dimanche 6 décembre 2015

LES BORNES LUMINEUSES DE LA RELIGION

85
Par Eric Ruiz

"...Lydie [...] était une femme craignant Dieu et elle écoutaitLe Seigneur lui ouvrit le cœur pour qu'elle fut attentive à ce que disait Paul ".(Actes 16:14)


Ce verset illustre parfaitement la communion de Dieu avec ses fils: Il partage sa gloire. Avec Dieu, nous travaillons en équipe. Jésus ouvre le cœur pour que les paroles prononcées par Paul y pénètrent. 
Et cela amène Lydie, cette femme marchande originaire de Thyatire à la repentance. "L'évangélisation " se fait dans le partage des rôles. Nous sommes le contenant, l'émetteur du message et du messager; et Dieu le contenu, celui qui s'occupe toujours du cœur, de l'état intérieur.

1°) Dieu sonde d'abord notre conscience la plus profonde.
2°) Puis, s'il y voit de la crainte vis-à-vis de lui, il l'ouvre et 
3°) Enfin il y pénètre car l'âme aspire à le recevoir.

Jésus ne force personne à se tourner vers lui. Il use au contraire de tact, de bienveillance et de douceur. 
Voyant que cette femme le craint déjà, il lui permet juste d'attirer son attention.

On est loin de la conversion par la force, des anciennes croisades chrétiennes, ou des conversions forcées au catholicisme après la révocation de l'édit de Nantes par Louis XIV, en France en 1685. Dieu ne viole pas les consciences ni les cœurs. Rétablissons s'il le faut la justice. Il ne soumet personne à sa volonté par de rudes épreuves pour nous amener à la conversion.
Sa stratégie n'est pas la contrainte, mais la reconnaissance lucide.

La preuve : " car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et les injustes." (Matthieu 5: 45)
Les bons moments comme les épreuves sont pour tout homme et femme sans exception et sans parti pris.
Ensuite, c'est qu'il ne met personne non plus dans un état second prêt à accepter n'importe quel discours. Il va dans le sens du cœur de Lydie qui est déjà dans une bonne disposition.

La Macédoine ne connaissait pas Jésus-Christ. 
Paul y venait pour la première fois et pourtant il semble y avoir une contradiction évidente: Une femme Lydie craignait Dieu. 
Comment peut-on craindre celui que l'on ne connaît pas?
Parle t-on alors du même dieu? 
Ne serait-ce pas un autre dieu qui régnait sur la ville de Philippes ?
Qui Lydie craignait-elle ? 
Qui servait-Elle (Si on veut être plus précis. Car la bible Martin emploie le mot "service" à la place de "crainte") ?

Le mot grec d'origine est "sebomai  " 
Qui signifie honorer, révérer, pieux.

De toute évidence cette femme honorait Dieu sans le connaître.

Elle ferait partie, si l'on se réfère à la tradition orale, des "craignant-Dieu" : une catégorie de non-juifs, attirés par la foi juive, comme Corneille et qui observaient certains commandements (la prière par exemple, mais très peu de rites).
Ce qui est troublant c'est que ce même mot  grec "sebomai " est employé dans Matthieu 15:9 de manière négative :

c'est en vain qu'ils m'honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d'hommes."

Par conséquent, d'un côté on a une femme pieuse qui honore Dieu, sans le connaître et de l'autre des religieux enseignants mais qui déshonorent le Seigneur par leur hypocrisie et leurs traditions. Ce peuple m'honore des lèvres mais son cœur est loin de moi.

Connaissant le cœur religieux, rien d'étonnant. La piété qui recherche un avantage ou un intérêt quelconque  ne sert à rien, elle ne produit que de l'orgueil.
Du même acabit, d'un côté, donc nous voyons une femme manifestant la grâce sans le savoir et de l'autre des religieux prêchant la loi divine dépourvue de toute grâce.

Mais intéressons-nous de plus près à Lydie habitant Philippes (ville de Macédoine).
Cette femme vertueuse devait sans doute commencer à croire au Dieu des hébreux: Yahvé, alors que ses origines turques l'aurait plutôt orientées vers le dieu turc du ciel, père des dieux:  "tengri " bref un dieu semblable à celui de leur voisin Grecque: Zeus issu de la mythologie. On nageait sans doute à l'époque en plein polythéisme.

En fait, ce dont cette marchande d'étoffe croit n'a en somme que très peu d'importance, puisqu'elle exerce déjà une forme très avancée de la piété.

Lydie devait sans en connaître le sens religieux, aimer son prochain sans calcul, s'occuper des nécessiteux de son quartier, sans chercher d'intérêt pour elle-même ; Elle devait être remplie d'actes de bienveillance envers ceux de sa cité, elle devait accueillir chez elle les sans abris.

Pourquoi je me permets une telle extrapolation ?

Lisons la suite au verset 15: " lorsqu'elle eut été baptisée, avec sa famille, elle nous fit cette demande: si vous me jugez fidèle au Seigneur, entrez dans ma maison, et demeurez-y. Et avec insistance, elle nous pressa d'accepter ."

Cette femme montre son haut degré d'humilité. Et son premier réflexe est d'ouvrir la porte de sa maison à Paul et à ses compagnons. Elle a reçu beaucoup, alors elle veut donner. Son cœur déborde de reconnaissance.
Elle voit le besoin des frères missionnaires en premier et comme à son habitude, elle exerce l'hospitalité. C'est même pour elle un devoir de faire ainsi, car, elle ne laisse pas le choix à ses convives.

Enfin, nous apprenons au verset 40 que Lydie hébergera Paul et Silas à leur sortie de prison. Lydie est celle qui logera aussi l'Eglise de Philippes, que l'on connaît de nos jours par l'Epître de Paul aux Philippiens.

Quelle leçon pour ceux qui pensent avoir tout reçu en se targuant d'avoir en eux l'Esprit de Dieu, sans que leurs œuvres en témoignent.

Mais cela va plus loin pour le sens à donner à ce passage.

Peu importe la religion de celui ou de celle qui s'approche de Dieu. 

Que vous soyez  juif, musulman, bouddhiste, catholique, animiste, cela n'est pas l'essentiel. Que votre dieu s'appelle Yahvé, Zeus, Jupiter, Allah, Mahomet, Vishnou,  Bouddha, et même Jésus ; Ce qui compte c'est de voir que vous observez déjà, comme Lydie des commandements du Seigneur;
Pas des rites ou des traditions, mais des commandements d'amour.
Quel est le premier et le plus grand commandement demandent les disciples à Jésus? 
"Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée".
Voyez-vous, ce verset ne précise pas de quel Seigneur ni de quel Dieu il s'agit. C'est une crainte qui doit se manifester dans le cœur, dans l'âme et dans la pensée.

Récemment nous avons rencontré une personne: Mandala, une femme versée dans les chakras, dans la philosophie tibétaine, dans les pratiques hédonistes hindoues.
Elle avait elle-même relevé positivement qu'on avait entre nous de nombreux points communs dans nos croyances. 
Par exemple, Mandala trouve que le monde dans lequel nous vivons n'est qu'illusion ; que notre pire ennemi a combattre se situe à l'intérieur de nous. Que Dieu cherche à nous conquérir par l'amour. Et que rechercher la paix est un objectif saint et légitime. Bref, il n'y a là rien de choquant à éprouver de tels désirs. Ils sont mêmes louables.
Par contre si on se met à juger cette personne en rejetant ses pensées, en cherchant à lui ouvrir les yeux sur ses fausses croyances, n'est-ce pas là exercer un manque de sagesse et une injustice? 
Si on s'acharne à vouloir lui faire réaliser son erreur, cela reviendra à renforcer sa conviction religieuse.
Mandala n'a pas tout à fait faux dans ses croyances.

