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dimanche 5 juillet 2026

LA FEMME PEUT ELLE AUSSI ETRE ANTICHRIST?

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Par Eric Ruiz

Face aux guerres et aux combats incessants pour obtenir le pouvoir et la richesse dans ce monde, j’ai entendu dire que s’il n’y avait que des femmes au pouvoir, il n’y aurait plus jamais de guerres ; Et que la paix règneraient enfin partout.


Parce que la femme n’a pas cette hormone masculine «la testostérone » qui pousse à la rivalité physique. Elle, elle est pacifiste de nature. Elle ne possède pas la puissance musculaire. Elle est destinée à être mère et donc par cet instinct maternel elle cherche davantage à protéger, à apaiser et à prendre soin de l’autre ;  Son caractère l’amène plus à garder un territoire qu’à vouloir conquérir et étendre son domaine.

C’est vrai, quand on examine les comportements d’Esther ou de Ruth, deux personnes importantes dans la Bible. Ce sont des femmes animées  par le don de soi, la générosité ou l’amour, discret pacifiste et juste. Deux livres portent leur nom dans la Bible. C’est pour mettre en valeur ce qu’elles sont : Esther comme Ruth ne convoitent pas les premières places. Elles ne revendiquent aucun statut social. Elles sont au contraire  remplies d’humilités et fidèles aux coutumes qu’elles ont reçues. Ne cherchant pas dans la relation avec l’homme à le diriger, à l’humilier ou à comploter contre lui. Elles agissent avec discrétion et courage.

 

Mais, en temps d’apostasie, et de décadence la femme ne montre pas ce côté là. Elle est plutôt le caillou pointu dans la chaussure de l’homme. Elle est celle qui va encore plus exciter les intentions guerrières du sexe fort. Et même disons-le, le pousser au crime. Elle est son aiguillon. Elle le pique et le pousse encore plus dans ses travers. La méchanceté de l’homme devient plus sanglante et sans limite.

La reine Jézabel est l’exemple typique de la femme qui va pousser son mari, le roi d’Israel à accepter le crime pour obtenir ce qu’il convoite. Achab roi d’Israël n’avait pas l’intention de tuer son prochain, en l’occurrence Naboth, l’israélite qui possédait la vigne près de son domaine. Mais la reine élabora un plan machiavélique pour que ce crime ait l’apparence d’une justice rendue. C’est elle qui rédigea un édit mensonger  calomniant Naboth.

Le pauvre homme bien qu’innocent fut lapider comme un scélérat qui aurait maudit Dieu et le roi. Jézabel dit à son mari :« est-ce bien toi le roi d’Israël… que ton cœur se réjouisse. C'est moi qui vais te donner la vigne de Naboth de Jizreel. » La reine voyant bien que son mari ne pouvait dépasser certaines limites. C’est elle qui se hissa au rang de Tyran et de criminel.

La femme apostat ou inique aime le mensonge. Son mensonge prend forme lorsqu’elle convoite elle aussi des places importantes dans sa famille d’abord,  dans la société ou dans l’Eglise.

Et arrivée sur le trône son pouvoir est souvent bien plus tyrannique que celui de l’homme. Elle est plus venimeuse qu’un serpent. Le dicton populaire se réalise : « ce que femme veut, Dieu veut »

En d’autres termes : rien n’arrête la volonté d’une femme déterminée.

Pourquoi a-t-elle ce venin ?

Dans le livre de la Genèse, le serpent  reçoit son châtiment : il a la tête écrasée par le talon de la femme, mais Eve reçoit le sien : son talon toutefois a été blessé. Et dans les faits, comment se traduit cette blessure?

 

Genèse 3 :16 : « tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi. ».

La domination de l’homme exerce une souffrance, comme celle d’une blessure pour la femme. Et cette souffrance lui est odieuse, insupportable. Aujourd’hui nous voyons les effets de cette souffrance à grande échelle. Partout dans le monde occidental et même ailleurs aussi, les mouvements féministes ont pris le pouvoir. Partout le sexe soi-disant faible refuse catégoriquement toute domination. Partout la libération de la femme est synonyme de société saine et supérieure. Dans l’Eglise : les Jézabel abondent et dans le monde : ce sont les Hérodias qui affluent.

Hérodias détestait Jean le Baptiste parce qu’il a critiqué publiquement son mariage incestueux avec le roi Hérode Antipas le tétrarque. Hérodias va alors utiliser sa propre fille, Salomé pour atteindre ses buts criminels. Lors d'un banquet, la jeune Salomé danse devant le roi. Charmé, et un peu éméché sans doute Hérode lui promet sous serment de lui donner tout ce qu'elle veut. Salomé court demander conseil à sa mère. Hérodias y voit l'opportunité parfaite et lui souffle de réclamer immédiatement la tête du prophète Jean Baptiste sur un plateau. Hérode, piégé par sa propre promesse publique et le vœu qu’il a fait, est contraint de faire exécuter un homme qu'il craignait pourtant à cause de sa notoriété et parce qu’il n’était pas insensible à ses paroles.

Les récits bibliques ne sont pas écrits juste pour nous montrer la gloire des prophètes, et la méchanceté des impies ; mais pour dévoiler les œuvres de l’iniquité. Les stratégies diaboliques du cœur. Ces stratégies sont des œuvres qui se répètent parce que l’iniquité se répète et agit dans le cœur des hommes comme dans celui des femmes. A travers les différents récits bibliques, la manipulation féminine n'est pas une question de force physique, mais une exploitation fine des faiblesses des hommes qui les entourent (le manque de fermeté d'Achab, son manque de courage et d’autorité ; pour Hérode : Ses hésitations, ses indécisions, la peur du regard des autres). Animée par la ruse du serpent la cruauté féminine atteint des sommets que beaucoup d’hommes n’atteindront jamais. Eve fut séduite par le serpent, mais Eve séduisit à son tour Adam. Adam possède les mêmes faiblesses qu’Achab et qu’Hérode : un manque évident de responsabilité, une certaine forme de lâcheté, et surtout cette envie constante de plaire à sa femme plutôt que d’être fidèle à ses valeurs et de résister au mal.

