dimanche 7 novembre 2021

COMMENT DIEU NOUS ÉLÈVE AU CIEL

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Par Eric Ruiz


Chaque jour, beaucoup de personnes montent sur une balance pour connaître leur poids. Pour certains c’est même devenu une obsession. Ils ont la phobie de grossir, et pour d’autres au contraire, ils ont peur de maigrir.

Ce poids ne fait référence qu’à une norme sociale ou à une norme de santé.

Mais il existe une balance qui, elle, a une norme spirituelle méconnue, qui n’a malheureusement pas autant d’intérêt pour le commun des mortels.

Cette balance montre une chose sacrée : « Celui qui s’abaisse sera élevé… Celui qui est le serviteur de tous, celui-là est le plus grand ».

Voilà la balance de Dieu ! Voilà les lois divines que Dieu a mises dans le cœur de chacun ! Le côté qui descend fait monter l’autre ; en d’autres mots :

L’humilité précède la gloire.

L’humilité pèse. Elle fait descendre, mais d’un autre côté elle est la condition d’une légèreté à venir. L’humilité flirte avec la grâce puisqu’elle fait monter la gloire.

En fait, tout être humain possède cette intuition en lui, celle que dominer l’autre (vouloir monter, s’élever seul) est une perversion des lois de Dieu, c’est une loi du règne animal.

Dieu, lui, fait référence à cette vieille balance à poids, du style Roberval, ou la balance de la justice. Vous savez cette balance ou les deux plateaux sont en équilibres quand ils ont le même poids sur chaque plateau ; Un peu le principe de la balançoire à bascule pour enfants.

En fait, nous mettons du poids dans la balance lorsque nous nous abaissons ;

Lorsqu’après avoir réalisé notre petitesse, nous la manifestons par nos actes d’humilité.

Nous nous trouvons alors si insignifiant, si peu intéressant lorsque nous croulons sous la détresse.

N’avez-vous jamais ressenti tout le poids du monde sur vos épaules par l’accumulation de problèmes devenues insolubles, étouffants, écrasants, humiliants ?

Mais Dieu nous fait une promesse : celle de mettre du poids de l’autre côté pour faire levier et par conséquent pour nous remonter pendant que lui descendra.

C’est lui qui nous élève. Il nous élève, pas pour nous placer au niveau d’équilibre, mais bien au-dessus.

En nous élevant, il se charge de notre fardeau et le met de son côté à lui.

Plus nous nous éloignons de ce que nous sommes en tant qu’être humain avec ses désirs orgueilleux, sa convoitise sans borne, plus nous mettons du poids dans la balance qui va finir par s’inverser d’elle-même.

D’en bas, nous passerons en haut.

Notre Dieu a fait les choses ainsi, pour nous élever à lui, nous devons nous abaisser : Nous abaisser, nous élève.

Or, plus nous voulons briller, réussir, être le serviteur de nos aspirations charnelles, plus ce poids sera insignifiant et sans valeur. Il nous entrainera vers le néant, vers notre propre perte.

Dieu a la volonté d’être notre contrepoids. Il aime nous élever. Mais il ne le fera pas parce que vous le prier, ou parce que vous agissez en faisant le bien.

Nos actes aussi beaux soient-ils, ne provoqueront aucun mouvement ascendant.

C’est seulement un état d’âme qui provoque une descente pour une remontée : Un état de mort, un corps mort, anéanti, brisé, crucifié.

« Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs » (Galates 5 :24).

Alors la condition pour monter, c’est de descendre, descendre très bas, au sol.

Et cette condition correspond à l’avènement du Seigneur : à la descente du Seigneur. Matthieu 24 :28

« Car où sera le corps mort, (d’autres versions disent en quelque lieu que soit le cadavre), là s’assembleront les aigles) ».

Être à Jésus-Christ, être élevé avec lui, dans les airs comme les aigles cela signifie : s’être auparavant  abaissé au point de ne plus avoir de désirs de vivre par ses passions.

Nos projets personnels n’existent plus.

Nous ressemblons à un cadavre. Nos rêves ont laissé la place à d’autres projets, par ceux que Dieu nous inspirera, si sa grâce le permet.

Le poids le plus lourd qui existe dans la balance, ce point d’appui, qui immobilise le plateau au plus bas se trouve dans les paroles de Jésus rapportées dans Marc 8 :35, dans Matthieu 16 :25 ; 10 :39 ; dans Luc 9:24 ; 4 :26 ; 17 :33, dans Jean 12 :25. Ses paroles résonnent ainsi :

« …celui qui haïra sa vie ou qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera ».

Suivre Jésus, se charger de sa croix, donc être au point de sacrifier sa propre vie pour lui, actionne le balancier par un contrepoids idéal. Le résultat sera l’avènement du Seigneur, l’élévation la plus haute, le salut éternel.

Un corps mort est plus lourd qu’un corps vivant. Et Dieu réclame notre mort pour nous donner la vie, la résurrection.

Plus notre corps sera lourd par sa mort plus il sera léger et élevé spirituellement.

Et faire le mort, jouer au mort, simuler le mort n’aura aucun effet subversif. On ne trompe pas le potier qui a fait le vase, mais on se trompe soi-même. Celui qui est mort par mensonge ou par imposture est encore plus lourd d’orgueil que celui qui aime sa vie.

