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dimanche 11 janvier 2026

L’UNIQUE CHOSE QUI PLAISE A DIEU

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Par Eric Ruiz

 

Ce matin, du samedi 10 janvier 2026, je n’avais pas encore ouvert les yeux que le souvenir d’un rêve me poursuivait. Une impression étrange d’avoir rêvé toute la nuit.


Dans ce rêve, j’étais d’abord avec un frère que je fréquentais autrefois au sein la communauté chrétienne dans laquelle je vivais. Je lui posais la question suivante : « Pour toi, qu’elle est la chose la plus importante à faire pour plaire à Dieu ? » Il me donna plusieurs réponses. Alors, c’est là que je lui affirmais avec force qu’il n’y a qu’UNE SEULE et UNIQUE REPONSE et pas deux, trois ou quatre. Un homme qui se repent, voilà ce qui plait à Dieu. Or ma réplique sembla le rendre dubitatif.

Puis, je me trouvais en face de mes anciens dirigeants et je ne cessais sans relâche de leur dire en quoi la repentance est la SEULE chose qui plaise à notre Seigneur. Et je n’arrêtais pas d’insister sur le repentir.

Je leur rappelais comment le roi David qui était loin d’être intègre et sans péché plaisait à Dieu…parce qu’il se repentait de ses fautes.

Rappelons-nous aussi Job, qui pendant 41 chapitres essaie d’argumenter, et d’expliquer qu’il rend la justice divine, qu’il est meilleur que les autres ; qu’il a toujours placé Dieu en premier dans sa vie, et qu’il ne mérite pas l’épreuve qui lui arrive… pour admettre finalement au chapitre 42 qu’il s’est trompé, s’est fait des illusions, qu’il ne voit pas Dieu et qu’il se condamne et se repent sur la poussière et sur la cendre.

Sans repentance, on perd son temps, on s’épuise et il est impossible ainsi pour un être humain de plaire à Dieu. Qu’il soit prophète, docteur, apôtre, disciple accompli, ou que sais-je, la repentance est l’unique porte de notre salut.

Il y a un Evangile qui nous éclaire particulièrement : c’est celui de Marc.

L’Evangile de Marc ne débute pas au premier chapitre avec des indications sur la vie de Jésus, mais il commence dès les premières lignes sur ce qui est prédit dans le rouleau d’Esaïe le prophète à savoir : qu’un messager sera envoyé pour préparer le chemin du Seigneur. Ce messager ne prêche pas autre chose que la Repentance. Il ne baptise pas autrement que par le seul baptême de repentance.

L’Evangile de Marc a la réputation d’être plus en actes qu’en paroles, tout en montrant Christ comme le serviteur. Christ est venu non pour être servi mais pour servir (Marc 10 :45). Il se donne en offrande.  Pour un disciple, se donner soi-même en offrande c’est servir Dieu ; et ce service commence avant tout par le chemin du repentir.

De la même façon, revenir à Dieu, après s’être égaré consiste à reprendre ce même chemin de conversion.

Marc verset 1 écrit : « C’est ainsi qu’à commencé la Bonne Nouvelle (ou l’Evangile) de Jésus-Christ… »

Marc est direct, sans détour, il ne laisse aucune place à l’ambigüité : la Bonne Nouvelle de l’Evangile commence par se repentir soi-même. Toute autre action est inutile et nous fait prendre un chemin d’égarement.

Alors, à quoi nous sert-il de faire des vœux de fidélité et de droiture, si nous sommes allergiques à la repentance ? A quoi nous sert-il de parcourir la Bible jour et nuit si l’idée même de la repentance nous est étrangère (plus encore insupportable) ? Et s’astreindre à tant de privations, tant de règles et de lois à suivre à la lettre, pour voir au final la porte du ciel fermée parce que se repentir n’a pas été notre première aspiration. Quel malheur !

Ah, que d’hommes et de femmes ont pourtant annoncé publiquement leur repentance et continue à le faire sans se sentir indigne.

Combien ont montré une attitude de repentie.

Le premier roi d’Israël, le roi Saül, confessa son péché au prophète Samuel. Il avoua avoir transgressé l’ordre de Dieu (1 Samuel 15 :24-31). Il avoua avoir désobéi aux paroles du prophète. Il se prosterna même devant Dieu. Mais, rien n’y a fait. Parce que son principal péché était son manque de repentance.

Saül explique pourquoi il ne pouvait se repentir au verset 29 : « Celui qui est la force d'Israël ne ment point et ne se repent point, car il n'est pas un homme pour se repentir. ». 

Ce verset dévoile la vérité cachée de l’état d’âme du roi. La royauté, le pouvoir, sa fonction hiérarchique, son onction ne pouvaient être comparable avec l’état d’un homme lambada, avec l’état d’un simple citoyen.  Lui, est roi, et possède l’onction divine. Il est au-dessus du peuple. Il est plus fort que lui. La repentance est pour les faibles et non pour les forts. 

Celles et ceux qui pensent être fort avec Dieu ne voient dans la repentance qu’un aveu d’échec ou d’impuissance

Alors, ne voulant pas passé pour des rebelles ou des faux oints, ils font comme ce roi déchu, ils courbent le dos. Ils arborent un visage défait, ils imitent l’être repenti. Mais ils s’arrêtent tous là, à cette fausse démonstration. Ils ne vont pas plus loin. Ils agissent comme ce riche qui avait de grands biens et pour qui Jésus a dit qu’il sera difficile d’entrer dans le royaume de Dieu.

Je ne dis pas cela pour les montrer du doigt afin de les juger, mais pour que eux puissent se reconnaître et qu’ils tombent réellement sur leur genoux.

