprit mais ce serait apporter une fausse vérité en laissant croire qu’il existe une possibilité différente de venir à Dieu. Un chemin de traverse qui éviterait le brisement de l’âme.

Alors, maintenant si de terribles épreuves vous arrivent. Si ces épreuves vous semblent insurmontables, injustes, et que les forces vous manquent, que la situation semble irréversible, et que vous risquez de tout perdre. Loin d’être une malédiction, c’est une bénédiction cachée qui vous arrive-là. Un rendez-vous plutôt qu’une impasse. Pourquoi ?

Regardez bien, la situation : n’est-elle pas idéale pour une repentance ?

En étant totalement submergé, et nu devant l’épreuve, vous ne dépendez plus que de Dieu seul ; Et la porte de votre salut peut alors s’ouvrir et un nouveau chemin de délivrance se dévoiler devant vous.

Cette épreuve, cette tribulation aussi terrible qu’elle puisse paraître, Dieu l’a connait pour l’avoir laissé apparaitre. Il l’a vu comme votre point de salut. Et il s’en réjouit d’avance.

Figurez-vous que caché dans ces montagnes infranchissables, il se trouve un petit chemin aplanit que Dieu souhaite vous montrer. Alors ne perdez pas courage, Dieu n’est pas un Dieu qui attend votre chute. Il est là, la main tendue près à relever un peuple à genou.

Et il relève celle ou celui qui se repend.

Amen

dimanche 12 octobre 2025

PLUS BESOIN DE PROPHETE POUR L’EGLISE ?

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Par Eric Ruiz

D’abord, avant toute chose, ne croyez pas que je suis un chrétien lassé de tout ou que je suis résigné. Il n’en est rien, je ne suis pas dépressif, ou dans le découragement, sinon je n’aurai pas fait ce message d’avertissement.


Eh oui il est nécessaire encore de rétablir la nourriture qui a été mangée et qui n’est plus servie à table.

Les croyants dans les Eglises évangéliques ou les Eglises dites protestantes, dans l’ensemble, ne croient pas aux prophètes. Même s’ils affirment le contraire, leur croyance témoigne de ce dénigrement. Parce que, et c’est contradictoire mais beaucoup d’entre eux croient (plus que jamais) dans ce ministère d’Ephésiens 4 :10-11 : « Celui qui est descendu, c'est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toutes choses. 11Et C'est aussi lui qui a établi les uns apôtres, les autres prophètes,».

 

UN  PROPHETE MONTRE LES TENEBRES DE CEUX QUI SE CROIENT DANS LA LUMIERE

 

Mais venons à l’essentiel. Jésus avait bien sûr l’esprit des prophètes. Cet esprit, il n’est pas venu l’abolir ou se l’accaparer. Avec l’esprit prophétique, il annonçait (comme eux les prophètes avant lui) des temps de malheurs aux scribes et aux pharisiens ; il dévoilait les zones d’ombre, les ténèbres pour des croyants se ventant d’être dans la vérité et la lumière.

Jean 3 :19 « Et ce jugement c'est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. »

Aujourd’hui, annoncez les ténèbres  comme Jésus de Nazareth le faisait! On vous rejette. Pourquoi ? Parce que les œuvres sont mauvaises. L’évangélisme chrétien (entre autre) met la bénédiction en avant avec la doctrine suivante sans cesse répétée: C’est le sang du Christ qui a tout payé par son sacrifice sur la croix.

Résultat : les prédications annoncent comment être davantage béni, comment avoir plus de force et de puissance, comment avoir plus de dons, comment entrer dans la présence de Dieu pour être davantage exaucé etc.

 

 Un peuple NU et sans EQUIPEMENT (voilà ce qu’ils sont)

 

On est  dans le PERFECTIONEMENT DES SAINTS,  qui est certes une bonne chose si on prend ce perfectionnement à la lettre, car dans le texte grec d’Ephésiens 4 :12,  « perfectionner » va dans le sens de donner un équipement complet pour atteindre une stature parfaite. Cet équipement Paul en parle un peu plus loin dans sa même épître, au chapitre 6, où il exhorte les frères : « Tenez donc ferme: ayez à vos reins la vérité pour ceinture; revêtez la cuirasse de la justice; mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l'Evangile de paix; prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin; prenez aussi le casque du salut, et l'épée de l'Esprit, qui est la parole de Dieu ». Tout cet équipement sert à lutter contre le mal, à tenir ferme contre lui. Or, tant de croyants aujourd’hui se comportent comme si le mal était déjà vaincu et qu’ils n’ont plus qu’à récolter les fruits de la grâce. Ils n’ont plus qu’à se baisser et tendre la main pour prendre leurs récompenses. Alors qu’ils devraient vérifier ce qu’il manque à leur équipement.

Un équipement qui ressemble à celui d’un soldat prés pour la guerre (Ceinture, épée, bouclier, casque, chaussure.). Parce qu’il y a un combat à mener. Au verset 11 du chapitre 6 Paul dit : « Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable ». Eh bien combien d’entre les chrétiens sont tombés dans les ruses du diable qui leur a fait croire que leur chair était vaincue, que les dominations, les autorités, les princes de ce monde de ténèbres, les esprits méchants dans les lieux célestes ne peuvent plus les atteindre. 

