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Par Eric Ruiz
Je vous parlais dans mon dernier message, des œuvres admirables de Dieu. Ici, je vais vous parler de ses merveilles.
« Parlez de toutes ses merveilles…racontez-les parmi tous les peuples ».
Ce passage de 1Chronique 16 :9 est un
classique repris par tellement de cantiques, de psaumes, de poèmes.
J’ai chanté moi-même durant de nombreuses années un cantique qui commence par : « je louerai l’Éternel de tout mon cœur, je raconterai toutes ses merveilles… »
Mais qui y-a-t-il de si merveilleux à raconter, venant de Dieu? Qu’il a créé l’univers, la terre et tout ce qui s’y trouve, la nature, les animaux, les saisons… ? Oui, tout cela n’est que merveilles…
Mais, pourquoi Dieu, par la Bible insiste-t-il autant sur la mémoire de ses merveilles? Le risque d’oubli est-il si fort que cela ?
L’ennemi, satan, le diable, cet esprit
maléfique attaque la mémoire humaine vis-à-vis des merveilles de Dieu, afin
qu’on les oublie ; qu’on oublie surtout les merveilles faites en notre
faveur.
Par 4
fois dans la Bible, Dieu nous rappelle
de célébrer ses merveilles qu’il a faites pour
nous.
4 psaumes nous incite à : « louer Dieu… pour
ses merveilles en faveur du fils de l’homme ».
Mais attention, le fils de l’homme est un
homme différent de l’homme naturel. Il est saint.
Et Dieu nous rappelle qu’il est bon de
regarder aux 4 êtres vivants qui
sont assis sur le trône, afin de se souvenir que leur sainteté sont des
merveilles ; qu’il y a des merveilles dans l’enseignement fait par les
apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain (notre corps
sacrifié pour lui) et dans les prières.
( je vous renvoie sur mes messages passés
concernant les merveilles de ces « 4 êtres vivants »).
Il y a donc des merveilles qui attendent la personne acceptant de passer par le creuset de Dieu.
Certes, notre Seigneur a créé un véritable
paradis sur terre, avant que l’homme oublie cette merveille et la transforme en
désolation, en enfer.
Car, dès que l’homme perd de vue l’étoile du
Berger (qui symbolise Dieu le Père), il voit alors sa propre étoile briller et tout
devient peu à peu ténèbres pour lui.
Par les milliards d’étoiles, on peut
comprendre que le ciel raconte ses merveilles.
Rappelons-nous sans cesse que les êtres humains ont un guide dans le ciel, un berger qui les inspire dans leur choix et dans leur conduite.
Mais, ce guide est-il toujours à sa place dans le cœur des hommes ?
Même chez des croyants soi-disant aguerris, ils devinent des merveilles de Dieu qu’ils ne comprennent pas du tout.
Regardez Job ; il dira dans sa
repentance : « Oui, j'ai parlé, sans les comprendre, de
merveilles qui me dépassent et que je ne conçois pas. »
Job réalisa qu’il ne voyait plus les vraies merveilles de
Dieu, car, il s’instruisait seul. Il mangeait à l’arbre de la connaissance du
bien et du mal. L’arbre de la révélation lui était devenu interdit.
Il pria alors ainsi : «Je t'interrogerai, et tu m'instruiras. Mon oreille avait entendu parler de toi; Mais maintenant mon oeil t'a vu. 6C'est pourquoi je me condamne et je me repens sur la poussière et sur la cendre. »
Ne croyez surtout pas que Job est un cas isolé et unique.
C’est le cas de tellement d’hommes et de femmes irrégénérés
qui malgré leur confession de foi deviennent aveugles aux merveilles de Dieu.
Ils ont beau les chanter, les proclamer partout; remercier
Dieu de tous ses privilèges partagés, ils restent néanmoins aveugles.
Pourquoi ?
Parce qu’ils ne louent plus le créateur ; mais c’est la créature qui est devenue leur principale source de bienfaits. C’est sur la créature, ce veau d’or, que reposent réellement leurs yeux ; leur louange et leurs desseins.
Néhémie (lui, qui a été le maître d’œuvre pour la
reconstruction du temple de Jérusalem) raconte très bien comment s’est opéré ce
processus d’aveuglement vis-à-vis des merveilles divines.