Alors aujourd’hui, l’ordre divin déplait à tous. L’idée d’une soumission d’un sexe vis-à-vis de l’autre passe pour de la régression et même pour de la perversion. La femme comme l’homme refuse que l’un soit dominé par l’autre. les faux prophètes, eux, crient au progrès. Ils annoncent des temps de justice et de paix. Une nouvelle ère où la femme sera l’égale de l’homme.

Les hommes quant à eux, ne sont pas pires ou meilleurs qu’avant. Ils sont dictés par les mêmes vieux désirs de leur nature charnelle : Pourvu qu’ils continuent à plaire aux femmes. Mais la femme a pris un pouvoir qui déjà enflamme le monde. Partout elle agit en sous main ou à la  vue de tous. Quand un homme de pouvoir parait en premier plan, attention à la femme derrière qui agit et élabore ce qu’elle a projeté. Derrière un nombre incalculable d’affaires à scandales faisant chuter des sommités masculines (des stars du show-bizz, des hommes d’affaires, des ministres, des hauts fonctionnaires), ce sont des femmes et leurs mouvements féministes qui mettent au sol la domination masculine. Les uns tombent pour viol, les autres pour pédophilie, d’autres pour abus sexuels sur mineur en bande organisée ; d’autres sont tout simplement remercié en pleine gloire pour être remplacé dans leur fonction.

Parallèlement la loi de l’équité homme femme est annoncée et légalisée. L’ONU en a fait son texte fondateur dès 1945.  Je cite : « Aucune restriction ne sera imposée à l’accès des hommes et des femmes, dans des conditions égales à toutes les fonctions ». En 1979 une charte des femmes est rédigée : « La déclaration internationale des droits des femmes » qui exige de la part des Etats, des actions concrètes pour lutter contre les inégalités et les maltraitances faites aux femmes.

Les femmes ainsi sortent officiellement de leur condition de subalternes pour atteindre les plus hautes fonctions sociales. A première vue, c’est une très bonne chose de rétablir l’égalité des droits. Mais si l’on regarde de près l’équité, la dérive est inévitable. Un gouvernement 50% d’hommes et 50% de femmes ne garantit pas de son efficacité. On ne recrute plus selon la compétence mais selon la loi de l’équité.

Pour moi, il n’est pas question ici de savoir qui fait justice, mais de montrer comment la femme tire les ficelles de son combat contre l’homme. Elle obtient ce qu’elle veut. Elle a cet esprit du serpent qui l’a rend rusé et habile dans ses stratagèmes pour arriver à ses fins.

Le mensonge prend alors l’apparence d’un plan très bien ficelé. L’homme n’a pas conscience vraiment de ce qu’il est en train de cautionner et de faire. Sans le savoir, il donne l’arme à la femme pour qu’elle l’exerce contre lui. Celle qui passait pour être remplie de faiblesse est plus forte que l’homme qui se croit fort par sa stature, parce qu’elle agit comme Hérodias et Jézabel. Elle étudie les points faibles de l’homme, se joue de ses faiblesses et quand le moment favorable arrive, elle le met à terre sans ménagement et sans aucune pitié.

La femme du monde a cet esprit du serpent qui la rend vengeresse. Elle ne veut pas n’importe qu’elle victoire. Elle veut celles que les autres femmes n’ont pu obtenir en étant dominées par l’homme durant des siècles.

Mais, pourquoi son attitude est-elle importante aujourd’hui ? Parce que les jours deviennent plus ténébreux et la noirceur est accentuée par la volonté de vengeance féminine sur l’homme. La cruauté, la tyrannie, le manque d’empathie prend des proportions inimaginables à cause de ce renversement de situation.

Pour nous disciple de Jésus-Christ qu’avons-nous à faire face à ce raz de marée qui arrive sur le monde ?

Nous n’avons rien à faire si ce n’est à être. Nous savons qu’en Christ personne ne domine sur l’un ou l’autre mais que nous sommes tous soumis les uns aux autres selon ce que l’Esprit Saint donne à chacun. Nous savons donc que Christ ne permet pas à la femme de dominer sur l’homme mais qu’elle se voile en sa présence. C’est-à-dire qu’elle se montre discrète, respectueuse et soumise. Ce n’est pas un commandement du Seigneur, mais c’est la nouvelle nature en Christ qui inspire et suscite une telle relation. De même l’homme inspiré ne cherche pas à plaire à sa femme ou aux autres femmes.

Il n’est pas Salomon qui pour plaire à ses nombreuses concubines étrangères (qui lui offrait leur corps, leur tendresse et leur admiration), se tourna vers leurs dieux païens. Salomon construisit même des hauts lieux pour leurs divinités, permettant à ses femmes d’y offrir des sacrifices.

Sous prétexte de faire plaisir aux femmes, l’homme spirituel n’a pas à se soumettre à elles.

Son intention est de plaire à Dieu même si cela déplait au sexe féminin, il ne changera pas sa position pour cela. Personne ne cherchera à profiter d’un ministère ou d’une position qui lui donne de l’importance pour dominer.

Or, ne soyons pas crédule, nous savons aussi que dans l’assemblée les Ruth et les Esther sont aussi rares que les pierres précieuses. Et puis tous ne respecterons pas la loi de Christ. A un moment la tyrannie du monde essaiera de diviser les assemblées. La morsure du serpent se fera ressentir. C’est là qu’il faudra user encore plus d’amour, de fermeté et de persévérance en Christ. C’est là que notre foi grandira ou s’effondrera face aux persécutions.

L’apôtre Pierre nous met en garde : « Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu; non pour un gain sordide, mais avec dévouement; 3non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau. 4Et lorsque le souverain pasteur paraîtra, vous obtiendrez la couronne incorruptible de la gloire.

5De même, vous qui êtes jeunes, soyez soumis aux anciens. Et tous, dans vos rapports mutuels, revêtez-vous d'humilité; car Dieu résiste aux orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles…veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. 9Résistez-lui avec une foi ferme, sachant que les mêmes souffrances sont imposées à vos frères dans le monde (1 Pierre 5 :3-9).

Ce combat se gagne grâce aux hommes mais aussi aux femmes. Tous deux ont une part égale dans le combat. Chacun doit  user de spiritualité, d’amour et de fidélité pour obtenir cette couronne. C’est-à-dire : Pour être cet agneau, ce caractère de Christ qui est la gloire de Dieu.

Amen

dimanche 12 octobre 2025

PLUS BESOIN DE PROPHETE POUR L’EGLISE ?

