dimanche 8 février 2015

LE CARACTÈRE : LA PREMIÈRE PUISSANCE

Par Eric Ruiz

Etre et faire

Avoir le Saint-Esprit ce n'est pas comme la plupart le croit, exprimer des dons spectaculaires ; c'est plutôt manifester des fruits comme ceux de la repentance.

Les dons c'est FAIRE (Faire des miracles, chasser des mauvais esprits, faire ressusciter les morts, ou délivrer les captifs...) et les fruits c'est ÊTRE (être joyeux, être paisible, être bienveillant.)
 
Dans la Parole (la Bible), L’ÊTRE vient toujours avant LE FAIRE. "Soyez des hommes faits" nous dit Paul (1 corinthiens 14:20). Dans la lettre aux Éphésiens: "Soyez bons les uns envers les autres, soyez compatissants, vous pardonnant réciproquement, comme Dieu vous a pardonné en Christ"

Les deux sons de trompette

Être, c'est notre caractère.  Je devrais plutôt dire le CARACTÈRE divin (agapè : signifie 
en grec amour divin, traduit littéralement par charité) et le caractère, c'est une trompette.
Car la trompette est destinée aussi à rassembler les élus à la fin du temps de l'Eglise.
La trompette c'est une puissance.  (Pour les combats,  elle est une puissance destructrice : Trompettes de Jéricho ou exterminatrice : 300 trompettes de l’armée de Gédéon) mais elle est aussi une puissance pour rassembler et juger.
Voilà ce qu’annonce cette trompette :

"Dressez une bannière dans le pays ! Sonnez de la trompe parmi les nations !
Sonnez de la trompe dans le pays ! Criez à pleine voix et dites : Rassemblez-vous, et allons dans les villes fortes ! "

Cette puissance a bien deux sons distincts et successifs.
              -Le premier son annonce et produit le fruit: le caractère.
              -Le deuxième son, annonce et produit les dons (les miracles).

Le premier son : le caractère, est l'élément le plus divin et il ne peut pas être imitable par l’ennemi.
Le caractère montre l'état du cœur. Et un bon cœur pour Dieu, c'est un cœur pur. 
Cette puissance là, ne repousse pas, ni ne détruit pas, elle attire à elle (comme un aimant).
Ce premier son est pour rassembler, attirer la "Juda spirituelle ", l’épouse du Seigneur.
Le deuxième son, sert à délivrer les captifs.

Pourquoi cet ordre dans les sons ?

Car, comme nous le constatons trop souvent, la puissance des miracles sans la puissance du caractère, fait tomber le croyant dans l'orgueil premièrement, puis dans l'endurcissement ensuite. A la longue, il va sombrer dans l'idolâtrie et finir par se prendre pour Dieu, lui-même.

Le bon et le mauvais fruit

Le diable peut imiter les dons, faire des miracles et même produire un fruit.
Nous savons que l'ivraie ressemble comme deux gouttes d'eau au bon grain au début de sa croissance.
Le mauvais fruit ressemble au début de sa vie au bon fruit.
Mais avec le temps, l'ivraie se reconnaît et la pourriture du fruit aussi.
Remarquez les deux semences : ivraie et bon grain poussent ensemble. Les deux fruits aussi. Abel et Caïn en sont "le type" dans la Bible. 

Aujourd'hui, ce serait plutôt la vraie et la fausse église. Toutes deux passent en même temps en jugement.  Ce jugement prend forme dans le combat, quand l’une se dresse contre l’autre.
Le mauvais fruit essaye de pourrir le bon fruit. Caïn s'en prend à son frère Abel et le tue ; ou aujourd’hui, dans la même assemblée, on retrouve les sanctifiés menacés et rejetés par les idolâtres.
Donc le fait de rassembler les bons fruits créent premièrement, une séparation, une division, deuxièmement les meilleurs fruits seront magnifiés, les autres détruits.
Et il en sera de même pour l'enlèvement.

Matthieu 24/40-41: "Alors, de deux hommes qui seront dans un champ, l'un sera pris et l'autre laissé; de deux femmes qui moudront à une meule, l'une sera prise et l'autre laissée."

Le fruit de l’Esprit

L’huile reçue en surabondance par le Saint-Esprit, sert en premier à manifester Galates 5:22-25.  


"Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs. Si nous vivons par l'Esprit, marchons aussi selon l'Esprit".
Avez-vous remarqué "LE" fruit de l'Esprit. Il y a 9 manifestations pour un SEUL fruit, et non 9 fruits de l'esprit. Ce détail a son importance.

Dans ce fruit nous avons tout à l'état de SEMENCE, dès le début de notre nouvelle naissance.
 
