dimanche 6 juillet 2025

ISRAEL, UNE BENEDICTION PROMISE ET PROHETISEE…SAUF QUE

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Par Éric Ruiz

 

EXISTE-T-IL UNE DOUBLE BENEDICTION ISRAEL-EGLISE ?

 

Récemment le conflit entre Israël et l’Iran a de nouveau suscité une vague de prise d’intérêt irraisonné pour ou contre Israël. Je dis irraisonné, car quoi répondre à ceux qui se retranchent derrière l’accomplissement d’une prophétie biblique ? Israël ne ferait que d’agir guidé par Dieu, guidé par une justice divine qui lui donne le droit d’anéantir comme il le souhaite ses ennemis de toujours.

Quoi répondre à ces chrétiens sionistes qui affirment haut et fort. « Ne connais-tu pas les prophéties bibliques à l’égard d’Israël, le peuple élu de Dieu « ? Ne sont-elles pas en train de s’accomplir ? La création de l’Etat d’Israël le 14 mai 1948 n’est-elle pas l’accomplissement d’une prophétie biblique majeure et aussi le point de départ de beaucoup d’autres ?

Lisons (Genèse 12 1-3) qui est très souvent pris comme l’exemple numéro1 d’une prophétie réalisée en 1948 « L’Eternel dit à Abram, va dans le pays que je te montrerai, je ferai de toi une grande nation et je te bénirai ; je rendrai ton nom grand, et tu seras une source de bénédiction. Je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi »

La promesse faite à Abraham d’avoir une terre promise et que sa descendance sera une grande nation a engendré tout un tas d’idées théologiques devenant de véritables dogmes inébranlables. Jacob dont le nom fut changé en Israël est le petit-fils d’Abraham et par lien de parenté Israël serait la grande nation promise à Abraham.

De plus, aujourd’hui l’Eglise évangélique pour ne pas la nommer a séparé Israël et l’Eglise.

En premier, c’est Israël qui obtient une terre et qui devient une grande nation. Pour les chrétiens, ils seront par la suite, rajoutés au bois d’Israël.

Mais que dit véritablement Genèse 12 :1 : Ce n’est pas la généalogie d’Abraham qui est bénie, c’est la foi d’Abraham. Rachi dans sa traduction hébraïque de la Bible nous donne le sens littéral  de «  par toi seront béni toutes les familles de la terre». Ce sens reviendrait à « un homme de dire à son fils : sois comme Abraham ! ».

Pour être béni nous devons copier le caractère de foi d’Abraham. Tous ceux qui auront la foi d’Abraham formeront un peuple nombreux, une grande nation et seront alors une source de bénédiction pour celle et ceux qui honoreront cette foi.

Alors pour le courant religieux évangélique, il y a les bénédictions pour Israël et il y a celles pour l’Eglise. Plus que cela encore, pour que l’Eglise accède à certaines bénédictions, il est indispensable qu’Israël accède à ses promesses. La bénédiction d’Israël conditionnerait celle des chrétiens.  

D’où la louange aveugle des chrétiens sionistes pour Israël (englobant la nation et tous ses représentants juifs) quoi qu’ils fassent de bien comme de mal.

En clair : le retour de Jésus serait conditionné à la construction du 3ème temple de Jérusalem. Un temple pour les juifs.

Lorsque cette prophétie sera réalisée, alors (seulement après) Jésus reviendra chercher ses Elus.

Première grande hérésie : D’où vient l’idée de séparer Israël de l’Eglise ?

 

LES DOGMES APPORTES PAR DARBY, SCOFILED et LES AUTRES

 

Décidément, nous n’en n’avons pas fini avec la cruauté du faux Evangile.

Un petit retour dans l’histoire des religions. Les réformes perpétuelles et successives que connait l’Église chrétienne ne cessent de vouloir montrer que l’Église est progressiste, qu’elle s’améliore avec le temps et que la révélation l’est aussi, elle montre ce qui sera à la fin des temps. Pour preuve ce dogme a été répandu par plusieurs éminents théologiens à partir du 19ème siècle. John Nelson Darby, Cyrus Ingerson Scofield entre autres se sont appliqués à répandre ces mensonges comme des révélations clés (démontrant encore qu’Israël et Jérusalem sont toujours la véritable pierre d’achoppement dont parlent les prophètes). Les commentaires de Scofield que l’on découvre dès 1909 dans la Bible Segond (l’Edition de 1917 a été publiée à plus de 3 millions d’exemplaire) ont servi de pilier à cet évangélisme sioniste. Scofield écrit dans les commentaires de Genèse 12 :3 que l’homme ou la nation qui lève une voix ou une main contre les juifs suscite la colère de Dieu et la malédiction. Pour les chrétiens le message prend l’allure d’un ultimatum : ils ont une obligation salutaire de soutenir le peuple juif et la nation d’Israël.

Ne pas soutenir Israël pour un chrétien serait un péché quasi impardonnable !

Cette prise de position religieuse très revendiquée depuis le début du XXème siècle, a conduit les chrétiens à prendre des positions politiques tranchées et strict soutenant les juifs dans leur droit à reconquérir la terre de leurs ancêtres. Les évangéliques sont plus fanatiques et passionnés dans leur croyance que ne le sont même les sionistes juifs : « C’est aux palestiniens de capituler et de partir. Les palestiniens se battent pour un projet de nation perdu d’avance. C’est un peuple condamné dès le départ. Toutes les nations qui s’opposent à Israël sont vouées à la destruction ».