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Par Eric Ruiz

D’abord, avant toute chose, ne croyez pas que je suis un chrétien lassé de tout ou que je suis résigné. Il n’en est rien, je ne suis pas dépressif, ou dans le découragement, sinon je n’aurai pas fait ce message d’avertissement.


Eh oui il est nécessaire encore de rétablir la nourriture qui a été mangée et qui n’est plus servie à table.

Les croyants dans les Eglises évangéliques ou les Eglises dites protestantes, dans l’ensemble, ne croient pas aux prophètes. Même s’ils affirment le contraire, leur croyance témoigne de ce dénigrement. Parce que, et c’est contradictoire mais beaucoup d’entre eux croient (plus que jamais) dans ce ministère d’Ephésiens 4 :10-11 : « Celui qui est descendu, c'est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toutes choses. 11Et C'est aussi lui qui a établi les uns apôtres, les autres prophètes,».

 

UN  PROPHETE MONTRE LES TENEBRES DE CEUX QUI SE CROIENT DANS LA LUMIERE

 

Mais venons à l’essentiel. Jésus avait bien sûr l’esprit des prophètes. Cet esprit, il n’est pas venu l’abolir ou se l’accaparer. Avec l’esprit prophétique, il annonçait (comme eux les prophètes avant lui) des temps de malheurs aux scribes et aux pharisiens ; il dévoilait les zones d’ombre, les ténèbres pour des croyants se ventant d’être dans la vérité et la lumière.

Jean 3 :19 « Et ce jugement c'est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. »

Aujourd’hui, annoncez les ténèbres  comme Jésus de Nazareth le faisait! On vous rejette. Pourquoi ? Parce que les œuvres sont mauvaises. L’évangélisme chrétien (entre autre) met la bénédiction en avant avec la doctrine suivante sans cesse répétée: C’est le sang du Christ qui a tout payé par son sacrifice sur la croix.

Résultat : les prédications annoncent comment être davantage béni, comment avoir plus de force et de puissance, comment avoir plus de dons, comment entrer dans la présence de Dieu pour être davantage exaucé etc.

 

 Un peuple NU et sans EQUIPEMENT (voilà ce qu’ils sont)

 

On est  dans le PERFECTIONEMENT DES SAINTS,  qui est certes une bonne chose si on prend ce perfectionnement à la lettre, car dans le texte grec d’Ephésiens 4 :12,  « perfectionner » va dans le sens de donner un équipement complet pour atteindre une stature parfaite. Cet équipement Paul en parle un peu plus loin dans sa même épître, au chapitre 6, où il exhorte les frères : « Tenez donc ferme: ayez à vos reins la vérité pour ceinture; revêtez la cuirasse de la justice; mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l'Evangile de paix; prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin; prenez aussi le casque du salut, et l'épée de l'Esprit, qui est la parole de Dieu ». Tout cet équipement sert à lutter contre le mal, à tenir ferme contre lui. Or, tant de croyants aujourd’hui se comportent comme si le mal était déjà vaincu et qu’ils n’ont plus qu’à récolter les fruits de la grâce. Ils n’ont plus qu’à se baisser et tendre la main pour prendre leurs récompenses. Alors qu’ils devraient vérifier ce qu’il manque à leur équipement.

Un équipement qui ressemble à celui d’un soldat prés pour la guerre (Ceinture, épée, bouclier, casque, chaussure.). Parce qu’il y a un combat à mener. Au verset 11 du chapitre 6 Paul dit : « Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable ». Eh bien combien d’entre les chrétiens sont tombés dans les ruses du diable qui leur a fait croire que leur chair était vaincue, que les dominations, les autorités, les princes de ce monde de ténèbres, les esprits méchants dans les lieux célestes ne peuvent plus les atteindre. 

 

VOULOIR PLUS, c’est être NU

 

Mais danger ! Ils n’ont plus la vérité pour ceinture. Aussi avec des reins fragiles ils sont projetés facilement à terre par l’ennemi. Ces croyants ne sont plus dans le jugement d’eux-mêmes mais dans la recherche « du plus ».

« Je veux monter plus haut, avoir un niveau plus haut avec le Saint-Esprit, plus que ce que j’ai actuellement. Plus de miracles, plus de visions, plus d’argent, plus de conversions, plus de dons, plus d’occasions à manifester des œuvres saintes ». Et, ma frustration est bonne car elle me permet de désirer plus.

Le bulletin de santé d’un chrétien lambda pourrait se résumer à : « On est déjà bien portant, mais on vise l’excellence ; On manifeste déjà des qualités de disciple mais on vise l’expertise ». Le croyant se dit être pris dans une spirale qui l’emmène de progrès en progrès. Pour lui tout augmente de façon linéaire : son amour, sa patience, sa bonté, sa foi.

Or, toujours aux Ephésiens, Paul dit : « Voici donc ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur, c'est que vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées. Ils ont l'intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu ».

 Si Paul exhorte ses frères d’Ephèse ainsi, c’est bien qu’ils n’ont plus la ceinture de vérité et que le mal s’est attaché de nouveau à eux. Mais de nos jours où sont les assemblées qui demandent à s’examiner sérieusement ? Qui ose dire que les membres de l’assemblée sont mal équipée, qu’elle est malade, que trop marchent selon la vanité de leurs pensées qui ne voient plus qu’eux-mêmes et plus du tout ceux qui sont en souffrance ? Qui ose dire qu’il faut se lamenter et pleurer sur soi-même et briser son cœur comme on déchire un vieux vêtement usé ? Ceux qui sont en souffrance d’ailleurs n’osent en parler, ils ont peur d’être jugés et d’être traités de briseur de joie, ou de rétrograde. Ou bien on va prier pour eux comme si on leur injectait un vaccin. On prie comme si on les vaccinait d’une maladie contagieuse. Ils doivent devenir comme les autres de l’assemblée, immunisés contre les virus, immunisés contre le mal. Bref on leur demande de se résigner à vivre comme ils sont et d’accepter leur souffrance.