Mais, avant le fruit, il y a presque toujours la fleur. C’est même la condition pour que le fruit apparaisse. Celle-ci est fragile et Jésus nous le montre dans la parabole du semeur,
qu'elle sorte d’attention nous devons prendre pour qu'une semence pousse dans de bonnes conditions. Il ne faut pas cesser de veiller sur elle : d’émonder, de tailler, d’arroser, de protéger, afin que le fruit soit apparent.
Jésus explique sa parabole, par une analogie avec notre propre vie. Les œuvres de la chair sont à émonder afin que les œuvres de l'esprit soient manifestées. Mais cela demande du temps et les saisons et les années, sont des épreuves pour que ce fruit parvienne à maturité. L'épreuve des saisons c'est le soleil, la pluie, le vent, le froid, la neige, la glace.
Il en est de même pour nous. Nous devons traverser (si possible sans grogner) ses moments difficiles d'intempéries, (l’injustice, l’opprobre, le dénigrement, le mépris, l’abandon, la lassitude, le découragement), car avec le temps notre fruit sera plus beau, plus consistant encore.
La condition est de traverser ces épreuves dans la gratitude, la louange et l’amour.

"
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux! Heureux serez-vous, lorsqu'on vous outragera, qu'on vous persécutera et qu'on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux; car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous" (Matthieu 5 : 10-12).

La conséquence de votre persévérance sera d’obtenir une récompense à la hauteur de celle des prophètes.

Le fruit du renoncement

"Crucifier sa chair avec ses passions et ses désirs"(Galates 5:24). Cette action est à l’origine, un renoncement ; non pas celle de renoncer à son corps physique, mais de renoncer aux œuvres telles que (verset 18) "
l’adultère, la fornication, la souillure, l’idolâtrie, la sorcellerie, les haines, les querelles, les jalousies, les colères, les disputes, les divisions, les sectarismes, les rivalités, les meurtres, les orgies et les beuveries".
L’action demande une part de souffrance. Si nous ne voulons pas souffrir pour Christ de cette manière, nous ne pouvons pas prétendre marcher par l'Esprit.
Et notre amour pour lui est bien mince.

"Rassemblez-moi mes fidèles, qui ont fait alliance avec moi par le sacrifice"(Psaume 50 :5)

Votre sacrifice, votre renoncement créent une alliance avec Dieu et démontrent votre fidélité à son égard.
Regardez Jésus, son ministère a commencé dans la douleur et le renoncement.
Quarante jours dans le désert  soutenu par des anges, et pour être tenté par le diable. Les miracles n'ont suivi qu'après. 
Pourquoi l’Épouse n'aurait-elle pas elle aussi ce temps d'épreuve?
Pour Élie le prophète, son temps d'épreuve a été aussi de 40 jours et 40 nuits, pour recevoir la nourriture corporelle comme spirituelle uniquement par un ange de Dieu. 
C’est un état de DÉPENDANCE et de RENONCEMENT COMPLET.
Mais Dieu et ses anges vous accompagnent.


Lier sa chair

"CRUCIFIER sa chair avec ses passions et ses désirs
Pourquoi Paul emploie t-il un verbe si fort de sens ?
A l’évidence, Il ne veut surtout pas que l’on s’attendrisse ou que l’on se lamente sur ses propres passions.
Il envisage une action spectaculaire faite sur sa propre chair, pour l'empêcher de s'exprimer.
Chacun doit lier sa chair car elle est une entrée facile et une sollicitation pour les démons.
Ce ne sont pas les démons qui sont à lier, mais bien, sa propre chair. Pourquoi ?

Parce qu’un démon lié, reste efficace si la chair est animée de passions en tout genre. Nos désirs contraires à l’esprit, sont autant de points d’attaches, idéales aux démons.
Avez-vous remarqué que les œuvres de la chair du verset 18 par exemple : colère, dispute, division sont aussi des noms attribués à des démons. 
Notre chair intéresse au plus haut point les démons car C'EST DE LA NOURRITURE pour eux. Votre tempérament colérique attirera forcément un démon du même nom.

Un démon : c’est un agitateur, un provocateur à la base.
En grec Daimôn, Daimonos, Daimonios signifie : "conscience déréglée".   Daimôn,  est une construction de "Daio" qui signifie feu et "Aima" : sang.  Les démons provoquent donc : le feu dans le sang, c’est-à-dire ils excitent, alimentent et amplifient, les passions de la chair ; résultat : ils déséquilibrent la conscience.

Mais nous avons reçu la puissance pour maîtriser cela.
"Je te donnerai  les clés du royaume des cieux, ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux".  (Matthieu 16 :19)
Voici une des clés du royaume des cieux : La chair n’héritera pas du royaume car elle s’oppose à lui.

