dimanche 7 juillet 2024

CHASSER LES DEMONS, en finir avec les troubles obsessionnels et compulsifs

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Par Eric Ruiz

« Et ce sont ici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : ils chasseront les démons en mon Nom; » (Marc 16 :17)


Ah, ce fameux don de chasser les démons. Ce don tellement convoité dans certains milieux religieux  avec tout ce lot de mystères et d’émerveillement que cela procure.

S’agit-il d’exorciser le mal par des moyens spectaculaires et de braver le danger ?

En tous les cas, Jésus parle au même niveau des démons et des maladies. Lui, ne met pas un don supérieur de guérison à l’un plus qu’à l’autre, ni une action plus dangereuse pour l’un et moins pour l’autre. Le mal s’exprime par toutes sortes de maladies (mentales, corporelles), c’est tout.

Y voir des démons plus forts qui nécessitent un protocole plus long et plus contraignant, ce n’est que de la poudre aux yeux qui sert dans la majorité des cas à impressionner l’auditoire pour que les dons de celui qui exerce l’exorcisme soient magnifiés.

Alors qu’est-ce qu’une personne liée par des démons ?

Il y a bien plusieurs niveaux, c’est vrai. Mais ce n’est pas des niveaux d’envoutement. Ce sont des niveaux d’enchaînement. Ce sont les chaînes qui lient la personne et ce sont ces mêmes chaînes qui doivent être brisées.

 

Premier niveau : (c’est un exemple que je prends, parce qu’il est fréquent) Avoir des envies ou des pulsions violentes envers une personne.

Ce niveau est juste une simple tentation, rien d’autre. On s’énerve après quelqu’un et on rêve de lui faire du mal. Ces pensées peuvent s’évaporer et ne plus avoir de conséquences si, on ne se couche pas sur la colère et si on ne rumine pas tout le tort qu’elle nous a causée.

Le deuxième niveau : montre un lien avec un ou plusieurs démons. C’est celui de passer à l’acte, d’agir violemment sur la  personne visée.

Mais dans la plupart des cas, ce deuxième niveau n’est pas atteint, pourquoi ?

Parce que la violence envers l’autre est un délit dans nos sociétés.  Agir en s’en prenant à l’intégrité physique et même morale de son prochain entraine déjà un trouble moral d’abord puis une infraction juridique ensuite, parce que selon les blessures causées, l’agresseur sera punit d’amendes et d’emprisonnement.

Alors ce deuxième niveau va être franchit mais différemment.

Cette violence contenue va s’exercer, mais indirectement par celui qui voulait l’exercer. Il va être violent envers lui-même. Cet acte s’explique par ce que la psychologie appelle : l’inhibition. L’acte ne pouvant se faire sur l’autre, il est inhibé et la pulsion violente se tourne alors vers celui qui a des envies violentes.

Son corps ressent alors le mal qu’il voulait faire à autrui. Il a mal à l’estomac par exemple, ou il est pris de vertiges, de palpitations, de vomissements, de perte de mémoire et de connaissance. Il n’a plus faim, tombe dans l’anorexie.

Ou encore, il se met à boire de l’alcool, ou à prendre des anxiolytiques pour lui permettre de retrouver son calme et sa paix.

Passons maintenant au troisième stade. C’est le stade compulsif ou obsessionnel. A ce stade l’enchainement est terrible.  Les liens sont très serrés. Les mauvaises pensées sont devenues récurrentes. Elles hantent la personne de jour comme de nuit. Elle est obsédée par l’injustice qu’elle pense vivre. Elle tourne et retourne dans sa tête des pensées négatives. Elle se sent constamment lésée et une irritation violente vient la perturbée sans même qu’elle y pense ou qu’elle cherche à y penser. Et cette pensée devient compulsive parce qu’elle échappe au contrôle de la personne. Contrôler ses émotions devient alors impossible.

À ce niveau, l’emprise des démons est très active. La destruction de la personne est en marche.

Nous avons un exemple concret de ces démons qui attaquait le roi d’Israël Saül. Au départ Saül jalousait David. Il jalousait ses victoires, son assurance et sa foi en Dieu. Il voyait en lui un concurrent au trône. Puis cette tentation de jalousie se transforma en haine violente. Saül était obsédé par David. Il en voulait à sa vie de manière compulsive. Il marchait chaque jour les armes à la main, prêt à le débusquer pour l’exterminer. Il n’avait plus qu’une seule idée : assouvir cette pulsion de meurtre envers David. Il y a mis tous les moyens, toutes ses forces, allant même, jusqu’à consulter ce qu’il avait chassé d’Israël : la divination.

Alors que faire pour chasser ce démon ?

Dans le cas de Saül comme dans le cas de beaucoup, on ne peut rien faire, car les démons leur permettent une élévation sociale ou humaine. Les démons participent activement à la réussite de la personne.

Et comme le dit Jésus : « il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu. ».

Donc se corrompre pour réussir, amène à « s’asseoir à la table des démons ».

