dimanche 8 janvier 2023

DIEU, en toute DISCRETION

467

Par Eric Ruiz


Je vais vous parler aujourd’hui d’une chose que j’ai déjà évoquée, mais qui n’a pas fait l’objet d’un message, un trait de caractère important de notre Père céleste : c’est la discrétion.

Ah, on ne peut pas dire qu’il  s’adresse à nous d’une manière magistrale (comme il pourrait le faire d’ailleurs). Il ne se révèle pas comme un général devant son armée. Il vient se révéler à une personne en particulier, choisie, mise à l’écart dans un lieu à part ;

À Moïse, il lui dit seul à seul sur le Mont Sinaï : « Lorsque j’écarterai ma main, tu me verras par-derrière, mais mon visage ne pourra pas être vu. »(Exode 33 :23).

Cette particularité de se dévoiler caché, secret n’est pas unique, elle se retrouve bien-sûr chez son fils Jésus-Christ.

Contrairement à l’opinion la plus répandue, Jésus de Nazareth ne voulait pas qu’on le remarque spécialement.

  -Après avoir donné les clés du royaume à Pierre, Jésus «recommanda aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Christ ».

  -Après le miracle de la transfiguration, Jésus commanda aux disciples : « Ne parlez à personne de cette vision ».

  -A un autre moment, Jésus demanda à ceux qui reçoivent un miracle de n’en parler à personne, de se rendre vers le sacrificateur, en toute discrétion ; où de prendre garde que personne ne le sache.

  -Dès qu’il y avait un mouvement de foule, et qu’il se sentait menacé, voilà Jésus, fuyait au milieu d’elle, plutôt que de l’affronter en manifestant son autorité et sa force.

  -Il s’asseyait pour parler plutôt que de monter sur un toit et de prêcher fort.

  -Il se tenait à l’extérieur des villes, dans des endroits déserts pour recevoir ceux qui le cherchent (Marc 1 :45) ;

  -Il nous demande d’aller seul dans notre chambre pour prier et là dans le secret, il nous affirme que Dieu le Père entendra notre besoin.

  -A la foule qui a été guérie «  il leur recommande sévèrement de ne pas le faire connaitre ».

  -Après la résurrection, il se présente à deux disciples sur le chemin d’Emmaüs, sans chercher à se faire remarquer par eux. Toujours la même discrétion en arrière-plan.

  -« Et quand des pharisiens demandent à Jésus quand viendrait le royaume de Dieu. Il leur répond: Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards ».

Eh oui, le royaume de Dieu n’attire pas l’attention, il passe le plus souvent inaperçu, sans se faire remarquer.

D’ailleurs c’est un immense quiproquo: parmi tous ceux qui le prêche, très peu le voit ou le connaisse.

De plus, Jésus faisait référence à Esaïe, prophète d’Israël pour confirmer sa position. Il citait les Écritures : Esaïe chapitre 42 

« Voici mon serviteur que je soutiendrai, mon élu en qui mon âme prend plaisir. J’ai mis mon esprit sur lui, il annoncera la justice aux nations. » Et là, on s’attend à lire la suite… qu’il annoncera la justice partout en la prêchant en étant accompagné de bruits de tonnerres,  d’acclamations, d’une effervescence généralisée, tout le monde le verra… Eh bien non, la suite de la prophétie dit : 

« Il ne criera point, il n'élèvera point la voix, Et ne la fera point entendre dans les rues. »

Dieu le Père, quand il envoie des anges nous réveiller, nous sortir de notre torpeur, il ne nous crie pas dessus. Nous n’entendons pas sa parole résonner et percer nos tympans. Non, il vient dans la douceur, dans une discrétion totale nous chuchoter à l’oreille, murmurer à notre cœur, susurrer ses intentions intérieurement.

Celui qui est à proximité de nous, ne sait généralement pas ce qui nous arrive.

Il voit nos yeux scintiller, nos larmes de tristesse couler pour être remplacées par celles de la joie, et tout ça, sans savoir d’où provient la source de toutes ces émotions.

Alors, quel contraste avec le prosélytisme de la religion. On hurle son nom dans les rues, on placarde des affiches, on inonde les boites aux lettres de tracts, on se signe, on se prosterne, on exalte sa foi à la télévision devant des millions de personnes, on se rassemble dans d’immenses stades pour annoncer sa justice, pour témoigner de ses miracles ; on porte des vêtements de paillettes, sous des projecteurs.

Que font-ils de Matthieu 6 :1 « Gardez-vous de pratiquer votre justice devant les hommes, pour en être vus; » ?

D’un côté Dieu se révèle à nous, invisible, dans la plus intime des relations, pleine de discrétion, et de l’autre on le dévoile en plein jour dans l’agitation et le spectacle.

Mais Dieu s’offusque-t-il de ce que des croyants témoignent de lui dans une telle indiscrétion, dans un tel vacarme ? Est-il choqué par ces croyants transcendés et animés d’une agitation de tous leurs sens ?

Non, puisqu’il ne les reprend pas. Il les laisse faire à leur guise, car il sait que le mal fait une œuvre de justice, à son insu. Et étant prévenus, par Matthieu 6 :1, ils  n'auront point de récompense auprès de leur Père qui est dans les cieux.

