dimanche 11 septembre 2022

PRECHEZ-LE SUR LES TOITS !

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Par Eric Ruiz

 

Matthieu 10 :27 « Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en plein jour; et ce qui vous est dit à l'oreille, prêchez-le sur les toits. ».

C’est un commandement de Jésus (dites-le, prêchez-le)… qui n’est que très rarement discuté, débattu dans les assemblées. Pourquoi ?

D’abord parce qu’il parait contredire le fait que Jésus a donné publiquement sa parole devant ses disciples réunis et la foule qui le suivait. « Enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. » leur dit-il ;

Mais on vient de le lire, Jésus aurait (selon Matthieu 10 :27) enseigné la nuit, et en particulier, à l’oreille.

Non, apparemment, ici, ce commandement laisse beaucoup de monde dubitatif.

Par conséquent, cela demande de la part du Saint-Esprit un éclaircissement.

Parce que contrairement à ce que la religion souhaite, Jésus de Nazareth ne s’adresse ici, pas seulement à des maîtres, et à des seigneurs, mais à tous : petits et grands.

Dieu ne vous chuchote-t-il pas à l’oreille la même chose qu’à moi ? « Dieu parle à TOUS de la même manière et ne prend pas le chemin du mérite et du privilège pour le faire ».

N’oublions jamais qu’il est indispensable de toujours contextualiser les versets.

Au verset 17,  Jésus-Christ commence par nous prévenir d’un danger qui va toucher son commandement: « Mettez-vous en garde contre les hommes ».

Ensuite il dit :« Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom; »(verset 22)

Mais en garde contre qui ?

En garde contre l’esprit de domination qui induit la haine :

L’esprit de domination s’exerce quand les versets 24 et 25  ne sont plus respectés : « le disciple n’est pas plus que le maitre ni le serviteur plus que son seigneur. Il suffit au disciple d'être traité comme son maître, et au serviteur comme son seigneur. ».

Au verset 26, Jésus nous demande à tous de ne pas craindre puisque tout sera un jour ou l’autre dévoilé, du plus petit secret gardé au plus grand.

À partir de là, rien ni personne ne doit nous effrayer, et nous convaincre de nous taire.

Nous devons obéir à ce que Jésus nous demande de faire, quoi qu’il en coûte.

La première chose est de ne pas cacher ; au contraire de mettre en plein jour, à la lumière, ce qu’il nous a dit, la nuit, dans les ténèbres.

Vous voyez, il ne nous demande pas de réciter un verset ou de répéter ce que le pasteur ou le curé nous a dit dans son sermon, dans sa liturgie, mais ce qu’il nous a dit, lui, le saint-esprit quand nous étions au plus bas, c’est-à-dire dans les ténèbres.

Nous ne devons rien cacher sous prétexte que cela pourrait interférer négativement avec ce qu’on nous répète depuis tant d’années.

L’enseignement des hommes est un fait très contestable (à cause de cet esprit, de ce démon de supériorité); mais l’enseignement de Dieu lui est bien supérieur. Et, ce n’est pas à nous de décider si le moment est favorable ou non pour en parler.

Qu’est-ce que Dieu peut bien nous dire dans les ténèbres ?

Eh bien, il peut nous demander de retrouver la sainteté perdue ; la nôtre mais aussi bien souvent celle de notre entourage.

Et cette sanctification ne peut s’opérer qu’avec au préalable, un temps de mise à part, pour jeûner et prier ;  un moment pour ôter nous-mêmes la saleté de nos habits ; pour se laver sans remettre ensuite ses habits sales ; Tout cela sert à dire la vérité sur nous-même, sur notre condition.

Or, le croyant lambda a toujours un problème avec la sainteté. Il pense toujours que la tradition, les rites, les habitudes prises sont là et suffisent à elles seules pour le maintenir dans cette position sainte.

Or, c’est le contraire, nos habitudes servent à cacher trop souvent le manque de sainteté.

Par exemple : s’attacher au jour du sabbat,  lire sa Bible à heure fixe, de manière rituelle, tout cela cachent un péché enfoui ;

Se laver systématiquement les mains avant de prendre un ustensile de cérémonie aussi ; pratiquer des chants, des danses, des célébrations ont les mêmes particularités, si elles sont faites avec un esprit de protection.

Penser (même de manière inconsciente), que le rite protège du mal et qu’il béni par conséquent ceux qui le pratiquent : c’est se maintenir dans les ténèbres.

Alors, si Dieu nous demande d’arrêter nos habitudes et de mettre à la lumière, en plein jour le péché qui est derrière cela… C’est un commandement, que nous devons honorer au plus haut point.

