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dimanche 13 juillet 2025

OÚ SONT LES FILS D’ABRAHAM EN TERRE SAINTE ?

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Par Éric Ruiz

 

1-     L’ALLIANCE d’ABRAHAM à BEERSHEBA, UNE RÉVÉLATION

Chercher le Royaume de Dieu revient à chercher sa justice. Ce n’est pas la justice de l’homme mais bien celle de Dieu qui doit nous importer le plus.


Alors, le juif, le vrai israélien n’est pas celui qui descend par sa généalogie d’une tribu d’Israël ou d’une parenté juive. Le juif c’est le fils d’Abraham.

Et le fils d’Abraham est reconnaissable par son âme. Il aime et il agit comme Abraham le faisait en son temps.

L’Evangile de Luc nous relate que Jésus-Christ a rencontré un fils d’Abraham qu’il nomme lui-même ainsi  dans Luc 19:9 « Jésus lui dit: Le salut est entré aujourd'hui dans cette maison, parce que celui-ci est aussi un fils d'Abraham ».

Le contexte évoque un publicain petit, riche perché dans un arbre pour mieux voir Jésus passer. Ce publicain qui collectait des impôts pour les romains ne devait pas avoir une bonne réputation. Mais le fils de Dieu regarde plus en profondeur. Et Jésus lui dit que le jour même il demeurera chez lui. Cet homme : c’était Zachée.

Pourquoi si peu de chrétiens ne voient-ils pas cette différence fondamentale entre un fils d’Abraham issu d’une généalogie et un fils d’Abraham issu du cœur ?

Pourquoi la circoncision de chair est-elle toujours plus importante que la circoncision de cœur ?

La pensée diabolique pousse naturellement à se voir supérieur, à se voir possédant les atouts d’un fils élu avant même d’avoir montré son cœur.

Abraham à Beersheba a fait une alliance avec Abimelec (le philistin).  Au puit du serment, Abraham a passé un contrat d’association avec Abimelec : l’eau du puit est à Abraham comme à Abimelec (pour plus de détail sur ce partage fraternel je vous renvoie au message «  Zachée le riche publicain fils d’Abraham ». Les deux peuples partagent les richesses du sol bien qu’ils soient à l’origine étranger l’un à l’autre. Aucun droit supérieur ni privilège pour Abraham ou pour Abimelec.

Voilà le cœur d’un fils d’Abraham : un débonnaire, qui plus est, n’exclue pas l’étranger qui vient à lui rempli de bonnes intentions. Il l’inclue dans son patrimoine, il partage avec lui ses ressources (tout comme Zachée qui donnait la moitié de ce qu’il percevait aux pauvres). Les deux troupeaux viennent boire au même puit.

Abraham a-t-il revendiqué cette terre ? A-t-il mit en avant, qu’elle lui a été donné par Dieu comme héritage éternel et qu’Abimelec doit partir au plus vite s’il ne veut pas que la malédiction divine le foudroie ? Leur pacte est bien plus qu’un accord de non-agression, c’est une relation de bienveillance mutuelle.

Cette bienveillance mutuelle est-elle toujours d’actualité ? Si on regarde ce qui s’est passé le 19 juin dernier avec l’attaque par l’Iran de l’hôpital de Beersheba…le pacte d’Abraham a bel et bien explosé comme ce missile au septième jour de guerre entre Israël et l’Iran.

Quant au sionisme chrétien d’aujourd’hui bien ancré dans les mentalités chrétiennes charismatiques (le mouvement charismatique fait appel aux dons surnaturels, aux bénédictions prophétiques), a détourné l’attention du croyant. L’attention est dans les bénédictions, bien plus que dans le service aux autres.

Et bénir Israël, est considéré comme bénir les fils d’Abraham, cela rapporte plus de bénédictions. Bénir Israël implique le chrétien dans un plan divin beaucoup plus grand. Quoi de plus gratifiant que de se sentir participant au grand rassemblement des Elus de la fin des temps. En bénissant Israël, le chrétien travaille activement dans la vigne du Seigneur. L’Eglise évangélique qui prône cette doctrine et qui est très sioniste compte plus de 700 millions d’adeptes dans le monde et sa croissance est estimée à 2,5% par an.

Les dons pour Israël témoignent de cet engouement pour la terre sainte puisqu’ils se chiffrent en milliards de dollars pour des millions de chrétiens donateurs. C’est plusieurs centaines de millions de dollars chaque année provenant d’organisations chrétiennes sionistes pour l’aide humanitaire ou pour l’aide à l’immigration.  

Israël, Jérusalem (le côté spirituel) est une pierre d’achoppement pour les nations. Un rocher de scandales où génocides, massacres, appauvrissement d’un peuple se justifient en brandissant le courroux de la volonté de Dieu. Les sionistes chrétiens se voient du bon côté et ils voient ceux qui ne bénissent pas Israël comme « les autres », comme « les nations », comme ceux qui tomberont à genoux devant Jésus, honteux de n’avoir pas béni ceux que lui-même a béni.

 

2-     LA FABLE QUI RACONTE LE MYTHE DE LA TERRE SAINTE

Tous ces chrétiens sionistes sont dans une illusion, l’apôtre Paul dirait : ils croient à des fables, à des mythes dirions-nous aujourd’hui avec nos mots. Pourquoi en sont-ils arrivés là ?