Mais si cette personne aspire et réclame une délivrance, alors il y a quelque chose à faire.

 

Suffit-il de prier dans le nom de Jésus pour que le possédé n’ait plus cette envie obsessionnelle de meurtre ou de violence ?

 

De nos jours, les prières de délivrance s’accumulent dans les assemblées, sans qu’elles soient pour autant efficaces.

Pourquoi ?

Parce que ces prières s’occupent de chasser ce qui est obsessionnel et compulsif.

Oui, le démon est de cette nature. Il rend le trouble compulsif et obsessionnel. Mais ces prières chasse-t-elles pour autant ce qui tourmente la personne ?

Non, pas du tout.

Prier pour que la personne n’ait plus de malaise, qu’elle arrête d’être tourmentée, ou qu’elle ne prenne plus de drogue, ne chasse pas le démon.  Vous aurez beau dire : «  Démon sort de ce corps au nom de Jésus ! », Il partira un instant mais reviendra, parce que la cause est toujours vivante.

La personne se croira guérit parce que les symptômes obsessionnels et convulsifs auront disparu et que le trouble n’est plus là. Mais le trouble reviendra et souvent différemment.

Prenons cette maladie mentale très connue de nos jours appelé par les médecins : TOC, c’est-à-dire  T comme trouble, O comme obsessionnel et C comme compulsif.

Cette maladie est la même pour tous au niveau des deux dernières lettres Obsessionnelle et Compulsive. Mais, en ce qui concerne le trouble, celui-ci prends mille formes possibles.

Cela va de la maniaquerie (comme se laver les mains dix fois par jour), en passant par l’utilisation abusive de drogues (pour diminuer l’apparition des obsessions), jusqu’à la folie avec des idées fixes, ou la perte de lucidité et de contrôle mental.

Mais là aussi, le trouble reste et restera encore mystérieux quant à sa cause.

 

Revenons à notre exemple. Pourquoi la personne a-t-elle des malaises fréquents ?

Parce qu’elle a une aversion prononcée envers une tierce personne. Voilà la raison de vivre du démon. Le cœur de la personne s’est emmuré par une haine compulsive envers l’autre.

Que doit-elle faire ?

Arrêter de combattre et pardonner à cette personne.

Pardonner de tout son cœur. Comme Jésus-Christ crucifié, abandonné de tous, a pardonné à ses bourreaux et à ses moqueurs cruels.

Vous voyez la prière de délivrance doit commencer avant tout par ce que dit l’apôtre Jacques : « Confessez donc vos péchés les uns aux autres, reconnaissez vos péchés les uns devant les autres et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. »(Jacques 5 :16).

Dans notre cas, la personne doit reconnaitre que sa haine, son aversion pour l’autre est un péché. Et le dire ne suffit pas. Elle doit le confesser. C’est-à-dire qu’elle doit rebrousser chemin, pardonner à celle qui lui a causé du tort. Et si c’est possible lui communiquer son pardon.

A ce moment-là, la prière des croyants pourra être efficace. 

 

Or le pardon arrivé à un stade d’endurcicement est difficilement possible. Alors, si la personne ne parvient pas profondément à pardonner, que faire ?

Eh bien cette personne doit jeûner. Pourquoi ? Parce que le jeûne va permettre que l’influence de sa chair diminue, qu’elle ait de moins en moins d’emprise sur elle et pour finir qu’elle puisse laisser grandir l’esprit du Seigneur en elle qui l’a convaincra qu’elle pèche.

Dans tous les cas, il est primordial de prendre du temps pour parler avec le malade qui est tourmenté, afin qu’il puisse confesser son péché. Ce n’est pas le nombre de chaines et la dureté d’emprisonnement par ces chaines qui comptent.

Parler de ses différentes souffrances, de sa maladie, de ses multiples addictions ne mettra jamais le malade sur la voie de la guérison et la vérité. Mais qu’elle parle de ce qui hante son cœur est le plus important.

Chasser les démons nécessite trois réconciliations. D’abord se réconcilier avec Dieu, puis se réconcilier avec soi-même et enfin se réconcilier avec la tierce personne.

Les confessions et les prières doivent aller dans ce sens.

-Se réconcilier avec Dieu, c’est reconnaitre que sans lui il n’y a pas de délivrance possible, puisqu’au début c’est lui qui met la lumière sur le mal et à la fin c’est lui qui purifie.

-Se réconcilier avec soi-même signifie arrêter de se faire du mal. Arrêter de se punir, de s’en vouloir de son état et de l’injustice qu’à causer l’autre.

Se pardonner à soi-même signifie que nous sommes trop faible, trop orgueilleux pour chercher ce qui est juste pas nous-même. Nous devons arrêter de nous combattre ainsi, car c’est un faux combat. Nous n’avons pas à nous châtier parce que l’objet de notre souffrance reste encore en vie. Reconnaissez que vous n’avez aucune raison à vous en vouloir de vous être rendu esclave de vos fautes. C’est le pouvoir de la chair qui étant faible et fourbe vous a entrainé dans ses turpitudes.