Dieu, dans nos ténèbres nous demandera toujours de briser nos idoles ; de se séparer de ce qui nous éloigne de lui.

 A Gédéon, au temps des juges, Dieu lui parla dans les ténèbres.

Il lui demanda en premier de briser les idoles que son père avait faites.

Juges 6 : 25 « Dans la même nuit, l'Eternel dit à Gédéon: Prends le jeune taureau de ton père, et un second taureau de sept ans. Renverse l'autel de Baal qui est à ton père, et abats le pieu sacré qui est dessus. 26Tu bâtiras ensuite et tu disposeras, sur le haut de ce rocher, un autel à l'Éternel ton Dieu. Tu prendras le second taureau, et tu offriras un holocauste, avec le bois de l'idole que tu auras abattue. 27Gédéon prit dix hommes parmi ses serviteurs, et fit ce que l'Éternel avait dit; mais, comme il craignait la maison de son père et les gens de la ville, il l'exécuta de nuit, et non de jour. ».

Le lendemain matin, donc en plein jour, les habitants virent ce que Gédéon avait fait, et…

Quand vous toucher en plein jour à un saint sacrement, quand vous déplacer une habitude religieuse bien ancrée et que vous la remplacer par un acte juste et vrai, vous vous exposer inévitablement à une forte opposition religieuse.

Cette opposition n’admettra jamais votre acte ; car vous vous attaquer à ce qui les protège, vous toucher à leur protection divine, à leurs idoles. Et alors ils vont se sentir en danger.

Les conséquences peuvent, c’est vrai, être terribles. Le peuple voulu faire mourir Gédéon pour ça.

 

Une autre chose :   -Quel péché se cachait derrière l’autel de Baal ?

C’est celui de la communion fraternelle.

Les relations entre les diverses communautés étaient conflictuelles, inégalitaires ; infectées par la vanité. La preuve : c’est le jeune taureau âgé de sept ans que Dieu demande à Gédéon de sacrifier.  

Ce sacrifice montre la communion qui a été sacrifiée, celle des saints (le jeune taureau c’est l’image de la communion fraternelle, du deuxième être vivant à face de veau).

Vous voyez l’habitude religieuse cache la vrai richesse, celle qui a été détruite : la communion.

Maintenant revenons au deuxième commandement, à la deuxième partie du verset 27 de Matthieu chapitre 10 : « et ce qui vous est dit à l'oreille, prêchez-le sur les toits. ».

Une fois sortie des ténèbres,  Dieu continue à nous parler et il nous murmure, nous chuchote à l’oreille des mystères.

Et ces mystères nous devons alors les prêcher partout autour de nous, dans les maisons, car là aussi c’est un commandement.

Pour Gédéon, ce commandement était tel, qu’il devait avertir tout Israël de se joindre à lui pour les sauver des ennemis envahisseurs et oppresseurs ; pour les sauver de tant d’années d’oppression du peuple Madianites.

« Gédéon envoya des messagers dans tout Manassé, qui fut aussi convoqué pour marcher à sa suite. Il envoya des messagers dans Aser, dans Zabulon et dans Nephthali, qui montèrent à leur rencontre. »

Pour celui à qui Dieu chuchote la vérité à l’oreille, certes il n’est pas Gédéon juge en Israël. Mais Dieu l’a investi d’une mission, une mission pareille à celle de Gédéon.

Le Saint-Esprit de Dieu affranchit de cette manière celles et ceux qui vont croire.

Vous savez, Jésus disant : « Vous connaîtrez la vérité, et  la vérité vous affranchira » montrait cette liberté rétablie et cette délivrance.

 Elles ne viennent qu’au travers des effets prodigieux de la vérité rétablie, Cette délivrance ne vient qu’après avoir proclamé la vérité ; celle que Dieu vous aura chuchoté une fois que vous serez sortis de vos ténèbres.

Dieu nous chuchote la vérité et ensuite qu’en faisons-nous ?

La plupart du temps, nous partons l’enterrer, nous la cachons très profondément, de peur que notre frère ou notre sœur de foi la découvre et dénonce aux autres notre hérésie.

Avons-nous honte de ce que Dieu nous a dit ?

Préférons-nous sauver notre vie plutôt que de la perdre pour Christ ?

Jésus ne tergiverse pas, il dit : «quiconque aura honte de moi et de mes paroles, le Fils de l'homme aura honte de lui, quand il viendra dans sa gloire, et dans celle du Père et des saints anges. ».

Le témoignage de l’agneau n’est pas de frapper aux portes et d’annoncer la venue de Christ.  

Ce témoignage-là n’est pas à haut risque. Au pire, on refermera violemment la porte sur vous.