 

AVOIR TOUT et REJETER  la guérison d’un PROPHETE c’est aussi ETRE NU

 

Et comme c’est le temps du bonheur et de la récolte, on passe d’ailleurs beaucoup de temps dans la musique ou les chants de louange, les prières collectives. C’est le temps que les protestants ont nommé : « la dispensation de la grâce », ce temps où Jésus ne cesse de purifier le  pécheur, puisqu’il n’y a plus de condamnation pour lui s’il s’est mis à croire. Les prophéties de ces assemblées (parce qu’il y en a toujours) renvoient au temps de gloire très proche où Jésus revient prendre son Eglise ; et majoritairement on n’annonce que des temps de gloire à venir. Pour eux, quand Jésus dit : «  Le fils de l’homme trouvera-t-il à son retour la foi sur la terre » 

Ce verset ne leur est pas destiné. C’est pour les autres, ceux qui ont une autre doctrine. Leur doctrine à eux est parfaite, elle vient de Christ ;  et puis un enlèvement de l’Eglise épouse est proche. Essayer de dire à des croyants qu’ils ont besoin de lumière alors qu’ils sont persuadés de n’avoir besoin de rien. C’est comme dire à un croyant qu’il est tiède alors qu’il se croit lui bouillant. C’est comme dire à un voyant qu’il est aveugle …et pourtant c’est bien ce que disait Jésus « aux pharisiens qui lui demandaient s’ils étaient eux aussi aveugles «  Nous aussi, sommes-nous aveugles? (demandèrent-ils) Jésus leur répondit: Si vous étiez aveugles, vous n'auriez pas de péché. Mais maintenant vous dites: Nous voyons. C'est pour cela que votre péché subsiste »

Mais aujourd’hui un prophète qui affirme que le péché subsiste dans les Eglises, c’est comme mettre un coup d’épée dans l’eau.

Parce que de nos jours, le ministère de prophète est jeté aux oubliettes. Ce ministère ne sert qu’aux autres, aux nations, aux impies du monde. On prophétise sur le monde. On prophétise sur les athées, les musulmans, les extrémistes en tout genre, sur les pratiques contre nature (entre parenthèse ne plus avoir la vérité pour ceinture n’est-ce pas aussi contre nature pour un chrétien ?). Bref, le jugement c’est pour eux. D’ailleurs dit-on, eux ils connaissent déjà le jugement de Dieu quand ils sont pourchassés à mort…et puis, ce n’est pas fini, ils vont connaitre les 7 fléaux de l’Apocalypse.  Mais un prophète pour leur assemblée… vous n’y pensez pas. Si un se présente, on ne le laisse pas s’exprimer, on le bâillonne, pire il est moqué, insulté. C’est comme si ce prophète venait nous annoncer de mettre la lumière alors qu’il fait grand jour. On le traitera  de décalé, d’aveugle ou de fou.

On lui hurlera : « va te repentir toi-même ! »

Le fait de chasser les prophètes permet aux prédicateurs et prédicatrices du moment (ne les oublions pas) de culpabiliser celles et ceux qui attendent autre chose de la foi. On leur dit : Arrêter de vous poser des questions, et écoutez nos réponses :  ici c’est le plein évangile. Ici c’est la grâce de Dieu, le temple du Seigneur. Le lieu très saint établi par Jésus-Christ. Ici c’est le prolongement de l’Eglise de Jérusalem ; ce que Simon Pierre a reçu de Jésus lui-même. Avec cette arrogance spirituelle mit en avant, c’est le bouclier de la foi qui est jeté au sol. On piétine son casque, on n’arrache sa ceinture,  et on part pieds nus sans épée pour combattre. Plus de protection divine. La chair parle à la place de l’esprit. Et la chair ne protège pas du mal, elle l’attire à soi.

Dieu a alerté Israël avec le prophète Jérémie de la même façon qu’il avertit l’Eglise aujourd’hui. L’histoire est une simple répétition.

Jérémie chapitre 2 : «Va, et crie aux oreilles de Jérusalem: Ainsi parle l'Eternel: Je me souviens de ton amour lorsque tu étais jeune, De ton affection lorsque tu étais fiancée, Quand tu me suivais au désert, Dans une terre inculte. Israël était consacré à l'Eternel, Il était les prémices de son revenu; …ainsi parle l'Eternel: Quelle iniquité vos pères ont-ils trouvée en moi, Pour s'éloigner de moi, Et pour aller après des choses de néant et n'être eux-mêmes que néant?... Je vous ai fait venir dans un pays semblable à un verger, Pour que vous en mangiez les fruits et les meilleures productions; Mais vous êtes venus, et vous avez souillé mon pays, Et vous avez fait de mon héritage une abomination. »

Alors ne soyons pas arrogant ; Si nous nous sentons démuni, privé d’équipement et que le mal a autorité sur nous, revenons au premier et au deuxième tonnerre. Confessons nos fautes, repentons nous et convertissons-nous une nouvelle fois ou une énième fois.

N’écoutez pas ces faux prophètes qui disent que votre repentance s’est faite lors de votre première conversion et qu’il n’est plus nécessaire alors de se repentir à nouveau, parce que le sang de Christ fait le reste : il vous lave et vous purifie. Ils prennent l’exemple de Jean Baptiste qui prêchait la repentance en vue du baptême. Et, une fois baptisé, l’Esprit saint vient oindre un croyant rendant la repentance obsolète. Le Saint-Esprit scelle alors le disciple (je vous rappelle que sceller c’est amener la preuve par les actes, c’est authentifier la foi). Donc, si ces faux prophètes disent vrai alors tout ce qui écrit à propos des 7 Eglises de l’Apocalypse est faux.

 

QUE DIT L’ESPRIT DE PROPHETIE  AUX EGLISES? 

 

C’est le livre de la révélation, l’Apocalypse qui parle. Et voilà ce qu’il dit : Celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite dit à l’Eglise d’Ephèse : « tu as abandonné ton premier amour. Souviens-toi donc d'où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres; ». Pour l’Ange de l’Eglise de Pergame, celui qui a l'épée aiguë, à deux tranchants lui  dit : «  tu as des gens attachés à la doctrine des Nicolaïtes. Repens-toi donc » Celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles dit à l’Eglise de Sardes : «  Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. » ; Quant à l’Amen, le témoin véritable dit à l’ange de l’Eglise de Laodicée : « que la honte de ta nudité ne paraisse pas, mets un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j'aime. Aie donc du zèle, et repens-toi ».

