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dimanche 11 octobre 2026

LE VRAI COURAGE DU DISCIPLE

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Par Eric Ruiz

DU COURAGE POUR EVITER DE SE BATTRE


En quoi un partisan de la non violence doit-il avoir du courage ?


Il semble y avoir une contradiction dans le fait qu’un disciple de Jésus-Christ doit avoir du courage alors qu’il affronte un combat sans se battre physiquement. Pour Jésus, dès qu’il se sentait en danger, il quittait précipitamment les lieux. Alors pourquoi doit-on avoir du courage ?

Lorsqu’une personne est victime de maltraitance, la première réaction de son entourage est de lui demander pourquoi elle n’a pas réagi en se débattant, en criant au secours, bref en montrant fermement son objection à se soumettre en tant que victime. La conséquence est  terrible pour la victime : par son inaction, elle se sent coupable. Coupable d’avoir manquée de courage. Coupable de s’être laissée faire. La victime reçoit alors une double condamnation : celle émise par le maltraitant qui l’a déshonorée et celle qui est émise par les reproches de son entourage. C’est pourquoi autant de victimes tombent dans le découragement et même dans l’effondrement. Elles sont accablées par la culpabilité.

Ce type de réaction, c’est évidement celle que l’on reproche aux chrétiens en général. « Ce n’est pas un peuple de guerriers. Ils sont passifs lorsqu’on les agresse. Ils ne réagissent pas à la violence par la violence. Ils devraient pourtant se battre pour protéger leurs acquis et ce qu’ils ont de plus cher ».

Prenez d’autres religions dites monothéistes, tel l’islam. Le prophète Mahomet est vénéré comme un chef militaire particulièrement courageux et inébranlable. Ses combats, (un Jihad agressif) épée à la main sont indissociables de sa réussite politique et historique. La tradition islamique atteste unanimement de son sang-froid et de sa bravoure au combat. Même blessé au visage, il continue à rassembler ses troupes en criant son nom.

Pour les juifs, il en de même. Le Judaïsme se réfère aux combats que Moïse puis Josué ont dû mener pour faire entrer les Hébreux en terre promise en s’opposant à des adversaires violents comme ce fut le cas avec les Cananéens.

Dans Deutéronome 31 : 6, Moïse prophétise sur les Hébreux ainsi :  « Fortifiez-vous et prenez courage; ne craignez point, et ne soyez point effrayés devant eux; car c'est l'Éternel ton Dieu qui marche avec toi; il ne te laissera point, et ne t'abandonnera point. ». L’ennemi est identifié comme un peuple belligérant qui entrera forcément en guerre contre les Hébreux. Mais l’issu du combat sera la victoire, car c’est Dieu qui combattra avec son peuple : les Hébreux.

LA MISSION A CHANGE

Ici la forme du courage n’est pas la même que pour le fils de Dieu, Jésus-Christ sur terre.

Et cette différence est très (très) importante. La mission a changé.

Ce n’est pas une simple anecdote quand Jésus interdit formellement à Simon Pierre de prendre le glaive. Il ne veut pas de violence pour le défendre alors qu’on vient le livrer pour le mettre à mort. Et lorsque l’oreille du soldat est coupée, Jésus fait un miracle pour le lui remettre.

Autrefois, il fallait se protéger spirituellement mais aussi physiquement pour s’approprier la terre légitime qui appartient au peuple élu.

Or, avec Jésus-Christ, la mission est totalement différente. Il ne s’agit plus de se défendre avec les armes à la main, ni de prendre ou reprendre une terre ou des biens… mais  de construire un temple, un temple intérieur.

Le royaume de Dieu est en vous. La version Martin de Luc 17 :20-21 dit : « le Règne de Dieu ne viendra point avec apparence. 21Et on ne dira point : voici, il est ici; ou voilà, il est là; car voici, le Règne de Dieu est au-dedans de vous.».

En changeant de mission, le combat n’est plus intérieur et extérieur mais il n’est qu’intérieur. Le temple à construire n’est pas un temple de pierre à placer dans un lieu saint. Ce n’est pas une édification visible de l’extérieur. L’Eglise n’est pas un lieu de culte visible et officialisée ; c’est un rassemblement d’âmes dont les cœurs sont purifiés par le Saint-Esprit. Et les attaques ne sont pas visibles elles-aussi, puisqu’il s’agit alors de lutter contre un ennemi spirituel. L’ennemi corporel n’est qu’une façade.

La lettre aux Ephésiens est claire sur l’ennemi à combattre : « Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu….Car nous n'avons pas à lutter contre la chair et le sang, mais contre les dominations, contre les autorités, contre les princes de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants dans les lieux célestes » ; Les armes que Paul propose ne sont que des armes spirituelles. Par exemple, il parle de l’épée de l’Esprit qui est la parole de Dieu, ou par-dessus tout du bouclier de la foi, afin « d’éteindre tous les traits enflammés du malin ».

Donc, j’insiste bien sur un élément fondamental : il n’y a plus rien à conquérir, plus de terre sainte, plus de lieux consacrés, à protéger plus de place forte. Il n’y a plus de Temple ou de Jérusalem à défendre non plus. Tout ce qui est visible n’est pas le règne de Dieu ; Le règne de Dieu est invisible, parce qu’il est intérieur ; Il se manifeste par une puissance spirituelle : C’est le temple intérieur du croyant.

TROIS FORMES DE COURAGE DU DISCIPLE

Alors, lorsque nous prions pour avoir du courage dans l’épreuve, quel sens ce courage a-t-il pour un disciple ?

Il y a trois grandes formes de courage pour un disciple

1-Le premier courage c’est celui d’accomplir sa mission.

Quand Jésus quitte le temple de Nazareth précipitamment, ce n’est pas évidemment un manque de courage, c’est pour éviter que sa mission s’achève là. Il fuit ne fuit pas sa mission, il fuit par mission. Son heure n’est pas encore venue. S’il reste, il compromet sa mission, s’il fuit, il l’a protège.  Le croyant alors qui manque de courage, sera celui qui refuse de passer pour un lâche ou un peureux. Il préfèrera se battre en menaçant son adversaire ou à coup de versets bibliques pour le convaincre plutôt que de partir afin d’éviter les polémiques stériles. D’une manière générale, manquer de courage, c’est refuser d’être passif face à l’adversité. Jésus ne combattait pas en polémiquant ou en agressant verbalement, mais il ne combattait pas non plus l’opposant romain. « Rendez à césar ce qui est à César ». L’attitude de foi choque ceux qui voient dans l’action, la réaction ou la révolte une qualité de caractère. Alors, « je vous dis de ne pas résister au méchant. Si quelqu'un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l'autre» ; cette réplique de Jésus choque même les juifs qui y voient une grande faiblesse plutôt qu’un acte courageux.