Il ne décollera jamais spirituellement.

Dieu est garant de cela : son alliance avec l’homme, nous garantit l’élévation en retour.

Par contre, tout faire pour sauver sa vie, fait perdurer le corps mais dans un état mortel, corruptible, éphémère qui s’en suivra d’aucune élévation. Aucun contrepoids divin ne viendra créer un mouvement ascensionnel.

Ah, cette personne plaira au monde, elle aura des admirateurs, on parlera d’elle de ses actes, de son influence sur les autres mais elle aura un poids nul pour Dieu. La balance ne bougera pas. Aucun levier ne viendra s’y opposer.

Alors vous l’aurez peut-être compris : Qui de l’autre côté sur le plateau adverse peut nous élever par son poids ?

Dieu, par son esprit, le peut-il ?

Pas par son esprit, puisque pour élever un corps, il faut un autre corps en contrepartie.

C’est donc, le poids lourd d’un corps, lui aussi mort, lui aussi souffrant qui peut faire pencher la balance ; et ce poids et encore plus lourd car il a déjà été élevé ; il est déjà monté au Père après sa résurrection.

Ce corps n’est autre que celui de Jésus-Christ crucifié et ressuscité.

Avec Dieu toute élévation suit ce procédé : la mort de l’un provoque l’élévation de l’autre.

On comprend pourquoi il a plu à Dieu de sacrifier son fils unique pour le salut de quiconque croit en lui.

À terme cette balance n’existera plus.

Ces poids, ces corps morts, ce levier, tout aura disparu ; la  nécessité aussi puisqu’il ne restera que des aigles dans le ciel.

Cette balance ne sert qu’à rassembler sa création en lui, en Dieu.

Quand Dieu descend vers nous, alors ceux qui sont morts au péché peuvent monter. Il n’y a pas d’autre alternative.

Si Dieu par son fils Jésus-Christ n’était pas descendu vers nous, personne n’aurait pu monter vers lui et sa création serait perdue à jamais.

En fait, il faut qu’il y ait un être de même nature sur les deux plateaux pour que l’élévation se fasse ; et qu’elle se fasse pour l’un à partir de l’autre.

Et il faut que le retour de Christ soit bien réel, que sa venue, sa descente sur terre soit effective pour que nous montions nous aussi vers le Père.

 

- Le monde est un jeu de levier, d’une grâce et d’une précision parfaite.

 

Le fils unique de Dieu, née d’une vierge et du Saint-Esprit, est le seul levier possible pour le fils adopté, qui est né du Saint-Esprit par la volonté du Père.

Sans ce levier, point de grâce, point de rédemption et donc point d’élévation.

Le point d’union de ce levier est le Saint-Esprit. Il descend sur un cadavre pour lui donner vie et l’élever.

Ce jeu de levier est expliqué tout au long des récits de la Bible, comme dans la vie de chaque croyant.

Le peuple Hébreu est descendu en Égypte, pour y vivre l’esclavage, l’oppression, l’injustice, l’humiliation. Mais il est monté ensuite en terre de Canaan, en terre promise, là où coulent le lait et le miel. Moïse a été ce levier ; Mais bien peu ont été actionné par ce levier.

Beaucoup se sont rebellés, ils ont craint les ennemis les croyants plus forts; ils ont critiqué Moïse et la longue et pénible marche dans le désert vers leur élévation.

Que s’est-il passé ?

Eh bien leur critique a révélé qu’ils jouaient au mort mais qu’ils ne l’étaient pas en réalité. Leur poids a été jugé insuffisant pour monter. Ils ne se sont pas abaisser pour être élever.

 

Maintenant, être élever, monter, ne se fait pas instantanément.

 Le levier fait élever l’autre, mais étape par étape. 

Bien sûr, à la dernière étape  il y a  en clin d’œil, en un claquement de doigt, une transformation ; mais le corps nouveau reprend vie comme avec la vision des ossements d’Ézéquiel au chapitre 37.

L’esprit souffle d’abord sur des os desséchés (1), puis de nouveaux nerfs apparaissent (2), puis c’est à la chair de croître (3), ensuite la peau (4)  et pour finir l’esprit rentre dans l’être (5). Il y a bien 5 étapes pour que l’esprit baptise l’être (tout comme 5 tonnerres).

Mais c’est oublier une autre étape cruciale :

Car dans la vision, Dieu ne fait pas tout. Il ne commence pas par redonner vie au corps.

Il demande à Ézéquiel, au prophète de prophétiser d’abord. Il lui ordonne de dire de cette manière-là : 

« il me dit : Prophétise sur ces ossements-là et dis-leur : « Ossements desséchés ! Écoutez ce que dit l’Eternel ! Voici ce que vous déclare le Seigneur, l’Eternel : Je vais faire venir en vous l’Esprit et vous revivrez. Je mettrai sur vous des nerfs, je vous revêtirai de chair, je vous recouvrirai de peau, je mettrai en vous l’Esprit et vous revivrez. Et vous reconnaîtrez que je suis l’Eternel. ».

