dimanche 19 décembre 2021

L’AGNEAU DE DIEU : LA VERITE

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Par Eric Ruiz

 

C’est « l’agneau » qui donne le départ de la course à la sainteté, au moment où il ouvre les sceaux.

Apocalypse chapitre 6 : «  l’agneau ouvrit un des 7sceaux ».

À ce moment-là, tous, vrai et faux disciples prennent part à la course. Mais l’agneau met le projecteur sur 4 cavaliers, qui sont 4 manifestations du mal. L’agneau montre dès le départ ce qui émane de sa nature: Le jugement.

Mais question capitale : Qui est cet agneau ?

Pas un animal, c’est sûr. Une personne humaine possédant le caractère de ce petit mouton de moins d’un an, doux, fragile, tendre, si vulnérable et malheureusement souvent destiné à la boucherie… ?

Jean le Baptiste l’avait désigné auparavant en voyant Jésus de Nazareth: « Voici l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » ; Et là… l’esprit humain, charnel se referme pour ne voir que Jésus, que l’homme Dieu qui, c’est vrai, est l’agneau qui ôte le péché du monde. C’est vrai !

Mais une question hante les esprits, pourquoi le péché demeure après Jésus ?

Pourquoi même parmi les croyants chrétiens, le péché abonde et parfois surabonde ?

Christ a-t-il échoué dans sa mission ?

Jésus est pourtant si catégorique : « Je t'ai glorifié sur la terre, j'ai achevé l'œuvre que tu m'as donnée à faire » (Jean 17 :4)

Verset 11 : «  Père saint, garde en ton nom ceux que tu m'as donnés, afin qu'ils soient un comme nous. »

Jean 18 :9 ; » Je n'ai perdu aucun de ceux que tu m'as donnés. »

 

 Et nous retrouvons ce même Jean, ce même apôtre qui se voit plusieurs années après, pleurer à chaudes larmes dans sa vision à Patmos, parce qu’il ne trouve personne digne d’ouvrir le livre et de briser les sceaux.

La réalité, c’est que la mission de Jésus-Christ ne s’est pas arrêtée à la croix.

Elle sera finie quand son corps sera ressuscité avec nous ses frères (et je reprends la fin du verset 11 de Jean 17 : Jésus priait le Père ainsi : afin qu'ils soient un comme nous). Nous devons être un comme, lui, Jésus, l’est avec le Père pour que la mission de Jésus-Christ s’arrête.

Aujourd’hui, le sang de l’agneau continue à couler avec ceux qui croient en lui.

C’est par le sang que tout est purifié et Christ a besoin de nous pour continuer son acte purificateur.

L’apôtre Pierre en parle au début de sa première épitre comme d’un objectif et avec ses mots :

« Pierre, apôtre de Jésus-Christ, à ceux qui sont étrangers et dispersés … afin qu'ils deviennent obéissants, et qu'ils participent à l'aspersion du sang de Jésus-Christ ».

Le sang de Jésus-Christ se voit dans les épreuves que nous traversons, qui n’ont d’autre but que d’épurer notre foi, de la rendre plus précieuse que l’or…par une obéissance sans limite. C’est ce que Pierre dit plus loin au verset 7.

Vous voyez, je ne nie pas la résurrection, en disant que le sang de Christ continue de couler, je lui redonne, au contraire tout son sens originel.

La résurrection du fils de Dieu n’est pas vaine ; car grâce à sa résurrection, nous sommes aussi l’agneau qui ôte le péché du monde, non pas en prenant la place de Christ, par une imposture, mais parce que Christ a pris place en nous par le Saint-Esprit.

Nous devons avoir cette conviction que le salut passe aussi par ceux qui ont le caractère de l’agneau « Et ils criaient d'une voix forte, en disant: Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l'agneau »(Apocalypse 7 :10).

La mission de Christ, le salut, continue à travers ceux qui demeurent en lui ; car alors le Père demeurera en eux. C’est une promesse divine que Jésus a annoncé à ses disciples.

Mais, « Celui qui dit qu'il demeure en lui, doit vivre comme Jésus-Christ lui-même a vécu.» 1 Jean 2 :6 (Version Martin).

Ce que dit Jean ici est déjà un terrible jugement : ce n’est pas d’imiter Jésus, d’imiter l’agneau de Dieu. Il nous dit de vivre comme lui a vécu, à sa manière.

Je vous le dis : Seul, c’est impossible. N’importe quelle religion ou n’importe quel sacrifice ne nous permet pas de vivre comme lui.

Ne cherchons pas Christ par nos sens, par nos forces, cela n’amènera qu’une pâle imitation.

Je peux imiter un oiseau, en me confondant à lui, au point même de faire douter les autres, mais cela ne fera jamais de moi un oiseau.

Eh bien, « Vivre comme lui a vécu » ce n’est possible que si l’agneau vit en soi. C’est l’agneau en soi qui exerce le jugement.

Comment ?

L’agneau, exerce le jugement car avant de l’ôter, il le révèle, ce péché. Il met sa lumière sur lui. Il le montre pour qu’il soit anéanti, brisé, séparé par celui qui aspire profondément à la pureté. Et au contraire, la lumière de l’agneau brûle, sépare, répudie celui qui aime le péché.

Par conséquent, Christ a besoin de nous. Nous, c’est qui ?