Ce courage là consiste à supporter l’humiliation faite par les critiques, les insultes ou les moqueries. Lorsque qu’un problème survient, l’homme ou la femme de foi ne réagit pas forcément. Elle répond selon ce que l’esprit lui inspire. Elle prie et fait confiance à Dieu pour que les évènements tournent autrement. Un disciple de Christ passe alors pour un être passif, fataliste, résigné, et faible. Il est à l’opposé de ce qu’enseigne la sagesse humaine de répondre coup par coup face à l’injustice. Or, c’est courageux d’accomplir sa mission en Christ. Elle vous fait agir à l’opposé de ce que ferai la justice du monde et la justice de l’homme religieux. Parce que cette justice-là cherche des résultats rationnels rapides et spectaculaires.

 

2-Maintenant passons au deuxième courage : celui de ne pas faire obstacle à Christ.

Mais avant précisons encore une chose : Accomplir sa mission en Christ c’est aussi, ce que rappelle Paul dans la lettre aux Romains comme Simon Pierre dans sa première épitre : Tous deux l'affirment: ne pas rendre le mal pour le mal. C’est au contraire rendre le bien pour le mal. Jésus ne vient pas détruire le mal en faisant le mal, mais il détruit le mal en faisant le bien. Lorsque qu’une femme a péché par adultère, Jésus ne vient pas confirmer le jugement de lapidation comme le dit la loi de Moïse, il vient lui donner l’occasion de changer. Or, le manque de courage c’est de revenir à la loi en bannissant la grâce. Exercer la grâce c’est manifester du courage !

Quand l’ennemi nous attaque, c’est Christ qui répond. Mais notre vielle nature cherche à répondre avant lui. Et c’est là que nos armes spirituelles sont visibles. Ce qui nous protège du mal, c’est le bouclier de la foi. Or, si notre foi est en mauvais état, elle ne nous protège pas.

Toute les fois que nous avons fait des compromis avec le mal, ou toutes les fois que nous avons vu le doute comme un manque de foi, ou encore à chaque fois que nous avons tourné la tête parce que le mal qui venait frapper à notre porte venait montrer notre mensonge, (et que nous y avons vu seulement celui de l’autre), à toutes ces occasions de nous remettre en question, nous avons fait obstacle non pas à l’ennemi mais à Christ. Toutes ces fois où c’est notre autosuffisance, notre manque d’humilité, nos fausses convictions, ou nos peurs qui ont ouvert la porte à l’ennemi, nous avons fait obstacle à Christ.

L’ennemi en fait, ne vient que pour une mission : Constater si notre temple se construit avec les bons matériaux.  S’il les matériaux sont mauvais, inévitablement, notre bouclier sera sans effet.

En réalité, nous aurons peur de l’autre, de ses réactions, de ses décisions. Ou bien nous aurons peur d’une maladie, d’une catastrophe et de ses conséquences douloureuses ou fatales.

 Mais attention, ce manque de courage, ce n’est pas une condamnation pour autant. C’est une manière de nous dire : change tes matériaux de construction. Construit avec la foi, le seul matériau indestructible. En laissant le mal nous déstabiliser, Dieu ne vient pas se moquer de nous et nous rabaisser. Au contraire, il vient nous aider à finir ce que nous avons commencé avec lui.

3-Mais pour finir notre construction, nous devons avoir le courage d’affronter notre propre croix : c’est notre troisième courage.

Qu’est ce que cette forme de courage peut bien être ?

C’est ni plus ni moins que d’affronter la souffrance, l’abandon ou la mort. Ce courage-là c’est celui qui a le plus fort coût. Car la tentation de perdre sa foi est au plus haut. C’est la tentation mais aussi le courage de Gethsémani. Et c’est celui qui rend notre foi la plus forte. Mais avant d’avoir ce courage, nous devons passer obligatoirement par les deux premières formes de courage : la première, je le répète, celui d’accomplir sa mission, en supportant l’humiliation causée par l’opprobre, la critique, ou les injures. Deuxièmement le courage de ne pas faire obstacle à Christ, en refusant de se remettre en question. Car refuser de changer c’est mentir en simulant le bien (incapable de le faire). Après il sera temps d’affronter le troisième étage : Notre propre croix.

Affronter sa propre croix passe par le fait de s’accepter agneau immolé et non de l’admirer et de ne le voir qu’en Jésus-Christ. Cela demande du courage que de prendre le caractère de l’agneau mis à mort. Nous devons méditer sur ce que signifie « agneau mis à mort ». C’est tout un patchwork de sacrifices à vivre.

Pour conclure: Notre édification repose sur ces trois formes principales de courage. Elles ne viennent pas avec la même temporalité et la même tentation pour chacun. Mais, c’est la même foi qui nous rend vainqueur.

Pour certains, ils perdront beaucoup de temps à accomplir leur mission. Sans cesse ils succomberont à la tentation ; celle de recourir à leur nature charnelle, en s’offusquant violemment, et en élaborant une vengeance. Cette tentation sera toujours là, pour les freiner dans leur marche. Leur mission sera toujours entachée par le rejet systématique de l’image du faible et de l’inactif. Ils chercheront mille moyens de montrer qu’ils sont plus forts en Jésus-Christ et qu’ils sont toujours très actifs pour lui. Pour d’autres, ils feront obstacle à Christ en succombant au mensonge, en dissimulant leurs actes mauvais. Dans ces deux premiers cas, le diable montre toujours qu’ils n’ont pas vaincu leur tentation comme la convoitise ou l’orgueil ou l’idolâtrie. Ils ne peuvent alors avoir le courage d’affronter leur propre croix. Dès qu’une grande épreuve les touche, ils perdent courage : ils s’effondrent et cherchent mille détours pour voiler leur déconvenue.

Gagnons du temps, en reconnaissant nos erreurs ; en ne simulant rien ; en cherchant le bien et l’avantage de notre prochain au lieu du notre. Ce courage là est bien meilleur que celui de prendre les armes de la guerre pour se glorifier.

 

Finissons par l’Évangile de Jean 16 :33 : « Voici, l'heure vient, et elle est déjà venue, où vous serez dispersés chacun de son côté, et où vous me laisserez seul; mais je ne suis pas seul, car le Père est avec moi. 33Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j'ai vaincu le monde. » 

Jésus les avertit  comme il nous averti aussi que lorsqu’il ne sera plus avec nous, nous aurons la paix en Christ ; même pendant les épreuves nous devons prendre courage  en accomplissant notre mission, en ne mettant aucun obstacle entre nous et lui et nous devons porter notre croix.  Ce courage sert à nous édifier intérieurement. Ce courage sert à vaincre toute tentation pour accomplir l’œuvre de Christ qui est l’agneau. Et l’issu est déjà accomplie. Christ a vaincu le monde. Une manière de dire : restez en moi et vous ferez de même : vous vaincrez le monde (mais seulement avec moi).