Donc, au « signal donné » par Dieu (c’est le même signal que 1 Thessaloniciens 4 :16), le prophète parle à un peuple qui est tombée dans la tribulation, et cette tribulation l’a complètement anéantie. Il est au plus bas comme l’est un cadavre. Il est décomposé, il est descendu. Le plateau de sa balance est descendu.

Le prophète : c’est la voix de Dieu, cette voix d’archange qui réveille un corps mort. Et ce corps va reprendre vie et progressivement se tenir debout et s’élever vers sa cité céleste. 1 Thessaloniciens 4 :16  dit la même chose : «  le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d'un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, ».

Et quand Dieu descend du ciel, les corps reprennent vie, ils sont élevés,  la suite du verset est sans équivoque : « et les morts en Christ ressusciteront premièrement. ».

 Tout se fait par Dieu et par son archange, son prophète, comme il s’est toujours fait ainsi :

Osée 12 :13 : « Par un prophète l'Éternel fit monter Israël hors d'Égypte, Et par un prophète Israël fut gardé. »

Le prophète est la voix du départ des premières étapes. Il est la voix de l’archange et du son de la trompette de rassemblement. Il amène un peuple vers sa destinée céleste.

La transfiguration qui montre la dernière étape (la 7ème) de l’élévation ne montre pas un seul levier pour élever les âmes. Jésus-Christ est dans la nuée, avec 2 autres saints.

Ce sont deux prophètes Moïse et Elie.

Jésus-Christ unit à ses prophètes fait l’œuvre du Père.

Dieu n’a jamais rien fait sans en avertir ses serviteurs les prophètes qui sont passés par les mêmes souffrances, le même brisement, le même abandon que lui.

Le fils de l’homme, Jésus-Christ élève un autre fils de l’homme.

Ce qui fait que nous avons bien dans la balance deux fils de l’homme.

Deux fils de l’homme comme nous avons bien deux chérubins sur le propitiatoire de l’Arche de l’Alliance.

 

L’un a élevé l’autre.

L’un s’est sacrifié pour que l’autre puisse monter et leur sacrifice mutuel en font des frères unit dans un même corps céleste dont l’Arche de l’Alliance est le témoignage.

L’un a élevé l’autre : Jésus l’a clairement dit à Nathanaël :

Jean 1 :51 : » En vérité, en vérité, vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l'homme. »

Tiens « monter et descendre »  on dirait encore cette balance de la justice, cette balançoire à bascule…

Monter et descendre voilà l’œuvre de rédemption et de glorification de ses élus.

Jésus voit « les œuvres sans fraude » de Nathanaël et il le voit sous le figuier, en bas du figuier et il se voit  allant diner chez lui, pour l’élever.

Amen

dimanche 31 octobre 2021

L’ENLÈVEMENT DANS LA TRIBULATION

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Par Eric Ruiz

 

Il y a des mystères de Dieu qui doivent s’accomplir, donc qui ne doivent pas seulement se comprendre mais se vivre et se voir. Se comprendre : trop de doctrines ont fait appel à la connaissance intellectuelle ;

Alors que la foi n'est pas un combat d'idées c'est un combat d'esprit.

Même quand on ne comprend pas précisément, on comprend l'esprit ; on ne comprend pas certains mots certes, mais on comprend l'esprit de la lettre plus que les mots.
C'est pour cela que j'affirme qu'une personne qui reçoit des paroles venant de Dieu ne doit pas essayez de les transformer pour les vulgariser, afin de les rendre plus simples et accessibles, car ses efforts se feront au péril de faire dire autre chose de ce qu'il a reçu.

Mais il doit s'exprimer avec ses mots à lui, même si ses propres mots présentent un obstacle à la compréhension de beaucoup de personnes.

Les traductions bibliques en sont l'exemple flagrant. Les traducteurs pour essayer de rendre plus compréhensible certains versets les ont retraduits selon leur interprétation. Cette interprétation a été, il faut le dire, faussée par leur religiosité.

Je prendrai l’exemple de la version Martin qui date de 1744 et qui est loin d'être facile à comprendre et qui a aussi des imperfections… mais lorsque vous lisez les versions en français courant, à certains moments, elles ne disent plus du tout la même chose.

Prenons 1 Thessaloniciens 4 :16-17 BFC

« Ceux qui seront morts en croyant au Christ se relèveront les premiers; 17ensuite, nous qui serons encore en vie à ce moment-là, nous serons enlevés avec eux au travers des nuages pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur »

Bible Martin

« ceux qui sont morts en Christ ressusciteront premièrement ; 17Puis nous qui vivrons et qui resterons, serons enlevés ensemble avec eux dans les nuées, au-devant du Seigneur, en l'air et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. »

Première distinction : être mort « en croyant au Christ » et « mort en Christ » ce n’est pas du tout la même chose.

D’un côté, c’est une croyance, de l’autre, un état, une nature nouvelle.

Ensuite : La Bible Martin montre plus une transfiguration, un changement d’état (la nuée comme l’air faisant référence plus à un état spirituel que physique ;

la nuée est quelque chose d’épais et sombre, qui met un voile sur le réel)

Alors que la BFC n’emploie plus de métaphore mais parle clairement d’une aspiration verticale d’un corps qui part dans les nuages rejoindre Dieu.