-Enfin se réconcilier avec l’autre qui nous a blessé et meurtri, c’est reconnaitre qu’il ne sait pas ce qu’il fait, qu’il est lui-même sous une emprise mauvaise ou reconnaitre qu’il avait raison d’agir comme il l’a fait et qu’au bout du compte la vengeance et la justice appartiennent à Dieu le Père.

Alors face à cette manière de chasser les démons, on peut me rétorquer que jamais Jésus n’a parlé de cela dans les Évangiles et que sa manière de faire était beaucoup plus expéditive. Il voyait une personne possédée, il chassait les démons et poursuivait son chemin.

Je répondrais d’abord que tout n’a pas été dit dans les Évangiles.

Pour illustrer ce propos je pose juste une question :

Que voulait dire Jésus par force et pouvoir lorsqu’il dit : « Jésus, ayant assemblé les douze, leur donna force et pouvoir sur tous les démons, avec la puissance de guérir les maladies. » ?

 

Par conséquent tout n’a pas été dit pour plusieurs raisons. La plus flagrante est de laisser l’interprétation possible.

Chacun doit penser et faire en son âme et conscience, derrière les mots force, pouvoir et puissance.

Par exemple, quand on chasse les démons pour impressionner l’autre, ou par un intérêt trompeur, ce mal doit s’exprimer aussi.

Comment chasser les démons ?

Eh bien, Christ peut nous l’insuffler par son Esprit. Pourquoi avoir besoin d’une lettre pour nous l’expliquer ?

Je préfère croire à cette possibilité qui nous rend libre en Jésus-Christ.

Pour ceux qui s’attendent à une loi, des théologiens leur trouveront une loi sur la délivrance.  Et la loi nous met sous l’emprise de démons en nous rendant dure de cœur. Car des démons peuvent-ils chasser d’autres démons ? Pourtant, c’est bien le cas en général.

Pour Christ, sa volonté, je le crois est de nous présenter un cadre incomplet, pour nous laisser libre choix avec son esprit afin d’agir selon les circonstances.

Le cadre qu’il nous présente, c’est en premier : Que celui qui veut être délivré s’approche de Dieu, qu’il prenne lui-même les devant pour aller vers des croyants.

Deuxièmement, le cadre insiste sur la communion.

Tout se fera à plusieurs, là ou deux ou trois sont en accord avec Dieu pour délivrer son prochain.

Les disciples étaient envoyés par deux dans l’intention que la gloire ne retombe pas sur une personne en particulier.

Nous devons éviter de prier seul pour une délivrance. Pourquoi ? Parce que c’est se garder soi-même et garder les autres de l’idolâtrie.

Enfin, troisièmement le cadre insiste sur la prière, le jeûne, la confession des péchés.

Mes frères et sœurs, vous qui écoutez ce message, et qui êtes troublé, sachez que celui qui s’abaisse sera toujours élevé par notre Seigneur. Alors ne cherchez pas un acte magique, qui ne fera que vous troubler encore plus, mais chercher la vérité qui elle seule vous rendra libre.

Amen.

dimanche 30 juin 2024

LA MORSURE DU SERPENT ANCIEN

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Par Eric Ruiz

Le roi Salomon nous fait part de ses expériences : « Et j'ai trouvé plus amère que la mort, la femme dont le cœur est un piège et un filet, et dont les mains sont des liens; celui qui est agréable à Dieu lui échappe, mais le pécheur est pris par elle. »(Ecclésiaste 7 :26)

La sagesse que le roi Salomon a reçue de Dieu, lui a montré que la femme pouvait à un moment donné, être plus cruelle que la mort.

Avant de rentrer dans les explications, parlons de notre époque tourmentée. De nos jours, nous voyons beaucoup d’affaires d’abus sexuels dévoilées comme beaucoup d’actes adultères dénoncées faisant tomber les uns et les autres. On ne compte plus le nombre de « serviteurs de Dieu » tombant avec ce genre d’affaires.

Ils tombent par leur faiblesse charnelle. Attirés par leur convoitise à l’égard des femmes notamment, combien franchissent la barre de la tentation et tombent dans le péché ?

L’homme est souvent pointé du doigt et sa transgression n’est pas à remettre en cause, loin de là, mais attention… la femme échappe trop souvent de nos jours à la honte qu’elle devrait elle-aussi partager avec l’homme. Elle aussi devrait connaître un châtiment.

Car, dans bien des cas, elle n’est pas toujours une pauvre victime. Je sais que cela est malvenu de parler ainsi aujourd’hui, mais c’est souvent elle qui a amorcé la tentation chez l’homme ou qui a répondu favorablement à ses avances.

« L’éternel dit au serpent … la femme t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon » (Genèse 3 :15).

Le serpent a mordu la femme au talon. Cette blessure l’a rend, lorsqu’elle est tentée, cruelle avec l’homme. Elle n’a alors plus aucun égard pour lui. Cette blessure l’a rend d’un seul coup, violente, vengeresse, et apte à toute sorte de cruauté. Le venin qui se propage alors dans ses veines, (c’est un point de vue spirituel bien-sûr) transforme son caractère.