 

VOULOIR PLUS, c’est être NU

 

Mais danger ! Ils n’ont plus la vérité pour ceinture. Aussi avec des reins fragiles ils sont projetés facilement à terre par l’ennemi. Ces croyants ne sont plus dans le jugement d’eux-mêmes mais dans la recherche « du plus ».

« Je veux monter plus haut, avoir un niveau plus haut avec le Saint-Esprit, plus que ce que j’ai actuellement. Plus de miracles, plus de visions, plus d’argent, plus de conversions, plus de dons, plus d’occasions à manifester des œuvres saintes ». Et, ma frustration est bonne car elle me permet de désirer plus.

Le bulletin de santé d’un chrétien lambda pourrait se résumer à : « On est déjà bien portant, mais on vise l’excellence ; On manifeste déjà des qualités de disciple mais on vise l’expertise ». Le croyant se dit être pris dans une spirale qui l’emmène de progrès en progrès. Pour lui tout augmente de façon linéaire : son amour, sa patience, sa bonté, sa foi.

Or, toujours aux Ephésiens, Paul dit : « Voici donc ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur, c'est que vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées. Ils ont l'intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu ».

 Si Paul exhorte ses frères d’Ephèse ainsi, c’est bien qu’ils n’ont plus la ceinture de vérité et que le mal s’est attaché de nouveau à eux. Mais de nos jours où sont les assemblées qui demandent à s’examiner sérieusement ? Qui ose dire que les membres de l’assemblée sont mal équipée, qu’elle est malade, que trop marchent selon la vanité de leurs pensées qui ne voient plus qu’eux-mêmes et plus du tout ceux qui sont en souffrance ? Qui ose dire qu’il faut se lamenter et pleurer sur soi-même et briser son cœur comme on déchire un vieux vêtement usé ? Ceux qui sont en souffrance d’ailleurs n’osent en parler, ils ont peur d’être jugés et d’être traités de briseur de joie, ou de rétrograde. Ou bien on va prier pour eux comme si on leur injectait un vaccin. On prie comme si on les vaccinait d’une maladie contagieuse. Ils doivent devenir comme les autres de l’assemblée, immunisés contre les virus, immunisés contre le mal. Bref on leur demande de se résigner à vivre comme ils sont et d’accepter leur souffrance.

 

AVOIR TOUT et REJETER  la guérison d’un PROPHETE c’est aussi ETRE NU

 

Et comme c’est le temps du bonheur et de la récolte, on passe d’ailleurs beaucoup de temps dans la musique ou les chants de louange, les prières collectives. C’est le temps que les protestants ont nommé : « la dispensation de la grâce », ce temps où Jésus ne cesse de purifier le  pécheur, puisqu’il n’y a plus de condamnation pour lui s’il s’est mis à croire. Les prophéties de ces assemblées (parce qu’il y en a toujours) renvoient au temps de gloire très proche où Jésus revient prendre son Eglise ; et majoritairement on n’annonce que des temps de gloire à venir. Pour eux, quand Jésus dit : «  Le fils de l’homme trouvera-t-il à son retour la foi sur la terre » 

Ce verset ne leur est pas destiné. C’est pour les autres, ceux qui ont une autre doctrine. Leur doctrine à eux est parfaite, elle vient de Christ ;  et puis un enlèvement de l’Eglise épouse est proche. Essayer de dire à des croyants qu’ils ont besoin de lumière alors qu’ils sont persuadés de n’avoir besoin de rien. C’est comme dire à un croyant qu’il est tiède alors qu’il se croit lui bouillant. C’est comme dire à un voyant qu’il est aveugle …et pourtant c’est bien ce que disait Jésus « aux pharisiens qui lui demandaient s’ils étaient eux aussi aveugles «  Nous aussi, sommes-nous aveugles? (demandèrent-ils) Jésus leur répondit: Si vous étiez aveugles, vous n'auriez pas de péché. Mais maintenant vous dites: Nous voyons. C'est pour cela que votre péché subsiste »

Mais aujourd’hui un prophète qui affirme que le péché subsiste dans les Eglises, c’est comme mettre un coup d’épée dans l’eau.

Parce que de nos jours, le ministère de prophète est jeté aux oubliettes. Ce ministère ne sert qu’aux autres, aux nations, aux impies du monde. On prophétise sur le monde. On prophétise sur les athées, les musulmans, les extrémistes en tout genre, sur les pratiques contre nature (entre parenthèse ne plus avoir la vérité pour ceinture n’est-ce pas aussi contre nature pour un chrétien ?). Bref, le jugement c’est pour eux. D’ailleurs dit-on, eux ils connaissent déjà le jugement de Dieu quand ils sont pourchassés à mort…et puis, ce n’est pas fini, ils vont connaitre les 7 fléaux de l’Apocalypse.  Mais un prophète pour leur assemblée… vous n’y pensez pas. Si un se présente, on ne le laisse pas s’exprimer, on le bâillonne, pire il est moqué, insulté. C’est comme si ce prophète venait nous annoncer de mettre la lumière alors qu’il fait grand jour. On le traitera  de décalé, d’aveugle ou de fou.