Quand je lisais les Évangiles au tout début de ma conversion je ne comprenais pas tout, loin de là, mais je comprenais l'essentiel, l'Esprit de Dieu était là et je savais que c'était la vérité.

Les paroles que je lisais faisaient comme l’effet d’un feu en moi.

Eh bien, c'est pareil lorsqu'on entend une personne inspirée par l’esprit divin, on ne comprend pas tout mais on sait globalement que c'est la vérité.

Parce que l'Esprit parle à l'esprit, à notre esprit.

Ce n'est pas un combat de mots d'idées et d'opinions c'est l'esprit qui parle, c'est beaucoup plus puissant que ça, car c’est lui et lui seul qui convainc de justice et de vérité.
On comprend alors ce que l'on doit comprendre au moment où on entend la parole, c'est pour ça que chaque personne comprend ce qu'elle doit comprendre, elle, et elle seule.
C'est ce qui est le plus important pour elle au moment où elle entend la parole.
D'où le verset très décisif de Hébreux 3:15

"C'est pourquoi, selon ce que dit le Saint-Esprit, aujourd'hui, si vous entendez sa voix, N'endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte."


C'est une voix venant du Saint-Esprit que l'on entend… et une voix à la particularité de résonner.

Elle vibre a une certaine fréquence. Et cette vibration n'est pas perceptible par l'intelligence ni par la raison mais, elle est perceptible par nos émotions, notre être intérieur.

Aujourd’hui nous savons que nous sommes parcourus nuit et jour par des ondes électromagnétiques. Et que ces ondes varient, ne seraient-ce que lorsque nous dormons ou que nous nous réveillons.

Au réveil par exemple, on note une augmentation d’amplitude de ces ondes dans notre cerveau. Ces ondes, c’est indéniable, ont une action sur notre système nerveux tout entier.

Un champ électromagnétique trop élevé peut générer même des maladies (c’est d’ailleurs ce que l’on redoute avec la 5G ou l’utilisation excessive des smartphones). Donc ces ondes interagissent avec nous. Et d’une manière concrète, avec un cœur dur nos émotions ne vibrent pas du tout et de la même façon qu'avec un cœur brisé.

Un cœur dur finit, avec ses ondes négatives, à se révolter contre ce qu'il entend venant de Dieu ; Alors qu'un cœur brisé est environné d’ondes positives, il s'humilie, il cherche à expier ses fautes, il cherche la rédemption, en un mot il cherche la vérité sur lui.

Un cœur qui est dur n'a plus de pensées en mouvement.

Sa pensée s’est figée, elle s’est sclérosée, dogmatisée ; alors qu’un cœur qui est humble se laisse conduire paisiblement par l'Esprit de Dieu, il est malléable, il est en marche et il est édifié parce qu’il est modulable à souhait.

Maintenant sur le plan de nos rapports avec Dieu et les hommes, revenons sur le dogme tant répandu de nos jours : celui de l’enlèvement.

 

-        LE DOGME DE L’ENLEVEMENT

 

Celles et ceux qui croient dans un enlèvement des élus ont figé cette idée dans leur esprit comme une image unique. Rien d’autre ne peut y être conçu.

On leur a fait penser que cette enlèvement c’est le moyen et ce sera le seul moyen d’échapper à la souffrance, à la mort et plus encore aux tribulations qui mènent à la mort.

Ces croyants, je ne les blâme pas (puisque j’en faisais partie il n’y a pas si longtemps), espèrent de tout leur cœur échapper aux tribulations (d’ailleurs ont leur dit que les tribulations actuelles ne sont pas les tribulations qui doivent venir, qui elles seront encore beaucoup plus grandes et beaucoup plus fortes).

Ils pensent que les grandes tribulations sont pour ceux qui ont désobéi, qui se sont enivrés de péché.

Elles ne peuvent en aucun cas être le sort d’un peuple saint.

C’est pourquoi Dieu les enlèvera avant qu’elles arrivent sur eux.

Voilà le crédo qui verrouille la pensée : Dieu enlève ses élus pour qu’ils ne subissent pas les effets de la tribulation, qui n’est qu’un châtiment pour les impies.

Vous voyez, leur cœur s’est endurci et ils ne parviennent plus à entendre d’autres sons, d’autres voix. Leur pensée est devenue unique, puisque figée.

 

-        L’ENLEVEMENT DES ELUS

 

Or, les tribulations sont pour tout le monde.

Commençons d’abord par Esaïe 33 :14

« Les pécheurs sont effrayés dans Sion, un tremblement saisi les impies ;Qui de nous pourra rester auprès d’un feu dévorant, qui de nous pourra rester auprès de flammes éternelles ? » »

Les pécheurs dans la cité haute de Dieu, sont des croyants nombreux et qui se trompent avec une fausse piété.

Ils ont peur du feu dévorant des tribulations. Ils sont effrayés par le supplice de la mort. Ils ne comprennent pas pourquoi eux aussi doivent traverser les flammes, alors qu’ils sont saints.

Un autre exemple biblique : c’est l’histoire des Hébreux, qui nous montre que tout Israël ainsi que Juda ont été amenés captifs à Babylone. Que tout le peuple a été oppressé par les rois étrangers.