On ne se détourne pas de ses mauvaises voies en les nommant ou en faisant des efforts pour ne pas y retomber. Mais en brisant son cœur premièrement. C’est ce qu’aime le plus notre Dieu. Il est indispensable de se mettre à nu devant lui. Un état de dépendance absolu devant notre Seigneur. Il ne s’agit pas de compter encore sur une partie de ses forces, ou de regarder autour de soi qui est en état de venir nous aider. Le riche : c’est celui qui compte toujours sur ses capacités, ou sur une situation, sur un conseiller, ou sur des ressources extérieures qui le sauvera de la ruine. Et c’est pourquoi la repentance est si difficile pour lui.

Alors, je sais que certains pensent que je manque de nuance dans mes propos parce que la repentance n’est pas la seule chose qui plaise à Dieu. Que j’ai oublié que la vie chrétienne est remplie d’autres choses. Des choses aussi belles et élogieuses ; Dieu se plait dans la louange, l'amour du prochain, l'exercice des dons, la prière, etc. À ceux-là, je répondrai avec franchise : ne cherchez-vous pas des excuses pour vous convaincre que vos œuvres ne sont pas vaines ?

Je n’exclue pas le reste de la vie chrétienne, mais je refuse de confondre les fruits avec la racine. La vie chrétienne découle de la repentance qui est la condition de validité de tout le reste. Parce la repentance n’est pas une activité, c’est une fondation. La fondation de notre temple personnel. Sans cette fondation nos actes de foi ne sont que du bruit.

C’est donc une porte. Et il n’y a qu’UNE SEULE porte étroite. Parce c’est celle d’un baptême essentiel. Et sans ce baptême de repentance, sans ce tonnerre… tout ce que nous bâtissons se fait sans communion avec Dieu. Sans cette fondation, Job ne se serait jamais sorti de sa tribulation. Elle l’aurait détruit. Sans cette fondation, Jésus-Christ n’aurait pas eu de chemin préparé, il ne se serait pas présenté devant Jean le baptiste pour honorer le baptême de repentance par son propre baptême.

Nuancer, ici ne serait pas être plus ouverts d’esprit mais ce serait apporter une fausse vérité en laissant croire qu’il existe une possibilité différente de venir à Dieu. Un chemin de traverse qui éviterait le brisement de l’âme.

Alors, maintenant si de terribles épreuves vous arrivent. Si ces épreuves vous semblent insurmontables, injustes, et que les forces vous manquent, que la situation semble irréversible, et que vous risquez de tout perdre. Loin d’être une malédiction, c’est une bénédiction cachée qui vous arrive-là. Un rendez-vous plutôt qu’une impasse. Pourquoi ?

Regardez bien, la situation : n’est-elle pas idéale pour une repentance ?

En étant totalement submergé, et nu devant l’épreuve, vous ne dépendez plus que de Dieu seul ; Et la porte de votre salut peut alors s’ouvrir et un nouveau chemin de délivrance se dévoiler devant vous.

Cette épreuve, cette tribulation aussi terrible qu’elle puisse paraître, Dieu l’a connait pour l’avoir laissé apparaitre. Il l’a vu comme votre point de salut. Et il s’en réjouit d’avance.

Figurez-vous que caché dans ces montagnes infranchissables, il se trouve un petit chemin aplanit que Dieu souhaite vous montrer. Alors ne perdez pas courage, Dieu n’est pas un Dieu qui attend votre chute. Il est là, la main tendue près à relever un peuple à genou.

Et il relève celle ou celui qui se repend.

Amen

dimanche 27 avril 2025

LES 7 COMMENCEMENTS DE LA FOI

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Par Éric Ruiz

 

 La nouvelle naissance spirituelle. Elle nous fait revêtir l’homme nouveau.

Certes, nous sommes réellement une nouvelle créature ; Et cette nouvelle créature débute par l’esprit. Un nouvel esprit est né : Christ en nous. 

Mais en marchant en Christ, nous allons passer d’un renouveau à un autre. D’un commencement à un autre. La créature de foi va évoluer dans sa nouvelle naissance.  

Or, cette nouvelle naissance est expliquée très succinctement par Jésus à Nicodème (Jean 3) qui lui apprend qu’il doit naitre d’eau et d’esprit. Il ne lui dit rien d’autre. Il laisse planer un mystère qui a donné mille interprétations.

Jamais Jésus-Christ n’a eu l’intention de réduire cette naissance à un évènement unique et accompli : c’est le début d’un processus de transformation. Il peut débuter à un moment donné et puis s’arrêter-là. Mais le but de ce processus est d’aboutir à une autre réalité. Laquelle ? Et comment comprendre cette réalité ?

 

Prenons tout d’abord l’exemple d’une maison. Notre être spirituel se bâtit comme les étapes de la construction d’une maison. Le nouvel être qui nait à partir de notre repentance et de notre conversion a posé les fondations de notre maison. Cette fondation est essentielle. Mais elle est un point de départ, elle ne s’arrête pas là dans notre édification. Chaque nouvelle partie de la maison se construit comme un nouveau commencement. Chaque étage, une nouvelle entreprise. Les fondations ne ressemble en rien au premier étage, qui ne ressemble pas au deuxième et ainsi de suite jusqu’au toit qui est en tout point différent des autres étages. Et le toit vient comme couronner le bâtiment, comme le sceller.

En tout, il y a 7 nouveaux commencements.

Pourquoi 7 ?

Parce qu’il y a 7 tonnerres divins qui ont fait entendre leur voix (Apocalypse 10 :3).

Et ce mystère caché s’accomplit uniquement si le disciple ne se complait pas dans sa situation, si le disciple cherche à évoluer vers son accomplissement final et parfait.

Voilà ce que dit Jésus : Matthieu 7 : 24 : « C'est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc ».

Bâtir sa maison sur le roc consiste à suivre des étapes spirituelles essentielles : 7 tonnerres (7 puissances), 7 marches (comme 7 chapitres), 7 mises en pratique de la foi.