Et jouant sur le tremplin de la mondialisation, un nombre important de télévangélistes continuent à semer cette fausse doctrine à tous vents… Plusieurs d’entre eux sont même les conseillers spirituels des chefs d’Etats américains… et malheur aux chrétiens qui ne prient pas pour Israël.

Pardon, mais si nous sommes en Christ, rien que de penser qu’un peuple Elu soit prédestiné au salut quoiqu’il fasse de bien comme de mal devrait nous faire grincer des dents.

Ce faux évangile est pourtant gobé par des millions de chrétiens aujourd’hui. Moi-même, j’ai bu à cette coupe de démons autrefois. Chacun doit se repentir d’avoir laissé son cœur se nourrir par de telles pensées meurtrières et idolâtres.

Maintenant concernant ces fameuses prophéties.

 

LES PROPHETIES CONCERNANT ISRAEL DOIVENT ELLES S’ACCOMPLIR DANS UN FUTUR PROCHES ?

 

« C'est pourquoi dis à la maison d'Israël: Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel…Je sanctifierai mon grand nom, qui a été profané parmi les nations, que vous avez profané au milieu d'elles Et les nations sauront que je suis l'Eternel, dit le Seigneur, l'Eternel, quand je serai sanctifié par vous sous leurs yeux. 24Je vous retirerai d'entre les nations, je vous rassemblerai de tous les pays, et je vous ramènerai dans votre pays » Ezéquiel 36 :22-24

 

Juste une parenthèse pour signaler qu’avec les versets 23 et 24 il y a une condition clairement exprimée : « quand je serai sanctifié ; je vous retirerai d’entre les nations »

Maintenant, à la lecture de cette prophétie d’Ezéquiel, comment ne pas être troublé avec le nouvel Etat d’Israël fondé en 1948. Il est évident que l’émotion a été grande pour beaucoup. Mais pour trouver la vérité,  il ne faut pas s’arrêter à une lecture superficielle des différents textes bibliques.

Car dans les faits « le retour vers la terre promise » n’est-ce pas plutôt un accomplissement politique plus que spirituel ? Car je pense que pour quelques-uns et seulement quelques-uns se fut un accomplissement spirituel, oui ; mais pour le plus grand nombre, la fin d’une diaspora, est devenu le fruit d’une décision politique très forte et très attendue.

Le mouvement politique sioniste a atteint des sommets de popularité après la seconde guerre mondiale. Les idées de mouvement nationaliste fondé sur un sentiment national juif puissant qui devait permettre d’obtenir pour les juifs un état en Palestine, sur la terre de leurs ancêtres s’est imposé pour beaucoup comme une évidence surtout après la tentative du génocide allemand, les nombreux pogroms et les diverses persécutions que les juifs ont subi dans le monde et pour finir en réponse à la montée de l’antisémitisme en Europe.

Le résultat d’un nouvel Etat d’Israël, c’est la victoire d’un courant nationaliste issu de laïcs, de socialistes et de religieux juifs, soutenus par un sionisme chrétien fort. Est-ce un peuple qui a été touché par la grâce de Dieu ? Est-ce un peuple qui a sanctifié le grand nom de Dieu et qui s’est repenti d’avoir profané son nom (comme on l’a lu dans Ezéquiel) ?

Justement, revenons au texte d’Ezéquiel au chapitre 36 : la vraie question se trouve justement posé par l’Eternel dans le texte, par ces mots : »je serai sanctifié par vous sous leurs yeux. ».

C’est la condition indispensable pour être rassembler par Dieu.

Or, qui parmi les israéliens revenant sur la terre de leurs ancêtres sanctifiaient Dieu et son grand nom ? Qui le sanctifiait au point que les nations non juives s’en aperçoivent ?

La suite du texte d’Ezéquiel est aussi sans détour : (c’est toujours le Seigneur l’Eternel qui parle et dit : » Je répandrai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés; je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles. 26Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau; j'ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. 27Je mettrai mon esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois ».

Certes cette prophétie touche un peuple nombreux, mais c’est comme avec Moïse et les hébreux, une part très petite d’entre eux ont répondu à l’appel d’un cœur nouveau. Et quand nous lisons ces versets, c’est bien l’accomplissement de Jésus-Christ (sa vie et sa résurrection) qui vient purifier un peuple. Un peuple qui s’est sanctifié : et parce qu’il s’est sanctifié, et qu’il a mis à part le grand nom de son Dieu sauveur, alors Dieu a mis son esprit en lui. N’est-ce pas ici la prophétie d’union des âmes à Christ ? La maison d’Israël n’a-t-elle pas alors fusionné avec la maison de Christ (l’Eglise) ? La prophétie ne dit-elle pas plutôt cela : Dieu ramène dans son pays (son royaume) tous celles et ceux qui se sont sanctifiés et qui étaient dispersés parmi les nations ?

Son pays, son royaume se trouve où alors ? En Israël, sur les terres cananéennes données à Josué?

Jésus a dit : mon royaume n’est pas de ce monde. Son pays se trouve en lui, en Christ. En Christ nous retrouvons nos racines. En Christ nous retrouvons notre identité, ainsi que nos frères et sœurs dispersés.