Et je dirai même, que ceux qui ont été saints ont été oppressés plus que les autres.

Celui qui se sanctifie, celui qui possède une piété supérieure, sa foi sera encore plus éprouvée, pas pour le faire périr, mais pour manifester la gloire de Dieu.

De plus, notre Dieu est un Dieu de sacrifice, et ses fils sont de la même nature que lui.

Cet agneau immolé fait parti de leur caractère. C’est le troisième être vivant d’Apocalypse 4, celui à face d’homme.

Un autre Exemple : le prophète Elie, sur le mont Carmel, avait face à lui des centaines de faux prophètes déterminés à lui faire la peau ; Et le roi Achab et le peuple d’Israël  prêts aussi à en découdre avec celui ou ceux qui auront un faux sacrifice. Elie avec un autel aspergé d’eau en abondance n’avait guère de chance d’échapper à un sort cruel et épouvantable, mais sa foi lui a été salutaire, et par lui la gloire de Dieu s’est manifestée.

Par conséquent, un disciple se prépare au jour où il montrera la puissance de sa foi (je le disais dans mon message précèdent sur la déraison de la foi).

Le disciple accompli se dévoilera dans des situations extrêmes, où sa propre vie sera en péril, où il devra mourir. Il devra devenir martyr (et je le répète martyr : c’est vivre une expérience qui mène à la mort, sans obligatoirement que cette mort triomphe de lui en détruisant son corps).

Donc, Dieu souhaite nous emmener à la frontière de ce que nous pouvons supporter.

Il y a des souffrances, des supplices dont les superlatifs nous manquent tellement ils sont cruels, effroyables, terrifiants… et Dieu amène son disciple sur cette frontière comme son fils unique a été amené.

Jésus-Christ a dit, son cœur rempli d’effroi : s’étant mis à genoux, il pria :

« Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne.».

C’est sur cette frontière que Dieu veut nous rencontrer, pour que sa gloire éclate.

Car ce passage est un chemin obligé : « Celui qui voudra vivre pieusement sera persécuté ».

Daniel le prophète, était enfant de la tribu de Juda ; il était exilé à Babylone et il était d’une piété exemplaire, fidèle dans la prière et refusant de se souiller…

Eh bien ce prophète a été jeté dans la fosse aux lions.

Les saints qui étaient avec lui, furent jetés dans une fournaise ardente, dans un feu sept fois plus fort que les autres.

Ils ont tous été comme enlevés d’une mort certaine, à la dernière seconde, en un clin d’œil. Et leur enlèvement a été surnaturel. La preuve que l’on peut être enlevé, mais rester néanmoins sur terre.

Jésus a dit à ses disciples dans Jean 16 :33 « Je vous ai dit ces choses, afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez courage, j'ai vaincu le monde. ».

Jésus insiste sur deux choses qui sont miraculeuses chez le croyant bouillant : Premièrement sa paix et deuxièmement son courage. C’est le caractère qui manquait aux pécheurs dans Sion, qui tremblaient devant les flammes. 

La paix et le courage proviennent de l’union entre l’Esprit Saint et l’âme, l’intérieur du disciple. Car c’est en nous que le règne et le temple de Dieu s’édifient.

Et, cette paix et ce courage, le disciple en aura plus que sûrement besoin dans ces temps de tribulations.

Et comme je le disais juste avant : La transfiguration a vaincu le monde en, changeant l’état corporel des croyants en Christ destinés à une mort certaine ; et en ressuscitant les morts en Christ avec un corps glorieux.

Christ est plus fort que la mort pour une raison qu’il met au-dessus de toutes.

Il nous rachète au prix le plus élevé qui soit.

C’est ce que disait Paul quand il reprenait les Corinthiens : « vous avez été racheté à grand prix ».

Mais quel est ce prix si élevé ?

C’est au prix de la persécution et du sacrifice allant jusqu’à l’état de martyr.


Maintenant, cette transfiguration dégage bien évidement une odeur de sainteté.

Cette odeur n’est pas à l’évidence l’odeur du feu par lequel le disciple  est passé, mais n’est-ce pas l’odeur du baptême de feu ?

Ceux qui seront baptisés d’esprit et de feu, ont une odeur bien particulière : une odeur de puissance.

Quelle est cette odeur si puissante ?

C’est l’odeur de la myrrhe, celle de Christ. Le corps sans vie de Jésus-Christ a été recouvert de myrrhe.

Cette odeur prend naissance dans l’injustice, le mépris et l’abandon.

Voilà le chemin de croix du disciple : Il porte sa croix en portant son martyr puis sa transfiguration qui sera la marque de son sauveur.

Par contre, à l’inverse, le résultat d'un cœur endurci est terrifiant.
La propagation des ondes négatives auront les mêmes effets qu'un tremblement de terre en lui : son âme sera anéantie, sa maison détruite.
Je parle de « maison » parce que le combat d'idées n'amène qu'à notre ruine.

Alors que l'esprit de Dieu édifie la maison. Il rend cette maison de prière indestructible.

