dimanche 22 novembre 2020

LE SEPTIEME SCEAU

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Par Eric Ruiz

 

Apocalypse 8 :1 « Quand il ouvrit le septième sceau, il y eut dans le ciel un silence d'environ une demi-heure. »


Le septième sceau, j’en avais parlé en 2015, car j’en avais eu à ce moment-là la révélation. Ce sceau est très particulier.

Petit rappel : le sceau c’est une preuve d’authenticité ; Quand on met un sceau, on authentifie le contenu d’une chose. Ici, le sceau a un but supplémentaire : que notre attention soit double afin que notre état d’urgence le soit aussi et que nous soyons prêts à agir rapidement.

Vous savez, à une époque révolue, quand une lettre était acheminée vers quelqu’un, avec un sceau royal, on ne tardait pas à l’ouvrir, on se hâtait avec une curiosité mêlée de crainte.

C’est la même chose que nous devons ressentir avec ce 7ème sceau (une curiosité mêlée de crainte).

Alors pour commencer : Ce dernier sceau de l’apocalypse dévoile une stratégie de Dieu qui va se répéter maintes et maintes fois ; et non, ce n’est pas une action unique qui se fera à la fin des temps, juste pour un petit nombre.

Oui, il se fait à la fin d’UN temps et non des temps.

1 Pierre 1 :20  nous dit pourtant que l’agneau sans défaut et sans tache, est prédestiné avant la fondation du monde, et qu’il est manifesté à la fin des temps, à cause de nous. »

Oui cet agneau se manifeste bien à la fin des temps, mais c’est pour dire à la fin de chaque temps de jugement, ou de plusieurs temps qui se succèderont à cause de nos œuvres.

C’est à chaque fois un temps où les stratégies mauvaises des 4 cavaliers de l’apocalypse sont reconnaissables.

Mais attention, ce sceau n’est pas comme le mal révélé sur terre, puisqu’il ne commence pas sur terre. Il est comme le cinquième et sixième sceau, il est d’abord révélé par le ciel.

C’est le ciel, c’est Dieu, qui par son silence ouvre ce sceau.

« Un jour est comme mille ans » nous dit l’apôtre Pierre en soulignant que c’est une chose que nous ne devons pas ignorer (c’est une connaissance importante).

Donc une heure est comme environ 40 ans et une demi-heure comme environ 20 ans.

Dieu commence toujours par répandre son onction et manifester ensuite un temps de silence, d’environ 20 ans de silence ; 20 ans où il se tait, 20 ans où il ne parle pas ni par des prophètes ni par des anges, pour corriger l’action humaine.

 

Il laisse pendant ce temps l’homme continuer à agir par lui-même, à prendre ses pensées et ses actes pour des choix de Dieu et donc à se souiller à faire compromis sur compromis avec sa parole.

 

La révélation du mal commence par un laisser faire venant du ciel. Voilà le sens de ce septième sceau (un laisser faire). D’où aussi la réplique bien connue de beaucoup de païens : « mais comment peut-il y se faire autant de mal sur terre s’il y a vraiment un Dieu qui existe ? »

Quand Dieu n’agit plus….nous sommes perdus (dans tous les sens du terme).

Mais passé ce délai, Christ annonce son retour par des trompettes.

7 trompettes réveillent ceux qui dorment enlisés dans le péché.

« Et je vis les sept anges qui se tiennent devant Dieu, et sept trompettes leur furent données »(Apocalypse 8 :2).

Revenons sur terre :
-La puissance du réveil ne se comptabilise pas en nombre de croyants.

-Ce réveil ne veut pas dire non plus, que les Eglises se remplissent de nouveaux membres, que les demandent de baptêmes pleuvent partout…

-qu’un nombre incroyable de païens d’un seul coup soient touchés par la grâce.

Non, la trompette produit de la peur, de l’angoisse ; le tourment que cela développe en chacun de ceux qui l’entendent est impressionnant. La trompette secoue intérieurement celui qui s’est égaré.

20 ans après, c’est une date, c’est la souffrance des croyants contenus dans leurs prières, et leurs lamentations qui montent alors vers le ciel. Et ces supplications font descendre le feu de Dieu sur la terre.

C’est-à-dire que d’autres épreuves arrivent. Des épreuves qui vont agir comme un liquide révélateur (vous savez ce liquide qui servait à révéler la photo sur le papier au temps où la photo était argentique et non numérique, comme maintenant).

Tout cela, c’est la signification des versets suivants d’Apocalypse 8 :

« Et un autre ange vint, et il se tint sur l'autel, ayant un encensoir d'or; on lui donna beaucoup de parfums, afin qu'il les offrît, avec les prières de tous les saints, sur l'autel d'or qui est devant le trône. 4La fumée des parfums monta, avec les prières des saints, de la main de l'ange devant Dieu. 5Et l'ange prit l'encensoir, le remplit du feu de l'autel, et le jeta sur la terre. Et il y eut des voix, des tonnerres, des éclairs, et un tremblement de terre ».

Ce feu est un grand jour de vengeance,  donc un grand jour de rédemption.

Si ce septième sceau ne s’ouvre pas… qui peut être sauvé ?

Ce sceau montre encore, (c’est une preuve supplémentaire) que Dieu a tout prévu pour le salut.

Ce sceau est là, bien présent dès le début de la création, et son ouverture est programmée pour chaque siècle. Il se répète comme le cycle des saisons.

Et là, d’un seul coup, à ce moment-là mon esprit s’est fixé sur le nombre 20, et là je savais que la Bible allait révéler dans les chapitres et les versets 20 la révélation du 7ème sceau.

Comment ? je ne le sais pas, mais comme la foi qui naît sans que l’on puisse l’expliquer, je le savais, un point c’est tout.

20, ce nombre dans la Bible annonce la parole de Dieu qui descend du ciel en esprit pour éclairer un peuple qui s’est laissé dominer par le mal.

Job1 :20 « Alors Job se leva, déchira son manteau, et se rasa la tête; puis, se jetant par terre, il se prosterna, » ;

Voilà l’effet de la trompette de Dieu ce son puissant qui se répercute 20 fois plus fort, aussi fort que Job l’a reçu.

Au chapitre 20 de l’Exode, Moïse reçoit du ciel la loi pour les Hébreux, son peuple, qui ne s’est pas sanctifié.

Moïse et Aaron se lamentaient pour ce peuple au cou raide et leurs prières ont fini par déclencher les mêmes choses dans le ciel que celles d’Apocalypse 8. « il y eut des tonnerres, des éclairs, et une épaisse nuée sur la montagne; le son de la trompette retentit fortement »

 et tout le peuple qui était dans le camp fut saisi d'épouvante » (Exode 19 ).

Le peuple est saisi d’épouvante parce qu’il sait au fond de lui-même qu’il n’est pas prêt à rencontrer Dieu.

Et Moïse est comme saisi lui aussi, puisqu’il reçoit l’ordre express de fixer les limites du camp (donc d’examiner jusqu’où s’est étendu la sainteté) et la réponse ont l’a connait : aucun sacrificateur, ni gens du peuple n’ose s’avancer, sinon Dieu va les frapper tous de mort.