« Les hommes ne supporteront plus la saine doctrine et ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propre désirs…Et ils détourneront leurs oreilles de la vérité pour croire à des fables (à des mythes)» 2 Timothée 4 :4

La fable a été prophétisée au 1er siècle. C’est une vraie prophétie qui ne fait que de se vérifier de génération en génération. La fable : c’est comme un conte pour enfant. Elle fait appel aux rêves et à l’imaginaire, et elle remet au présent des situations et des personnages mystérieux et surnaturels issus de la mythologie.

Beaucoup de personnages bibliques sont entrés dans la mythologie (Adam et Eve, Jacob, Joseph, Samson, David, Elie, Jésus même, etc).

Des récits sont devenus des légendes. Ce sont des légendes, car ils ont transformé les faits historiques. L’histoire et ses personnages ont été auréolés d’une forme de sainteté et idéalisés par un charisme spécial. Ils sont dotés de caractères surhumains. Certains lieux aussi sont devenus très sacrés et très mythiques. Leurs récits et leurs représentations suscitent beaucoup d’émotions et servent à rendre un culte supérieur.

La plupart du temps c’est à un culte des morts que l’on assiste. Parce que nombreux viennent se recueillir devant le soi-disant Tombeau des patriarches à Hébron où Abraham, Sara, Isaac, Rebecca Jacob et Léa y seraient enterrés, ou un bon nombre vient se recueillir sur la tombe de Rachel à Bethleem, ou sur celle de David à Jérusalem ou encore sur les tombes du cimetière du mont des oliviers, parce que selon Zacharie 14 :4 c’est là en premier que Jésus apparaitra, que le mont se fendra en deux et que des résurrections apparaitront.

Le pays, la Palestine n’existe pas dans les faits. C’est un pays vide. Parce que c’est le pèlerinage en « Terre sainte » que les voyageurs mettent en avant.  Ils ne viennent pas rencontrer les palestiniens, où les autochtones, mais ils viennent voir « la Terre promise » aux juifs. Une terre devenue aride et désolée que des colons font maintenant refleurir, parce qu’ils manifestent la prophétie qui dit que c’est un pays où coule le lait et le miel.

Pour beaucoup de chrétiens sionistes, ce voyage, c’est un projet lourd de sens pour eux-mêmes d’abord.

Ils viennent confronter leur connaissance biblique avec cette Terre sainte qui parle au travers de leur imaginaire. Ils viennent se regarder évoluer là à Hébron où autrefois évoluait le roi David; Prier là sur le rocher du jardin de Gethsémané à Jérusalem où Jésus avait sans doute prié avant d’être arrêté. En fait ils viennent se projeter dans le passé pour s’émerveiller d’eux-mêmes. S’émouvoir comme si l’Esprit saint était présent dans tous les lieux et les objets historiques rencontrés.

Les sites visités sont alors de la nourriture sacrée pour nourrir leur imaginaire.

Ils s’attendent à revenir avec des reliques du passé. Peut-être un morceau de la croix de Jésus, une pierre précieuse du pectoral du grand-prêtre trouvé sur un marché en Israël ; En tous les cas, ils s’attendent à vibrer par une émotion aussi forte qu’une nouvelle naissance comme dans la grotte mythique de la nativité à Bethleem. Ou encore ils s’attendent à ressentir les effets d’un second baptême en se baignant dans le Jourdain.

Ils s’exclament peut-être aussi comme ce pionnier du romantisme français : Chateaubriand, qui a écrit « je connais maintenant le secret des douleurs de Jérémie, j’ai vu les lieux où il a chanté ».

 

3-     LA FABLE QUI RACONTE LE DÉSINTERESSEMENT DES AMES

En fait, le pèlerin découvre ce qu’il sait déjà du pays et des gens qui l’habite. Mais la question  est alors : comment découvrir un pays et ses habitants qu’on prêtant déjà connaître ?

Le pèlerin ne verra que ce qu’il a cherché à voir et rien d’autres.

Les bédouins, ces groupes arabes et nomades sont souvent bien considérés par les voyageurs parce qu’ils sont les stéréotypes des personnages du passé. Ils représentent les prophètes de l’Ancien Testament ou ce peuple Hébreu errant dans le désert à la recherche de sa terre.

Quant aux palestiniens, ils seront souvent transparents. Comment ces habitants peuvent-ils émouvoir ces voyageurs convaincus que c’est un peuple illégitime sur une terre qu’il a volé ? Une terre qui appartient à tous, sauf à ceux qui l’habitent.

Ce voyage en terre sainte, cette aventure imaginaire est un voyage de dévotion, les pieds sur terre et le regard tourné vers le ciel.

Et ce qui est triste, c’est que l’empathie, ou la compassion reste absente. Il n’y a pas un regard tourné vers les habitants, ni de mains tendues. Ces très nombreux arabes (en plus pour beaucoup musulmans) sont des âmes vivantes. Ce sont les habitants du pays. Ce sont des cananéens comme les autres et peut-être plus que les autres parce qu’ils sont là depuis plusieurs générations. Pour donner un exemple que la réalité n’intéresse pas le pèlerin chrétien, la ville arabe de Naplouse, ne représente rien pour un Chrétien. Il se projette dans son passé imaginaire où il y voit plutôt l’ancien nom : Sichem. Sichem cette première capitale du royaume d’Israël, et surtout il s’y rend pour essayer de trouver le lieu, là où les restes de Joseph furent enterrés (Josué 24 :32).