Le témoignage de l’agneau, c’est d’avoir entendu une parole de vérité et de l’annoncer sur les toits religieux, dans leur maison, sous leur édifice, sachant qu’elle pourrait fortement vous nuire, voire vous détruire.

Dans Matthieu 10, Jésus insiste sur le frère qui livrera son frère à la mort ; sur les brebis se comportant comme des loups ;  il insiste sur la persécution entre croyants ; et bien entendu sur la persévérance dans la foi pour être sauvé. Cette persévérance c’est la position du témoin de l’agneau, fidèle et véritable.

Il prend ouvertement parti pour Dieu et non pour les hommes de cette façon-là.

Dans Jean 12 :42 certains nouveaux convertis refusèrent le témoignage de l’agneau.

« Cependant, même parmi les chefs, plusieurs crurent en lui; mais, à cause des pharisiens, ils n'en faisaient pas l'aveu, dans la crainte d'être exclus de la synagogue. 43Car ils aimèrent la gloire des hommes plus que la gloire de Dieu. »

Dieu nous demande de garder ses paroles. Mais les garder ce n’est pas juste de les écrire dans un livre que personne n’ouvrira ou de se les approprier personnellement. Cela demande de les entendre et de les révéler aux autres, de les communiquer d’une façon comme d’une autre.

« Si quelqu'un entend mes paroles et ne les garde point, ce n'est pas moi qui le juge; car je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde ».

Garder la parole est de notre responsabilité, à chacun. Et surtout cela montre notre degré d’amour pour Dieu.

« Celui qui ne m’aime pas ne garde point ma parole » dit Jésus.

Mais comment la garder exactement, la parole de Dieu?

Le mot garder, tereo en grec [tay-reh’-o], signifie plusieurs choses : S’occuper, prendre soin de, maintenir dans l’état du départ.

Il ne s’agit surtout pas de cacher la parole reçue mais bien de la révéler, sans y changer quoi que ce soit pour plaire aux hommes.

Il s’agit encore une fois de ne pas craindre la persécution qui pourrait arriver inévitablement après avoir ouvert sa bouche.

Jésus a été clair à ce sujet. Jean 15 :20 : « Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite: Le serviteur n'est pas plus grand que son maître. S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi; s'ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre. ».

Il n’y a pas trente-six réactions face à la parole. Il n’y en a que deux.  Et Jésus le dit ici ouvertement : ce qui s’est passé avec lui, le maître, se passera aussi avec nous les serviteurs ; Soit nous serons persécutés à cause de la vérité révélée, soit la parole sera gardée parce qu‘elle sera crue.

Voilà le sens de Jean 15 :20.

La parole gardée n’est pas celle que nous lisons dans la Bible. C’est une autre parole.

C’est la parole révélée dans vos ténèbres et murmurée ensuite à vos oreilles, à vous personnellement.

Celle-là…. Nous devons la garder comme la prunelle de nos yeux.

Quand Jésus parle de reniement, c’est de ce contexte-là qu’il parle, et pas d’un autre.

Matthieu 10 : 32-33 : « C'est pourquoi, quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est dans les cieux; 33mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux ».

Alors, vous aurez surement fait le lien avec Matthieu 10 :27 « ce qui vous est dit à l'oreille, prêchez-le sur les toits ». 

C’est ce qui est prêché et qui vient déranger les habitudes religieuses qui est confessé ou renié.

C’est cette parole révélée et qui a été dite à l’oreille d’un croyant lambda qui mettra en opposition les vrais témoins de Dieu et les imposteurs.

C’est cette parole qui mettra le trouble, et qui fera qu’un homme aura pour ennemi les gens de sa maison.

Parce que la vérité se révèle bien là dans cette situation d’opposition ou d’acceptation : « Celui qui vous reçoit me reçoit, et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m'a envoyé » dit Jésus au verset 40 du chapitre 10 de l’évangile de Matthieu.

Nous sommes entrés dans un temps où chacun à son tour doit prendre une position ferme et démonstrative : soit pour la vérité, soit pour le mensonge.

Nous devons arrêter d’attendre que quelqu’un ou qu’une idéologie guide notre conduite

Sauvons-nous de cette génération perverse et guérissons de nos maladies !

Amen

dimanche 4 septembre 2022

LES MERVEILLES DE DIEU (ce qu’on devine sans comprendre)

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Par Eric Ruiz

 

Je vous parlais dans mon dernier message, des œuvres admirables de Dieu. Ici, je vais vous parler de ses merveilles.

« Parlez de toutes ses merveilles…racontez-les parmi tous les peuples ».