Moïse reçoit donc la loi après l’ouverture du 7ème sceau.

Dieu n’a parlé qu’à Moïse, lui seul a été prévenu ; les autres n’ont pas été convoqué sur la montagne du Sinaï.

En fait, que découvre Dieu lorsqu’il redescend vers son peuple ?

Il voit, ce qu’il savait dès le départ : que l’iniquité est entrée dans sa maison.

2 Timothée 2 :20

« Dans une grande maison, il n'y a pas seulement des vases d'or et d'argent, mais il y en a aussi de bois et de terre; les uns sont des vases d'honneur, et les autres sont d'un usage vil ».

Alors Dieu demande quoi ?

Demande-t-il que les uns se repentent, que les autres soient indulgents et prennent du temps pour les aider à voir leurs fautes ?

Non, ici, il déjà trop tard, trop tard parce que le peuple a déjà fait son choix.

Quand Dieu descend avec la loi, c’est alors, pour y exercer un jugement.

Et ce jugement sera exercé par l’homme saint, celui qui s’est consacré ou re-consacré, mais de quelle manière ?

Genèse 14 :20 : « Béni soit le Dieu Très-Haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains! »

L’homme saint domine sur son ennemi, et l’ennemi c’est celle ou celui qui continue de braver la loi (de se croire au-dessus d’elle).

C’est cette loi même qui se trouve dans le chapitre 20 du Lévitique et si vous la lisez, vous vous y verrez comment l’homme religieux, fourbe et charnel est punit pour son péché. 

Dieu exerce sa vengeance de trois façons différentes.

Trois effets, trois sortes de châtiments tombent sur eux alors :

1-Certains seront chassés, retranchés du peuple, 2-d’autres mourront et 3-d’autres encore resteront sans pourvoir avoir d’enfants, ils seront stériles.

La repentance, il faut le reconnaître, elle n’est pas une évidence pour tout le monde : Apocalypse  9 :20 « Ils ne se repentirent pas des œuvres de leurs mains… 21et ils ne se repentirent pas de leurs meurtres… »

Jésus de Nazareth, lui, n’est pas venu pour se repentir à notre place ni abolir les châtiments de son Père.

Il ne va pas se contenter de la justice des religieux (Matthieu 5 :20)

Il va, dans les faits, accomplir la justice de son Père, porter les châtiments de la loi ; il va prendre sur lui ces châtiments, mais à une seule condition : si nous décidons de confesser nos fautes et de nous mettre en ordre avec les autres.

Car, il demande à ne pas être tiède et de reprendre devant l’assemblée, ceux qui pèchent pour qu’ils éprouvent de la crainte (1 Timothée 5 :20).

Est-ce si différent d’avant ? Est-ce une nouvelle grâce ? Une alliance plus juste ? Les anciens de la Genèse ne pouvaient-ils pas le faire, eux ?

Dans le premier livre de la Bible, la Genèse au chapitre 20, le feu du ciel descend aussi sur Abimelec le roi Philistins, qui avait enlevé Sara la femme d’Abraham.

Mais ce feu n’est pas descendu physiquement, il est venu comme quelque chose qui a consumé l’âme du roi philistin.

Ce feu est descendu la nuit en songe pour révéler à Abimelec son péché, celui d’avoir avec lui la femme d’Abraham et non sa sœur et qu’il devait se mettre en ordre avec lui le plus vite possible pour ne pas mourir. Abimelec était en danger de mort.

Vous voyez, Dieu graciait déjà au temps d’Abraham, celui qui s’éloignait du mal rapidement et sans faire de compromis.

Et là aussi, les actes justes ont suivi. Abimelec n’a pas cherché à négocier avec Abraham.

Le songe a ouvert ce sceau qui a provoqué en lui un grand tonnerre, des éclairs (pour reprendre les mots d’Apocalypse 8).

 C’est-à-dire, qu’il a tremblé intérieurement comme le ferait sur lui un bruit de tonnerre ; des éclairs (de forte lumières) ont dévoilé son péché ;

Il n’a non seulement rien négocié mais mieux encore, il a offert des brebis et des bœufs, des serviteurs et des servantes, des terres pour qu’Abraham et les siens puissent y habiter, et pour finir il leur a donné de l’argent.

Et en retour, Dieu a ôté la malédiction qui pesait sur Abimelec et sa famille à cause du péché ; la stérilité a pris fin.

Abraham lui demanda de lui faire grâce d’une seule chose : que partout où il ira, Abimelec dise de lui qu’il est son frère.

Voilà aussi une action libératrice : la réconciliation entre frères.

Alors les châtiments sont là et ils existent pour que la crainte soit prise au sérieux.

L’apôtre Pierre a fait de même avec Simon le magicien.

Actes 8 :20 « Pierre lui dit: Que ton argent périsse avec toi, puisque tu as cru que le don de Dieu s'acquérait à prix d'argent! ».

Pierre lui a montré alors, comme la lumière de l’éclair, les conséquences de ses actes souillés (il allait être ruiné puis périr, s’il ne se repentait pas rapidement).

Ce nombre 20 nous dévoile, en fait, que seule l’intervention divine venant du ciel peut nous secourir, parce qu’ici-bas sur terre, tout est devenu néant. Et que le feu du ciel projeté sur la terre descend sur les impies comme sur

les sanctifiés.

De quelle façon descend-il sur les impies?

Daniel 5 :20

« Mais lorsque son cœur s'éleva et que son esprit s'endurcit jusqu'à l'arrogance, il fut précipité de son trône royal et dépouillé de sa gloire ».

Le tremblement de terre est là : au septième sceau, pour que ceux qui persistent à vouloir s’élever soient précipités de leur piédestal vers le sol. ils sont dépouillés de ce qui faisait leur gloire et leur réputation, parce que l’endurcissement provoque inévitablement des querelles.

Genèse 26 :20 « Les bergers de Guérar querellèrent les bergers d'Isaac, en disant: L'eau est à nous. »

L’eau c’est la parole. Ils se sont accaparés la vérité de force et se sont réclamés les seuls croyants légitimes ; les seuls détenant la vérité.

Mais le tremblement de terre, les voix des prophètes, la lumière puissante sur leur iniquité ont fini par faire tomber leur légitimité.

Ces querelleurs extériorisent à ce moment-là tout ce qu’ils essayaient de cacher, de contenir en eux de toute leur force.

En un mot : ils pètent les plombs. Dieu fait en sorte que ce qu’ils avaient gardé secret en eux, débordent. Leur blasphème est évident. Leurs paroles et leurs actes les trahissent.

Le Psaume 20, nous dit que Dieu exauceras les humiliés depuis le ciel,  sa sainte demeure et qu’il faut arrêter de nous appuyer sur des chevaux ou à compter sur nos propres forces.

Moi, quand je lis ce psaume je ne peux m’empêcher de penser au premier cavalier de l’apocalypse, à ce cheval blanc sur lequel on compte pour gagner la course, sur lequel on place toute sa confiance ; ou aussi à Genèse 21 :20, cet enfant qui est devenu tireur d’arc, qui a combattu avec ses armes à lui.