Ces chrétiens, ont de ce fait plus d’empathie pour les morts que pour les vivants. Mais ont-ils plus de compassion et d’empathie pour les juifs, les judaïsant ? Là aussi ils ne font pas l’unanimité. Ils ne les intéressent que s’ils se sont convertis ou s’ils donnent des signes de conversion.

Car ils ont pour la plupart la certitude qu’un juif ne sera sauvé que s’il se converti à Christ. C’est d’ailleurs, la raison principale de leur soutien à Israël (ne l’oublions pas), ils croient à un grand réveil des juifs pour Christ sur cette terre de Canaan, qui provoquera le second retour du Messie.

 

4-     LE ROYAUME PASSE par la VRAIE FOI & L’ABONDON DES MYTHES

Nous devons casser avec ces fausses représentations , avec ce mythe si répandu d’une Terre promise, comme celui d’une Terre sainte ; Arrêtez de vous attacher aux vestiges du passé, arrêtez d’idéaliser certains évènements comme étant déclencheurs du retour du Messie ou de la fin du monde. Toutes ces fables isolent le croyant dans un univers où il ne pourra plus en sortir. Comment pourrait-il continuer à rêver avec la Bible sans tout cet imaginaire qu’il s’est construit ou qu’on lui a construit de toute pièce ?

Sacrifier son imaginaire …mais dans quel but ?

Celui de redevenir sensible aux souffrances des autres ; pour faire une œuvre juste, celle de ne plus haïr son frère.

Parce que ces fables ont la vie dure. Elles ont la dédicace des plus grands théologiens de la Bible. C’est cette foule de docteurs dont parle l'apôtre Paul à Timothée qui valident et rendent éternels les mythes qu’ils ont créés.

Essayez aujourd’hui, de casser l'idée évangélique que les fils d'Abraham ne sont pas forcément les juifs qui rentrent en Palestine et qui se convertissent au christianisme... on vous chassera comme un colon palestinien. On vous enlèvera comme lui toute légitimité, et on vous traitera de démon. Vous serez chassé de leur paradis et condamné à vivre l’enfer des traites.

Nous devons revenir à la foi. Laquelle ? A la foi d’Abraham, à cette foi qui ne s’impose pas aux autres, qui ne revendique aucun droit, aucun privilège, mais qui nous fait nous comporter comme des étrangers, là où Dieu nous a placés. Oui, j'ai bien dis: comme des étrangers…

« Par la foi il (Abraham) demeura comme étranger en la terre, qui lui avait été promise, comme si elle ne lui eût point appartenu, demeurant sous des tentes avec Isaac et Jacob, qui étaient héritiers avec lui de la même promesse » Version Martin Hébreux 11 :9

Abraham  ne défendait aucune terre. Là où il aurait pu chasser les habitants, Il ne se comportait pas en colonisateur ou en grand propriétaire terrien mais comme un simple étranger. Ils vivaient sous des tentes, car ils étaient toujours prêts à quitter les lieux rapidement. Pourquoi ? Car ils attendaient une autre terre sainte, une autre patrie, une autre cité sainte, laquelle ?

Hébreux 11 :10

« Car il attendait la cité qui a des fondements, et de laquelle Dieu [est] l'architecte, et le fondateur. ». Abraham attendait le royaume de Dieu qui n’est pas de ce monde. Mais ce royaume nous pousse à agir avec la vraie foi celle qui nous fait aimer notre prochain comme nous-même (qu’il soit juif, chrétien ou musulman).

« 13C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre. 14Ceux qui parlent ainsi montrent qu'ils cherchent une patrie. 15S'ils avaient eu en vue celle d'où ils étaient sortis, ils auraient eu le temps d'y retourner. 16Mais maintenant ils en désirent une meilleure, c'est-à-dire une céleste. C'est pourquoi Dieu n'a pas honte d'être appelé leur Dieu, car il leur a préparé une cité.

 (je pense que ces versets de Hébreux 11, nous les voyons autrement une fois la mythologie sioniste brisée) Nous réalisons en toute vérité ce que voulait dire ces voyageurs qui cherchaient une patrie (v 14). Ils savent en tous les cas qu’ils n’ont jamais mis les pieds sur elle, bien qu’ils aspirent tous ( comme nous-mêmes qui sommes en Christ) à s’y reposer. Amen

 

dimanche 11 mai 2025

LA MARQUE DES FAUX PROPHETES

579

 

Par Éric Ruiz


« La paix c’est la guerre.

La liberté c’est l’esclavage.

L’amour c’est la haine ».

Ces 3 slogans pourraient tellement être prononcés par ceux que la Bible nomme : les faux prophètes.