Quand Jean, un de ses disciples, lui confessa qu’il avait arrêté un homme qui chassait les démons en son nom, Jésus rétorqua : «  Ne l'en empêchez pas, car il n'est personne qui, faisant un miracle en mon nom, puisse aussitôt après parler mal de moi. 40Qui n'est pas contre nous est pour nous » (Jean 9 :39-40)

Le fils de Dieu, alors, se fait-il duper lorsqu’on désobéit à ses recommandations ? Parce que beaucoup ont pris le contrepied de la discrétion ;

Marc 7 :36 : « Jésus leur recommanda de n'en parler à personne; mais plus il le leur recommanda, plus ils le publièrent ».

Publier, ici, signifie faire connaître en rendant public ; En grec, publier (Kerusso [Kay-roos’-so]) est le même mot que prêcher, proclamer l’Évangile publiquement. De quoi faire réfléchir !

Leur réaction n’est pas surprenante, elle est normale pour des êtres humains. Entrainés par leurs émotions, ils ne peuvent s’empêcher de répandre la bonne nouvelle de leur guérison, ou du miracle auquel ils ont été témoins.

Jésus, c’est vrai, les mets à l’épreuve en leur commandant de se taire.

Toutes ces personnes désobéissantes doivent prendre conscience de leur infidélité et si possible qu’ils en soient attristés, pour que cette tristesse les amène à la conversion.

Dans les faits, Dieu nous présente toujours deux chemins, deux portes, deux sortes de fruits à manger. Il nous laisse toujours faire nos choix et les assumer.

À chacun de choisir.

Choisissons-nous la porte de la discrétion ou celle de l’agitation ?

On s’agite dans les prêches, on y fait du bruit, car ils sont devenus des longs bavardages entrecoupés de chants et de louange.

Pour ma part, après avoir suivi ceux qui s’agitaient et qui me pressaient d’en faire autant, j’ai opté maintenant pour la voie de la discrétion.

Je le ressentais, en me forçant à  témoigner de ma foi à tout va, je vivais les choses à l’encontre de ma nouvelle nature.

On ne choisit pas son témoignage selon ses envies ou ses convictions.

Il ne s’agit pas ici d’un caractère naturel.

L’introverti choisirait la discrétion alors que l’extraverti, lui, opterait pour l’agitation.

Les deux ont tort. Les deux font en fonction de leur vieille nature.

L’esprit de Dieu, seul, influence en apportant la juste discrétion, lui seul accueille Dieu dans le respect.

L’écart avec ce qui est juste est comparable à cet exemple : C’est comme si nous enlevions nos chaussures pour pénétrer dans un lieu saint, alors que d’autres préfèrent y pénétrer en tapant des pieds avec leur godillots pour manifester leur sainteté et leur puissance.

Alors un fait est évident, la bonne nouvelle du salut se propage beaucoup plus par ceux qui transgressent les lois divines, que par les fidèles.

Plus Jésus se faisait discret, plus la foule se pressait pour le voir.

Les 4 cavaliers de l’Apocalypse sont la parfaite illustration de cette course au titre qu’est le salut.

Ceux qui veulent être saints par eux-mêmes sont persuadés que c’est une course de vitesse. Une course à la richesse, à la connaissance et à la gloire (c’est le sens du 666). Ils se disent en eux-mêmes : « Il faut vite être le premier, pour inspirer les autres à nous suivre ».

Et aujourd’hui les intentions n’ont pas changé, la réaction humaine est la même. Les prosélytes des Églises ont sonné de la trompette partout dans le monde.

Alors, je ne suis pas en train de plébisciter la fuite, la paresse ou l’inaction. Je dis que : tout concoure ensemble à annoncer la Bonne nouvelle, le bien comme le mal.

Dieu fait croitre ensemble le blé et l’ivraie dans le champ du monde. Il fait ainsi, pour que sa moisson soit meilleure.

Maintenant un Dieu discret pousse fatalement à beaucoup de perplexité de la part des païens.

S’il y avait un Dieu, se disent-ils, pourquoi ne le voit-on pas prendre une part active contre l’injustice du monde ?

Pourquoi ne se manifeste-t-il pas ouvertement ?

Dieu se laisse trouver, c’est vrai, mais si notre terre n’est pas travaillée, si elle n’a pas été suffisamment labourée en profondeur, la semence qui y tombera ne produira aucune pousse solide.

Dans le concret, si notre âme n’aspire pas de tout son être à un renouveau, la parole de Dieu ne produira rien en nous, l’eau ne pourra pas arroser nos racines.

L’effet spirituel sera alors désastreux.

Quel mauvais témoignage !

Le péché ne fera que se propager dans l’Église et ce péché-là sera passé sous silence, on souhaitera être très discret sur certaines pratiques plus que douteuses. Mais toute iniquité sera dévoilée en plein jour.

La corruption généralisée témoigne que la parole divine n’a pas pris racine dans le cœur des hommes.       

Le philosophe René Guénon dans son ouvrage sur « la crise du monde moderne » publié en 1927, affirme que nous sommes à la fin d’une ère, d’un cycle de ténèbres. Ce point de rupture qu’il observe est celui de la modernité. Cette modernité se révèle lorsqu’on identifie l’amélioration, à l’augmentation, le progrès à la quantité.