Aussi faites cette prière toute simple :

"Seigneur, je lie ma chair avec ses passions et ses désirs, pour l’empêcher de s’exprimer et de me nuire au nom de Jésus-Christ, Amen. "

Concrètement : "je lie mon désir de colère et d’énervement pour l’empêcher de me nuire, au nom de Jésus-Christ, Amen. "

Beaucoup de croyants pensent à tort, qu'ils doivent faire des efforts pour manifester
 le caractère divin, comme : essayer de se contrôler, de maîtriser ses émotions, de faire attention à ne pas blesser, de parler moins, d’écouter plus, d’être plus patient, de s’énerver moins. Tout  cela est bon, mais vous allez vous épuiser à la longue.

Le seul effort à faire, c'est paradoxalement de laisser le Seigneur agir.
Le moyen efficace de faire diminuer sa chair, c'est de faire grandir l'Esprit de Dieu en soi.

Comment?

Porter du fruit et que votre fruit demeure

Il y a quand même 4 actions à faire.

1- la prière, 2- le jeûne, 3-la Parole (la Bible et l'Esprit),  4-sans oublier la communion fraternelle.

                              - La prière, c’est ce qui nous relie à notre créateur (le sarment relié au bon cep). C’est cette sève qui coule dans les branches pour garder l’arbre porteur de fruit, en vie. Mais c’est aussi le vent qui amène le pollen à la fleur, pour qu’elle soit fécondée et que son fruit naisse.

                             - Le jeûne s’est cette terre, ce sol, qui doit parfois être mis en repos, en jachère pour être plus productif ensuite.
                              - La Parole ( la Bible et l'Esprit) c’est l’eau, l'inspiration qui vient arroser et faire croître votre plant : le fruit est plus volumineux, plus beau.

                              - Enfin, la communion fraternelle, c’est l’émondage, la taille,  qui débarrasse l’arbre des choses inutiles, futiles, sans quoi votre fruit ne pourrait s’épanouir et être en bonne santé.

Le caractère de l’Epouse

Chacune de ces 4 actions  nous amène au fruit de l’Epouse du Seigneur. Ce fruit est productif, dit d’une mauvaise manière "contagieux," puisqu’il va en produire beaucoup (en abondance) et de bons.
On reconnait les faux prophètes à leurs mauvais fruits, comme on reconnait un bon arbre aux bons fruits selon Matthieu 7 :15-20. C’est donc, là encore une preuve de plus, que c’est au caractère que tout se juge et sera jugé d’après le Seigneur.

L'épouse sera reconnaissable au fait, qu'aucun démon ne pourra la faire broncher.
Cette petite église est si sanctifiée, que la quantité d'huile qu'elle a sur elle, fait glisser tous les démons qui veulent s'y accrocher. Ils n'ont plus d'emprise. C'est ce qui s'est passé avec Jésus. Il chassait les démons des possédés, mais pour les autres, ceux qui hantaient les religieux, ils les démasquaient, puis il s'en allait.
Rien ni personne, ne pouvait faire changer son caractère ; Aucun faux pas, aucun sentiment hostile, pas de saut d’humeur, aucune réaction inappropriée. Même lorsque Jésus fut frappé injustement il répondit :

"Si j'ai mal parlé, fais voir ce que j'ai dit de mal ; et si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? " (Jean 18.23).
Il ne régissait pas face aux situations, il dénonçait  leurs mauvais mobiles. Il rendait SA JUSTICE. En bref, il répondait au mal par le bien.

La vraie richesse
Tout cela doit nous faire réaliser ou se trouve la véritable richesse
C'est  l'or éprouvé par le feu d’apocalypse 3 :18.
"Je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche ".

C'est or, c'est cette divinité pure donc sans tâche. C’est ce caractère reçu sous forme de semence qui doit auparavant passer par l'épreuve du feu. Le feu, celui du Saint-Esprit bien-sûr, consume toutes les impuretés ; il brûle les produits de la chair, pour ne laisser vivre que l'Esprit.

"Achète de moi", signifie : accorde du prix, de la valeur à renoncer aux œuvres mortes.  Ne regarde pas à la dépense, pour renoncer à ta chair ; et aspire à l’amour divin, la charité qui est plus que tous les dons (1Corinthiens13).


Alors tu pourras obtenir Ma divinité. 
Le caractère divin, c’est ça l’unique richesse.

dimanche 1 février 2015

QUI SOMMES-NOUS ?

                                      -Nous sommes un petit groupe de croyants, sortis des dénominations, pour vivre  l’Évangile de Christ.