On lui hurlera : « va te repentir toi-même ! »

Le fait de chasser les prophètes permet aux prédicateurs et prédicatrices du moment (ne les oublions pas) de culpabiliser celles et ceux qui attendent autre chose de la foi. On leur dit : Arrêter de vous poser des questions, et écoutez nos réponses :  ici c’est le plein évangile. Ici c’est la grâce de Dieu, le temple du Seigneur. Le lieu très saint établi par Jésus-Christ. Ici c’est le prolongement de l’Eglise de Jérusalem ; ce que Simon Pierre a reçu de Jésus lui-même. Avec cette arrogance spirituelle mit en avant, c’est le bouclier de la foi qui est jeté au sol. On piétine son casque, on n’arrache sa ceinture,  et on part pieds nus sans épée pour combattre. Plus de protection divine. La chair parle à la place de l’esprit. Et la chair ne protège pas du mal, elle l’attire à soi.

Dieu a alerté Israël avec le prophète Jérémie de la même façon qu’il avertit l’Eglise aujourd’hui. L’histoire est une simple répétition.

Jérémie chapitre 2 : «Va, et crie aux oreilles de Jérusalem: Ainsi parle l'Eternel: Je me souviens de ton amour lorsque tu étais jeune, De ton affection lorsque tu étais fiancée, Quand tu me suivais au désert, Dans une terre inculte. Israël était consacré à l'Eternel, Il était les prémices de son revenu; …ainsi parle l'Eternel: Quelle iniquité vos pères ont-ils trouvée en moi, Pour s'éloigner de moi, Et pour aller après des choses de néant et n'être eux-mêmes que néant?... Je vous ai fait venir dans un pays semblable à un verger, Pour que vous en mangiez les fruits et les meilleures productions; Mais vous êtes venus, et vous avez souillé mon pays, Et vous avez fait de mon héritage une abomination. »

Alors ne soyons pas arrogant ; Si nous nous sentons démuni, privé d’équipement et que le mal a autorité sur nous, revenons au premier et au deuxième tonnerre. Confessons nos fautes, repentons nous et convertissons-nous une nouvelle fois ou une énième fois.

N’écoutez pas ces faux prophètes qui disent que votre repentance s’est faite lors de votre première conversion et qu’il n’est plus nécessaire alors de se repentir à nouveau, parce que le sang de Christ fait le reste : il vous lave et vous purifie. Ils prennent l’exemple de Jean Baptiste qui prêchait la repentance en vue du baptême. Et, une fois baptisé, l’Esprit saint vient oindre un croyant rendant la repentance obsolète. Le Saint-Esprit scelle alors le disciple (je vous rappelle que sceller c’est amener la preuve par les actes, c’est authentifier la foi). Donc, si ces faux prophètes disent vrai alors tout ce qui écrit à propos des 7 Eglises de l’Apocalypse est faux.

 

QUE DIT L’ESPRIT DE PROPHETIE  AUX EGLISES? 

 

C’est le livre de la révélation, l’Apocalypse qui parle. Et voilà ce qu’il dit : Celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite dit à l’Eglise d’Ephèse : « tu as abandonné ton premier amour. Souviens-toi donc d'où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres; ». Pour l’Ange de l’Eglise de Pergame, celui qui a l'épée aiguë, à deux tranchants lui  dit : «  tu as des gens attachés à la doctrine des Nicolaïtes. Repens-toi donc » Celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles dit à l’Eglise de Sardes : «  Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. » ; Quant à l’Amen, le témoin véritable dit à l’ange de l’Eglise de Laodicée : « que la honte de ta nudité ne paraisse pas, mets un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j'aime. Aie donc du zèle, et repens-toi ».

3 Eglises de l’Apocalypse ne trouveront leur salut que dans le fait de se repentir à nouveau. Si un prophète n’est pas écouté quand il dit cela, les dirigeants de l’assemblée ne s’opposent pas à lui mais au Saint-Esprit. Et ils s’opposent à ce que leurs frères obtiennent le salut. Ce sont alors des anti christ. Pour un gain honteux, ils entrainent leurs frères dans les ténèbres.

Ne vous laissez pas entraîner par eux, ayez du zèle, c’est-à-dire ayez un empressement dans l’accomplissement des œuvres justes, cesser de souiller vos vêtements, et commencer par la repentance. « Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises » Amen.

dimanche 9 février 2025

SAUVE-TOI, TOI-MEME (verset 37)

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Par Éric Ruiz

Il y des nombres qui parlent aussi bien que des mots, et qui en disent autant que de longues phrases, et qui font méditer et réagir aussi bien qu’un verset biblique. Le nombre 37 en fait partie.

Et la confirmation que ce nombre est important aujourd’hui, s’est faite en deux parties. D’abord la couronne de ma dent s’est détachée aujourd’hui. Savez-vous que les dents ont toutes un numéro pour les identifiées (de 11 à 48). Et là, cette couronne correspond au numéro 37 ; et puis en tournant la tête pendant que j’écrivais ces lignes, mon smartphone indiquait 11h37.

Tout s’est enchaîné très rapidement.

Ce n’est pas de la superstition, c’est juste un signe spirituel. Une manière que notre Seigneur a trouvée pour nous dire qu’il nous parle d’un sujet précis.