La quantité a remplacé la qualité. Le règne de la quantité dévoile les ténèbres.

N’est-ce pas là en quelques mots les traits de notre civilisation décadente ?

Pourquoi je vous dis cela ?

Eh bien parce que la discrétion ne fait pas vraiment recette avec la quantité. Quand on cherche le rendement, le chiffre, la rentabilité, la popularité, la célébrité, mais aussi quand on recherche la croissance, ou toute forme de richesses, comme Mammon, eh bien on préfère tout faire, sauf rester discret.

La quantité fait appel à tous les mécanismes multiplicateurs connus (publicité, publications nombreuses, communication de masse, annonces populaires la plus large possible, mais aussi convoiter les premières places, les premiers rôles, se placer dans la lumière).

La discrétion quant à elle est inconcevable, dans cette idéologie antichrist ; elle est même mise au pilori. On la rejettera violemment.

Dans les assemblées chrétiennes, discrétion rime avec faible investissement, petite foi, timoré, peureux, ou encore timide.

Les discrets, on les montre du doigt dans les sermons pour qu’ils se manifestent davantage, qu’ils s’expriment plus, qu’ils se voient plus, puisqu’un disciple de Christ est censé être la lumière du monde.

Toutefois on les mets en valeurs lorsqu’ils ouvrent leur porte-monnaie lorsqu’ils donnent leur dîme ou qu’ils mettent dans les collectes ou encore qu’ils participent à un grand mouvement humanitaire.

Là, leur foi est reconnue ;

C’est fou, comment d’un seul coup leur foi est devenue efficace.

Alors oui, la discrétion pour un homme ou une femme de foi c’est prendre des risques.

C’est en tous les cas prendre le risque de rester dans l’anonymat le plus complet, c’est risquer le doute, de se poser des questions sur l’efficacité de sa foi. C’est prendre le risque de se voir diminuer, mépriser et pour finir, rejeter par les autres croyants ;

Le mot « discrétion qui est apparu au XVIIème siècle, signifiait (et il a toujours ce sens aussi) « être à la merci de quelqu’un ».

Si nous prenons ce risque, c’est que nous avons choisi d’être à la merci de notre Père céleste.

Le latin « discretio » a le sens aussi de discernement. Prendre ce risque, c’est discerner que le choix de Dieu est le meilleur.

Par conséquent c’est choisir que c’est lui et lui-seul, Dieu, qui prend l’entière initiative de rendre populaire ou non notre piété.

Pour Jésus, qui ne cherchait pas à être populaire, sa renommée s’est faite malgré lui. D’autres ont arrosé ce qu’il avait semé. D’autres se sont précipités sur leur shofar pour faire du bruit et proclamer tout le bien qu’ils avaient reçu ou pour avertir le monde de l’imposture de Jésus.

Quant au fils de Dieu, son investissement visait surtout la qualité, la personne, son cœur, ses intentions,  l’intimité qu’elle a ou pas avec son Père.

Alors que désirons-nous ? Être un aveugle qui conduit un autre aveugle ou devenir ce disciple accompli qui sera comme son maître, animé par une sainte discrétion ?

Amen

dimanche 1 janvier 2023

2023 : COMMENT FUIR LE CONFORMISME ?

466

Par Eric Ruiz


Pour cette nouvelle année qui commence, le conseil que nous devons prendre le plus à cœur serait celui-ci : « Ne vous conformez pas au siècle présent ».

ROMAINS 12 :2

Ce verset, c’est celui de référence pour les Amish qui ont choisi de rejeter toutes les technologies modernes. Ils ont adopté la voiture à cheval plutôt que l’automobile ; Mais aujourd’hui ce verset est souvent pris pour inciter les croyants à réduire leurs désirs matériels, à vivre dans la simplicité et non dans le luxe, ou à vivre en limitant ses loisirs pour se donner davantage aux besoins de leurs assemblées.

Or, quand l’apôtre Paul exhorte ses frères Romains à agir ainsi, ne met-il pas en balance tout autre chose ?  Ne parle-t-il pas de deux corps : le corps animal et le corps spirituel ? Puisqu’il dit juste avant : « Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.».

C’est notre corps animal que nous offrons en sacrifice vivant, c’est lui que nous « crucifions » et que nous empêchons de s’exprimer.

Se conformer à l’animal, c’est lui rendre un culte. Et être conformiste, c’est ne rien sacrifier de sa nature animale.

Donc je peux vivre à l’ancienne, fuir la société de consommation, réduire mon train de vie, limiter mes loisirs, ai-je pour autant sacrifier ma nature animale ?

Non, je peux même être encore plus conformiste qu’avant en agissant ainsi.

Le culte raisonnable est forcément raisonné. Il est fait volontairement d’une manière anticonformiste.

Le conformisme est un état de soumission total envers sa chair. Elle nous pousse à agir toujours en fonction de ceux qui nous entourent.

« Se conformer au siècle présent »

C’est alors être en parfait accord avec le monde, c’est entrer dans le moule de tout le monde ; et n’oublions jamais que l’Église des nations est devenue conforme au monde. Mais pas seulement… Le monde n’est-il pas devenu lui-aussi, conforme à l’Église des nations? Le monde, comme l’Église charnelle se confondent et nous font croire qu’ils évoluent sans cesse, alors qu’ils nettoient et remettent en vitrine leurs objets sacrés du passé.