Les éclairs du 7ème sceau montrent ce faux combat de sainteté.

Oui c’est encore un combat où le trésor de Dieu a été attaqué.

Mais regardez bien !

Dieu confie son trésor, il confie sa parole, son peuple, et il missionne un croyant pour le faire, il est oint pour cela.

Il le laisse faire à sa guise pendant une vingtaine d’années, puis il vient constater la fin des travaux, l’œuvre achevée ; et c’est là que le feu du ciel descend sur le serviteur inutile et paresseux (rappelez-vous la parabole).

1 chronique 28 :20 « David dit à Salomon, son fils: Fortifie-toi, prends courage et agis; ne crains point, et ne t'effraie point. Car l'Eternel Dieu, mon Dieu, sera avec toi; il ne te délaissera point, il ne t'abandonnera point, jusqu'à ce que tout l'ouvrage pour le service de la maison de l'Eternel soit achevé. ».

Salomon savait par son père David qu’il aurait un rendez-vous avec Dieu après, que la maison de Dieu sera achevée.

Avant que le temple soit terminé, il ne voyait pas Dieu (pas de songe, pas d’ange, pas de paroles prophétiques nouvelles). Le roi d’Israël disait que Dieu habite dans l’obscurité car il se sentait laisser à lui-même (2 Chroniques 6 :1). Mais une fois le Temple terminé Dieu lui apparut pendant la nuit et lui rappela la loi : 2 Chroniques 7 :20 : « si vous abandonnez mes lois et mes commandements que je vous ai prescrits, et si vous allez servir d'autres dieux et vous prosterner devant eux (c’est ce que Salomon a fait),20 je vous arracherai de mon pays que je vous ai donné, je rejetterai loin de moi cette maison que j'ai consacrée à mon nom, et j'en ferai un sujet de sarcasme et de raillerie parmi tous les peuples. ».

C’est ce schisme, cette division que Salomon a vécu vers la fin de sa vie.

Son Royaume s’est divisé et la guerre entre frères est devenue une habitude.

Question : N’est-ce pas ce qui arrive aussi en ce moment où l’Eglise chrétienne subit scandale sur scandale, honte sur honte, et où on entend des croyants se moquer publiquement d’autres croyants ? La calomnie est devenue une habitude ici-bas.

Mais à l’inverse l’apôtre Pierre évoque un autre combat, pour d’autres croyants. Un autre feu du ciel, ou un autre baptême de feu devrais-je dire, car c’est bien du baptême de feu qu’il s’agit pour eux.

Pierre nous dit, dans sa première lettre chapitre 2 verset 20,  de supporter les mauvais traitements sachant que l’injustice vécue dans la paix est une grâce devant Dieu.

Ici, il n’est pas question d’invoquer la grâce pour supporter l’épreuve mais bien de prouver que parce que notre souffrance injuste est vécue passivement et sereinement, alors elle provient tout simplement de la grâce de Dieu ; cette grâce qui agit en nous.  

Supporter le mal : c’est le fruit de la grâce. C’est le baptême de feu

Jésus va dans le même sens dans Matthieu 10 :20: « ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous »,

C’est-à-dire que c’est la grâce qui se manifestera comme une force surnaturelle lorsque vous serez accusés et persécutés publiquement. La puissance provient uniquement d’en haut.

Ce sont les effets de l'ange qui a «  prit l'encensoir, (et qui l’a) remplit du feu de l'autel » pour le jeter sur la terre (Apocalypse 8).

Alors, pour les uns ce feu les consume, pour les autres cela les rends heureux.

Heureux oui, oui ; Ce feu a deux conséquences bien réelles ; pour les uns cela les pousse à se quereller, à user de violence envers leurs frères et sœurs ; et aux autres ; ils passent au travers du feu sans se brûler en subissant les outrages sans broncher ou en exprimant ce que les mots de l’esprit saint leur a inspiré.

« Heureux ceux qui procurent la paix…heureux ceux qui sont persécutés… heureux lorsqu’on vous outragera » ; Et Jésus en donne plus loin la raison : parce que vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde.

Les éclairs proviennent aussi de cette attitude de paix, de bonheur et de justice des outragés. Les autres perçoivent ces outragés comme des provocateurs. Leur bonheur les rend encore plus furieux, plus violents.

Alors, voilà comment se répand la parole de Dieu et comment la vérité est révélée avec ce 7ème sceau.

Les chapitres 20 et les versets 20 nous montrent l’étendue de cette divine stratégie :

Un silence de vingt ans pour laisser le mal s’installer et prendre possession de son trône et de régner en maître; Puis face aux malheurs, les vrais croyants supplient, invoquent leur délivrance, implorent la fin de leur détresse.

Ils sont alors exaucés, ils reçoivent l’eau du ciel (la parole) et la répandent partout autour d’eux.

Ce qui leur occasionne des outrages, des calomnies et des persécutions par les donneurs de leçons, parce eux tombent de leur piédestal et ils prennent la fuite.

Mais les outragés vivent un bonheur, une joie complète, celle de pouvoir  manifester les œuvres de paix et de justice de notre Dieu. Ils boivent la coupe du fils de Dieu.

Amen

dimanche 15 novembre 2020

LA VENGEANCE DE DIEU

 357

 

Par Eric Ruiz

 

L’homme naturel aime la vengeance. Il n’envisage pas la justice autrement. Le mal qu’on lui a fait subir doit retourner à celui qui la provoqué.


D’ailleurs le Dieu de la Bible, lui, emploie souvent le terme « de vengeance », «  je me vengerai de mes ennemis » Esaïe1 :24

« A moi la vengeance et la rétribution » dans le livre du Deutéronome repris dans la lettre aux Romains.

Cela-veut-il dire que Dieu serait après tout, comme sa créature, comme l’homme, avec des intentions mauvaises ?

Cette croyance, cachée le plus souvent, révèle que beaucoup mettent une frontière entre l’Ancien et le Nouveau Testament.

Il y aurait un Dieu cruel pour les uns, brandissant la loi et un Dieu miséricordieux pour les autres plein de grâce et de pardon.

Mais ont-ils raison de penser ainsi ?

Allons plus en profondeur des choses. Ce mot vengeance cache à l’origine un autre mot… celui de rachat.

Dieu ne se venge pas comme nous humains en complotant un plan dévastateur, ou criminel (comme voulait le faire Esaü envers son frère Jacob après qu’il lui eut échangé sa bénédiction) non, il vient délivrer racheter.

Il vient reprendre ceux qui ont été répudiés, capturés, liés, prisonniers, déportés, abandonnés, exilés mais en utilisant une tactique pacifiste et non guerrière.

Plus de 100 fois  le mot hébreu Ga’al est employé pour venger, vengeur,

« Le vengeur du sang (Ga’al) fera mourir le meurtrier; quand il le rencontrera, il le tuera. » ;

Mais ga’al est employé aussi pour acheter, racheter, affranchir, délivré…Sauvé même, Ga’al veut dire sauveur aussi :

«  Et le saint d’Israël est ton sauveur (Ga’al) » (Esaïe 41 :14)

Par conséquent, on pourrait dire aussi qu’il est ton vengeur du sang (il est les deux vengeur et sauveur).