Nous n'avons pas de doctrine biblique répondant d'un mouvement religieux plutôt qu'un autre. Nous choisissons d'écouter le Saint-Esprit plutôt que les hommes.
                                      -Nous avons soif de vivre l’amour de Jésus dans la simplicité, sans vouloir établir une hiérarchie entre nous, car nous exerçons des fonctions différentes dans le corps de Christ. Le seul qui domine sur chacun d'entre nous est le Seigneur.
Nous sommes des frères et sœurs aimant Jésus-Christ et lui seul.
                                      -Nous avons subi de la part de nos anciens frères et sœurs des injustices, des jugements faux, une répudiation.
Nous savons que ces choses devaient exister dans l’Eglise, mais aujourd’hui, nous sommes préparés à affronter, l’opprobre comme l'opposition liée à l’idolâtrie.
Le Seigneur nous a fait sortir de ce système religieux pernicieux et apostât.
Il a crée une division salutaire, pour sanctifier ceux qui lui obéissent.
                                      -Nous cherchons à manifester le caractère de notre Dieu. Et cela nous rempli de joie, de paix et de reconnaissance pour tout ce que nous vivons ou endurons par lui et pour lui.
Loin d’être aigri et amer, nous sommes renouvelés constamment par son ESPRIT SAINT.
                                       -Et ce blog a pour but d’être un témoignage de ce que nous recevons par la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ.
Nous désirons partager cette nourriture, qui n’a ni frontière, ni race, ni culture, mais qui s’adresse uniquement à des cœurs bien disposés.

samedi 31 janvier 2015

SIGNES PREMONITOIRES avant le second retour de Jésus-Christ

7- le réveil véritable, partira d'un petit groupe de croyants, sélectionné et rassemblé (sanctifié par le Seigneur): "La Juda spirituelle".
Ce ne sera pas une assemblée ou une église.
 Mais "une compagnie de croyants"  comme le nommait David Wilkerson. Ce groupe ne sera pas formé non plus, par une élite intellectuelle, ou des théologiens et des érudits de la Parole.
La véritable Eglise est comparée à un petit groupe d’hommes et de femmes comme au petit royaume de Juda, beaucoup plus réduit que le royaume d’Israël.
Deux tribus (Benjamin et Juda) forment la maison de David, alors que 10 tribus forment Israël.
Juda est le type de ce groupe de croyants sanctifié par Dieu.

Ce groupe de croyants sera rassemblé par Dieu.  
"Les rescapés de la maison de Juda qui seront restés produiront encore des racines vers le bas et porteront du fruit vers le haut. Car de Jérusalem sortira un reste, et du mont Sion des rescapés. Voilà ce que fera la passion jalouse du Seigneur" (2 Rois19 :30).

"Faites cette annonce en Juda, faites–la entendre à Jérusalem, dites–le ! Sonnez de la trompette dans le pays ! Criez à pleine voix et dites : Rassemblez–vous, et allons dans les villes fortes ! " (Jérémie 4:5)

 Ce groupe a des membres éparpillés dans différentes villes et nations; ils étaient isolés mais aussi enfermés, dans des lieux de captivité. Ces lieux captifs peuvent aussi signifier les liens propres des croyants : comme le manque de foi, de la timidité ;  une perte de puissance spirituelle ; ou un lien religieux posé par des fausses doctrines, une intimidation causée par une fausse autorité, une soumission injuste à un responsable ; des lois ne permettant pas à chacun d’exprimer les dons de l’Esprit...

C’est dans l’humilité, que ce peuple retournera vers son Dieu,  et qu’il se convertira une nouvelle fois, dans le jeûne et la prière.
"Le jeûne que je préfère : défaire les chaînes injustes, délier les liens du joug ; renvoyer libres les opprimés, et briser tous les jougs ? " (Esaïe 58/6)

 "Je ferai revenir les captifs de Juda Et les captifs d’Israël, Et je les rétablirai comme autrefois" (Jérémie 33/7).
 "Rétablir Comme autrefois" signifie revenir dans sa position spirituelle d’origine, revenir à l’original, à la vraie église, celle de Jérusalem ; comme aussi : revenir comme au temps de son premier amour (à l’image de l’Eglise d’Ephèse) ;  comme au temps de sa première conversion.

Ce petit groupe des nations suivra l’histoire du royaume  de Juda, point par point et dans les moindres détails.
"Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume" (Marc 13 :8).
Jésus ne parlait pas là de véritable royaume, car il n’en existe plus vraiment de nos jours.
Il voulait montrer un royaume spirituel.
Les deux royaumes sont en l’occurrence celui de Juda et d’Israël, rétablis dans l’église des nations.
Remarquez bien : Ces deux royaumes ne sont pas étrangers, l'un à l'autre, ils ont la même filiation, la même origine, ils descendent tous deux de Jacob.