LA MAISON d’ISRAEL est DEVENUE LA MAISON DE CHRIST (UNE SEULE ET UNIQUE MAISON, un seul et unique royaume).

Ephésiens 2 :11-16 « C'est pourquoi, vous autrefois païens dans la chair, appelés incirconcis par ceux qu'on appelle circoncis et qui le sont en la chair par la main de l'homme, souvenez-vous … Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ. 14Car il est notre paix, lui qui des deux (païens et circoncis) n'en a fait qu'un, et qui a renversé le mur de séparation, 15l'inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux (païens et circoncis) un seul homme nouveau, en établissant la paix, 16et de les réconcilier, l'un et l'autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l'inimitié. »

Christ a tout réconcilié et accomplit, il a réconcilié en lui ceux qui s’opposaient entre eux.

Qui s’opposaient ? circoncis et non circoncis, c’est pourtant clair. Qu’avons-nous à attendre des juifs si nous sommes en Christ ?

Le chandelier qui était dans les mains d’Israël ne l’est plus. Ce chandelier, Christ l’a récupérer pour le donner à ceux qui aiment ses commandements. Ceux qui ont abandonné Dieu, qui ne se repentent plus, ceux-là n’ont plus de chandelier. Au croyant de l’Eglise d’Ephèse Dieu leur dit : « Souviens-toi donc d'où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premières oeuvres; sinon, je viendrai à toi, et j'ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes » (Apocalypse 2 :5)

Les repentis, ceux qui ont gardé ou retrouvé leur premier amour en Christ, ceux-là ont obtenu le chandelier. Ils sont alors la lumière du monde qu’ils soient à l’origine juif ou grec, peu importe (puisqu’il n’y a plus de distinction de races, de religions et de racine en Jésus-Christ).

Si des prophéties existent toujours, elles sont en faveur de celles et ceux qui ne se préparent pas suffisamment à son avènement ou pour celles et ceux qui ont besoin d’encouragement pour persévérer. De nos jours s’attendre à ce que Christ repose ses pieds sur le mont des oliviers, c’est s’attendre à l’idolâtrie, à bannir la foi et à louer des manifestations surnaturelles.

 

Maintenant au sujet de LA RECONSTRUCTION DU  3ème TEMPLE QU’EN EST-IL ?

 

Déjà quel absurdité que de croire qu’il y aura sur terre deux temples. Un temple physique et visible à Jérusalem et un autre spirituel invisible en Christ.

« Les Juifs dirent (à Jésus de Nazareth): Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, en trois jours tu le relèveras! 21Mais il parlait du temple de son corps. » (Jean 2 :21)

Jésus-Christ a bien parlé de détruire le temple et de le reconstruire en 3 jours, mais il parlait bien d’un seul et unique temple spirituel, celui de son corps.

« Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous? 17Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira; car le temple de Dieu est saint, et c'est ce que vous êtes. » ( 1 Corinthiens 3 :16). C’est celui-là, c’est ce temple-là qu’il faut reconstruire.

Le sionisme judaïque lutte avec les prophéties bibliques pour essayer d’asseoir son pouvoir en Israël, cela reste compréhensif après tout. C’est le moyen spirituel qu’ils ont, vu qu’ils n’adhérent pas à Christ et qu’ils réfutent le fils de Dieu comme Messie.

Mais leur chemin ne cesse d’être semé d’embûches et de catastrophes. D’ailleurs dans les faits ils produisent ce qu’ils essaient d’éradiquer. Voulant la paix, ils n’obtiennent que la guerre. Eux, ils attendent un Messie à leur image. Mais un disciple de Christ s’il croit que sa bénédiction est reliée à celle d’Israël, il reste dans la confusion la plus totale.

 

 JUDA & JUDEENS, un peuple ou un caractère spirituel ?

 

« Le salut  vient des juifs » (Jean 4 :22). N’oublions pas que le mot juif a été rajouté dans nos bibles. C’est IOUDA, juda le mot d’origine. Le salut vient de IOUDAIOS, des judéens. Et Juda est une tribu d’Israël, pas un système religieux semblable aux juifs. C’est une petite portion de croyants qui a été dispersée dans le monde entier. Les vrais Judéens (N.T) sont ceux qui ont la foi d’Abraham et l’esprit de Christ en eux.

La « Juda » de Dieu est spirituelle. Le Seigneur a mis une marque invisible sur le front de son peuple, et il sait où chaque brebis lui appartenant se trouve. "Juda" est cette marque de reconnaissance des Elus.

Leur rassemblement se manifeste d’une manière spirituelle et non impulsée par le politique ou la religion.  Et Jésus-Christ dans Matthieu 5 :5 nous montre qui a cette marque : «Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre! »

Qui héritent véritablement d’une terre ? Les débonnaires, c’est-à-dire ceux qui usent de conciliance, qui usent d’une grande bonté et qui portent secours à leur prochain. Voilà le caractère judéen. Le vrai juif, ou être comme Abraham, c’est le débonnaire.

Amen

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dimanche 22 juin 2025

L’AVENTURE, UNE REALITE POUR LE CHRETIEN ?

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Par Éric Ruiz

 

L’AVENTURE

 

Proverbes 19 :21 «  Il y a dans le cœur de l'homme beaucoup de projets, Mais c'est le dessein de l'Éternel qui s'accomplit. ».