Les vents forts, les inondations, les incendies et les séismes ne pourront rien contre elle ; elle est construite avec les matériaux nobles, semblables à ce que notre Père souhaitait dès le départ. Elle est construite non pas sur du sable mais sur du roc. Et dès le départ, Christ est le roc et la pierre angulaire de la construction.

Alors, cette demeure en nous est éternelle…si elle porte le nom de notre Dieu : « Je Suis ».

L’union de notre âme avec « Je suis » nous amènera inévitablement à la transfiguration.

Alors pour finir, j’inviterai chacun d’entre nous à se juger soi-même (et moi le premier).

Se juger pour savoir si face à de futures situations extrêmes mettant en péril notre vie, nous ne cachons pas notre peur de la mort ; si nous ne prions pas pour un enlèvement rapide dans le but d’échapper à un supplice insoutenable, ou si au contraire nous désirons ardemment « puiser de l’eau à la citerne » du Seigneur. Car la voix de Dieu doit résonner en nous comme elle résonnait par son prophète Esaïe, « c’est dans la tranquillité et le repos que sera notre salut, C’est dans le calme et la confiance que sera notre force ».

Cette résonnance n’est pas une croyance, c’est un état intérieur, qui prouvera notre élection.

Mais pour cela les 7 lampes de notre chandelier doivent être pleinement allumées nuit et jour.

Amen

dimanche 24 octobre 2021

LA FOI N’EST PAS RAISONNABLE

 405

Par Eric Ruiz


Savez-vous que beaucoup pensent que la foi est raisonnable ?

-Qu’il n’y a rien de déraisonnable en elle.

-Que croire en Dieu n’est pas déraisonné.

-Que c’est même une décision logique, réfléchie qui repose entre autre sur la connaissance des Saintes Écritures, la Bible.

Eh bien penser ainsi est totalement faux.

La foi est complétement irraisonnable.

Revenons au premier verset de Jésus qui dit sur la montagne

« Heureux les pauvres en esprit car le Royaume de Dieu est à eux »

La preuve est faite ici.

Le fait de raisonner nous empêche de nous rapprocher de Dieu.

Ce que dit là Jésus est un terrible jugement pour ceux qui sont idolâtres de la raison humaine, qui mettent la pensée humaine au sommet de l’intelligence.

Il ne s’agit pas d’être riche en esprit, et d’élaborer mille stratégies pour réussir…

La vérité nait dans les moments de détresse, lorsque nous perdons tout sens raisonné, lorsqu’aucune solution logique, rationnelle ne peut nous sauver, que le vide en nous est très perceptible et que tout ce que nous avons appris s’écroule… c’est là que notre prière brise notre côté cartésien, raisonné et qu’un coin du ciel, alors s’ouvre.

Dieu n’est pas une idée. Il n’est pas une connaissance ; et ni la théologie, ni la métaphysique ne peuvent toucher la vérité.

La raison remplit les vides, elle nous donne des réponses à nos questions ; alors que la foi créé le vide là où il y avait du plein, elle renverse nos fondamentaux, elle bouleverse notre logique ; elle fait tomber nos raisonnements.

Le raisonné nous dit, par exemple : je fais pour avoir, je donne pour recevoir, j’aime pour être aimé, je veux connaître pour mieux maitriser.

J’élabore des plans pour réussir, ou encore j’ai la foi pour être sauvé.

Derrière la raison, il y a la recherche du bien-être, du respect, mais aussi de l’efficacité, ou la volonté de relier nos pensées à des actes productifs.

 

La foi, elle, ne recherche rien. Elle se suffit à elle-même.

 

Un religieux « raisonnable » pratique des œuvres justes pour obtenir des récompenses célestes.

Il donne aux pauvres en espérant que Dieu lui rendra ce qu’il a donné.

La foi, n’a rien à voir… c’est : je donne au pauvre parce que j’ai envie de donner, parce qu’une force intérieure m’a poussé à le faire, parce qu’un sentiment de compassion m’a touché le cœur.

Je n’ai à ce moment-là rien anticipé.

Sinon ce n’est plus de la foi, c’est de la morale.

La morale n’est pas contre Dieu, mais la morale n’est pas le chemin de la vérité.

La morale pousse à faire des actes raisonnables en série pour être un bon citoyen, un bon chrétien. Mais Jésus n’a jamais rien montré pour devenir ni un bon citoyen, ni un bon chrétien.

Jésus nous montre la foi en montrant justement les actes déraisonnables qu’elle contient.

Par exemple la foi s’oppose à la morale religieuse qui souhaite exercer la justice en punissant sévèrement une femme adultère. La foi s’oppose au divorce parce qu’il est le chemin des cœurs durs alors que l’amour cherche un autre chemin.

Jésus, l’homme de foi fait tomber les masques religieux au péril de sa vie. Il laisse un traitre vivre parmi eux et tenir la trésorerie des disciples et il le laisse même enseigner, alors qu’il connait ses mauvaises intentions. Il confie les clés du royaume à Simon Pierre, à celui qui le reniera trois fois et qu’il interpellera en lui disant « arrière de moi satan ».

Il va même plus loin, Jésus-Christ nous dit de porter notre croix en tout abandonnant pour lui-même, sans oublier de nous séparer des êtres que nous aimons ; Et cerise sur le gâteau, il nous dit que celui qui aime sa vie la perdra et que celui qui perdra sa vie pour lui, gagnera la vie éternelle.