Cette femme voit le Seigneur... mais à travers le voile de sa religion, tout comme Lydie de Thyatire, avant de rencontrer Paul.

Le voile ne lui permet pas de distinguer qui se trouve vraiment en face d'elle, elle n'en perçoit que des contours flous.
L'apôtre Paul ne fait que continuer à soulever le voile pour que Lydie découvre le vrai visage du Seigneur. 
Paul, ne s'est sans doute pas amusé à lui prêcher la dureté de la loi, ni à lui divulguer une à une toutes ses erreurs de doctrine pour briser l'idole de sa religion. 

Il se refuse à attaquer la religion ou l'idole de qui que ce soit.
Aucun disciple de Jésus ne s'est érigé contre une religion

ils (Paul est ses compagnons) n'ont commis aucun sacrilège dans le temple, il n'ont dit aucun mal de notre déesse"(en parlant d'Artémis d’Éphèse, la déesse grecque dans Actes 19:37).

Par conséquent Paul a du simplement dire à Lydie, que Jésus-Christ est le seul Dieu venu mourir pour ses fautes et que maintenant plus rien ne l'empêcherait de le connaître réellement par la nouvelle naissance.

Qu'a t-il pu lui dire de si important en plus, pour qu'elle accepte si vite Jésus-Christ?
Je crois que 1 Jean 5:8 nous donne tout simplement la réponse. Et je pense que la version Martin est sur ce point très lumineuse.

"Car il y en a trois qui rendent témoignage sur la terre : l'Esprit, l'eau et le sang,  et ces trois-là se rapportent à un.". 

Tiens tiens, Trois égal un avec le Seigneur. Quelle somme mathématique bizarre! Qui se rapporte à un ? C'est Jésus. Il est à la fois l'Esprit, il est l'eau, il est le sang.
Donc témoigner, revient à parler de l'Esprit de l'eau et du sang; en un mot de Jésus. 
Il y a trois choses qui nous permettent de rendre témoignage sur la terre, pour paraphraser 1 Jean 5:8.

Devant une personne qui a soif, nous lui donnons l'eau de la parole, qui se traduit par:

1.    Jésus te donne son Esprit. Car il y a une Pentecôte pour toi aussi, toi qui croîs en lui.
2.    Il te pardonne toutes tes fautes avec l'eau de la repentance. En confessant tes fautes Dieu t'en libère aussitôt.
3.    enfin il te purifie, il efface de ta mémoire tous tes péchés par son sang qui a coulé à la croix. Voilà l'essentiel du témoignage.

Vouloir rajouter autre chose n'est que superflu ou orgueil, car tout est dit dans ces quelques mots forts de sens. J’affirme même qu'il n'y a qu'un seul baptême (Éphésiens 4:5) et être baptisé en Jésus revient à être baptisé d'Esprit, d'eau et de sang. 
C'est ce que nous montre 1 Jean 5:8  sans le dire ouvertement.

Témoigner, mes frères et sœurs n'est rien d'autre que de continuer à relever le voile que chaque personne s'est façonnée à travers une religion ou une philosophie.

L'apôtre Paul a vu lui-même les écailles religieuses de ses yeux tomber miraculeusement, à Damas.
En réalité, 1 Jean 5:8, l’Esprit, l’eau et le sang sont uniques, et je vous mets au défi de les trouver dans une religion ou une philosophie.
Personne sur la terre n'a eu ce pouvoir de nous pardonner nos fautes, de nous purifier par un sacrifice total, ni de nous donner un esprit divin. Personne.

Mais le diable pourriez-vous me dire, n'est-il pas venu pour détruire les œuvres de Dieu ? Ne se sert-il pas de la religion pour le faire ?
Ne devrait-on pas s'opposer à lui en dévoilant ses œuvres mauvaises que sont toutes les religions?

C'est vrai, le diable, cet esprit religieux, cherche en imitant Dieu, à inciter les croyants à condamner les autres par leur bouche et par leurs actes. 
Pourquoi?
Car il sait pertinemment que c'est ce qui sort de notre propre bouche et de nos actions qui nous condamneront ; et son mensonge est de faire croire que c'est la connaissance intellectuelle de la vérité qui sauve.
Or, le diable: continu et continuera toujours à faire une œuvre qui le trompe, jusqu'à sa destruction. 
Un vrai croyant ne peut continuer à médire, à jouer un double jeu, sans se sentir repris au fond de lui. Il peut s'égarer mais pour un temps seulement. 
Sa nature le ramènera toujours vers la Vérité.
Aussi vrai qu'un cheval ne pourra manger de la viande, un vrai croyant ne trouvera pas son compte dans la fausseté et le mensonge.
Un jour ou l'autre, il vomira ce qu'il ne peut absorber. 
Pourquoi en est-il ainsi?

Parce que Jésus est venu révéler la nature de ce que nous sommes. 

(" Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n'a pas encore été manifesté; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu'il est." 1 jean 3 :2). 

Première révélation: nous sommes enfants de Dieu. Mais, ici il y a une deuxième révélation: Le passage d'enfants de Dieu à Fils de Dieu permet à notre nature d'être entièrement révélée, "car nous le verrons tel qu'il est" en nous.

Alors ne soyons pas troublés, cessons de nous inquiéter pour les êtres que nous aimons et que nous voyons égarés.

La parabole du fils prodigue devrait tous nous faire réfléchir. Le fils égaré revient vers son père, s'il est bien le fils de son père.

Alors pour répondre à la question évoquée plus haut: Nous opposons-nous au diable en dévoilant ses œuvres mauvaises que sont les religions?

Ce n'est pas le bon combat. Toutes les religions quelles qu'elles soient amènent à Dieu. Pourquoi?

Car elles sont un chemin de ténèbres, jonchées de bornes lumineuses. 
Si le croyant a un bon cœur, il s'inspirera de ses bornes lumineuses pour continuer sa route vers la Vérité. 
"Tout concoure ensemble au bien de ceux qui aiment Dieu ".
Donc rien ne pourra égarer et perdre un bon cœur. Absolument rien.

La plupart des religions ne prônent-elle pas l'amour, la paix de l'âme,  le don de soi, la générosité, le partage, la justice, l'abnégation; d'aimer Dieu de tout son cœur 
(premier commandement)? 
Voilà des bornes lumineuses.

C'est vrai effectivement que ces valeurs divines sont enrobées de tromperies, de faussetés et même d'imposture.

Mais, pour certains, ceux dont le cœur est dur, ils continueront à garder ce voile de mensonges, préférant la dissimulation de leurs fautes à la Vérité.

Pour les autres manifestant un cœur humble et repentant, ils trébucheront eux aussi dans le noir de l'obscurité.

En réalité, c'est Christ qui les relèvera, jusqu'au moment où la lumière viendra éclairer l'identité de la personne qui vient les secourir.

Ils reconnaîtront alors leur Sauveur et sa lumière brillera dans leur cœur.
Tout comme la conversion de Paul, la lumière qui les a ébloui et brûlé leurs yeux ;descendra plusieurs centimètres plus bas pour illuminer leur cœur.

Conclusion:

Nous n'avons pas à noircir le chemin de ceux qui cherchent la Vérité, en insistant sur leurs zones d'ombres religieuses.

Les ténèbres ne montrent pas la lumière.