37 c’est le nombre qui fait réagir, qui procure une réaction vive.

Luc 23 :37 : « ils disaient: Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même! ».

Cette réaction salutaire aurait pu être le sursaut que Jésus avait besoin. Or, ici le contexte était inversé.  Jésus obéissant à son Père céleste n’avait pas besoin de se sauver lui-même  Cette réaction n’était utile ni pour lui, ni pour sauver les autres.

Par contre pour celles et ceux qui n’obéissent qu’à leur nature pécheresse, cette voie de libération est la seule qu’ils connaissent. L’instinct de survie est par nature le réflexe numéro1.

Pourtant quand le croyant se refroidit et que sa foi s’en tiédit, il doit réagir vite. Et réagir, ce n’est pas tomber dans la précipitation. Il ne faut pas confondre vitesse et précipitation. La précipitation nous amène, elle, à agir de manière désordonnée et irréfléchie, sans prudence. Les conséquences sont souvent négatives. On perd le contrôle et surtout on obtient l’inverse de ce que l’on cherche. Un philosophe chinois a dit : « ceux qui s’avancent trop précipitamment reculeront encore plus vite ». Oui,  c’est un constat que j’ai très souvent observé.

Alors, s’empresser se fait en vitesse, avec un sentiment de mise en danger. Et puis bien réagir, concerne c’est vrai des verbes d’action, comme : se mettre à genoux, pour invoquer la grâce du Seigneur, se détacher violemment de ce qui nous salit.  Repousser nos œuvres humaines en refusant de les pratiquer. Je fais bien-sûr référence à mon dernier message sur comment arracher son œil droit et se séparer de sa main droite, lorsqu’ils sont une occasion de chuter.

Il ne s’agit pas de retomber dans ses excès comme : s’énerver, s’en vouloir violemment, tout envoyer voler ou encore attiser sa colère auprès de tous ceux que l’on a jugé fautifs et impurs.

37, c’est un empressement à bien agir.

Mais s’empresser : quel est son sens ?

Le dictionnaire nous dit : s’empresser c’est « s’assembler en foule serrée autour de quelqu’un, autour de quelque chose. On s’empresse par zèle, par affection, par curiosité avec beaucoup de vivacité ».

Et ce matin-là, juste après avoir vu l’heure 11h37, j’avais ma Bible ouvert au livre des Actes chapitre 20 et j’ai lu au verset 37 : « Et tous fondirent en larmes, et, se jetant au cou de Paul, ils l'embrassaient, »

Si on replace le contexte, Paul est sur le point de quitter ses frères et sœurs d’Ephèse. Après les avoir exhortés et encouragés à se soutenir dans la foi, la réaction des éphésiens est spontanée et elle témoigne d’un très grand attachement à Paul. Ils se jettent à son cou. Leur affection pour lui déborde.

C’est justement cet attachement de cœur qui procure un empressement à bien agir.

L’empressement n’est pas dicté ici par un quelconque esprit de calcul qui a évaluée comment agir.

La spontanéité provient d’un cœur aimant.

Pour Jésus, il en a été inversement de même. Ceux qui lui ont dit d’agir vite en lui suggérant « sauve-toi toi-même », n’étaient pas animés d’un cœur aimant, mais plutôt d’une curiosité malsaine ou animés par l’envie de dénigrer. La compassion n’était pas au fond de leur cœur.

Maintenant dans 1 Corinthiens 7 :37, Paul nous donne un caractère supplémentaire lié à l’empressement par amour. Il nous montre ce qu’est un zèle empressé « Mais celui qui a pris une ferme résolution, sans contrainte et avec l’exercice de sa propre volonté et qui a décidé en son cœur…celui-là fait bien ».

 

En fait l’empressement d’amour est le fruit d’un état de paix et de foi constant chez le disciple. Il sait mettre les priorités au bon moment. Et Matthieu 10:37 nous reprécise où sont ces priorités ; « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi ; et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi ». Si à la base il n’y a pas cette détermination à aimer Dieu au-dessus de tout être humain, notre empressement à bien agir se transformera en un empressement charnel. Le but sera alors de conserver sa vie, de ne pas se mettre en danger pour sa foi.

Or, il y a aura toujours un moment dans sa vie de disciple où il faudra choisir entre conserver sa vie ou risquer de la perdre ; choisir entre conserver ses privilèges et risquer de se retrouver démuni. Ou encore : choisir entre tout faire pour garder le contrôle sur ses proches ou sur ses enfants ou bien, s’en remettre au Seigneur. Car, si cet empressement est saint, il sera fait sans calcul et sans peur, même si le danger est réel. Il sera fait dans le but d’obtenir une meilleure résurrection (comme nous le dit Hébreux 11 :36)

Et Hébreux 11 :37 nous rappelle que par cet empressement saint ils furent lapidés, sciés, torturés, ils moururent tués par l’épée, ils allèrent çà et là vêtus de peaux de brebis et de peaux de chèvres, dénués de tout, persécutés, maltraités ».

 

Alors, le nombre 37, n’est pas un nombre magique ou un nombre révélant forcément ce qui est bien ; il révèle aussi le mal. Il cache en lui aussi cet empressement à mal agir.

