dimanche 18 juillet 2021

PAIX A CEUX QUI SE SOUMETTENT

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Par Eric Ruiz

Ce vendredi soir 9 juillet, très tard, alors que je décidais d’aller me coucher, j’ai repris mon ordinateur car une phrase me trottait dans la tête : «  tu as la paix si tu te soumets ».

Ces mots résonnaient comme un slogan.

LE SLOGAN ISLAMIQUE

En fait, j’ai réalisé que c’était un slogan islamique.

Le mot Islam est dérivé de Salam, la paix en arabe ; mais il veut dire aussi soumission. L’un ne va pas sans l’autre : C’est la paix par la soumission.

Le Dieu de la Bible pourrait-il nous parler de cette façon : « soumettez-vous à moi et vous aurez la paix » ?

Oui, il pourrait le formuler ainsi, mais comme Dieu préfère la profondeur de nos actes à leurs apparences, il parle différemment. Il sait qu’un orgueilleux peut se mettre à genoux sans changer d’attitude de cœur.

Et puis, Dieu ne veut pas d’un peuple qui se soumette par obligation, mais par amour, il préfère la circoncision de cœur à celle de la chair.

« Tu as la paix si tu te soumets », n’est pas le premier commandement.

Le premier commandement et le même que celui donné à Moïse, il est celui-ci : « Tu aimeras l'Eternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. 6Et ces commandements, que je te donne aujourd'hui, seront dans ton cœur.. »

La paix comme la soumission s’octroient par amour, par la grâce.

Se soumettre autrement c’est se placer sous la loi. Et le salaire de la loi, c’est la mort.

Alors, aujourd’hui, il est triste de constater que la soumission n’est pas l’apanage que des islamistes mais qu’elle est l’objectif inavoué des plus forts.  

Leurs dieux est là dans la crainte mais pas dans l’amour.

C’est pourquoi, nombreuses sont les religions qui ont ce fondement principal : qui consiste à être soumis à un Dieu envers qui on craint sa colère.

Le christianisme n’échappe évidemment pas à cette crainte. Il s’est paganisé dans les rites et les coutumes, mais il s’est aussi islamisé dans l’idéologie.

Et concrètement, si tu ne te soumets pas à un mouvement qu’il soit : catholique, protestant, méthodiste, baptiste, évangélique, mormon ou autre, tu ne peux avoir la paix avec eux et être accepté d’eux.


L’ISLAM et LA REPUBLIQUE


Elargissons le débat : l’idéologie islamique a-t-elle touchée aussi la république ?

Sommes-nous aujourd’hui dans une république laïque, en France ?

J’en doute.

La laïcité, contrairement à sa fonction première d’accepter toutes les religions, a permis l’émergence et la proéminence d’une nouvelle religion : L’islam.

En tous les cas l’Islam est devenue la première religion en Europe.

Un fait révélateur en France : les budgets vont beaucoup plus pour la construction de mosquées que pour la rénovation des Eglises, puisque les Eglises se vident alors que les musulmans, de plus en plus nombreux, réclament des lieux pour se réunir ; Et on leur en donne ; la tendance va même, (comme à Lille ou à Clermont-Ferrand), dans le sens de transformer des chapelles inoccupées en mosquées.

Mais l’idéologie de l’Islam, va plus loin, puisqu’elle s’est ancrée dans les cœurs de personnes croyantes ou non.

Dans le concret : notre président nous disait, juste avant de confiner le pays pour plusieurs semaines, le 16 mars 2020 : « Nous sommes en guerre ». 

Cette guerre n’a rien à voir avec une autre. Cette guerre nous montre plutôt une dictature.

Et curieusement le slogan implicite de cette dictature serait : « paix, à ceux qui se soumettent ».

En tous les cas déjà avant, avec les gilets jaunes, la guerre était bien visible contre les insoumis, les contestataires.

 

 SE SOUMETTRE ou AVOIR LA GUERRE

 

Se soumettre à quoi, à qui ?

A-t-on de nouveau une guerre sainte en perspective ? Non, c’est plus caché, plus subtil, c’est une guerre sous couvert sanitaire.

Si tu obéis aux consignes sanitaires, aux lois qu’elle va t’obliger d’accepter tu auras la paix, si tu désobéis tu auras la guerre (et par « guerre », c’est avant tout l’opposition violente venant des soumis eux-mêmes, de ceux qui se sentent sécuriser et en paix dans un système coercitif).

Celles et ceux qui sont convaincus du bien-fondé des lois sanitaires (la majorité) deviennent violent avec les opposants (la minorité) qui eux-mêmes réagissent violemment.

Cette Islamisation politique est bien une réalité.

Le port du masque, les gestes barrières, le couvre-feu, le confinement, la vaccination, en fait toutes ces restrictions ne sont que des moyens pour t’obliger à obéir.

Les dirigeants n’ont pas cherché d’autres alternatives, ni cherché à ouvrir le débat…Pourquoi ?

Parce que soigner n’est pas l’objectif numéro 1. Le but c’est la recherche de la soumission du plus grand nombre possible.

Historiquement, le confinement a été instauré en premier par la république de Chine (un pays totalitaire et sanguinaire).

Qu’ont fait les autres pays ?

 Ils ont confiné la population ; ils appliquent la même mesure sanitaire que celle d’un pays totalitaire sans que cela les gènes et sans que pas grand monde ne réagisse.

Mais quoi dire à la réplique : « c’est pour la santé de chacun, c’est pour la survie de nos aînés » ?

Le message non seulement est bien passé mais plus, il est venu comme une loi juste et enrobée de bienveillance.