Où se trouve la morale et la raison dans toutes ces démonstrations du fils de l’homme ?…Nulle part.

Revenons à la notion de raison. Pour le religieux, la raison c’est son pain blanc et aussi son gagne-pain. Comment peut-il enseigner la vérité sachant qu’elle va le desservir ?

Il préfèrera un discours traitant de la cohérence entre le savoir scientifique et la Bible. Il préférera pointer du doigt la morale biblique pour affirmer qu’elle est la pierre de fondement des civilisations. Les lois bibliques sont des principes à adopter scrupuleusement.

Car, le religieux ne peut se trahir en sacrifiant la raison.

En faisant ainsi, il se couperait la jambe, pour ne pas dire la tête.

Alors, il va, c’est vrai, aller de temps en temps sur le terrain de la déraison de la foi … mais pour montrer l’obéissance aveugle du croyant à son Dieu ; et par là, pour influencer le croyant à obéir aveuglément aux élites religieuses et à leurs crédos.

La déraison qu’ils souhaitent devient alors un moyen de séduction pour les attirer à boire leurs paroles comme de l’eau bénite.

Alors continuons notre marche vers la foi déraisonnée.

Intéressons-nous maintenant à ce que dit Hébreux 11 :8. « C'est par la foi qu'Abraham, lors de sa vocation, obéit et partit pour un lieu qu'il devait recevoir en héritage, et qu'il partit sans savoir où il allait. »

Là encore tout abandonner par la foi et s’en aller vers un lieu inconnu, cela défit la raison.

« C'est par la foi qu'Abraham offrit Isaac, lorsqu'il fut mis à l'épreuve, et qu'il offrit son fils unique, lui qui avait reçu les promesses » Hébreux 11 :17.

On est au-delà de toute morale. Abraham, pour l’homme du commun, aurait perdu la raison avec une intention infanticide de sa part. Abraham partait sacrifier son fils pour sa foi, quelle folie !

Où le Seigneur veut-il nous amener avec cette déraison de la foi, lui qui dit par la lettre de Paul « la sagesse de ce monde est une folie devant Dieu » ?

Nous l’avons lu au début : les « pauvres en esprit » sont plus raisonnables que ceux qui sont pourvus de raison et d’intelligence.

Jésus nous dit d’abandonner pour lui notre raison, notre morale, pour adopter sa pensée qui vient non pas d’un livre, ni d’un érudit, ou d’une religion mais de lui par le Saint-Esprit.

Vivre par la foi ce n’est pas copier Abraham non plus, ni Noé ou encore Énoch ; vivre par la foi c’est vouloir mourir, mourir à soi-même ;  mourir pour Christ, mourir en Christ.

 

-        LE MARTYR ECHAPPE A LA RAISON

 

En fait, nous devons être dans le même état d’esprit que celui d’un martyr. Le martyr donne sa vie pour sa foi.

Alors, un disciple est prêt à chaque instant à donner sa vie en Christ.

La mort ne nous fait pas peur puisque nous sommes prêts alors à tout vivre en Christ.

Et puis, un disciple à la vie en lui, c’est-à-dire qu’il a les yeux sur la naissance, mais pas sur la mort. Il sait que sa vie se matérialisera par deux naissances (sa naissance corporelle et sa renaissance spirituelle et corporelle), la mort ou plutôt l’endormissement n’étant qu’une simple parenthèse.

Le premier enseignement de Jésus quand il dit : « enseigner-leur tout ce que je vous ai appris » c’est en fait enseigner l’abandon.

Cela revient à tout abandonner pour lui, jusqu’à sacrifier sa propre raison sur l’autel.

C’est là le départ de la nouvelle alliance : l’autel où l’on y brûle sa raison.

Toute purification se fait à partir du sang : le sang des animaux pour l’ancienne alliance, le sang de Jésus-Christ pour la nouvelle.

Et pour nous ?

Nos sacrifices montrent par quel sang nous avons scellé notre alliance. Avons-nous scellé notre alliance en sacrifiant notre raison ?

Mais les apôtres ont-ils sacrifiés eux, la raison, parce que me direz-vous les apôtres font des recommandations aux frères dans les Églises. Les frères (Romains, Corinthiens, Éphésiens), ont-ils encore besoin de la raison pour progresser ?

Pourquoi leur enseignent-ils de ne pas rendre le mal pour le mal, d’être toujours joyeux, de prier sans cesse, de rendre grâce en toutes choses, etc, etc.

Ne font-ils pas, là, une œuvre de moralisation ?

Ne les amènent-ils pas à raisonner sur ce qu’ils doivent faire et ne pas faire en tant que disciples ?

La subtilité de la parole de Dieu est bien-là.

Les uns y verront une morale, tandis que les autres y verront une nouvelle nature.

En réalité, les apôtres ne font que de répéter ce qui va avec la nature de Christ.

Demeurer en Christ  ou demeurer dans la présence du Père, c’est être toujours joyeux, prier sans cesse etc.». Ce n’est pas un état à copier comme celui d‘Abraham, ou d’un autre père de la foi c’est être dans le « je suis » de Dieu.