Le dessein de l’Eternel  si l’on se fie au sens littéral hébraïque, fait appel à une décision, mais bizarrement pas forcément une décision prise en solo mais à plusieurs. Comme s’il y avait un engagement de plusieurs forces pour un même projet. Dieu s’unit. C’est une union entre deux esprits pour une seule âme. Une union entre son esprit et le nôtre.

Alors peut-on ramener les desseins de Dieu à une aventure dont l’homme serait le principal sujet ?

D’abord, parler d’aventure et de vie chrétienne semble tellement absurde dans l’esprit des croyants en général. Pourquoi ?

Parce que la notion « d’aventure » est tellement reliée au divertissement, à ce qui est excitant, inconnu, propre à la jeunesse ; une jeunesse qui aime les expériences inhabituelles, présentant des risques, aller là où l’on n’est jamais allé. S’évader, partir sans but, sans argent, sans savoir de quoi sera fait le lendemain et se laisser guider par son instinct et par les rencontres du moment.

Toutes ces formes de projet sont propres à un âge qui aime casser avec la routine et qui aime le jeu comme dans une aventure amoureuse où on joue avec les sentiments des autres….

 

Alors ce comportement est forcément révolu pour le chrétien. Pour lui, la foi c’est du sérieux ; on ne joue pas avec ce genre de jeu. Peu de place à l’imprévu. Sa vie est ordonnée, et même les heures et les jours sont dictées par des routines. Ne jamais se lever et se coucher sans prier ou lire un verset de la Bible ; Ne jamais terminer sa semaine sans aller à l’église ; Les temps libres doivent être des moments où l’on se consacre à un projet commun de l’église comme un temps collectif où l’on part évangéliser, où encore un temps destiné à faire un pèlerinage ou que sais-je.

Une parenthèse pour dire que le pèlerinage n’a que de petits côtés aventureux. C’est un voyage organisé, dont les étapes sont sélectionnées à l’avance, avec des passages dans des lieux précis parce qu’ils revêtent une signification spirituelle ou religieuse et où on laisse toutefois une petite part à de nouvelles rencontres.

Mais rejeter l’aventure spirituelle c’est annuler la parole de Dieu au profit des traditions (Matthieu 15 :6).

Parce que loin de dénigrer tout ce que j’ai dit plus haut sur les routines, l’aventure va beaucoup plus loin ; elle nous plonge littéralement dans le lâcher prise et l’inconnu.

Or, le don de la foi nous permet des prouesses. Quelles prouesses peut-on faire en s’abandonnant à l’aventure ?  

L’aventure, je pense que ce mot, je l’ai très bien choisi parce qu’il va beaucoup plus loin que les préjugés qui s’y rattachent.

L’aventure : c’est l’expression même du Saint-Esprit. On ne sait où il va nous conduire et surtout, tout est imprévu et il y a une prise de risque réelle. Notre vie peut-être en danger.

L’aventure chrétienne c’est une confrontation avec trois choses : l’inattendu, le risque et la découverte.

Qui pourrait aimer ce genre d’aventure ? Dans les faits, peu de personne ; mais la foi nous fait vivre des évènements que notre vue n’a pas soupçonné et même que nous redoutions de vivre.

Les aventures reliées à notre foi nous sortent totalement de notre zone de confort. Nous allons repousser nos limites et remporter de grands défis physiques comme émotionnels.

 

MON AVENTURE HUMAINE & SPIRITUELLE

 

Cette aventure de la foi je l’ai connu. Depuis plus de trois mois maintenant, je vis, jour après jour dans ce contexte où rien ne s’inscrit dans la routine.

Cette aventure a débuté le dimanche 9 mars 2025 au matin. J’ai ressenti de manière continue des brûlures intenses à la poitrine. Ce fut le début de mon arrêt de travail. Mais aussi le début de longues phases d’inactions. D’abord des médecins urgentistes qui ont posé un mauvais diagnostic. Puis une série de rendez-vous médicaux et d’examen impossible à avoir rapidement. Il m’aura fallu attendre ce jour du 29 mars (donc 20 jours plus tard) pour que je puisse faire cet examen essentiel et pour que la vérité sur cette douleur émane. L’aventure aurait pu alors virer au cauchemar vu le diagnostic établi : Plusieurs artères coronaires du cœur bouchées, j’étais passé à deux doigts de l’infarctus. Ma vie ne tenait à pas grand-chose. Mais notre Dieu m’avait épargné et me préparait dans l’ombre à tout ce qui allait suivre. Sans que je le fasse exprès j’avais réservé sur Paris le soir du 29 un diner au restaurant « l’imprévu » (au 30 boulevard de Bonne nouvelle) avec ma femme et une de mes filles Nohémie (qui signifie ma grâce). A ce moment-là j’ai compris le signe de notre Seigneur qui m’annonçait une bonne nouvelle en associant l’imprévu avec sa grâce.

Cette aventure, je ne l’a vivait pas seule ; le dessein de Dieu prenait forme et mon union avec lui dans cette bataille était plus que palpable… mais cette aventure commençait à mettre sérieusement ma foi à l’épreuve. Quelle suite médicale allait se dessiner pour moi ? Une suite assez douce et rapide ou bien une lourde intervention chirurgicale ?

Mes désirs penchaient fortement pour la douceur et la rapidité. Cela m’était beaucoup plus tolérable. Je priais Dieu que la coupe de la lourde intervention s’éloigne de moi.