Et cet empressement-là saute aux yeux plus d’une fois dans la Bible. Nous avons le chapitre 37 en entier, du livre de la Genèse qui montre cette hâte des frères de Joseph pour le faire périr. Et cet ardeur débuta au verset 8 avec ces mots : «  Et ils le haïrent encore davantage, à cause de ses songes et à cause de ses paroles. » ;

La jalousie, la convoitise, l’arrogance sont les démons qui poussent des frères à s’empresser à faire le mal ; Et cela va dans la continuité du « sauve-toi toi-même ».

La haine des frères de Joseph les poussèrent à l’acte meurtrier : « Venez maintenant, tuons-le, et jetons-le dans une des citernes; ».

Les frères de Joseph en avançant ainsi aussi précipitamment contre leur frère ont fait un immense bon en arrière dans leur foi.

Voilà les verbes d’action du nombre 37 lorsqu’il révèle le mal. «  Ils le dépouillèrent de sa tunique… Ils le prirent, et le jetèrent dans la citerne… Venez, vendons-le aux Ismaélites… et, ayant tué un bouc, ils plongèrent la tunique dans le sang ». Vous voyez, ils l’ont dépouillé, ils l’ont jeté, puis vendu, ils ont plongé ses vêtements dans le sang.

Le nombre 37 répand aussi le sang à toute vitesse, comme il peut sauver à toute vitesse. On se rassemble serré tout près les uns des autres pour faire le bien, comme pour faire le mal.

Les paroles de Joseph déplurent à ses frères. Et paradoxalement, nous lisons au chapitre 41 verset 37 : « Ces paroles plurent à Pharaon et à tous ses serviteurs. ».

Quel contraste entre des fils d’Israël d’un côté et des Egyptiens de l’autre. Cela doit encore nous amener à reconsidérer ce qui est enseigné par les dénominations religieuses. Quel pied de nez au dogme religieux quand Pharaon dit à ses serviteurs : « Trouverions-nous un homme comme celui-ci, ayant en lui l'esprit de Dieu? ». Et Pharaon rajouta qu’il n’a jamais connu personne qui soit aussi sage et intelligent que lui ; Eux les Egyptiens, ayant la réputation d’être des adorateurs de dieux et déesses en tout genre, les voilà, manifestant un vif intérêt, de l’affection, du respect ; Plus encore, ils reconnaissent en Joseph fils d’Israël un homme de Dieu.

Alors triste est de constaté que les récits bibliques nous relatent plus d’actions révélant un empressement à faire le mal que d’actes héroïques pour le bien. Ce verset 37 du vingtième chapitre du livre des Juges en témoigne, avec cette sanglante défaite des fils de Benjamin : « Les gens en embuscade se jetèrent promptement sur Guibea, ils se portèrent en avant et frappèrent toute la ville du tranchant de l'épée ». Ou encore ce verset 37 du 23ème chapitre du 2ème  livre des rois qui ne fait que de redire la même décadence vis-à-vis des rois d’Israël : «  il fit ce qui est mal aux yeux de l’Eternel, entièrement comme avaient fait ses pères ».

 

Alors maintenant, si l’on se penche sur les faits historiques, l’année 1937 est une année référence dans l’empressement diabolique des hommes à faire le mal.

Contrairement à nos manuels scolaires, la seconde guerre mondiale débuta bien cette année-là (en 1937 et non deux années plus tard). Pour ne donner que quelques exemples : les Nazis, armés d’une cinquantaine d’avions allemands et italiens ont largué par surprise un déluge de bombes sur la ville espagnole de Garnica, anéantissant une grande partie de la population civile. En plus avec la complaisance du dictateur tortionnaire espagnol Franco. La même année, sans déclaration de guerre le Japon attaqua la chine ; Résultat : les grandes villes  chinoises Pékin, Shanghai et Nankin tombèrent aux mains des japonais qui exercèrent des atrocités sur les habitants.

Dans un autre domaine, en URSS, Staline instaura la période noire de « la grande terreur », annulant les résultats du recensement de la population. Il arrêta, puis fusilla ou envoya au Goulag les organisateurs. C’était le début de la grande purge stalinienne (plus d’1 million de russes condamnés à l’exil). De l’autre côté de l’Atlantique, on assista à une vague de coup d’Etat, de conspirations et de massacres dans de nombreux pays (Brésil, république Dominicaine, Paraguay, Bolivie, République du Nicaragua, ou Porto Rico) ; Sans oublier l’Allemagne nazie fière de l’ouverture du camp de concentration de Buchenwald où 56.000 déportés y seront assassinés.

Dans chaque génération nous assistons à la ruine de Babylone (ces villes où le malheur est la destinée finale). « Babylone sera un monceau de ruines, un repaire de chacals, Un objet de désolation et de moquerie; Il n'y aura plus d'habitants. » (Jérémie 51:37).

 

Tout ça pour dire que le nombre 37 révèle un empressement à exterminer l’autre, alors que ce nombre c’est aussi le bien agir. Et le bien est très peu mis en évidence. Et puis, faire le bien, n’est certes pas l’acte recherché par la multitude.

