dimanche 15 octobre 2017

QUE MA VOLONTÉ SOIT FAITE !

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Par Eric Ruiz

Non, je n’ai pas fait d’erreur dans mon titre.
Vous vous attendiez plutôt à :

« Seigneur que ta volonté soit faite ! »

Cette prière inspirée du « notre Père », je pense, est celle que doit recevoir notre Seigneur le plus souvent. Mais est-t-elle vraiment perçue par lui, ainsi ?
En d’autres mots :
Le cœur est-il en adéquation avec la bouche?
Je pense que bien souvent cette prière est annoncée avec l’intention suivante :

« Seigneur exauce ma prière ! Que MA volonté soit faite ! »

Nous savons que nous devons prier selon la volonté de notre Père pour être exaucé. Mais dans quel sens doit-on prier ?

« Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. » Philippiens 4:6

Cette prière de faire connaître nos besoins devrait être faite (comme elle l’indique) dans la paix et la confiance. Or elle montre curieusement le plus souvent une inquiétude, une préoccupation à la base.
C’est donc l’anxiété qui devient le mobile pour établir une liste de requêtes, de vœux, de réclamations mêmes.
"Seigneur, j’ai besoin d’une voiture, Seigneur j’ai besoin d’un travail, d’une compagne, d’une maison, d’argent, d’amour, d’une guérison, ...etc"
Cette liste de besoins figure-t-elle dans la volonté du Seigneur ?
Pas forcément.
J’ai un ami qui me disait il n’y a pas si longtemps, "je me sens un peu coupable dans les prières que je fais à Dieu, car je n’ai pas envie de prier autre chose que : ta volonté soit faite !"

Ce frère en Christ est-il réfractaire à l’effort, ou peu inspiré ou a-t ’il tout simplement tort de prier ainsi?

Je pense qu’il n’a rien de tout cela et qu’il est sans doute plus dans la vérité, que ceux qui manifestent des listes de prières à n’en plus finir. Prier pour ses besoins de la sorte dévoilent plutôt un profond manque de foi.

Je pense que paradoxalement, plus notre prière est précise, qu’elle est détaillée et orientée, eh bien plus elle montre un manque de foi et d’abandon dans le Seigneur.

Aller, analysons la chose :
Notre prière ne ressemble-t-elle pas alors à un ordre que l’on donne à Dieu? Un commandement qui le mettrait même en face de sa parole, confronté à elle ?
Une sorte d’obligation et de devoir de sa part, pouvant même le faire menteur en cas d’absence de réponse?
Par exemple :
«  Tu as dit dans ta Parole que le juste ne manquerai de rien, alors Seigneur merci de pourvoir à mon besoin d’argent ».

Qui n’a jamais formulé ou entendu dire cette sorte de prière ?
En apparence une belle prière de foi, en apparence seulement, mais en profondeur cela ressemble plutôt à un commandement humain, un rappel à l’ordre, un ultimatum, bref un manque total d’amour, de confiance et de foi bien-sûr dans notre Seigneur.
Dieu n’a pas d’ordre à recevoir de quiconque.
Le vase n’a pas d’ordre à donner à son Potier.
Et pourtant combien de croyants semblent réclamer leur droit absolu à la bénédiction divine. 
Leur requête semble insinuer la chose suivante : « Comme je me suis sacrifié pour toi, j’ai logiquement et selon les Écritures, droit à recevoir une pluie abondante de bienfaits ».

Cela révèle une grande confusion :
A ce moment-là on confond deux sortes de foi :
La foi dans sa propre prière et la foi en Dieu.

Lorsqu’on a foi dans sa prière on manifeste la foi en soi. On augmente son estime de soi, puisqu’on s’estime apte, saint, justifié;
Dans les faits :
premièrement, on croit que sa requête est inspirée puis dans un deuxième temps on s’interdit de douter. On chasse toutes pensées de doute, les assimilant à des pensées démoniaques (alors que c’est la chair qui ne fait que s’exprimer ici ). Et troisièmement on confesse des paroles de remerciements, de louange comme si notre requête était déjà là, présente, sous nos yeux et bien réelle.
Et là on s’appuie sur le verset très connu et très utilisé d’Hébreux 11:1

« La foi est une ferme assurance des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu'on ne voit pas. »

Mais voilà le mensonge est tellement proche de la vérité que beaucoup s’y laisse séduire. Et cela d’autant plus facilement, que notre chair avec ses désirs hurlent sans cesse ses besoins.
Le verset d’Hébreux 11 s’adresse à des croyants régénérés et pas à des croyants charnels. 
La preuve : Paul s’appuie sur les exemples de la foi d’Abel, louant son sacrifice, de la foi d’Enoch pour son enlèvement, de la foi de Noé saisie d’une crainte respectueuse, ou celle encore d’Abraham qui partit sans savoir où il allait.
En donnant tous ces exemples et bien d’autres, Paul insiste sur une foi possédant une confiance aveugle, déterminée, prête à tout et allant même jusqu’à subir des sévices terribles, des tortures menant à la mort, pour servir leur Seigneur. Là aussi le sacrifice est lié complètement à la foi

Alors comment ne pas concevoir la foi différemment d’une simple requête?
La demande et la confession de foi prend alors une toute autre tournure.
Revenons au deux sortes de foi :