Il sécurise la majorité et créé de la haine à l’égard des opposants, des contestataires, qui passent pour des criminels, des parias envers leurs concitoyens.

Et maintenant que se passe-t-il ?

L’obligation se durcit : Ce qui était annoncé comme impensable hier, immoral même devient obligatoire aujourd’hui.

En ce 12 juillet (nombre de la révélation du mal) : La vaccination est obligatoire en France.

Elle a été décidée par le chef de l’état qui s’est octroyé d’une certaine manière les pleins pouvoirs.

C’est un véritable dicktat que nous subissons.

Un dicktat c’est un traité imposé par le plus fort au plus faible, justifié uniquement par la force.

Dans une dictature l’obligation à la loi est sans appel et la répression des rebelles et elle aussi sans appel.

Les rebelles sont mis en avant pour servir d’alibi au durcissement de la répression.

Car n’oublions pas la règle d’or : se soumettre et avoir la paix ou se rebeller et avoir la guerre.

Et le système autoritaire, arbitraire tel qu’il est, engendre automatiquement des rebelles. D’où, les actes de violence et de répression qui vont déferlées à tous les niveaux.

Maintenant, cette situation n’est pas unique à la France, elle se voit partout en Europe mais aussi ailleurs sur les autres continents. Et le pire c’est que nous fonctionnons comme les modèles fascistes.  Le refus de se vacciner pour un professionnel de la santé équivaut  (à partir du 15 septembre) à perdre son salaire puis son emploi, comme à Cuba (autre pays totalitaire); en Indonésie ils finissent en prison, ça viendra…

 

LE CROYANT SOUMIS A LA DICTATURE

 

Alors face à cette injustice : toujours la même question : un croyant doit-il se soumettre ou devenir un « rebelle » au nom de sa foi ?

Je crois surtout qu’il s’agit de comprendre ce qui se trame en haut-lieu.

Le monde s’en va vers une dictature planétaire, et rien ni personne ne fera changer cet état de fait.

Le Léviathan, ce montre marin, ce dragon, que l’on retrouve dans le livre de Job, veut le pouvoir absolu, la domination sur toute la mer et la terre.

Les discours qui rendent les choix obligatoires ressemblent au Léviathan, au dragon avec sa gueule enflammée d’où sortent des paroles extrêmes, elles brûlent, enflamment, consument, tel un chef dictateur imposant à tout un peuple, la soumission.

Que se passe-t-il au juste ?


LA MARQUE DE LA BETE OU PLUTOT L’IMAGE DE LA BETE

 

C’est vraie, la question brûle les lèvres : Est-ce la marque de la bête, le fait d’accepter la vaccination, d’accepter le passeport sanitaire?

Ce passepartout n’est-il pas le 666 que tout le monde va accepter pour pouvoir se déplacer, mais aussi plus tard pour acheter et vendre ?

D’abord, j’en avais parlé, dans un message sur le 666 cette « marque » de la bête montre plutôt des traits profonds de caractère de la personne, donc sa personnalité.

Ensuite parce cette empreinte révèle une identité, qui n’est pas une acceptation forcée pour adorer la bête et son image.

La marque sur le front et la main, c’est : sur le front ; celle ou celui qui n’a pas honte de ses péchés, et sur la main droite, la marque : c’est l’alliance avec tout ce qui séduit et détourne son propre cœur vers d’autres dieux.

Ensuite, Pierre, l’apôtre, inspiré par l’esprit saint, ne nous a pas enseigné à devenir rebelles aux lois des institutions de notre pays.

« Soyez soumis, à cause du Seigneur, à toute autorité établie parmi les hommes, soit au roi comme souverain, soit aux gouverneurs comme envoyés par lui pour punir les malfaiteurs et pour approuver les gens de bien. 17Honorez tout le monde; aimez les frères; craignez Dieu; honorez le roi. ». (1Pierre 2 :13-17)

 

LA CRISE SANITAIRE PROVIDENTIELLE

 

Pour finir, la crise sanitaire n’est pas un objectif. Elle a été accueillie comme une vraie providence, par le haut de la pyramide. C’est la situation idéale pour arriver à leurs fins attendus.

En effet, en crise sanitaire, l’économie a été chahutée, mais au final, elle a été préservée ; mieux que cela, elle s’est accrue dans les domaines que nos élites souhaitaient rendre plus performant.

Regardez les plus riches, les milliardaires, ils auraient augmenté leurs fortunes de plus de 30%. A qui profite la crise ? Tient un heureux hasard, c’est aux plus riches. Non ce n’est pas un hasard, tout est sous contrôle.

L’objectif est clair, les grands lobbyistes veulent s’enrichir encore plus. Ils ont des projets de plus en plus couteux ; Les voyages dans l’espace et la cyber technologie coutent très chers.

La dictature sanitaire cachait une autre dictature plus forte encore la dictature économique (dictée par Mammon, l’esprit de richesse).

Nous avons franchi un autre cap avec la Covid, nous ne sommes plus dans l’incitation, mais dans l’obligation, nous ne sommes plus dans la proposition mais dans la soumission.

On incite plus les gens à consommer, on les oblige à consommer les produits que l’on souhaite qu’ils achètent, et ça va jusqu’à rendre obligatoire le type de commerce.

Un exemple : On veut rendre encore plus prospère l’industrie informatique :

Rien de tel qu’une obligation pour les entreprises et les employés de télétravailler. Et au passage d’acheter en ligne, parce le confinement à réduits les stocks des commerces.

Aujourd’hui on voit se dessiner nettement les buts de cette dictature :

Obliger les gens à changer tout leur mode de vie ; leur manière de consommer, de travailler, d’accéder au transport, au loisir, à la culture.