 

LE PURITANISME, LA GRAINE DU CONFORMISME

 

Le dictionnaire nous fait part d’une chose intéressante : Pour les Anglais, le conformisme, était l’action de se conformer aux doctrines et aux rites de l’Église anglicane. Être conformiste, c’est appartenir à la religion dominante.

Mais revenons à l’actualité, « au siècle présent » : Un nouveau mouvement idéologique serait né depuis quelques années: c’est le « wokisme ».

C’est un mouvement paru dans les universités américaines et qui se veut très puritain, très empreint à une nouvelle pureté morale. En étant déterminé à arracher l’ivraie qui s’y développait, le puritanisme prétend purifier les mœurs.

Jusqu’ici, rien n’à dire.

Or, c’est le même esprit qui est apparu dans toutes les réformes, la réforme de l’église anglicane se voulant plus pieuse que l’Église catholique, et même la réforme des protestants au 16ème siècle, juste à la fin du moyen-âge.

Cette purification woke par sa radicalité est une vraie chasse aux sorcières ; Toutes les formes de discrimination sont visées. Et bien-sûr, elles mettent au banc des accusés un bon nombre de personnes au profil intouchable et intègre.

Au départ, leurs luttes semblaient justes puisque raciales et homophobes. Les mouvements comme « #MeToo » ou « #BalanceTonPorc » sont sortis de ce néo puritanisme. Ce courant de pensée a touché tous les pays « développés ».

Mais les dérives ont inévitablement pointé leur nez avec tout ce qui est né de la libération de la parole. La confusion a rempli les réseaux, les débats et les procès.

En plus de la tentative d’imposer l’écriture inclusive, on est maintenant arrivé à dresser un nouveau dictionnaire des mots à utiliser, comme des mots à chasser qui ne sont plus en odeur de sainteté : Le fameux langage unique.

Tous les mots qui pourraient blesser ou discriminer y sont bannis. Déjà des auteurs écrivent que le wokisme serait la nouvelle religion : « la religion woke ». Moi, je pense que cette religion existait bien avant elle.

Le christianisme, pour ne se limiter qu’à lui, exerce bien cette langue unique. Toutes les Églises réformées en sont la parfaite illustration.

Si vous ne dites pas les mots conformes à votre courant religieux, on vous met de suite à l’écart (il y a un langage propre à chaque dénomination religieuse, et un sens propre à chaque mot ; par exemple chacun donne son propre sens au mot baptême…et à chacun de faire son marché).

Le puritanisme, cette forme de pensée au départ très louable finit toujours dans un rigorisme excessif pour s’épanouir dans des principes très fascisant. Il s’inscrit très bien dans le processus de l’évolution humaine, qui sous couvert de sainteté cache les plus iniques méfaits.

La pensée woke, (qui signifie éveillé), a cette vocation, d’ouvrir les yeux sur l’impur, le sale, le répugnant chez l’autre ; mais comme tout ce qui a été fait avant, elle nettoie l’extérieur du récipient sans toucher à l’intérieur, bien-sûr.

On ne chasse pas la nature animale avec des sermons et des leçons de moral.

C’est même le contraire qui s’amplifie. L’animal qui juge l’animal devient encore plus agressif et cruel, un vrai dragon.

Pour une fois, je serais d’accord avec cet ancien ministre français bien connu pour son combat écologique disant que « les grandes routes du conformisme mènent à la médiocrité et au malheur ».

 

LA SOUMISSION AU SERPENT ANCIEN


Je reviens à mon dernier message :

Si nous avons cette nature animale qui est en nous : ce n'est pas un hasard, c'est qu’Adam et Ève l'on laissé se développer dans le jardin d'Éden, comment ?

En laissant l'animal, le serpent ancien dominer sur eux.

L’effet n’a pas tardé à se faire connaître : les humains se sont volontairement soumis à l’autorité de leur chair, de leur nature animale.

Alors, si la semence de Dieu reçu lors de notre naissance d'eau et d'esprit ne demeure pas en nous, l'animal continuera à exercer sa domination (1Jean 3:9)

Prenons un exemple concret :
Pourquoi faut-il lorsqu'on est en échec dans un domaine et qu'on n'arrive pas à faire le bien, pourquoi faut-il pour cela modifier l'interprétation des textes bibliques ou adhérer à un courant religieux qui va dans son sens charnel?

Le prophète Malachie nous donne la réponse de la part de Dieu :

« Vous avez fait de la loi une occasion de chute pour plusieurs,… (parce que) vous avez égard à l'apparence des personnes quand vous interprétez la loi» (Malachie 2 :8-9).


LA PERFECTION MISE AU RABAIS ou MORALISANTE


Lorsque Jésus dit : « soyez parfait comme votre Père céleste est parfait » est-il en train de dire autre chose comme : soyez puritain, chassez le mal partout ou plutôt soyez au moins un peu plus sincères ou un peu plus tolérants et ça suffira?