·             Dans le premier cas (celui des croyants charnels) le croyant visualise sa requête.
Par exemple : il voit la voiture qu’il a demandée au Seigneur et il a une ferme assurance d’obtenir la voiture qu’il espère ; il en parle à tout le monde et il se voit même la conduire ; l’image de lui assis derrière le volant est de plus en plus nette.
C’est de la pensée positive, très en vogue avec le New-âge.
Cette prière pourra s’exaucée néanmoins, mais à travers des lois spirituelles.
Rien ne dit que le Seigneur est derrière cela. Le résultat, c’est souvent même une bénédiction humaine et non une bénédiction divine.
·             Dans le deuxième cas, le croyant s’attend sans rien voir, à l’intervention de Dieu, il s’attend à l’inattendu, à l’imprévu.
Connaissant justement les voies insondables du Seigneur, il se force même à ne rien imaginer, car la réponse qu’il va obtenir le surprendra bien souvent. Il sera surpris du résultat, du moment, de la manière et de la tournure que prendra son exaucement.
Sa foi ne s’attachera pas à l’objet mais au sujet, c’est-à-dire non pas à ce qu’il a demandé, mais à la fidélité de Dieu et à sa justification.
Dieu répondra favorablement quoiqu’il arrive et dans tous les cas.

Prenons l’exemple de l’apôtre Paul dans ses nombreux voyages, demandait-il qu’on prie pour que Dieu ou que ses anges le garde?
Priait-il pour sa sécurité ? Pour que tout se passe dans le calme et la sérénité ? Priait-il pour qu’il puisse avoir de nombreuses guérisons et une multitude de miracles ?
Tout cela il faut le reconnaître fait partie des incontournables prières « des saints » d’aujourd’hui, mais pas du tout des prières de nos pères dans la foi.

Au chapitre 16 verset 6 des Actes on remarque bizarrement que Paul est même empêché par le Saint-Esprit d’annoncer l’Evangile en Asie. Et c’est par une vision qu’il se dirigera ailleurs.
Nous n’avons pas ici de démons qui s’opposent à lui, mais le Saint-Esprit.
Concrètement, comment le Saint-Esprit pouvait-il s’opposer à lui?
En lui mettant des embûches, des épreuves, des pièges, en laissant ses ennemis l’attaquer et le persécuter.
Paul devait sans doute prier : « Père que ta volonté soit faite », c’est tout.
Pourquoi ?
Car il savait que de Jérusalem à Rome son chemin serait tortueux, semé d’embûches, de problèmes en tous genres et de changements de dernières minutes. Mais il savait qu’il se rendrait dans tous les cas à Rome.
Dans quel état ?
Par quels moyens ?
Dans combien de temps ?
Ces questions étaient pour lui hors de sens, ce n’était pas son souci.
Il remettait constamment son sort entre les mains du Seigneur qui décidait de ses déplacements comme de ses combats, de ses souffrances et de ses victoires.

Paul devait en fait prier dans le sens de recevoir de la force et du courage, pour mener à bien sa mission, un point c’est tout.

Cette indice nous l’avons notamment au chapitre 23 des Actes verset 11, puisqu’après que des soldats l’eurent emmené dans une forteresse pour qu’il ne se fasse pas lyncher par une foule en colère contre lui, on peut lire que la nuit suivante, le Seigneur apparu à Paul pour lui dire de prendre courage parce qu’il devait rendre le même témoignage à Rome que celui qu’il a rendu à Jérusalem.
Donc Paul qui avait dû prier pour être fortifié dans l’épreuve, fut sans doute étonné par la réponse du Seigneur, lorsqu’un ange apparu dans le ciel pour le fortifier de cette manière.

Autre exemple: Lorsque Paul écrit à l’Eglise de Colosse, nous apprenons qu’il est en prison. A quel moment fait-il la demande aux Colossiens de prier pour sa libération ?

Il terminera juste sa lettre par "souvenez-vous de mes liens", pas dans le but de se faire plaindre où d’attirer sur lui l’attendrissement général, mais pour les exhorter à la piété ; et il leur demandera de prier plutôt pour l’opportunité qu’il a d’être en prison. Priez pour moi Colossiens, mais pas pour qu’une porte s’ouvre vers l’extérieur, mais dans le sens qu’une porte s’ouvre pour annoncer le mystère de Christ.

Donc soyons zélés, Paul ne peut pas prier contre ce qu’il enseigne.
Il adore le Père en Esprit et en vérité.
Quand il exhorte les Romains en leur disant de faire mourir les actions du corps et de la chair, ou lorsqu’il leur conjure de ne pas vivre sous un esprit de servitude et de crainte, il veut leur faire remarquez que leurs prières comme leurs actions sont bien différentes de ce qu’il croit, lui.
Que croit-il, lui, justement ?
« Tous ceux qui sont conduits par l’esprit de Dieu sont fils de Dieu…car vous avez reçu un esprit d’adoption.. » (Romains 8 :14). Cà c’est s’est ce que croit et manifeste Paul: un esprit d’adoption conduit par l’Esprit de Dieu.

On ne devrait pas prier selon notre volonté, mais faire comme Jésus qui voulut nous enseigner que la chair refuse de prendre la dernière coupe ; la chair refuse la souffrance, elle rejette la coupe de la souffrance.

« Père, si tu voulais éloigner de moi cette coupe ! Toutefois, que ma volonté ne se fasse pas, mais la tienne. »

Contrairement à nos désirs et à notre envie de confort, nous devons nous attendre à souffrir, et à endurer des épreuves pour le Seigneur. Et nous ne devons pas prier pour qu’il aplanisse notre chemin et y enlève les obstacles. Sinon, c’est notre couronne que nous jetons à terre, cette couronne de vie ou de gloire qui s’obtient dans la persévérance et dans la persécution.