Ils prophétisent la paix pour un peuple saint… et ils sont à l’origine de la guerre. Ils annoncent  la liberté grâce à la foi…mais ils attachent avec des chaînes ceux qui les suivent ; Ils disent que Dieu est amour, qu’il est miséricordieux et que son peuple porte les mêmes caractères divins… mais c’est la haine qui va germer à travers eux.

 

Quand un prophète annonce des prophéties, beaucoup d’entre elles se réalisent. C’est ce qui séduit son entourage. « Regardez ce qu’il avait prédit s’accomplit là sous nos yeux ! ».

La vérité c’est que le prophète n’est pas celui qui annonce une parole de Dieu seulement, c’est aussi et surtout celui qui vit en conformité avec ce qu’il annonce. Esaïe le grand prophète de « l’Ancien Testament », dont les paroles étaient souvent reprises par Jésus-Christ lui-même, vivait ce qu’il annonçait pour Juda et Jérusalem.

Matthieu 15 :7-9 voilà ce que dit Jésus d’Esaïe : « Hypocrites, Esaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit:8Ce peuple m'honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi.9C'est en vain qu'ils m'honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d'hommes. ».

Esaïe a été élu par Dieu parce qu’il avait en horreur l’hypocrisie. Esaïe portait déjà en lui ce trait de caractère de l’agneau : l’intégrité. Le mensonge qu’il voyait dans les dires et les faires des Israelites, lui, il ne pouvait le voir sur lui et l’accepter. Dès que les tâches noires de l’hypocrisie se voyaient sur ses vêtements, il les lavait aussitôt. Esaïe 6 :5 « Alors je dis: Malheur à moi! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j'habite au milieu d'un peuple dont les lèvres sont impures… ». Esaïe ne peut se sentir bien dès que l’impureté le touche. Le mal le foudroie et le pousse à terre. Il invoque son Dieu pour l’en délivrer. Mais la boue du péché commence par la bouche, par des lèvres impures. Elle commence par des mots qui diffèrent du cœur : ça c’est l’hypocrisie.

L’hypocrisie : c’est la marque des faux prophètes. Ce sont des loups ravisseurs déguisés en brebis nous rappelle Jésus de Nazareth. Quand ils viennent à Dieu, ils ne se sont pas débarrassés de ce vêtement impur qui consiste à cacher leurs mauvaises intentions. Ils aiment toujours autant comploter, former des projets iniques, agir en secret et tendre des pièges. Ils ne font pas ce qu’ils disent qu’ils font. Jésus parla au peuple et à ses disciples, et leur dit: Observez donc et faites tout ce qu'ils vous disent d'observer; mais ne faites pas comme ils font, parce qu'ils disent et ne font pas. » ( Matthieu 23 :1-3)

Le faux prophète est un mercenaire. Il n’agit que dans son propre intérêt. Mais pour séduire son entourage et avoir son soutien, il sait prophétiser juste. Il sait faire des miracles.

Balaam prophétisait juste. Il annonçait que le peuple qui suivait Moïse était béni de Dieu et qu’on ne pouvait le maudire. Mais son hypocrisie se manifesta à travers des actes impurs. Il frappa par trois fois son ânesse pour qu’elle suive un mauvais chemin. Il poussa une partie d’Israël à l’impudicité et à l’adultère.

De nos jours, on entend tellement de faux prophètes prophétiser à l’identique. Ils prophétisent juste. Ils disent que le malheur tombe sur tout un peuple qui se détourne de Dieu et qui aime l’iniquité. Ils affirment aussi qu’un peuple saint est mis à l’écart, sanctifié et que ce peuple ne connaitra pas ces malheurs. En cela comment leur reprocher un mensonge ? Comment voir qu’ils sont faux ? Ils disent vrais.

Tite 1 :16 « Ils font profession de connaître Dieu, mais ils le renient par leurs œuvres, étant abominables, rebelles, et incapables d'aucune bonne œuvre. »

Leurs œuvres mauvaises les trahissent. Ils vont faire une œuvre qu’ils ne pensaient pas faire. Ils pensent agir pour le bien, mais le mal est attaché à leur cause et les voilà réunissant un peuple pour un combat qui n’est pas le leur. Tout un peuple se rassemble autour d’eux pour louer Dieu, pour chanter des cantiques, pour célébrer la gloire de Dieu avec la bouche impure. Car ce peuple montre ses œuvres. Il commence à se haïr. Des divisions sont visibles, les disputes deviennent plus nombreuses, les injures et les calomnies fusent, leurs péchés ne sont plus confessés. C’est l’œuvre du faux prophète. Il a prophétisé juste pour un peuple qui aime l’iniquité. Mais là où sa prophétie est fausse, c’est que le malheur le touche lui et ceux qui ont aimé l’iniquité à travers lui. L’idolâtrie a mis à part un peuple. Le peuple « saint » est devenu ce que le faux prophète avait prophétisé comme mal. Il s’est trompé de peuple. Il ne s’est pas vu lui-même être celui qui ouvre la porte des malheurs. C’est celle-là la voie de Ballam. Ce qu’ils ont prophétisé pour d’autres leurs arrivent. Et ils sont en sommes les premiers entrepreneurs de leur destruction.

Alors en quoi leur prophétie est-elle fausse ?

Parce qu’elle ne s’est pas accomplie pour eux et pour ceux qui les idolâtrait. La prophétie de bénédiction s’est bien accomplie mais pour d’autres.