Le serpent est l’animal le plus rusé nous dit le texte de la Genèse. La femme en étant mordue, manifeste cette ruse en usant de mille stratagèmes pour salir l’homme qui l’a déçoit ou qu’elle méprise.

Elle le manipule et parvient alors à le faire passer pour un gougeât, puis à le traîner dans la boue ou à le faire condamner.

Cela n’est pas expliqué ainsi dans le livre de la Genèse, mais, on comprend très bien qu’Ève reçoit cette malédiction en écrasant la tête du serpent.

Que signifie : « Écraser la tête du serpent » ?

Cela signifie tout simplement vaincre le mal, le dénoncer, le dévoiler, le mettre en lumière.

Eh bien en dévoilant les mauvaises pratiques des hommes, la femme agira avec une cruauté extrême.

La douleur au talon lui fera redoubler de méchanceté.

Le « wokisme », ce cruel mouvement puritain, devenu très populaire en occident, eh bien, il pousse exagérément à redonner à la femme des droits qu’elle n’a pas vis-à-vis de l’homme ; et il l’a fait passer pour une victime, là où elle tendait ses filets pour piéger l’homme.

L’Ecclésiaste (qui a trouvé plus amère que la mort, la femme dont le cœur est un piège) nous montre que la femme pécheresse tend le piège à l’homme pécheur et tous d’eux sont pris par la passion de leur vice.

Mais au final, la réputation de l’homme sera tellement dévastatrice qu’il aurait préféré la mort à ce terrible déshonneur.

J’insiste encore sur ce point important : personne n’est invincible. Être propulsé, ou se propulser soi-même à un ministère (de prophète, d’apôtre, d’évangéliste, de docteur, de pasteur, ou d’évêque…),  ne rend pas « le serviteur de Dieu » invincible.

Penser que Dieu le protège même s’il pèche parce qu’il œuvre pour une mission de grande intérêt est faux.  C’est un excès non pas de confiance ou de foi mais d’estime de soi et d’arrogance.

Le diable à ce moment-là insuffle à l’homme cette idée-là : « tu as la foi, rien ne peut te combattre et te vaincre, donc fais ce qu’il te semble bon».

Le récit de Samson dans la Bible est un exemple flagrant de ce péché d’invincibilité.

Samson devient juge en Israël. Il a pour vocation de combattre l’ennemi philistin qui est là, dominateur depuis 40 ans. Ce juge a pour mission de commencer à chasser l’ennemi (Chap. 13 :5) pour permettre ensuite aux Israelites de rétablir l’alliance qui a été rompu avec Dieu. Or, Samson ne sera pas totalement intègre dans ses voies, car il souhaitera vaincre à sa manière, par le moyen du jeu, par la vengeance ou encore par le mensonge. Et il se laissera même prendre par l’ennemi.

Dans le livre des Juges à partir du chapitre 13, on nous présente Samson comme un juge prédestiné.

Et dès le commencement, il est consacré par Dieu dans le ventre de sa mère.  Un ange de Dieu vient annoncer aux parents, que leur fils ne devra jamais avoir la tête rasé, car il est consacré.

Qui pourrait alors le terrasser ?

Aucun humain n’en a la possibilité, sauf si lui-même ouvre une brèche.

Samson aime les femmes et surtout les femmes des philistins.

C’est donc en toute logique une femme, Délila issue du peuple philistin, dont il tombera amoureux, qui va le faire tomber. Par 4 fois elle placera son piège et tendra son filet pour le lier.

Lors des trois premières tentatives, Samson résistera jusqu’à mentir sur l’origine de sa force (toujours en jouant au plus fort avec les autres).

Mais la quatrième fois, il succombera à la tentation. Il confessera à Délila que si sa tête est rasée, il perdra son invincibilité. Délila alors le prendra dans ses bras pour l’endormir et appellera un homme pour lui raser les sept tresses de sa tête. Puis elle informera le camp philistin que Sanson est devenu vulnérable.

Alors, la tentation n’est pas comme on pourrait le croire dans la séduction opérée par Délila ; Non, la tentation provient surtout du fait que Samson se croit invulnérable, et que ivre de sa mégalomanie, il s’est trahi lui-même. Il en est arrivé à croire qu’il peut tout se permettre, et que cheveux ou pas cheveux rien ne peut l’atteindre car l’esprit de Dieu est sur lui.

Or, l’esprit de Dieu le quittera en même temps que ses cheveux et son châtiment sera cruel. Samson sera emprisonné à Gaza. Il aura les yeux crevés par l’ennemi. Il sera durement enchainé et voué au travail forcé en faisant tourner la meule de la prison.

Dieu n’avait pas voulu cela pour lui.

Sa destinée devait être plus douce et sans cesse semée de victoires et de réussites.