Ces tonnerres sont de nouveaux actes de la foi. J’insiste, ce ne sont pas des croyances, ou de nouveaux rites religieux révélés. Mais des actes de foi. Naitre d’eau et d’esprit consiste à réaliser ses actes de foi.

 

Première fondation : le jugement. La remise en question de soi-même. La prise de conscience de ses ténèbres va provoquer des actes inhabituels. Ce fondement est suivi d’un autre, la repentance, puis vient la conversion, ensuite la justice qui amènera à exprimer des actes de pardon, de réconciliation, d’entre aide. Le cinquième tonnerre est lui-aussi un nouveau commencement avec le baptême d’esprit. Le sixième, qui concerne cet état d’adoption par notre Père céleste est lui aussi une nouvelle étape qui nous amènera à vivre des évènements très différents des autres. Et enfin cette dernière étape qui montre la fusion parfaite entre l’Epoux (le Père) et son épouse (ses fils semblable à son fils unique Jésus-Christ).  Cette dernière étape, elle-aussi, est en tout point, différente des autres.

 

Alors bien-sûr, il y a le roc, c’est-à-dire les matériaux de construction ; eux ne changent pas. L’eau et l’esprit issus de la grâce que nous avons reçues et manifestés dès le départ ; l’eau et l’esprit nous amène à la maturité. Car le passage d’une étape à une autre, comme le passage d’un étage à un autre, se fait par la maturation.

 

Pour donner du concret, reprenons l’image de la maison en construction. Un maçon sait très bien qu’il ne peut pas commencer la construction d’un étage supérieur, sans que l’étage inférieur soit consolidé et apte à recevoir une charge plus lourde, sinon tout s’écroulerait comme un château de cartes. Le ciment doit avoir séché. Mais pas seulement. Il est nécessaire que la structure existante puisse supporter le poids supplémentaire d’une surélévation. Un ingénieur en structure devra le plus souvent évaluer la solidité des fondations et des murs porteurs pour s’assurer de la faisabilité du projet. Et cela demande plusieurs semaines, voire plusieurs mois selon les cas.

Eh bien pour chaque nouveau commencement, un délai de temps aussi long est nécessaire. Dieu le Père qui est l’ingénieur suprême, lui-seul évalue nos fondations spirituelles et la solidité de nos murs porteurs (Et Christ en est la pierre angulaire) ; Et comment le fait-il ?

En nous faisant traverser et vivre de nouvelles expériences, de nouveaux projets mais aussi et surtout de nouvelles épreuves, des tribulations plus fortes, plus intenses et beaucoup plus impressionnantes. La maison doit résister à de fortes intempéries (des vents très violents, des inondations, une chaleur excessive, bref un climat des plus hostiles…) ; Matthieu 7 : « 25La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison: elle n'est point tombée, parce qu'elle était fondée sur le roc. ».

C’est pourquoi, un disciple ne doit pas craindre de marcher sur l’eau, parce que l’évolution de sa foi l’amènera à vivre des choses totalement nouvelles et imprévues le mettant fortement à l’épreuve. Je ne suis pas en train de décourager mes frères et sœurs en Christ, mais d’essayer de leur ouvrir les yeux sur le degré de sacrifices qu’il faudra faire pour grandir dans la foi. Ce degré passe par une confiance de plus en plus grande en Christ malgré une réalité devenant de plus en plus sombre et déstabilisante. La confiance en Dieu doit être éprouvée par notre vécu.  

C’est le sens de ce que Jésus dit dans Luc 14 : «28 Car, lequel de vous, s'il veut bâtir une tour, ne s'assied d'abord pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi la terminer, 29 de peur qu'après avoir posé les fondements, il ne puisse l'achever, et que tous ceux qui le verront ne se mettent à le railler, 30 en disant: Cet homme a commencé à bâtir, et il n'a pu achever? ».

Par conséquent, quel échec pour un disciple s’il s’imagine qu’avec Dieu, une fois que les fondements sont posés (repentance, confession de foi, baptême) tout est beaucoup plus simple. Parce que Jésus-Christ a tout payé à la croix et par conséquent que la dépense pour sa maison étant une grâce, elle ne nécessite que peu de sacrifice.

De même, c’est aller droit à l’échec de penser que Dieu repousse tout ennemi loin de nous, c’est aussi incohérent et faux que de penser qu’une maison se construit en premier par le toit.

Aujourd’hui trop d’hommes et de femmes de foi ont commencé à construire et se sont arrêter en chemin, comme trop pensent qu’ils sont nés de nouveau en Christ et par conséquent que leur maison est finie, que le toit est déjà posé et que leurs prières vont repousser l’ennemi pour aplanir leur sentier.

Mais l’ennemi est un bien que Dieu laisse agir pour que le disciple vive une nouvelle expérience de foi.

« Oui, mais Dieu ne permettra pas que son enfant souffre et qu’il soit atteint d’un mal grave » ; cette croyance est fausse, car elle nait et elle est entretenue uniquement par la peur de souffrir.

Croyez-vous que prier pour que les vents ne soufflent pas trop forts, prier pour que la pluie ne produise pas d’inondation, ou que la chaleur et la sécheresse ne produisent pas des incendies, c’est la volonté de Dieu qu’il en soit ainsi ?

Croire que la souffrance, c’est satan, le diable qui en est l’origine et s’opposer en nombre à elle, c’est refuser de grandir dans la foi ; C’est refuser de vivre de nouvelles expériences aussi douloureuses soi-elles. En réalité, c’est déjà montrer que sa maison est bâtie plus sur le sable que sur le roc. Et qu’elle va s’effondrer à la moindre tempête.