Nous avons à poser NOS bornes lumineuses, jusqu'au moment où relevant la tête, ils verront Dieu dans leur cœur et ainsi leur voile sera ôté.

dimanche 29 novembre 2015

L'ABSTINENCE: LE VRAI COMBAT

84
Par Eric Ruiz

Il existe un vrai et seul combat, pour un croyant en Jésus-Christ.
Un combat sans merci, un combat à mort, contre notre pire ennemi. Ce combat doit aller jusqu'à la crucifixion. Non ce n'est pas une invitation à la guerre sainte, en tous les cas, pas celle à laquelle l'on pense actuellement.

1Corinthiens 9:27 (Bible Martin)
" Mais je mortifie mon corps, et je me le soumets; de peur qu'après avoir prêché aux autres, je ne sois trouvé moi-même en quelque sorte non recevable (rejeté, réprouvé, disqualifié selon les versions)."

Avant toute chose, il convient de soulever la gravité de ce que Paul affirme. L'apôtre montre que tout son ministère aurait pu être annihilé en un instant par un manquement suprême; celui de laisser son corps prendre le dessus.

Mettons les choses au clair "mortifier son corps", ce n'est pas tomber dans la flagellation, pour faire œuvre de pénitence ou dans le plaisir de se faire du mal pour y condamner le péché, comme le faisait ou le font encore certains moines catholiques. Car là nous tombons dans une forme de perversion : le masochisme, qui est condamnable.

1Corinthiens 9:27 est très significatif de ce qu'il faut faire avec sa chair (ici appelée le corps), qui est NOTRE PIRE ENNEMI n'en doutons pas puisqu'il doit être mis à mort et maintenu dans la mort.

1°) Cela ne sert à rien de prier pour que Dieu le fasse pour nous et à notre place. L'apôtre Paul le dit clairement:" JE mortifie mon corps et je ME le soumets"
2°) Nous devons être totalement maître de nous-mêmes.
Car le Seigneur attend que nous régnions en maître absolu sur nos désirs, nos envies.

3°) Nous devons malmener notre corps, pour en faire notre esclave.

Car "ceux qui vivent selon la chair ne sauraient plaire à Dieu."

Attention ne confondons pas le corps avec le corps. Le corps biologique n'est pas méprisable en soi. Il est le Temple du Saint-Esprit, en tant que matérialisation de l'espace où se trouve le Saint-Esprit (notre corps est une enveloppe, une tente, le tabernacle, la tente d'assignation).
Le corps qui fait référence à la chair, c'est la nature humaine celle qui est pécheresse. De cette nature émerge les mauvaises pensées, les mauvais désirs.
Cette nature ne peut cohabiter avec les désirs de l'Esprit.

Plus le corps sera mortifié, plus l'Esprit grandira, car il aura la place pour cela.
Le bruit que fait une chair qui hurle, couvre le souffle léger du Saint-Esprit, qui finit par être attristé.

"Qu'il ne sorte de votre bouche aucune parole mauvaise [...] n'attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption."(Éphésiens 4:30)

De même ne confondons pas la chair avec la chair.
 La chair ne peut hériter le royaume de Dieu, mais Il y a une chair qui est bonne à prendre ; Jean 6 : 54 "Celui qui mange ma chair [...] a la vie éternelle. Car ma chair est vraiment une nourriture". Jésus voulait parler bien-sûr de s'imprégner constamment de son Esprit qui est la vraie nourriture.

Aussi, tout ce qui vient entraver la course du croyant est maintenue loin de lui.
Car dans le contexte, Paul parle d'une course à gagner, comme des athlètes sur le stade.
Il nous donne plus haut au verset 25 l'ingrédient de base de notre consécration.

 "Tous ceux qui combattent (
Les athlètes qui se préparent à concourir) s'imposent toute espèce d'abstinences, et ils le font pour obtenir une couronne corruptible".

L'abstinence est l'ingrédient de base.
Mais de quelle abstinence fait-il référence?
La Bible Martin emploie le mot "régime".
La base c'est donc "la privation".
On se restreint soi-même de certains plaisirs dans le but nous dit Paul de remporter une couronne non pas corruptible mais incorruptible.

Il n'y a pas que les plaisirs liés au sexe, pour pratiquer l'abstinence;
·         car pour l'un son plaisir sera de manger en abondance,
·         pour un autre de prendre des excitants comme le vin, qui délie la langue exagérément,
·         pour un autre de prendre la parole et de l'accaparer,
·         pour un autre, de perdre son temps dans des occupations futiles (le travail, les loisirs, les distractions, toute activité, ou non activité qui deviennent un refuge),
·         pour un autre d'être moralisateur à souhait,
·         pour un autre d’être très directif, d'aimer commander les autres, de leur imposer son point de vue, ses goûts, ses valeurs.
·         Pour un autre encore d'aimer se plaindre et se faire plaindre, ou d'être à la charge des autres, 
·         Pour d'autres enfin de médire sur autrui, pour mieux s'accaparer les honneurs.

Toutes ses attitudes sans exception, témoignent d'un problème lié à un manque d'abstinence. Bien sûr cette liste n'est pas complète, il y a tellement d'exemples.

Pourquoi je dis cela ?
Pourquoi ces exemples?

Car nous sommes, nous enfants de Dieu destinés à être des fils (donc des régnants) et pour régner nous devons DISCERNER l'ennemi qui est en nous et qui nous attaque.

À la base l'abstinence est une disposition DISCIPLINAIRE, car on s'interdit soi-même formellement certains biens, ou certaines pratiques.

Moi qui suis professeur de sport, je sais que la DISCIPLINE  et l'endurcissement  du corps sont les conditions premières de la victoire et qu'on ne peut gagner une course sans s'y être préparé par un entraînement quotidien, régulier et méthodique.
Pour transformer certains gestes parasites, l'athlète doit répéter des centaines de fois un autre geste, qui remplacera le premier. On appelle cela faire des routines.
C'est très rébarbatif et peu plaisant, mais il n'existe pas d'autres moyens d'apprentissage. La RÉPÉTITION est ce qu'il y a de plus efficace. Elle va permettre l'acquisition d'un nouveau geste technique beaucoup plus précis et rapide. Et le geste parasite, inefficace s'effacera progressivement de votre mémoire nerveuse et musculaire.


Donc c'est par la répétition quotidienne, régulière  et sans ménagement de l’abstinence que l'on obtiendra une mortification de nos pensées mauvaises.

Concrètement, que faut-il faire?
D'abord que faut-il éviter?

1°) Rien ne sert de prier que Dieu le fasse pour nous.
2°) Rien ne sert aussi de s'attendre à une réponse miraculeuse. Une délivrance instantanée.
3°) Surtout ne tombons pas dans la dissimulation, en nous trompant nous-mêmes. En essayant par des actes religieux de nous disculper de notre échec. Cela reviendrait à la même chose que de pratiquer l’auto flagellation.
Par exemple: montrer aux autres que l'on est un homme de prières et d'étude biblique, avec une connaissance pointue des textes, ne fait pas de vous un croyant qui a mortifié sa chair n'est-ce pas? 

Eh bien, lorsque l'envie sortant de notre vieille nature se présente et frappe à notre porte, nous ne devons pas lui ouvrir mais au contraire user de violence envers elle et ce, chaque fois et autant de fois que la situation se présentera ("crucifier sa chair ", le mot employé par l’apôtre Paul n’est pas anodin, il est fort et impressionnant de violence).
Je vous avais parlé dans un précédent message que nous pouvions utiliser la prière de Matthieu 18:18: " tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel."