Un disciple prie dans le sens de la justice et sa prière devrait s’orienter très souvent vers cette réponse que Jésus faisait aux religieux.

« Je ne fais rien de moi-même...parce que je ne cherche pas ma volonté mais la volonté de celui qui m'a envoyé. »

La réponse de Jésus, c’est vrai, est vague, peu précise et elle ne renseigne pas sur les choses à faire dans l’immédiat. Elle témoigne uniquement d’une dépendance totale.
Elle est très déstabilisante, reconnaissons-le pour un croyant tiède qui aime être rassuré sur son avenir et sur ce qu’il doit faire là maintenant, en tous les cas pour agir au plus vite.

Nous savons tous, nous croyants, que c’est dans la faiblesse que nous sommes rendus fort. « L’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il convient de demander dans nos prières » (Romains 8 :26)
Laissons le Seigneur s’exprimer à travers nous, même par des soupirs inexprimables, c’est lui qui sonde les cœurs et c’est lui qui nous parle.

Alors prions :
« Seigneur! Que ta volonté soit faite et non la mienne ! Et n’éloigne de moi aucune coupe de souffrance et de sacrifice, car je sais qu’avec toi je peux tout supporter ! »

Cependant, il ne faut pas s’illusionner et se voiler la face, mais le constat est là : malgré l’envie et leur désir sincère, beaucoup ne parviennent pas à faire la volonté de Dieu, pourquoi?

Eh bien il leur manque une étape ; et cette étape c’est d’être comme l’agneau, comme cet animal de sacrifice.
Alors offrons nos corps en sacrifice comme une offrande, comme Jésus a été l'agneau immolé.
Paul nous montre par sa vie, que son but n’était pas d’échapper à ses agresseurs, ou de fuir le mal, mais d’attacher sur l’autel des sacrifices, la partie de sa chair qui refusait de mourir en lui et de l’attacher avec des liens d’amour (car ces liens sont placés par amour pour notre Dieu en premier).
Si nous avons la même intention que Paul, Dieu nous aidera alors à sacrifier sur l’autel ce qui est trop longtemps resté accroché à nous.

Des exemples de chair à brûler ?
Ce sont des parties de nous que nous que nous avons chéri, à force dans être l'esclave.
Ce sont des paroles de médisances, de la calomnie, des paroles de jugement contre des proches ou contre les gens du monde, une grande émotivité qui passe avant la paix intérieure, s’enflammer pour tout et pour rien, prendre une place qui n’est pas la sienne, parler hors contexte de ses anciens péchés, contester sans cesse les conseils, se placer en donneur de leçons, être moralisateur à souhait, se vanter d’œuvres que l’on fait pour Dieu, se rabaisser au contraire constamment, s’en vouloir et se placer toujours en victime lors d’un échec, se sentir incapable, inutile et le confesser, avoir des pensées obsédantes, se sentir fatigué et lassé de tout…etc.

Ces démons doivent être chassés, confessées et consumées, il est temps ensuite de nous éloigner de l’autel et de ne plus regarder ni de ne plus parler de ce qui a été brûlé, sacrifié et abandonné au Seigneur et cela pendant un certain temps, le temps que la purification totale puisse être faite (il y a un nombre de jours nécessaire à accomplir, je le redis)

Par conséquent, offrir cette part douloureuse car aimante, de notre chair comme un sacrifice : c’est l’offrande suprême qui nous permettra réellement de prier : « Père que ta volonté soit faite » sans regarder en arrière et sans regretter ce qui a été mis sur l’autel. Cette ferme décision nous débarrassera profondément du vieil homme, de cette vielle nature qui refuse de faire la volonté de Dieu.

Amen

dimanche 8 octobre 2017

ATTENTION… C’EST LUI LE DIABLE !

193

Par Eric Ruiz

Autrefois lorsqu’un danger arrivait dans nos campagnes, on criait : Aux loups !
Maintenant  le danger est virtuel et on crie au diable !

Concrètement : Il existe un nombre impressionnant de vidéos, de blogs ou de messages dénonçant des hommes ou des femmes impies sur le net.
Les commentaires aussi, dans les forums, les vidéos, les réseaux sociaux (Facebook, Twitter) témoignent que beaucoup sortent l’épée pour attaquer l’ennemi.
Il y a donc une guerre orchestrée avec des mots et des images qui cherchent à nuire.
On identifie, puis on nomme la personne visée et pour finir on la diabolise.
On en fait un portrait-robot ; on fait la liste de ses crimes, comme si on la recherchait pour la mettre à mort. 
Et la mise à prix c’est le nombre d’approbation attendus (smiley, pouces levés, les amen, les nombres de vues…).
Des chrétiens, ne mâchons pas nos mots, sont devenus eux-aussi de véritables chasseurs de têtes. 
Tout le monde est visé : les chefs d’Etats, les rois, les reines, les princes, les grands de ce monde, mais aussi l'Eglise apostât dans son ensemble toutes dénominations confondues, avec l’ensemble du clergé : les papes en tête, puis les pasteurs véreux, avec les prédicateurs séducteurs ou avec les prophètes trompeurs.

Cette guerre est-elle inspirée?
Est-ce le bon combat pour la vérité ?