Alors les jours continuaient à passer, avec des rendez-vous toujours très difficiles à avoir.

Comme si les médecins faisaient exprès de faire traîner les choses, comme si Dieu surtout me disait que j’avais besoin de temps pour me préparer à la coupe que j’allais boire, c’est-à-dire à ce que j’allais connaitre et vivre.

25 jours plus tard, le 23 avril j’obtenais enfin et non sans mal le rendez-vous attendu. Je passais un examen médical décisif qui aurait pu déboucher sur cet acte assez doux qu’est la pose de stents (des petits ressorts dans les artères). Mais il n’en fut rien. Le cardiologue m’informa que le chantier était beaucoup trop important pour le faire ainsi et ce jour-là ; mais que j’aurai dans les jours qui suivent la décision de tout un staff médical.

Et là aussi s’en suivi une incroyable attente. Pourquoi les résultats du staff n’arrivaient pas ? Tout le monde se renvoyait la balle, personne n’était responsable ; les congés des uns, la grève des autres. Un mois passa, puis un jour une secrétaire médicale m’envoya le compte rendu qui ne laissa plus de place au doute : La grosse intervention chirurgicale était absolument nécessaire.

C’était en tous les cas le bon moment parce que j’avais été préparé à recevoir cette nouvelle. L’esprit de Dieu s’est lié à mon esprit pour faire grandir ma foi.

Je savais que j’allais passer par un chemin que je redoutais il y a pas si longtemps, mais qui ne me faisait plus trembler maintenant.

Or, je n’en avais pas encore fini avec l’aventure et ses péripéties inattendues, ces changements de dernières minutes, ces rebondissements imprévus.  Mon intervention fut repoussé d’une semaine, puis chose incroyable la compagnie de taxi me court-circuita dans son agenda, et enfin le chirurgien, désolé de cet exceptionnel empêchement ne put m’opérer le jour même et repoussa au lendemain l’intervention, pour finir par m’opérer le 6 juin.

Après le 6 juin je fus soigné à l’hôpital pendant 11 jours pour ce triple pontage coronarien.

Mais chaque jour qui passait ne me troublait pas. Je savais que j’étais encore et toujours confronté à cette aventure humaine et spirituelle avec son lot d’inattendu, de risque et de découverte.

La découverte fut pour moi importante. D’abord un service médical fait d’anges accourant au moindre besoin et s’occupant de moi 24h/24, comme si j’étais un être exceptionnel. J’ai été touché par un grand nombre d’actes et de mots bienveillants, remplis de douceur et de délicatesse. D’une autre manière, j’ai pu aussi partager l’Evangile de manière inattendue avec un chauffeur de taxi musulman, ou avec un prêtre aumônier qui en croisant mon regard dans le couloir de l’hôpital demanda à me voir et qui après notre entretien me remercia chaleureusement pour mon enseignement et pour le soutien spirituel que je lui avais apporté; J’ai pu soutenir plusieurs témoins de Jehova, dans leur affliction. J’ai pu passer du temps avec un frère catholique martiniquais, qui avait été opéré plusieurs fois et qui était sorti miraculeusement du coma après une opération du cœur catastrophique.

 

L’AVENTURE DIVINE, FORCEMENT UN BON DESSEIN

 

L’aventure spirituelle n’est pas forcément un voyage sac à dos à l’autre bout du monde, comme on se le représente habituellement. C’est un voyage de foi accompagné par le Saint-Esprit. C’est notre père céleste qui décide de la forme de l’inattendu, qui connait la gravité des risques et qui ne nous met pas forcément dans une situation facile. C’est même une épreuve terrible si nous la vivons seule, sans notre Seigneur Jésus-Christ, ou sans l’aide de frères et sœurs qui s’unissent dans la prière. C’est le Saint-Esprit qui nous conduit dans cette aventure et qui nous prépare étape après étape à franchir chaque difficulté.

La montagne qui nous paraissait si haute au départ….à la fin, elle n’a pas été si difficile à gravir. Elle ne nous a pas effrayés ! Mais au contraire nous y avons pris même du plaisir.

Avec Christ, c’est la belle aventure en fin de compte. Une épopée médicale qui aurait pu être vécue comme un calvaire et qui est vécu comme une somme de belles histoires à raconter.

La jeune infirmière qui me préparait à l’intervention me proposa un relaxant que l’on injecte dans les veines pour réduire l’anxiété avant d’entrer au bloc chirurgical. C’est avec une grande paix que je lui ai dit que ma foi me suffisait, quel meilleur relaxant que notre foi en Jésus-Christ !

L’aventure divine sert à faire grandir notre foi, soyons-en persuadé. C’est pourquoi la prière des saints à ce moment-là devrait être orientée beaucoup plus sur la foi que sur la guérison. « Père que la foi de notre frère puisse être augmenté durant cette épreuve. »

 

Prier ainsi, c’est s’associer avec le travail que fait le Saint-Esprit dans l’épreuve du croyant. Dans ce but : que « tout concoure au bien de celle ou celui qui aime Dieu et qui est appelé selon son dessein » (Romains 8 :28).