C’est chaque disciple d’exception, celui qui a acquis le caractère de l’agneau mis à mort, l’agneau immolé.

Ce disciple ne se déclare pas lui-même comme vainqueur ; Il n’acquiert pas son élection par une reconnaissance humaine; C’est Dieu qui l’élève lui-seul dans cette fonction au temps convenable ; un temps choisi par lui et lui seul.

Dans Actes 20 :24 ; Paul affirme ne faire aucun cas de sa vie, comme si elle ne valait rien, il n’aspire qu’à une seule chose être un agneau mis à mort ; son seul désir est qu’il accomplisse sa course et son ministère avec joie.

Pourtant : regardez ce qui se passe à l’ouverture du premier sceau de l’Apocalypse au chapitre 6.

Tiens, un imitateur du disciple d’exception apparait. Il choisit, lui, son temps et sa fonction.

« parut un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc; une couronne lui fut donnée, et il partit en vainqueur et pour vaincre ».

Lui aussi veut vaincre, lui aussi veut devenir ce disciple d’exception.

Mais dès le départ il est séduit par l’apparence de la sainteté (le cheval blanc).

Il prend les mauvaises armes.

Plutôt qu’une épée flamboyante, il prend un arc.

Alors, Il ne sépare pas le bien du mal, il élimine, il tire sur ses ennemis.

Plutôt qu’une couronne d’épines (en guise de souffrance), on lui donne une couronne royale (en guise d’élection). Il est idolâtré. Son orgueil le place en premier. Il se voit vainqueur.

Ce cavalier blanc a donc pris lui aussi l’aspect d’un agneau mais sa nature refait vite surface :

Apocalypse 13 :11 : « Puis je vis monter de la terre une autre bête, qui avait deux cornes semblables à celles d'un agneau, (cette personne humaine semblable à une bête a bien deux qualités de l’agneau : l’humilité et le sacrifice, en apparence) et qui parlait comme un dragon (son orgueil le trahi par des mots enflammés). ».

Alors, où est ce disciple d’exception, digne d’ouvrir les sceaux et qui ne monte sur aucun cheval (Et qui choisirait plutôt un âne parce qu’il a le caractère de l’agneau mis à mort) ?

Ne vous trompez pas de combat ce n’est pas celui qui parle comme un dragon et qui semble avoir autorité qui gagne.

C’est celui qui perdra sa vie qui la gagnera. Pour être vainqueur, nous devons donner notre vie comme une offrande agréable à Dieu, la mettre sur l’autel et laisser se consumer ce qui doit l’être ; en clair, nous devons accepter la défaite, oui, la défaite comme Jésus à accepter le sort d’un vaincu à la croix, pire, le sort d’un brigand, d’un imposteur. Nous devons accepter les dernières places, sans convoiter les premières.

Nous avons des exemples de disciples qui n’ont pas accepté la défaite…et quel disciple ! Simon Pierre. Il renia par trois fois Jésus. Il ne pouvait pas faire autrement. Sans l’esprit de Dieu comment faire pour  avoir le caractère de l’agneau mis à mort ? Impossible.

La chair est trop forte, elle refuse la défaite, elle fuit la mise à mort et le diable est là, vivant, cherchant la victoire.

Dans les faits, Pierre n’était pas encore prêt à ôter le péché du monde. Il avait encore besoin d’ôter le sien propre. Il sera cet agneau mais plus tard après la résurrection de Jésus.

Il devait (dans les faits) voir Jésus… après qu’il soit monté au Père.

Jean 16 :16 : « Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus; et puis encore un peu de temps, et vous me verrez, parce que je vais au Père. »
C’est quoi voir Jésus ? Le voir en chair et en os, ou le voir en vision ?

Eh bien c’est ni l’un, ni l’autre.

Jésus ne parlait pas de son premier retour le quatrième jour après sa crucifixion. Quand il dit « encore un peu de temps », on ne sait pas encore de quel retour il parle.

Mais : « parce que je vais au Père. »

Le brouillard se dissipe complètement.

Ce retour : c’est voir Jésus en soi, parce qu’il est monté au Père.

Sans cette élévation au Père, j’affirme que l’agneau de Dieu n’aurait jamais terminé sa mission. Il n’aurait jamais pu vivre dans ses disciples et faire un avec eux pour finir d’ôter le pécher du monde.

Donc pour résumer, si nous ne vivons pas comme lui, comme Jésus a vécu, en agneau mis à mort, si nous ne vivons pas la défaite sur cette terre, nous ne vivrons pas la victoire.

Donc, en devenant l’agneau nous perdons la course aux yeux des autres, des autres croyants… mais eux en gagnants, ils perdent et ils se perdent.

Alors maintenant, la réalité est ténèbres, l’incrédulité a son trône.

Pourquoi est-ce si dur de croire que l’agneau de Dieu n’est pas Jésus-Christ seul ?

Pourquoi, (et j’en suis certain), mon message sera traité de diabolique, et que bien peu le croiront ?

Ce n’est pas parce que j’annonce quelque chose de nouveau.

L’esprit qui règne dans ce monde n’est pas un esprit de sacrifice. C’est plutôt un esprit qui hait le sacrifice, qui n’aime pas l’humiliation et qui fuit la justice, préférant montrer de fausses œuvres plutôt que de passer par la défaite.