Juda et Israël,  se sépareront, mais habiteront sur le même territoire.
Qu’est-ce que cela signifie ?
Que la division provoquée par la sanctification de Juda, n’aboutira pas à l’exclure de son territoire. Il y aura seulement une tolérance dans la cohabitation.  Les deux groupes se côtoieront mais n’auront que des relations superficielles, évitant toute affaire, discussion, partage ou repas pris ensemble. 

Car cette séparation est un schisme, une volonté du Seigneur.
 "Ensuite, je cassai le second bâton, celui de l'unité, pour rompre la fraternité entre les gens de Juda et d'Israël. " (Zacharie 11 : 14).

Cette désunion entre Juda et Israël conduira même les deux peuples à des conflits fratricides (2 Chroniques. 13).
"Le frère livrera son frère à la mort" (Marc 13 :12). Le rejet de la fraternité pourrait aboutir au mépris allant jusqu'à la trahison et l’extradition de ceux jugés, à tord, coupables.

Ce schisme a été à l’origine, déclenché par un roi.
Le roi Salomon, fils de David a par sa désobéissance et son idolâtrie, divisé le royaume en deux. Ce roi orgueilleux était trop affairé aux femmes, à l’or et l’argent, à la connaissance, et à la sagesse ; Et son cœur s’est éloigné de Dieu au point de détourner ses regards vers des Dieux étrangers.
Dieu fut en colère contre Salomon.
Deux fois, le Seigneur lui fut apparu, pour l’avertir des dangers de sa désobéissance et de son adultère. (1 Rois 11:9-10).
Dieu dit à Salomon que sa désobéissance continuelle lui coûtera une grande partie de son royaume, mais qu’il protégera Juda à cause de la fidélité de son père David. 
Grâce à la bénédiction attachée à la maison de David, la division des deux royaumes n'eut lieu qu'à sa mort.

Dans les nations ce roi est représenté par un ministre de l’évangile, une personne influente dans l’église qui séduira par son charisme et ses connaissances.
Il sera oint du Seigneur, comme l’étaient les rois et les prophètes. Aussi, il aura un ministère, des dons spirituels manifestés.
Mais il sera comme dans l’église d’Ephèse (Apocalypse 2 :20), un faux docteur, un faux prophète, influencé par l’esprit de Jézabel, et soumis à la doctrine des Nicolaïtes (Apocalypse 2 :6).
Ce faux Christ (oint) possédera une sagesse satanique (Jacques 3 :15). Son orgueil démesuré l’amènera à se prendre pour Dieu lui-même, rejetant les prophéties et la vraie connaissance, celle du Saint-Esprit.

La position des royaumes
Israël  appelé, aussi "Ephraïm" est au Nord, Juda lui est au Sud. Juda est autour de Jérusalem. Il est nécessaire de prendre en considération ces détails géographiques, car même là, le Seigneur applique parfaitement son plan.
Les deux royaumes n’ont pas les mêmes doctrines religieuses. Juda a toujours été plus proche des Ecritures, alors qu’Israël est souvent tombée dans l’idolâtrie et le mensonge.

L'Israël infidèle et la Juda sanctifiée
Tandis qu'Israël se détournait de plus en plus de son Dieu (Osée 12 : 1-2), Juda demeurait fidèle à l'Alliance sainte et conserva le sceptre (Royauté et prééminence messianique, Psaumes. 108 : 9).
Les rois qui se sont succédés en Israël ont souvent été idolâtres. Les grands prophètes ont exercé leur ministère sous des règnes de rois d’Israël corrompus. Le prophète Samuel avec le premier roi Saül ; Achija avec le roi Jéroboam ; Esaïe sous le règne de Ozias ; Elie s’est opposé au roi Achab puis Elisée à Achazia et Joram. Les rois de Juda eux, ont été dans l'ensemble plus fidèles, à l'image de Josaphat qui craignait Dieu et demanda conseil auprès du prophète Michée, alors qu’en Israël, Achab pris conseil auprès de ses faux prophètes.
Aussi, Juda recevra une plus grande bénédiction qu'Israël.
"Juda est son sanctuaire" et doit devancer Israël qui "est son domaine" (Psaumes : 114/2).
En effet Juda est considéré comme étant LE PEUPLE JUIF.
"La splendeur de l’habitant de Jérusalem ne s’élève pas au–dessus de Juda" (Zacharie 12/6-9)

La Juda des nations sera reconnaissable à son sceptre, à son bâton de commandement. Psaume 60 :9.
Elle aura par conséquent tous les attributs de Dieu.
Les 5 ministères : apôtre prophète, évangélique, pasteur, docteur, qui sont indispensables au dernier réveil de l’église et à son rétablissement final. Les 9 dons du Saint-Esprit : parole de sagesse, de connaissance, de foi, don de guérisons, don d'opérer des miracles, la prophétie, le discernement des esprits, la diversité des langues et l'interprétation des langues. (1 Corinthiens 12: 8-11). Et bien sûr les fruits de l'Esprit avec l'amour en premier.
Elle attirera à elle, les juifs des nations.
Comment ?
Par le son de sa trompette qui sera reconnu par le peuple Elu.
"En ce jour-là, je ferai des chefs de Juda Comme un foyer ardent parmi du bois, Comme une torche enflammée parmi des gerbes; Ils dévoreront à droite et à gauche tous les peuples d'alentour, Et Jérusalem restera à sa place, à Jérusalem " (Zacharie 12 :6).