Ce passage de 1Chronique 16 :9 est un classique repris par tellement de cantiques, de psaumes, de poèmes.

J’ai chanté moi-même durant de nombreuses années un cantique qui commence par : « je louerai l’Éternel de tout mon cœur, je raconterai toutes ses merveilles… »

Mais qui y-a-t-il de si merveilleux à raconter, venant de Dieu? Qu’il a créé l’univers, la terre et tout ce qui s’y trouve, la nature, les animaux, les saisons… ? Oui, tout cela n’est que merveilles…

Mais, pourquoi Dieu, par la Bible insiste-t-il autant sur la mémoire de ses merveilles? Le risque d’oubli est-il si fort que cela ?

L’ennemi, satan, le diable, cet esprit maléfique attaque la mémoire humaine vis-à-vis des merveilles de Dieu, afin qu’on les oublie ; qu’on oublie surtout les merveilles faites en notre faveur.

Par 4 fois dans la Bible, Dieu nous rappelle de célébrer ses merveilles qu’il a faites pour nous.

4 psaumes nous incite à : « louer Dieupour ses merveilles en faveur du fils de l’homme ».

Mais attention, le fils de l’homme est un homme différent de l’homme naturel. Il est saint.

Et Dieu nous rappelle qu’il est bon de regarder aux 4 êtres vivants qui sont assis sur le trône, afin de se souvenir que leur sainteté sont des merveilles ; qu’il y a des merveilles dans l’enseignement fait par les apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain (notre corps sacrifié pour lui) et dans les prières.

( je vous renvoie sur mes messages passés concernant les merveilles de ces «  4 êtres vivants »).

Il y a donc des merveilles qui attendent la personne acceptant de passer par le creuset de Dieu.

Certes, notre Seigneur a créé un véritable paradis sur terre, avant que l’homme oublie cette merveille et la transforme en désolation, en enfer.

Car, dès que l’homme perd de vue l’étoile du Berger (qui symbolise Dieu le Père), il voit alors sa propre étoile briller et tout devient peu à peu ténèbres pour lui.

Par les milliards d’étoiles, on peut comprendre que le ciel raconte ses merveilles.

Rappelons-nous sans cesse que les êtres humains ont un guide dans le ciel, un berger qui les inspire dans leur choix et dans leur conduite.

        Mais, ce guide est-il toujours à sa place dans le cœur des hommes ?

Même chez des croyants soi-disant aguerris, ils devinent des merveilles de Dieu qu’ils ne comprennent pas du tout.

Regardez Job ; il dira dans sa repentance : « Oui, j'ai parlé, sans les comprendre, de merveilles qui me dépassent et que je ne conçois pas. »

Job réalisa qu’il ne voyait plus les vraies merveilles de Dieu, car, il s’instruisait seul. Il mangeait à l’arbre de la connaissance du bien et du mal. L’arbre de la révélation lui était devenu interdit.

Il pria alors ainsi : «Je t'interrogerai, et tu m'instruiras. Mon oreille avait entendu parler de toi; Mais maintenant mon oeil t'a vu. 6C'est pourquoi je me condamne et je me repens sur la poussière et sur la cendre. »

Ne croyez surtout pas que Job est  un cas isolé et unique.

C’est le cas de tellement d’hommes et de femmes irrégénérés qui malgré leur confession de foi deviennent aveugles aux merveilles de Dieu.

Ils ont beau les chanter, les proclamer partout; remercier Dieu de tous ses privilèges partagés, ils restent néanmoins aveugles.

Pourquoi ?

Parce qu’ils ne louent plus le créateur ; mais c’est la créature qui est devenue leur principale source de bienfaits. C’est sur la créature, ce veau d’or, que reposent réellement leurs yeux ; leur louange et leurs desseins.

Néhémie (lui, qui a été le maître d’œuvre pour la reconstruction du temple de Jérusalem) raconte très bien comment s’est opéré ce processus d’aveuglement vis-à-vis des merveilles divines.

Néhémie 9 :17 : « ils refusèrent d'obéir, et ils mirent en oubli les merveilles que tu avais faites en leur faveur. Ils raidirent leur cou; et, dans leur rébellion, ils se donnèrent un chef pour retourner à leur servitude. Mais toi, tu es un Dieu prêt à pardonner, compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et tu ne les abandonnas pas ».

Un peuple désobéissant, qui brise l’union sacrée par des actes mauvais enterre les merveilles de Dieu. Lesquelles ?

« un Dieu prêt à pardonner, compatissant  miséricordieux, lent à la colère, riche en bonté, et qui n’abandonne pas ses enfants ».