Est-ce cela que Jésus voulait dire dans ces mots ?... qu’il avait encore beaucoup de choses à nous dire, mais que nous ne pouvions pas les supporter maintenant ? Mais quand le consolateur sera venu, l'Esprit de vérité, il nous conduira dans toute la vérité; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu, et il nous annoncera les choses à venir ?

C’est un autre contexte, mais voilà ce que le Saint-Esprit, l’esprit de vérité m'inspire face à tout ça :

Si ton frère a péché reprends-le !
Oui, reprends-le, mais reprend-le avec douceur, toi et lui seul. Car c'est entre toi et lui seul que les choses doivent d'abord se faire et se régler. 
Si tu accuses publiquement des hommes ou des femmes de pécher, eh bien repens-toi, tu as donné accès toi-même au mal !

Pourquoi ?

Car on tombe alors dans une longue série d’offenses, c’est-à-dire dans la médisance, dans l'outrage, dans la calomnie, dans la dénonciation. Ce sont toutes des œuvres de la chair, donc elles sont toutes diaboliques.
Souvenez-vous Jésus disant à Pierre : "Arrière de moi Satan ! "
Non Jésus ne montrait pas que Pierre était possédé du démon, il dévoilait simplement des œuvres de sa chair.

Et il y a pire, comme s'en prendre à des défunts, à des étoiles déjà mortes (je dis des étoiles car on les a regardé comme cela en les plaçant très haut dans le ciel). Eh bien, c'est salir la mémoire d'un disparu ; Ne pas respecter son histoire, son vécu.
Cela me fait penser au titre d’un roman de Boris Vian : "J’irai cracher sur vos tombes ". Une histoire de vengeance.
Car dans le cœur de ceux qui offensent de la sorte, il y a toujours cette idée de vengeance enfoui dans leur inconscient. 
Comme si ces "porteurs de ténèbres" qu’ils accusent, sont responsables quelque part des malheurs qu’ils ont eu, ou qu’ils ont encore à affronter.

Certains d'ailleurs sont devenus des spécialistes dans le fait d'accumuler des preuves, (qui sont contestables bien souvent) pour aller dénombrer toutes les mauvaises fréquentations qu'une personne aurait eu autrefois ; ils voient aussi des signes diaboliques dans tout leur environnement.
Ils se vantent alors d'avoir les preuves de leur culpabilité.

Mais ils salissent, au nom de la vérité.

C'est comme au temps de Jésus sur terre, les religieux accumulaient les preuves de ses mauvaises fréquentations avec les prostituées et les gens de mauvaises vies pour l'accuser de tromperies et d'imposture.

Ne soyons pas comme eux, toujours à regarder à l'apparence et pas au cœur.

S'en prendre aux autres publiquement, en les nommant, pour leur montrer leurs erreurs, cela paraît au premier abord très courageux et juste, Au premier abord seulement. Mais quand on y regarde bien, l'intention profonde est tout autre. 
S'est encore une fois, vouloir se placer en juge et parti et amplifier l’estime que l’on a de soi-même en dénonçant une injustice ou une idolâtrie. 
C'est encore l'effet de projection ; de projeter ses propres fautes sur l’autre.
En montrant du doigt le mal que l’on voit, on croit inconsciemment se débarrasser du mal qui est encore en soi. On se voit blanchi de l’extérieur, sans oser vraiment regarder l’intérieur !
Jésus était pourtant clair "Tombeaux blanchis ".

Jamais, je dis bien jamais le Seigneur ne nous inspirera un tel acte en s’en prenant aux autres !
Pourquoi ?

Car nous n'avons pas à traîner les autres dans la boue, dans la boue de leur péché. 
Nous pouvons leur dire les choses mais en particulier, en les avertissant avec douceur et fermeté. Puis après une seconde fois nous séparer d'eux. 
- Regardez Jésus, s'en est-il pris publiquement à l'occupation romaine en Israël ? 
Il n’a parlé que d’un temple à détruire : notre temple, notre corps.
- S'est-il érigé contre leur gouverneur Pilate ?
Au contraire Jésus face à Pilate, ne répondit à aucune de ses questions. 
-Jésus s'en est-il pris à Caïphe, alors, le souverain sacrificateur qui prophétisa qu'il devait mourir, car il gênait trop le Sanhédrin avec ses miracles ? Non, il fuyait leur présence, se protégeant des pierres, car son heure n’était pas encore venue.
- A-t-il réunit ses 11 disciples pour les mettre en garde contre Judas Iscariote?
Non, il les envoyait avec lui guérir les malades et chasser les démons.
- A-t-il traité de démoniaque et couvert de mépris et d'opprobre le grand docteur d’Israël, Nicodème, qui ne savait même pas qu'il fallait naître d'en haut pour croire en Dieu ? S'en est-il pris à lui publiquement ?
Non, il a attendu qu’il vienne, la nuit le voir secrètement, pour l’exhorter.

Alors à quoi sert de s'obstiner à vouloir changer le cours des choses?
A se croire le porteur de la vérité par la dénonciation ?

C'est le Saint-Esprit qui convainc de péché. C’est lui le déclencheur d’un changement de comportement.
Joignez-vous plutôt, à lui par la prière.
Car attention, si vous aller reprendre un frère ou une sœur en Christ, il faut toutefois s'assurer soi-même de ne pas être aussi tombé. 
Examiner l'autre demande toujours de s'examiner soi-même au préalable. 