Amen

dimanche 27 septembre 2026

LES MONSTRES "DU TEMPS DE NOE" quelle réalité aujourd’hui ?

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Par Eric Ruiz

Jusqu’où est capable d’aller l’être humain pour servir ses propres intérêts ? A-t-il des limites ? Où se trouve le point culminant de son mépris et de son arrogance ? Je pose ces questions parce que notre monde semble enseveli sous d’immenses ténèbres.


Quand Jésus appelé (fils de l’homme) dans le récit de Luc, prophétise en disant : « Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même aux jours du Fils de l'homme.» Que voulait dire Jésus en citant « du temps de Noé » ?

Et… sommes-nous arrivés aux jours du fils de l’homme ?

 

Il faut le dire et le redire, mais toutes les générations après celle de Jésus de Nazareth ont connu ce temps. Notre époque marque un phénomène plus grand et plus frappant parce que tout est mondialisé ; et aussi parce que chacun avec son petit Smartphone est informé du tremblement de terre qui se passe à l’autre bout du monde. Et que constate-t-il ? 

Que les souffrances dues aux dérèglements climatiques sont près de chez lui comme à 6000 kilomètres sur un autre continent. Que les affaires de corruption éclatent partout aux 4 coins de la planète ; que les crimes au nom d’un Dieu sectaire éclatent du nord au sud. Que l’appât du gain est aussi important pour les riches que pour les pauvres et qu’il est la principale cause des troubles et du chaos.

La similitude du déluge avec ce que nous connaissons aujourd’hui est frappante. Le déluge comme les fléaux actuels touchent tous deux la terre entière. L’eau immergea tous les continents. Aujourd’hui, les catastrophes comme les grandes crises touchent en même temps tous les continents. Il n’y a pas un lieu qui y échappe. Pas un pays ou une ville qu’on appellerait « terre sanctifiée ». On dirait les 10 plaies d’Egypte s’abattant sur le monde.

Le texte des Évangiles de Matthieu 24 et celui de Luc 17 nous dit que « Les hommes mangeaient, buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, » comme pour nous dire que rien n’avaient en apparence changé dans les mœurs et que les moments de réjouissance étaient encore présents. Le texte de Luc insiste sur un temps « Ce qui arriva du temps de Lot arrivera pareillement. Les hommes mangeaient, buvaient, achetaient, vendaient, plantaient, bâtissaient; » Rien en apparence pouvait alerter d’un désastre. Pourtant il s’agit bien de destruction. Avec Noé les hommes sont détruits entièrement à part Noé et sa famille. Pour Sodome c’est Lot, le frère d’Abraham et sa famille qui est préservé. Dieu ne provoquera pas un autre déluge. Mais c’est une constante : à chaque grande catastrophe Dieu sauve une petite, voire une infime portion des hommes.

 Aujourd’hui, il ne s’agit pas de se cacher

-derrière une religion plus forte qu’une autre,

-derrière une Eglise ou un prophète plus inspiré qu’un autre,

-derrière une coutume mieux respectée qu’une autre ou encore

-derrière des signes de bénédictions plus impressionnants que les autres.

Il s’agit de savoir si nous sommes comme la grande majorité dans le déni de réalité (se protéger inconsciemment en refusant la réalité des faits) ou dans l’insouciance de l’avenir (vivre sans tenir compte de la réalité, en se croyant au-dessus du lot) ou dans une peur qui ne nous renvoie qu’à nous-mêmes (une peur qui pousse à ne s’occuper que de soi).

Le christianisme  quant à lui, vante ses bienfaits. Il les étale comme un marchand le fait sur la place du marché. Sa foi, c’est sa marchandise. « Nous sommes bénis. Nous avons de quoi nous réjouir, nous avons de quoi boire, acheter, vendre, planter, bâtir ». Combien arborent leur bénédictions mais restent dédaigneux et sans compassion devant une épreuve touchant un « frère » qu’il considère comme peu intéressant ou pas assez pratiquant comme eux le sont.

Or, l’Eglise de Christ est absente des bonnes adresses et des grands medias. Pour cause, elle est ridiculisée, méprisée et oubliée. Sa présence ressemble à Noé et sa famille sur terre. Un grain de sable sur une plage (voilà ce qu’elle est).

Je n’exagère pas. Ce que la Bible nomme « les méchants », ne sont pas en minorité. Eux, ce sont les êtres les plus nombreux sur la terre.

La Bible parle de géants, de ces héros qui ont provoqués le déluge.

Genèse 6 :4-5 : « Les géants étaient sur la terre en ces temps-là, après que les fils de Dieu furent venus vers les filles des hommes, et qu'elles leur eurent donné des enfants: ce sont ces héros qui furent fameux dans l'antiquité.5L'Eternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. »

Quant au livre de Job, il évoque 2 monstres : le Léviathan et le Béhémoth. Qui se voient comme ces monstres ? Personne bien-sûr.

Et pourtant le Léviathan qui est un dragon, dans les faits, il impressionne, paralyse et attire à la fois.

Mais notre siècle nous endort avec ses fables.  Le cinéma avec les médias est le lieu numéro 1 de la construction de fables. Dans de très nombreux films, le gentil héros combat les méchants cruels et destructeurs. Mais les scénaristes n’ont-ils pas transformés le mal en bien ? On ne compte plus les genres de films où le héros ressemble à bien des points à un être exceptionnel qui s’impose aux autres par la force comme par sa ruse ou parce qu’il possède un talent particulier. Un héros qui ne se fait pas marcher sur les pieds. Ce héros décide lui seul de son destin et il se sort de toutes les situations délicates la tète haute pour bien montrer sa grande maitrise des évènements. Ce héros est impressionnant d’assurance. Il est invincible. Rien ne l’ébranle. Pour se faire respecter il sort son arme comme le dragon crache du feu pour éloigner ses opposants. Il est si fort qu’il n’a pas besoin de Dieu. Il se comporte comme un dieu.

Pour ne prendre que les westerns au cinéma. Ils ont réussis à nous faire passer le cowboy pour un gentil héros, menacé par les méchants indiens sauvages, incultes et cruels. Or dans les faits, les colonisateurs violents, des siècles passés ont débarqués en Amérique en usant eux de mille violences auprès des autochtones (les tribus indiennes d’Amériques). Ils les ont obligés à servir le dieu chrétien. Ils pensaient certes faire le bien. Mais n’ont-ils pas transformés le mal en bien ? En massacrant les rebelles, qui s’opposaient à eux (eux qui voulaient garder leur terre et leur tradition)…. Ces colonisateurs, n’étaient rien d’autres que des géants, ils écartaient et piétinaient tout sur leur passage.  Par la force militaire, l’esclavagisme, des massacres ciblés, des migrations forcées, et les épidémies importées d’Europe : ils ont agi comme des monstres. Le gentil héros a toujours de bonnes raison d’imposer ses bonnes idées (le progrès, la technologie, la science, la religion). Et le gentil héros cache ses mauvaises intentions. Elles ne se voient pas au départ.