Dans la réalité, juste après que les fondations soient posées, la construction s’arrête. La peur des malheurs, les croyances refuges dans des dogmes sans foi, font croire au disciple que la solidité de sa maison bâtie sur le roc le protège. Dieu aurait lui-même posé ce toit insubmersible et inaltérable. Or, c’est notre foi qui agit. C’est une foi qui doit nous aider DANS les catastrophes et non à les éviter.

Parce que ce sont ces 7 matériaux qui chassent les démons et que nous lisons dans Galates 5 :22-23 : Ce sont l’amour, la joie, la patience, la paix, la douceur, la bonté, la bienveillance, qui vont avoir raison du mal.

C’est ce caractère de l’agneau qui chasse les démons. Ce ne sont pas des prières empreintes de peur et de suffisance qui chassent le diable.

 

Alors revenons à Luc 14, à ce que dit Jésus au sujet de cette tour que l’on a bâtie sans vouloir calculer la dépense. Au verset précédent 27 comme au verset qui suit cet exemple de foi, Jésus donne le pourquoi de l’échec. «27 Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple…33 quiconque d'entre vous ne renonce pas à tout ce qu'il possède ne peut être mon disciple. ». Je le répète encore : Que possède un disciple de si important qui le retient dans ce monde ? Chacun pense à l’argent, ou à ses biens, mais il y a des choses plus précieuses : sa famille, mais aussi son propre péril, sa propre santé, (je suis bien placé en ce moment pour le savoir), ou encore (je pense à mes frères du Congo dont la vie est entre les mains des rebelles du M23).

La situation qui nous fait échouer c’est : de ne pas être prêt à mettre sur l’autel des sacrifices ce qui nous est le plus cher, là dans le moment présent. Il nous faut regarder sans s’effrayer, ce qui nous met en péril. La voilà cette dépense dont parle Jésus pour construire cette tour. Cette dépense, correspond à cette mise à mort, qui est cruciale pour notre caractère, afin que la plénitude de Christ vive en nous.

 

Cette plénitude de Christ est révélée par le livre de l’Apocalypse où l’agneau qui a été mis à mort correspond à un être accompli ; et cet être, c’est Christ et chacun de ses disciples (c’est moi, c’est toi, ce ces sont ceux qui souhaitent calculer la dépense juste pour terminer la tour).  Et voyez-vous la voix des anges, des anciens, de plusieurs millions annonçant que cet agneau immolé « est digne de recevoir puissance, richesses, sagesse, force, honneur, gloire et louange. » (Apo 5 :11-12).

Ces 7 éloges (de la puissance à la louange) correspondent chacune individuellement à 7 nouveaux commencements, à 7 étapes qui ne se franchissent pas aléatoirement, comme on le souhaite ou dans le désordre.

Quand je parlais juste avant : que beaucoup pensent avoir atteint le toit de leur maison (la louange et la gloire) alors qu’ils manquent cruellement de force et de sagesse, et qu’ils n’ont pas eu leur vie en péril, cela signifie que l’agneau en eux (le caractère de Christ) est encore loin d’être immolé. Et même pour certains que l’animal, symbole de leur caractère s’identifie plus à un lion qu’à un agneau, au vu de leur instinct prédateur toujours aussi présent.

La course du disciple, j’en avais parlé, n’est pas une course de vitesse ou un sprint final. C’est une épreuve d’endurance qui nous demande de la patience et de la persévérance dans l’effort. Le but n’est pas de franchir à toute vitesse les étapes, mais de vivre chaque moment de foi dans son intégralité et dans ce qu’elle demande de sacrifice, sachant que chaque épreuve fera grandir notre foi et notre amour.

Et  (ce n’est pas fini) l’espérance qui nous anime sera elle aussi confortée. L’espérance d’atteindre cette stature parfaite du disciple. L’espérance doit demeurer avec la foi et l’amour. L’espérance qui doit vivre intensément en nous est : de pouvoir être un jour un sujet de gloire et de louange. D’être loué pour ce caractère de l’agneau immolé, le caractère de Christ ressuscité en soi.

Amen

dimanche 27 octobre 2024

LA NOUVELLE CREATURE DIVINE

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Par Eric Ruiz

 

Avec les 7 tonnerres d’Apocalypse 10, beaucoup de choses ont été dites. Beaucoup de prophéties ont été annoncées. Mais Dieu n’annonce pas le mystère de la fin du monde.

Il annonce le mystère de la nouvelle création, de Sa nouvelle création. Cette nouvelle création débute par 7 tonnerres qui sont une source d’énergie impressionnante émanant des puissances du ciel ; et ces puissances célestes se succèdent les unes après les autres.

Je le rappelle :

1.    Premier coup de tonnerre, la première source d’énergie  c’est  LE JUGEMENT

2.    Deuxième coup de tonnerre, deuxième puissance: LA REPENTANCE

3.    Troisième coup de tonnerre : LA JUSTICE

4.    Quatrième coup de tonnerre : LE RENONCEMENT, LE SACRIFICE

5.    Cinquième coup de tonnerre : LA PURIFICATION

6.    Sixième coup de tonnerre :    L’ADOPTION

7.    Septième coup de tonnerre : LA GLOIRE PARTAGÉE AVEC DIEU

 

La voie des 7 Tonnerres sont des voix (V.O.I.X) mais aussi des voies (V.O.I.E.S).  Nous entendons par exemple la voix de la repentance nous appeler, comme nous allons sur cette voie, sur ce chemin de repentance.

Une parenthèse pour dire aussi que ces 7 tonnerres grondent partout dans la Bible et que Les 7 branches du chandelier comme les 7 Eglises de l’Apocalypse les montrent elles aussi une à une. (Message du 5 mai 2015 : «  les Tonnerres dans les âges de l’Eglise »).

Revenons à la créature née de cette nouvelle création. Elle demeure un mystère caché en Christ.