Parlons fort à notre chair, à nos envies pour les maintenir dans un état de mort, c'est-à-dire d'incapacité absolue d'agir.
Cela peut donner la prière suivante: " Ma langue, je te lie, et je t'ordonne de te taire par l'autorité et le nom de Jésus-Christ."
Pourquoi je prends l'exemple de LA LANGUE?
Parce que notre frère et apôtre Jacques en parle longuement dans son épître.
Il sait oh combien que sa maîtrise est primordiale.


"Nous bronchons tous de plusieurs manières. Si quelqu'un ne bronche point en paroles, c'est un homme parfait, capable de tenir tout son corps en bride. Si nous mettons le mors dans la bouche des chevaux pour qu'il nous obéissent, nous dirigeons aussi leur corps tout entier."


Je me suis intéressé à la signification de ce mot : " broncher", que l'on n'emploie aujourd'hui presque plus dans le langage courant.
Ce terme est souvent utilisé pour un cheval. Un cheval bronche s'il fait un faux pas par maladresse ou par fatigue. Un autre sens de ce mot :Réagir à une atteinte portée à la personne (sévices, menaces); enfin réciter un texte sans broncher signifiera, sans se tromper, sans faire une seul faute.
Jacques nous affirme qu'un disciple accompli, (en grec "teleios") parfait ne bronche pas en parole.

Je ne suis pas moralisateur, aussi, ce que je vous dis-là, je le prends pour moi aussi. J'ai reçu ce message alors que je demandais pardon au Seigneur pour une faute liée à un manque d'abstinence.
Je ne suis pas meilleur qu'un autre et j'ai moi aussi des combats à mener dans la chair. 

J'ai compris en fait que les principaux combats sont liés à nos faiblesses. Chacun a des faiblesses qui lui sont propres.  Mais, il les connaît, puisque se sent repris souvent par les mêmes choses. Nos faiblesses doivent devenir nos forces.
Nous ne devons surtout pas les prendre en considération et s'appesantir sur elles.

Nous ne devons pas nous en servir comme d'excuse. " Je n'y peux rien, je suis comme ça, c'est mon caractère, mon tempérament on ne me changera pas; quand je suis fatigué, je suis irritable vous me connaissez; au petit matin ne venez pas m'énerver ; tant que je n'ai pas pris mon petit déjeuner, il ne faut pas me parler ; Arrêtez de me répéter plusieurs fois les mêmes choses, je ne suis pas un imbécile ! Quand je suis stressé, c'est normal je réagis mal etc.etc"

Si nous avons sans cesse besoin de nous excuser pour elles, ou de nous justifier, c'est que nous montrons notre manque de discipline et d'entraînement et notre manque de volonté à nous débarrasser de nos envies parasites. Bref notre manque d'abstinence.


Nous devons alors les confesser comme un péché à notre Dieu et montrer que notre prière n'est pas vaine, par une détermination en actes. Il nous faut alors prendre des décisions sur notre comportement devant une tierce personne (son époux, un confident) pour marquer sa résignation à briser sa chair. Si cela s’avère inefficace, la solution est d’en faire part à l’assemblée.

Mais si se séparer de ses envies restent un effort insurmontable, il ne reste alors qu'un unique moyen de s'en séparer: la REPENTANCE.
Le jeûne sera l'abstinence qui nous aidera dans cette tâche. Ensuite restons vigilant, Marc 14 : 38 "Veillez et priez, afin que vous ne tombiez pas en tentation; "

Revenons à un verset que nous privilégions en ce moment:
" car où que soit le corps mort, là s'assembleront les aigles"(Matthieu 24:28, Luc 17:37 Bible Martin)

Avec ce que nous venons de voir, un autre éclairage nous apparaît.

Les croyants qui auront assujettis leur chair, leur envies, s'assembleront.

L’Épouse se rassemble signifie: uniquement ceux qui ont gagné le combat de leur chair s'unissent ensemble. Rappelez-vous : dans tous les âges de l'Eglise d'Apocalypse 2 et 3, l'ange dit qu’uniquement CEUX QUI VAINCRONT obtiendront des récompenses. Vaincre : c'est vaincre sa chair !

Relisons maintenant Luc 17 mais a partir du verset 36
"de deux hommes qui seront dans un champ, l'un sera pris et l'autre laissé. Car où que soit le corps mort, là s'assembleront les aigles".

Vous voyez le contexte. Il s'agit de l'enlèvement de l'Eglise-Épouse.
Celui qui aura combattu et vaincu sa chair sera enlevé, l'autre laissé. Je pense que maintenant nous ne devons avoir aucun doute à ce sujet. L'enlèvement ne concerne que des "corps morts." Uniquement ceux qui auront vaincu leur nature pécheresse.

Là aussi, nous constatons que Jésus a été le précurseur dans ce domaine aussi.
Bien que sans péché, Il vivait comme nous dans un corps qui le tentait par des désirs contraires à ceux de l'Esprit. Il a été tenté en toutes choses mais n’a jamais succombé.
Il nous donnait encore là  l’exemple de ce qu’il est possible pour chacun de nous.

Il a été tenté dans le désert pendant 40 jours, alors qu'il jeûnait.

"Jésus, rempli de l'Esprit Saint, revint du Jourdain, et il fut conduit par l'Esprit dans le désert, où il fut tenté par le diable pendant quarante jours. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et, après qu'ils furent écoulés, il eut faim. Alors le diable lui dit : Si tu es Fils de Dieu, ordonne à cette pierre qu'elle devienne du pain. Jésus lui répondit : Il est écrit : ce n'est pas seulement de pain que vivra l'homme.
Le diable, l'ayant élevé, lui montra en un instant tous les royaumes de la terre, et lui dit : Je te donnerai toute cette puissance, et la gloire de ces royaumes ; car c'est à moi qu'elle a été donnée, et je la donne à qui je veux. Toi donc, si tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi. Jésus lui répondit : Il est écrit : tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et à lui seul tu rendras un culte.
Le diable le conduisit encore à Jérusalem, le plaça sur le haut du temple, et lui dit : Si tu es Fils de Dieu, jette-toi d'ici en bas ; car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet, afin qu'ils te gardent ; et ils te porteront sur les mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. Jésus lui répondit : Il est dit : Tu ne tenteras point le Seigneur, ton Dieu. Ayant épuisé alors toute tentation, le diable s'éloigna de lui jusqu'au moment favorable
."(Luc 4:1-11)

·         Première tentation: la nourriture.
·         Deuxième tentation : la puissance, le pouvoir et le règne.
·         Troisième tentation: se croire invulnérable, invincible, immortel, comme Dieu.

Ces trois tentations nous éloignent du Seigneur.
·         La première fait passer la nourriture corporelle avant la nourriture spirituelle.
La nourriture spirituelle, ce n'est pas de lire sa Bible, la Parole de Dieu tous les jours ; beaucoup le font et restent attachés à leurs désirs charnels.  La Parole c’est avant tout celle qui est dans votre cœur. Sans une bonne disposition de cœur on ne peut écouter la Parole. L'humilité, la recherche d'une direction pour changer permet un état d’esprit disponible à une bonne écoute.

·         La deuxième tentation amène à préférer sa domination à celle du Seigneur. La recherche de puissance et de domination sont incompatibles avec l’Esprit de Dieu.

·         Et la troisième, qui découle un peu de la précédente, c'est que la consommation du pouvoir nous fait croire que nous sommes nous-mêmes des dieux et donc immortels ; que l’on peut tout se permettre par la foi.

Les trois ont un point commun c'est le fait de se passer de Dieu, de se passer de son Esprit et donc de se soumettre au diable.
Mes frères et sœurs, lorsque nous aurons vaincu ces trois tentations, nous pourrons recevoir le ministère destiné aux élus, à l’Épouse de Christ.