Dieu est sauveur même dans sa loi puisqu’il a prévu un droit de rachat ; un esclave peut racheter sa liberté (au moment du jubilé) ; Et Dieu vient racheter, délivrer les prisonniers au jour qu’il a décidé.

Psaume 107 :2 : « qu’ainsi disent les rachetés (Ga’al) de l’Eternel, ceux qu’il a délivrés (Ga’al) de la main de l’ennemi ».

La rédemption : c’est la vengeance de Dieu et cela a toujours été son plat principal, pas un plat qui viendrait remplacer un autre, car trop utilisé.

Donc, cela n’a rien à voir avec cette vengeance définie comme un acte de punition, de représailles envers ceux qui nous ont fait du mal. Car c’est ainsi que beaucoup aiment voir souffrir leurs ennemis ; Et on leur concocte alors un plat de souffrances plus raffiné, plus cruel que celui qu’on nous a fait manger.

Non, Dieu ne se venge pas ainsi.

Je le disais dans mon message précédent sur la haine, Dieu hait en livrant son ennemi au diable, pas pour exterminer son âme, mais pour le sauver en fait ;

Eh bien, c’est la même chose avec la vengeance : la rédemption c’est son plaisir premier. 

Sa vengeance s’exerce en venant reprendre ce qui est à lui : ses enfants ; Et en plus, en les reprenant devant les yeux déroutés de l’ennemi qui en a les bras qui tombent. L’ennemi est décontenancé face à un tel amour et un tel retour des choses ; Lui qui croyait vaincre, dominer assujettir, le voilà dans l’obligation de laisser partir ceux qu’il oppressait et qu’il gardait captif, idolâtre et serviteur.

Alors, il y a bien deux vengeances.

Une vengeance d’un aspect dur, un châtiment, mais c’est un juste retour es choses, puisqu’elle figure dans la loi de Moïse, c’est une punition pour celui qui transgresse ;

Et il y a une autre vengeance, elle, en forme de grâce.

D’ailleurs l’hébreu montre bien dans le texte biblique cette différence avec le mot naquam

Naquam, c’est un des mots hébreux employé pour montrer une vengeance plutôt légaliste Œil pour œil et dent pour dent, et qui se fait dans le sang.

Et je vous l’accorde, cela peut paraitre aussi très contradictoire et cela en a troublé bien des lecteurs en voyant deux vengeances opposées côte à côte : l’une sanglante et l’autre pleine de grâce.

Lisons pour l’exemple :

Esaïe 61 qui est quand même la référence de la grâce dans l’A.T  « Car l'Eternel m'a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux…Pour publier une année de grâce de l'Eternel, Et un jour de vengeance  (Naquam, la loi) de notre Dieu; Pour consoler tous les affligés; »

Pourquoi Dieu utilise-t-il aussi la vengeance naquam (la loi) au milieu de ses affligés qu’il console par la grâce ?

Parce que là aussi, je l’ai expliqué dans un message précédent, celui sur la haine, Dieu est obligé de faire peur, d’effrayer ceux qui commettent des atrocités, ceux qui se vautrent dans la luxure, le vice, le mensonge, jusqu’à même se proclamer saint et juste.

Alors, il utilise la loi mosaïque, c’est-à-dire, qu’il arme son bras pour faire trembler, et pour tuer aussi ;  

Il livre à satan ses ennemis…mais au bout du compte, c’est aussi et surtout pour les sauver.

C’est vrai qu’il peut faire périr l’âme, mais (posons-nous réellement la question) en a-t-il vraiment l’intention ?

Il y a un verset très évocateur, où Jésus dit:

« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps mais qui ne peuvent pas tuer l'âme; craignez plutôt Dieu qui peut faire périr à la fois le corps et l'âme dans l'enfer ». (Matthieu 10:28)

Jésus ici à une intention précise : impressionner, faire éprouver de la crainte et en même temps il réaffirme la puissance du Père : Il n’y a que Dieu seul qui peut faire périr l’âme. Mais deux verbes s’affrontent ici : pouvoir et vouloir. Il le peut, mais le veut-il ?

Un Dieu qui ne serait que vengeur légaliste, le voudrait (faire périr l’âme). Mais la grâce de Dieu s’y oppose.

Naquam est très particulier. D’un côté la vengeance prend des allures cruelles (il exerce une violence exterminatrice envers l’homme) mais d’un autre coté c’est une vengeance rédemptrice puisque Naquam a aussi le sens de consolateur, se repentir, avoir compassion et miséricorde.

Et là, j’entends et je comprends la question qui pointe, parce qu’il y a une contradiction supplémentaire qui se dessine.

Comment Dieu peut-il sauver un peuple excité et déterminé, qui part à la guerre pour détruire et se détruire?

Oui, il va bien sauver Saul le pharisien persécuteur en le projetant au sol et en l’aveuglant… mais les autres qui meurent dans leur combat, ou qui remontent sur leurs chevaux pour finir l’œuvre de destruction qu’ils ont commencé (comme ce quatrième cavalier de l’Apocalypse), comment les sauvera-t-il ?

Tous ceux qui se retrouveront dans l’enfer du séjour des morts, comment fera-t-il pour les sauver ? Et Judas-Iscariote : a-t-il été conçu pour la perdition ?

N’oublions pas que ce jour de vengeance se voit humainement par de nombreuses pertes humaines, mais il y a simultanément une autre vengeance appelant à la rédemption qui, elle, ne se voit pas.

Jésus est mort, certes, mais pendant trois jours, sans qu’on puisse le voir, il est descendu en enfer pour prendre des captifs et les ramener à la vie.

C’est écrit, c’est vrai… mais qui a vu ces captifs revenir à la vie ? Vous en avez-vu, vous ?

Il faut la foi pour accepter et comprendre…  

Dieu aurait pu nous les montrer publiquement, mais où serait la foi de croire en sa rédemption ?

Et puis cette résurrection-là est moins glorieuse que la première résurrection, celle des justes, des saints. Sa justice fait qu’il ne va pas montrer la moins glorieuse en premier.

Alors beaucoup, rejettent le salut des âmes mortes, ils rejettent une autre résurrection, préférant une vengeance beaucoup plus cruelle, plus expéditive.

Je suis frappé par la foi qui règne aujourd’hui, cette foi de croire dans la perdition éternelle des âmes.

Certains même se durcissent le cœur au point d’être insensible au départ de leurs proches encore non-croyants.

D’autres ont trouvé un nouveau rite religieux avec la prière pour les morts, le purgatoire, le baptême pour les morts.

D’autres encore préfèrent une foi aveugle (noyant leur peur dans le déni) et se persuadent que Dieu reconnaîtra les siens.


                                             La foi véritable est rédemptrice :

 

Dieu permet à tous ceux qui se sont endurcis, égarés de revenir vivre une nouvelle expérience de rachat, de rédemption sur cette terre.

C’est ce que la bible nomme la seconde mort.

S’il y a une seconde mort c’est qu’il a une vie possible après la première mort. Il y a une autre vengeance, une autre résurrection que la première résurrection, que la première vengeance.