Balaam est tombé avec ceux qui sont tombés, les impudiques, les adultères. Esaïe, lui n’est pas tombés avec les hypocrites parce qu’il est intègre.

Parmi les prophètes, il y a aussi beaucoup d’appelés mais peu d’élus. Beaucoup reçoivent des paroles de Dieu, Mais ils montrent par leur compromis avec le mal qu’ils ne sont pas élus. Leurs fruits témoignent que leur arbre est sec, comme leur cœur.

Alors aujourd’hui comme autrefois, tout le monde court après un prophète. Pourquoi ?

Eh bien pour recevoir une récompense de prophète. « Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, » (Matthieu 10 :41) Et la très grande majorité manquent de discernement puisqu’ils suivent des loups ravisseurs. Le faux prophète « a séduit ceux qui avaient pris la marque de la bête et adoré son image ». (Apocalypse 19 :20)

Ce verset est important pour comprendre que l’idolâtrie du faux prophète sert à identifier un peuple qui est adultère et qui se complait à servir leurs idoles.

Dieu met à l’épreuve ses enfants quand il laisse parmi eux un faux prophète prendre le pouvoir.

Deutéronome 13 : «1 S'il s'élève au milieu de toi un prophète ou un songeur qui t'annonce un signe ou un prodige, 2et qu'il y ait accomplissement du signe ou du prodige dont il t'a parlé en disant: Allons après d'autres dieux, -des dieux que tu ne connais point, -et servons-les! 3tu n'écouteras pas les paroles de ce prophète ou de ce songeur, car c'est l'Eternel, votre Dieu, qui vous met à l'épreuve pour savoir si vous aimez l'Eternel, votre Dieu, de tout votre cœur et de toute votre âme. ».

 

Le faux prophète a bien entendu un rôle majeur à jouer. La mise à l’épreuve aboutit à entrainer deux peuples dans la confusion. Un peuple qui aime le mensonge et qui s’en abreuve goulument et un petit reste qui subira dans un premier les effets de sa tiédeur, mais parce qu’il réside au fond de son cœur la crainte de Dieu, il fuira le faux prophète et se sanctifiera au moment choisi par Dieu. Tout comme le prophétisait Esaïe au chapitre 65.

« 2J'ai tendu mes mains tous les jours vers un peuple rebelle, Qui marche dans une voie mauvaise, Au gré de ses pensées;3 Vers un peuple qui ne cesse de m'irriter en face…8Ainsi parle l'Eternel: Quand il se trouve du jus dans une grappe, On dit: Ne la détruis pas, Car il y a là une bénédiction! J'agirai de même, pour l'amour de mes serviteurs, Afin de ne pas tout détruire.9Je ferai sortir de Jacob une postérité, Et de Juda un héritier de mes montagnes; Mes élus posséderont le pays, Et mes serviteurs y habiteront ».

Chaque prophète (celui de la vérité comme celui du mensonge) participe activement à la moisson de Dieu.

Alors comme l’ivraie protège le bon grain, ne partons pas en guerre contre les faux prophètes. Ils ont leur utilité. Les deux semences doivent croitre ensemble. Tous servent Dieu à leur manière. Les faux prophètes s’égareront avec un peuple qui s’égarera pour les mêmes raisons qu’eux. Parce qu’ils aiment par-dessus tout servir leurs propres intérêts.

 

Mais pourquoi alors l’apôtre Pierre (dans sa deuxième épitre au deuxième chapitre) prévient qu’il s’introduira parmi le peuple de faux prophètes ?  Pourquoi a-t-il besoin d’autant de versets pour expliquer la voie de Balaam, si au final, ceux qui doivent se perdre les suivront et ceux qui doivent s’échapper de leurs griffes le feront aussi ?

D’ailleurs Jésus ne donne aucune ambiguïté sur le pouvoir de séduction de ces imposteurs sur ses élus. Matthieu 24 :24 : « Car il s'élèvera de faux Christs et de faux prophètes; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s'il était possible, même les élus»

Par conséquent, je le répète, pourquoi insister autant sur l’élévation de ces faux prophètes ? Parce que la vérité doit toujours poindre et elle sert de témoignage. Elle témoigne de l’amour de Dieu et de sa justice qui rejettent les ténèbres. Dieu est lumière. Il éclaire les ténèbres. Et sa parole est vérité : Jean 1 :2 « La Parole était au commencement avec Dieu. 3Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle. 4En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. 5La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue. ». Il y a un peuple qui ne reçoit pas la lumière parce que leurs œuvres sont mauvaises. Mais il y a un peuple qui reçoit la lumière. « Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, 13lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu. »(Jean 1 :12).

 

Pour résumer : la marque des faux prophètes n’est pas le signe d’annoncer des prophéties qui ne s’accomplissent pas. Cette marque traduit une cause plus profonde : un caractère, l’hypocrisie (un caractère qui mobilise son énergie à servir ses propres intérêts). Et je peux le dire sans prendre de risque : l’hypocrisie est le dieu de ce monde. Combien aiment se montrer en étant masqué.  Les masques ne sont pas tombés avec la fin de l’épidémie du Covid. 