Mais il ne devait faire confiance qu’à son Dieu et non à ses désirs charnels et bannir ses jeux d’amour et de pouvoirs.

Lui, pécheur a été pris dans les filets de cette femme qu’il aimait et qui l’a trahi.

 

Quelle leçon devons-nous tirer de ce récit pour un disciple de Jésus-Christ ?

 

Oui, que la femme peut  tendre ses filets pour faire tomber l’homme et devenir son pire ennemi… si l’homme se laisse attendrir par ses pulsions charnelles. Parce que l’action du serpent écrasé et qui blesse la femme se traduit dans les faits par cet élan de puritanisme. Ce désir au départ peut être saint chez la femme de vouloir chasser ce qui est souillé autour d’elle ou ce qui l’a souillée. Mais la suite des évènements prend à chaque fois une tournure malsaine.

Par conséquent agissons en avertis puisque nous savons que le puritanisme se réveille par les femmes.  Elles se révoltent alors en dénonçant les travers des hommes, ou en les attaquant sur leur point faible. Et ce côté lumineux va vite se transformer en ténèbres. Délila montre les ténèbres de Samson qui succombe trop facilement au charme féminin, puis qui lui ment et pour finir qui lui offre son don divin en pâture (un peu comme Ésaü offrit son droit d’ainesse à son frère).

Délila, c’est vrai aussi, est ténébreuse en se prostituant à Samson dans le but de le faire tomber.

Alors oui, Dieu sauve le pécheur au bout du compte. Mais c’est nous-mêmes qui choisissons jusqu’où va aller notre désobéissance et vont aller nos souffrances.

Samson n’a pas failli à sa mission. Il l’a rempli en affaiblissant sérieusement le camp des philistins. Samson retrouvera sa force (ses cheveux repousserons), l’esprit de Dieu le soutiendra une dernière fois pour qu’il puisse éliminer les princes philistins.

Mais à quel prix ?

Au prix du sang, au prix de ses yeux, de sa liberté et pour finir de sa propre vie. Il mourra écraser par les mêmes colonnes de la maison qui s’effondreront sur ses ennemis.

Alors, sa prédestination est bien effective puisqu’il devait, c’est vrai, exterminer les philistins… mais la manière dépendait de lui.

Dans la vie d’un disciple, les dons que nous recevons de Dieu servent la cause du Seigneur.

Jamais Dieu ne viendra nous les ôter. C’est nous-mêmes, en les utilisant pour nous, comme il nous convient, qui attirons l’ennemi.

Et cet ennemi vainqueur, nous amène à nous soumettre à ses exigences. Dans les faits, si nous péchons sans nous repentir de nos fautes, sans nous en détourner, nous serons comme Samson l’a été, nous serons aveugle, prisonnier de nos péchés, jusqu’à payer même de notre vie pour remplir notre mission.

Alors, redoublons de vigilance, même pour ceux qui se sentent à l’abri parce qu’ils n’ont pas reçu de ministère.

Nous sommes tous tentés par ce sentiment d’invincibilité.

Ainsi la chute de Samson est toujours possible pour tout disciple.

Car, combien ont néanmoins la faiblesse de penser qu’ils ont l’assurance de leur salut. En se jugeant soi-même pur ne nous mettons-nous pas en danger ?

Le protestantisme a amené cette doctrine qui consiste à croire que le salut s’obtient lui aussi par la foi, sans les œuvres.

L’assurance de son salut procure la même mégalomanie que celle de Samson : L’invincibilité.

La puissance de Dieu, ce don miraculeux, est mis en avant par beaucoup de croyants. Or, c’est une épée à double tranchant.  Si, nous mettons cette puissance à notre profit et pour nos avantages personnels, nous nous combattons nous-même, comme Sanson l’a fait en révélant son don à l’ennemi.

Croire que même en chutant notre salut est préservé, c’est ouvrir la porte à toute sortes de démons, les uns plus méchants que les autres.

Alors l’attaque, nous l’avons vu ne vient pas de là où nous pensions.

Samson surestimait son pouvoir sur Délila et il ne voyait pas en elle une ennemie plus forte que lui, comme il ne voyait pas dans ses désirs charnels une possible chute.

Les chrétiens pensent aussi qu’ils sont protégés dans leur couple, à l’Église, dans leurs affaires. Or, en laissant chacun faire ce qui lui semble bon, sans rappeler l’urgence de se sanctifier, la femme sera une justicière sans pitié et cruelle. Elle écrasera la tête du serpent. Elle dévoilera les injustices. Elle trouvera les solutions pour étaler la saleté au grand jour. Le venin du serpent la poussera à agir toujours avec plus de cruauté.

En un mot : Sa justice sera cruelle.

Mais, la mise en garde de l’Ecclésiaste devrait non pas nous pousser à nous méfier des femmes. Elle devrait au contraire, faire en sorte que chacun veille sur l’autre pour ne pas pécher. La réconciliation passe par un cœur qui délie les liens et non par l’accusation. L’homme vertueux attire à lui une femme vertueuse (pensez à l’impossible union entre le roi de Perse  Assuérus avec la juive Esther).