On préfère l’image d’un Christ souffrant, abattu, brisé pour nos péchés pour un but égoïste : afin que nous endossions par sa défaite, la victoire, notre victoire ; Plutôt que  vivre la même situation et devoir endosser le même manteau, la même réputation.

Chanter la victoire, proclamer la victoire, cela est tellement plus glorieux pour nous et plus facilitant.

Mais, la victoire acquise ainsi est le chemin qui mène à la perdition. Ce n’est pas le chemin de l’agneau immolé par lequel chacun, individuellement doit passer.

Au fond de nous-mêmes, nous le savons. Nous savons que le prix de l’amour de Dieu est sacrificiel et qu’il ne passe pas par un chemin fait uniquement de pétales de roses.

Il nous faudra marcher sur l’eau, dans la tempête, risquer sa vie.

Mais préférons-nous les fables à la vérité ?

Regardez ce que voit Jean dans Apocalypse 21 :22

« Je ne vis point de temple dans la ville; car le Seigneur Dieu tout-puissant est son temple, ainsi que l'agneau ».

Eh bien la majorité y voit la fable où Dieu et l’agneau sont deux personnes, dans un ou deux temples différents ; c’est comme le Père et le Fils. Ils ne peuvent concevoir que le Fils est dans le Père comme le Père est dans le Fils.  

Jésus a pourtant dit : «  celui qui me voit a vu le Père » et il n’y avait que Jésus en face d’eux. Ah, ils le diront mais ils verront quand même deux entités, deux temples, deux puissances, deux manifestations. C’est plus fort qu’eux…Pourquoi ?

Parce que, l’idolâtrie fait que ce qu’ils ont en eux est double et que l’unité n’est que sur leurs lèvres.

Or l’agneau est dans le Temple et le Temple est dans l’agneau. Ils sont confondus, mêlés, épousés.

Je continue au verset 23 versions Martin :

« Et la cité n'a pas besoin du soleil ni de la lune, pour l'éclairer; car la gloire de Dieu l'a illuminée, et l'Agneau est sa lampe (est son flambeau). ».

Comprenez bien, que le disciple d’exception est l’agneau, et que la gloire de Dieu l’illumine et qu’il n’a besoin de rien d’autre pour illuminer l’endroit où il se trouve car il a en lui les 7 yeux de Dieu, qui sont les 7 lampes du chandelier de Dieu, les 7 tonnerres. Il est le chiffre 7 incarné. Tout se tient et s’imbriquent.

Sommes-nous le temple de Dieu ? Si oui, alors Dieu n’a de représentation qu’à travers l’agneau. L’agneau c’est Dieu et Dieu c’est l’agneau ; rajouter quelque chose et le masque tombera le mensonge montrera son vrai visage.

Amen

dimanche 12 décembre 2021

Sept et LE DISCIPLE D’EXCEPTION

412


Par Eric Ruiz

 

Je parlais récemment du disciple d’exception : celui qui est sur le trône, et qui partage le repas du Seigneur (puisque le trône de Dieu  rassemble des convives autour d’une table à manger) ; ce disciple assis sur le trône a persévéré, il a vaincu. Il possède une pierre blanche dans sa main avec son nom nouveau gravé dessus : Nikao (vainqueur).

Question : Qu’est-ce qui peut nous montrer que nous sommes bien entrés, nous personnellement, dans cet état spirituel de vainqueur, qui témoigne de l’exception du disciple ; et que nous savons personnellement que nous avons ce nom « que personne ne connait à part celui qui le reçoit » (et là je fais référence au passage d’Apocalypse 2 :17) ?

La preuve se trouve-t-elle dans des bénédictions reçues en abondance comme des ressources financières nouvelles, ou un travail meilleur qu’avant, des relations plus heureuses et épanouissantes, ou plus encore :dans un changement de vie, un renouveau familial, une nouvelle destinée ?

Tout cela est bien, certes… mais n’a rien d’exceptionnel. N’importe qui peut vivre de telles réjouissances.

Alors de quoi s’agit-il ?

Jésus-Christ, lui, a posé ce fondement d’exception lorsqu’il avait 33 ans.

Matthieu chapitre 5 nous l’évoque, au travers de ce que les théologiens ont titré : « Le sermon sur la montagne » ;

Ce passage nous parle aussi comme son chiffre 5 l’indique d’un accomplissement terrestre.

5, c’est un temps qui révèle la sainteté, c’est vrai… Mais 7 c’est encore plus fort puisque c’est le temps du disciple accompli, disciple d’exception.

Il y a donc un temps d’épreuve pour purifier le disciple, il est comme l’argent ou comme les paroles divines qui ont, elles aussi, un temps de purification ;

« Les paroles de l'Éternel sont des paroles pures, Un argent éprouvé sur terre au creuset, Et sept fois épuré » (Psaumes 12 :7).

Le nombre de fois nécessaire, pour être pur, demande du temps. Il faut du temps pour purifier un homme, comme il faut du temps pour purifier des paroles divines.

L’exception demande, donc du temps :

-7 jours avant d’être circoncis,

-7 mois avant de fêter la fête des tabernacles (concrètement le tabernacle, la tente, c’est le corps, on fête la mort du corps qui libère le pouvoir de juger (avec l’esprit de Dieu).