 

Pourtant le 37 correspond bien à une trompette qui sonne. Cette trompette, seul ceux qui ont le cœur sensible l’entende. Les autres, leur désobéissance les rend sourd.

1 Samuel 14 :37 : «  Et Saül consulta Dieu : Descendrai-je contre les philistins ? Les livras-tu entre les mains d’Israël ? Mais à ce moment-là, Dieu ne lui donna point de réponse. ».

Or, lorsque le croyant est sensible aux voies de Dieu, il sait quand l’heure sonne et quand il doit se lever pour partir ou s’agenouiller pour déchirer son cœur. Exode 40 :37 : « Et quand la nuée ne s’élevait pas, ils ne partaient pas, jusqu’à ce qu’elle s’élève ». Ce signe donné aux israélites qui traversaient le désert correspond de nos jours à cette trompette qui résonne.

Cette trompette divine qui a répondu à Elie le Tishbite  (1Rois 18 :37) « Réponds-moi, Eternel, Eternel, réponds-moi, afin que ce peuple reconnaisse que c’est toi Eternel qui est Dieu et c’est toi qui ramènes leur cœur ! ». Et contrairement à Saül, Elie eut très vite la réponse de Dieu : « Et le feu de l'Eternel tomba… Quand tout le peuple vit cela, ils tombèrent sur leur visage et dirent: C'est l'Eternel qui est Dieu! C'est l'Eternel qui est Dieu! ».

C’est cette même trompette que Job implorait : Job 31 :37 : « Que le tout puissant me réponde !...je lui rendrais compte de tous mes pas. Je m’approcherais de lui comme un prince ».

Quand Dieu répond, le croyant se met à nu et il rend compte de ce qu’il a fait. Il se juge lui-même et se repend de ses idoles.

Je terminerai en rappelant l’espoir que Dieu nous donne. « Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi; » (Jean 6 :37) .

Venons ou revenons à Dieu tel que nous sommes, sans paroles vaines, sans faux semblants, ni tricheries. Soyons des imitateurs du bien par amour et non par un quelconque intéressement.

Amen

dimanche 28 janvier 2024

DIEU EST-IL RADICAL ?

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Par Eric Ruiz

 

Le monde se radicalise ; on assiste à un phénomène de plus en plus significatif : la radicalisation. 

Les nombreux courants de pensées disparaissent les uns après les autres; et on assiste à deux courants de pensées qui s’opposent l’un à l’autre. Par exemple l’épidémie mondiale du Covid 19 a mis en lumière un combat acharné entre les pro-vax (favorable à la vaccination) et les anti-vax. Entre les deux, on a effacé tous ceux qui aurait une vue moins radicale ; 

C’est blanc ou c’est noir, c’est bien ou c’est mal !

En politique, les choses sont très claires. Tous ceux qui ne pensent pas comme la classe dirigeante sont traités d’extrémiste de droite ou d’extrémiste de gauche. En Occident, il y aurait ceux qui sont attachés au fondement de la république, de la laïcité et les autres, catalogués d’extrémistes.

Les autres, parce qu’ils n’ont pas la même idéologie ont forcément tort. Ils sont considérés comme des loups, des diables. On ne doit plus leur donner la possibilité de s’exprimer.

On ne dialogue plus avec eux, on les méprise du regard ou par la parole, ou on passe son chemin.

Le terme « modéré » qui veut dire sobre, calme, tempéré tend à disparaitre. L’être humain ne pense plus posément, il pense, animé par la précipitation, la peur, l’angoisse, et cherche à agir vite. Alors, il se raccroche à un groupe qui le rassure et qu’il considère comme juste et compétent.

En religion c’est exactement le même procédé de radicalité. Le doute n’est plus permis. Celui qui doute n’a plus la foi. Le doute est alors un aveu de culpabilité. Pourtant le doute permet de se remettre en cause, de réfléchir sur le bien-fondé de ses convictions. Le doute envisage une nouvelle manière de voir et d’agir.

Or, la religion cherche à l’évacuer rapidement : « N’ayez pas de de doute : Vous êtes les fils de la lumière, eux sont les fils des ténèbres ; Vous êtes les sauvés, eux sont les perdus; Vous êtes les vrais disciples eux ce sont les faux. L’enfer, c’est pour les autres, pour vous, c’est le paradis qui vous attend ».

Apporter de la nuance devient : faire le jeu des autres en voulant manipuler et tromper ; ou être tiède, fade et peu viril dans sa foi.

Le danger de la radicalité est tout de suite évident : la porte grande ouverte à la violence et la guerre. En faisant abstraction de la diplomatie, de la circonspection en refusant d’être prudent, avisé et réfléchi, on grille les étapes pour arriver à une solution radicale : la guerre.

L’autre qui pense différemment, c’est l’ennemi.

À notre époque où le wokisme est la nouvelle religion : Celle ou celui qui ne défend pas la cause LGBT (celle qui concerne les lesbiennes, les gays, les bisexuels et les transgenres), par exemple et qui parle librement de ses idées opposées, s’expose à l’ignominie, à être considérés comme un partisan des violences sexuelles. Il devient suspect d’abord, et très vite, on cherchera dans sa vie des indices pour le rendre coupable.