Le savoir n’est pas si mystérieux que cela, mais c’est de le vivre oui, de le manifester, qui,  c’est vrai est un mystère ; car cela n’est pas donné à tout le monde ; combien d’entre nous ne connaissent que les prémisses, puisqu’ils s’arrêtent au début du processus d’enfantement.

Apocalypse 10 :7 : « mais qu'aux jours de la voix du septième ange, quand il sonnerait de la trompette, le mystère de Dieu s'accomplirait, comme il l'a annoncé à ses serviteurs, les prophètes ».

Beaucoup parmi les chrétiens disent, et persistent à dire que ce mystère n’est pas accompli, qu’il est toujours scellé. Pourquoi ? Parce qu’ils ont les yeux rivés sur ce mystérieux 7ème ange, au lieu d’avoir les yeux fixés sur le mystère de leur sanctification.

« J’entendis du ciel une voix qui disait: Scelle ce qu'ont dit les sept tonnerres, et ne l'écris pas ». Ce mystère restera scellé pour une très grande majorité ; Pourquoi ? Parce qu’ils ne pourront le comprendre qu’en le vivant… et  bien peu le vivront. C’est le sens de ce verset : « Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises! ».

Mais si ce mystère n’est pas accompli alors nous sommes, nous disciples de Christ, les plus malheureux de la terre. Notre espérance est vaine et notre foi est ténèbres et Christ est mort et ressuscité en vain.

Mais revenons sur ce mystère qui n’est pas donné à tous de manifester.

L’ange commande à Jean d’avaler le livre qui révèle des mystères lui aussi. L’ange lui dit : « Prends-le, et avale-le; il sera amer à tes entrailles, mais dans ta bouche il sera doux comme du miel ». 

Le mystère qui n’est pas donné à tous, c’est le goût amer du livre que Jean avale. Au début, dans la bouche, le goût est de miel car le croyant commence à naître d’en haut et puis…l’amertume arrive quelques temps plus tard car le croyant stoppe sa croissance. Ce n’est pas Dieu qui l’empêche de croitre, c’est lui qui laisse le mal croitre plutôt que l’Esprit saint. La parabole du Semeur est tellement lumière. Elle montre que de rares semences arrivent à maturité.  Il y a ceux  «  qui croient pour un temps, et qui succombent au moment de la tentation….ou encore ceux qui se « laissent étouffer par les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie, et qui ne portent point de fruit qui vienne à maturité. ».

Par contre :

« Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un coeur honnête et bon, la retiennent, et portent du fruit avec persévérance » (Luc 8 :15).

Jésus-Christ insiste sur un cœur honnête et bon (bien disposé). Ce cœur fait partie du mystère.

Vous me direz : Ah bon un mystère ? Pourtant un chrétien doit avoir naturellement ce genre de cœur honnête et bon. Eh bien ce cœur est comme un gros diamant pur. Il est très rare sur notre planète. Et ceux qui en parlent le plus sont généralement ceux qui en sont dépourvus.

Alors disons-le au présent de l’indicatif : Un ange sonne de la trompette et le mystère s’accomplit. La créature nouvelle en Christ se forme. Une créature qui se trouve où ? Dans quelle Eglise, parmi quelle assemblée ?

Cette créature a été prophétisée sur beaucoup de peuples, de nations, de langues, et de rois, pas sur une assemblée ou un mouvement religieux particulier… Si bien que nous n’avons pas à chercher où et qui ? Mais à nous sanctifier chacun là où nous sommes.

Oui, Dieu se fait un royaume de sacrificateurs. Mais ce royaume s’accomplit mystérieusement caché parmi les peuples, les nations, les langues et les rois.

 

Le baptême d’eau, la repentance n’est que la deuxième étape de ce processus.  Les cinq  étapes suivantes nécessitent du temps et de la persévérance, une fidélité dans l’épreuve.

Oui, les prophètes en ont tous parlé. Oui, ils ont parlé d’un nouveau peuple, de cette nouvelle race. Dieu parle d’une race d’élue, d’une Israël qu’il a choisi.

Esaïe 44 :3 « Je répandrai mon esprit sur ta race, Et ma bénédiction sur tes rejetons. »

Ezéquiel 37 :19 « Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel: Voici, je prendrai le bois de Joseph qui est dans la main d'Ephraïm, et les tribus d'Israël qui lui sont associées; je les joindrai au bois de Juda, et j'en formerai un seul bois, en sorte qu'ils ne soient qu'un dans ma main."

Vous voyez, Dieu nous dit de quelle façon il forme son peuple, sa tribu, en prenant un peu partout, un peu dans la descendance de Joseph, un peu dans celle d’Ephraïm, dans celle d’Israël pour qu’elle ne forme qu’un seul bois, une seule entité dans sa main. Pour que Juda, l’œuvre de sa louange se manifeste.  

C’est la même prière fervente de Jésus  dans l’Evangile de Jean lorsqu’il dit : « Père saint, garde en ton nom ceux que tu m'as donnés, afin qu'ils soient un comme nous (afin qu’ils ne forment qu’un seul bois, en sorte qu'ils ne soient qu'un dans ta main) ».

Esaïe 11 :12 : « Il élèvera une bannière pour les nations, Il rassemblera les exilés d'Israël, Et il recueillera les dispersés de Juda, Des quatre extrémités de la terre. ».

Attention, avec Jésus-Christ ressuscité tout est devenu nouveau. Cette nouvelle Jérusalem qu’il construit dans une nouvelle terre, n’a rien à voir avec ces juifs qui reviennent en Israël. Cette nouvelle race qu’il affectionne n’a pas de frontière, ni de noms connus. Ce sont des terriens, des païens convertis, des exilés, des dispersés, des laissés pour compte. Il va lui-même les chercher là où ils ont fui, là où ils ont trouvé un refuge, là où on les a laissé vivre.