-7ans de provision contre la famine, pour partager la gloire de Dieu.

Joseph, après avoir accumulé les provisions pour les sept années de famines, reçoit ensuite ses frères qui l’ont trahi.

Il a alors acquis la maturité pour le faire. Sans cela il n’aurait pas eu le caractère pour les aimer comme Christ les aime, en étant heureux de les recevoir. Il aurait été plutôt, heureux de se venger et de leur annoncer que la famine sera pour eux, justice finalement.

Jacob, après sept années de services auprès de Laban a pu épouser sa fille aînée Léa.  Avait-il acquis la maturité pour le faire. ?

Non, pour Laban, Jacob, trompeur, devait purifier son cœur et subir 7 autres années pour avoir Rachel son autre fille qu’il aimait.

Il y a un temps pour ENTRER dans le royaume de Dieu (pour passer par la porte étroite) et il y a un temps plus long (une persévérance plus grande) pour POSSEDER le royaume (puisqu’il faut être non seulement épuré une fois, mais sept fois).

On sait déjà avec Matthieu 7 :21 que : » Ceux qui me disent: Seigneur, Seigneur! n'entreront pas tous dans le royaume des cieux » ; tout, comme ceux qui se confient dans leur richesse ou qui aiment la justice des religieux scribes et pharisiens.

On sait aussi avec Marc 10 :14 que ceux qui ressemblent à de petits enfants entreront dans le royaume. «  le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent ».

Donc, il y a un temps pour celui-là qui met sa fierté dans sa poche comme un enfant le fait en s’humiliant ; et celui-là qui mêle actes et paroles pour faire la volonté de Dieu et pour n’avoir de richesse qu’en lui ; Tous deux si leur consécration dure…pourront entrer dans le Royaume.


Mais « posséder le royaume », c’est encore autre chose ; cela veut dire littéralement : disposer en maître de quelque chose ; en être le propriétaire.

Qui est le propriétaire du royaume des cieux, sinon celui qui est assis sur le trône ?

Et ce n’est pas Dieu seul, ni Jésus ; Dieu n’a jamais été seul sur son trône. Il l’a toujours partagé. L’époux a une épouse.

Dès la Genèse : « Dieu Elohim dit: Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance » Genèse 1 :26

Et les Évangiles disent que « Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux (Dieu a son trône au milieu d’eux, sa table). » ; le voilà l’ombre du trône à venir : Faire alliance avec Dieu, c’est agir avec lui et être assemblé en son nom.

L’apôtre Pierre a reçu les clés du royaume. Mais était-il le seul à pouvoir les recevoir ?

Car, Matthieu chapitre 5 fait aussi un autre constat :

« Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux! ».

Le Royaume, le trône de Dieu appartient à des pauvres en esprit heureux.

Question : Ces esprits appauvris ont-ils conscience du pourquoi de leur bonheur ?

Parce qu’il a une expression qui dit quand même: « un imbécile heureux. »

Ces esprits pauvres sont loin d’être abrutis, et j’affirme que non seulement ils ont conscience d’être dépourvu d’intelligence, mais ils ont recherché cet esprit, comme de l’or pur. Ils ont préféré la sagesse de Dieu à celle des hommes.

Et quoi dire du verset « 10Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux! 11Heureux serez-vous, lorsqu'on vous outragera, qu'on vous persécutera et qu'on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi » ?

Ici comme avant, il n’est pas question d’acquérir un nouvel état spirituel. Mais d’être déjà, au présent, dans un état spirituel de bonheur, de complète satisfaction.

Il s’agit bien de se complaire d’un état permanent de plénitude et d’épanouissement, en étant soi-même l’objet d’outrages, de calomnies, de rejets et même d’attaques violentes, alors que ce que l’on fait est juste.

Jésus, dans Matthieu 5, fait un constat du disciple d’exception.

Il n’y a plus à ce moment-là de prières, d’action de grâce précises pour rechercher cet état. On est heureux ou malheureux, point.

Et je vous l’accorde : être heureux quand on est calomnié, maltraité, persécuté n’est pas donné au premier venu.

L’immense majorité, dans cette terrible condition, se sentira tourmenté plutôt qu’heureux.

La réaction évidente est d’être pris entre l’angoisse d’un côté et le sentiment d’accablement de l’autre.

D’ailleurs, si vous éprouvez du bonheur en étant persécuté on vous traitera sans doute d’imbécile heureux, parce qu’il faut être un peu niais, simple d’esprit pour ne pas y ressentir un sentiment de malheur, comme aussi ressentir la peine et la honte d’avoir été trahi.

Par conséquent, vivre des situations exceptionnelles révèle l’exception du disciple, car sa réaction est contre nature. Il ne peut le faire que si l’Esprit saint en lui est en parfait accord.

Comment peut-on imiter la joie, le bonheur de se faire persécuter, sans finir par se faire trahir par ses émotions ?

 

Je vous parlais du chiffre 7 qui concerne ce disciple d’exception.

7 c’est une durée, mais un temps qui ne va pas sans souffrance. On est bien « sept fois épuré ».

Porter du fruit demande d’arriver dans une saison propice, après avoir  connu des temps importants de tempêtes, de sécheresse et de récoltes maigres.