Or, les vraies natures finissent toujours par apparaitre. Et là de nos jours, des natures monstrueuses, il y en a à l’appel. Les monstres ce ne sont pas que dans des films ou dans des récits issus de la mythologie pour effrayer les enfants.

Dans le livre de Job au chapitre 40, Dieu prends la parole et d’une manière implicite il dit que seul l’homme discute et conteste avec lui. Dans Job 40:1–2, Dieu dit :

« Celui qui conteste avec le Tout‑Puissant va‑t‑il instruire Dieu ? »

Le ton donné n’est pas à l’accusation ni à la morale mais bien à l’ironie ou à une mise en scène comique pour que Job réagisse et réalise la folie de discuter les choses de Dieu.

Le Béhémoth et le Léviathan sont pris alors en exemple. Ce sont deux immense animaux invincibles, qui n’ont pas de prédateurs et pourtant ils sont soumis à leur créateur. Leur descriptif devrait être un enseignement pour l’homme : Dieu semble dire à Job «  Regarde ces bêtes titanesques invincibles et indomptables. Elles peuvent tout renverser sur terre et dans les mers. Pourtant elles ne discutent pas avec moi. Et Toi petite créature fragile tu le fais ! »

Dieu souhaite faire comprendre à Job que le Léviathan comme le Béhémoth ont des caractéristiques qui poussent l’homme à les imiter pour rivaliser avec lui.

Voilà ces traits de caractères que l’homme imite :

Entêté, qui refusent de passer en second, qui veut décider seul, qui n’accepte pas la contradiction. Qui veut tout contrôler et donc, qui ne fait confiance qu’à très peu de gens (voire même à aucun). Et qui est par contre, lui, incontrôlable, car lui-même ne connait pas sa limite. Il s’emporte facilement, par des excès de colère et il prend son autorité pour sa plus grande qualité. Cette autorité confirme qu’il est fort et rempli d’assurance. Il est incontrôlable et vouloir le résonner est une cause perdue. Parce qu’il est déterminé. Ce qu’il a décidé d’atteindre est son seul souci. Ceux qui se mettent en travers de son chemin sont éliminés par toute sorte de moyens.

Ce type de caractère c’est le Léviathan. Pas un monstre imaginaire, simplement un caractère, qui poussé à l’extrême devient tyrannique et sanguinaire. Le caractère que je viens de décrire parait humain et il se reconnait hélas dans beaucoup de personnes et parmi la figure de héros de cinéma. Au final, ce caractère correspond aussi à celui d’hommes politiques tels que Hitler, ce chancelier allemand responsable du génocide juif lors de la seconde guerre mondiale. Ce caractère c’est aussi celui de Joseph Staline qui fit exécuter ses opposants russes dans des camps de travail (les fameux goulags).

 Mais, passons à l’autre monstre terrestre qui est décrit dans le livre de Job :

C’est celui du Béhémoth.

Il ressemble à un immense hippopotame.

Il est comme le Léviathan. Il écrase tout sur son passage et rien ne lui résiste. Mais son caractère est très intéressant car il possède d’autres subtilités. Il n’est pas agressif. Il ne crache pas du feu. C’est un herbivore, il paît tranquillement au milieu des fleuves. Pourtant, rien ne peut l'ébranler. Sa force est tranquille. Il semble privé d’énergie car il se déplace lentement. Mais c’est sa manière d’imposer son autorité sans intimidation, simplement par sa légitimité. Il ne fait pas de vague, ne hurle pas, mais n’est pas moins déterminé. Il est intransigeant et redouté. Ce caractère correspond à deux personnalités politiques bien connues : celles du général de Gaulle par exemple, ou celle de Winston Churchill : deux chefs d’Etat invulnérables face aux crises et à la guerre et qui impressionnent leur entourage du moment (mais qui sont encore admirés de nos jours).  

En fait ces deux géants, ces deux animaux (le Léviathan et le Béhémoth) Dieu en prend exemple car ils sont inconsciemment des miroirs pour les humains qui rêvent de gloire.

Or, c’est indéniable personne ne peut ressembler complètement à ces deux immenses animaux que sont le Léviathan et le Béhémoth. La marche est beaucoup trop haute. Mais Satan à penser à une chose que ces immenses bêtes n’ont pas, mais que l’homme possède : le mensonge, la tromperie. L’homme veut fait croire à son invulnérabilité. Alors penses-tu encore que ces géants sont des exceptions ?

Qui n’a pas eu un directeur, ou un chef, un père ou un ministre, un maire ou encore (et c’est bien triste) un pasteur, un conducteur chrétien qui manifeste cette tendance à la gloire et que personne ne peut maitriser? Les démons agitent ces personnes qui possèdent ce caractère.

De nos jours, les démons sont à l’œuvre pour que nos dirigeants aient ce caractère exacerbé pour qu’ils deviennent eux aussi des monstres. Un géant écrase les autres pour avancer. Spirituellement c’est ce que font les arrivistes.

Et ne croyez pas qu’il existe des endroits ou les monstres restent dehors. Il n’existe pas de lieu sanctuarisé. Les églises comme les écoles, les médecins, les hôpitaux, comme les ministères ou les organismes bienfaiteurs ne sont pas épargnés. Les démons sont là où on ne les attend pas. C’est satan déguisé en ange de lumière. Ils agissent vite car leur temps est compté. Ils doivent frapper vite et fort. Par conséquent ils s’introduisent en premier dans ces personnes faibles (oui faibles car elles se croient fortes et invulnérables). Et c’est en premier ceux qui dirigent les assemblées chrétiennes.

Luc 17 :25 « Mais il faut auparavant qu'il souffre beaucoup,(le fils de l’homme) et qu'il soit rejeté par cette génération. ». Cette génération c’est aussi la nôtre qui ressemble tellement à celle de Noé avec tous ces géants, ces monstres sur terre

Alors ce jour du fils de l’homme qui est-il ?

Le fils de l’homme est ce disciple ayant le caractère de l’agneau qui ne fait qu’un avec Christ.  N’oublions pas que Christ est venu pour un jugement et ce jugement c’est comme avec Sodome. Les monstres doivent se dévoiler et montrer leur identité pas seulement en montrant leur mauvais caractère, mais surtout en mettant leur plan à exécution.