 Esaïe 65 :9 : « Je ferai sortir de Jacob une postérité, Et de Juda un héritier de mes montagnes; Mes élus posséderont le pays, Et mes serviteurs y habiteront. ».

Ce mystère de cette nouvelle créature est prévu de longue date. Bien avant que la terre soit. C’est même le but de l’Apocalypse. Cet ouvrage, je le redis, ne montre pas la fin du monde, c’est le début d’une nouvelle création. Dieu a prévu dès le départ qu’il y aurait un héritier de ses montagnes. Ce qui veut dire que Dieu fera naitre une race qu’il considère comme étant le plus haut niveau de sa création (son épouse, sa montagne sainte).

D’ailleurs le premier à avoir atteint ce niveau n’est-il pas Jésus-Christ lui-même ? Il est le premier né de cette race d’élue. Et le Saint-Esprit qu’il a laissé après lui n’a-t-il pas ce but : engendrer d’autres fils ?

Genèse 49 :10 " Le sceptre ne se retirera point de Juda, Ni le bâton du commandement d'entre ses pieds, Jusqu'à ce que vienne Schilo, Et c'est à lui qu'appartient l'obéissance des peuples ". 

Cette prophétie concernant Juda, l’une des 12 tribus d’Israël, illustre encore le fait qu’une créature nouvelle dirigera et conduira le peuple.

" Schilo ", c’est le pacifique, c’est celui qui apportera la paix, la tranquillité ; c’est le fils de Dieu, Jésus-Christ en premier bien-sûr. Mais lisons bien ce que dit Jésus : A qui l’évangile s’adresse-t-il. ?" Heureux ceux qui répandent autour d'eux la paix, car Dieu les reconnaîtra pour ses fils ".(Matthieu 5 :9 Bible semeur). La paix, Schilo, c’est ce qui caractérise ses fils. Ils portent la paix en eux et apaisent. C’est par eux aussi que viendra la paix. Ils n’attisent pas les conflits. Ils ne mettent pas d’huile sur le feu .Ils ne condamnent pas, ils ne divisent pas. Ils ont la puissance de réconciliation en eux. Ils réconcilient les familles entre elles. Le mari avec son épouse ; le père avec son fils, la mère avec sa fille,  cousin cousines, parents et beaux-parents. Ses fils réconcilient les adversaires entre eux. Ils ne font pas que de pardonner, ils inspirent le pardon. Ils poussent malgré eux à la réconciliation parce qu’ils portent cette paix comme un étendard.

Par conséquent, la gloire de Dieu c’est sa victoire dans ses fils. C’est ce septième jour, ce jour de repos, celui du sabbat. Dieu se repose de ses œuvres, dans celles de ses fils, ses élus. Ce jour marque le temps parfait et accompli de la rédemption.

Alors, ce message vous condamne-t-il, vous qui doutez ? Non, il ne vous condamne pas, même si vous êtes troublé et que vous vous sentez indigne.

Si vous ne vous reconnaissez pas dans cette paix incarnée, il est temps de vous repentir pour changer de cœur et avoir ce cœur honnête et bon rempli de paix que le Saint-Esprit procure.

Juda est le type du fils de Dieu, il n’a aucune crainte. A lire Genèse 49 :9 « Juda est un jeune lion. Tu reviens du carnage, mon fils! Il ploie les genoux, il se couche comme un lion, Comme une lionne: qui le fera lever? ».

Un lion qui revient de la chasse et qui se couche, manifeste une totale paix. Une confiance très forte. Pour lever un lion, il est nécessaire qu’il ait un grand prédateur. Qui est son prédateur, lui considéré comme étant au sommet de la chaîne alimentaire ? Il n’a pas de prédateur. Personne ne le met en danger. Alors il demeure paisible et serein. Ce caractère du lion de Juda, c’est le caractère des fils de Dieu.

Maintenant, que vient faire le Schilo au milieu de Juda ?, Lorsque l’on prend la racine de Schilo, Shaw law  [sha la] en hébreu, elle nous indique aussi un autre sens, celui de prospérité. La prospérité divine ne se vit qu’avec ce caractère de paix et de réconciliation.

Nous avons lu aussi que Juda possède un sceptre, (Le sceptre ne se retirera point de Juda) c’est-à-dire un bâton en forme de houlette, un ustensile propre au berger qui peut ainsi s’occuper des brebis. Cette nouvelle créature de Dieu possède en elle les attributs d’un berger. Elle aime s’occuper de ses frères et sœurs. Elle veille sur eux. C’est ce ministère de pasteur qu’elle exerce spontanément. Ce ministère, je le rappelle, n’a rien à voir avec ce que la religion nous montre : un pasteur chef, dirigiste et mercenaire. Le pasteur est avant tout un caractère. Et ce caractère fait partie de ce mystère des 7 tonnerres. Ce caractère se manifeste plus qu’il ne se comprend. Dans les faits : c’est aimer naturellement venir en aide à son frère ou à sa sœur sans aucune arrière-pensée ni calcul.

Alors l’Agneau : c’est Dieu et Dieu c’est l’Agneau et ceux qui ont ce caractère ont ce mystère dont les 7 tonnerres crient de leur voie.

Apocalypse 7 :16-17 : « ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif, et le soleil ne les frappera point, ni aucune chaleur. Car l'agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. ». On comprend mieux le sens de ce verset après avoir compris qui est le fils, l’agneau, le schilo, la nouvelle créature divine ; et on comprend aussi par les verbes : être, paitre, conduire ; essuyer, les multiples manifestations divines de ce nouvel Adam.

Alors, mes frères et sœurs, prions chacun pour que ce mystère des 7 tonnerres, cette nouvelle création se manifeste par nous, au milieu de nous, car c’est le grand but de notre vie sur terre.