C’est le temps aussi, nécessaire à allumer l’ensemble des 7 lampes du chandelier, les unes après les autres.

Ce temps de persévérance demande, par conséquent, des efforts non pas pour garder la foi, mais des efforts pour être vigilant sur son état intérieur, c’est cela « garder ses commandements ».

Dès le moindre petit signe de détresse, le zèle ardent de la foi nous fait mettre à genoux dans le dépouillement le plus total, tel un agneau qu’on amène à la boucherie.

C’est de cette façon-là que le disciple persévère.

 

Maintenant ce disciple d’exception est préparé par Dieu en vue d’une mission, une mission terrestre.

Apocalypse 5 :11 : » Et tu nous as faits Rois et Sacrificateurs à notre Dieu; et nous régnerons sur la terre. »

Regardons de près ce chapitre 5 qui va vers l’accomplissement de la sainteté et qui met en scène plusieurs personnages et une vision céleste très peu perceptible au premier abord.

Le chapitre 5 évoque celui qui est assis sur le trône et qui tiens dans sa main un livre scellé de sept sceaux et un ange remarquable qui pleure, désœuvré, parce qu’il ne trouve personne assez digne pour ouvrir ce livre et briser les sceaux.

C’est alors, que l’ange rencontre un des 24 anciens qui lui dit : »5 le Lion qui est de la Tribu de Juda, la racine de David, a vaincu pour ouvrir le Livre, et pour en délier les sept sceaux. ».

Ca y est on tient celui qui est digne d’ouvrir les sceaux. On a de précieux indices : Il est comme Jésus, de la même tribu de Juda, il est lui aussi descendant du roi David.

Ce lion qui représente, comme la parole de Dieu, des caractères de courage, de force et d’honneur, a vaincu, comme Jésus…Alors qui est-il ?

Avec le verset suivant, on a la confirmation que l’ancien, est cette personne (ressemblant à Jésus Christ) digne d’ouvrir les sceaux. C’est lui qui a vaincu. Et ce qui est troublant : c’est lui, l’ancien qui parle de lui-même au verset 5.

«  il y avait au milieu du trône (autour de la table à manger) et des quatre animaux, (la persévérance des saints) et au milieu des Anciens (des disciples d’exception), un agneau qui se tenait là comme mis à mort, ayant sept cornes, et sept yeux, qui sont les sept Esprits de Dieu, envoyés par toute la terre. ».

Vous voyez, tout se tient, les chiffres comme les mots. Sept cornes, sept yeux, sept esprits. Trois fois sept : 21 Et 21 c’est le nombre du commandement de Dieu dans la Bible. L’ancien possède le bâton de commandement, le sceptre de la tribu de Juda.

Ce verset nous donne aussi le caractère de l’ancien qui a vaincu. L’ancien est un agneau, un animal de sacrifice, qui est comme mis à mort par le peu de valeur qu’il donne à sa vie. Il a sept cornes ; la puissance exceptionnelle de Dieu, il possède sept yeux, toute la lumière de Dieu pour révéler le mal. Et nous savons que les sept sceaux révèlent toute la stratégie du mal sur terre. Et, cet ancien est envoyé par toute la terre, c’est-à-dire dans n’importe quel lieu sur terre.

Par ailleurs ce verset qui suit qui est le verset 8 pourrait nous perdre… » Et quand il eut pris le Livre, les quatre animaux et les vingt-quatre Anciens se prosternèrent devant l'agneau ».

En tous les cas ce verset a confirmé aux idolâtres, leur péché de voir en Jésus-Christ le seul agneau digne de recevoir la louange.  

Je ne cesse de le rappeler : Dieu n’a jamais eu l’intention d’amener un peuple à l’adorer lui et lui seul. Quand on se prosterne devant l’agneau, on est face à un respect qui coupe le souffle, on est en admiration… devant ce que Dieu a créé : Son disciple d’exception, où l’homme est fait à son image, unit parfaitement à son créateur.

On n’adore pas la créature, on adore, le créateur dans sa créature, ce qui est, vous en conviendrez, bien différent.

Jésus-Christ a permis au corps de reprendre vie. Il est le souffle de résurrection. Mais il n’est pas le corps à lui tout seul.

Il le dit : il est le premier de nombreux frères. Ce corps est beaucoup plus grand et multiples que la vision étriquée et simpliste de la doxa religieuse, qui, elle, ne voit qu’un être vivant, qu’une seule dimension de la divinité.

« 11 j'entendis la voix de plusieurs Anges autour du trône et des Anciens, et leur nombre était de plusieurs millions.12 Et ils disaient à haute voix : L'agneau qui a été mis à mort est digne de recevoir puissance, richesses, sagesse, force, honneur, gloire et louange ».

Le disciple d’exception est digne de recevoir 7 récompenses : la puissance, la richesse, la sagesse, etc. Il est le seul d’ailleurs à les recevoir toutes.

Puisqu’autour du trône, on trouve ces millions de voix, tous ces anges  qui ont été sauvés comme au travers du feu, mais sans pour cela avoir vécu l’exception du disciple. Ils reconnaîtront la vérité et ils sauront que cet agneau mis à mort est le caractère de ces disciples d’exception.