On le trainera sur la place publique (les réseaux sociaux du net en faisant grandement partie) pour le couvrir de honte, le piétiner et l’éliminer.

 

Donc l’idéologie guerrière est présente à tous les étages de la société occidentale. Les feux sont allumés partout.

 

Mais alors, Dieu se montre-t-il lui-aussi radical ?

 

On pourrait le croire à lire les versets séparément de leur contexte.

Si on se réfère aux prophètes, le jugement divin est implacable. Osée :

Osée 4 :5 « 5Tu tomberas de jour, Le prophète avec toi tombera de nuit, Et je détruirai ta mère. 6Mon peuple est détruit, parce qu'il lui manque la connaissance ».

Vous voyez, Dieu détruit celles et ceux qui font le mal, ou qui ont brisé l’alliance avec lui, ils n’ont plus sa connaissance. Dieu parait donc radical de ce point de vu… oui, seulement si on ne lit pas les autres chapitres et versets qui suivent.

Chapitre 5 :15 : »L’Eternel dit : Je m'en irai, je reviendrai dans ma demeure, Jusqu'à ce qu'ils s'avouent coupables et cherchent ma face. Quand ils seront dans la détresse, ils auront recours à moi ».
Les mots clés sont « jusqu’à ce qu’ils s’avouent coupable » ; la radicalité se transforme alors en compassion pour celles et ceux qui avouent leurs fautes alors qu’ils sont accaparés par de grandes épreuves.

De même, nous lisons chapitre 11 :9 ; « Je n'agirai pas selon mon ardente colère, Je renonce à détruire Ephraïm; Car je suis Dieu, et non pas un homme, Je suis le Saint au milieu de toi; Je ne viendrai pas avec colère. ».

Dieu n’a pas la radicalité d’un homme. Je dirais même que le plus modéré chez les êtres humains est encore plus radical que Dieu dans sa modération.

Là où le couperet tomberait sans appel, Dieu entend le cri, il ressent le besoin réel de ce cri de repentance et il sauve.

C’est ce qu’il a fait avec Job : Il l’a sauvé alors qu’il se repentait dans la poussière et la cendre (Job 42 :6).

Beaucoup n’ont pas vu que le Dieu unique a ce caractère de l’agneau doué de repentance.

Dieu se repent du mal qu’il voulait faire à un peuple méchant.

-Il se repent dans le livre de la Genèse en voyant l’attitude de Noé ;

-Il se repent d’avoir établi comme roi d’Israël Saül (1 Samuel 15 :11) ;

-Il se repent  en délivrant Israël du roi de Babylone. (Jérémie 42 :10).

-Même Jonas refusant d’aller à Ninive se plaint du caractère de Dieu qui est compatissant, miséricordieux et qui se repent du mal qu’il voulait faire à ses ennemis (Jonas 4 :2).

Et cette repentance commence très tôt. Le passage de Genèse chapitre 1 verset 2 à 3 nous montre la repentance divine face à un monde de chaos, une terre rendue Tohuw Bohuw. La terre était remplie d’esprits de vanité, donc de vaniteux, de Lucifers et cela entraina alors le chaos total, le Bohuw.

Le fruit de la repentance divine fut ce nouvel ordre : la séparation des ténèbres et la création de la lumière, dès le premier jour de la nouvelle création.

Dieu nous demande de nous repentir comme il le fait lui-aussi depuis toujours. Il ne prend pas un air de supériorité devant sa créature. Il aime se repentir face à des êtres humains qui qui ne font pas une gloire de leur orgueil.

Le mot qui revient sans cesse en lui est sans doute : « laissons leur une chance de plus » ?

Il le dit certes autrement mais n’est-ce pas ainsi que nous le comprenons dans les livres des prophètes :

« À cause de mon nom, je suspends ma colère; À cause de ma gloire, je me contiens envers toi, Pour ne pas t'exterminer….Néanmoins j'ai retiré ma main, et j'ai agi par égard pour mon nom... Mais avec un amour éternel j'aurai compassion de toi, Dit ton rédempteur, l'Eternel…Je réparerai leur infidélité, J'aurai pour eux un amour sincère; Car ma colère s'est détournée d'eux. » ?

Avez-vous pensé que lorsque vous vous repentez, Dieu lui aussi se repent du mal qu’il a pu vous causer.

Sans repentance de part et d’autre, les conséquences auraient été radicales pour nous tous : La mort la seule issue.


Parce que c’est certain, sans l’aide du Saint-Esprit, on passerait vite d’un extrême à un autre. Dieu serait alors un loup pour les infidèles et un agneau pour les élus. Une vue simpliste qui arrange beaucoup de ceux qui ne marchent pas droit. Cela montre quand même que les chrétiens sont comme les juifs, comme les musulmans ; ils sont attirés par une religion intransigeante et sans faille, d’une rigueur et d’une logique extrêmes. Ils vomissent la mollesse de la foi et ils aiment l’épée qui tranche. En cela la frontière avec l’idéologie du Djihad islamique est bien mince.

Là aussi deux courants s’opposent : un évangile d’indulgence face à un évangile radical. La vérité n’est ni dans l’un ni dans l’autre. Ni dans un évangile laxiste qui laisse le péché se cacher et les masques proliférer, ni dans un évangile dur et légaliste, qui fait la même chose que le premier : des hypocrites.