A son retour du désert Jésus est allé chez lui à Nazareth pour y proclamer sa mission auprès des nécessiteux (Il a pris le rouleau d'Esaïe chapitre 61 et l'a lu dans la synagogue) ; puis il a parcouru la Galilée, manifestant son ministère prêchant et guérissant toute maladie et toute infirmité. (Matthieu 4: 17-23)
Il sera alors temps pour nous aussi, de suivre l'exemple de notre Sauveur et d'exercer nos dons miraculeux de guérisons, car à ce moment-là, nous ferons:

1°) Passer la nourriture spirituelle avant toute autre chose.
2°) Nous serons entièrement soumis à notre Père céleste
3°) et enfin nous ne ferons rien qui puisse nous mettre dans un danger mortel, sans que Dieu le veuille.

dimanche 22 novembre 2015

L'ABNÉGATION

82
Par Eric Ruiz

Dimanche soir, nous avions mis la télévision, ma femme et moi, pour regarder les dernières infos sur les attentats de Paris. Ce n'est plus dans nos habitudes de regarder la TV ; non pas que nous nous soyons mis une interdiction, une loi, mais c’est tout simplement par manque d’intérêt.  Donc lassés, de toutes ces infos en boucle, nous sommes passés sur une autre chaîne où se finissait un film américain que nous avions déjà vu auparavant: titre original. "The vow"  mal traduit par "je te promets" (au lieu de «  le serment »). 

Le serment du mariage ; la promesse de ne jamais se séparer et d’être uni pour toujours.
Lundi matin en me réveillant je me suis mis à repenser à ce film et à faire des rapprochements, des recoupements avec la foi.
J'ai vu la similitude avec l’Époux céleste et son Épouse terrestre(les croyants fidèles).
Je vous demande de faire vous-mêmes le parallèle pendant votre lecture, entre "The vow" et la volonté de notre Seigneur Jésus-Christ.

Ce qui m'a surtout interpellé donc dans ce film est l'originalité du scénario.
C'est en fait l'histoire vraie mais banale au départ, d'un couple uni par le serment du mariage.
Tous deux sont heureux jusqu'au moment ou Paige et Léo ont un grave accident de la route. Paige plonge alors dans un coma profond. A son réveil, la jeune femme ne reconnaît plus Léo son mari le confondant avec le médecin. Elle a oublié les cinq dernières années de sa vie.
Léo, à l'idée de perdre la femme de sa vie, est déterminé à la reconquérir.
Mais un autre homme tente également de la séduire, car Paige se croit encore fiancée à Jérémy, futur magistrat, très séducteur et toujours amoureux d’elle. Léo va devoir "se battre" pour récupérer son épouse, d'autant que son style de vie bohème ne joue pas en sa faveur (similitude du combat entre le bien et le mal ou la chair et l’Esprit)
La stratégie qu'il met en œuvre est touchante. Il ne la force pas ; il va même jusqu'à accepter qu'elle vive ailleurs et fréquente un autre homme.
Paige s'était fâchée avec sa famille avant l'accident. Léo fait tout pour qu'elle se réconcilie avec elle.
Il évite pour cela de lui parler de la liaison de son père avec une autre femme que sa mère.
Il lui confiera que c'est pour qu'elle garde une vision belle de ses parents.

Tout le film montre que la reconquête se fait dans la douceur, dans le temps, dans la patience, dans les petits gestes au quotidien.
Léo est prêt à perdre la seule personne qui n'ait jamais compté pour lui. Cet "amour absolu" me rappelle tellement l'amour "agapè", car on tombe-là dans un fait rarissime, celui de faire preuve d'abnégation.

L’ABNÉGATION signifie que l'on s'oublie totalement au profit de l'autre. Le dictionnaire Larousse dit: "Sacrifice total au bénéfice d'autrui de ce qui est pour soi l'essentiel "
Autre définition intéressante :
"Renoncement ou sacrifice consenti pour des motifs de perfection morale ou spirituelle."
Donc dans ce sens, le sacrifice parfait c'est l'abnégation.

Quand je me suis rappelé ce film au petit matin, je me suis souvenu que Jésus-Christ, nous a aimés bien avant notre conception. Il nous a "tissés dans le ventre" de notre mère (Psaume 139).

Il incarne lui-même cette abnégation, car nous sommes NOUS croyants son Épouse, sa bien-aimée, qu'il chérit le plus.

Le scénario du jardin d'Eden se duplique. Dieu, l’Époux, savait que sa bien-aimée irait vers un autre, (Ève choisissant l'arbre du bien et du mal) qu'elle déserterait ses palais. (Sion serait dévastée et abandonnée). Qu'elle serait séduite (le serpent ancien), attirée  par d'autres tentations, d’autres plaisirs d'autres centres d’intérêts (la connaissance, le sexe, l'argent, les plaisirs, l'intérêt personnel).

Mais Dieu si on peut dire, a eu la même stratégie que Léo, il a préféré garder sa tristesse en lui. Il savait que cela avait un prix à payer pour lui aussi. Celui de voir souffrir sa bien-aimée de la voir s'égarer, chercher là ou il n'y a rien de bon à prendre pour elle. Le prix à payer aussi, et nous le savons tous, a été pour lui, de donner sa propre vie comme monnaie d'échange pour la sauver. Il s’est substitué à elle. Il a prit sa condamnation à son compte. (Son Fils unique crucifié)

Mais il la respecte au point tel, où il est capable de la laisser faire ses mauvais choix. Cela prendra le temps qu'il faudra. Il ne lui fait pas de reproches. Il attend qu'elle fasse elle même le bilan de ses erreurs. Et qu'elle change non seulement d'idée, mais de choix de vie (conversion)
Il laisse pleins de petits détails traîner afin qu'elle se souvienne de lui. Ces petits clins d'œil, sont là pour lui rappeler que l’Époux pense constamment à sa bien-aimée. (Faites la liste de toutes les fois où vous avez remarqué le petit coup de pouce du destin ou le petit signe révélateur de la présence de Dieu dans votre vie)
Le Seigneur relève sa bien-aimée autant de fois qu'elle tombe; il ne se lasse pas de lui essuyer ses larmes lorsqu'elle sombre dans la dépression. Il lui chuchote à l'oreille qu'il existe quelque part quelque chose de vrai, de juste et d'éternel.
Dans le film, Léo à aucun moment ne s'est acharné à lui faire retrouver sa mémoire, à solliciter ses souvenirs. Avec le Seigneur, notre futur Époux il en va de même.

1.    La reconquête de Dieu passe avant tout par LAISSER sa bien aimée ressentir que ces choix ne la comblent pas ;
2.    Que ce vide qu'elle ressent toujours est causé par l'éloignement avec son alter-ego.
3.    Que sa nature divine crie à la repentance au lâcher prise, alors que de l'autre côté elle ne cesse de revendiquer la liberté d'agir et de penser comme elle le souhaite.
Mais sa vraie nature revient au galop.
4.    Elle refuse de s'allier avec une personne qui ne lui correspond pas. Dieu est comme Léo, il n'est jamais très éloigné de sa fiancée. Bien des fois la distance s'évalue à une simple prière.

Tout cela me direz-vous c'est beau, c'est impressionnant et c'est magnifique.

Mais pour ceux qui n'ont pas la chance comme Paige de ressortir du coma et de voir leur vie s’arrêter là : que deviennent-ils? Sont-ils perdus pour autant?