La vengeance est orientée toujours vers le même ennemi, LA mort.

C’est la mort qui doit être exterminée et non pas LE mort.

D’où aussi cette seconde résurrection faite dans la réincarnation. C’est un pied de nez encore à la mort.

La mort n’a jamais été une victoire, et elle ne le sera jamais.

Paul parle du dernier ennemi qui sera vaincu en parlant d’elle.

Par conséquent la mort n’a jamais été une fin en soi, ni un objectif final. Cela reste un passage.

Jonas, le prophète qui se noie et se retrouve dans le ventre du gros poisson, en enfer, ne finit pas son histoire ici. Il revient trois jours après, à la vie pour la terminer.

Cette réincarnation, donc qui redonne un espoir pour les déchus de la grâce, Jésus l’a incarné aussi.

Jésus apparait réincarné sur le chemin d’Emmaüs marchant et discutant avec deux disciples qui ne le reconnaissent pas. Ils le reconnaîtront, mais bien plus tard et pas sur son apparence physique mais sur la manifestation de son âme.

Car Jésus nous à laisser un modèle unique qui n’est pas visuel, mais qui est son âme.

C’est un indice de taille : l’âme qui meurt et qui ressuscite.

Il existe par-ci par-là quelques témoignages de personnes montrant des signes de réincarnation, et les signes les plus troublants se situent au niveau de la mémoire mais aussi au niveau de l’âme (les mêmes goûts, les mêmes aspirations, le même rapport aux autres ; ou alors ce même sentiment de Jonas, celui de finir ce que l’on n’a pas terminé avant...)

C’est donc uniquement l’âme qui nous révèle ou révèlera le ressuscité.

En nous quittant, Jésus a simplement réaffirmé que notre âme devrait être comme la sienne, pas proche d’elle…non, exactement comme la sienne : une âme sœur.

« Soyez parfait comme votre Père céleste est parfait ».

Il voulait dire : « Ayez la même âme que celle du fils de Dieu ».

Jésus ne montrait pas son corps, quand il disait : « celui qui m’a vu a vu le père » ; il ne parle pas de son apparence physique, il parle de son âme. Voir son âme, c’est voir le Père.

Il n’y a que cette âme-là qui sera rachetée par la première résurrection, la première vengeance, la plus glorieuse.

L’autre âme encore souillée ne disparaitra pas totalement, elle mourra puis viendra revivre telle qu’elle est, dans cet état inachevé, impure, non glorifiée, car il n’y a rien de souillé et d’impur qui ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

L’âme qui pèche mourra… puis elle  repassera au creuset, dans les épreuves brûlantes d’une condition humaine déchue et cela autant de fois qu’il faudra pour que toutes scories soient brûlées.

Par conséquent, achever sa course en Christ c’est tout simplement avoir son âme rachetée, purifiée, achevée.

Alors oui, j’aime toutes les formes de vengeance de Dieu. Elles servent la même cause : celle de la rédemption.

Elles sont justes et tellement appropriées à chacun.

-Quand Notre Sauveur vient nous délivrés de nos ennemis, c’est pour notre rédemption

-Quand il châtie c’est pour notre rédemption,

-quand il fait mourir le corps, c’est pour notre rédemption, aussi.

-Quand il vient en enfer pour ressusciter l’âme, c’est pour notre rédemption

-Quand son esprit nous baptise puis nous adopte comme fils, c’est notre rédemption, nous entrons alors dans notre héritage.

Que le nom de rédemption de notre Seigneur soit béni, parce qu’il n’y a qu’un seul nom par lequel nous sommes sauvés, par lequel nous sommes rachetés.

Je pourrais finir mon message là maintenant en disant Amen, mais une chose importante me retient.

Oui, car certains diront : « Ok d’accord, il y a un enfer sur terre, mais un enfer sur terre, n’est pas un enfer réel, puisqu’il y a une fin, puisqu’il n’est pas éternel.

L’étang de feu ne peut être ce châtiment si clément. La vengeance de Dieu ne peut être si permissive.

S’il en est ainsi, alors continuons à pécher car au bout du compte, après quelques réincarnations nous serons tous sauvés. Alors buvons et jouissons de la vie sans limite car demain nous mourrons et nous recommencerons ».

La réincarnation n’est-ce pas alors une incitation à la débauche ?

Penser ainsi (excusez-moi le ton direct) c’est très puéril.

Je vais prendre un exemple : faire ce que l’on veut de sa vie et de celle de ses proches a-t-elle son équivalent avec le fait de se retrouver infirme, clouer dans un lit plusieurs années, à souffrir le martyr dans un corps épuisé par le combat de longues maladies incurables ;  ou perdre ses facultés comme la vue, ou se retrouver avec une incapacité à communiquer ses pensées, bafouiller en parlant et se voir humilié toute sa vie par des gens qui vous regarderons toujours comme un simple d’esprit, un demeuré et seuls viendront vous aider, quelques-uns qui auront pitié de vous;

Ou encore trouvez-vous vivable le fait de se retrouver dans une famille dont les parents plutôt que d’être protecteur, useront de violence envers vous et que votre seule échappatoire arrivée à l’âge adulte sera la drogue, la prostitution et la délinquance, et pour finir votre vie, vous serez amené à purger des années d’emprisonnement.

Sans oublier tous ces gens qui subissent injustice sur injustice au point où on a l’impression qu’ils ont invoqué les ténèbres sur leur vie tellement les malheurs se succèdent à l’infini.

Ils n’ont pas le temps de reprendre leur souffle qu’un nouvel évènement traumatisant leur tombe dessus. Ils perdent tour à tour leur honneur, leur santé, leur emploi, leur maison, puis les membres de leur famille et pour finir on les exile loin de leur pays natal sans plus rien en poche.

Dire qu’ils ont un mauvais karma, mais c’est un constat bien (bien) doux.

Et dire que le monde est cruel est rien comparé au péché qui l’est plus encore.

Le fruit du péché de vies antérieures se mange encore aujourd’hui et son goût c’est l’amertume, qui comme l’acide brûle lentement (très lentement) notre intérieur.

Dieu ne cherche pas à ce que nous vivions cela, mais il ne cesse de nous mettre en garde des fruits du péché.

Réfléchissons bien sur ce qu’on appelle enfer et paradis, car là aussi le déni est si facile.

L’étendu de « l’étang de feu » est une dimension si subjective. Nous devons réaliser qu’un seul jour en enfer et comme mille ans.  

Quand on aime on ne voit pas le temps passé, mais la souffrance, elle, multiplie les heures, elle allonge indéfiniment les jours.

Vous le savez très bien : tout ce qu’on n’a pas vécu ne peut être évalué objectivement.

Et notre corps, allié à notre esprit et à notre âme peuvent se mettre en accord tous les trois, pour nous amener dans un lieu de morts.

Ils peuvent le jour et la nuit nous tourmenter pendant des années, nous amenant à supplier que la mort vienne adoucir notre existence si insoutenable.

Vous pensez que Dieu ne peut pas nous briser sur cette terre, dans ce corps de chair ?

Il laisse simplement agir le péché.

Ou vous vous sentez plus fort que Job ?