Tout cela est régi par une dictature spirituelle qui se voit à vue d’œil : La pensée unique.

 

LA PENSEE UNIQUE

 

D’abord qu’entend-on par PENSEE UNIQUE ?

C’est une pensée qui définit de manière universelle ce qui est bien de ce qui est mal.

On connait aujourd’hui les mots à bannir de notre vocabulaire : Tout ce qui est discriminant, sectaire, sexiste, raciste, homophobe, transphobe, islamophobe….

Cela parait une bonne intention certes, sauf que montrer du doigt les coupables engendre une société de délateurs et d’hypocrites puisque qu’on ne fait que de cacher le mal plutôt que de l’anéantir. Et le mal grossira de toute manière.

Le vrai but est ailleurs :

Le but est  pour un petit nombre d’élites (des milliardaires, des assoiffés de pouvoir) régner sur un grand groupe de citoyens, dépendant entièrement de leur intérêt personnel.

Et comment servir leurs intérêts en premier ?

 

L’EUGENISME

 

En bâtissant UNE RACE SUPERIEURE comme le nazisme le voulait. Mais il a échoué.

Ces élites veulent une ère nouvelle : l’ère de l’eugénisme :

- L’avènement d’un être unique, bisexuel, libre de choisir son sexe, libre de choisir son type de procréation, libre dans la débauche, libre dans ce qu’appelle la Bible l’impudicité (qui est de transgresser sans honte, mais avec fierté) ; Cependant cet être libéré reste assujetti à un système de contrôle strict ;  un être sans religion, sans racine, sans référence culturelle.

Une espèce de citoyen du monde, préoccupé par des futilités, baignant le plus souvent dans un monde virtuel, désinformé et par conséquent manipulable à souhait, qui obéit au doigt et à l’œil de ses dirigeants ; un consommateur nombriliste et hédoniste qui n’a de cesse de s’occuper que de sa personne ; mais aussi un être prêt à pouvoir quitter sa région, son pays d’attache, pour devenir comme les réfugiés une main d’œuvre facile à payer et à déplacer, corvéable à merci.

Voilà le but de la dictature : l’homme créé sa propre race à l’image de la bête.

Nos élites veulent régner sur un peuple qui obéit comme un animal domestique le ferait.

Ils veulent que vous adoriez l’image de la bête : cette nouvelle race d’hommes et de femmes « supérieures ».

Pourquoi cette image sera tant aimée du monde ?

Parce qu’elle flatte tous les penchants de la chair (un royaume où peuvent s’exprimer pleinement la convoitise, l’orgueil et l’idolâtrie) et parce qu’elle est protégée par un système de contrôle des libertés très strict. Ce qui fait que ceux qui n’adoreront pas l’image de la bête, cette nouvelle race, seront en grande partie dénoncés et agressés par tous ceux qui se sont soumis à elle.

Alors voilà où se trouve l’engagement du croyant.

Bien que soumis aux autorités, IL N’ADOREA PAS L’IMAGE DE LA BÊTE. IL NE DEVIENDRA PAS CETTE RACE SUPERIEURE.

Comment le peut-il ? Sans une foi inébranlable…cela est impossible.

Il est là notre combat. Il est dans le fait de rester saint, malgré les tentations à devenir idolâtre de cette image de race supérieure (qui ne devient une réalité que si nous y adhérons)

Dieu, nous a dispersés dans les nations parce que, comme Israël, nous avions servis des dieux humains qui n’ont aucun pouvoir divin. Mais qui se sont servi de l’idolâtrie pour établir d’un côté un régime dur, dictatorial, très coercitif, et d’un autre côté très incitatif à la débauche ; Or, dans la détresse, les saints se tourneront vers celui qu’ils ont percés et crucifiés. Parce que Dieu n’oublie jamais l’alliance qu’il a jurée à Abraham, à Isaac, à Jacob, alors il ne nous détruira malgré nos infidélités, pas mais usera d’amour et de compassion à notre égard, par l’Esprit saint, Jésus-Christ notre sauveur (Deutéronome 4 :27 à 31).

Amen

dimanche 11 juillet 2021

LA MALADIE du disciple…Une PERSECUTION ?

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Par Eric Ruiz

En préambule, je voudrais vous avertir que je vais toucher un sujet sensible très controversé et tabou : la maladie du croyant. Mais Dieu rétablit les choses qui ont été enfouis au plus profond. Il nous donne de la manne cachée en son temps.


Nous prions souvent pour chasser le mal ou pour l’éviter. «  Père délivre-nous du mal, protège-nous du mal ».

Un serviteur de Dieu pense toujours qu’il est protégé des attaques adverses et que toute arme forgée contre lui sera sans effet.

Certes, les armes seront sans effets contre lui, mais cela ne repousse pas forcément le tireur, le rival. L’arme et l’opposant sont toujours très présents, voire très provoquants.

Paul va dans le même sens et semble donner un commandement du Seigneur lorsqu’il affirme que : « tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés » (2 Timothée 3 :12).

Maintenant quelle est l’attitude à avoir face à la persécution ?

David, alors qu’il était roi d’Israël et que Saül était mort, vit arriver vers lui « un homme de la maison de Saül, nommé Schimeï, fils de Guéra ».

Schimeï venait à lui en proférant des malédictions, en jetant des pierres sur lui et sur ses serviteurs. Il le traitait d’homme cruel et criminel. « Il faisait voler la poussière », en le maudissant et ne quittait pas David des yeux, en marchant en parallèle, sur le flanc de la montagne.

Abischaï, un des hommes de David ne supportant plus la situation dit au roi : « Laisse-moi je te prie couper la tête de ce chien ».