3 Eglises de l’Apocalypse ne trouveront leur salut que dans le fait de se repentir à nouveau. Si un prophète n’est pas écouté quand il dit cela, les dirigeants de l’assemblée ne s’opposent pas à lui mais au Saint-Esprit. Et ils s’opposent à ce que leurs frères obtiennent le salut. Ce sont alors des anti christ. Pour un gain honteux, ils entrainent leurs frères dans les ténèbres.

Ne vous laissez pas entraîner par eux, ayez du zèle, c’est-à-dire ayez un empressement dans l’accomplissement des œuvres justes, cesser de souiller vos vêtements, et commencer par la repentance. « Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises » Amen.

dimanche 11 mai 2025

LA MARQUE DES FAUX PROPHETES

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Par Éric Ruiz


« La paix c’est la guerre.

La liberté c’est l’esclavage.

L’amour c’est la haine ».

Ces 3 slogans pourraient tellement être prononcés par ceux que la Bible nomme : les faux prophètes.


Ils prophétisent la paix pour un peuple saint… et ils sont à l’origine de la guerre. Ils annoncent  la liberté grâce à la foi…mais ils attachent avec des chaînes ceux qui les suivent ; Ils disent que Dieu est amour, qu’il est miséricordieux et que son peuple porte les mêmes caractères divins… mais c’est la haine qui va germer à travers eux.

 

Quand un prophète annonce des prophéties, beaucoup d’entre elles se réalisent. C’est ce qui séduit son entourage. « Regardez ce qu’il avait prédit s’accomplit là sous nos yeux ! ».

La vérité c’est que le prophète n’est pas celui qui annonce une parole de Dieu seulement, c’est aussi et surtout celui qui vit en conformité avec ce qu’il annonce. Esaïe le grand prophète de « l’Ancien Testament », dont les paroles étaient souvent reprises par Jésus-Christ lui-même, vivait ce qu’il annonçait pour Juda et Jérusalem.

Matthieu 15 :7-9 voilà ce que dit Jésus d’Esaïe : « Hypocrites, Esaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit:8Ce peuple m'honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi.9C'est en vain qu'ils m'honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d'hommes. ».

Esaïe a été élu par Dieu parce qu’il avait en horreur l’hypocrisie. Esaïe portait déjà en lui ce trait de caractère de l’agneau : l’intégrité. Le mensonge qu’il voyait dans les dires et les faires des Israelites, lui, il ne pouvait le voir sur lui et l’accepter. Dès que les tâches noires de l’hypocrisie se voyaient sur ses vêtements, il les lavait aussitôt. Esaïe 6 :5 « Alors je dis: Malheur à moi! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j'habite au milieu d'un peuple dont les lèvres sont impures… ». Esaïe ne peut se sentir bien dès que l’impureté le touche. Le mal le foudroie et le pousse à terre. Il invoque son Dieu pour l’en délivrer. Mais la boue du péché commence par la bouche, par des lèvres impures. Elle commence par des mots qui diffèrent du cœur : ça c’est l’hypocrisie.

L’hypocrisie : c’est la marque des faux prophètes. Ce sont des loups ravisseurs déguisés en brebis nous rappelle Jésus de Nazareth. Quand ils viennent à Dieu, ils ne se sont pas débarrassés de ce vêtement impur qui consiste à cacher leurs mauvaises intentions. Ils aiment toujours autant comploter, former des projets iniques, agir en secret et tendre des pièges. Ils ne font pas ce qu’ils disent qu’ils font. Jésus parla au peuple et à ses disciples, et leur dit: Observez donc et faites tout ce qu'ils vous disent d'observer; mais ne faites pas comme ils font, parce qu'ils disent et ne font pas. » ( Matthieu 23 :1-3)

Le faux prophète est un mercenaire. Il n’agit que dans son propre intérêt. Mais pour séduire son entourage et avoir son soutien, il sait prophétiser juste. Il sait faire des miracles.

Balaam prophétisait juste. Il annonçait que le peuple qui suivait Moïse était béni de Dieu et qu’on ne pouvait le maudire. Mais son hypocrisie se manifesta à travers des actes impurs. Il frappa par trois fois son ânesse pour qu’elle suive un mauvais chemin. Il poussa une partie d’Israël à l’impudicité et à l’adultère.

De nos jours, on entend tellement de faux prophètes prophétiser à l’identique. Ils prophétisent juste. Ils disent que le malheur tombe sur tout un peuple qui se détourne de Dieu et qui aime l’iniquité. Ils affirment aussi qu’un peuple saint est mis à l’écart, sanctifié et que ce peuple ne connaitra pas ces malheurs. En cela comment leur reprocher un mensonge ? Comment voir qu’ils sont faux ? Ils disent vrais.

Tite 1 :16 « Ils font profession de connaître Dieu, mais ils le renient par leurs œuvres, étant abominables, rebelles, et incapables d'aucune bonne œuvre. »

Leurs œuvres mauvaises les trahissent. Ils vont faire une œuvre qu’ils ne pensaient pas faire. Ils pensent agir pour le bien, mais le mal est attaché à leur cause et les voilà réunissant un peuple pour un combat qui n’est pas le leur. Tout un peuple se rassemble autour d’eux pour louer Dieu, pour chanter des cantiques, pour célébrer la gloire de Dieu avec la bouche impure. Car ce peuple montre ses œuvres. Il commence à se haïr. Des divisions sont visibles, les disputes deviennent plus nombreuses, les injures et les calomnies fusent, leurs péchés ne sont plus confessés. C’est l’œuvre du faux prophète. Il a prophétisé juste pour un peuple qui aime l’iniquité. Mais là où sa prophétie est fausse, c’est que le malheur le touche lui et ceux qui ont aimé l’iniquité à travers lui. L’idolâtrie a mis à part un peuple. Le peuple « saint » est devenu ce que le faux prophète avait prophétisé comme mal. Il s’est trompé de peuple. Il ne s’est pas vu lui-même être celui qui ouvre la porte des malheurs. C’est celle-là la voie de Ballam. Ce qu’ils ont prophétisé pour d’autres leurs arrivent. Et ils sont en sommes les premiers entrepreneurs de leur destruction.

Alors en quoi leur prophétie est-elle fausse ?

Parce qu’elle ne s’est pas accomplie pour eux et pour ceux qui les idolâtrait. La prophétie de bénédiction s’est bien accomplie mais pour d’autres.