Jésus de Nazareth, fils de Dieu, a été cette merveille pour les autres, il a été cette parole divine faite chair durant ses 33 années de vie terrestre. Et son but était, et il est toujours de rétablir le merveilleux en nous par le Saint-Esprit.

Par contre, cela signifie à l’inverse que l’homme était loin d’être merveilleux. Il serait plutôt infidèle, lâche, détestable, odieux, sans cesse à contester, indigne ou encore honteux par ses actes inqualifiables. Le péché lui colle sans cesse à la peau. 

Ne plus voir les merveilles de Dieu, se fait en se rendant odieux. Et on se rend détestable quand on commence à faire du tri.

La sélection injuste c’est : voir tout ce que je viens de dire de négatif sur les autres, mais non plus sur soi.

« Les autres sont comme cela. Moi ma sanctification me rend meilleure donc supérieure ».

C’est comme cela que voyait Job. Il se voyait, lui, plus merveilleux que les autres. Il se voyait inspiré à être miséricordieux, prêt à pardonner, lent à la colère, un croyant qui n’oublie jamais ses frères et sœurs dans la prière.

Mais, il ne voyait pas qu’il mentait et qu’il se mentait à lui-même.

        Maintenant, dans sa grande miséricorde Dieu utilise une de ses grandes merveilles : LE TONNERRE

Job 37 :5 : « Dieu tonne avec sa voix d'une manière merveilleuse; Il fait de grandes choses que nous ne comprenons pas. ».

« Dieu tonne avec sa voix », Dieu parle fort, mais l’homme ne comprend pas le tonnerre. Il en a peur, cela l’effraie, il le voit comme annonciateur d’un bouleversement climatique pouvant provoquer des catastrophes.

        Mais Dieu a fait le tonnerre aussi pour nous réveiller de notre insouciance et de notre tiédeur.

        En cela le tonnerre ne serait-il pas lui aussi une merveille ?

Les grondements du ciel viennent nous rappeler les merveilles de Dieu concernant le fait qu’il ne nous oublie pas.

Dieu parle dans le tonnerre par une voix forte et saisissante, comme il parla à Elie aussi dans un vent léger, à travers un doux murmure. Tout dépend de la situation qui vient juger dans quel état d’âme nous nous trouvons, chacun.

Avons-nous besoin d’un tonnerre effrayant ou d’une simple petite brise ?

        Avons-nous besoin d’être fortement secoué ou de connaître ce que Dieu fait ?

Par conséquent, essayons de concevoir maintenant les tonnerres ou les éclairs, autrement.

Oui, c’est un spectacle effrayant et de toute beauté, mais ils sont (ces tonnerres) comme autant de signes du ciel venant nous rappeler que Dieu ne nous oublie pas.

Ils sont comme l’arc en ciel qui est venu rappeler à Noé l’alliance de Dieu avec lui et les hommes. Il ne les détruira pas par un autre déluge mais, il se souviendra de son alliance.

Néhémie 9 :28 : « Mais, de nouveau, ils crièrent à toi; et toi, tu les entendis du haut des cieux, et, dans ta grande miséricorde, tu les délivras maintes fois. »

Alors certains diront, oui c’est facile de dire cela…mais quand on voit des éclairs venir foudroyer un homme en pleine rue ou quand on voit des régions sinistrées qui reçoivent comme aujourd’hui des grêlons de 11 centimètres de diamètre sur la tête… Est-ce toujours une merveille de Dieu ?

Eh bien, contrairement à ce que pense la majorité, je dirai : oui c’est une merveille.

        Car si Dieu ne nous envoie pas de grêle, nous sommes perdus à jamais.

Oui la grêle fait mal, oui elle rappelle la dureté de l’hiver, oui elle nous oblige à courir se mettre à l’abri…Mais n’est-ce pas sa colère qui monte ?

Le fait de se cacher du ciel pour éviter ses désagréments montrent peut-être les trop nombreuses infidélités et traitrises réalisées à son égard.

Néhémie 9 :33 : (parlant de Dieu) « Tu as été juste dans tout ce qui nous est arrivé, car tu t'es montré fidèle, et nous avons fait le mal. »

Loin de vouloir nous anéantir, le Dieu d’amour et de justice pèse toutes nos souffrances, toutes nos épreuves. Dans quel but ?

Dans le but de rétablir son alliance avec nous.

« 30Tu les supportas de nombreuses années, tu leur donnas des avertissements par ton esprit, par tes prophètes; et ils ne prêtèrent point l'oreille. Alors tu les livras entre les mains des peuples étrangers.
31Mais, dans ta grande miséricorde, tu ne les anéantis pas, et tu ne les abandonnas pas, car tu es un Dieu compatissant et miséricordieux. »

Les merveilles de Dieu viennent (souvent après des calamités) réellement nous sauver.