Abischaï, était, comme la plupart des croyants aujourd’hui : radical, sans pitié avec ceux qui font le mal.

Insulter un roi, c’est comme insulter un serviteur de Dieu, c’est intolérable et méprisable au plus haut point. Cela  demande une réaction et une sanction des plus radicales.

David, oint par l’esprit saint ne fut pas du tout de cet avis. « Laissez-le, et qu'il maudisse, car l'Eternel le lui a dit. 12Peut-être l'Eternel regardera-t-il mon affliction, et me fera-t-il du bien en retour des malédictions d'aujourd'hui. » (2Samuel 16 :11-12)

David avait été enseigné par l’esprit à ne pas anéantir le persécuteur. Il avait compris que le laisser agir, c’était une attitude juste.

Car, c’est l’Eternel Dieu qui permet lui-même que cet homme puisse agir ainsi.

David à bien des niveaux manifestait la grâce de Dieu. Pas parce qu’il était meilleur que les autres, mais parce que son état d’âme et son onction le permettaient tous deux.

Dans les faits, pour nous, nous aimons prier Dieu pour faire sa volonté, nous prions pour qu’il puisse agir à travers nous ;

Mais paradoxalement, nous pensons que nous devons faire taire les ennemis, ceux qui nous veulent du mal.

Comme si leurs injures allaient entacher notre beau vêtement de sainteté.

Ah ! On peut tout nous faire, sauf une chose : toucher à ce vêtement de sainteté qui est le nôtre !

En fait, c’est l’humiliation que cela provoque, qui est insupportable.

S’il y a toujours de l’orgueil en nous, notre réaction sera évidemment comme celle d’Abischaï : une envie forte de couper la langue à celui qui nous couvre d’injures et d’outrages.

Mais voilà, la persécution est indispensable à notre vêtement de sainteté.

Je vais poser une question surprenante sans doute : La persécution, est-elle seulement humaine ?

N’existe-il pas d’autres formes de persécutions ?

 

La maladie par exemple, n’est-elle pas, elle aussi, une persécution pour le croyant ?

 

Nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang mais contre les esprits mauvais dans les lieux célestes.

La maladie : n’est-elle pas elle aussi l’expression d’un esprit impur ?

Je rappelle qu’il n’y a pas qu’une seule sorte de maladie, mais 5.

J’avais développé cette doctrine dans le message « la maladie vient-elle du diable ? » Il y a :

1.    La " maladie-malédiction " transmise avec l’hérédité

2.    La "maladie-provoquée" une conséquence directe du péché (le cancer du fumeur par exemple)

3.    La "maladie-fatalité" qui peut être une destinée finale.

4.    La "maladie-châtiment" créé par notre désobéissance

5.    La "maladie-bénédiction" une mise à part comme une consécration, où se trouve, nous l’avons vu aussi la maladie révélation ; mais il y a aussi dans ce registre de maladie bénédiction : la maladie persécution, celle dont je vais vous parler ici.

J’en avais fait part récemment, un croyant qui est malade ressent de la honte, une forme d’indignité, de déshonneur même.

Cela lui occasionne la même humiliation que des calomnies à son égard. Il sent qu’il vit une terrible injustice.

D’un côté, c’est vrai, il prie pour les malades et constate des guérisons chez les non croyants ; et d’un autre côté lui, croyant, est atteint de maladie durable, chronique, menant parfois à la mort.

Pourquoi un tel opprobre ? Pourquoi sommes-nous si peu épargnés des afflictions ?

D’abord, si nous tombons malade, il est juste de prier pour sa guérison et de l’attendre avec foi.

Mais si le mal persiste, doit-on continuer à supplier Dieu, de nous en délivrer ?

Car, après-tout et si Dieu avait un projet ?

Voyez-vous, il y a aussi une maladie qui agit comme le ferait un persécuteur.

Pourquoi alors, s’acharner tous les jours à prier pour sa guérison ?

 

Si nous rentrons en combat contre nos persécuteurs, nous rentrons en combat contre notre propre consécration.

 

Je reprends quelques passages d’Esaïe 53 :

« Qui a reconnu le bras de l'Eternel?
…Homme de douleur et habitué à la souffrance, Et nous l'avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié… Il a été maltraité et opprimé, Et il n'a point ouvert la bouche,
Semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie… Il a plu à l'Eternel de le briser par la souffrance…C'est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands».

 

Vous avez vu les mots chocs employés dans le chapitre 53 : « souffrance, douleur, humilié, maltraité, opprimé, briser… » ; Là aussi, on se plait à louer le fils de Dieu pour son sacrifice ; (en se disant à voix basse) qu’on l’a échappé belle quand même en ne vivant pas sa souffrance à lui.

 

Mais attention, on nous a promis à nous aussi une part avec les grands et Jésus est le chemin.

 

Ce qui veut dire aussi qu’il nous montre le chemin sur lequel nous devons nous aussi marcher.

L’héritage, le sien est pour nous, si nous marchons dans ses pas.

Ce n’est pas notre salut qui est en jeu ici, mais c’est « notre part avec les grands, notre butin avec les puissants », comme lui.

Voulons-nous aussi être le bras de l’Eternel ?

Alors,(et là notre chair n’a pas fini de grincer des dents et de crier le plus fort possible en nous NON !) il y a une couronne de gloire à obtenir par la souffrance.

Jésus-Christ ne nous a-t-il pas prévenu qu’il y aurait un chemin de souffrance?

« Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j'ai vaincu le monde. »

(Jean 16 :33)

 

Je dois vous confesser (et je ne me place évidemment pas en maître en vous disant tout cela). Vous avez pu le constater, depuis plus d’un mois je suis affaibli par un nez bouché, jour et nuit.