Dieu par sa création a semé ses élus, sa fiancée sur la terre et il a fait le même pacte que Léo avec son mariage.
Il s’est fait le serment de ne jamais se séparer d’elle et donc de la retrouver s’il la perdait.
Faisons un petit détour par la Bible pour comprendre que ce serment est incassable.

La Bible nous montre qu'à notre mort, notre âme va soit dans le séjour des morts, (le shéol), soit dans le sein de Jésus. Un aparté pour rappeler que le sein d'Abraham n'existe plus puisque Jésus après sa résurrection en a ressuscité les âmes.(
Lire: "sauvé in extrémis")
Pour ce qui est du séjour des morts, nous savons qu'au moment de la résurrection de Jésus, les clés du séjour des morts lui appartiennent et qu'il a été en esprit pendant les 3 jours suivant sa mort, y proclamer l’Évangile et y faire sortir des âmes qui s'y trouvaient pour les emmener avec lui (en son sein). (1 Pierre 3 :18 ; 4 :6 )
Ce qui est certain, c'est que ce pouvoir est uniquement dans les mains du Seigneur.
Et que LUI SEUL peut sauver dans cette dimension.
Beaucoup de croyants n'aiment pas aborder ce sujet car :
1°) il touche aux morts et il y a une certaine réticence à parler des morts, un sujet toujours très tabou et qui fait peur, surtout si l'on ne se sent pas prêt à affronter la mort soi-même.
2º) Car on assimile alors cette partie du séjour des morts au purgatoire des catholiques.
Mais cela n'a rien à voir avec un purgatoire.
Déjà parce que les prières des vivants sont inefficaces et inutiles pour les défunts. Rien ni personne sur la terre n’a le pouvoir de changer le salut d'un mort. "Cela ne nous regarde pas" (dixit « les inconnus »)
Mais regardez, "le mauvais riche" dans la parabole racontée par Jésus ; bien que du mauvais côté  des morts, il se repentait sincèrement et profondément de ces mauvaises actions ; celles qu’il avait eues étant dans son corps mortel. Il pensait alors à ceux de sa famille et voulait les prévenir. Il manifesta à ce moment-là de l'abnégation.
Or, Jésus nous explique que sous la loi, il reste condamné, car jugé par ses œuvres.
Donc pas de salut possible.
Et Jésus s'arrêta dans son explication et n'alla pas plus loin.

Question:

Pourquoi une parabole pour annoncer une condamnation faite sous la loi, alors que l'on passe sous la grâce?

Cela ne ressemble pas à notre Dieu de montrer aux pécheurs ce qu'ils perdent comme pour les narguer.
Quel intérêt d'annoncer cela? Est-ce pour faire peur ? (pour certains pécheurs cela peut être un moyen d'accélérer leur repentance) Pour intimider et mettre un fardeau supplémentaire à ceux qui ont vu partir un des leurs, sans savoir si son salut lui est accordé?


Non! Jésus est un Dieu d'amour et d'abnégation.


Jésus annonçait là entre les lignes (c'est ma conviction la plus forte) qu'il aurait bientôt les clés de la mort et du séjour des morts
J'étais mort; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clés de la mort et du séjour des morts. (Apocalypse 1 :18). sa résurrection signifie 3 mots: VAINCRE LA MORT. Sa résurrection libère du péché puis pour finir, libère de la mort. Jésus réconcilie en dernier la vie avec la mort.
La mort: c'est le dernier ennemi qui sera vaincu.
·         C'est le dernier ennemi qui vient en dernier de notre existence terrestre.
·         Mais c'est le dernier barrage entre notre âme et Dieu.

Aussi les âmes dans le séjour des morts ne sont pas encore jugées.
C'est un lieu de tourments provisoires.

Mais des ÂMES PEUVENT-elles  ENCORE s'y REPENTIR?

Réponse: oui, sinon à quoi sert d'avoir la clé de la mort ?
·         si c’est pour garder la porte de cette prison du séjour des morts fermée ;
·         Si ce n’est pour l’ouvrir uniquement le jour du jugement du grand trône blanc ;
·         Si les clés sont uniquement destinées aux âmes incrédules du temps de Noé  (1 Pierre 3 :20)
·         Si cette clé de la mort n’est pas destinée à changer la mort en vie.

Et c'est ici que notre Seigneur TOUT PUISSANT et ne l'oublions pas
rempli D’ABNÉGATION intervient.

Ceux qui lui appartiennent et qui ont été incrédules (car il n'en perdra aucun, j'en suis sûr), sortiront avec lui de cet endroit de ténèbres pour regagner la lumière.
Sinon, nous n'avons plus qu'à envoyer en enfer (comme du reste beaucoup de religieux le font) tous les accidentés de la route, tous les morts tués par les guerres, les victimes du terrorisme, ceux foudroyés par la maladie,  tous ceux tués par les catastrophes naturelles etc.  Bref tous ceux qui de leur vivant ont été incrédules)

Le jugement terrestre N'EST PAS LE DERNIER JUGEMENT.

Et l'abnégation de Jésus, son sacrifice va beaucoup plus loin que ce que l'on peut penser.
Cela ne veut pas dire que nous n'avons plus à répondre de notre foi aux autres.
Cela veut dire que toi croyant tu sèmes sans te préoccuper du reste.
Tu n’es PAS LE MAÎTRE DU SALUT DES AUTRES.  Dieu seul règne sur les vivants et les morts. Occupons-nous des vivants! Les clés du royaume ont été données à l'apôtre Pierre pour cela.

C'est le Seigneur qui de toute façon met un point final au jugement.

Autre question : Et moi disciple de Jésus, dois-je faire preuve aussi d'abnégation?

La réponse est dans ce verset :" tout disciple accompli sera comme son maître".
L'abnégation consistera bien-sûr, à crucifier sa chair, pour marcher par l'Esprit.
En d'autres mots, la souffrance (crucifier sa chair) est nécessaire pour atteindre la perfection.
Concrètement qu'en est-il?
Nous pensons souvent que nous sommes le seul objet de nos souffrances (souffrir soi-même pour nos épreuves, pour nos combats).
Non, bien souvent nous devons aussi souffrir pour les autres et à cause des autres, tout comme notre Époux. 

Nous aussi, nous allons un jour reconquérir ce que nous avons perdu.

Or la reconquête passe pour nous aussi par le lâcher prise. 


  • Laissons ceux que l’on aime, faire de mauvais choix, 
  • persévérer dans de mauvaises rencontres; 
  • au point même de nous ignorer, 
  • de se détourner de nous; 
  • de nous rendre même responsable de leur mal être, de leurs échecs. 
  • Nous les laissons jusqu'au temps où ils jugeront leurs œuvres mauvaises et s'en détourneront eux-mêmes.(Paige et Léo étaient sur le point de signer les papiers du divorce; mais Paige restait irrésistiblement attirée par Léo sans qu"elle sache pourquoi) 
Car, s'ils sont de la nature divine, il retourneront vers leur berger qui est de la même nature qu'eux. Un poulain ne peut renier sa nature de cheval.
Ce que je vous dis là, ne vous fait-il pas penser à une parabole?

La parabole du fils prodigue bien-sûr. Le fils retrouvé par son père, il sera fait un grand festin, une grande fête. "Car il y'a plus de joie pour un pêcheur qui se repent que pour 99 justes qui n'ont pas besoin de repentance."
Persévérons dans la patience et dans la foi en notre Dieu. Montrons notre détermination à lui faire confiance malgré la tristesse que peut occasionner l'abandon des autres. La couronne de gloire est aussi à ce prix là.