Dieu nous appelle chacun et chacune à son projet. Il veut nous faire vivre des aventures hors du commun.  Il souhaite nous montrer que le danger bien réel, bien apparent, est là, pas pour nous faire périr mais pour notre bien, pour notre foi. Nous sommes alors comme l’apôtre Pierre, l’a été, confronté à une forte tempête, en même temps qu’il voulait marcher sur l’eau … Va-t-il sombrer, va-t-il finir par se noyer ?

Lisons Matthieu 14 « 29Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur; et, comme il commençait à enfoncer, il s'écria: Seigneur, sauve-moi! Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit: Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté? 32Et ils montèrent dans la barque, et le vent cessa. ».

Cette aventure que l’apôtre Pierre a vécue avec Jésus, tout disciple est amené à le vivre durant sa vie. Mais savoir comment chacun va vivre ces aventures, cela ne nous ait pas donné. Le Père sait ce que nous allons vivre et connait le moment idéal pour chacun. Chacun aura son ou ses moments pour marcher sur l’eau avec Jésus Christ.

Je ne prends pas mon aventure comme l’exemple parfait, à suivre.  Je n’ai pas cette prétention. Mais, c’est l’aventure que Dieu a choisi pour moi.  En voyant l’état aggravée de ma santé et poindre une opération lourde que je devrais peut-être réaliser, j’ai vu le vent se renforcer, les vagues devenir très hautes et mes jambes s’enfoncer dans l’eau. Mais je n’ai pas eu à crier Seigneur sauve-moi, pourquoi ?

Parce que Dieu m’a laissé du temps pour que ma foi grandisse et qu’aucun doute ne me fasse sombrer. Alors ce que j’ai compris de cette épreuve, je veux que cela serve à tout disciple, afin qu’il ne perde pas son temps à se battre avec les éléments naturels mais à accepter ses desseins comme venant de Dieu pour son plus grand bien et pour son édification, pour qu’il soit parfait comme son Père céleste est parfait….sachant que cette aventure se fera à plusieurs. Le Père unit avec ses fils.

Amen

dimanche 8 juin 2025

POURQUOI L’ASCENSION DE CHRIST N’EST PAS UNE CELEBRATION

583                                               

 

Par Éric Ruiz

 

L’ASCENCION : Le CIEL ou LA TERRE ?


Troublant comme titre n’est-ce pas ?  Moi-même je me suis étonné à parler de l’ascension une fois la fête passée.  Pourquoi maintenant ? Pourquoi parler de l’ascension au moment où les chrétiens vont fêter la pentecôte ? Est-ce trop tard ? Ou est-ce au contraire un moment qui a du sens ? Car Dieu à ses raisons que la raison ne connait pas.

Je sais que cela va sans doute choquer parce que je touche à une pierre angulaire de la religion chrétienne. Attention, je tiens tout de suite à être clair. L’ascension de Christ au ciel est glorieuse. Il est maintenant assis à la droite du Père. Ce qui montre son autorité et son égal avec lui. Je suis loin de sous-estimer ce fait et encore plus, loin de vouloir le rabaisser. Car Jésus-Christ est vraiment parti nous préparer une place pour que là où il est nous y soyons aussi. Et si nous sommes là à la première résurrection il nous prendra avec lui. Alors, tout ce qu’il a fait n’est pas à minimiser ou à sublimer mais à prendre selon ce que l’esprit nous enseigne.

Mais je tiens à mettre les priorités là où elles doivent être.  Oui ce qui se passe au ciel concerne aussi l’homme terrestre, mais peut-il changer les choses célestes ? Il est concerné certes par le ciel, sans qu’il puisse en aucune façon interférer sur lui. Le ciel, notre Père s’en occupe et ne nous demande aucune action. Pas de prière, pas de louanges, pas de relations autres qu’avec lui (lui et son fils unique puisqu’ils ne font qu’un).

Il est tellement facile de tomber dans l’occultisme. Par nature le genre humain est idolâtre. Il est très attiré par les choses célestes. La divination et toutes ces pratiques divinatoires ont toujours autant attirée le commun des mortels. Pouvoir communiquer avec les défunts a toujours été très tentant et toujours pour les mêmes causes : connaître les intentions de Dieu à notre égard ou pour nous rassurer sur notre devenir.

 

 UNE FETE PAIENNE ?

 Juste quelques mots sur la fête. Si on regarde les fêtes instituées par L’Eternel Dieu à partir de Moise, leur point de départ commence par une tristesse transformée en joie, par une désolation changée en jour de fête. C’est un moment particulier qui célèbre les victoires acquises avec l’aide de Dieu. La fête de la Paque (Pessah) par exemple pour les Hébreux (la plus importante), célèbre le libérateur, le Dieu sauveur qui est venu délivrer un peuple de l’esclavage et de l’oppression Egyptienne. On célèbre le bras puissant de Dieu comme sa grande miséricorde envers son peuple.

Alors ces victoires nécessitent une attitude de cœur qui va avec. Et comme le souligne la fête de Pourim, une purification est indispensable. S’il n’y a pas une volonté de confesser ses fautes et de s’en détourner, la fête perd tout son intérêt pour Dieu. La célébration véritable c’est toujours une occasion de se remettre en ordre devant Dieu. Elohim hait ce genre de fête où le croyant vient le louer en vêtement sale.

Alors pour en venir à la fête de l’ascension. Où se trouve la victoire de l’homme acquise avec l’aide de Dieu ? Cette victoire concerne le fils de Dieu, certes et lui-seul. (je détaillerai cette partie par la suite) Et fêter une victoire sans la complicité avec l’humain cela ressemble tellement à celles que font les païens.