Je me suis habitué aux inconvénients de la sinusite, par exemple, aucune envie de manger, ni aucun goût pour les aliments.

J’ai prié, j’ai demandé à Dieu de m’ouvrir les yeux sur mes fautes … et j’ai été voir le médecin, j’ai pris des antibiotiques (des années que je n’en avais pris) ? J’en suis à la troisième ordonnance, mais la guérison n’est toujours pas là.

Je ne me plains pas. Mais la maladie agit comme une maîtresse maltraitante. Elle nous humilie, elle nous brise en nous infligeant de mauvais traitement.

C’est vrai aussi que je connais parmi mes proches, des croyants plus affectés que moi par la maladie, des maladies qui mènent à la mort. Eux, ils n’ouvrent pas la bouche, ils ne se plaignent pas ; et je me sens bien petit vis-à-vis de leur consécration.

Nous devons être avec cette sorte de maladie, comme David l’était avec Schimeï ; une attitude de confiance, de foi, de lâcher prise et de louange.

Je reprends le verset où David confesse sa foi et je vais y introduire les mots maladie et souffrance à la place de maudire, de malédiction :

« Laissez-la, la maladie, et qu'elle fasse son œuvre, car l'Eternel le lui a demandé. Peut-être l'Eternel regardera-t-il ma souffrance, et me fera-t-il du bien en retour des maladies d'aujourd'hui »

Mes frères, mes sœurs, mes amis :

N’ayons surtout aucune rancœur, aucun sentiment d’injustice : il a plu à Dieu de nous briser par la souffrance (et pourquoi pas par la maladie aussi ?).

De la même manière, j’ai vu ma mère croyante, vivre ses dernières années dans un corps qui lui rappelait  à chaque instant, qu’il était vieillissant, impotent et douloureux.

Une croyante, peu de temps avant son décès, l’avait vu en vision avec une couronne sur la tête.

C’est à ce prix que notre nom sera changé en Nikao (victoire) comme pour l’Eglise de Pergame « A celui qui vaincra (qui aura la victoire, Nikao) je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc; et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n'est celui qui le reçoit.

Pourquoi est-il le seul à le connaître, ce nom ?

Parce qu’il a vaincu la maladie et la souffrance sans se plaindre comme un agneau qu’on amène à la boucherie.

Mais dans les faits, qui aime souffrir ? Qui aime la maladie ? Qui se complait dans cette situation ? Je pense comme je le suis aussi, bien peu de croyants… Nous pensions pour la plupart, ne pas en être débarrassée, mais au moins : en être souvent dispensée.

Nous pensions être comme Abischaï face à toute maladie, prêt à lui couper la tête.

« Au nom de Jésus esprit de maladie quitte ce corps ! »

Oui, mais quand le diable se présent à nous, c’est d’abord par la convoitise qu’il pointe son nez.

A Jésus qui a faim, « Le diable lui dit: Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre qu'elle devienne du pain. Jésus lui répondit: Il est écrit: L'Homme ne vivra pas de pain seulement mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu »

Le diable nous dit à nous qui avons soif de guérison: « si tu es un fils de Dieu, commande à cette maladie de sortir de ton corps ; Et le Saint-Esprit en nous, nous fait répondre : la parole de Dieu est mieux que la guérison »

Ce que dit Dieu est mieux que de vouloir être guéri.

Pourquoi ?

Parce que notre Dieu ne souhaite pas forcément nous guérir comme nous le pensons, il souhaite avant tout que nous nous habituons à la souffrance.

Il y a un apprentissage dans la souffrance.

Regardez les sportifs, en traitant durement leur corps, ils apprennent à la gérer, à la dépasser, à la sublimer ; est-ce la même chose pour un disciple de Christ ?

J’ai regardé le week-end dernier la neuvième étape du tour de France.

C’était une étape exécrable pour un cycliste.

Certains coureurs ont dit qu’ils avaient vécus « l’enfer comme jamais sur leur vélo ». Le froid, la pluie incessante, la grêle, le tout sur 144kms avec 4 cols à grimper et une arrivée à plus de 2000mètres d’altitude.

12 coureurs ont dû abandonner.

Des visages grimaçants, blêmes, parfois déformés par la souffrance physique, d’autres pleuraient à l’arrivée.

Ceux qui ont « survécu » à cette épreuve, les journalistes les ont appelés : « brave chez les braves » ou « héros ».

Vous voyez, ceux qui surmontent les difficultés et les souffrances obtiennent déjà ici-bas des médailles, des couronnes, des louanges.

Qu’en sera-t-il alors pour les fils de Dieu ?

« Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux! ».

Oui, le fait d’être atteint d’une maladie pour la justice nous ouvre le royaume des cieux, d’autant que, souvent avec la maladie vient un persécuteur humain ;

vous savez ce genre de personne qui se veut pieuse et moralisatrice et qui n’hésite pas à vous calomnier, vous accusant d’avoir engendré vous-mêmes, par votre impureté une maladie châtiment.

En signe d’encouragements, elle vous maudira et vous lancera des pierres comme Schimeï l’a fait à David.

« Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c'est une grâce devant Dieu. »(1 Pierre 2 :20)

 

Maintenant, il y a le cas d’Epaphrodite, compagnon de Paul qui pourvoyait à ses besoins. Son «  compagnon d'œuvre et de combat » comme Paul le nomme dans le chapitre 2 de la lettre aux Philippiens.

Epaphrodite a été malade et sur le point de mourir. Sa maladie a d’ailleurs rempli le cœur de Paul, de tristesse. Et l’apôtre s’est confondu en remerciement à Dieu de l’avoir gardé en vie pour lui et pour les Philippiens à qui il écrit la lettre.