Néhémie 9 :17 : « ils refusèrent d'obéir, et ils mirent en oubli les merveilles que tu avais faites en leur faveur. Ils raidirent leur cou; et, dans leur rébellion, ils se donnèrent un chef pour retourner à leur servitude. Mais toi, tu es un Dieu prêt à pardonner, compatissant et miséricordieux, lent à la colère et riche en bonté, et tu ne les abandonnas pas ».
Un peuple désobéissant, qui brise l’union sacrée par des actes mauvais enterre les merveilles de Dieu. Lesquelles ?
« un Dieu prêt à
pardonner, compatissant miséricordieux,
lent à la colère, riche en bonté, et qui n’abandonne pas ses
enfants ».
Jésus de Nazareth, fils de Dieu, a été cette merveille pour les autres, il a été cette parole divine faite chair durant ses 33 années de vie terrestre. Et son but était, et il est toujours de rétablir le merveilleux en nous par le Saint-Esprit.
Par contre, cela signifie à l’inverse que l’homme était loin d’être merveilleux. Il serait plutôt infidèle, lâche, détestable, odieux, sans cesse à contester, indigne ou encore honteux par ses actes inqualifiables. Le péché lui colle sans cesse à la peau.
Ne plus voir les merveilles de Dieu, se fait
en se rendant odieux. Et on se rend détestable quand on commence à faire du
tri.
La sélection injuste c’est : voir tout ce
que je viens de dire de négatif sur les autres, mais non plus sur soi.
« Les autres sont comme cela. Moi ma sanctification me rend meilleure donc supérieure ».
C’est comme cela que voyait Job. Il se voyait,
lui, plus merveilleux que les autres. Il se voyait inspiré à être
miséricordieux, prêt à pardonner, lent à la colère, un croyant qui n’oublie jamais
ses frères et sœurs dans la prière.
Mais, il ne voyait pas qu’il mentait et qu’il se mentait à lui-même.
Maintenant, dans sa grande miséricorde Dieu utilise une de ses grandes merveilles : LE TONNERRE
Job 37 :5 : « Dieu tonne avec sa voix d'une manière merveilleuse; Il fait de grandes choses que nous ne comprenons pas. ».
« Dieu tonne avec sa voix », Dieu parle fort, mais l’homme ne comprend pas le tonnerre. Il en a peur, cela l’effraie, il le voit comme annonciateur d’un bouleversement climatique pouvant provoquer des catastrophes.
Mais Dieu a fait le tonnerre aussi pour nous réveiller de
notre insouciance et de notre tiédeur.
En cela le tonnerre ne serait-il pas lui aussi une merveille ?
Les grondements du ciel viennent nous rappeler les
merveilles de Dieu concernant le fait qu’il ne nous oublie pas.
Dieu parle dans le tonnerre par une voix forte et
saisissante, comme il parla à Elie aussi dans un vent léger, à travers un doux murmure.
Tout dépend de la situation qui vient juger dans quel état d’âme nous nous
trouvons, chacun.
Avons-nous besoin d’un tonnerre effrayant ou d’une simple
petite brise ?
Avons-nous besoin d’être fortement secoué ou de connaître ce que Dieu fait ?
Par conséquent, essayons de concevoir maintenant les
tonnerres ou les éclairs, autrement.
Oui, c’est un spectacle effrayant et de toute beauté, mais ils
sont (ces tonnerres) comme autant de signes du ciel venant nous rappeler que Dieu ne nous oublie pas.
Ils sont comme l’arc en ciel qui est venu rappeler à Noé l’alliance
de Dieu avec lui et les hommes. Il ne les détruira pas par un autre déluge mais, il se souviendra de son alliance.
Néhémie 9 :28 : « Mais, de nouveau, ils crièrent à toi; et toi, tu les entendis du haut des cieux, et, dans ta grande miséricorde, tu les délivras maintes fois. »
Alors certains diront, oui c’est facile de dire cela…mais quand on voit des éclairs venir foudroyer un homme en pleine rue ou quand on voit des régions sinistrées qui reçoivent comme aujourd’hui des grêlons de 11 centimètres de diamètre sur la tête… Est-ce toujours une merveille de Dieu ?
Eh bien, contrairement à ce que pense la majorité, je dirai :
oui c’est une merveille.