Au temps de la fournaise, les monstres qui servent leurs propres intérêts sont en première ligne. Tout brûle et les incendiaires sont dévoilés. Mais aussi ceux qui ont payés des incendiaires pour récupérer des terres à exploiter ; Ceux qui ont permis que des constructions se fassent dans des endroits dangereux, mais aussi ceux qui ne se soucient pas des incendiés, des sinistrés et qui les laissent dans leur misère en leur laissant croire qu’ils ont vocation de leur venir en aide. Ils s’affichent à côté des victimes dévoilant le mensonge puisqu’ils se glorifient de ce qu’ils n’ont pas fait. Et puis il y a ceux qui ont agi comme des anges en  aidant au plus près les victimes, ou en les sortant du feu comme aussi les miraculés ceux qui ont échappé au sinistre alors qu’ils auraient dû tout perdre comme les autres. Ces miraculés, ces anges se sont ces êtres que Dieu met à part comme Noé et Lot et leur famille. Ils échappent au désastre selon la volonté de Dieu.

Aujourd’hui, il n’est plus temps de se dire. Bon, je verrai quand cela deviendra terrible pour moi. Pensez ainsi, c’est se donner du temps alors qu’il n’y en a plus. Si tu as des tendances à vouloir diriger ta vie, à écarter tout ce qui nuit à tes projets. Ne conteste pas avec Dieu. Ne deviens pas un monstre, un géant un Léviathan ou un Béhémoth. Il est temps pour toi de te repentir et de convertir ce caractère suffisant. Car la foudre qui a frappée Sodome ne frappe pas au hasard.

Amen

dimanche 5 juillet 2026

LA FEMME PEUT ELLE AUSSI ETRE ANTICHRIST?

625

Par Eric Ruiz

Face aux guerres et aux combats incessants pour obtenir le pouvoir et la richesse dans ce monde, j’ai entendu dire que s’il n’y avait que des femmes au pouvoir, il n’y aurait plus jamais de guerres ; Et que la paix règneraient enfin partout.


Parce que la femme n’a pas cette hormone masculine «la testostérone » qui pousse à la rivalité physique. Elle, elle est pacifiste de nature. Elle ne possède pas la puissance musculaire. Elle est destinée à être mère et donc par cet instinct maternel elle cherche davantage à protéger, à apaiser et à prendre soin de l’autre ;  Son caractère l’amène plus à garder un territoire qu’à vouloir conquérir et étendre son domaine.

C’est vrai, quand on examine les comportements d’Esther ou de Ruth, deux personnes importantes dans la Bible. Ce sont des femmes animées  par le don de soi, la générosité ou l’amour, discret pacifiste et juste. Deux livres portent leur nom dans la Bible. C’est pour mettre en valeur ce qu’elles sont : Esther comme Ruth ne convoitent pas les premières places. Elles ne revendiquent aucun statut social. Elles sont au contraire  remplies d’humilités et fidèles aux coutumes qu’elles ont reçues. Ne cherchant pas dans la relation avec l’homme à le diriger, à l’humilier ou à comploter contre lui. Elles agissent avec discrétion et courage.

 

Mais, en temps d’apostasie, et de décadence la femme ne montre pas ce côté là. Elle est plutôt le caillou pointu dans la chaussure de l’homme. Elle est celle qui va encore plus exciter les intentions guerrières du sexe fort. Et même disons-le, le pousser au crime. Elle est son aiguillon. Elle le pique et le pousse encore plus dans ses travers. La méchanceté de l’homme devient plus sanglante et sans limite.

La reine Jézabel est l’exemple typique de la femme qui va pousser son mari, le roi d’Israel à accepter le crime pour obtenir ce qu’il convoite. Achab roi d’Israël n’avait pas l’intention de tuer son prochain, en l’occurrence Naboth, l’israélite qui possédait la vigne près de son domaine. Mais la reine élabora un plan machiavélique pour que ce crime ait l’apparence d’une justice rendue. C’est elle qui rédigea un édit mensonger  calomniant Naboth.

Le pauvre homme bien qu’innocent fut lapider comme un scélérat qui aurait maudit Dieu et le roi. Jézabel dit à son mari :« est-ce bien toi le roi d’Israël… que ton cœur se réjouisse. C'est moi qui vais te donner la vigne de Naboth de Jizreel. » La reine voyant bien que son mari ne pouvait dépasser certaines limites. C’est elle qui se hissa au rang de Tyran et de criminel.

La femme apostat ou inique aime le mensonge. Son mensonge prend forme lorsqu’elle convoite elle aussi des places importantes dans sa famille d’abord,  dans la société ou dans l’Eglise.

Et arrivée sur le trône son pouvoir est souvent bien plus tyrannique que celui de l’homme. Elle est plus venimeuse qu’un serpent. Le dicton populaire se réalise : « ce que femme veut, Dieu veut »

En d’autres termes : rien n’arrête la volonté d’une femme déterminée.

Pourquoi a-t-elle ce venin ?

Dans le livre de la Genèse, le serpent  reçoit son châtiment : il a la tête écrasée par le talon de la femme, mais Eve reçoit le sien : son talon toutefois a été blessé. Et dans les faits, comment se traduit cette blessure?

 

Genèse 3 :16 : « tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi. ».

La domination de l’homme exerce une souffrance, comme celle d’une blessure pour la femme. Et cette souffrance lui est odieuse, insupportable. Aujourd’hui nous voyons les effets de cette souffrance à grande échelle. Partout dans le monde occidental et même ailleurs aussi, les mouvements féministes ont pris le pouvoir. Partout le sexe soi-disant faible refuse catégoriquement toute domination. Partout la libération de la femme est synonyme de société saine et supérieure. Dans l’Eglise : les Jézabel abondent et dans le monde : ce sont les Hérodias qui affluent.

Hérodias détestait Jean le Baptiste parce qu’il a critiqué publiquement son mariage incestueux avec le roi Hérode Antipas le tétrarque. Hérodias va alors utiliser sa propre fille, Salomé pour atteindre ses buts criminels. Lors d'un banquet, la jeune Salomé danse devant le roi. Charmé, et un peu éméché sans doute Hérode lui promet sous serment de lui donner tout ce qu'elle veut. Salomé court demander conseil à sa mère. Hérodias y voit l'opportunité parfaite et lui souffle de réclamer immédiatement la tête du prophète Jean Baptiste sur un plateau. Hérode, piégé par sa propre promesse publique et le vœu qu’il a fait, est contraint de faire exécuter un homme qu'il craignait pourtant à cause de sa notoriété et parce qu’il n’était pas insensible à ses paroles.