. « 29Recevez-le donc dans le Seigneur avec une joie entière, et honorez de tels hommes. 30Car c'est pour l'œuvre de Christ qu'il a été près de la mort, ayant exposé sa vie afin de suppléer à votre absence dans le service que vous me rendiez. »

La maladie d’Epaphrodite a eu plusieurs conséquences :

Premièrement, la joie de Paul et des Philippiens ; ensuite la reconnaissance de sa consécration et bien-sûr la prise de conscience que son absence crée un vide dans le corps de Christ dans lequel il a toute sa place.

La grâce renforce les liens entre disciples dans le corps de Christ et la maladie et la souffrance sont utiles à cette œuvre (voilà ce que voulait dire Paul).

Mais, le chapitre 2  de l’épitre aux Philippiens, nous révèle des choses plus profondes encore autour d’Epaphrodite, d’abord dont le nom grec signifie « beau et aimable » ; et de la maladie d’Epaphrodite, qui arrive en fin de chapitre comme un témoignage à ce qu’écrit Paul plus haut.

Paul parle de compassion en ayant tous un même sentiment, une même âme et une même pensée envers ceux qui souffrent  dans le corps de Christ et qui ont besoin de consolation. Il nous rappelle que « l’humilité nous fasse regarder les autres comme au-dessus de nous-mêmes », car c’est ainsi que nous pouvons discerner que nous avons bien « les mêmes sentiments que ceux qui étaient en Jésus-Christ ».

Et en parlant de sentiment, le but étant  de s’humilier comme lui Christ, s’est humilié.

Comment ?

« Il s’est humilié lui-même se rendant obéissant jusqu’à la mort ».

Obéir : ce n’est pas juste dire en parole que nous lui restons fidèles, alors que notre cœur réclame justice.

Obéir : c’est pour celle ou celui qui est dans la maladie et la souffrance n’avoir aucune crainte, aucune hésitation sur la volonté de Dieu ;

Et pour ceux qui constatent la maladie chez leurs frères et sœurs, obéir, c’est les entourer de compassion, d’amour sans les juger sur leur état mais en voyant que leur souffrance les rends bien supérieurs à nous qui sommes bien portants.

Non, la maladie persécution ne touche pas notre vêtement de sainteté.

Elle ne crée pas de nouvelles tâches, mais elle procure une gloire que seuls ceux qui sont obéissants, comme Christ, peuvent recevoir.

C’est cela le sens du renoncement, de renoncer à tout pour Christ.

La maladie du croyant révèle notre niveau de renoncement pour lui.

Rappelons-nous que c’est la foi et l’amour qui ensemble vont construire notre espérance. L’espérance qui n’est pas comme l’espoir : un sentiment, mais un état d’âme.

Alors, oui la maladie persécution est une bénédiction, car elle fait croître la foi, l’amour et pour finir l’espérance chez le disciple.

La maladie accomplit ce qui manque au disciple pour être parfait : son corps céleste est bien supérieur à son corps terrestre..

Amen

dimanche 4 juillet 2021

QUAND DIEU NOUS LAISSE TOMBER…

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Par Eric Ruiz

On va lire Osée 13 : 6 pour commencer « Ils se sont rassasiés dans leurs pâturages; Ils se sont rassasiés, et leur cœur s'est enflé; C'est pourquoi ils m'ont oublié » et Osée 13 : 9 » Ce qui cause ta ruine, Israël, C'est que tu as été contre moi, contre celui qui pouvait te secourir. »

Quand Dieu nous laisse tomber c’est que nous avons rempli les conditions pour qu’il ne puisse plus nous secourir.

Je reviens sur ce dont je vous avais parlé lors de mon message précédent sur « l’enfant roi et la guerre » ; Lorsque Dieu se détourne, cache sa face, et s’éloigne de nous…nous subissons alors un châtiment. Ce châtiment, nous l’avons-nous-mêmes créé à notre insu, au départ, par nos paroles et par nos actes mauvais remplis de violence.

Mais avant de vivre ce châtiment, il existait des « signes » avant-coureurs, des signes qui agissent comme de véritables clignotant et qui nous montre les prémices de « l’abandon du Seigneur ».

Pourquoi nous envoie-t-il des signes (c’est bizarre) alors qu’il nous abandonne ?

Parce qu’il est avant tout sauveur. 

Et nous délaisser, rime avec nous récupérer par tous les moyens.

A tous les appelés, il leur a fait cette promesse et cette alliance : « je ne t’abandonnerai point, je ne te délaisserai point ».

Mais avant tout, avant de voir ces signes, un rappel :

Notre vie terrestre a été conçue pour le jugement, pour que chacun prenne conscience de sa propre spiritualité, qui prend forme à partir de ce que révèle ce que nous vivons ici-bas.

 

LES SIGNES DE L’ABANDON

 

1er signe : SE SENTIR ABANDONNE

 

Ce qui veut dire concrètement, que si je ressens fortement un abandon, c’est que moi-même j’ai abandonné les voies de Dieu.

Ça c'est le premier signe : se sentir abandonné. Mais il y a encore d’autres signes.

L’abandon fait que nous ressentons nos échecs comme un vif sentiment d’infidélité, voire de trahison.

 

2eme SIGNE : LE REMORD

 

Au départ nous ressentons des regrets pour certaines choses, mais ces regrets vont vite laisser place à des  remords.

Le regret est un sentiment créé par la mémoire de l’échec. Par contre, le remord va plus loin ; le remord comme son nom l’indique c’est une morsure. Mais, c’est comme si on s’était mordu soi-même.  Et, la blessure ressentie donne un goût amer, un goût de culpabilité.