Nous devons plutôt nous poser la question : « Pourquoi je n'arrive pas à être parfait ? Pourquoi suis-je toujours dans ce comportement pris comme un étau entre le bien et le mal entre l’animal et le spirituel? »

C'est ainsi que l'on sème de l'ivraie dans notre champ, c'est-à-dire dans notre cœur et dans notre environnement proche ; c'est ainsi que l'on réduit la parole divine à sa propre impossibilité d'agir.
On arrive alors vite à ce genre de croyance bivalente : « Dieu nous demanderait d’être sans pitié avec ceux qui font le mal, de les excommunier, et de rétablir partout la sainteté ; ou alors non, Dieu ne nous ne nous demanderait pas l'impossible, car il sait que nous sommes limités, il sait que nous péchons souvent, il sait que nous ne sommes que des humains ; Et même si nous péchons, il nous verrait pur à travers son fils ».

Cette prise de position est en fait très conformiste. Elle est choisie par une majorité. Mais alors où placer le curseur, où se trouve la juste place ? La connaissance du juste curseur n’existe pas. Le Saint-Esprit échappe totalement à cette rationalité.


« Le Fils de l'homme enverra ses anges, qui arracheront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l'iniquité »

Quand Dieu parle des scandales dans Matthieu 13 :41 : il veut dire par là, que la parole interprétée va devenir une pierre d'achoppement pour ceux qui ne sont pas conformes à leur évangile, à ceux qui ne croient pas comme les autres, on les traitera d’incrédule. On les condamnera comme on condamne l'iniquité chez le pécheur.

Dans Matthieu 5 :40 Jésus nous dit :

« si vous aimez ceux qui vous aime quelle récompense méritez-vous ? ».

De nos jours les religions sont enfermées dans leur credo.

Leurs dirigeants et ceux qui les suivent aiment ceux qui se conforment à leurs idées ; ces suiveurs sont les seuls qu’ils aiment; et ils transmettent ce genre d’amour corrompu à leurs nouveaux frères et sœurs par leur modèle.

Ils se referment tous sur eux, en se disant que c'est par amour qu'ils le font.

Ne se soumettent-ils pas à la conformité de ce siècle où l’esprit communautariste brille au plus fort ? Ils se « sanctuarisent » en croyant s’ouvrir à tous.

Jésus va plus loin, il dit : qu'iIs agissent tous comme des païens.
Parce qu’ils saluent seulement leur frère et pas les autres, comme le dit Jésus toujours dans Matthieu 5 : 47.

Les croyants, comme les gens d'une manière générale préfèrent se conformer à un groupe plutôt qu’à la vérité. Pourquoi ?

Car le mimétisme religieux devient vite la règle de base de celle ou de celui qui a la foi.

La vérité fait peur alors que le mensonge qui rassemble, sécurise. Il est plus difficile de dire " non! ", que de se conformer, d'être soumis et unis derrière un culte qui parait légitime, vu le nombre.

Eh oui, il y a le mot confort qui résonne dans le conformisme.

On se sent mieux et plus en sécurité dans un groupe qui parle le même langage, qui aspire aux mêmes convictions.

On aime avoir un endroit où se reposer, où poser sa tête. Mais Jésus, ou le fils de l’homme n’a aucun endroit où la poser. Il n’est en sécurité nulle part.

Par conséquent le type de comportement qui vise à se maintenir dans le conformisme arrose l'ivraie des fils du malin.


Alors que faut-il faire ?

 

Eh bien, il faut cesser d'agir, il faut cesser d'obéir au conformisme et en cela, c'est de ne rien faire, ce n'est pas lutter, c'est ne rien faire, arrêter d'être servile, c’est arrêter de faire les même choses que les autres, c’est cela qui va s'opposer au conformisme.

Les liens de la soumission au groupe vont plus loin encore :

Face à l’adversité ou face à la douleur, des croyants se tournent vers les autres pour recevoir une main secourable. Mais lorsqu’on leur tend la vérité, ils la dédaignent préférant garder leur douleur parce qu’elle les rassure vis-à-vis de leur groupe de soumission ou des idées qu’il véhicule.

Être conformiste, c’est quoi alors ?

 

LE CONFORMISME ANIMAL

 

La jalousie, l’envie, les querelles, la vanité, la fourberie…Je pense qu’à l’évidence cela renvoie à l’instinct primaire de l’animal, au comportement que l’on rencontre naturellement chez de nombreux animaux: À ce titre on peut :

*Être détestable comme le scorpion

*Être vil, soumis et ramper comme un reptile,

*Imiter et simuler comme un singe

*Suiveur et influençable comme un mouton de Panurge

*Virer de bord comme un caméléon

*Être cupide et impitoyable comme un requin

*Être profiteur comme un vautour

*Être lâches et cruelles comme une bande de hyènes

*Être instable comme une sauterelle

*Buté comme un âne

*Avoir la cruauté du tigre

*Avoir les dents longues comme un loup affamé

*Se sentir puissant comme le lion

*Avoir une langue de vipère, ou encore

*Se pavaner comme un paon…

Tous ces mauvais côté visibles chez l’animal ces « caractères de cochon », servent à nous faire prendre conscience de notre état similaire.

Nous montrons alors notre conformité à l’animal ; Quel contraste et quelle folie lorsque nous nous faisons dieu en même temps que nous agissons comme des animaux !