L’hypocrite, c’est un peuple, Un peuple qui aime cette marque de la bête, qui adore cette image et qui se presse de servir ce faux dieu en FAISANT SEMBLANT DE SE SANCTIFIER et en faisant semblant D’OBEIR A DIEU. Alors à quoi sert-il de perdre ses forces à vouloir convaincre ceux qui s’entêtent à suivre la voie du mal ?

Ils ne vous écouteront pas parce que Dieu les a rendus sourd.

Pour Balaam, même le fait d’utiliser des prodiges jusqu’à faire parler d’une voix d’homme son âne

sse, jusqu’à mettre un ange en travers de sa route, son repentir n’était que du bluff, rien ne l’a dissuadé de changer de voie. Ces imposteurs ont les yeux pleins d'adultère et sont insatiables de péché.

Annoncer la vérité, c’est juste rendre témoignage à la lumière. C’est permettre simplement à ceux qui reçoivent la lumière de pouvoir devenir selon la volonté de Dieu le Père, une nouvelle créature en Christ. Pour les autres je laisse l’apôtre Pierre le dire, car il le formule très bien dans sa deuxième épitre au chapitre deux : « si, après s'être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, ils s'y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première. 21Car mieux valait pour eux n'avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l'avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné. 22Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai: Le chien est retourné à ce qu'il avait vomi, et la truie lavée s'est vautrée dans le bourbier. »

Amen

dimanche 26 mai 2024

QUE NOUS APPREND ABEL, premier oint du Saint-Esprit ?

 539

Par Eric Ruiz

Une question sur les réseaux sociaux m’a interpellée la semaine passée :

Qui a été oint en premier du Saint-Esprit dans la Bible, après la chute d’Adam et Ève ?


Encore une question qui parait simple et surtout qui ne va pas apporter grand-chose à notre savoir. Juste un petit quizz biblique, comme on en trouve maintenant, un jeu de questions réponses sur la culture religieuse. Mais détrompez-vous : Et si c’était une question débouchant sur une révélation ?

Alors à cette question, des chrétiens répondent comme par évidence, en général : Jésus-Christ. C’est Jésus-Christ le premier qui a reçu le Saint-Esprit. D'autres moins nombreux choisissent Moïse.

Personne ne pense au deuxième enfant d'Adam et d'Ève: Abel, Hebel son étymologie hébraïque qui signifie pourtant " Souffle. Respiration".  L’esprit c’est ruwach [roo-arr] en hébreu, pneuma en grec, le souffle, la respiration.

L'esprit Saint est un souffle avant d'être une onction. Abel montre par ses fruits quel souffle le touche, de quelle nature il est. Il avait un cœur contrit et repentant. Ses offrandes plaisaient à Dieu parce qu’elles lui coutaient vraiment. « Il offrit les premiers-nés de son bétail », « et de leur graisse » (Genèse 4 :4).

 Là le rédacteur insiste sur une offrande supérieure, faite à partir de morceaux de choix, sans doute un sacrifice de quelques jeunes agneaux sans défauts pris parmi les meilleurs. Cela devait lui coûter beaucoup à Abel, parce qu'un berger s'attache à ses bêtes.

Mais son choix était sans compromis, puisque son cœur débordait d’amour et de reconnaissance pour Dieu.


L'inspiration qu'Abel manifestait montre qu'il avait reçu de la sagesse pour plaire à Dieu.
Avez-vous remarqué qu’Abel a été le premier être humain à verser son sang. Il est mort comme Christ dans l'injustice. Il a été méprisé par son frère Caïn, qui avait le même esprit que Judas Iscariote (égocentrique, jaloux, mégalomane). Tout coïncide, dans le récit biblique de la Genèse pour confirmer ce qui est écrit dans l’épitre aux Hébreux 11:4 :

« C’est par la foi qu'Abel offrit à Dieu un sacrifice plus excellent que celui de Caïn ; c'est par elle (la foi) qu'il fut déclaré juste, Dieu approuvant ses offrandes; et c'est par elle (la foi) qu'il parle encore quoique que mort ».

Par trois fois le mot « foi » est annoncé, comme pour montrer un témoignage complet. La foi d’Abel est parfaite, accomplie.


Alors, de cette manière, la voix d’Abel nous parle toujours aujourd’hui. Sa foi nous enseigne encore.

D'une manière générale, Dieu répète les situations pour que nous comprenions déjà qu'en face du mal, en face de Caïn, de Balaam, de Coré, de Jézabel, de Judas, il y a toujours eu un homme oint de Dieu.


Parce que Dieu souhaite montrer aussi l'attitude de l'homme de Dieu face au mal. Ce vis-à-vis sanctifié, c’est un homme de foi, un être juste parce qu’il agit en donnant sa vie pour la justice.
Moi, je crois qu'Abel était rempli de l'Esprit saint dès le sein de sa mère, de la même façon que Jean-Baptiste l’était. Et qu'il avait déjà l'esprit d’Elie  (je le rappelle ce même esprit qui est en Jésus-Christ), la même mission qu’Elie.

Abel avait pour mission de ramener le cœur de son frère Caïn vers son Père céleste ; Ramener son frère rebelle à la sagesse des justes. Qu’il ait un cœur bien disposé. (Luc 1:15-17). C’est la fonction de Jean-Baptiste.