Les récits bibliques ne sont pas écrits juste pour nous montrer la gloire des prophètes, et la méchanceté des impies ; mais pour dévoiler les œuvres de l’iniquité. Les stratégies diaboliques du cœur. Ces stratégies sont des œuvres qui se répètent parce que l’iniquité se répète et agit dans le cœur des hommes comme dans celui des femmes. A travers les différents récits bibliques, la manipulation féminine n'est pas une question de force physique, mais une exploitation fine des faiblesses des hommes qui les entourent (le manque de fermeté d'Achab, son manque de courage et d’autorité ; pour Hérode : Ses hésitations, ses indécisions, la peur du regard des autres). Animée par la ruse du serpent la cruauté féminine atteint des sommets que beaucoup d’hommes n’atteindront jamais. Eve fut séduite par le serpent, mais Eve séduisit à son tour Adam. Adam possède les mêmes faiblesses qu’Achab et qu’Hérode : un manque évident de responsabilité, une certaine forme de lâcheté, et surtout cette envie constante de plaire à sa femme plutôt que d’être fidèle à ses valeurs et de résister au mal.

Alors aujourd’hui, l’ordre divin déplait à tous. L’idée d’une soumission d’un sexe vis-à-vis de l’autre passe pour de la régression et même pour de la perversion. La femme comme l’homme refuse que l’un soit dominé par l’autre. les faux prophètes, eux, crient au progrès. Ils annoncent des temps de justice et de paix. Une nouvelle ère où la femme sera l’égale de l’homme.

Les hommes quant à eux, ne sont pas pires ou meilleurs qu’avant. Ils sont dictés par les mêmes vieux désirs de leur nature charnelle : Pourvu qu’ils continuent à plaire aux femmes. Mais la femme a pris un pouvoir qui déjà enflamme le monde. Partout elle agit en sous main ou à la  vue de tous. Quand un homme de pouvoir parait en premier plan, attention à la femme derrière qui agit et élabore ce qu’elle a projeté. Derrière un nombre incalculable d’affaires à scandales faisant chuter des sommités masculines (des stars du show-bizz, des hommes d’affaires, des ministres, des hauts fonctionnaires), ce sont des femmes et leurs mouvements féministes qui mettent au sol la domination masculine. Les uns tombent pour viol, les autres pour pédophilie, d’autres pour abus sexuels sur mineur en bande organisée ; d’autres sont tout simplement remercié en pleine gloire pour être remplacé dans leur fonction.

Parallèlement la loi de l’équité homme femme est annoncée et légalisée. L’ONU en a fait son texte fondateur dès 1945.  Je cite : « Aucune restriction ne sera imposée à l’accès des hommes et des femmes, dans des conditions égales à toutes les fonctions ». En 1979 une charte des femmes est rédigée : « La déclaration internationale des droits des femmes » qui exige de la part des Etats, des actions concrètes pour lutter contre les inégalités et les maltraitances faites aux femmes.

Les femmes ainsi sortent officiellement de leur condition de subalternes pour atteindre les plus hautes fonctions sociales. A première vue, c’est une très bonne chose de rétablir l’égalité des droits. Mais si l’on regarde de près l’équité, la dérive est inévitable. Un gouvernement 50% d’hommes et 50% de femmes ne garantit pas de son efficacité. On ne recrute plus selon la compétence mais selon la loi de l’équité.

Pour moi, il n’est pas question ici de savoir qui fait justice, mais de montrer comment la femme tire les ficelles de son combat contre l’homme. Elle obtient ce qu’elle veut. Elle a cet esprit du serpent qui l’a rend rusé et habile dans ses stratagèmes pour arriver à ses fins.

Le mensonge prend alors l’apparence d’un plan très bien ficelé. L’homme n’a pas conscience vraiment de ce qu’il est en train de cautionner et de faire. Sans le savoir, il donne l’arme à la femme pour qu’elle l’exerce contre lui. Celle qui passait pour être remplie de faiblesse est plus forte que l’homme qui se croit fort par sa stature, parce qu’elle agit comme Hérodias et Jézabel. Elle étudie les points faibles de l’homme, se joue de ses faiblesses et quand le moment favorable arrive, elle le met à terre sans ménagement et sans aucune pitié.

La femme du monde a cet esprit du serpent qui la rend vengeresse. Elle ne veut pas n’importe qu’elle victoire. Elle veut celles que les autres femmes n’ont pu obtenir en étant dominées par l’homme durant des siècles.

Mais, pourquoi son attitude est-elle importante aujourd’hui ? Parce que les jours deviennent plus ténébreux et la noirceur est accentuée par la volonté de vengeance féminine sur l’homme. La cruauté, la tyrannie, le manque d’empathie prend des proportions inimaginables à cause de ce renversement de situation.

Pour nous disciple de Jésus-Christ qu’avons-nous à faire face à ce raz de marée qui arrive sur le monde ?

Nous n’avons rien à faire si ce n’est à être. Nous savons qu’en Christ personne ne domine sur l’un ou l’autre mais que nous sommes tous soumis les uns aux autres selon ce que l’Esprit Saint donne à chacun. Nous savons donc que Christ ne permet pas à la femme de dominer sur l’homme mais qu’elle se voile en sa présence. C’est-à-dire qu’elle se montre discrète, respectueuse et soumise. Ce n’est pas un commandement du Seigneur, mais c’est la nouvelle nature en Christ qui inspire et suscite une telle relation. De même l’homme inspiré ne cherche pas à plaire à sa femme ou aux autres femmes.

Il n’est pas Salomon qui pour plaire à ses nombreuses concubines étrangères (qui lui offrait leur corps, leur tendresse et leur admiration), se tourna vers leurs dieux païens. Salomon construisit même des hauts lieux pour leurs divinités, permettant à ses femmes d’y offrir des sacrifices.

Sous prétexte de faire plaisir aux femmes, l’homme spirituel n’a pas à se soumettre à elles.

Son intention est de plaire à Dieu même si cela déplait au sexe féminin, il ne changera pas sa position pour cela. Personne ne cherchera à profiter d’un ministère ou d’une position qui lui donne de l’importance pour dominer.

Or, ne soyons pas crédule, nous savons aussi que dans l’assemblée les Ruth et les Esther sont aussi rares que les pierres précieuses. Et puis tous ne respecterons pas la loi de Christ. A un moment la tyrannie du monde essaiera de diviser les assemblées. La morsure du serpent se fera ressentir. C’est là qu’il faudra user encore plus d’amour, de fermeté et de persévérance en Christ. C’est là que notre foi grandira ou s’effondrera face aux persécutions.

L’apôtre Pierre nous met en garde : « Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu; non pour un gain sordide, mais avec dévouement; 3non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau. 4Et lorsque le souverain pasteur paraîtra, vous obtiendrez la couronne incorruptible de la gloire.

5De même, vous qui êtes jeunes, soyez soumis aux anciens. Et tous, dans vos rapports mutuels, revêtez-vous d'humilité; car Dieu résiste aux orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles…veillez. Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. 9Résistez-lui avec une foi ferme, sachant que les mêmes souffrances sont imposées à vos frères dans le monde (1 Pierre 5 :3-9).