Alors c’est vrai qu’en temps de ténèbres comme le nôtre, où l’animal est devenu un culte même dans l’Église, nous devons encore plus compter sur le Saint-Esprit. C’est lui qui convainc et personne d’autres. C’est lui qui attire à lui, qui brise les cœurs, qui ouvre les yeux, qui chassent les idoles.

Toute volonté humaine allant dans ce sens est peine et cause perdues.

Dieu veut que nous marchions sur l’eau, pas que nous nous conformions à une religion meilleure qu’une autre (plus puritaine ou moins austère).

 

LE CHOIX DU SANG

 

Jésus-Christ veut que nous choisissions son sang à lui, comme il l’a demandé à ses disciples : «  buvez ceci est mon sang » (qui avaient atteint le nombre de 70, avant qu’il n’en reste plus que 11 au final).

Notre conformisme nous fera toujours choisir le sang de « nos frères », en ayant l’assurance que nos racines spirituelles seraient conformes aux frères que nous fréquentons;

Or, Jésus nous montre que ses frères sont seulement ceux qui font sa volonté. En  2023, la marque de la bête, ce côté animal de l’homme sera encore plus visible sur le plus grand nombre.

Se placer alors sous le sang du fils de Dieu se fera ainsi :

Après avoir prié et médité sur nous-même, nous devons à l’opposé du puritanisme exercer une vraie purification. Elle nous amènera à oser autre chose…oser, mais avec le Saint-Esprit.

C’est ainsi que nous conformerons réellement nos actes à notre foi.

Amen 

dimanche 25 décembre 2022

LA RACE DE DIEU ET CELLE DU DIABLE (la fausse doctrine sur le blé et l’ivraie)

 465

Par Eric Ruiz


Voilà mon dernier message de l’année, et il est fait dans le but que nous ne nous laissions plus dominer par l’être animal qui est en nous, mais par la nouvelle nature de Christ.

Alors premièrement, J’insiste sur le fait que chercher le chainon manquant entre l’animal et l’homme est une perte de temps et même plus un égarement. Il n’y a jamais eu évolution entre le singe par exemple et l’homme. Dieu a créé distinctement les animaux et les humains. 

Le premier livre de la Bible montre qu’il y a bien deux créations distinctes.

Pour les animaux, il les a créés le 5ème jour, en les rendant fécond selon leur espèce. Les humains, quant à eux, ont été faits à son image, à sa ressemblance (par la parole) le 6ème jour et il leur a donné la fonction de dominer sur le genre animal. Dieu a marqué les temps (5ème, 6ème  jour) pour bien séparer les différents éléments de sa création.

De même, dans le genre humain, il n’a pas fait de catégorie ou de sous genre.

«26Et il a fait d'un seul sang tout le genre humain, pour habiter sur toute l'étendue de la terre » (Actes 17 :26 Bible Martin).

Ici, Paul se trouve devant les Athéniens, il leur affirme qu’il n’y a pas deux sortes de sang, comme un sang humain qui serait mêlé avec un sang animal ou alors, des races d’humains différents avec un sang pur d’un côté et impur de l’autre, non un seul sang pour tous.

Malachie 2 :10 « N'avons-nous pas tous un seul père? N'est-ce pas un seul Dieu qui nous a créés? ».

Le prophète d’Israël dit cela à un peuple qui s’est égaré, qui n’a pas gardé ses voies, parce qu’il a profané ce qui est sacré. Ils n’ont pas comme père le diable au sens génétique. Ils ne sont pas reconnaissables à leur couleur de peau ou par un autre signe distinctif.

Au verset 9, Malachie leur dit (voilà le signe de reconnaissance) :

Qu’ils interprètent la loi parce qu’ils jugent à l’apparence des personnes.

Dieu rétablit la vérité. Et je le dis sans rien cacher, mais il y avait encore de l’ivraie dans certains de mes messages passés, là où j’y évoquais une semence du serpent.

Il ne peut y avoir une race de serpent même si Jésus traite certains de « race  de vipères ». Il fait appel, à ce moment-là, au caractère animal et non à un genre ou à une race hybride qui aurait échappé à la création d’Élohim.

Ève, et Adam, n’ont pas dans les faits dominé l’animal (comme leur fonction l’exigeait) mais ils se sont laissés dominer par lui.

Dans Matthieu chapitre 13, Jésus-Christ parle en parabole. Parce qu’il sait qu’il y aura de multiples interprétations d’elles et que les mystères du royaume ne seront donnés qu’à ses disciples et pas aux autres.

Au verset 13, il dit : « C'est pourquoi je leur parle en paraboles, parce qu'en voyant ils ne voient point, et qu'en entendant ils n'entendent ni ne comprennent. »

Les paraboles du semeur sont au nombre de 7 dans l’Évangile de Matthieu chapitre 13. Mais intéressons-nous à la parabole de l’ivraie du champ.

 Dieu l’avait dit par Jésus-Christ, le diable a semé de l’ivraie parmi le blé. L’ivraie n’est pas une race mais elle est une fausse parole, une fausse connaissance provenant des fils du malin.