Eh bien à l'évidence quel échec !  Abel aurait échoué dans sa fonction, puisque Caïn n’a tenu compte de rien. Il a persévéré dans ses mauvaises voies et il a même tué son frère cadet.

Où se trouve la victoire de l’esprit prophétique ?
Si l'on pense ainsi, on pense alors que Jésus, lui aussi a échoué dans une partie de sa mission. Il n’a pu ramener tous ces scribes et ces pharisiens à la raison de la foi. On pense qu’Elie n’a pas pu ramener Achab dans la voie juste et droite.

Or, on oublie que la mission des prophètes est d’annoncer aussi des jours de malheurs pour celles et ceux qui aiment le mal.  Il n’y a pas de hasard, Dieu envoie ses prophètes, ses oints, là où le mal règne au plus haut.  

Le prophète croise fatalement la route de l’impie. 

En ce sens la destinée de Caïn et d’Abel était liée. En agissant bien envers l’autre, les jours se succédaient pour Abel, en étant heureux ; alors que pour Caïn puisqu’il agissait mal, le soleil perdait de sa clarté et le malheur s’attachait à sa vie.  Pourtant, Abel n’a pas survécu, alors peut-on parler de bonheur ? 

On pourrait se dire que pour Abel le malheur est tombé sur lui à cause du crime de son frère. Mais jusqu’au jour de sa mort, Abel se réjouissait parce qu’il se savait aimer de Dieu. Il savait qu’il pratiquait la justice. Abel montrait à Caïn les visages de l’amour et de la justice. Caïn, quant à lui en regardant son frère, se voyait dans un miroir, il ne voyait que ce qu’il n’était pas. Et cela l’irritait au plus haut point.

De plus, voir le martyr d’Abel comme un malheur, c’est oublier que la mission d’un prophète s’accompagne d’un état : celui d'être heureux lorsqu'il est persécuté pour la justice.

« Heureux serez-vous, lorsque les hommes vous haïront, lorsqu'on vous chassera, vous outragera, et qu'on rejettera votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme! Réjouissez-vous en ce jour-là et tressaillez d'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans le ciel; car c'est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes.».

Caïn, en s’attaquant à Abel s’en prenait plus qu’à son frère. Il s’en prenait à un prophète.

Oui, il faut s’enlever de la tête tout ce qu’on a appris au sujet des prophètes. On nous a montré des ministères qui ressemblent plus à des diseurs de bonne aventure, à des guérisseurs, ou à de grands orateurs grecs qu’à des véritables oints.

Un prophète rétablit ce qui a été piétiné et sali. Il met la justice là où règne l’injustice.
La mission d’Abel n'était pas de convertir Caïn mais de lui montrer par son exemple qu'il aurait dû agir autrement.


 « Suis-je le gardien de mon frère ? » verset 9 ;  À travers ce verset : C’est Caïn qui répond à Dieu, alors que le sang de son frère assassiné crie contre lui.  Caïn, qui a compris, mais qui en désobéissant à Dieu n’a pas accepté cette mission qui était bien celle d’Abel et qui aurait dû être la sienne aussi. Caïn s’aime plus que Dieu, plus que son frère, plus que tout. En se manifestant ainsi, il montre que satan est son père. 


Par contre Abel, le frère cadet, bien que plus petit par l’âge, se sentait le gardien de son frère ainé, comment ? Par sa foi ; Et comment le sait-on ? Par une simple déduction.


Tout simplement parce qu’un oint reçoit dans le cœur le désir de veiller sur ceux de son entourage. Un frère prend soin de son autre frère. Il devient son pasteur. Il l’exhorte à faire le bien, il le reprend en douceur. Il l’avertit des malheurs s’il se lie au mal.

Abel était intègre, il n’était pas divisé. Sa parole ne contredisait pas ses actes. Il manifestait la même intention pastorale pour Caïn que pour ses brebis.


1 Timothée 5 : 7-8 : « Déclare-leur ces choses, afin qu'elles soient irréprochables (Paul parlait des veuves). 8Si quelqu'un n'a pas soin des siens, et principalement de ceux de sa famille, il a renié la foi, et il est pire qu'un infidèle. ».


Cette mission d’aider ses proches, ceux de sa famille  tenait particulièrement à cœur à Abel.  Sa foi le conduisait naturellement à prendre soin des siens.

Mais que pouvait-il faire face à cette jalousie maladive et sans limite de Caïn ?

Pouvait-il le convaincre d’arrêter de proférer la violence et la révolte ;  l’empêcher de concevoir et de méditer dans le cœur des paroles de mensonge ?


Rien de tout cela. Au mieux Abel pouvait juste lui manifester de l’attention et de l’amour. Caïn l’a rejetté simplement parce qu’un être animé du mal ne supporte pas la véritable sainteté. Elle ne fait que de lui renvoyer son image négative, mauvaise, impure. C’est pourquoi le texte de la Genèse nous dit que « le visage de Caïn fut abattu ».


Le malheur à partir de ce moment-là ne le quitta plus.  Malgré les remarques que Dieu lui fit sur le fait que son péché soit couché à sa porte, il ne put dominer sur ses désirs et décider de prendre des sentiers droits.