Ce combat se gagne grâce aux hommes mais aussi aux femmes. Tous deux ont une part égale dans le combat. Chacun doit  user de spiritualité, d’amour et de fidélité pour obtenir cette couronne. C’est-à-dire : Pour être cet agneau, ce caractère de Christ qui est la gloire de Dieu.

Amen

dimanche 12 octobre 2025

PLUS BESOIN DE PROPHETE POUR L’EGLISE ?

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Par Eric Ruiz

D’abord, avant toute chose, ne croyez pas que je suis un chrétien lassé de tout ou que je suis résigné. Il n’en est rien, je ne suis pas dépressif, ou dans le découragement, sinon je n’aurai pas fait ce message d’avertissement.


Eh oui il est nécessaire encore de rétablir la nourriture qui a été mangée et qui n’est plus servie à table.

Les croyants dans les Eglises évangéliques ou les Eglises dites protestantes, dans l’ensemble, ne croient pas aux prophètes. Même s’ils affirment le contraire, leur croyance témoigne de ce dénigrement. Parce que, et c’est contradictoire mais beaucoup d’entre eux croient (plus que jamais) dans ce ministère d’Ephésiens 4 :10-11 : « Celui qui est descendu, c'est le même qui est monté au-dessus de tous les cieux, afin de remplir toutes choses. 11Et C'est aussi lui qui a établi les uns apôtres, les autres prophètes,».

 

UN  PROPHETE MONTRE LES TENEBRES DE CEUX QUI SE CROIENT DANS LA LUMIERE

 

Mais venons à l’essentiel. Jésus avait bien sûr l’esprit des prophètes. Cet esprit, il n’est pas venu l’abolir ou se l’accaparer. Avec l’esprit prophétique, il annonçait (comme eux les prophètes avant lui) des temps de malheurs aux scribes et aux pharisiens ; il dévoilait les zones d’ombre, les ténèbres pour des croyants se ventant d’être dans la vérité et la lumière.

Jean 3 :19 « Et ce jugement c'est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. »

Aujourd’hui, annoncez les ténèbres  comme Jésus de Nazareth le faisait! On vous rejette. Pourquoi ? Parce que les œuvres sont mauvaises. L’évangélisme chrétien (entre autre) met la bénédiction en avant avec la doctrine suivante sans cesse répétée: C’est le sang du Christ qui a tout payé par son sacrifice sur la croix.

Résultat : les prédications annoncent comment être davantage béni, comment avoir plus de force et de puissance, comment avoir plus de dons, comment entrer dans la présence de Dieu pour être davantage exaucé etc.

 

 Un peuple NU et sans EQUIPEMENT (voilà ce qu’ils sont)

 

On est  dans le PERFECTIONEMENT DES SAINTS,  qui est certes une bonne chose si on prend ce perfectionnement à la lettre, car dans le texte grec d’Ephésiens 4 :12,  « perfectionner » va dans le sens de donner un équipement complet pour atteindre une stature parfaite. Cet équipement Paul en parle un peu plus loin dans sa même épître, au chapitre 6, où il exhorte les frères : « Tenez donc ferme: ayez à vos reins la vérité pour ceinture; revêtez la cuirasse de la justice; mettez pour chaussure à vos pieds le zèle que donne l'Evangile de paix; prenez par-dessus tout cela le bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du malin; prenez aussi le casque du salut, et l'épée de l'Esprit, qui est la parole de Dieu ». Tout cet équipement sert à lutter contre le mal, à tenir ferme contre lui. Or, tant de croyants aujourd’hui se comportent comme si le mal était déjà vaincu et qu’ils n’ont plus qu’à récolter les fruits de la grâce. Ils n’ont plus qu’à se baisser et tendre la main pour prendre leurs récompenses. Alors qu’ils devraient vérifier ce qu’il manque à leur équipement.

Un équipement qui ressemble à celui d’un soldat prés pour la guerre (Ceinture, épée, bouclier, casque, chaussure.). Parce qu’il y a un combat à mener. Au verset 11 du chapitre 6 Paul dit : « Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable ». Eh bien combien d’entre les chrétiens sont tombés dans les ruses du diable qui leur a fait croire que leur chair était vaincue, que les dominations, les autorités, les princes de ce monde de ténèbres, les esprits méchants dans les lieux célestes ne peuvent plus les atteindre. 

 

VOULOIR PLUS, c’est être NU

 

Mais danger ! Ils n’ont plus la vérité pour ceinture. Aussi avec des reins fragiles ils sont projetés facilement à terre par l’ennemi. Ces croyants ne sont plus dans le jugement d’eux-mêmes mais dans la recherche « du plus ».

« Je veux monter plus haut, avoir un niveau plus haut avec le Saint-Esprit, plus que ce que j’ai actuellement. Plus de miracles, plus de visions, plus d’argent, plus de conversions, plus de dons, plus d’occasions à manifester des œuvres saintes ». Et, ma frustration est bonne car elle me permet de désirer plus.

Le bulletin de santé d’un chrétien lambda pourrait se résumer à : « On est déjà bien portant, mais on vise l’excellence ; On manifeste déjà des qualités de disciple mais on vise l’expertise ». Le croyant se dit être pris dans une spirale qui l’emmène de progrès en progrès. Pour lui tout augmente de façon linéaire : son amour, sa patience, sa bonté, sa foi.

Or, toujours aux Ephésiens, Paul dit : « Voici donc ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur, c'est que vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées. Ils ont l'intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu ».

 Si Paul exhorte ses frères d’Ephèse ainsi, c’est bien qu’ils n’ont plus la ceinture de vérité et que le mal s’est attaché de nouveau à eux. Mais de nos jours où sont les assemblées qui demandent à s’examiner sérieusement ? Qui ose dire que les membres de l’assemblée sont mal équipée, qu’elle est malade, que trop marchent selon la vanité de leurs pensées qui ne voient plus qu’eux-mêmes et plus du tout ceux qui sont en souffrance ? Qui ose dire qu’il faut se lamenter et pleurer sur soi-même et briser son cœur comme on déchire un vieux vêtement usé ? Ceux qui sont en souffrance d’ailleurs n’osent en parler, ils ont peur d’être jugés et d’être traités de briseur de joie, ou de rétrograde. Ou bien on va prier pour eux comme si on leur injectait un vaccin. On prie comme si on les vaccinait d’une maladie contagieuse. Ils doivent devenir comme les autres de l’assemblée, immunisés contre les virus, immunisés contre le mal. Bref on leur demande de se résigner à vivre comme ils sont et d’accepter leur souffrance.