Alors s’il en est ainsi, votre prétention vous a complètement aveuglé.

Ce n’est pas seulement vous faire peur que de vous le dire, c’est surtout avoir de l’amour et de la compassion. L’apôtre Jacques le disait aussi en son temps « si quelqu'un parmi vous s'est égaré loin de la vérité, et qu'un autre l'y ramène, celui qui ramènera un pécheur de la voie où il s'était égaré sauvera une âme de la mort et couvrira une multitude de péchés. ».

Nous devons c’est vrai racheter le temps, mais dans le concret n’est-ce pas essayer de réduire le temps de peine de ceux qui s’endurcissent en leur faisant prendre conscience que Dieu ne cesse de les appeler à la repentance.

Dieu ne cesse d’utiliser sa main qui gracie, beaucoup plus que sa main qui châtie. Mais sachez que quoi qu’il fasse, il le fera toujours dans un seul but : la rédemption de votre âme, c’est sa plus grande vengeance et c’est sa première intention.

Amen

dimanche 8 novembre 2020

LES 4 CAVALIERS DE L’APOCALYPSE ou LA COURSE EN CHRIST

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Par Eric Ruiz

 

Je commencerais par une citation : « Devient français mais ne le soit jamais ».

La mère de Jean-Pierre Chevènement parlait à son fils de cette manière-là ; son fils qui deviendra dans les années 80-90  4 fois ministres ; il a couru 4 fois sous les couleurs d’une même écurie politique (devenant tour à tour ministre de l’intérieur, ministre de la défense, de l’éducation nationale, et de la recherche et de l’industrie) et là, la question de sa mère pose la grande question de l’identité: comment doit-elle se faire cette nationalité française, par une simple assimilation automatique ou par un apprentissage ?

Vaste débat très actuel ; mais ici l’identité française me fait penser à une autre identité, à celle du croyant. 

Lui aussi doit-il devenir de plus en plus saint? A lui aussi doit-on lui dire « devient saint mais ne le soit jamais » ?

 

Moi je dirai plutôt l’inverse : « Soit Christ mais le devient jamais ! ».

Parce qu’on n’a pas à assimiler une culture, on n’a pas à ressembler à une personne. On n’a pas à apprendre à ressembler à un modèle.

 

Avec Christ en soi on devient instantanément ce modèle.

Notre âme est changée ; C’est un fait présent et pas en devenir. Ce qui est en devenir c’est notre héritage. Nous héritons d’une couronne de gloire seulement par notre persévérance en Christ.

L’apôtre Paul parle d’une course. Et dans n’importe quelle course, il y a un départ et une arrivée.

« je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. »(Philippiens 3 :14) ; et le verset qui suit nous indique l’âme du coureur : « Nous tous donc qui sommes parfaits, ayons cette même pensée; ».

Le coureur est déjà parfait en Christ au moment de prendre part à la course.

Le coureur au départ de la course est parfait, il a reçu l’onction de repentance qui l’a fait naitre d’eau ; et il doit rester dans cette même perfection jusqu’à l’arrivée.

La religion elle, nous dit l’inverse : elle affirme que le coureur de l’arrivée est différent du coureur du départ : de coureur imparfait, il parviendra à la perfection. Il deviendra au fur et à mesure semblable à Christ.

La sainteté serait progressive et demanderait un long chemin d’apprentissage.

Mais quelle erreur, quel aveuglement de croire cela !

Nous ne pouvons pas, par nous-mêmes nous amender.

Croire que ce sont nos efforts qui nous font changer est un leurre, pire une autodestruction.

Les efforts sont néanmoins utiles c’est vrai, mais ils n’ont pas le même but. Nos efforts servent à s’abstenir du mal et à préserver précieusement notre cœur de toute souillure.

Mais en premier : Nous devons naître d’eau puis d’esprit. Renaitre en Christ c’est prendre un nouveau départ.

C’est donc une course ou tous croyants, possèdent les mêmes chances au départ. Mais voilà, dans quelle terre ont-t-ils reçu leur semence ? Que va-t-elle produire ?

Cette course, en fait, ressemble exactement point par point, sceau par sceau devrais-je dire, à celle des 4 cavaliers de l’Apocalypse.

 

C’est l’agneau qui donne le départ. Apocalypse chapitre 6 : «  l’agneau ouvrit un des 7sceaux ».  

 

Qui est cet agneau ?

Celui qui ôte le péché du monde ;

Et ce départ réveille tout le monde sur l’urgence de la préparation, cette urgence d’ôter son péché, de s’en séparer.

« j'entendis l'un des quatre êtres vivants qui disait comme d'une voix de tonnerre: Viens ».

 Le tonnerre c’est l’appel de Dieu, qui nous appelle à le rejoindre et qui résonne en nous comme un bruit de tonnerre.

Bizarrement  la description de la vision de Jean, n’est pas sur celui qui est réellement en Christ.

C’est un autre personnage qui frappe le regard, un tout autre concurrent ; Paul nous avait prévenu de ce concurrent : «  Prenez garde aux chiens, prenez garde aux mauvais ouvriers, prenez garde aux faux circoncis »

-Celui qui est reconnaissable au départ est celui qui veut ressembler à Christ.

Le sceau est un acte d’authenticité et là, il sert à authentifier le mal.

Le premier sceau est ouvert, et déjà, le voilà ce cavalier, il part, il court plus vite que les autres, il ne court pas en habit blanc, il galope chevauchant un cheval blanc, c’est toute autre chose. Il court à la sainteté. Il est muni d’un arc, il part au combat avec sa religion, son idéologie, ses dogmes. 

Sa couronne montre déjà qu’il s’est autoproclamé victorieux. « il part en vainqueur ».

Il n’a pas encore franchi la ligne d’arrivée que déjà il lève les bras ; il s’est octroyé la couronne de victoire. « J’ai la vie Eternelle, je suis sauvé, je suis le bien-aimé du Seigneur ! » ;

Quel orgueil ! Il se dit victorieux parce qu’il a l’apparence de la sainteté, il a été appelé, mais en a-t-il déjà les récompenses ?

 

-Et comme soudainement, un autre sceau est brisé, un autre mal se révèle dans son authenticité ; un autre concurrent le double, plus fort que lui, il chevauche un cheval rouge, un cheval ayant la couleur du feu nous dit aussi le texte d’origine grec. (En fait, c’est la deuxième phase de celui qui se croit vainqueur et supérieur, sa monture change de couleur, il court montrer ses actes qui suivent son cœur ; un cœur qui s’élève de plus en plus). Le vieux levain, l’orgueil s’accumule et travaille son âme. Ce cavalier sacrifie une chose essentielle de l’esprit-Saint, la clé du royaume donnée à Pierre : la paix.

« Il a le pouvoir d’enlever la paix sur la terre ».

Il a une grande épée pour cela, pour briser ce fruit du croyant si précieux.

Résultat : c’est la guerre, le feu ; il ferme l’accès au royaume, il a la clé qui ferme cette porte, je l’répète, c’est celle de la guerre.

La vision de Jean ne fait aucun doute : «  les hommes s’égorgent les uns les autres ».