On ne se pardonne pas l’échec car on s’en attribue la cause.

Le remord, ce sentiment amer va perdurer. Il va nous envahir, nous ronger, il va nous pourrir la vie.

Il va jusqu’à créer une amertume tenace et permanente,  tout comme la rancœur qui pourra même finir par de la rancune, un sentiment fort du désir de se venger.

Notre âme, en tous les cas, est alors très affectée. Et notre corps va réagir par des irritations, des inflammations en tout genre.

Et, dans notre esprit, nous ressassons, nous tournons les choses dans tous les sens, au sujet des causes et des circonstances de nos échecs.

« Ah, je n’aurai pas dû lui faire confiance ! Si j’avais été plus prudent, je ne lui aurai pas donné tant de pouvoir, tant de considération, je ne me serai pas tant investi pour lui (ou pour elle) ; Ou bien : « Avec l’expérience que j’ai aujourd’hui je réalise que je n’aurai pas dû faire ce mauvais choix, j’ai été bien bête d’avoir agi ainsi ; je me déçois, ma gentillesse me perdra, voilà ce que c’est que de tendre la main à des incultes, à des incompétents, à des ingrats, (pour ne pas dire d’autres mots beaucoup plus vulgaire) »

Cette manière de se tourmenter, devrait être un clignotant, une petite lumière permanente qui nous indiquerait surtout que la cause de ce tracas se trouve ailleurs.

Ne cherchons pas la cause non plus dans un manque de lucidité, un manque de prudence, ou un manque d’intelligence de notre part. Certes, c’est une réalité, nous avons bien manqué de clairvoyance, mais ce n’est toujours pas la cause profonde.

C’est peut-être après tout, pour apprendre l’humilité ?

L’HUMILITE ET LA SAGESSE DANS LES REMORDS

Non plus, car faire face à un échec apparent et faire face à ses propres remords, avec toute la dose de culpabilité que cela entraîne, ce n’est pas non plus un pas vers la sagesse et l’humilité.

Vous savez, se placer en victime de nos choix ne fais pas de nous des êtres meilleurs, qui reconnaissent leurs torts ou des êtres plus humbles pour les avoir confessés.

Car cette fausse croyance est bien ancrée chez ceux qui se veulent pieux.

Ils s’imaginent que les regrets et surtout les remords qui les tourmentent sont là présents pour leur apprendre ce qu’est l’humilité et la sagesse.

Ils se persuadent que leurs échecs les rendront plus saints.

Ils se disent que finalement : ils ne savent pas tout, qu’ils sont parfois trop crédules, qu’ils font trop confiance dans les gens ; qu’ils se trompent sur leurs intentions, et ce qui leur arrive est une bonne chose finalement, pour faire davantage confiance à Dieu pour les éclairer.

Ils préfèrent donc, un mensonge qui les réjouit, plutôt qu’une vérité qui fait mal.

En fait, cette manière de penser, ou ce mensonge auquel ils croient, leur procure une carapace de protection.

Ils se protègent du sentiment d’abandon, ainsi. Car ce qui leur ferait le plus peur, le plus mal : c’est de reconnaître que Dieu effectivement, ne leur tient plus la main.

Dans la réalité, ils sont au fond du trou et ils se lamentent sur leur sort.

Où se trouve l’attitude de l’homme de foi comme celle de Joseph ? Joseph, lorsqu’il a été abandonné par ses frères dans une citerne du désert, puis vendu à des étrangers comme esclave, qu’a-t-il fait ?

Lui, le fils d’Israël a-t-il entretenu de la rancœur ou de la rancune vis-à-vis d’eux ? S’est-il endurcit contre eux, les a-t-il maudit ?

Non, pour lui tout était justice, car Dieu a toujours eu les commandes de sa vie.

Alors, voilà un autre exemple  une illustration de ceux qui s’illusionnent en cherchant à se montrer et à montrer aux autres qu’ils sont pieux et saints, voilà leur confession :

« Mes amis, mes frères, mes sœurs m’ont quitté.

Celles et ceux que j’ai aidé hier, m’ont aujourd’hui délaissé. Ils ne sont plus reconnaissants à mon égard…eh bien même si je me sens négligé, je continue et je continuerai encore et toujours plus à louer Dieu pour sa fidélité, à le remercier pour sa protection que je ressens et que je constate chaque jour, à chaque instant ».

 

3ème SIGNE : LE DENI DE PIETE

 

J’appelle cela être dans « le déni de piété ».

Comme on a perdu la vraie piété, on se couvre d’un faux manteau de piété pour laisser croire qu’on est toujours saint voire même plus saint qu’avant.

Dans le déni de piété, les sentiments de remords, et de rancœur renforcent le sentiment religieux.

Qui pourra leur dire que Dieu les a abandonnés, alors qu’il n’arrête pas de ressentir sa présence et de louer Dieu pour sa fidélité ?

Personne… ils n’écouteront plus personne. Ils ont multiplié leurs temps de prière, ils ont retrouvé une nouvelle louange ; Ils n’ont jamais été autant reconnaissants à Dieu de ce qui leur arrive.

Ils sont tellement préoccupés par leur spiritualité qu’ils en viendront à changer même leurs remords, leur culpabilité, en victoire.

Voilà ce qu’ils confesseront :

«  Dieu, par cette épreuve m’a fait vivre l’injustice de mes échecs et de mes adversaires….eh bien la trahison que je vis me fait grandir spirituellement ».