Jean voit dans sa vision, la vérité éclater pour tous, qui nous fait réaliser que tous genoux fléchira ; et que toutes langues loueront comment Dieu a rendu l’honneur à celui qui l’avait perdu, comment Dieu a rendu la force à celui qui en manquait ou a rendu la gloire aux déshérités ; Quant aux sauvés , ils recevront des récompenses, mais jamais autant que le disciple d’exception.

Et, il n’y a jamais eu de prédestination pour ce disciple, puisque l’ange « pleurait fort, parce que personne n'était trouvé digne d'ouvrir le Livre, ni de le lire, ni de le regarder » et que celui qui vaincra sera seul trouvé digne.

Cette œuvre de persévérance est possible pour tout être humain au départ. Personne ne part avec des mètres d’avance. Le caractère de l’agneau mis à mort, permet de finir en vainqueur. C’est de lui et de lui seul que proviendra notre élévation.

 Amen

dimanche 5 décembre 2021

L’EXCEPTION au-dessus de LA REGLE

 411


Par Eric Ruiz

 

Avez-vous remarqué que les choses viennent souvent par deux ; (le juste ou l’injuste, le vrai ou le faux, la lumière ou les ténèbres, la chose et son contraire, mais aussi : le général et le particulier)

Ce n’est pas pour nous perdre ou nous mettre dans la confusion mais n’est-ce pas pour que nous évitions à tout prix de tomber dans les généralités ?

Avec la généralisation on juge, on condamne, on brûle un peuple pensant qu'il est méprisable ; et on porte aux nues ceux qui ont l’apparence de la gloire.

La généralisation empêche de se poser des questions. Elle conforte « les meilleurs » à se réfugier vers une théorie qui évince « les moins bons ». Et qui finira bien entendu par enterrer la vérité.

Un exemple de généralité chrétienne : Un croyant en bonne santé dira d’un autre qui est tombé malade : « Sa maladie prouve une chose : qu’il subit les conséquences de ses fautes, il a récolté ce qui la semé ».

Comme si toute maladie systématiquement était la cause d’un péché à expier.

J’avais développé dans un message les 5 causes possibles de la maladie et une seule seulement correspondait à la catégorie : maladie châtiment.

N’y voir qu’une maladie châtiment dans tous les cas, devient alors du mépris pour soi et pour les autres.

Et qu’est-ce que le mépris ; que dit la Bible à son sujet ?

« Aie pitié de nous Éternel, notre âme  est accablée ….  du mépris de la part des hautains » ( Psaume 123 :4)

Proverbes 18 :3 va dans le même sens : « quand vient le méchant viens aussi le mépris ».

Mais attention, il y a aussi à l'inverse, qui ne permet plus de généraliser.

Proverbe 12 :8 nous dit "et celui qui a le cœur pervers est l'objet du mépris".

 Quoi comprendre, alors, et surtout comment reconnaître les causes du mépris ?

Car la question fondamentale lorsque l'on reçoit du mépris est:

Est-ce parce que l’on a le cœur pervers que logiquement ont reçoit du mépris ?

Ou bien, est-ce parce que l’autre est orgueilleux qu’il me méprise? Bref, recevoir du mépris est-ce juste ou injuste ?

 

Dans toute situation il y a une généralité : c'est celle du discernement.

 

Il nous faut du discernement pour connaître la vérité, pour savoir d'où provient ce mépris : provient-il de nous-mêmes ou provient-il des autres ?

Et croire que nous avons ce discernement parce que nous avons la foi, c'est encore une généralité.

Tous ceux qui ont la foi n’exercent pas forcément le discernement. Comme aussi ceux qui n’ont pas la foi peuvent discerner par moment la vérité.

Pour les premiers, ils ont des péchés cachés qui leur voile la vérité et leur discernement est alors faussé.

Toute personne quelle qu'elle soit dans la foi peut manquer de discernement, même si elle est pasteur, évêque, prophète évangéliste, théologien ou simplement un croyant. Personne ne fait exception à la règle. Avec un mauvais discernement la grande majorité se croira mépriser par les autres, les méchants.

Et oui, c'est évident, la pensée dominante est qu’avec la foi rien ni personne ne peut pervertir son cœur, puisque Dieu purifie et rend justice à l’homme de foi.

Par conséquent, de la même manière que le roi Hérode traita Jésus avec mépris, qu’il se moqua de lui, on peut en conclure qu'un chrétien marchant naturellement sur la voie de Jésus sera lui aussi méprisé par les grands, les dominateurs, les sans Dieu.

Cette manière de penser bloque tout discernement. Parce que le hautain l'orgueilleux est là. Il se croit au-dessus des autres. Il n'est pas dans la mêlée, il est sur un trône. Mais attention la foi ne nous place pas sur un trône elle nous met dans l'humilité ; donc plutôt au sol.

Par conséquent, l’orgueil amène à généraliser. Car l’orgueilleux aime émettre des lois, des règles d’or, des principes immuables des doctrines universelles.

Cela le sécurise d’une part et cela le fait briller, d’autre part, aux yeux des autres.

 

Prenons Calvin, le grand théologien français, emblème de la réforme protestante ; et regardons sa doctrine de la prédestination.

En généralisant la prédestination à tous chrétiens, Calvin évacue un doute pourtant si utile à la foi :

« celui qui sait que son salut est dans les mains de Dieu cesse d’être préoccuper par la qualité de sa foi ». Il attend l’action de Dieu en lui.