Ce cavalier rouge énerve, il monte les croyants les uns contre les autres.

Sa doctrine divise, sépare, crée de la haine et de la vengeance. Elle montre et accuse l’ennemi de la foi, qu’il faut combattre : satan est investi dans des complots, des sociétés secrètes, des religions diaboliques.

Alors, les guerres de religions qui se succèdent sont impressionnantes, mais elles n’en sont qu’un aperçu général, tout comme les multiples chasses aux sorcières ;

Parce que dans le particulier, dans l’âme de ce croyant qui chevauche un cheval rouge, tout est divisé et il ne pense plus qu’à une seule chose (trouver le ou les coupables) :

sa paix a été brisée par un ennemi. 

Il est d’autant plus agressif et violent qu’il se croit attaqué. Il est alors intraitable vis-à-vis du pécheur qu’il croit avoir identifié (c’est le juif qui a crucifié Christ, c’est le musulman qui a tué des chrétiens, c’est le pape qui a béni des canons, c’est le franc-maçon qui complote contre l’économie, bref, c’est toujours le croyant qui ne pense pas comme lui, celui qu’il voit dominer sur les autres.

Il le désigne du doigt : c’est l’ennemi à vaincre, séparons-nous de lui ! Le diable a choisi son fils ! (mais en fait, n’est-pas pas lui l’ennemi, lui, l’accusateur des frères ?)

 

-Au troisième sceau, le cheval de tête devient noir.

Son cheval a encore changé de couleur. Et là, la couleur des ténèbres est évidente. La lumière est attaquée. La lumière c’est la justice de Dieu. Le cavalier tient une balance de justice dans les mains et il remet en cause la justice de Dieu : 

«  Une mesure de blé pour un denier, et trois mesures d'orge pour un denier ».

La valeur du sacrifice n’est plus la même, elle ne vaut plus grand-chose  (un denier, un franc, un euro) et surtout elle est marchandée.

Les œuvres de sanctification sont méprisées pire elles sont imitées, pratiquées comme des traditions, des rituels.

On fait croire que le vrai sacrifice est là…  Et pour la première fois, un autre coureur peut être atteint par ce faux renoncement : un coureur en Christ. «  Mais ne fais point de mal à l'huile et au vin. »

Cet ordre retentit du milieu des 4 êtres vivants (au milieu de celui (le disciple) qui est fidèle et véritable et qui crie à l’injustice dans son cœur, car l’huile c’est la fidélité et le vin c’est la vérité).

Fidélité et vérité doivent être épargnées de ce fléau.

Ceux qui ont cette huile et qui boivent ce vin doivent se protéger car ils vont certes s’en tiédirent un moment mais, en veillant ils ne changeront pas de couleur pour devenir rouge et puis noir.

L’odeur insupportable de l’injustice les réveillera ; le mensonge et l’infidélité les feront fuir ou leur fera s’éloigner de l’influence de ce cavalier,

A quel moment ?

Quand ils boiront des boissons amères (de fausses paroles) et lorsqu’ils feront des compromis (auront des relations infidèles).

-Nous arrivons à la fin de la course, au moment où l’on va procéder aux récompenses.

L’agneau ouvre le quatrième sceau, qui nous montre, alors un cheval devenu pâle, verdâtre.

Serait-il malade ? Pire, serait-il en train de mourir ?

Nous voyons que non seulement il se meurt mais en plus il sème la mort autour de lui, l’enfer l’accompagne.

Ils ont ( le cavalier et l’enfer) « le pouvoir de tuer par l’épée, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre ».

Le cavalier à la fin de sa course montre par ses œuvres, qui il est vraiment.

Oui, il est antichrist à 100%. C’est le même personnage, le destructeur des 70 semaines de Daniel.

Il se sent condamner, il se sent très malade, sur le point de tout perdre… Mais effrayé, il ne veut pas périr seul. Il a fait un pacte avec la mort, car il veut que ceux qui l’ont suivi tombent avec lui.

Ce temps à vivre, c’est l’enfer là, sur la terre où il vit.

La fin de la course est le pire des moments à vivre pour ce cavalier verdâtre et pour ceux qui l’idolâtre.

Alors l’enfer et « les antichrist » dévoilent leurs intentions : ils vont tuer les uns par le crime, d’autres par la perte de leur emploi, rendu incapables de subvenir à leurs besoins ; pour d’autres ils vont les pousser au désespoir, au suicide, et enfin au meurtre par les « bêtes sauvages de la terre »

Qu’est-ce que c’est : « les bêtes sauvages de la terre » ?

Ici, ce ne sont pas des animaux en tant que tel, c’est l’homme animal féroce qui agit comme un chien enragé.

Paul parle de ces mêmes animaux avec le même terme employé ici en grec: « thérion » ; «  Crétois toujours menteurs, méchantes bêtes (« thérion »). Voilà comment Paul traite certains hommes : de méchantes bêtes.

Le sens ici est dirigé vers des êtres qui agissent comme des animaux féroces, n’épargnant aucune vie. Ce sont des religieux fanatiques prêts à tout pour exterminer l’autre. Nous reconnaissons ce cri aujourd’hui, c’est le cri de la guerre sainte. Tuer au nom d’un Dieu, le djihâd.

Voilà l’arrivée du cavalier qui a voulu croître par lui-même, devenir saint par ses propres forces, pratiquer sa religion plutôt que d’être Christ.

Il s’est endurci et ses œuvres lui ont fait changer de couleur passant du rouge au noir puis pour finir à la pâleur de la mort.

Il s’est condamné lui-même, et il entraine avec lui la mort ; Et son jugement va arriver non pas avec le cinquième sceau, mais avec le sixième sceau : « les étoiles du ciel tombant sur la terre ». Les étoiles sont ce qu’annonce la suite du sixième sceau : « les Rois de la terre, les Princes, les riches, les capitaines, les puissants, tout esclave, et tout [homme] libre »…

 « tout homme libre » c’est-à-dire : tout homme fier de n’être lié à aucun dieu

Bien sûr il se croit libre parce qu’il n’a aucune puissance supérieure puisque c’est son image sa puissance, c’est lui son dieu ou l’image qu’il s’est fait de lui-même.

Vous voyez, l’agneau ouvre les sceaux pour identifier clairement les êtres impurs qui manifestent le mal.

Ils courent tous à la sainteté en montrant progressivement de qui ils tiennent leur pouvoir.  Ils passent par 4 étapes de plus en plus sombres.

4 étapes, car les trois sceaux qui restent ne font pas partis de la course.

A l’arrivée, le jugement est déjà prononcé. La course ne devait durer que pendant ce temps des 4 sceaux. Et oui l’arrivée se fait pour tout le monde dans un temps de tribulation extrême, une grande fournaise ; Un temps où l’on parle au quotidien de la mort. Il ne se passe pas une journée où ce sujet ne revient pas. On donne des chiffres, des statistiques sur le nombre de morts.  La mort devient l’obsession numéro 1, puisque l’apôtre Jean dit : qu’un quart de la terre va périr au quatrième sceau, c’est la statistique que voit Jean dans sa vision.

« Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes ».