 

AVOIR TOUT et REJETER  la guérison d’un PROPHETE c’est aussi ETRE NU

 

Et comme c’est le temps du bonheur et de la récolte, on passe d’ailleurs beaucoup de temps dans la musique ou les chants de louange, les prières collectives. C’est le temps que les protestants ont nommé : « la dispensation de la grâce », ce temps où Jésus ne cesse de purifier le  pécheur, puisqu’il n’y a plus de condamnation pour lui s’il s’est mis à croire. Les prophéties de ces assemblées (parce qu’il y en a toujours) renvoient au temps de gloire très proche où Jésus revient prendre son Eglise ; et majoritairement on n’annonce que des temps de gloire à venir. Pour eux, quand Jésus dit : «  Le fils de l’homme trouvera-t-il à son retour la foi sur la terre » 

Ce verset ne leur est pas destiné. C’est pour les autres, ceux qui ont une autre doctrine. Leur doctrine à eux est parfaite, elle vient de Christ ;  et puis un enlèvement de l’Eglise épouse est proche. Essayer de dire à des croyants qu’ils ont besoin de lumière alors qu’ils sont persuadés de n’avoir besoin de rien. C’est comme dire à un croyant qu’il est tiède alors qu’il se croit lui bouillant. C’est comme dire à un voyant qu’il est aveugle …et pourtant c’est bien ce que disait Jésus « aux pharisiens qui lui demandaient s’ils étaient eux aussi aveugles «  Nous aussi, sommes-nous aveugles? (demandèrent-ils) Jésus leur répondit: Si vous étiez aveugles, vous n'auriez pas de péché. Mais maintenant vous dites: Nous voyons. C'est pour cela que votre péché subsiste ». 

Mais aujourd’hui un prophète qui affirme que le péché subsiste dans les Eglises, c’est comme mettre un coup d’épée dans l’eau.

Parce que de nos jours, le ministère de prophète est jeté aux oubliettes. Ce ministère ne sert qu’aux autres, aux nations, aux impies du monde. On prophétise sur le monde. On prophétise sur les athées, les musulmans, les extrémistes en tout genre, sur les pratiques contre nature (entre parenthèse ne plus avoir la vérité pour ceinture n’est-ce pas aussi contre nature pour un chrétien ?). Bref, le jugement c’est pour eux. D’ailleurs dit-on, eux ils connaissent déjà le jugement de Dieu quand ils sont pourchassés à mort…et puis, ce n’est pas fini, ils vont connaitre les 7 fléaux de l’Apocalypse.  Mais un prophète pour leur assemblée… vous n’y pensez pas. Si un se présente, on ne le laisse pas s’exprimer, on le bâillonne, pire il est moqué, insulté. C’est comme si ce prophète venait nous annoncer de mettre la lumière alors qu’il fait grand jour. On le traitera  de décalé, d’aveugle ou de fou.

On lui hurlera : « va te repentir toi-même ! »

Le fait de chasser les prophètes permet aux prédicateurs et prédicatrices du moment (ne les oublions pas) de culpabiliser celles et ceux qui attendent autre chose de la foi. On leur dit : Arrêter de vous poser des questions, et écoutez nos réponses :  ici c’est le plein évangile. Ici c’est la grâce de Dieu, le temple du Seigneur. Le lieu très saint établi par Jésus-Christ. Ici c’est le prolongement de l’Eglise de Jérusalem ; ce que Simon Pierre a reçu de Jésus lui-même. Avec cette arrogance spirituelle mit en avant, c’est le bouclier de la foi qui est jeté au sol. On piétine son casque, on n’arrache sa ceinture,  et on part pieds nus sans épée pour combattre. Plus de protection divine. La chair parle à la place de l’esprit. Et la chair ne protège pas du mal, elle l’attire à soi.

Dieu a alerté Israël avec le prophète Jérémie de la même façon qu’il avertit l’Eglise aujourd’hui. L’histoire est une simple répétition.

Jérémie chapitre 2 : «Va, et crie aux oreilles de Jérusalem: Ainsi parle l'Eternel: Je me souviens de ton amour lorsque tu étais jeune, De ton affection lorsque tu étais fiancée, Quand tu me suivais au désert, Dans une terre inculte. Israël était consacré à l'Eternel, Il était les prémices de son revenu; …ainsi parle l'Eternel: Quelle iniquité vos pères ont-ils trouvée en moi, Pour s'éloigner de moi, Et pour aller après des choses de néant et n'être eux-mêmes que néant?... Je vous ai fait venir dans un pays semblable à un verger, Pour que vous en mangiez les fruits et les meilleures productions; Mais vous êtes venus, et vous avez souillé mon pays, Et vous avez fait de mon héritage une abomination. »

Alors ne soyons pas arrogant ; Si nous nous sentons démuni, privé d’équipement et que le mal a autorité sur nous, revenons au premier et au deuxième tonnerre. Confessons nos fautes, repentons nous et convertissons-nous une nouvelle fois ou une énième fois.

N’écoutez pas ces faux prophètes qui disent que votre repentance s’est faite lors de votre première conversion et qu’il n’est plus nécessaire alors de se repentir à nouveau, parce que le sang de Christ fait le reste : il vous lave et vous purifie. Ils prennent l’exemple de Jean Baptiste qui prêchait la repentance en vue du baptême. Et, une fois baptisé, l’Esprit saint vient oindre un croyant rendant la repentance obsolète. Le Saint-Esprit scelle alors le disciple (je vous rappelle que sceller c’est amener la preuve par les actes, c’est authentifier la foi). Donc, si ces faux prophètes disent vrai alors tout ce qui écrit à propos des 7 Eglises de l’Apocalypse est faux.

 

QUE DIT L’ESPRIT DE PROPHETIE  AUX EGLISES? 

 

C’est le livre de la révélation, l’Apocalypse qui parle. Et voilà ce qu’il dit : Celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite dit à l’Eglise d’Ephèse : « tu as abandonné ton premier amour. Souviens-toi donc d'où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières œuvres; ». Pour l’Ange de l’Eglise de Pergame, celui qui a l'épée aiguë, à deux tranchants lui  dit : «  tu as des gens attachés à la doctrine des Nicolaïtes. Repens-toi donc » Celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles dit à l’Eglise de Sardes : «  Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. » ; Quant à l’Amen, le témoin véritable dit à l’ange de l’Eglise de Laodicée : « que la honte de ta nudité ne paraisse pas, mets un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j'aime. Aie donc du zèle, et repens-toi ».

3 Eglises de l’Apocalypse ne trouveront leur salut que dans le fait de se repentir à nouveau. Si un prophète n’est pas écouté quand il dit cela, les dirigeants de l’assemblée ne s’opposent pas à lui mais au Saint-Esprit. Et ils s’opposent à ce que leurs frères obtiennent le salut. Ce sont alors des anti christ. Pour un gain honteux, ils entrainent leurs frères dans les ténèbres.

Ne vous laissez pas entraîner par eux, ayez du zèle, c’est-à-dire ayez un empressement dans l’accomplissement des œuvres justes, cesser de souiller vos vêtements, et commencer par la repentance. « Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises » Amen.