Amen

 

dimanche 25 août 2024

LA MER N’ÉTAIT PLUS | Apocalypse 21 :1|

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Par Eric Ruiz

La nature témoigne toujours de la sagesse infiniment variée de Dieu. La nature montre dans les moindres détails le salut de notre Seigneur.  Elle révèle ses mystères quand Dieu le décide.


Je parlais récemment avec mon frère Benito du Congo qui se trouvait en train de voyager. Il était dans un bateau pour traverser un grand lac d’une telle étendue qu’il pouvait se croire en pleine mer. Et nous nous sommes mis à évoquer la mer, les iles.

La mer est souvent prise à partie dans la Bible. Il y a presque autant de versets évoquant la mer que de jours dans une année.

La mer est cette partie qui est en nous ou devant nous chaque jour de l’année. Cette grande étendue d’eau en nous fait référence à notre corps qui est constitué de 80% d’eau. Cette eau, c’est la vie. Mais cette eau représente aussi cette étendue infinie des peuples et des générations. La vie des peuples. C’est la multitude des nations au sein desquelles nous sommes nés.  Ce sont ces nations diverses parmi lesquelles nous évoluons à tout instant.  L’étendue d’eau comme le sable de la mer sont incalculables. La quantité d’eau comme le nombre de gain de sable ne peuvent se comptabiliser.

Le but, on le connait « on ne peut mesurer la mer, on ne peut sonder le cœur d’un homme (sauf Dieu) »

De plus, traverser les mers, les océans, les grands lacs c’est comme traverser les nations. Le voyage peut être tranquille par petit temps, comme il peut être un véritable enfer lorsque le vent et les vagues se déchaînent.

On peut se croire à l’abri, protégé parce que le bateau parait insubmersible et que l’équipage est expert en navigation et qu’il est habitué au coup de vent. De la même manière qu’on se croit protéger par la technologie et par la compétence de ceux qui ont le savoir, n’empêche  que… tout d’un coup, en quelques secondes, tout peut basculer et être remis en cause.

Une mer démontée et nous voilà décontenancé face aux éléments naturels. Nous réalisons alors notre faiblesse et notre folie de s’être cru invincible.

« Ô Eternel, tu renverses tes adversaires…au souffle de tes narines, les eaux se sont amoncelés, les courants se sont dressés comme une muraille, les flots se sont durcis au milieu de la mer ».

Ce passage d’Exode 15 :7-8,  est comme d’autres passages sont témoins de l’épreuve qui touche l’ennemi en particulier. La mer renverse les adversaires.

Or, l’adversaire n’est pas toujours l’autre. Nous l’avons été nous, ou nous le sommes encore, voilé par notre déni. Nous le serons peut-être dans le futur si nous ne nous gardons pas du mal.

Nous croyons toujours être le héros et non le traite de l’histoire, mais les tempêtes sont pour tous les humains.

Être pris dans une grande tempête comme l’a été à son époque le prophète Jonas pousse à remettre en cause la solidité de nos convictions, comme pour ceux aussi qui nous entourent. Jonas a dû faire un choix. Confronté à ses démons, il a dû reconnaître son manque de foi et il fut dans l’obligation de se sacrifier pour que l’équipage ne périsse pas. Et l’équipage à la fin s’est tourné vers Dieu.

Quant à l’apôtre Paul, lui aussi a été pris dans une tempête. Mais contrairement à Jonas, c’est sa foi qui a sauvé tout l’équipage. Et une fois débarqué sur terre, les autochtones de l’ile de Malte ne s’en sont pas pris à eux, ils se sont convertis.

La mer, certes est une épopée pleine d’aventure qui nous permet des conquêtes nouvelles ou de nouvelles richesses à extraire, car les iles qui s’y trouvent font  souvent offices de petit paradis ; mais la mer renferme aussi les vestiges, toutes les histoires qui n’ont pas abouties, tous les rêves loupés, tous les crimes dissimulés. Tous les méfaits qui ont été jetés dans la mer de l’oubli.

Alors la mer raconte la réussite humaine comme ses échecs.

Elle ressemble à bien des points à notre être intérieur qui exulte en racontant ses victoires, alors qu’il garde secrètement en lui une multitude de mystères. La mer comme notre âme peut dissimuler de nombreux cadavres, des épaves à l’image des honteux stratagèmes et des complots cachés, mais qui un jour ou l’autre seront vomis à l’extérieur, sur la plage d’un littoral.

Les pensées humaines sont comme les marées, elles vont par-ci par-là, au gré du vent et des courants. Nous changeons d’idées, comme les courants marins. Croyant aller dans la bonne direction, la vérité, nous bifurquons et nous nous égarons par une boussole devenue folle, à cause de nos idoles qui nous rendent aveugles.

Notre état d’âme monte et descend comme les vagues. Un jour dans la joie, le lendemain brisé par la tristesse.

Nous voguons au rythme des marées.

La mer témoigne de notre inconstance… plus même, elle et le témoin vivant de notre infidélité.

Psaume 114 :5 « qu’as-tu mer pour t’enfuir, Jourdain pour retourner en arrière ? ».

Et l’Ecclésiaste dit Chap. 1 :7 : « Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n’est point remplie ; ils continuent à aller vers le lieu où ils se dirigent.» Cette allégorie signifie que la mer, comme nos envies de découvertes ou de conquêtes ne sont jamais rassasiées. Nous aurons toujours ce même lieu vers lequel nous diriger, toujours les mêmes idoles à qui nous raccrocher.

Pourtant, lorsque nous avons été baptisés d’eau, la mer s’est calmée. Les marées ont disparues. Plus d’envie de revenir en arrière ou d’aller découvrir d’autres territoires. Les tempêtes ne ressemblaient plus qu’à une petite brise légère. Tout ce qui autrefois nous déstabilisait c’est apaisé. Car dans les faits notre être intérieur n’est plus assujetti au vieil homme, à cet ancêtre balloté sans cesse par ses passions.