Alors juste une aparté sur le mot « terre ». On ne parle pas forcément de la planète terre, cela peut-être aussi le sol, le lieu, un territoire défini. Le mot grec « Ge »[gay] a tous ces sens-là. Donc les hommes qui périssent sont établis sur le quart du territoire, là où se situe ce cavalier. Cette distinction est essentielle pour bien comprendre que l’antichrist n’est pas forcément celui qui gouverne la planète, mais celui qui domine déjà sur un petit territoire, une petite assemblée.

De la même façon, cette course, ce n’est pas que pour la génération 2020, tout le monde va y participer, et déjà nombreux sont ceux qui l’ont déjà fini (à titre d’exemple : ceux de 1939-1945 ou de 1914-1918 et bien avant aussi)

Et puis, il y a les cavaliers qui vont arriver avec un cheval bizarre, alors qu’ils étaient bien parti, en Christ mais qui n’ont pas persévéré.  Ils sont jugés par le cinquième sceau.

Ce sont des croyants bien réveillés au départ mais qui se sont vite fatigués.

Ils sont devenus tièdes jusqu’au moment de franchir la ligne d’arrivée ; Ils ont fini leur course éreintés, détruits puisque leur sacrifice les feront passer à la vie éternelle, mais comme au travers du feu.

Mais patientant sous l’autel, l’autel des sacrifices, Dieu essuiera leurs larmes, les consolera en leur donnant un habit blanc et des palmes à la main.

Pourquoi a-t-on seulement 4 cavaliers ; 4 sceaux ?

Eh bien parce que 4 c’est le chiffre de l’accomplissement terrestre. Cette course vers la gloire se fait sur terre uniquement. Elle s’accomplit, se termine définitivement pour chacun à la fin du 4ème sceau.

Ces 4 cavaliers n’ont pas arrêté de chevaucher tout au long des âges des temples comme ceux des églises. L’agneau n’a jamais attendu les temps modernes pour ouvrir les sceaux, c’est le Dieu de l’Alpha et de l’Oméga le Dieu du début et de la fin ( je le répète sa vision englobe l’humanité, pas un groupe particulier).

Et puis, quand Dieu ouvre les sceaux,  il identifie clairement le mal.

Ce mal qui grandit quatre fois par l’endurcissement du cavalier, pour montrer chaque étape qu’il a franchie.

Chaque sceau, c’est une étape, un endurcissement qui a pour conséquence une plaie supérieure.

-Le premier sceau est annoncé par le premier être vivant : l’Honneur. Sa voix gronde comme un tonnerre, car c’est l’honneur de la parole qui est touché par ce cavalier blanc trompeur et idolâtre.

-Le deuxième sceau est annoncé par le deuxième être vivant : la communion fraternelle. C’est elle qui est malmenée violentée et au final brisée par ce cavalier rouge, qui a le sang de ses frères sur les mains.

-Le troisième sceau est annoncé par le troisième être vivant : c’est le sacrifice qui est attaqué. Le pain et le vin est pris par ce cavalier en bafouant la justice de Dieu, en changeant sa loi.

Et enfin, le quatrième sceau est annoncé par le quatrième être vivant : ce sont les prières qui ne hurlent plus pour le salut des gens mais qui hurlent pour que le malheur, pour que l’enfer tombe sur leurs ennemis.

Les prières sont devenues des incantations sanglantes et meurtrières.

Jésus, comme Esaïe l’annonçaient.

« Ce peuple m'honore des lèvres, Mais son cœur est éloigné de moi » (le cœur médite le mal pendant que la bouche exulte en phrases de louange).

Ce cavalier pâle existe bien… et le pire c’est un soi-disant croyant.

Dieu ne fait-il rien pour l’avertir de sa folie, alors ?

Si, il use et abuse de signes en tout point ; il va même par l’attaquer pour l’amener à terre et lui faire abandonner sa monture (c’est-à-dire ses projets).

Eh oui, ce n’est pas une lubie, il n’en est pas question ici dans Apocalypse 6, mais un cavalier peut-être désarçonné.

Saul qui deviendra plus tard, l’apôtre Paul, devait chevaucher au moins un cheval blanc (je pencherai plus pour le cheval rouge, la couleur feu, vu qu’il voyait les disciples de Christ comme des adversaires de Dieu, des satan et qu’il se réjouissait de leur exécutions).

Saul, n’a-t-il pas a été désarçonner par Dieu, lui aussi ?

Perdant la vue, sur le chemin de Damas, c’est une fois au sol, et trois jours plus tard qu’il a réalisé qu’il devait changer de monture.

Le sceau est un signe nous dit Paul dans Romains 4 :11 c’est la circoncision. Et ici (avec les 4 cavaliers) Dieu nous montre le sceau des incirconcis.

 Le croyant véritable, lui, le circoncis de cœur ne voit pas sa course comme une élection déjà prévue à l’avance (il ne se voit pas couronné et intouchable). Il court comme s’il n’était pas encore parfait bien qu’il le soit déjà en Christ.

Paul le dit, (lui le désarçonné) : « Ce n'est pas que j'aie déjà remporté le prix, ou que j'aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j'ai été saisi par Jésus-Christ ».

Nous devons toujours (d’autant plus que nous avons été oints, saisi par Christ) avoir ce vêtement d’humilité qui nous caractérise et veiller à ne pas chevaucher un cheval blanc, ou rouge ou pire, mais plutôt… un âne pour gagner la course.

Pourquoi un âne ?

Un âne va beaucoup moins vite qu’un cheval.

Oui, mais notre course est-elle une course de vitesse ou une course d’endurance ?

Ceux qui veulent être saints par eux-mêmes sont persuadés que c’est une course de vitesse. Une course à la richesse, à la connaissance et à la gloire (c’est le sens du 666). Il faut être le premier, pour inspirer les autres à nous suivre.

Les autres, ceux qui ont les yeux sur l’onction n’ont pas cette envie de gloire. Ils font comme Jésus de Nazareth, ils entrent dans Jérusalem sur le dos d’un âne, ils privilégient la condition humble et soumise de leur course. Ils progressent pas à pas et change d’allure en fonction de ce que le Saint-Esprit leur inspire.

C’est pourquoi, leur couronne est plutôt une couronne d’épine, de sacrifice qu’une couronne de roi et de vainqueur.

« j'ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ, ».

Les richesses de ce monde sont pour ceux qui les regardent comme de la boue, car la convoitise n’est pas la balance du juste.

Nous, qui aimons Christ, nous ne devons pas avoir cette balance de justice dans les mains comme celle du cavalier au cheval rouge feu.

Paul prie Dieu dans l’humilité, celle : « d'être trouvé en lui, non avec ma justice, celle qui vient de la loi, mais avec celle qui s'obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi ».

La foi ici elle se diffère de la tradition, elle se diffère des interprétations communément admises comme vérité. Elle va à contre-courant. Elle nous fait arriver bien loin après les autres. Eh oui nous arrivons les derniers de la course. Mais les derniers ne seront-ils pas les premiers au final ?

Alors soyons ces derniers arrivants, comme ces derniers ouvriers de la onzième heure qui ont gagné la course en Christ.

Amen