C’est le sens de ce message qui arrive le neuvième mois (mois de septembre), le sens de ce neuvième chapitre de Néhémie ; mais aussi le sens de la neuvième heure qui vient aux alentours de 3heures 33 de l’après-midi ; à cette heure glorieuse où Jésus-Christ s’écria d’une voix forte (comme un bruit de tonnerre) « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m'as-tu abandonné ».

        La grande merveille de Dieu s’accomplit dans son salut.

Alors loin de nous abandonner, notre  cri vers Dieu sert à nous sauver.

    Et le premier tonnerre sert, comme à Job, à nous ouvrir les yeux, d’abord sur notre condition personnelle.

    Le deuxième tonnerre ensuite, sert à nous repentir, à convertir nos mauvaises intentions, le troisième à ce que nous exercions son pardon, sa miséricorde ; le quatrième à ce que nous nous sacrifions, à ce que nous renoncions à notre nature, pour que le cinquième tonnerre transforme notre relation avec Dieu, c’est-à-dire pour que nous passions d’un état de serviteur à un statut d’ami ; que nous devenions son ami parce que nous savons ce qu’il fait de ses merveilles (grâce à notre état de purification en Christ) ;

    Pour ensuite que le sixième tonnerre annonce encore un autre état dans notre relation avec Dieu : celui de fils, fils adopté par notre père céleste.  

    Et enfin pour que le septième tonnerre établisse notre couronnement en partageant la gloire du Père.

Alors, Oui, je le répète et le certifie : chaque tonnerre est bien une merveille de Dieu à part entière ; et la pluie qui s’en suit sur un sol aride redonne la vie à la végétation qui a été brûlée.

Voilà comment Dieu ressuscite en nous ce qui a été consumé par le feu de l’épreuve afin qu’une nouvelle vie coule dans nos veines.

On le sait bien « qu’une terre brûlée donne plus de blé qu’un meilleur avril »,  comme nous le chantait Jacques Brel.

Mais sa célèbre chanson « Ne me quitte pas », c’est un homme qui s’adresse à une femme ; alors quand l’homme s’adresse à son Dieu : c’est un infidèle qui s’adresse  à son créateur en criant à lui « fais-moi miséricorde, Dieu ne me quitte pas, ne m’abandonne pas ! ».

Je terminerai avec Matthieu 21 :15 « Mais les principaux sacrificateurs et les scribes furent indignés, à la vue des choses merveilleuses qu'il avait faites (on parle là de Jésus)».

Le fait de s’indigner sur les merveilles de Dieu devrait nous faire réagir sur notre degré  d’endurcissement et de rébellion.

Comment pouvons-nous dans cet état écoutez la douce voix de notre Seigneur qui vient nous enseigner ?

Si nous nous voyons ainsi, alors n’endurcissons pas nos cœurs encore davantage. Seul, descendre sur nos genoux  en invoquant le nom du Dieu, le seul et unique nom qui ne nous abandonne pas, nous fera alors entrer dans son repos.

Amen

dimanche 28 août 2022

LA FOI ADMIRABLE

448


Par Eric Ruiz

 

Il y a des mots que l’on emploie aujourd’hui à tort et à travers, alors qu’ils ont un sens profond voire glorieux. « Admirable », fait partie de ce genre de mot : Qu’est-ce qui est admirable sur cette terre ?

La nature, la beauté humaine, le jeu d’un acteur d’exception, battre des records, atteindre des sommets, rouler dans une magnifique voiture de course, ou bien encore être célébré par les foules?

Tout cela projette certes de la lumière, et fait partie des choses d’exception, mais est-ce pour autant admirable ?

La réussite des hommes est devenue le principal sujet d’admiration. On loue la réussite sociale comme si cela était le but de chacun ici-bas.

On loue aussi la position religieuse. Y aurait-il des consécrations plus admirables que d’autres ? Un ministère plus élogieux ?

En tous les cas, les prophètes, ces nombreux devins, ceux qui n’ont à la bouche que des flatteries sont très admirés.

Mais admiré ne vous rend pas nécessairement admirable.

Nombreux sont les héros qui ont obtenus leur couronne et leur gloire par la corruption. Sont-ils toujours aussi admirable, alors ?

Si on essaye d’être un peu moins superficiel, ce qui est admirable est d’exercer la loi de Christ : d’aimer son prochain comme soi-même ; de s’oublier soi-même pour les autres ; De ne pas regarder au temps passé, à la sueur dépensée, à l’argent que cela demande, ni au qu’en dira-t-on.