« Je suis » c’est alors : je demeure en Dieu. Ce n’est pas « je pense donc je suis » ; Avec Christ c’est : «  je suis si je demeure en christ ».

 Je fais et je raisonne comme Dieu m’inspire à le faire par le Saint-Esprit. Il n’y a plus à ce moment-là de modèle à part un seul : celui de martyr.

 

Être martyr : c’est tout vivre et tout sacrifier en Christ.

 

Je n’ai pas à choisir ma vie comme je n’ai pas à choisir ma mort. Personne ne va raisonner sur sa fin de vie.

« Ah, moi je préfère finir ma vie comme Etienne, lapider, parce qu’il a vu le ciel s’ouvrir et des anges venir à lui ; Moi, non, je préfère le sort de Jésus plus glorieux, être crucifier, Oh non, moi je préfère celui d’un autre apôtre qui s’est vu asperger d’eau bouillante mais qui a survécu, lui, miraculeusement et il en est sorti plus sain plus robuste et plus jeune qu’il en est entré » (nous révèle les témoins de l’époque).

Tous ces croyants martyrs, n’ont choisi qu’une seule chose : sacrifier leur raison sur l’autel pour Christ.

 

-        LA TRANSFIGURATION DU MARTYR

 

Maintenant le Saint-Esprit me montre autre chose : revenons au mystère de la transfiguration.

Ce moment est unique ; c’est le moment où nos corps sont rachetés.

Nos corps sont rachetés  pour que  nous participions à la gloire de Dieu. Mais quand, à quel moment notre corps est-il racheté… seulement à notre mort ? Je dirai oui et non, car c’est lorsque tous : vivants comme morts, nous sommes transfigurés.

Il y a le son de la dernière trompette pour les martyrs.

Les martyrs voient leur corps transformés au moment de leur mort ou juste au moment d’une épreuve mortelle.

Car il existe des martyrs qui échappent à la mort, alors qu’elle aurait dû les emporter.

Comment échapper à une immolation à l’huile ou à l’eau bouillante ou au feu d’un bucher ? Comment échapper à une mort certaine ? Il faut un nouveau corps pour cela. Il faut passer par une transfiguration.

Ne faut-il pas, donc un corps immortel ? L’ancien corps n’a-t-il pas été enlevé et remplacé en un clin d’œil, sans que personne ne puisse le remarquer, par un nouveau corps indestructible ?

 

-        -  LE MYSTERE DE LA DERNIERE TROMPETTE : LE DERNIER SOUFFLE

 

Lisons pour cela 1 Corinthiens 15 :51 dans la version Martin

« Voici, je vous dis un mystère : nous ne dormirons pas tous, mais nous serons tous transmués (changés du grec "allasso", transformés, transfigurés)52En un moment, et en un clin d'œil, à la dernière trompette,

Par conséquent, ceux qui dorment, (qui meurent) comme ceux qui ne dorment pas, (qui vivent encore) sont transmués, leur corps est changé…et on y voit rien, on n’y comprend rien, car tout est fait en un clin d’œil, comme avec une baguette magique.

 

«52 …car la trompette sonnera, et les morts ressusciteront incorruptibles, et nous serons transmués. 53Car il faut que ce corruptible revête l'incorruptibilité, et que ce mortel revête l'immortalité ».

Que nous relate le livre de Daniel au chapitre 3 ?

Les trois Judaïtes, Schadrac, Méschac et Abed-Nego ont été plongés dans une cuve remplie de feu sur ordre de Nébucadnestar.

Ils n’avaient aucune chance de réchapper à la mort.

Ils ont revêtu l’immortalité. Leur corps a été changé en un clin d’œil à la dernière trompette pour résister à la décomposition totale de leur corps, puisqu’il ne serait alors que cendre. Et cela échappe à toute raison, à toute loi physique ou chimique, puisque rien dans le monde réel ne nous permet d’envisager un tel prodige.

Un corps plongé dans un feu de milliers de degrés évidemment se consume et même il commence à se consumer avant d’y être plongé, tellement la chaleur est importante. C’est d’ailleurs ce qui se passa pour les bourreaux, qui prirent feu et qui périrent.

Mais pour les trois Judaïtes : « ils virent que le feu n’avait eu aucun pouvoir sur leur corps, que leurs cheveux n’avaient pas été brûlés, que leurs caleçons n’étaient point endommagés, et que l’odeur du feu ne les avait pas atteints ».

Quand on relate ce récit à un homme cultivé, doué de raison, sa réaction est évidente, il haussera les épaules, ricanera, sans oublier de dire que ce livre est une fable pour enfants, qu’on ne peut croire à de telles histoires qui offensent la raison.

Le corps ne peut changer subitement en un clin d’œil.

Pourtant la réalité est différente du réel, parce que la sagesse de Dieu est folie pour le monde.

De même, il y a déjà des corps incorruptibles, prêts à revêtir l’immortalité. Ils sont endormis et ils attendent le réveil de l’Époux pour ressusciter.

Et ceux qui reviendront dans cet état montreront, sans le dire, sans émettre une opinion ou un raisonnement, que le Père a mis son affection la plus profonde en eux ; ce sont bien ses fils bien aimés, transfigurés, transmués.

Amen