Ensuite, qui vous dit que c'est le moment, qu'il est l'heure de le faire ? Qu’il est l’heure de montrer l’homme incarnant le mal, de pointer du doigt l’homme du péché ?

Jésus a peut-être une autre stratégie, comme celle de laisser les faux oints et les idolâtres se rassembler ; qu’ils s'unissent ; ou qu’ils aillent au bout de ce qu’ils ont décidé de détruire ; ou qu'ils continuent à se souiller comme il est écrit à la fin du livre de l'Apocalypse au chapitre 22:
"Car le temps est proche. Que celui qui est injuste soit encore injuste, que celui qui est souillé se souille encore;"

La marque de la Bête est déjà reconnaissable sur une multitude de personnes, dont beaucoup sont des croyants en Christ qui se sont illusionnés.
Ils restent aveugles car ils ne veulent pas du Seigneur Jésus-Christ mais d'un autre Seigneur. 
Bizarrement, Ils ne sont pas convaincus de péché, puisqu’ils ne croient pas au Fils de Dieu (Jean 16 :9)
On peut déjà reconnaître cette marque à l'attitude qu'ont les hypocrites ; ceux qui le louent de leur bouche et le condamnent par leurs actes sans amour.

Jésus ne nous demande pas de rechercher qui sont ces gens et de les traquer pour les avertir de leur jugement et pour avertir les autres que ce sont des loups ravisseurs. 

Il veut que l'on se prépare, soi.

D’abord,  reconnaissons une chose : celui qui ne met pas de l’huile dans sa lampe n’a pas de lumière à montrer, donc qu’il s’occupe de lui-même.
Ensuite le fait d'avertir les autres du mal qu'ils font, ne vous donne aucun mérite ni aucun droit supplémentaire devant Dieu.
Bien au contraire, c'est une responsabilité de prophète, pas de disciples.

Si vous vous croyez faussement prophète, vous irez inévitablement contre la volonté du Seigneur, en dénonçant les méchants. 
Car ils font, eux aussi la volonté de Dieu, sans qu'ils le sachent.
Et là aussi il y a un ordre divin à respecter.

Cet ordre: c'est que Dieu veut se servir d’un prophète avant tout pour avertir, pas pour dénoncer.
Elie le prophète, avertissait le roi d’Israël Achab et Jézabel de leurs péchés, pas pour les dénoncer mais pour qu’ils se repentent. D’ailleurs Achab s’est repenti une fois, mais voilà sans profondeur.
C'est pourquoi l’ordre établi, c’est que le Saint-Esprit inspire un prophète pour cela. Il l'instruira, pour qu'il use de sagesse et de vérité, au moment qu'il a choisi et de la manière qu’il l’a inspirée.
Relisez ce qui se passait au temps des juges dans la Bible. À l'époque où personne ne régnait sur le peuple hébreu. Le Seigneur oignait un prophète.
Gédéon, tout comme Samson, ou Déborah ont été oints juge en Israël.
Ils n'ont pas agi selon leur bon vouloir mais en obéissance à une mission que Dieu leur avait ordonnée et confirmée.
Et quand on y regarde bien ils ne brandissaient pas leur onction devant les autres pour qu'ils se soumettent à eux. Eux-mêmes demandaient des signes de confirmation.

La preuve qu’ils ne jouaient pas les grands prophètes, sûrs d'eux-mêmes et de leur pouvoir : 
Leur humilité et leur faiblesse les rendaient dépendant du Seigneur; Et ils avaient à sacrifier beaucoup.
Les exemples sont nombreux :
Gédéon impressionné devant l'armada déployée par l'ennemi reçu un signe de l'ange de l'Eternel, pour le fortifier car même en prophétisant sa victoire sur le camp des Madianites,  cela ne suffisait pas à la dose de courage que Gédéon devait manifester.

Même Samson, renommé pour sa force surhumaine, avait conscience que tout provenait de l’onction et non de ses dons. Les yeux crevés, les pieds et les mains enchaînés, ses cheveux coupés, sans plus aucune force, il supplia le Seigneur de finir ce pour quoi il avait été oint : Exterminer les philistins et leurs idoles.
Aujourd’hui, même diminué physiquement et intellectuellement, un vrai prophète n’aura qu’un seul but : finir sa mission ; briser les chaînes, libérer les captifs, annoncer la vérité. 

Cette mission les prophètes l’eurent parce que Dieu avait entendu qu'on criait à lui pour être délivré de la violence de l’oppression. 
Alors aujourd'hui si vous avez crié comme moi-même aussi j'ai crié à Dieu, le Seigneur est fidèle dans ses promesses et il vient vous délivrer, il vient vous libérer et il vous fait entendre la vérité.
Amen

dimanche 1 octobre 2017

QUI EST LA FEMME SOUILLÉE D’APOCALYPSE 14 ?


192

Par Eric Ruiz

 (Il y a un mystère autour des vierges qui suivent l’agneau, que font-elles de si remarquables ?)

Avant de répondre à cette question, je voudrais que l’on réexamine le statut de la femme.
Il existe un statut de la femme qui diffère de ce que nous connaissons habituellement : 
La femme est une monnaie d'échange, un objet marchand, le fruit d’un salaire même.

Bizarre, vous trouvez ?
Pourtant, c'est ce que nous dit la Bible.

Premier exemple : Genèse 34:31: "nous prendrons pour femmes leurs filles et nous leur donneront nos filles."