Même si des êtres chers disparaissent et que nous sommes dans l'incertitude concernant leur salut, ayons confiance, le Seigneur possède deux clés essentielles, celle de la mort et celle du Séjour des morts.


dimanche 15 novembre 2015

LA RÉCONCILIATION et la LIBERTÉ

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Par Eric Ruiz

La France est aujourd'hui en guerre. 
Une guerre terroriste orchestrée par cette corne de la bête qui est l'esprit de l'Egypte (lire: l'antéchrist: la onzième corne).


Mais c'est "l'arbre qui cache la forêt".
La guerre a été menée bien avant en France, d'abord contre Jésus-Christ.
Il a été chassé par les guerres de religion, par les massacres et la fuite des protestants. Aujourd'hui, il est chassé des églises, chassé des manuels scolaires, chassé du vocabulaire courant, chassé de la pensée des Français, se glorifiant d'être des laïcs. En acceptant toutes les religions, la laïcité a rejeté l'homme qui s'est sacrifié pour eux, le seul homme pouvant les sauver.
Mais les choses vont plus loin.
Je suis toujours étonné pour ne pas dire stupéfait de voir sur le net des accusations incroyables faites sur la personne même de Jésus de Nazareth.
Il aurait eu les mêmes pensées que celles des jihadistes aujourd'hui?

Jésus serait-il un tortionnaire, un égorgeur ?

Le "Jésus rempli d'amour" ne serait pas venu pour sauver mais pour condamner?
Luc 19:27 nous dit même qu'il aurait dit "quant à mes ennemis,... amenez-les ici et égorgez-les devant moi." (Version Liturgique)
D'ailleurs le Fils de Dieu insiste bien sur le fait de n'être pas venu apporter la paix mais l'épée, la violence, le combat, la division.
Voyez les preuves accablantes de son manque d'amour!
(il faut dire que le contexte social actuel, avec les 129 morts et 352 blessés des attentats de Paris avant-hier vont plutôt dans le sens d'un Dieu vengeur, qui ne fait pas de détails.)


Or tous ces accusateurs bien sûr, sortent les versets de leur contexte pour ne montrer que leur cœur.

On peut faire dire ce que l'on veut à la Bible.
On peut tout y interpréter de mille manières.

D'ailleurs, elle a été faite en grande partie pour cela.

Beaucoup de choses restent cachées.
·         Certains versets sont formulés en paraboles ; la parabole du pharisien et du publicain (que l'on trouve dans l’Évangile de Luc au verset 9 du chapitre 18), Jésus en donne l’objectif : " Il dit encore cette parabole en vue de certaines personnes se persuadant qu’elles étaient justes et ne faisant aucun cas des autres. "
·         D’autres versets renvoient à des visions ; par exemple dans le livre de Daniel, des animaux avec plusieurs têtes plusieurs cornes ou des statues faites de mélanges, d'or, de bronze de fer, d’argile qui s’écroulent. Dans le livre de l’Apocalypse, une femme accouchant dans un désert devant un dragon prêt à dévorer son enfant ;
·         D’autres versets encore renvoient à des mystères et à des énigmes, comme on peut lire dans Apocalypse 8:1 où il règne dans le ciel à l'ouverture du septième sceau, un silence d'environ une demi-heure.

 Quel est le but de tout cela ?

Ce qui est clair, c'est que "l’Éternel ne considère pas à ce que l'homme considère" (1 Samuel 16:7). Il ne s’adresse pas à une personne en tant que telle mais bien à son cœur, c'est-à-dire à son propre être intérieur. Et plutôt que de l’affronter directement, au risque de la braquer, il utilise des images, des récits, des mystères, provoquant l’imagination. L’intérêt décuplé, la personne s’en souviendra et à l’occasion y trouvera du sens.

C'est vrai la Bible est un miroir pour le lecteur. 

Elle dévoile les pensées les plus profondes de son propre cœur. Or l’être intérieur est complexe et très contradictoire, capable du meilleur comme du pire, car toujours ballotté par dés désirs inassouvis et des passions dévorantes.L'adage de Blaise Pascal en témoigne aussi:" le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas".

Par conséquent:

·         Un cœur dur, non repentant, rempli d'amertume, de manque de pardon, y verra un livre bourré d'histoires de guerres et de conflits; Une lutte sans merci entre le bien et le mal; Un Dieu de l'ancienne alliance cruel, qui anéantit tous ses ennemis après les avoir châtiés par la peste ou par la lèpre.

·         Un cœur révolté, rebelle à Dieu y verra un tissu de contradictions, et les preuves que Jésus n'a jamais existé car aucun évangile ni aucune épître ne font référence à son visage, à sa morphologie, à sa couleur de peau, ou à ses cheveux.

·         Mais un lecteur qui a soif de vérité et qui souhaite connaître la seule personne pouvant le sauver de ses peurs, de ses mauvaises pensées, ou de la mort y trouvera le chemin qui mène à la Vie.

Heureusement le cœur étant changeant, la vision de la bible sera bien différente lors de multiples lectures.
La première fois que j'ai eu la Bible entre mes mains, je n'y ai vu qu'un récit de contes et de légendes. Jésus faisant des miracles c'était pour moi Aladin frottant sa lampe magique. Difficile à croire. Ma deuxième expérience n'eut rien à voir. Je dévorais les versets les uns après les autres, car je me voyais moi-même vivre à l'intérieur. Ma vie mes possibilités me sautaient aux yeux. Je m'identifiais aux personnages comme faisant partis de mon histoire. Une impression exaltante que Jésus me parlait à moi, directement.

Jésus par ailleurs est le seul qui se soit présenté au monde non comme prophète mais comme Fils incarné du Père. Il est Dieu. C'est le seul à avoir montré l'exemple.
À avoir donné sa vie pour les autres.
Sa fonction principale est d'apporter le salut, la vie éternelle, pas la mort.

"Dieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu'il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui." Jean 3:17

Ensuite, lors de la parabole des mines, Jésus y raconte l'histoire d'un fils de roi qui faisant un voyage confie ses affaires et son royaume à des intendants. A son retour il récompense les uns et exécute les serviteurs infidèles, ceux qui n'ont rien fait et qui ont tout laissé en l’état, refusant d’être au service du roi et ayant des paroles dures à son sujet. Ils ont été jugés sur leurs paroles.
C'est vrai, il y a un avertissement sévère.

Mais Jésus n'a jamais tué personne sur terre !

Bien au contraire, il a chassé les démons, il a guéri les malades et ressuscité les morts.
S'il était comme certains le prétendent un meurtrier, il n'aurait pas pris la peine de raconter cette parabole pour prévenir qu'il y a un jugement.
C'est encore une preuve d'amour. Il met simplement chacun en face de ses responsabilités et de ses choix.

"ce jugement c'est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises." Jean 3-19.

Élie le prophète du Très-Haut, de l'Ancien Testament, ne faisait pas une œuvre mauvaise quand il prophétisa au Roi Achab et à sa femme Jézabel, qu'ils mourraient après avoir connu un long temps de famine. Elie risquait sa vie en les prévenant du malheur qui allait s'abattre sur eux, s'ils ne revenaient pas à des œuvres justes.
Élie devait-il au contraire se taire et laisser les vrais croyants se faire massacrer?
Ne devait-il pas aussi avertir les oppresseurs de ce qu’ils risquaient à s’obstiner dans le mal.
Devait-il s'enfuir et laissé le peuple se faire mener par des dirigeants injustes et cruels, prêts à tout sacrifier pour servir leur propres intérêts?