 Elle rétablira des villes dévastées, c’est- à-dire qu’elle suscitera la foi, là où il n’y a plus de vrais croyants.
"Car Dieu sauvera Sion et bâtira les villes de Juda ; on s’y installera, on en prendra possession" (Psaumes 69:35).
5 clans ou familles formaient Juda (Nombres 26 :20 ).
Il en sera de même dans cette assemblée de croyants.

Le sort de l’Israël des nations
Ainsi le réveil se fera à partir de 2 mouvements bien distincts.
D'abord par la Juda des nations, puis il touchera le reste du troupeau, plus nombreux : l’Israël des nations, ensuite.

Israël connaitra alors du succès, des cris de délivrance et de joie pour ceux qui auront la réserve d’huile nécessaire, mais malheureusement, il y aura aussi, des cris de désespoirs pour les reprouvés.

Car, malgré les avertissements des prophètes, le royaume du Nord ne se détournera pas de sa mauvaise conduite et les catastrophes et fléaux annoncés depuis de nombreuses années s'abatteront sur sa capitale Samarie et sur le royaume d'Israël (Lévitique. 26 : 33; Ezéchiel. 14 :21-23 & 20).

Mais au final, le Seigneur se souviendra de l’alliance faite avec Israël et ses pères.
"
La jalousie d’Ephraïm disparaîtra, et les ennemis de Juda seront retranchés ; Ephraïm ne sera plus jaloux de Juda, et Juda ne sera plus hostile à Ephraïm. " (Esaïe 11:13)
 "Alors Juda et Israël retrouveront leur unité, ils se donneront un chef unique (Jésus-Christ) et seront maîtres du pays. Ah, le grand jour de Jizréel. " (Osée 2 : 2).






samedi 24 janvier 2015

L’ÉGLISE DOIT–ELLE ETRE HUMANITAIRE ET POLITIQUE ?

Par Eric Ruiz

L’hypocrisie sociale et religieuse
Nous vivons dans un monde où l’apparence, ce qui frappe et attire le regard, est la norme numéro un.
Dans nos sociétés modernes, montrer sa générosité, se traduit souvent par donner aux nécessiteux.
Malheureusement, cet acte de cœur s’est transformé en calcul. 
L’intention première est détournée au profit d’une retombée souvent financière, pour les entreprises premièrement, mais aussi pour les personnes de notoriétés publiques. 
Pour d’autres, le but est de se dédouaner de leurs mauvaises actions, comme d’une purification religieuse. 
D’autres encore agissent quand l’émotion alimentée par les média, fait vibrer leur cœur.
Quoiqu’il en soit, l’hypocrisie mais aussi la superficialité, sont "la marque" de notre époque, comme elle était déjà celle du temps de Jésus.

Le cœur d’enfants comme unique solution
Il n’y a plus que les enfants qui sont réellement sensibilisés par la pauvreté et la misère. 
Ils sont encore pour un temps seulement, épargnés par les souillures du monde. 
Ils réagissent innocemment, sans arrières pensées.
Le Seigneur montre qu’un cœur d’enfant est ce qu’il faut rechercher premièrement pour s’approcher de lui.
"Jésus, ayant appelé un petit enfant, le plaça au milieu d'eux, et dit : Je vous le dis en vérité, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, Vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. C'est pourquoi, quiconque se rendra humble comme ce petit enfant sera le plus grand dans le royaume des cieux". (Matthieu 18: 2-4)

L’humaniste face à l’hypocrite
L’adulte désireux de soigner son image, tombe souvent dans l’orgueil et l’hypocrisie.  
Le cœur devient dur et insensible.  
On fait les choses d’abord pour soi. 
Et on pense aux autres pour en être récompensé (admiration, reconnaissance, argent…).
Le second commandement de Jésus est controversé.  "Aime ton prochain comme toi-même"  devient : "Aime-toi d’abord, puis ton prochain, dans la mesure où il te rapporte un bénéfice".
Le caractère humain est très changeant et influençable. 
Selon les rencontres, les épreuves de la vie, l’homme ou la femme développe une particularité plutôt qu’une autre. 
Tantôt rebelle, à d’autres moments soumis, puis enfin résigné. 
La bonne volonté humaine est inefficace face aux besoins de la société. 
Elle a depuis longtemps montré ses limites : La preuve, les 2/3 de notre planète manque dramatiquement de nourriture et d’hygiène.