« Mais, pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de l'ivraie parmi le blé, et s'en alla. »

Quand les croyants ne sont plus éveillés, quand ils ne sont plus vigilant sur le mal, puisqu’ils suivent alors un faux père (le diable) de faux dieux, alors ces mauvais esprits inspirent à de paroles fausses ; ils sèment de l’ivraie ;

Dieu, le maitre de maison laisse croitre ensemble les bonnes et les mauvaises paroles. Puis à un moment choisi par lui seul, il commande d’arracher l’ivraie, la fausse parole et ceux qui la profère et d’amasser la bonne parole parmi ceux qui la répande, dans son grenier. C’est ce que Dieu fait en arrachant toute cette fausse parole liée à la prédestination de la race du mal ; à ce genre animal qu’il laisserait caché parmi les humains.

Le royaume des cieux est ainsi fait, il laisse tout pousser en même temps. Puis le Saint-Esprit fait son œuvre parmi les croyants.

Il n’y a jamais eu une race du mal créée à partir d’une semence du diable puisque TOUT vient de Dieu.

Il y a simplement eu corruption de la vérité.

Genèse 4 :1 « Adam connut Ève, sa femme; elle conçut, et enfanta Caïn et elle dit: J'ai formé un homme avec l'aide de l'Éternel. ».

Pourquoi Ève dit-elle : « avec l’aide de l’Éternel » ?

D’abord, je crois que les anges de Dieu nous permettent d’arracher cette ivraie. Car c’est bien le fils de l’homme qui enverra ses anges pour  arracher l’ivraie (Matthieu 13 :41)

Cette ivraie, est formée par cette croyance, qu’on m’avait enseignée jadis et qui doit mourir aujourd’hui : Ève mentirait  en disant « avec l’aide l’Éternel » ?

Non, Ève ne ment point. Elle n’a pas formé un homme avec l’aide du serpent ; Admettons qu’elle ait eu un rapport avec le serpent (ce qui n’est pas une déduction vérifiable), son fils ainé Caïn ne provient pas du serpent.

Genèse 3 :1 : « Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l'Éternel Dieu avait faits ». Le serpent était déjà issu de l’espèce animale.

Mais le serpent parlait. Était-il alors semblable à Dieu et à l’homme par la parole ? Je pose la même question concernant l’âne qui a stoppé le prophète Balaam sur sa route ?

« L'Éternel ouvrit la bouche de l'ânesse, et elle dit à Balaam: Que t'ai-je fait, pour que tu m'aies frappée déjà trois fois? ».

L’animal quand il parle exerce un prodige. C’est une fonction exceptionnelle, pour un moment exceptionnel.

De même, le serpent qui ne rampait pas au départ se tenait-il debout comme un homme, au point même de se confondre avec lui ?

On ne le dit pas… cela n’est pas mentionné, parce que cela n’est pas important. Mais ce qui est primordial, c’est qu’il soit le plus rusé des animaux des champs. C’est sa ruse et non son aspect physique qui a séduit Ève.

Par conséquent, restons à l’essentiel sans vouloir extrapoler outre mesure.

Alors, Caïn, c’est vrai est associé au malin dans 1Jean 3 :12 « Caïn, qui était du malin, et qui tua son frère… »...

Mais c’est dans le sens spirituel, que l’association est faite ; d’ailleurs Jean insiste ensuite sur les œuvres de Caïn et non sur son éventuel prédestination «… parce que ses œuvres étaient mauvaises, et que celles de son frère étaient justes. ».

Jean insiste aussi sur la justice comme moyen de reconnaissance entre d’un côté les enfants de Dieu et de l’autre, ceux du diable qui représentent tous ceux qui n’aiment pas leur frère.

1 Jean 3 :10 :« C'est par là que se font reconnaître les enfants de Dieu et les enfants du diable. Quiconque ne pratique pas la justice n'est pas de Dieu, ni celui qui n'aime pas son frère ».

Les actes trahissent nos convictions, ce à qui on croit ; ils montrent notre vrai père spirituel.

Jean n’évoque pas des enfants du diable avec une tête de serpent, ou une autre peau plus dure et épaisse comme ce reptile.

Car dans les faits, aucune semence animale ne peut être fécondée par un ovule humain.

Il y a incompatibilité, inimitié entre les deux génétiques.

Aucune malédiction, ou aucun mauvais sort ne peut créer de loup garou, par exemple ; tout comme l’éléphant antilope n’existe pas.

Alors bien-sûr qu’il existe des exceptions chez les animaux où l’on assiste à des croisements hybride. Si l’âne se croise avec la jugement, ils donneront naissance à un animal hybride comme le baudet ou la mule, mais qui ne pourra plus se reproduire ensuite. 

Car Genèse 1 le dit : ils sont féconds selon leur espèce.

Les rares cas ou les cas insolites de croisement d’espèces différentes ne peuvent se reproduire une nouvelle fois.

Beaucoup de croyances montrant des créatures mi humaine, mi animale sont des fantasmes ou des hallucinations provoqués par des peurs, ou des produits hallucinogènes ; et tout cela entretenues collectivement par des légendes, mais qui n’ont aucun fondement dans la réalité.

Tout comme les visions de l’apôtre Jean dans l’Apocalypse sont des symboles à interpréter par l’Esprit saint.

Il y a, c’est vrai des monstres, qui sont le plus souvent des « accidents » génétiques, ou aussi des accidents chirurgicaux.