La célébration de l’Eternel n’a pas le sens d’un combat céleste entre Dieu et des anges. Nous ne sommes pas au milieu de la mythologie païenne où les dieux grecs ne cessent de se combattre entre eux. Athéna (déesse de la sagesse) qui blesse Arès (Dieu de la guerre) ou Héra (Reine des dieux) qui affronte Atémis (déesse de la chasse).

La célébration de l’Eternel célèbre bien un combat, mais un combat ici sur terre et surtout par une lutte faite à l’intérieur de soi, qui préfigure le temple de Dieu. Pessah qui signifie passer de l’autre bord, montre plus une conversion spirituelle qu’une victoire sur un peuple ennemi. C’est la fête d’un sacrifice bien terrestre, bien charnel qui uni Dieu à l’homme.

 

LA REPONSE DE JESUS A L’ASCENSION

 

Alors si on revient à l’ascension, à cette réalité glorieuse, elle ne peut être une fête pour l’homme de foi parce que l’homme ne peut monter tel qu’il est dans le ciel. Sa condition est impure. Sa chute le maintien au sol, sur le sol terrestre. Sa condition oblige le croyant à s’abaisser, plutôt qu’à s’élever. Jésus-Christ monte seul nous préparer une place que nous ne pouvons connaitre. Et le fait de célébrer une ascension serait comme demander à Dieu ce que deux disciples, Jacques et Jean lui ont déjà demandé dans Matthieu 10 :37-40

«Jésus leur dit: Que voulez-vous que je fasse pour vous? 37Accorde-nous, lui dirent-ils, d'être assis l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, quand tu seras dans ta gloire. 38Jésus leur répondit: Vous ne savez ce que vous demandez.(tout comme vous ne savez-pas ce que vous voulez célébrer) Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire, ou être baptisés du baptême dont je dois être baptisé? 39Nous le pouvons, dirent-ils. Et Jésus leur répondit: Il est vrai que vous boirez la coupe que je dois boire, et que vous serez baptisés du baptême dont je dois être baptisé; 40mais pour ce qui est d'être assis à ma droite ou à ma gauche, cela ne dépend pas de moi, et ne sera donné qu'à ceux à qui cela est réservé. ».

Jésus en répondant de la sorte, en leur disant que cela ne dépendait pas de lui, voulait sans doute leur indiquer que leur question ne va pas les aider parce que ce qu’il demande n’est pas la bonne question.

Quelle était alors la bonne question à poser ? «  Comment faire pour être assis à ta droite ou ta gauche ? ou encore Comment feras-tu pour que nous continuions à vivre sans toi, sans Christ à nos côtés, parce que quand tu partiras, nous serons orphelins? Devons-nous attendre un autre que toi ou ton retour ? »

Jésus  répondit à cette question après que Philippe lui ait demandé « Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. » Jean 14 :8  et Jésus lui répondit «  Celui qui m'a vu a vu le Père; et vous si vous m’aimez garder mes commandements car ils viennent du PèreEt moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous…Et le consolateur, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit ».

Dieu est très pragmatique et notre foi elle aussi doit-l’être. La fête doit nous aider à nous rappeler ce qui est essentiel à être puis à faire. Tout d’abord nous rappeler l’alliance que Dieu a conclue avec nous. Demeurer en lui, lui être fidèle c’est l’honorer.

La fête comme toute célébration concerne avant tout l’alliance que Dieu établit avec sa création. Le louer seul c’est bien, mais l’Eternel n’a jamais demandé à Moïse de le fêter lui seul. Les païens eux le font. Ils fêtent leurs dieux. Ils fêtent leur ascension. Ils fêtent les combats qu’il gagne sur les autres dieux.

Or, le Dieu de la Bible fait que chaque fête que nous faisons sert à évaluer notre foi pour savoir si notre alliance est toujours véritable. Si elle ne l’est plus, alors nous préparer en confessant nos fautes et en convertissant nos cœurs.

 

Alors POURQUOI JESUS A-T-IL ETE ELEVE AU CIEL DEVANT SES APOTRES ?

 

Pour que les anges puissent aussi révéler la vérité : « Et comme ils avaient les regards fixés vers le ciel pendant qu'il s'en allait, voici, deux hommes vêtus de blanc leur apparurent, 11et dirent: Hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel? »(Actes 1 :9-11)

Avez-vous vu la comparaison avec ce que Jésus disait juste avant à ses disciples ? « 8 vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous…et vous serez mes témoins… jusqu'aux extrémités de la terre. ». Les païens ont sans cesse les yeux rivés vers le ciel. Est-ce ce que Jésus voulait pour ses disciples ? Rappelez-vous le message sur la sagesse qui vient de la comparaison. Ici Jésus compare leur étonnement à fixer le ciel… avec la puissance qu’ils recevront pour être ses témoins.  La comparaison est claire pour celui qui sanctifie la sagesse divine. La puissance de Dieu pour ses apôtres n’est pas dans l’admiration d’une élévation céleste mais dans la puissance du Saint-Esprit que recevront les apôtres pour leur mission terrestre.(même les deux anges sont sur terre vêtu de blanc, ils ne sont pas en l’air. Encore un signe de l’importance de notre mission terrestre)

 

LA FETE  DE l’ALLIANCE AVEC LE SAINT-ESPRIT

 

Par conséquent, chaque fête nous ramène aux noces de l’agneau, à notre élection, à la gloire que nous partageons avec lui, à l’alliance faite avec notre Dieu. Cette alliance a été concrétisée dans les cieux comme sur la terre en premier par notre baptême mais aussi et surtout lorsque le Saint-Esprit est descendu sur nous.