Deuxième exemple : Laban  demande à Jacob de travailler pour lui et lui demande quel veut être son salaire? (Genèse 29:15). Pour Jacob la négociation se fera autour de Rachel. Il servira Laban 7 ans pour obtenir la main de Rachel, sa fille cadette.
Nous voyons ici que la femme jouait un rôle différent ; elle rentrait dans les négociations salariales des hommes.
                                          
Etait-elle malheureuse pour autant?

Les féministes d'aujourd'hui hurleraient au scandale.
Mais à l'époque, son rôle en fait montrait paradoxalement une grande valeur.
Vous rendez-vous compte 7 ans de travail pour obtenir la main d’une femme, alors que de nos jours, les choses sont beaucoup plus rapides et même plus expéditives.
Qui a le plus de valeur ?
La femme de notre société moderne et évoluée me parait posséder beaucoup moins de valeur aux yeux des hommes.

La femme vertueuse, elle,  possède une grande valeur. " la femme vaillante a bien plus de valeur que des perles, elle est la couronne de son mari " nous dit un proverbe biblique.

De plus la valeur féminine brille de plus belle par sa fécondité.
C’est la femme qui engendre une famille, c'est elle qui permet de donner une postérité à l’homme.

De qui sont sorties les 12 tribus d'Israël à votre avis ? 

De femmes dont le niveau de courage, d'humilité ou de renoncement a donné la valeur à leur fils.
Léa, rejetée par celui qu'elle aime (Jacob), c'est avec le cœur brisé, avec l’âme abattue qu'elle enfantera Juda, premier-né de la tribu d'où sortira Jésus.
Rachel humiliée par sa stérilité enfantera Joseph comme un fils de la consolation, puis mourante, accouchant dans une douleur presque insupportable, elle mettra au monde Benjamin. Deux simples servantes, mais fidèles et dévouées de Rachel et de Léa furent aussi femmes de Jacob et donnèrent naissances à des tribus d'Israël.

La femme avait une fonction essentielle dans le maintien d'une race, d'un peuple, comme ici celui des Hébreux. 
L'homme quant à lui était amené à choisir une femme parmi celles qui adopte sa religion, sa langue, son niveau social. Elle, la femme, assurait le lien familial de pérennité.

Et à contrario c'est par elle, si elle est infidèle que le lien social et religieux était brisé.
Donc la femme en fait a toujours eut un rôle essentiel au niveau familial, social religieux et bien sûr marchand, et j’insiste sur ce dernier rôle vous verrez l’importance par la suite. 

Sa fonction marchande est plus qu'une évidence, dans la Bible ; la femme vertueuse "est comme un navire marchand " et cela est la même chose aujourd'hui dans notre société.
On ne le crie pas sur les toits mais elle est le moteur de l'économie des pays riches.
On peut l'affirmer par les chiffres de l'économie et aussi par les analystes politiques : L'évolution des droits de la femme, comme son émancipation sociale et économique ont été toutes deux orchestrées par les hommes et en particulier par les grands de ce monde.

L'homme riche a vu dans la femme un nouveau moyen d'enrichissement.

C'est pour cela que la femme du XXème siècle devait sortir de chez elle. Cette réalité est devenue un enjeu économique avant tout.
La femme ne doit donc plus être au foyer, pour travailler à la ferme, et se cantonner qu'à l'éducation de ses enfants. 
Elle sort pour devenir une consommatrice, pas comme l'homme, non beaucoup plus forte que l'homme.

Aujourd'hui les chiffres parlent d'eux-mêmes : la femme qui travaille avec un salaire est le consommateur le plus important de nos sociétés modernes.
Et cela n'est bien-sûr pas tombé à côté des prévisions des grands entrepreneurs.
C'est elle qui fait rapporter les plus gros bénéfices aux grandes entreprises multinationales.
La cosmétique, l’électroménager, les vêtements, les bijoux, l'alimentation, les voyages, les magazines, les publicités, les spots TV sur les produits modes tout cela touche en majorité la gente féminine.
L'augmentation de son pouvoir d'achat comme de ses droits et de ses possibilités de travail visant à obtenir le même statut social que l'homme, lui ont donné une place souvent identique à l'homme et parfois même supérieure.
C'est elle dans le couple qui gère le budget familial et les choix des dépenses. 

On parle de la féminisation de la société.
D'une société dirigée par des femmes dont les hommes ont démissionné de leur rôle. Ils sont "les toutous" de ces dames. 
Ou alors ils ont changé eux-mêmes se comportant comme des femmes.

En allant toujours crescendo, on ne peut pas faire abstraction d'une autre monnaie d'échange, elle aussi très lucrative : la prostitution.
Celle-ci a sali depuis longtemps la femme en provoquant la malédiction ; 
Malédiction aussi par l'adultère. 

"Ainsi parle l'Eternel: voici je vais faire sortir de ta maison le malheur contre toi, et je vais prendre sous tes yeux tes propres femmes pour les donner à un autre, qui couchera avec elles."(2 Samuel 12:11)

Malédiction, tout comme la stérilité touchant sa fonction de reproduction.
Le malheur autrefois se matérialisait par sa stérilité et par l'éviction de l'héritage paternel.
De même la femme devient malédiction en se tournant vers d'autres dieux et en y faisant un commerce, 
Il n'y a pas que le roi Saül qui alla vers une femme qui évoque les morts. Le commerce de la divination (la voyance,  la cartomancie, l’astrologie, la fameuse boule de cristal...) a toujours été une grande spécialité féminine.
Alors, bien-sûr Jésus a porté toutes ses malédictions à la croix, mais encore faut-il croire en lui, sans s’illusionner sur son état spirituel.