Pourquoi en a-t-il été ainsi avec la foi en Dieu ?

Parce que la mer qui nous limitait ne nous limite plus une fois rassasié par Dieu. Oui la mer est une frontière naturelle aussi. Elle pose une limite physique à notre pays, mais pas seulement. La mer met une limite à notre croissance, à notre héritage. Israël a été limité. Les parcelles de territoire reçu par chaque tribu s’est arrêté à la mer.

Par exemple, Josué a été précis en donnant les limites de chaque territoire. Voilà ce qu’il dit pour la tribu de Juda : Josué 15 :12 : « La limite occidentale était la grande mer. Telles furent de tous les côtés les limites des fils de Juda, selon leurs familles. »

Mais je me dois d’insister sur les nouvelles limites de la nouvelle Israël : Elle ne possède aucune limite. La mer ne joue plus ce rôle.

On va lire Apocalypse 21 :1

« Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n'était plus. ».

Cela signifie, j’en avais parlé que la mer, en l’occurrence le peuple de Dieu ne se reconnait plus dans ce qu’il était avec les 12 tribus d’Israël.  Ce peuple et ses descendants, c’est du passé. Spirituellement, Jérusalem, cette terre sainte n’est plus là où elle est née et où Jésus-Christ est venu.

Mais il y a aussi autre chose : Pour un disciple de Christ la mer n’a plus d’effet sur lui.

Son caractère n’est plus enfermé et contrôlé par ses gènes et ses passions. Les vagues, les marées, les tempêtes ne lui occasionnent aucun changement.

Sans oublié aussi que sa croissance en Christ n’a plus de limite. Être libre en Christ signifie croitre sans limite pour devenir parfait comme notre Père céleste l’est.

Cette croissance, je le rappelle est en 7 étapes, 7tonneres. Du premier tonnerre, le jugement jusqu’au septième, la gloire de Dieu partagée.

D’autre part, l’héritage que le disciple peut recevoir, n’est plus limité non plus : géographiquement comme spirituellement.

Approfondissons ces choses avec Marc 4 :1 : « Jésus se mit de nouveau à enseigner au bord de la mer. Une grande foule s'étant assemblée auprès de lui, il monta et s'assit dans une barque, sur la mer. Toute la foule était à terre sur le rivage. ».

Cette séparation n’est pas hasardeuse. Jésus, volontairement se tient sur la mer et l’assemblée sur le rivage, pourquoi, pourquoi une telle différence ?

Parce que la suite des  propos de Jésus concernent des paraboles que certains comprendrons et pas d’autres.

Jésus montre une frontière. Et lui seul à le pouvoir d’ôter cette frontière. Venir sur la mer à ses côtés, être assis avec lui, dans une position stable, installée, établie, ce n’est pas donné à tout le monde.

«11 Jésus leur dit: C'est à vous qu'a été donné le mystère du royaume de Dieu (il parle à ses disciples); mais pour ceux qui sont dehors tout se passe en paraboles, 12 afin qu'en voyant ils voient et n'aperçoivent point, et qu'en entendant ils entendent et ne comprennent point, de peur qu'ils ne se convertissent, et que les péchés ne leur soient pardonnés. ».

La frontière naturelle de la mer reste encore valable pour la plupart. Mais pour un petit nombre la mer n’existe plus.

Le premier homme qui a montré que cette mer avait disparue, c’est bien Moïse. Moïse en étendant sa main pour ouvrir la mer, la d’une certaine manière fait disparaitre pour pouvoir la traverser à sec. La mer à ce moment-là n’était plus une frontière infranchissable. Par contre pour l’ennemi qui le poursuivait lui et le peuple Hébreu, la mer en se refermant sur les soldats égyptiens a conservé sa fonction de frontière et de barrière infranchissable. Dans les faits, les Égyptiens n’ont pas eu droit à l’héritage divin. Leurs cadavres, vomis par la mer, sont venus s’échouer un à un sur la plage.

La question que chaque croyant doit se poser est celle-ci : « Suis-je sur le rivage ou bien suis-je assis sur la mer dans ma position de disciple de Christ ? ».

Parce que si la mer continue d’exister, il en sortira une bête immonde, un être violent qui n’a de projets que la conquête et la gloire et qui n’a qu’à la bouche que des noms de blasphème, comme nous le décrit Apocalypse 15 :2.

Cette bête se forme naturellement dans chaque personne irrégénérée, comme dans chaque nation qui suit son propre destin. Cette bête grandit jusqu’à sortir de la mer, (c’est-à-dire sortir du cœur de l’être)  pour se montrer et exercer son pouvoir sur les autres.

Alors la mer aussi belle et fascinante qu’elle est, ne doit pas nous dominer. Nous devons lever les yeux vers le ciel car c’est ailleurs qu’est notre destinée.

Souvenons-nous que notre résurrection est la première, elle est céleste, alors que la seconde résurrection, elle, ne doit pas être un objectif car elle est terrestre. « La mer rendit les morts qui étaient en elle, la mort et le séjour des morts rendirent les morts qui étaient en eux; et chacun fut jugé selon ses œuvres » Apocalypse 20 :13.

Les premiers seront transfigurés, leur corps glorifié en un clin d’œil, tandis que les autres, les second seront vomis par la mer, ou rejetés par la terre. Ils revivront une vie terrestre déterminée par leur jugement et avec la mort comme destinée.

Ce destin peu réjouissant devrait nous inciter à redoubler d’efforts et de zèle pour aimer comme Dieu nous a aimés en premier. C’est ainsi que nous marcherons sur la mer en manifestant le royaume de Dieu.

Amen