Alors certes l’ascension du fils de Dieu est importante. Mais dans l’immédiat, ce qui est descendu du ciel l’est beaucoup plus pour nous (le 5ème tonnerre). Si nous n’avons pas le Saint-Esprit qui est descendu sur nous, tout ce que nous vivons ne sert à rien. Sans Christ en nous personne ne peut être sauvé. Ce qui se passe dans les cieux peut-être beau et glorieux mais si le Saint-Esprit est un rêve, c’est que Christ n’est pas ressuscité et « si christ n’est pas ressuscité, nous sommes les plus malheureux des hommes et notre foi est vaine ».

 

CELEBRER L’ASCENSION et ses conséquences

 

 Dieu a ses combats qu’il mène avec ses anges dans le ciel ; Mais nos combats à nous sont tous sur terre. Et la preuve c’est que nos prières ferventes concernent ce qui touche nos corps de près. Même nos rêves proviennent de ce que nous vivons ici-bas. Nous sommes comme attachés à cette terre comme un « glébeux » l’est. Ce glébeux c’est le nom d’Adam premier homme, nommé ainsi par André Chouraqui dans sa traduction biblique.

Alors ceux qui célèbrent les anges dans les cieux se trompent. Ils se sont égarés sur un mauvais chemin. A trop spiritualiser les choses d’en haut, à trop idolâtrer les étoiles, à trop mettre de l’importance à ce qui monte dans le ciel, ils ne font que de prouver leur peur et leur fuite face aux combats d’ici-bas. Et donc ils ne célèbrent plus la mise à mort de leurs corps dans la fête. C’est pourquoi tant de fêtes chrétiennes ne sont que des fêtes païennes dans les faits.

 S’inquiéter si nous serons à la droite ou à la gauche de Dieu sous-entend d’autres envies comme savoir si notre place dans le ciel est déjà définie avant que nous ayons été fidèles et persévérant dans la foi. C’est une manière de vouloir lire dans le ciel notre destinée. C’est une porte ouverte vers la divination. Et Jésus n’a laissé entrevoir aucune possibilité à Jacques et à Jean lorsqu’ils lui ont posé cette question. La réponse de Jésus a été très clair malgré les apparences «  , cela ne dépend pas de moi, et ne sera donné qu'à ceux à qui cela est réservé. »( Matthieu 10 :40)

 

CELEBRER L’ASCENSION POUSSE A CELEBRER LES MORTS

 

Je crois que célébrer l’Ascension de Christ  et surtout en être très attaché, prouve une chose : que nous avons ouvert des portes interdites au ciel. La séduction de la divination a exercé son pouvoir. La tentation en fait succomber plus d’un. Il n’est pas rare de s’apercevoir pour ceux qui ont ouverts ces portes qu’ils se mettent aussi à ouvrir celles des morts. Certains chrétiens prient ou évoquent les morts, d’autres se noient dans de terribles recherches généalogiques pour prouver une quelconque lignée sainte, d’autres se font baptiser pour eux, et d’autres encore se réunissent aux nouvelles lunes pour bloquer le mal qui se fait au ciel, afin d’éviter qu’il se propage sur terre. Mais ces mêmes personnes pourquoi ne s’occupent-elles pas des vivants, de ces âmes qui vivent sur terre autour d’elles? Parce que bien souvent avoir les yeux vers le haut nous fait oublier ceux qui sont en bas. Que ces frères et sœurs commencent par libérer les captifs qu’ils ont eux-mêmes enchaînés… avant de vouloir libérer le ciel de la mort.

 

LA PRIERE DU « NOTRE PERE »

 

Alors, je finirais par la prière du Notre Père, celle que Jésus-Christ nous a donné en exemple et que nous trouvons dans les Evangiles, et cette prière n’est pas « Père que ton nom soit sanctifié au ciel mais qu’il soit sanctifié sur cette terre et si possible par nos paroles et nos actes. Notre prière n’est pas non plus que ton règne vienne au ciel, puisqu’il y règne déjà, mais qu’il règne ici-bas et si possible à l’intérieur de chacun de nous par le Saint-Esprit.

Que sa volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Cela traduit très bien les priorités, nos priorités celle de notre alliance avec notre Seigneur Jésus-Christ.

Esaie 66 « Ainsi parle l'Eternel: Le ciel est mon trône, Et la terre mon marchepied. Quelle maison pourriez-vous me bâtir, Et quel lieu me donneriez-vous pour demeure? 2Toutes ces choses, ma main les a faites, Et toutes ont reçu l'existence, dit l'Eternel. Voici sur qui je porterai mes regards: Sur celui qui souffre et qui a l'esprit abattu, Sur celui qui craint ma parole. » Alors, regardons là ou Dieu regarde, portons nos regards sur l’essentiel et laissons le ciel à celui qui y règne. Pour avoir une part avec lui, nous devons porter nos regards sur ceux qui souffrent et qui craignent Dieu.

Amen