Ce que je veux démontrer par là: c’est qu’être humaniste, c’est faire de l’humanitaire et donc croire que la société peut être changée par les gens. Que leurs mentalités peuvent être changées en les sensibilisant, en les instruisant.

Mes amis croyants, si vous pensez comme cela, vous pensez encore comme les païens !

Seule une réelle conversion permet de changer de cœur et donc de mentalité. Sans l’aide de Dieu, et du Saint-Esprit, aucun cœur ne peut être humble et contrit.

Nous vivons dans un monde d’esprits. Les mauvais esprits sont les plus nombreux. 
C’est satan qui mène ce monde. 
Son but est, d’un côté favoriser l’appauvrissement, la maladie, le deuil, de l’autre, l’enrichissement, l’accomplissement par le bien-être, pour finalement retomber dans le même écueil : la maladie et le deuil.

Jésus-Christ et la politique
Pour nous chrétiens, notre position est sans équivoque. 
Occupons-nous des affaires de notre Père, comme Jésus de Nazareth le faisait aussi, en Galilée, en Judée et en Samarie.
Jésus ne faisait pas de politique. 
Il ne s’occupait pas des affaires de la cité. La seule fois où Jésus s’est présenté devant les gouverneurs romains, c’était pour répondre aux fausses accusations des religieux. 
Il rencontra Pilate en premier, puis le roi Hérode ensuite. 
A aucun moment Jésus ne remit en cause l’autorité politique établi; A aucun moment il ne parla des mauvaises conditions de vie des juifs.
Devant Pilate, il prit simplement position pour son royaume, en précisant qu’il n’était pas de ce monde. "Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi"
Jésus voulait montrer que son royaume n’était pas visible, mais caché ; qu’il viendrait établir son règne dans le cœur des croyants et non dans un palais ou dans un gouvernement humain.
C’est d’ailleurs le principal reproche que le peuple juif, lui fit. 
Il attendait un Messie  puissant et vainqueur, chassant l’occupant romain et prenant le pouvoir à Jérusalem comme le roi David, jadis.
Or, au lieu d’imposer un nouveau régime politique, Jésus ordonne à ses disciples : "Rendez à César ce qui appartient à César"
En d’autres termes, "soyez-soumis à vos gouvernants et ne cherchez pas à rentrer en conflits avec eux".

Jésus s’occupait-il alors de tous les nécessiteux, les malades, les handicapés, ou les pauvres ?
Avez-vous remarqué qu’il ne fit aucun miracle à Nazareth, malgré les grands besoins qui s’y trouvait (Luc 4 :16 ). 
Pourtant, il annonça dans la synagogue, qu’il était venu délivrer les captifs, rendre la vue aux aveugles et qu’il accomplissait aujourd’hui-même cette écriture du prophète Esaïe. 
Les juifs se sont sentis fortement provoqués et même insultés, lorsqu’il prit exemple sur Elie, qui ne fit aucun miracle pendant les trois ans et demi de famine. 
Il ne s’occupa que d’une veuve et de son fils, et en plus, ailleurs qu’en Israël, A Sarepta (qui correspond au Liban actuel). 
Il raconta aussi la vie d’Elisée, qui ne se préoccupa d’aucun lépreux mis à part Naaman le Syrien.

S’ils étaient tous trois (Elie, Elisée et Jésus) des "humanitaires", leurs actions témoignent à l’évidence contre eux.

Non seulement ils pourvoient aux besoins d’un nombre restreint de personnes alors que leur pays est en deuil, affamé ou rempli de lépreux. 
Plus encore, ils ne s’occupent uniquement de gens qui les accueillent favorablement et qui plus est, au-delà des frontières.
Dieu serait-il élitiste? 
A en juger par ses actions, il serait plutôt sélectif.
Avec ces trois témoignages, que cherche à nous transmettre comme message, le Seigneur ?
Regardez d’abord au contexte. Les prophètes ne rencontrèrent que des incrédules, des cœurs endurcis, des esprits critiques, des ennemis.  
Face à ces mauvais esprits, Jésus s’est abstenu de toutes délivrances. 
Impossible pour lui d'appliquer le second commandement: "tu aimeras ton prochain comme toi-même". 
Ce qui lui a valu d’ailleurs une forte persécution. 
Ils le chassèrent de la ville et voulaient le pousser dans un précipice (Luc 4 :29). Elie et Elisée eux, se trouvaient envahit par des rois idolâtres et des faux prophètes, qui avaient mis le peuple dans l’incrédulité. 
Il est à noter que le Seigneur n’a jamais guéri de religieux
Il sondait leur cœur et dévoilait leur attitude dure, hautaine et méprisante à son égard et face aux pêcheurs. 
Il a fait de même avec toutes les personnes qui ne venaient pas à lui. 