Car
si Dieu ne nous envoie pas de grêle, nous sommes perdus à jamais.
Oui la grêle fait mal, oui elle rappelle la dureté de
l’hiver, oui elle nous oblige à courir se mettre à l’abri…Mais n’est-ce pas sa
colère qui monte ?
Le fait de se cacher du ciel pour éviter ses désagréments montrent peut-être les trop nombreuses infidélités et traitrises réalisées à son égard.
Néhémie 9 :33 : (parlant de Dieu) « Tu as été juste dans tout ce qui nous est arrivé, car tu t'es montré fidèle, et nous avons fait le mal. »
Loin de vouloir nous anéantir, le Dieu d’amour et de
justice pèse toutes nos souffrances, toutes nos épreuves. Dans quel but ?
Dans le but de rétablir son alliance avec nous.
« 30Tu les
supportas de nombreuses années, tu leur donnas des avertissements par ton
esprit, par tes prophètes; et ils ne
prêtèrent point l'oreille. Alors tu les livras entre les mains des peuples
étrangers.
31Mais, dans ta grande miséricorde, tu ne les anéantis pas,
et tu ne les abandonnas pas, car tu es un Dieu compatissant et miséricordieux. »
Les merveilles de Dieu viennent (souvent après des calamités) réellement nous sauver.
C’est le sens de ce message qui arrive le neuvième mois (mois de septembre), le sens de ce neuvième chapitre de Néhémie ; mais aussi le sens de la neuvième heure qui vient aux alentours de 3heures 33 de l’après-midi ; à cette heure glorieuse où Jésus-Christ s’écria d’une voix forte (comme un bruit de tonnerre) « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m'as-tu abandonné ».
La grande merveille de Dieu s’accomplit dans son salut.
Alors loin de nous abandonner, notre cri vers Dieu sert à nous sauver.
Et le premier
tonnerre sert, comme à Job, à
nous ouvrir les yeux, d’abord sur notre condition personnelle.
Le
deuxième tonnerre ensuite, sert à nous repentir, à convertir
nos mauvaises intentions, le
troisième à ce que nous exercions son pardon, sa miséricorde ; le quatrième à ce que nous nous
sacrifions, à ce que nous renoncions à notre nature, pour que le cinquième tonnerre transforme
notre relation avec Dieu, c’est-à-dire pour que nous passions d’un état de serviteur
à un statut d’ami ; que nous devenions son ami parce que nous savons ce
qu’il fait de ses merveilles (grâce à notre état de purification en Christ) ;
Pour ensuite que le
sixième tonnerre annonce encore un autre état dans notre relation avec Dieu :
celui de fils, fils adopté par notre père céleste.
Et enfin pour que le septième tonnerre établisse notre couronnement en partageant la gloire du Père.
Alors, Oui, je le répète et le certifie : chaque
tonnerre est bien une merveille de Dieu à part entière ; et la pluie qui
s’en suit sur un sol aride redonne la vie à la végétation qui a été brûlée.
Voilà comment Dieu ressuscite en nous ce qui a été consumé
par le feu de l’épreuve afin qu’une nouvelle vie coule dans nos veines.
On le sait bien « qu’une terre brûlée donne plus de
blé qu’un meilleur avril », comme
nous le chantait Jacques Brel.
Mais sa célèbre chanson « Ne me quitte pas », c’est un homme qui s’adresse à une femme ; alors quand l’homme s’adresse à son Dieu : c’est un infidèle qui s’adresse à son créateur en criant à lui « fais-moi miséricorde, Dieu ne me quitte pas, ne m’abandonne pas ! ».
Je terminerai avec Matthieu 21 :15 « Mais les principaux sacrificateurs et les scribes furent indignés, à la vue des choses merveilleuses qu'il avait faites (on parle là de Jésus)».
Le fait de s’indigner sur les merveilles de Dieu devrait
nous faire réagir sur notre degré
d’endurcissement et de rébellion.
Comment pouvons-nous dans cet état écoutez la douce voix de notre Seigneur qui vient nous enseigner ?
Si nous nous voyons ainsi, alors n’endurcissons pas nos
cœurs encore davantage. Seul, descendre sur nos genoux en invoquant le nom du Dieu, le seul et
unique nom qui ne nous abandonne pas, nous fera alors entrer dans son repos.
Amen
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