Revenons à Ève, la mère de tous les vivants. « J'ai formé un homme avec l'aide de l'Éternel »

Ce que dit Ève doit être pris comme un témoignage, parce qu’elle connait et reconnait maintenant l’aide de Dieu. Elle reconnait que c’est lui qui choisit celui qui nait ou pas de chair, sur cette terre ; Mais aussi, ses mots montrent la dépendance qu’elle a maintenant vis-à-vis du Seigneur et aussi sa repentance.

Ève s’est repentie d’avoir désobéit au commandement de Dieu. Et elle affirme sa volonté de s’unir avec Dieu, elle ne veut plus faire sans son aide.

La semence du serpent existe bien mais elle n’est que spirituelle.

J’avais exprimé cette idée dans le message « enfants du diable ou enfants de Dieu ? » le 28 avril 2019.

Et je rajoute aujourd’hui que chaque humain l’a reçu, puisque la désobéissance est inscrite dans la « nature humaine ».

Aussi nous avons en chacun de nous le mal en tant que semence. L’ivraie a été semée dans nos cœurs. La séduction, la domination est ce venin provenant du serpent qui mord le talon de la femme. C’est ce venin qui pousse la femme comme l’homme à réagir charnellement, comme le ferait un animal blessé.

L’apôtre Paul avait, avant sa conversion, toujours ce combat entre le bien et le mal. Il en en parle ainsi dans l’épitre aux Romains :

« Et maintenant ce n'est plus moi qui le fais, mais c'est le péché qui habite en moi. 18Ce qui est bon, je le sais, n'habite pas en moi, c'est-à-dire dans ma chair: j'ai la volonté, mais non le pouvoir de faire le bien. 19Car je ne fais pas le bien que je veux, et je fais le mal que je ne veux pas. 20Et si je fais ce que je ne veux pas, ce n'est plus moi qui le fais, c'est le péché qui habite en moi. ».

Ainsi c’est à nous d’empêcher le mal de croitre. Mais aussi c’est à nous de compter sur notre Dieu pour nous révéler en son temps la bonne semence qu’il a mise. La chair doit diminuer pour que grandisse le blé, la semence divine. Notre comportement, nos paroles doivent révéler que nous sommes bien devenus enfants de Dieu car nous sommes passés de la mort à la vie en naissant d’en haut.

Une chose est sûre, si le diable aurait véritablement semé une nouvelle race, le racisme ne serait pas un délit, il serait légitime, il serait bon. Et cela laisserait planer l’idée qu’il existe une race qui ne pourra jamais obtenir de rédemption venant de Dieu.

Les enfants de Caïn seraient par définition exclus définitivement du plan de rédemption de Jésus-Christ.

Alors à vos généalogies pour trouver les races déchues et à vos épées pour les combattre.

Non, cette quête et ce combat sont obsolètes. Nous n’avons pas à lutter contre la chair et le sang.

Les croyants qui s’obstinent à semer de l’ivraie et à la faire croitre témoignent de qui ils veulent provenir.

Le champ de nos idées, de nos croyances a été infecté et Dieu a laissé croitre les fausses paroles, qui entrainent des scandales dans le but de montrer l’attachement de la personne au mal.

Mais, les anges par le Saint esprit, viennent arracher ce qui a poussé et qui ne venait pas de lui.

Matthieu 13 :41« Le Fils de l'homme enverra ses anges, qui arracheront de son royaume tous les scandales et ceux qui commettent l'iniquité (et ceux qui sont les propagateurs des scandales): ».

Les scandales : ce sont « toute personne ou chose par laquelle quelqu’un est amené dans l’erreur ou le péché ».

Et ce n’est pas un hasard non plus si cette parabole sur le blé et l’ivraie a donné tellement d’arguments aux défenseurs de la doctrine de « la race du Diable ».

On a entendu dire que l’ivraie qui a été semé par le diable ce sont ses propres fils qui sont sortis de lui, de sa matrice. On a attribué au diable la puissance de pouvoir créer comme Dieu. Alors qu’il n’a le pouvoir que de semer de mauvaises pensées, de faire croire à une toute puissance humaine ou de pousser au crime celles et ceux qui aiment le mal.

Non, la race de Dieu a été semée sur la terre et c’est elle que les anges amassent dans les greniers.

Au final nous le savons, l’ivraie n’existera plus, elle sera brulée. Elle aura servi à protéger le blé, à le faire croitre. Et c’est pourquoi Dieu laisse le mal pousser avec le bien, comme il laisse les démons lutter contre le Saint-Esprit.

Le but étant que « les justes resplendissent comme le soleil dans le royaume de leur Père ». En d’autres termes que ceux qui auront persévérés dans la parole (le blé) soient sanctifiés par elle et avec elle.

Pour finir je dirai que ce message est capital, pourquoi ?

Parce que tant que nous aurons des idées de destruction, d’une race, d’un peuple maudit qui n’appartient pas à Dieu, qui n’est pas de notre nature…nous serons envahis par l’ivraie.

Nous sommes, si nous nous considérons « enfants de Dieu », amenés à répandre la bonne nouvelle en montrant le blé et en laissant les anges arrachés l’ivraie, en premier dans nos vies.

Dans les faits, ne nous laissons plus dominer par l’être animal qui est en nous mais par la nouvelle nature de Christ.

Amen