La vérité prend sa source dans un Évangile de la repentance pour Dieu et pour ses enfants. 

 

Or, les profondeurs de Dieu sont insondables. Regardez : L’Eternel demande le divorce à Moïse en cas d’adultère. Mais il dira par Jésus de Nazareth que c’est à cause du cœur dur que cette loi existe.

Jésus apporte une nuance, une modération qui cause beaucoup de souci à notre époque. Car l’idéologie dominante c’est la radicalité.

Et les questions des chrétiens tournent autour de ce principe. Ils attendent une réponse radicale. Prenons l’exemple du divorce. On a le droit de divorcer ou on n’a pas le droit de divorcer. La nuance ne les intéresse pas, elle les angoisses. Ils veulent une loi stricte qui soit sans équivoque.

Si quelqu’un pèche, qu’il succombe par son péché ! Cette condamnation est sur les lèvres de beaucoup. La majorité dira : «  il mérite ce qui lui arrive ». Est-ce juste ?

La femme adultère méritait la lapidation au vue de la loi hébraïque. Pourtant Jésus n’a pas regardé son péché, il a vu autre chose que nous humain ne voyons pas forcément ; il a vu l’état de son cœur. Ne lui a-t-il pas dit : « je ne te condamne pas, va et désormais ne pèche plus » ?

C’est une chance qu’il lui a laissé ; une chance d’échapper à sa malédiction pour gouter au salut, une chance de se convertir. Une chance de changer sa nature pour revêtir Christ.

Et nous, devons-nous brandir la bannière de la radicalité et affirmer haut et fort : « que cette femme pécheresse vive ce qu’elle mérite ! A-t-elle pensé à son mari, à ses enfants, à sa famille ? Ce n’est pas elle qui en souffre, ce sont ses proches… Elle doit payer de ses fautes » ; Ca, c’est la pensée dominante.

Jésus ne s’est pas précipité pour juger cette femme. Il s’est baissé, calmement, faisant des formes sur le sol avec son doigt, pendant que l’agitation était à son comble. Le fils de Dieu attendait dans la sobriété que le Saint-Esprit lui parle.

Le premier commandement n’est-il pas d’aimer avant de juger ? D’aimer l’autre comme soi-même ?….

Sommes-nous aussi dur et intransigeant pour nous que nous le sommes pour les autres ?

Certainement pas.

Dieu, lui, se sacrifie. Il s’est incarné en Jésus-Christ pour nous sauver. Il a sacrifié ce qui lui est le plus cher : son fils unique.

Sa radicalité dans l’amour laisse à réfléchir sur notre niveau d’amour. Notre amour propre, notre intérêt personnel ne passe-t-il pas trop souvent avant les autres ?

Dieu c’est vrai est radical, il laisse l’amour l’envahir à la place de la raison.

La raison est une conseillère dure et radicale. Elle lui donne à chaque fois raison pour détruire un peuple soumis à son instinct et à ses dieux.

Regardez dans le premier livre de la Bible, Genèse 7 :4 : Dieu est résolu à aller au bout de ce qu’il a décidé pour l’homme. 

« J’exterminerai de la face de la terre tous les êtres que j’ai faits ». Face à tant de méchanceté et de cruauté humaine, Dieu se repent d’avoir fait l’homme et la femme.

20 fois dans la Bible nous avons les deux mots « j’exterminerai… » ; 20 : C’est le nombre qui montre la parole de Dieu descendant du ciel avec violence (comme une boule de feu) une parole exterminatrice envers un peuple qui s’est laissé dominer par le mal.

Or, nous sommes toujours là. La vie humaine continue d’exister, parce que Dieu n’a pas écouté sa raison. Parce qu’il a toujours agit radicalement en faveur de celles et ceux qui reviennent en toute humilité de leurs mauvaises voies. Son cœur fléchit alors radicalement pour des âmes repenties, pour des êtres qui pleurs amèrement sur leur état.

Noé et sa famille en échappant au déluge, ont fait partie de ces gens qui ont permis que les générations continuent à se suivre et qu’un vingt et unième siècle existe.

 

Alors pour me résumer, le côté radical de l’amour de Dieu est salutaire. Sans cette radicalité personne ne serait sauvé. Nous ne serions même pas nés sur cette terre.

Dieu se serait séparé définitivement des ténèbres (ces ténèbres dont nous avons partagé les desseins).

La Bible ne contiendrait que deux versets. Dieu aurait laissé cette terre Tohuw Bohuw se détruire seule.

Il n’aurait jamais restauré la terre en 7 jours. Mais depuis le début Dieu se complait avec son fils. Les anges (je parle de ses serviteurs fidèles) ne le satisfont pas entièrement s’ils n’ont personne à édifier. Dieu veut un vis-à-vis comme lui, qui a sa personnalité, une âme attachée à celle de Christ ; une épouse fidèle qui peut hériter de sa puissance.

Mais pour cela, l’être humain doit vivre un mystère : celui des 7 tonnerres. Alors prions pour la repentance de ceux que nous connaissons. Prions pour notre repentance à nous.

Amen