Bref le sacrifice, son propre sacrifice devient alors secondaire, sans importance.

Par conséquent, ce qui est admirable se fait bien, cela se fait pour les autres, sans arrière-pensée et sans le crier sur les toits.

Ce qui est admirable n’est alors que très peu admiré par le plus grand nombre…Puisque combien d’actes admirables se sont faits dans l’anonymat le plus complet, sans même qu’on en ait parlé, où que seule la mort de celui qui les exerçait ait réveillé son histoire.

Jésus de Nazareth, lui aussi n’ameutait pas les foules pour qu’elles l’admirent lors d’une guérison.

1er exemple : Le centenier romain

Un jour, l’homme admirable vient l’aborder sans qu’il puisse se préparer à l’avance à cette rencontre.

L’admirable entra dans Capharnaüm. Jésus ne s’attendait surement pas à ce qu’il prenne la forme d’un chef militaire romain venant le supplier.  Encore moins un officier s’humiliant à la façon d’un serviteur.

Jésus trouva admirable la foi d’un tel chef romain pour son serviteur malade qui vint le trouver en se mettant lui-même dans la situation de serviteur ; on aurait dit que c’était lui le malade, lui l’infirme, lui le mourant.

Son serviteur ne pouvait plus bougé, il était alité et paralysé.

L’estime, qu’avait ce centenier était admirable. La souffrance de son serviteur ne le laissait pas du tout indifférent.

Sa compassion lui avait ôté toute convenance sociale.

On aurait pu lui rappeler qu’un soldat de son rang a d’autres chats à fouetter que de s’occuper du simple bidasse.

Mais cet homme de cœur était bien trop préoccupé à chercher le meilleur pour que son serviteur guérisse, il pria Dieu. Et c’est Jésus que le centenier trouva. « Un mot de Jésus est son serviteur serait guéri ». C’est ce qu’il pensait et c’est ce qu’il fit dire à Jésus.

Lui, un commandant qui avait plus de cent hommes sous ses ordres, se sentait misérable et pas assez saint pour recevoir chez lui le fils de Dieu.

Lui, qui était habitué à donner des commandements et qu’ils soient aussitôt exécutés, il savait qu’un seul mot venant de Jésus suffirait à sa guérison.

Quelle foi véritable et admirable !

Pourquoi ?  Parce qu’elle ne s’embarrasse pas de détails, de questions et de limitations. Elle va droit au but, droit au besoin.

Pourtant, c’est presque choquant de découvrir Paul plus tard, écrivant aux Colossiens en les exhortant à être des maîtres justes, à défaut d’être admirables.

Paul leur dira : «  Maîtres, accordez à vos serviteurs ce qui est juste et équitable, sachant que vous aussi vous avez un maître dans le ciel. ».

Incroyable, à des hommes de foi, Paul se sent obliger de leur rappeler la loi d’amour !

Alors que le centenier de surcroit romain et non judéen connaissait le maître dans le ciel puisqu’il a fait de lui-même ce qui est juste.

« Après l'avoir entendu (le centenier), Jésus fut dans l'étonnement, et il dit à ceux qui le suivaient: Je vous le dis en vérité, même en Israël je n'ai pas trouvé une aussi grande foi. ».

Alors, c’est vrai on peut savoir ce qui est juste mais ne rien faire pour de multiples raisons qui engagent bien souvent des intérêts obscurs.

On peut faire aussi ce qui est juste mais pour se servir soi-même.

Jésus rencontra en premier, quelques anciens des juifs, envoyé par le centenier pour le prévenir de son besoin.

Voilà ce qu’ont annoncé ces religieux : Ce centenier mérite qu’on lui accorde de l’intérêt « car il aime notre nation, et c'est lui qui a bâti notre synagogue. » (Luc 7 :5) ;

Vous voyez, où ces religieux ont mis la barre du mérite ?

« Comme il s’est intéressé à nous, il mérite que l’on s’intéresse à lui ». Ah, ils n’ont pas mis en avant l’amour qu’il a pour son serviteur… mais ce que le centenier a fait pour eux.

Cet homme était totalement désintéressé contrairement à eux.

Et c’est ce désintéressement qui a plu à Dieu.

Ce qui compte, c’est d’exercer la justice avec l’amour désintéressé.

Et ce genre d’amour se voit dans la bonté, qui se voit à son tour dans le fruit du Saint-Esprit.

La bonté : c’est une disposition de cœur à être bienveillant, compatissant, charitable (Et pas seulement quand la situation est favorable). Et malheureusement pour l’esprit religieux, mais la bonté ne s’acquiert pas, elle s’attend ; elle vient d’en-haut ; sinon on ne fait que l’imiter et c’est une imposture ; En cela, la bonté rejoint bien entendu l’abnégation.