Balaam est tombé avec ceux qui sont tombés, les impudiques, les adultères. Esaïe, lui n’est pas tombés avec les hypocrites parce qu’il est intègre.

Parmi les prophètes, il y a aussi beaucoup d’appelés mais peu d’élus. Beaucoup reçoivent des paroles de Dieu, Mais ils montrent par leur compromis avec le mal qu’ils ne sont pas élus. Leurs fruits témoignent que leur arbre est sec, comme leur cœur.

Alors aujourd’hui comme autrefois, tout le monde court après un prophète. Pourquoi ?

Eh bien pour recevoir une récompense de prophète. « Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, » (Matthieu 10 :41) Et la très grande majorité manquent de discernement puisqu’ils suivent des loups ravisseurs. Le faux prophète « a séduit ceux qui avaient pris la marque de la bête et adoré son image ». (Apocalypse 19 :20)

Ce verset est important pour comprendre que l’idolâtrie du faux prophète sert à identifier un peuple qui est adultère et qui se complait à servir leurs idoles.

Dieu met à l’épreuve ses enfants quand il laisse parmi eux un faux prophète prendre le pouvoir.

Deutéronome 13 : «1 S'il s'élève au milieu de toi un prophète ou un songeur qui t'annonce un signe ou un prodige, 2et qu'il y ait accomplissement du signe ou du prodige dont il t'a parlé en disant: Allons après d'autres dieux, -des dieux que tu ne connais point, -et servons-les! 3tu n'écouteras pas les paroles de ce prophète ou de ce songeur, car c'est l'Eternel, votre Dieu, qui vous met à l'épreuve pour savoir si vous aimez l'Eternel, votre Dieu, de tout votre cœur et de toute votre âme. ».

 

Le faux prophète a bien entendu un rôle majeur à jouer. La mise à l’épreuve aboutit à entrainer deux peuples dans la confusion. Un peuple qui aime le mensonge et qui s’en abreuve goulument et un petit reste qui subira dans un premier les effets de sa tiédeur, mais parce qu’il réside au fond de son cœur la crainte de Dieu, il fuira le faux prophète et se sanctifiera au moment choisi par Dieu. Tout comme le prophétisait Esaïe au chapitre 65.

« 2J'ai tendu mes mains tous les jours vers un peuple rebelle, Qui marche dans une voie mauvaise, Au gré de ses pensées;3 Vers un peuple qui ne cesse de m'irriter en face…8Ainsi parle l'Eternel: Quand il se trouve du jus dans une grappe, On dit: Ne la détruis pas, Car il y a là une bénédiction! J'agirai de même, pour l'amour de mes serviteurs, Afin de ne pas tout détruire.9Je ferai sortir de Jacob une postérité, Et de Juda un héritier de mes montagnes; Mes élus posséderont le pays, Et mes serviteurs y habiteront ».

Chaque prophète (celui de la vérité comme celui du mensonge) participe activement à la moisson de Dieu.

Alors comme l’ivraie protège le bon grain, ne partons pas en guerre contre les faux prophètes. Ils ont leur utilité. Les deux semences doivent croitre ensemble. Tous servent Dieu à leur manière. Les faux prophètes s’égareront avec un peuple qui s’égarera pour les mêmes raisons qu’eux. Parce qu’ils aiment par-dessus tout servir leurs propres intérêts.

 

Mais pourquoi alors l’apôtre Pierre (dans sa deuxième épitre au deuxième chapitre) prévient qu’il s’introduira parmi le peuple de faux prophètes ?  Pourquoi a-t-il besoin d’autant de versets pour expliquer la voie de Balaam, si au final, ceux qui doivent se perdre les suivront et ceux qui doivent s’échapper de leurs griffes le feront aussi ?

D’ailleurs Jésus ne donne aucune ambiguïté sur le pouvoir de séduction de ces imposteurs sur ses élus. Matthieu 24 :24 : « Car il s'élèvera de faux Christs et de faux prophètes; ils feront de grands prodiges et des miracles, au point de séduire, s'il était possible, même les élus»

Par conséquent, je le répète, pourquoi insister autant sur l’élévation de ces faux prophètes ? Parce que la vérité doit toujours poindre et elle sert de témoignage. Elle témoigne de l’amour de Dieu et de sa justice qui rejettent les ténèbres. Dieu est lumière. Il éclaire les ténèbres. Et sa parole est vérité : Jean 1 :2 « La Parole était au commencement avec Dieu. 3Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle. 4En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. 5La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue. ». Il y a un peuple qui ne reçoit pas la lumière parce que leurs œuvres sont mauvaises. Mais il y a un peuple qui reçoit la lumière. « Mais à tous ceux qui l'ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, 13lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu. »(Jean 1 :12).

 

Pour résumer : la marque des faux prophètes n’est pas le signe d’annoncer des prophéties qui ne s’accomplissent pas. Cette marque traduit une cause plus profonde : un caractère, l’hypocrisie (un caractère qui mobilise son énergie à servir ses propres intérêts). Et je peux le dire sans prendre de risque : l’hypocrisie est le dieu de ce monde. Combien aiment se montrer en étant masqué.  Les masques ne sont pas tombés avec la fin de l’épidémie du Covid. 

L’hypocrite, c’est un peuple, Un peuple qui aime cette marque de la bête, qui adore cette image et qui se presse de servir ce faux dieu en FAISANT SEMBLANT DE SE SANCTIFIER et en faisant semblant D’OBEIR A DIEU. Alors à quoi sert-il de perdre ses forces à vouloir convaincre ceux qui s’entêtent à suivre la voie du mal ?

Ils ne vous écouteront pas parce que Dieu les a rendus sourd.

Pour Balaam, même le fait d’utiliser des prodiges jusqu’à faire parler d’une voix d’homme son âne

sse, jusqu’à mettre un ange en travers de sa route, son repentir n’était que du bluff, rien ne l’a dissuadé de changer de voie. Ces imposteurs ont les yeux pleins d'adultère et sont insatiables de péché.