Vous voyez l’apparence de la piété n’est pas que physique (il n’y a pas que les vêtements, les rites, les attentions) cette apparence ressort aussi dans le fait de transformer les sentiments impurs (les remords, les rancœurs, la rancune) en sentiments saints et louables.

C’est ce qu’ils font, poussés par l’orgueil.

Comme ils ne peuvent pas maudire Dieu (cela les disqualifierait automatiquement à leurs yeux et aux yeux de tous) alors ils maudissent la créature plutôt que le créateur.

Prenez Nombre chapitres 13 et 14     

Les 12 hommes (un pour chaque tribu) que Moïse envoya pour explorer le pays de Canaan s’étaient dans les faits détournés de Dieu et Dieu avait fait pareil avec eux. Tous sauf 2 hommes sur les 10 : Josué et Caleb.

Leur retour de Canaan, fut pour chacun d’eux un jugement.

A part Josué et Caleb, les autres furent effrayés par les peuples, des hommes de très grandes tailles qui habitaient les villes.

A leurs yeux ils se voyaient comme des sauterelles. Ils allaient finir comme elles, piétinés par ses géants.

Alors, pour ces 10 chefs israélites, l’imposture ne venait pas de Dieu ; la trahison venait forcément de ses envoyés (de Moïse et d’Aaron en premier).

Ils étaient rongés par les remords d’avoir quitté l’Egypte, d’avoir laissé derrière eux une existence dont ils n’avaient rien à craindre ; alors que là c’était une vie de nomades, dans un désert interminable. Un périple qui allait finir maintenant sous les pieds des Amalécites.

C’est pourquoi ils étaient remplis de rancœur et de rancune par le fait d’avoir écouté et fait confiance à Moïse.

Leurs remords, qui (rappelons-le) a fait grandir en eux un sentiment de honte et de culpabilité (celui de s’être laisser tromper) auraient dû être la petite lumière qui clignote.

Cette lumière aurait dû les amener à prendre conscience que ce sont eux, qui ont été rebelles à l’Eternel. Ceux sont eux qui tentaient Dieu. Oui ils tentaient Dieu, et le mot n’est pas trop fort.

La persévérance dans leur indignation et leur colère poussait Dieu aussi à la colère. Et c’est ce qu’ils ont récolté pour finir.

Et, comme ils avaient déjà vécu des miracles, des prodiges, et surtout connu la gloire de Dieu, Dieu ne leur pardonna pas une nouvelle fois leur rébellion, ils furent châtier en étant privé de la terre promise.

Nombres 14 :22 «Tous ceux qui ont vu ma gloire, et les prodiges que j'ai faits en Egypte et dans le désert, qui m'ont tenté déjà dix fois, et qui n'ont point écouté ma voix, 23tous ceux-là ne verront point le pays que j'ai juré à leurs pères de leur donner, tous ceux qui m'ont méprisé ne le verront point ».

Cette méchante assemblée a fini par tomber dans le désert ; et au verset 37, nous lisons que :  « ces hommes, qui avaient décrié le pays, moururent frappés d'une plaie devant l'Eternel. » 

Dans un langage plus courant, on comprend qu’ils moururent touchés par une épidémie ou par une série de catastrophes naturelles.


4ème SIGNE : SE PLAINDRE DES CONSEQUENCES DE CE QU’ON A ADORE


Voilà le sort de ceux qui murmurent devant Dieu, qui se plaignent  de leur sort, et qui restent tourmentés par des  remords. La porte de la grâce leur restera fermée. 

Bossuet, évêque du 17ème siècle, a dit une chose très juste:

« Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu’ils en chérissent les causes ».

Les causes qu’ils ont tant chéries sont nous l’avons déjà dit : L’imposture, car ils ont toujours voulu avoir eux-mêmes les commandes de leur existence ; Alors ils vont se plaindre des conséquences, de la culpabilité qu’ils ressentent ; ils vont se plaindre des remords et de la rancune qui les agitent et ils vont vivre les conséquences tragiques de ce qu’ils ont commis : un jugement radical.

 

5ème SIGNE : LA BENEDICTION ET LE  MEPRIT DU SAINT-ESPRIT

 

Ne prenons pas les avertissements de Dieu à la légère, car si nous avons connu la gloire de Dieu, nous ne connaitrons pas une deuxième chance dans cette génération, pour revenir à lui.

Hébreux 6 :4-8 : « Car il est impossible que ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint-Esprit, qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir, et qui sont tombés, soient encore renouvelés et amenés à la repentance, puisqu'ils crucifient pour leur part le Fils de Dieu et l'exposent à l'ignominie. Lorsqu'une terre est abreuvée par la pluie qui tombe souvent sur elle, et qu'elle produit une herbe utile à ceux pour qui elle est cultivée, elle participe à la bénédiction de Dieu; mais, si elle produit des épines et des chardons, elle est réprouvée et près d'être maudite, et on finit par y mettre le feu. ».

Méfions-nous, il y a un peuple de Dieu qui a été souvent arrosé, un peuple qui a été fortement inspiré et qui est riche en bénédictions.

Et je ne le répèterai jamais assez, mais la bénédiction ne fait pas de nous des élus.

Si ce peuple se met à gonfler d’orgueil croulant sous les bénédictions et qu’il ne se méfie plus, alors non, il ne maudira pas Dieu en face, mais il verra ses échecs apparents comme des encouragements de Dieu à faire ses choix lui-même.

C’est de cette manière que ce peuple se coupera finalement de la grâce en se séparant lui-même de la promesse.

Je vous rappelle le verset du départ : Osée 13 : 6  « Ils se sont rassasiés dans leurs pâturages; Ils se sont rassasiés, et leur cœur s'est enflé; C'est pourquoi ils m'ont oublié » .

Amen