2ème exemple : Jonathan fils de Saül

Alors cette abnégation, Jonathan le fils du roi Saül l’avait pour David. David disait de lui dans un cantique funèbre : « Ton amour pour moi était admirable, bien au-dessus de l’amour des femmes » (2 Samuel 1 :26).

David ne parlait pas uniquement d’un sentiment d’amitié très fort qu’il avait pour Jonathan ; Jonathan avait fait des choses exceptionnelles pour David, qui demandent une abnégation totale.  David n’en a pas écrit des livres entiers, mais Jonathan protégea autant qu’il en était capable, David, de la haine de son père Saül.

Il l’avertissait dès qu’il le pouvait, des conspirations maléfiques de Saül ;  Et il faut le préciser : au péril de sa propre réussite sociale ; Puisque son père connaissant sa complicité avec David, lui faisait de moins en moins confiance. Jonathan aurait dû se préparer plutôt à prendre la succession de son père sur le trône.  C’est d’ailleurs ce que lui demandait Saül.

Mais Jonathan cherchait en premier la justice et n’avait d’ambition que de servir David. Ce qui était admirable, c’est que Jonathan savait qu’il se condamnait en faisant cela et qu’il préparait la voie royale pour David ; Et que lui n’aurait aucun héritage en agissant ainsi. Il s’est sacrifié pour que David devienne roi. Il était désintéressé car il y avait bien un lien indestructible entre eux deux comme une alliance divine : «  Que l'Éternel soit à jamais entre moi et toi, entre ma postérité et ta postérité ! » (1 Samuel 20 :42)

La chose admirable par excellence est de faire pour autrui une chose désintéressée au point qu’elle pourrait mettre en péril son avenir, ou sa propre réussite sociale ou professionnelle.

On admire souvent des gens, mais rarement pour leurs faits admirables, en réalité, pour d’autres faits plus spectaculaires.

3ème exemple : Daniel et les sages de Babylone

Un exemple frappant est celui du prophète de Juda, Daniel.

Qui n’admire pas le prophète Daniel pour sa bravoure face aux lions ? Sa foi qui lui permis d’échapper à une mort certaine ?

Ne l’admire-t-on pas aussi pour sa sagesse et ses explications sur les visions et les songes ?

Mais Daniel devrait être admiré (je précise sans tomber dans l’idolâtrie) pour d’autres faits plus admirables encore ; des faits que l’on ne met jamais en avant et pourtant qui sont remarquables.

Voilà l’un d’eux :

« Après cela, Daniel se rendit auprès d'Arjoc, à qui le roi avait ordonné de faire périr les sages de Babylone; il alla, et lui parla ainsi: Ne fais pas périr les sages de Babylone! Conduis-moi devant le roi, et je donnerai au roi l'explication. » (Daniel 2 :24).

Daniel sachant ce que le roi avait ordonné aurait pu laisser sa justice se faire sur les sages de Babylone en ne se rendant auprès du commandant du roi, Arjoc, seulement qu’après l’exécution de leur sentence.

Mais, Daniel n’a pas méprisé les sages de Babylone, (astrologues, magiciens, devins) il s’est empressé au contraire de prendre leur défense, pour qu’ils ne soient pas tués.

Il a simplement dit au roi qu’ils ne pouvaient, eux, connaitre et découvrir ce songe car seul l’Éternel qui est dans les cieux en donne l’explication.

Daniel n’a jamais voulu tirer vengeance de sa captivité. Et c’est naturellement qu’il a rendu gloire à Dieu sans écraser et anéantir les faux prophètes, leur laissant le temps de leur repentance et de leur conversion.

J’aime ce passage, car mine de rien, il montre pourquoi Esaïe nomme « le fils qui sera donné, l’Admirable en premier. « Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, Et la domination reposera sur son épaule; On l'appellera l’Admirable, »

Il est l’Admirable pour son salut. Christ a donné sa vie pour nous sauver d’une sentence irrévocable.

Car ce n’est pas de juger qui est admirable mais bien de sauver.

Alors, j’aurai tendance à vous conseiller pour conclure : Ne cherchez pas à être admiré sinon vous n’aurez pas une foi admirable.

Et ne cherchez pas non plus des actes admirables à faire, l’admirable frappe à votre porte sans que vous l’ayez invité auparavant.

C’est la situation, le moment, la rencontre qui créé son fait admirable. Chercher d’abord le royaume de Dieu (comme le centenier l’a fait, comme Jonathan ou Daniel ont été inspirés à le faire) et tout vous sera donné par-dessus.

Amen