Tout comme la femme vertueuse attire à elle l’homme vertueux (Ruth la Moabite attira Boaz par sa grande bonté alors qu’elle n’était qu’une servante, étrangère de surcroit).

En Christ le serpent ne peut s’approcher, il reste à distance de ceux qui sont purs. Il ne peut que les tenter.

Ou bien comme le dit Jésus dans Luc 10 :19 : « Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l'ennemi; et rien ne pourra vous nuire ». 

Marcher sur les serpents, c’est dévoiler les pièges du mal, comme les actes honteux. Ils ne pourront nuire au disciple qu’il soit de sexe féminin ou masculin, simplement parce qu’il aura bannit toute pensée ou tout acte cruel de sa vie.

Amen

dimanche 23 juin 2024

LA CRUAUTE DU FAUX EVANGILE (la vache sacrée de l'enlèvement)

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Par Eric Ruiz

Lors de mon dernier message je vous parlais de la cruauté dans l’Église. Une cruauté souvent cachée dans des comportements étonnamment bienveillants mais dont les intentions sont maléfiques. Cette cruauté ne va pas non plus, sans que le discours, la parole elle-même soit cruelle. Le faux évangile prêché est par essence cruel.  

Cet évangile-là se réjouit que certains soient toujours esclave de leur péché.

Il se réjouit qu’une race soit condamnée à périr définitivement. Il se réjouit que Christ ne revient que pour certains, en méprisant les autres.

Ses partisans se réjouissent d’être la seule génération où Christ viendra se révéler à elle et chercher ses élus.

Un disciple mature ne devrait pas se poser la question de la vérité, ou bien de savoir si un dogme apporté par un mouvement chrétien est vrai ou faux. Et pareillement, passer son temps à scruter les Écritures bibliques pour se persuader que les versets vont dans le même sens, ce n’est pas la bonne manière de chercher la vérité.

Pourquoi ? Parce que si un iota de cruauté émane de cet évangile apporté, il est forcément faux.

L’Évangile, la Bonne Nouvelle n’apporte pas une mauvaise nouvelle. L’enfer comme la perdition n’est pas avec elle.

Tout ce qui est contraire au caractère de Dieu qui est l’agneau devrait nous montrer le mensonge et l’imposture.

Donner gloire à l’agneau, c’est chasser toute parole cruelle annoncée comme vérité.

Regardez un faux évangile : Les dogmes qui s'y rattachent sont durs et sans compassion pour un peuple qui est pointé du doigt comme étant inculte, impur et sans valeur. Les lois émises sont alors systématiques.

Dans le faux évangile on passe son temps à s’occuper du sort des autres ; on s’occupe de l’extérieur ; alors que l’intérieur est oublié. On identifie un corps de croyant anathème, antichrist et on le combat sans chercher à combattre ce qui serait antichrist en nous-mêmes.

L'enfer y est trop souvent présenté comme la sanction définitive et sans appel. Un lieu éternel de souffrance. Et sur un ton moqueur, ne dit-on pas en s’adressant aux autres : « On vous avait pourtant prévenu de vous repentir et vous ne nous avez pas écouté, c’est bien fait » ?

On dirait les paroles de Jonas prophète d’Israël face aux habitants de Ninive.
Le soi-disant croyant qui s'est fabriqué un Dieu à son image est devenu intransigeant, sans considération avec ceux qui n’ont pas sa foi. Le soi-disant croyant est sectaire en se plaçant dans un groupe de savoir privilégié, et il est radical avec ceux qui n’adhèrent pas à sa connaissance. Aucune place n'est laissée à la grâce. Le peuple est déjà choisi et les critères sont arbitraires.


Alors que faire du dogme de l'enlèvement de l’Église?

 

Un enlèvement serait prévu, mais il est secret. Il est prévu pour échapper aux griffes de satan et il ne concerne que l’Épouse de Christ, la véritable Église.
L'épouse est enlevée et elle ne passe pas par la mort et donc elle n'aurait pas besoin de résurrection.

J'ai cru cette ineptie, pire cette hérésie pendant des années. Dès les premiers mois de ma conversion, je baignais dans cette fausse doctrine. Il faut dire qu’en 1989 j’avais acheté ma première Bible. J’étais fier d’avoir acheté une « Scofield ». C’est la première Bible conçue avec des chaines de référence et des commentaires.  Cette Bible vendue à des millions d’exemplaire a été la référence mondiale à partir de 1917. Cet homme, Cyrus Ingerson Scofield est né le 19 août 1843. C’est un théologien américain de la fin du XIX et début du XXème siècle mondialement plébiscité.  Les références de cette Bible et ses commentaires sont devenus le fondamentalisme des chrétiens évangéliques d’aujourd’hui.