Alors, le jugement est tombé et ce jugement commence là où des frères demeurent ensemble.  Si leur communion n’est pas douce et agréable, c’est que l’esprit a soufflé, mais l’onction a été retenue parce que pécher est naturel. C’est que les pieds courent au mal sans connaitre la paix.


Abel a été enlevé des vivants, pour que Caïn (c’est dur à dire mais c’est la vérité) puisse purger sa peine.

« Caïn dit à l'Eternel: Mon châtiment est trop grand pour être supporté. » (Verset 13)

 

La disparition de son frère cadet allait être sans qu’il le sache, un terrible fardeau pour lui.  Dieu a jugé  qu’il n’était plus nécessaire qu’Abel reste en vie.

Abel avait une mission précise. Certes il n’est pas le fils de Dieu, celui qui devait ôter le péché du monde. N’empêche qu’Abel devait ôter néanmoins le péché de son frère. Et sa mission s’arrêta au verset 8 du quatrième chapitre de la Genèse.


Au verset 8, nous lisons que « Caïn parla avec son frère Abel ». 

Caïn fait la démarche d’aller vers Abel, sans doute pour essayer d’apaiser sa colère contre lui. Caïn fait tous les efforts qu’il peut pour avoir une attitude de repenti. Mais il est à nouveau confronté à son image impure. Sa colère ne fait que de s’attiser et les circonstances favorables (en se retrouvant seul avec son frère dans les champs) l’amèneront au crime. En éliminant Abel, il croira inconsciemment chasser définitivement cette image trop pure de son frère.

Mais, c’est l’inverse qui se produira, Abel continuera à vivre dans son esprit. Caïn recevra les effets de son crime. Il sera fugitif et vagabond sur la terre et tout ce qu’il voudra faire pousser ne portera pas de fruit.

Qui dira la vérité ? Que la mission d’Abel a servi à montrer les conséquences du mal (causées par l’endurcicement, l’opiniâtreté, l’oppression sur l’autre) ?

Qui dira que la mission d’Abel nous sert à comprendre l’évolution du mal chez son frère ? Mais aussi à savoir pourquoi Caïn doit rester en vie malgré son crime, et pourquoi une marque divine le protège de la mort ?


Ce n’est pas un privilège qu’il reçoit, mais bien une dure pénitence, une très longue peine expiatoire imposée.  À chaque échec, qu’il vivra, Caïn repensera à son frère.

La comparaison avec Abel ne cessera jamais. Abel sera pour lui une éternelle image mentale qui le hantera jusqu’à la fin de ses jours.  Abel sera un feu éternel, la marque de son enfer sur terre.

Abel sera pour lui l’image du Saint-Esprit qu’il a bannit de sa vie.

 

Pourquoi le texte biblique insiste davantage sur la vie misérable de Caïn plutôt que sur la consécration d’Abel ?

 

Tout simplement parce nombreux seront ceux qui suivront la voie de Caïn.

L’épitre aux Hébreux, la première épitre de Jean et l’épitre de Jude, nous enseignent à nouveau à partir de Caïn.

Dieu reprend les impies de trois manières : par son esprit, par ses prophètes, par ses écrits saints. Il ne les extermine pas définitivement, il crée les dures conditions d’expiation et de rachat.

 

Alors oui, Abel qui est un exemple de foi et d’amour n’a pas un rôle aussi excellent que Jésus-Christ, c’est vrai. Mais sa mission continue toujours d’être d’actualité. Abel restera vivant dans tous les siècles aussi longtemps qu’il y aura des frères comme Caïn qui suivront leurs mauvaises œuvres.


Si bien qu’aujourd’hui soyez convaincu qu’il y a encore beaucoup de Caïn sur terre car le mal sévit et se déchaîne partout; Et par conséquent, s’il y a beaucoup de Caïn, il doit y avoir nécessairement des Abel en vis-à-vis.


Esaïe chapitre 59 insiste sur le but de Dieu : ceux qui ne craignent pas Dieu le craindront forcément un jour ou l’autre ;

« 18 Il rendra à chacun selon ses œuvres, La fureur à ses adversaires, La pareille à ses ennemis; Il rendra la pareille aux îles.
19On craindra le nom de l'Eternel depuis l'occident, Et sa gloire depuis le soleil levant; Quand l'ennemi viendra comme un fleuve, L'esprit de l'Eternel le mettra en fuite. ».

 

Alors mes frères et sœurs, notre rôle, si nous sommes animés du Saint-Esprit, n’est pas de s’acharner contre nos frères et sœurs rebelles ; Notre fonction ne se résume pas à ramener celles et ceux de nos familles dans le droit chemin en ne cessant de leur prêcher l’Évangile ; Mais c’est l’amour et la justice que nous manifestons envers eux qui auront un effet à très long terme.


Nous serons sans doute considérés comme des démons, des diables par eux. Mais un jour, leurs yeux s’ouvriront lassés, éreintés meurtris, d’avoir fait le mal et d’en récolter de perpétuels tourments.

Alors en ce jour, ils reconnaitront cet Abel que nous avons été pour eux… Et ils reviendront vers celui qu’ils ont trahi : Jésus-Christ.

Amen