Cette loi évacue, c’est vrai, un poids, une responsabilité, des œuvres, un travail à faire. Pourtant, la gravité, c’est que le croyant n’a plus à se soucier de ses actes. Il est de toute manière élu et prédestiné au salut. S’il fait le mal, c’est peut-être qu’il n’a pas été prédestiné depuis la fondation du monde à agir bien.

Or la Bible, insiste non pas sur une généralité mais sur une exception. Et cette exception responsabilise énormément le croyant.

Le livre de l’Apocalypse est le livre de la révélation ; Du grec « Apocalupto » signifiant révélation, dévoiler ce qui est voilé…Ôter le voile.  

L’Apocalypse révèle Christ bien-sûr mais Christ voilé dans le croyant. Et beaucoup plus que ça : le disciple devenu croyant d’exceptionOn touche à la foi exceptionnelle.

Quand l’esprit parle aux Églises dans le livre de l’Apocalypse chapitre 2 et 3, il évoque directement cette exception :

«  Sois fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie ; Repens-toi donc ; tu as à Sardes quelques hommes qui n'ont pas souillé leurs vêtements »… Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs;

« tu as gardé la parole de la persévérance en moi ». « celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu et il n’en sortira pas ».

L’esprit qui parle aux Églises remplace le mot prédestination par celui de persévérance, de fidélité.

Il ne parle pas de ceux qui auront vaincu, mais de celui qui aura vaincu. Celui qui est visé en particulier, est marqué personnellement : c’est le témoin fidèle et véritable que nous devons être nous et nous seul.

Il y a une récompense, une bénédiction spéciale pour celle ou celui qui devient l’exception, l’exception à la règle, en n’ayant pas souillé ses vêtements, en ayant persévéré dans la sainteté.

Attention, on ne parle ici de salut, on parle de récompenses liées au caractère exceptionnel du croyant.

« Celui qui vaincra… je donnerai à manger de l'arbre de vie, il n'aura pas à souffrir la seconde mort… ; je lui donnerai de la manne cachée…et je lui donnerai un caillou blanc et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n'est celui qui le reçoit…  Et je  lui donnerai autorité sur les nations, Et je lui donnerai l'étoile du matin … je n'effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges.  je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, »…Voilà le disciple d’exception !

Le danger de la généralité, c’est que la prédestination d’un peuple l’amène à ne plus rechercher l’exception, à ne plus rechercher à tout prix la sainteté, car il la possède déjà, ou alors Dieu la lui donne en temps voulu.

Dieu amènerait lui-même à la perfection celui qu’il a élu depuis le début.

Eh bien, ce lâcher prise qui consiste à fermer les yeux sur soi pour laisser Dieu agir, peut paraitre au premier abord très positif, puisqu’il évacue la culpabilité. Et qui aime se culpabiliser ? Personne.

Mais l’esprit de Dieu insiste sur autre chose et au verset 9 du chapitre 3, l’esprit dit : « Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j'aime. Aie donc du zèle, et repens-toi. »

Ce n’est pas un lâcher prise que veut nous donner l’esprit, mais un zèle ardent. Un zèle : c’est un empressement à faire les choses.

Or le lâcher prise ici nous rend lymphatique et il évacue le fait de se sentir repris et châtier. Il est donc indispensable de ressentir un zèle qui nous amène rapidement, dans un état d’urgence, à nous repentir encore et encore et encore, nous croyant.

« Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte.. » .

Sans ce zèle ardent, cet empressement, Dieu ne pourra nous amener à la perfection, car nous ne l’aurons pas entendu frapper.  Sa voix ne nous aura pas saisis, pour que nous allions, empressés, ouvrir la porte.

Bref, la généralisation aura fermé la porte. La prédestination nous aura privé du zèle ardent. Alors que celui ou celle, qui aura à cœur de ne plus se souiller et de se repentir sur le champ de sa tiédeur… cette personne, ce témoin véritable aura l’exception de partager son repas avec Christ, sur son trône (puisque son trône est une table, j’y reviendrai).

Le chapitre suivant, le chapitre 4 de l’Apocalypse, va encore plus loin dans cette exception du témoin persévérant et véritable. Il nous donne encore plus de détails de qui il est. Par quel chemin de croix il est passé. Comment il a vaincu et quelle est sa place.

Le chapitre commence comme la fin et la continuité du chapitre 3 : « Une porte a été ouverte dans le ciel » ;

Et on devine que quelqu’un à ouvert la porte pour que Christ entre pour partager son trône, comme on partage un repas avec lui.

« Et voici, il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône quelqu'un était assis. »

Avant d’aller plus loin : la généralité pousse la grande majorité à y voir Dieu en personne ou son fils Jésus-Christ. Or Dieu est invisible, il est esprit et Jésus-Christ n’a laissé de lui que son esprit saint. Où trouvez Dieu, alors ? Est-il limité à un élément matériel ?

Il est dans le souffle du vent qui ne se voit qu’à travers le mouvement des feuilles ; on ne sait d’où il vient et où il va. Donc, on parle encore là d’une exception, d’une exception humaine assis sur le trône.