A contrario, la plus grande vertu féminine, c’est lorsqu’elle revêt le manteau de la virginité.
Moïse voyant les femmes se prostituant et se poussant à l'infidélité en obéissance à Balaam, Moïse ordonna de tuer toutes ces femmes qui se sont souillées par idolâtrie, mais les vierges, elles, furent épargnées.

Alors, les vierges dans la Bible :
Le royaume des cieux est semblable à des vierges qui se préparent.
Les vierges sages, ce sont celles qui se consacrent, celles qui veulent se garder pures pour leur futur mari. Paul le dit: "celle qui n'est pas mariée s'inquiète des choses du Seigneur, afin d'être sainte de corps et d'esprit "

Nous sommes dans cette situation-là avec l’Épouse de Christ. Nous sommes arrivés à cette heure précise.
Donc la virginité a un sens spirituel fort. La vierge, la fille de Sion, c’est le véritable croyant une fois repenti, qui est comme une femme vierge aux yeux du Seigneur. A lui de le rester jusqu’à son retour en recherchant constamment les choses d’en haut, comme Jude dans son épître emploie une formule propre à lui : "en haïssant  jusqu’à la tunique souillée par la chair ".
Haïr, le verbe est fort pour exprimer le rejet total et brutal même de la tunique souillée, qui est le vêtement d’Epouse qui s’est laissé entacher par les œuvres de la chair.

Mais ce n’est pas tout, il y a en plus un verset d'Apocalypse 14 (chapitre, versets 3-4) très gênant et qui demeure un mystère :

" et personne ne pouvait apprendre le cantique, si ce n'est les 144000 qui avaient été rachetés de la terre. Ce sont ceux qui ne se sont pas souillés avec des femmes, car ils sont vierges; ils suivent l'Agneau partout où il va."

Alors ,il y a un peuple saint qui ne va pas se souiller avec des femmes.
C'est ce que nous avons détaillé juste avant : c'est de ne pas se mettre sous la malédiction féminine. Et cette malédiction s'exerce lorsque la femme se compromet: c'est-à-dire non pas qu'elle devienne un objet d'échange mais que cet échange devienne illicite, tel que :
Premièrement, la femme se prostitue.
Deuxièmement, que la femme devienne adultère, infidèle ;
Et troisièmement, qu'elle fasse de la divination.

L'autre mystère est : pourquoi est-il écrit "souillé avec des femmes " et non "souillé comme des femmes"?
Le sens du verset insinue fortement que la souillure, l’infidélité provient en premier des femmes.
On doit comprendre alors : Ne pas se souiller avec des femmes, souillées 
L'hypothèse : ne serait-elle pas que c'est elle, la femme, la première à avoir séduit l'homme pour le pousser dans ce travers?
Le jardin d'Eden nous montre une preuve de l'infidélité d’Ève vis-à-vis d'Adam. C’est Ève qui s'est laissée séduire par le serpent en premier. 
Ensuite, Adam se laissant entraîner par Ève s'est souillé à son tour avec sa femme.
La malédiction, c'est que sa femme est mordue au talon, sa blessure lui donne un handicap sur l'homme. Elle sera la première à tomber.
Pouvons-nous donc en conclure qu'à la fin il en sera comme au début ?

Que les saints seront ceux et celles qui résisteront à la séduction féminine ; cette séduction souillée qui les amènent à l'infidélité, à la prostitution ou à la divination ?

En chaque être il y a un côté féminin et un côté masculin. Un côté maléfique et un côté bienfaisant. Un côté souillé (femme souillée) et un côté pur (femme vierge).

La perte de la virginité ne peut se faire que par une relation illicite avec un être divin, différent de notre Dieu. 

Quel est ce Dieu qui se fait passer pour Jésus-Christ?
Qui nous fait croire que nous l'adorons et qui n'est en fait qu'un imposteur ?

Satan, déguisé en ange de lumière répond parfaitement à cette description.
Satan utilise notre chair, il utilise notre partie féminine trompeuse et séductrice, qui nous amène à nous prosterner devant notre propre image.

Il nous amène à dépenser du temps et de l'argent pour l'image de notre corps, pour satisfaire nos bienfaits personnels, pour rechercher aussi un statut social et économique toujours meilleur ; tout cela pour devenir un grand consommateur de biens comme l’est la femme d’aujourd’hui (j’en reviens au début de mon message).

Ce qui signifie que "se souiller" c'est rentrer dans une relation commerciale illicite avec notre Dieu. Nous dépensons notre argent pour notre équilibre personnel, pour notre épanouissement personnel, mais nous ne le dépensons pas pour Christ.

Matthieu 6 :21 : " là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur ".

Et cela va même plus loin…
Nous faisons comme Jacob avec Laban, nous négocions, nous marchandons la future Épouse et ici c'est notre salut que nous négocions de la même façon.
Nous marchandons notre purification.
Mais à la différence de Laban, nous négocions au rabais la future Epouse, nous la voulons à moindre coût. 

Reconnaissez que cette partie féminine est devenue exacerbée en nous (j’entends dans l’homme comme dans la femme sans distinction). 
Mais attention : pas d’amalgame, c’est une partie féminine souillée, elle n’est pas vertueuse.