Annoncer la vérité, c’est juste rendre témoignage à la lumière. C’est permettre simplement à ceux qui reçoivent la lumière de pouvoir devenir selon la volonté de Dieu le Père, une nouvelle créature en Christ. Pour les autres je laisse l’apôtre Pierre le dire, car il le formule très bien dans sa deuxième épitre au chapitre deux : « si, après s'être retirés des souillures du monde, par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, ils s'y engagent de nouveau et sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première. 21Car mieux valait pour eux n'avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l'avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné. 22Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai: Le chien est retourné à ce qu'il avait vomi, et la truie lavée s'est vautrée dans le bourbier. »

Amen

dimanche 4 mai 2025

PARENTS ET ENFANTS IDOLATRÉS

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Par Éric Ruiz

 

Proverbes 29 :15 «La verge et la correction donnent la sagesse, Mais l'enfant livré à lui-même fait honte à sa mère. ».


L’enfant qui est peu puni, ou libéré de la correction n’est pas sujet à une bonne éducation selon ce proverbe biblique. Tôt ou tard, ce problème d’éducation fera honte à la mère ou à l’éducatrice qui est en charge de l’enfant. En fait, liberté et amour ne font pas bon ménage dans une famille qui croit dans les valeurs bibliques.

Or, nous vivons dans une époque très particulière où l’amour rime avec liberté. Où la correction (la violence verbale comme la violence physique) rime souvent avec malveillance et maltraitance. En France, nous pouvons aimer qui nous voulons, sans interdit, en brisant les anciens codes moraux. Cet amour libéré est plus qu’’un droit, il est devenu un devoir aussi. Le devoir d’accepter toutes différences. Aimer demande à reconnaitre l’autre dans toutes ses particularités, même les plus honteuses. Aimer son prochain, aimer sa famille, ses enfants, pour beaucoup de français c’est une réalité qu’ils vivent au quotidien. Ils aiment comme les chrétiens, à leur manière. Des parents qui se présentent au collège pour contester la punition où les notes que leur enfant a reçu, se targuent pourtant d’aimer leur enfant comme de bons parents le font.

D’autres pensent qu’ils vivent les valeurs de l’évangile en aimant leurs proches, alors qu’ils se réclament athées. Et bien-sûr des chrétiens habitués à obéir à des rites religieux, ne voient aucun manque d’amour dans la relation qu’ils ont avec leur conjoint ou leur enfant, (Ils sont stricts et sans compromis avec tout écart qui ne colle pas à leur vision de la morale chrétienne).

Quelle confusion générale ! Babylone montre encore ses hautes murailles.

Des murailles qui en s’écroulant dévoilent de nombreux cadavres, car c’est un moment catastrophique où les enfants se retournent contre leurs parents.

Matthieu 10 :21 « Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se soulèveront contre leurs parents, et les feront mourir »

Matthieu 10:35 : « Car je suis venu mettre la division entre l'homme et son père, entre la fille et sa mère ».

Michée 7:6 « Car le fils outrage le père, La fille se soulève contre sa mère, La belle-fille

contre sa belle-mère; Chacun a pour ennemis les gens de sa maison. ».

Cette prophétie si souvent répétée dans la Bible, pourquoi prend-elle autant de lumière et de place aujourd’hui ?

 

La réponse tient en une seule phrase : Une société idolâtre aboutit à ce genre de malédiction. 

Paul le formulait ainsi dans sa lettre aux Romains : « Ils ont changé la vérité de Dieu en mensonge, et ils ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur, ».

Quelle créature a été adorée ?

Eh bien pour que les enfants se soulèvent contre leurs parents, ce sont eux les enfants qui ont servi d’idole. Ce sont eux, les créatures adorées, eux qui se font servir comme des maitres ou des princes, eux qui voient leurs parents venir se prosterner ou se mettre à genoux.  Leurs enfants sont des anges, ils ne peuvent commettre de fautes intentionnelles. Et s’il leur arrive malencontreusement d’en commettre, c’est forcément qu’ils n’ont pas eu de chances ou que gens mal intentionnés les y ont contraints.

Même les pédiatres, les pédopsychologues, les professionnels de l’enfance, le disent d’une même voix : Les enfants ne sont plus aimés dans de nombreuses familles, ils sont adorés.

Une réflexion d’un enfant tyrannique reprise par un neuropsychiatre donne cela : « Mon père m’adorait, j’aurai préféré qu’il m’aime…Il vénérait tout ce que je faisais ; alors je l’ai méprisé, je lui en veux ».

Les enfants ne deviennent pas des tyrans par hasard, ils le deviennent stimulés par l’attitude permissive et passive de leurs parents. Ils s’érigent en maitre absolu face à des parents dépassés.

Ne minimisons pas les mots ;  Des adultes refusant de contrarier leur p’tit bout de chou tout en le surprotégeant d’une manière étouffante et frustrante  (puisque l’enfant est empêché de s’accomplir personnellement) agit comme un démon le ferait ; le démon pousse à l’opposition, au mépris, à la révolte et à la violence.

 

Alors, les parents maltraités sont souvent entrainés dans une spirale infernale. Eux, n’osent en parler, ils ont honte de la situation. Ils ont honte que leur progéniture adorée soit devenu un objet de scandale ; et puis, ils ont honte d’être devenu des victimes et d’avoir échoué là où d’autres réussissent parfaitement avec  leur enfant. Ils passent aux yeux des autres comme de mauvais parents, disqualifiés. Ils se sentent démunis et la société actuelle ne les aide pas du tout. Elle maintient leur tête sous l’eau. La société fait qu’ils ne peuvent plus changer l’état des choses. Notre société progressiste est régit par les valeurs du wokisme qui prône l’écoute, le dialogue raisonné, et la valeur sacrée de l’enfant.

Mon enfant m’insulte, me bouscule, me frappe, me menace. La pensée woke leur dit : votre enfant cherche à vous faire passer un message.  Discuter avec lui, ne le prenez pas en grippe. Et puis, dans votre discours, employez des phrases comme « Je t'écoute, je suis à ta disposition », « Je comprends que tu as besoin de moi (d'être écouté), je suis là pour toi », « J'entends que tu te sentes blessé (tu es en colère) », « J'ai envie de te faire un câlin, moi aussi j'en ai besoin ».

L’enfant à ce moment-là n’a-t-il pas plutôt besoin d’un adulte fort, qui n’explique pas mais qui montre en étant strict et déterminé qu’il a posé les limites à ne pas dépasser ? L’adulte n’est pas un copain, c’est un référent. Et si l’enfant le maltraite c’est parce que les murs familiaux n’ont pas été posés et que tout est branlant. Les parents ont changé l’usage naturel en ce qui est contre nature. Très souvent la mère est devenue trop proche et intrusive, tandis que le père a sacrifié son autorité.