Celles qui n’avaient pas assez soif de guérison, il les laissait là, au bord du chemin.

Jésus ne s’occupe que de ceux qui le cherchent avec force et sincérité.
C’est pour connaître leur réel besoin que le Seigneur demandait au malade : ‘’Que veux-tu que je te fasse ?’’. 
Pourquoi demander une telle chose à un aveugle ?
Parce qu’un malade peut préférer qu’un membre de sa famille soit guéri plutôt que lui ; ou paradoxalement désirer garder sa maladie pour ne pas être redevable à Dieu; ou encore être orgueilleux au point de mettre Jésus à l'épreuve.
Le témoignage de l’aveugle Bartimée est éloquent à ce propos. 
Malgré les gens qui voulaient le faire taire, il hurlait : "fils de David aie pitié de moi". Sans ces cris répétés, Jésus ne se serait pas arrêté.
Pourtant le passage biblique (Matthieu 14 :13-16) sur la multiplication des pains est souvent repris par les religieux pour montrer le coté ‘’humanitaire‘’ de Jésus, nourrissant une foule entière de quatre mille personnes.

Mais alors, pourquoi le Seigneur n’a t-il pas multiplié la nourriture sur tout Israël ?
Là aussi, il faut comprendre le contexte.
Jésus sort de la ville dans une barque pour se mettre à part. 
La foule le suit à pieds. 
Toutes ces personnes ont dû contourner le lac de Tibériade, puis gravir une colline, pour le rejoindre et parcourir beaucoup de kilomètres. 
Après trois jours de marche, sans nourriture, ils devaient tous être dans un état de fatigue très avancé ( surtout les malades parmi eux), car le Seigneur fut "ému de compassion"
Face à leur grande détermination à le suivre coûte que coûte, Jésus fit des miracles de guérison et une multiplication des pains et des poissons, pour que tous puissent manger.
Cette épopée des évangiles, montre que, la mise à l'épreuve est la première étape à franchir, pour recevoir de Jésus. 
Il teste notre renoncement. 
Ensuite, il est indispensable d’avoir la foi, et d’aller vers lui, à sa rencontre. 
L’action prime sur la passivité. "Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés et je vous donnerai du repos".
De même : "demander et l’on vous donnera…frapper, et l’on vous ouvrira" (Matthieu 7 :7).
Un acte humanitaire ne demande pas une action. 
C’est souvent un constat, une tierce personne ou un organisme  qui voit le besoin et cherche à y pourvoir.
Pour un croyant c’est différent.  
Le déclenchement de l’aide se fait à partir de la volonté déclarée et manifestée du nécessiteux. 
Il vient vers le croyant oint (Messie), il demande, il insiste pour recevoir.  
Cela va même plus loin, le pauvre, donne de son nécessaire, voire de ce qu’il lui reste
La veuve de Sarepta fit un gâteau à Elie avec tout ce qu'elle avait de farine et d’huile.  Après quoi, il ne lui restait plus rien pour se nourrir, elle et son fils. Son acte de foi assimilé à un acte de folie, a déclenché le miracle. 

Pour un incroyant, cela parait intolérable et même insupportable, de solliciter à ce point la personne démunie, avant de répondre à son besoin.

En fait, l’action du Saint-Esprit va beaucoup plus en profondeur qu’une action humanitaire. 
Jésus veut subvenir au besoin vital. 
Il délivre complètement l’opprimé, aussi bien dans sa maladie, dans son handicap, que dans sa détresse morale. 
Il le relève et en fait une personne digne et respectable. 
La contre-partie s’est de le suivre comme Seigneur et Sauveur. 
Il y a toujours un renoncement pour le croyant. 
Une fois délivré de ses bourreaux, Jésus dit à la femme adultère: "va et ne pèche plus"; soit en d'autres termes: "continue ta vie en renonçant aux œuvres du péché".

En conclusion:
Comme nous l’avons vu, plus haut, il est indispensable de retrouver un cœur d’enfant, humble et crédule.
L’esprit d’Elie doit revenir dans les derniers temps pour ramener le cœur des pères vers leurs fils. Chacun a besoin de cette reconversion, pour ne pas évangéliser comme le monde, en faisant de la politique et de l’humanitaire, mais en imitant Jésus, qui regardait si la personne avait un cœur d’enfant, avant de prier pour elle.