La division entre les hommes ou entre les membres d'une même famille ce n'est pas Jésus qui la provoque. Il n'est pas responsable des œuvres de ténèbres de certaines personnes, préférant leur esprit fourbe, querelleur, emprunt de convoitise et de méchanceté, plutôt que d'être soumis à un esprit de paix, d'amour et de sacrifice pour l'autre.

Jésus veut être le Seigneur de chacun, mais il montre qu'il n'emploie pas la force pour cela; Qu'il laisse chaque personne faire ses propres choix.

Oui, mais il a chassé les marchands du Temple avec un fouet, me direz-vous!

C'est vrai, il use de violence envers ceux qui se disent chrétiens, religieux, mais qui sous cette fausse identité, viennent piller les vrais croyants.
En quoi fait-il le mal? Il fait comme un père protégeant ses enfants.
Pour employer une image choquante mais d'actualité, il chasse les pédophiles loin de sa famille.

Alors c'est vrai, Jésus n'est jamais décrit physiquement. Et ce manque pourrait laisser croire à une invention, ou à un faux témoignage.
Mais là aussi, y a t-il une raison?
Dieu a décidé de se montrer toujours voilé. Il protège ainsi l'homme de l'idolâtrie (qui rappelons-le est son premier péché, son premier objet d'égarement). 

Regardez les idoles de nos enfants. Nous sommes les premiers, nous parents, à trouver qu'ils ne prennent que l'apparence la moins significative. Ils copient la tenue vestimentaire de leur chanteur ou chanteuse préférée, les gestes, les tics de langage, le moindre signe de rébellion contre l'autorité. Malheureusement, s'il y a un trait de caractère positif et inspirant, ils ne les voient pas comme essentiel.
C'est pourquoi dès le départ dans la Torah, où se trouve le livre du Deutéronome, Dieu donne l'ordre de ne pas faire de sculptures ou de reproductions de divinités quelconques.

En fait, son vrai visage, c'est moi, son enfant ; et ses enfants qui deviennent des fils en tant que responsables, forment ensemble son visage.
l'Adoption en tant que fils adopté du Père, consiste à prendre le visage de Dieu.

Quand nous le rencontrons comme nous rencontrons une autre personne, son esprit nous conduit et nous le rendons visible par notre corps. C'est pourquoi il faut prendre soin de nous-mêmes. Car nous sommes la partie visible du Seigneur. Notre corps n'est-il pas son Temple?
Il n'a pas d'autres mains que les nôtres ; mais il n'a pas d'autres visages que le nôtre aussi.
Jésus, Fils de Dieu, n'est pas venu sur terre pour montrer son apparence physique mais pour montrer les œuvres de son Père.

Alors pourquoi sommes-nous esclaves de ce corps, qui est une véritable prison?

Il l'a voulu ainsi pour que nous en devenions maître. Une fois notre corps dominé avec ses désirs qui nous rendent esclaves nous devenons réellement libre.

Il nous a donné des indicateurs pour connaître notre degré de liberté.

Si nous sommes querelleurs, accusateurs, médisants, remplis d'amertume, de haine de convoitise, de peurs, stressés, attirés par l'argent, les honneurs, la gloire, ou le sexe, c'est que les murs de notre prison sont bien solidement ancrés.
Par contre si nous ne restons pas dans un conflit, si nous recherchons la paix avec tous autant que possible, nous réconciliant avec ceux qui nous ont fait du tort, pardonnant, recherchant l'intérêt de l'autre et non le nôtre, Alors nous sommes des êtres libres.
Cette liberté, Christ est venu nous l'apporter il y a plus de deux mille ans. Il s'est sacrifié pour que son Esprit vive en nous.

Même un croyant peut connaître la prison. S'il laisse de mauvaises pensées le dominer, ses combats ne cesseront de le fatiguer, de l'amoindrir, de le décourager.
Plus il laissera de portes ouvertes sur le mal, plus il se sentira attaqué par les démons.
Plus il réglera rapidement et en profondeur les situations conflictuelles, plus il se sentira dans la paix et libre.

La RÉCONCILIATION est la seule porte ouverte vers la liberté. 

Lors de la réconciliation, prenons la même attitude que celle de Joseph devant ses frères. 
  1. Ne prenons pas plaisir devant la souffrance de l’autre ; 
  2. ne rappelons pas le passé ; 
  3. n’exigeons pas des excuses ; 
  4. ne cherchons pas à surenchérir pour montrer les torts de l’autre ou notre droit.
  5. La réconciliation n’est pas une vengeance ou une démonstration de ce qui est vrai ou faux. Elle demande l’humilité de celui qui cherche la paix avant tout.
Nous vivons une époque trouble où chacun cherche sa propre justice. On veut que les fautifs soient punis, alors on dénonce. L’esprit de délation a établi son règne sur l'occident. Nous assistons à scandale sur scandale, dans tous les milieux. Mais Jésus nous dit ne soyez pas un objet de scandale.
Soyons sans reproche et " Évitons de causer en toute chose la chute de qui que ce soit " (2 Corinthiens 6 :3)

Certains disent de Jésus qu'il avait, lui aussi, des ennemis.

C'est tout à fait vrai. Il savait dès le départ que Judas allait le livrer pour le mettre à mort. L'a t-il chassé pour autant? L’a t-il dénoncé, insulté, maltraité pour ses fautes? L’a-t-il humilié en exigeant des excuses publiques ?
Non, il s’est contenté de lui confier l'argent de tout son groupe et lui a même lavé les pieds en lui pardonnant à l'avance de ce qu'il allait faire contre lui.

Vous voyez, la liberté a un prix, celui du pardon.
Si vous retenez les fautes et les erreurs des autres, vous mettez des grilles et des verrous supplémentaires à votre prison.

Jésus s'est rendu libre en mourant sur la croix. Libre de nos fautes qu’il a portées.
Mais aussi car il a fait les œuvres de son Père et non celles qu'il désirait étant un homme. C'est pourquoi il a prié étant un homme: "Mon Père, s'il est possible que cette coupe s'éloigne de moi"; mais étant Dieu, sa responsabilité et son amour lui ont fait dire:
" Non pas ce que je veux mais ce que tu veux".

Mais bien plus que sa mort, c'est sa résurrection qui nous est destinée.

Pourquoi l'apôtre Paul met-il la résurrection si haute alors?
"Si Christ n'est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine et notre foi aussi est vaine. Il se trouve même que nous sommes de faux témoins à l'égard de Dieu." ( 1Corinthiens 15:14-15).

Sa résurrection, a montré que Sa liberté devenait la nôtre.
S'il n'avait pas ressuscité, son exemple n'aurait pas suffit à nous rendre libre.
L'acte aurait été merveilleux, mais sans lendemain pour l'humanité.
Pourquoi a t-il dit qu’il était plus avantageux pour nous qu’il s’en aille ?
Car il l'a proclamé plusieurs fois, "après trois jours je ressusciterai".
Sa résurrection, c'est un don.
C'est le don le plus incroyable, le plus merveilleux et le plus miraculeux.
C'est le don de l'Esprit-Saint qui vient habiter dans celui qui le prie de tout son cœur et qui l'invoque comme un enfant qui crie à ses parents qu'il a besoin d'eux.



Mais nous allons terminer par rappeler Jean 14:26: Le réconciliateur est le consolateur, . Il nous console de la tristesse occasionnée par cette oppression, ces liens charnels.Mais le Consolateur, qui est le Saint-Esprit, que le Père enverra en mon Nom, vous enseignera toutes choses, et il vous rappellera le souvenir de toutes les choses que je vous ai dites."