Ce malheur touche tout le monde : chrétiens comme non chrétiens, croyants comme athée. C’est une fatalité pour celles et ceux qui ont préféré les plaisirs charnels à la bonté de Dieu.

Mais la colère de Dieu s’enflamme surtout contre ses enfants idolâtres. Parce qu’ils ont piétiné l’Evangile qu’ils ont reçu  « puisque ayant connu Dieu, ils ne l'ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces » (Romains 1 :21).

Cela signifie clairement que la grâce n’est plus rendue par celles et ceux qui devraient la rendre naturellement. Le fait de choyer ses enfants à l’excès, d’en faire le centre du monde démontre un réel manque d’amour et de communion avec Dieu d’abord. Le don de la grâce reçu gratuitement n’est plus donné. Et paradoxalement sans ce don, nous ne sommes plus sensibles à notre prochain. Nous ne voyons que notre enfant et plus personne d’autres n’existe alors, ou ne réclame notre attention. C’est comme si on n’arrêtait pas de rendre grâce uniquement pour son enfant, comme si la seule action de justice ne pouvait que le concerner.

 

Matthieu 10 :37 : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi; ».

Si les enfants dépassent les bornes avec leurs parents, c’est que eux (les parents) en premiers ont franchi les bornes posées par les préceptes divins. Par conséquent ce loupé des parents ne s’arrête pas juste au manque d’éducation de leurs enfants. La racine du mal est beaucoup plus profonde. C’est un apostat, un divorce au sens littéral avec Dieu.

 

Mais cette idolâtrie infantile s’étend encore plus. Elle détruit adultes et enfants. L’enfant, puisque dans bien des cas, il est sacrifié. Il est sacrifié dans le sens où il n’a pas d’identité propre. Il n’est qu’une simple projection des désirs des parents. Il n’est pas lui-même ; mais ce que son père et sa mère voient à travers lui.

 

Alors, loin d’être une terrible condamnation, je dirai plutôt… heureusement, quel grâce encore de Dieu de venir avec l’épée de sa justice séparer les familles, les diviser.

Matthieu 10 :35 : « Car je suis venu mettre la division entre l'homme et son père, entre la fille et sa mère ». Cette division est salutaire en premier pour le parent (le père ou la mère). En séparant les familles, Dieu est venu arracher l’œil ou couper la main droite qui était l’occasion de chuter. Derrière le châtiment, se révèle l’intention : Dieu vient révéler ainsi qu’aimer passionnément est destructeur.

Ce nombre 37 de Matthieu 10 :37 est un empressement à bien agir. Et nous voyons à travers ce verset qu’aimer son fils ou sa fille plus que Dieu a obligatoirement (non pas des conséquences, mais) des causes terribles : l’apostasie, puisque déjà dans le cœur la relation avec Dieu est brisé. Mais ce brisement n’est pas une condamnation définitive. C’est un empressement à la repentance, c’est un plaidoyer à la conversion. Le parent martyrisé doit se rendre compte rapidement de sa folie à avoir préféré son enfant à l’Evangile, pendant qu’il en est encore temps pour lui, car des enfants possédés deviennent des meurtriers. 

 

Cette semaine, j’ai lu un livre d’Honoré de Balzac, un célèbre romancier français du 19ème siècle. Dans ce livre (un classique), il met en scène l’histoire du père Goriot. Cet homme vertueux montre qu’à l’heure de sa mort le bilan est une tragédie : Veuf et très âgé, il a absolument tout sacrifié : fortune, vivres, ambition personnelle, sa santé et jusqu’au dernier sou pour ses deux filles. Ces deux filles ont provoqué sa mort en le rendant responsable de leurs dettes. Il réalisa qu’en retour, elles l’avaient abandonné et n’avaient cessé de le méprisé. Il réalisa aussi qu’il devait expier son péché de les avoir trop aimés, trop vénérés même, en les plaçant au rang des anges. Ces filles c’était son vice. Vous voyez, l’amour humain n’a pas de vertu, il tombe rapidement dans des vices et des travers tragiques.

 

Maintenant, remarquez bien que le verset 37 du 10ème chapitre de l’Evangile de Matthieu pose le problème aussi pour les enfants. « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi».

Combien d’enfants ne parviennent pas à couper le cordon avec leurs parents. Même une fois à l’âge adulte, ils continuent à se préoccuper d’eux comme s’ils étaient leurs propres enfants.  Ils font tout pour ne pas les contrarier. Ils s’imposent même des obligations, sous forme de coutumes. Ils ne prennent aucune décision pour eux-mêmes sans qu’ils aient obtenu leur accord. J’ai vu cette idolâtrie dans une famille chrétienne avec des enfants déjà mariés et eux-mêmes parents. Leur mère faisait alors office de juge et partie sur tout. Leur mère était une vraie caricature de la « mamma juive » qui joue avec la culpabilité pour resserrer encore plus les liens autour d’elle. Cette idolâtrie est la même pour les enfants que pour les parents.

Heureusement, à ce moment-là aussi, Dieu peut se servir de grandes épreuves, de grandes tribulations pour faire réaliser aux enfants la folie de leur passion destructrice. Dieu soufflera très fort sur l’édifice familial pour le faire tomber.

Alors, pour résumer, on pourrait dire aux parents : n’aimez pas vos enfants pour vous-mêmes. Laissez-les trouver leur voie par eux-mêmes. Que votre piété leur inspire la crainte du Seigneur. Lâcher prise, et soyez juste. Poser des limites claires et rendez grâce à Dieu pour l’éducation qu’il leur donne avec vous. 

Enfants, mettez votre confiance en Dieu. Soumettez-vous à ceux qui vous éduquent. Mais ne remettez pas un lien qui a été brisé après l’enfance en dépendant de vos parents.

Ils ne décident pas de vos choix et de vos orientations d’adulte. Vous ne leur êtes pas redevable. Vous leur devez néanmoins le respect, la reconnaissance et si cela est dans vos possibilités, qu’ils ne manquent de rien. Mais aucun être humain, enfant ou parent ne doit être l’objet d’adoration. Aimer son prochain c’est le voir à travers l’amour de Christ qui aime sans passion, mais dans la vérité.

Amen