 

Et je lisais les commentaires de la première épitre aux Thessaloniciens chapitre 4 verset 17 qui disent, je cite : «  une révélation concernant le retour de Christ : l’enlèvement de l’Église et la réunion de tous les croyants ». Et les commentaires de Scofield ne s’arrêtent pas là, puisqu’il précise ensuite pour le chapitre 5 verset 4 que « Paul passant du pronom « ils » au pronom «vous » suffit à prouver qu’il n’a jamais pensé que l’Église, corps de Christ resterait sur terre au moment de la colère du jour du Seigneur ».

 

Scofield fait dire-là à Paul ce qu’il n’a jamais pensé lui-même.

 

Avec Scofield et tous ceux qui viendront confirmer ses dires par des nouvelles mises à jour biblique, ou même par de nouveaux mouvements spirituels (revivaliste, pentecôtiste, branhamiste, etc. …) démontrent tous que l’endoctrinement au sujet de l’enlèvement est bien enraciné profondément dans la mémoire collective depuis longtemps …

Scofield n’a fait que de généraliser un dogme qui arrivait à point nommé pour conquérir le monde par l’évangélisation.

L’enlèvement est devenu la vache sacrée dont il fallait porter le regard sans cesse.

 

Et versets à l’appui ; je cite 1 Thessaloniciens 5 :4 : « Mais vous, frères, vous n'êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur (pour Scofield, c’est le jour de l’enlèvement)…Ne dormons donc point comme les autres, ».

L’évangéliste Dwight Lyman Moody ami très proche de Scofield (il aura une extrême influence sur le monde chrétien), décida de réveiller les esprits et de  concentrer ses forces sur l’objectif suivant : « sauver le plus d’âmes de l’enfer, car Christ pouvait revenir à tout moment » et nous surprendre comme un voleur.

L’urgence de l’enlèvement permit alors un système de propagande chrétienne le plus grand jamais réalisé à ce jour et le mieux organisé. Ce sont les bases de « l’évangélisme mondial » dont nous connaissons les fruits aujourd’hui qui a été mis sur pied. Moody institua le porte à porte par exemple, comme les campagnes d’évangélisation aussi.

Il faut souligner ce fait crucial qui est la vérité : ce qui est cruel c’est que la tête de cet immense rassemblement des sauvés dans l’Église fut dicté non pas par Christ, mais par la volonté humaine d’amener au salut le monde entier en une seule génération.

Un beau challenge, je vous l’accorde, s’il n’avait pas été que pour la seule gloire de l’homme.

Pour moi, qui ne savait rien, mais qui aimait Dieu, cela me convenait bien de faire partie des « chouchous du Seigneur » et d’être un petit témoin pour rassembler le plus large possible. Je me sentais honoré et fier de faire partie de cette race prédestinée qui croit dans une vérité que beaucoup rejettent.

Parce qu’on nous prêchait qu’il faut avoir la foi pour être enlevé ; avoir la foi, c’est croire à l’enlèvement pour faire partie des élus qui seront enlevés. Ne pas croire à l’enlèvement, c’est ne pas avoir la foi. Et cela  nous disqualifierait automatiquement. Notre méfiance montrerait alors que nous ne faisons pas partie de l’Épouse de Christ.

J’ai vu cette nouvelle doctrine de la foi renforcée par le témoignage de nombreux chrétiens qui ont eu des visons de l’enlèvement.

Ces visions sont cruelles et en premier pour eux. Pourquoi en premier pour eux ?

Parce qu’ils ont besoin d’elles pour croire. La vision devient leur confirmation que la vérité est là. Ils ont vu des morts sortir des tombeaux et monter au ciel, ou pire ils ont vu certains êtres humains enlevés pendant que d’autres croyants étaient en plein désarroi, réalisant leur manque de foi…parce que leurs pieds restaient fixés au sol.

Ces visions leur sont cruelles parce que cela les conforte dans la fausse croyance qu’ils sont choisis et que leur élection a déjà eu lieu et que leur sort est déjà scellé. Or, je rappelle que personne ne peut savoir s’il a reçu une couronne de gloire, car c’est la persévérance en Christ qui nous l’a fait gagner.

« J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m'est réservée » ou « le feu éprouvera ce qu'est l'œuvre de chacun. Si l'œuvre bâtie par quelqu'un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense. Si l'œuvre de quelqu'un est consumée, il perdra sa récompense; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu. ». Il est beaucoup question de feu, de course et de combat, plus que d’air et d’enlèvement.

C’est l’épreuve du feu qui montre la qualité indestructible du matériau (ce matériau noble que notre âme régénérée devient). Si nous avons été fidèles dans le feu de l’épreuve comme dans la durée, nous achèverons la course avec une récompense.

La connaissance et la foi en l’enlèvement éviteraient tout ce chemin de croix en offrant  de manière miraculeuse cette élévation verticale.

Quelle course ! Non pas à la foi mais à la vision.

Qui n’a pas reçu sa vision ? Qui n’a pas reçu sa confirmation qu’il est bien un élu ? Il doit le demandé à Dieu, il doit prier pour qu’il vous donne une vision.