    1er indice : « Celui qui était assis avait l'aspect d'une pierre de jaspe et de sardoine; et le trône était environné d'un arc-en-ciel semblable à de l'émeraude »

-La pierre précieuse, le jaspe, c’est la première pierre de la nouvelle Jérusalem. C’est le premier fondement de l’Église, c’est la première onction. Cette pierre a la particularité d’être transparente comme du cristal. Ce témoin de Christ est par conséquent totalement transparent, il ne cache rien et il est pur, purifié par Christ.

-La sardoine est une pierre qui d’un point de vue étymologique, est issu du perse “sered” ou du grec “sardion” qui signifie “pierre rouge foncée”. La couleur du sang, du sacrifice (rouge foncé) est aussi un témoignage des œuvres de renoncement du disciple.

-Le trône entouré d’un arc en ciel, c’est le signe d’une nouvelle alliance faite avec la couleur émeraude. L’émeraude, c’est la pierre de la tribu de Lévi donc la pierre des vrais Lévites, des sacrificateurs.

Aujourd’hui, le disciple accompli est le nouveau Lévite, il est comme son maître : semblable à de l’émeraude ; La résurrection est précieuse comme l’émeraude, elle sera son signe ( j’en parlai dans un message intitulé « Le quatrième jour …».

Pour résumer, celui qui est assis sur le trône est semblable à Christ, c’est le témoin véritable, persévérant qui possède sa pureté, sa transparence, son sacrifice ; il est le signe d’une nouvelle alliance, du nouveau sacrificateur qui a vaincu la mort par la résurrection.

    2ème indice : » Autour du trône je vis vingt-quatre trônes, et sur ces trônes vingt-quatre anciens assis, revêtus de vêtements blancs, et sur leurs têtes des couronnes d'or. »

Cet indice est primordial pour comprendre que le trône n’est pas ce que généralement il représente (un siège élevé ou est assis un monarque), mais qu’il est lui aussi exceptionnel.

Exceptionnel parce qu’il est attablé.

Ce trône, c’est une table où 24 disciples d’exception sont réunis.

Ils sont anciens par leur persévérance et ils ont tous leur trône, parce que ce trône ne leur donne pas une supériorité, mais une intégrité identique : celle de Christ en eux et eux en Christ.

 

    3ème indice : «  Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu ».

Lorsque ces 24 disciples d’exception ouvrent leur bouche pour parler, il sort alors des éclairs, des tonnerres. C’est-à-dire que leurs paroles sont paroles de Dieu. Ils ont le discernement et leur voix influencent les circonstances.

Elles donnent un nouveau sens aux évènements.

Leurs voix font que ce qui est dit au ciel arrive sur la terre. Les avertissements célestes prennent alors une forme réelle pour les humains. Vous l’aurez compris ces voix agissent comme des anges.

« Devant le trône ».

Eh bien nous avons devant la table ce chandelier à 7 branches qui éclaire la table et ses convives.

Et j’avais fait un message sur ces 7 esprits de Dieu qui éclairent. Ces esprits sont les sept yeux qui éclairent l’âme, l’esprit et le cœur du disciple et qui le rend totalement en accord avec son Dieu.

    4ème indice : « Il y a encore devant le trône comme une mer de verre, semblable à du cristal ». 

Cet indice est lui aussi d’une très grande importance.

Quand Dieu rassemble ses enfants, quand il les réintègre à lui, ils ressemblent à l’immensité de la mer tellement ils sont nombreux ; et c’est le verre de cristal qui les distinguent. Ils sont semblables, ils se ressemblent tous parce qu’ils sont en Christ et Christ est en eux, rien n’est plus caché, ils sont purs et ont la même identité.

    5ème indice :

« Au milieu du trône et autour du trône, il y a quatre êtres vivants remplis d'yeux devant et derrière. »

Les quatre êtres vivants c’est la persévérance des saints (Actes 2 :42). J’insiste encore sur le mot persévérance. Car c’est lui qui donne l’exception (« celui qui vaincra »).

Les disciples d’exception persévèrent dans l’enseignement, ils persévèrent dans la communion fraternelle, , ils persévèrent dans la fraction du pain (qui est leur sacrifice perpétuel) et enfin , ils persévèrent dans les prières. Ils ont les yeux qui scrutent tout.

Derrière eux : ce sont ceux qui ont soif, qui sont dévêtus, et qui invoquent la justice divine.

Devant eux : ce sont les jugements de Dieu, sa justice et son amour parfait.

Alors, quels intérêts y-a-t-il à vouloir toujours généraliser, à vouloir reproduire ce que tout le monde pense, dit et voit.

L’homme naturel, n’est attiré que par ce qu’il convoite et qui lui donne du plaisir.

Au final il ne reproduira que des idoles, des images et il se prosternera devant elles, croyant servir le Dieu véritable.

Alors, ayons le regard de l’aigle, qui voit plus haut et plus profond.

C’est l’exception que Christ aime et il inspire celle ou celui qui persévère dans ses œuvres de vérité.

Attention, l’ingrédient principal, celui qui fait qu’il y a constamment la quantité d’huile nécessaire dans chaque lampe de notre chandelier personnel, pour qu’il puisse illuminer de jour comme de nuit : c’est la persévérance. Et ce n’est pas une quelconque prédestination, une élection faite à l’avance.

Soyons donc des croyants d’exception véritables, transparents comme du cristal et persévérants (ayant tout vaincu avec Christ).

Amen