Voilà ce que crie cette femme souillée en nous:

"-Ah non, la repentance ne vaut pas si chère, elle ne se limite qu’à la confession des péchés !
-Ah non ! 7 jours de mise à part, pour effacer mes tâches, c'est trop long, je ne m’en sens pas la force.
-Ah non ! 33 jours  pour se purifier c'est de la loi c'est trop coûteux ! c'était bon pour autrefois!"
-Ah Non! Convertir tous ses mauvais penchants c'est Dieu lui-même qui finira cette œuvre en nous.
-Ah non Décidément ! le baptême du Saint-Esprit s'acquiert par le parler en langues, juste après son baptême d'eau! Qui a dit qu'un temps de renoncement était nécessaire ?

En pensant et en faisant cela, nous sommes en train de ré-estimer notre prix de rachat qui n'est plus celui que Dieu avait lui-même estimé au départ comme un grand prix, comme une perle de grand prix, le prix de sa vie sur la croix.

Notre sacrifice à nous, future Épouse de Christ, devient alors un amour désuet, superficiel basé sur le sacrifice de l'autre, notre Époux.
Puisque Jésus s'est sacrifié pour moi, je n'ai donc plus rien à faire.

Nous négocions tout, nous reprenons une balance fausse pour peser la valeur du sacrifice.
Alors que Proverbes 20:23 nous le rappelle : " L'Eternel a en horreur deux sortes de poids, Et la balance fausse n'est pas une chose bonne."

Le sens de l'effort comme le goût de l'effort est anéanti en faveur de notre Dieu.
Pourtant nous l'avons lu au chapitre 14: " les vierges… suivent l'Agneau partout où il va."
La vierge sage, "Elle se lève lorsqu'il fait encore nuit, Et elle donne la nourriture à sa maison, Elle ceint de force ses reins, Et elle affermit ses bras… Elle veille sur ce qui se passe dans sa maison, et elle ne mange pas le pain de paresse …Ses fils se lèvent, et la disent heureuse; Son mari se lève, et lui donne des louanges…Sa lampe ne s'éteint point pendant la nuit. …Elle tend la main au malheureux, Elle tend la main à l'indigent …. " (Proverbes 31)

Donc, reconnaissons-le, c'est notre paresse et notre soif de plaisir égoïste qui nous font refuser le renoncement, la souffrance, le don de soi, le dévouement pour les autres.

Nous ne voulons plus passer par le chemin de l'Agneau.
Nous préférons un chemin jonché de pétales de roses plutôt qu'un chemin caillouteux, cabossé et dangereux.

Adopter cette mentalité-là, c'est cela "se souiller avec des femmes". Voyez-vous ?

Avec l’anesthésie ou la péridurale, nous avons oublié que tout enfantement se faisait dans une douleur parfois déchirante, insupportable comme Rachel qui enfanta Benjamin.
Nous avons oublié que toute naissance d'eau et d'esprit se faisait comme Léa dans l'humilité, le sentiment d’infériorité et même le mépris des autres. 
C'est pourquoi ceux qui "se sont souillés avec des femmes" resteront stériles et privés d'héritage. Ils n'auront pas accès à ce que leur père leur a promis.
Ils seront coupés de la promesse. 
Et ici la promesse ce n’est pas rien, c'est le trône de Dieu. C'est lui qui s'éloigne devant eux, et le fossé se creuse de plus en plus entre les vierges folles et celles qui partagent sa gloire.

Lisez ou relisez Proverbes 31, vous verrez que la vierge sage se pare de vêtement de fin lin et de pourpre ; et que ses vêtements royaux sont confectionnés par ses œuvres de sacrifice, par une lampe qui est toujours allumée, même durant la nuit,  parce qu’elle est louée aussi pour sa douce communion avec les autres et enfin parce qu’elle ouvre sa bouche avec sagesse.
La vierge est entourée des mêmes 4 êtres vivants qui sont sur le trône de l’Agneau : le sacrifice, la lampe, la communion, la sagesse.

Il en est tout autrement pour la vierge folle, celle qui se croit pure, qui se vante même d’être pure alors qu’elle est souillée :

Esaïe le criait haut et fort : "Descends et assieds-toi dans la poussière vierge, fille de Babylone! Assieds-toi à terre, sans trône, fille des Chaldéens !"

La question à se poser est celle-ci :Voulons-nous rester une vierge fille de Babylone sans trône ou alors devenir une vierge, fille de Sion, régnant avec son Epoux céleste ?
Nous savons comment faire : 2 verbes d’action nous l’indiquent : Descends et assieds-toi…où ? sur un beau fauteuil ? non à terre, dans la poussière.

Nous ne sommes plus au temps où les choses peuvent aller d’elles-mêmes.
Ne marchandons pas avec Dieu, ne ressemblons pas à la femme souillée, mais plutôt à la vierge pure, à cette vierge zélée qui achète de Dieu de la matière noble faite d’or pur et non de la matière qui se dégrade et qui pourrit ou se consume avec le temps, comme le chaume…
Eh oui, on achète auprès de Dieu, on négocie, mais pour se sanctifier, pour se purifier davantage. Cette partie féminine-là est vertueuse.

« Car le temps est proche. Que celui qui est injuste soit encore injuste, que celui qui est souillé se souille encore; et que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore. Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu'est son œuvre ».(Apocalypse 22 :11-12)