Voilà l’autre côté de la cruauté, cette fois-ci pour celles et ceux, qui se demandent s’ils sont bien agréables à Dieu parce que rien de surnaturel ne vient les surprendre.

On se laisse séduire alors par des pratiques occultes.

Et ce sont des anges maléfiques qui remplissent alors les songes des uns et des autres.

Le résultat est désastreux et cruel à la fois. Tout un peuple qui met sa confiance et sa foi dans l’interprétation de ses visions.
Un autre aspect cruel de la théorie de l’enlèvement est de laisser croire qu’il permettra d’éviter la mort comme d’éviter la souffrance, la grande tribulation qui va avec ; Car Scofield a prédit que cette grande tribulation sera de sept ans et que les dernières années seront insoutenables par leur degré de pénibilité. Combien de chrétiens sont séduits par cette grâce inespérée qui les ferait échapper à tant d’épreuves, en évitant la souffrance sans oublier la mort.
Or, tous nous devons passer par la mort. Les témoignages bibliques sont foisons. Pourquoi en premier lieu ? Parce que Christ est la résurrection et la vie. Et ce chemin est pour tous. Sinon il n’est pas le chemin.

Paul démontre durant tout un chapitre aux Corinthiens le 15ème de la première épitre que la résurrection est au centre de la foi et de toute prédication: « ce que tu sèmes ne reprends point vie s’il ne meurt » (1 Corinthiens 15 :36)

Pourquoi l’enlèvement est-elle une théorie si cruelle ?

Parce qu’elle pousse inévitablement un petit groupe d’élus, à regarder son prochain qui ne croit pas comme lui, comme perdu.

Ce petit groupe se réjouit qu’un peuple d’incultes sera dans le malheur, tandis qu’eux connaitrons la félicité. La joie que procure le malheur des autres devient plus forte que la joie de vivre aimé de Christ.

Aimer voir ou aimer apprendre que des peuples se font massacrer sous prétexte qu’ils adorent le nom d’un autre Dieu, cette jouissance-là est un véritable Évangile de cruauté.

La croyance absolue dans un amour discriminant est cruelle parce qu’elle pousse aussi à accepter toute sorte de contraintes, de travail forcé, de principes et de coutumes comme étant une porte d’entrée indispensable au salut. Ils subissent des injustices humaines comme étant juste, car ils y voient le prix à payer pour gagner le ciel.

Ensuite la cruauté est pour celles et ceux qui croient dans cette doctrine et qui se pose mille questions sur leur proche disparus (puisqu’ils n’ont pas été enlevés connaitront-ils néanmoins le salut ?).

C’est cruel et diffamant pour un apôtre comme Paul à qui on assigne de fausses intentions : Celles entre autre de parler d’un mystère pour une génération future.

Scofield a parlé de la révélation d’un grand mystère, là ou Paul, Silas et Timothée n’y voyait que des mots de réconforts pour les Thessaloniciens. Chapitre 4, verset 18 : « Consolez-vous donc les uns les autres par ces paroles. », ou  « ne vous affligiez pas comme les autres qui n'ont point d'espérance »

Paul parlait pour cette Église de Thessalonique qui cherchait juste à se rassurer sur ses morts, sur ses chers disparus. Leur séparation avec eux sera-t-elle définitive ? Paul répond à cette inquiétude en montrant que tous au son de la trompette, au cri de rassemblement les morts en Christ comme les vivants se rejoindrons en Christ, car Dieu vise une union en lui. Il rassemble les familles. Il réunifie, il ne sépare pas ce qu’il a unit sur terre. Il ne met pas non plus les vivants plus méritants que les morts. Paul, Timothée et Silas emploient une métaphore qui sera transformée par les contemporains de Scofield en un mystère secret révélé. Pour plus de détails je vous renvoie sur le message du 3 avril 2022 ; « la génération de l’enlèvement »

 

Alors maintenant je voudrais rappeler Hébreux chapitre 6.

« …tendons à ce qui est parfait, sans poser de nouveau le fondement du renoncement aux œuvres mortes, de la foi en Dieu,(qui devient la foi dans l’enlèvement) 2de la doctrine des baptêmes, de l'imposition des mains, de la résurrection des morts (avec l’enlèvement de l’Église), et du jugement éternel. 3C'est ce que nous ferons, si Dieu le permet. »

Et surtout j’insiste sur le verset 1 qui dit : « laissant les éléments de la parole de Christ ».

Les éléments : l’Écriture nous dit de ne pas nous attacher au détail que sont les raisons et les causes, le commencement, l’origine, bref tout ce qui fait naitre la connaissance, la gnose. Mais alors à quoi s’attacher ?

Eh bien au caractère de notre Dieu, à l’agneau qui nous donne le « la » comme en musique la note juste pour accorder nos instruments et jouer la musique juste du Saint-Esprit.

Mais cela ne peut s’obtenir que si nous bannissons le mal, si nous nous séparons réellement de nos œuvres mortes issues de la cruauté de nos pensées comme de nos actes.

Amen