dimanche 5 décembre 2021

L’EXCEPTION au-dessus de LA REGLE

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Par Eric Ruiz

 

Avez-vous remarqué que les choses viennent souvent par deux ; (le juste ou l’injuste, le vrai ou le faux, la lumière ou les ténèbres, la chose et son contraire, mais aussi : le général et le particulier)

Ce n’est pas pour nous perdre ou nous mettre dans la confusion mais n’est-ce pas pour que nous évitions à tout prix de tomber dans les généralités ?

Avec la généralisation on juge, on condamne, on brûle un peuple pensant qu'il est méprisable ; et on porte aux nues ceux qui ont l’apparence de la gloire.

La généralisation empêche de se poser des questions. Elle conforte « les meilleurs » à se réfugier vers une théorie qui évince « les moins bons ». Et qui finira bien entendu par enterrer la vérité.

Un exemple de généralité chrétienne : Un croyant en bonne santé dira d’un autre qui est tombé malade : « Sa maladie prouve une chose : qu’il subit les conséquences de ses fautes, il a récolté ce qui la semé ».

Comme si toute maladie systématiquement était la cause d’un péché à expier.

J’avais développé dans un message les 5 causes possibles de la maladie et une seule seulement correspondait à la catégorie : maladie châtiment.

N’y voir qu’une maladie châtiment dans tous les cas, devient alors du mépris pour soi et pour les autres.

Et qu’est-ce que le mépris ; que dit la Bible à son sujet ?

« Aie pitié de nous Éternel, notre âme  est accablée ….  du mépris de la part des hautains » ( Psaume 123 :4)

Proverbes 18 :3 va dans le même sens : « quand vient le méchant viens aussi le mépris ».

Mais attention, il y a aussi à l'inverse, qui ne permet plus de généraliser.

Proverbe 12 :8 nous dit "et celui qui a le cœur pervers est l'objet du mépris".

 Quoi comprendre, alors, et surtout comment reconnaître les causes du mépris ?

Car la question fondamentale lorsque l'on reçoit du mépris est:

Est-ce parce que l’on a le cœur pervers que logiquement ont reçoit du mépris ?

Ou bien, est-ce parce que l’autre est orgueilleux qu’il me méprise? Bref, recevoir du mépris est-ce juste ou injuste ?

 

Dans toute situation il y a une généralité : c'est celle du discernement.

 

Il nous faut du discernement pour connaître la vérité, pour savoir d'où provient ce mépris : provient-il de nous-mêmes ou provient-il des autres ?

Et croire que nous avons ce discernement parce que nous avons la foi, c'est encore une généralité.

Tous ceux qui ont la foi n’exercent pas forcément le discernement. Comme aussi ceux qui n’ont pas la foi peuvent discerner par moment la vérité.

Pour les premiers, ils ont des péchés cachés qui leur voile la vérité et leur discernement est alors faussé.

Toute personne quelle qu'elle soit dans la foi peut manquer de discernement, même si elle est pasteur, évêque, prophète évangéliste, théologien ou simplement un croyant. Personne ne fait exception à la règle. Avec un mauvais discernement la grande majorité se croira mépriser par les autres, les méchants.

Et oui, c'est évident, la pensée dominante est qu’avec la foi rien ni personne ne peut pervertir son cœur, puisque Dieu purifie et rend justice à l’homme de foi.

Par conséquent, de la même manière que le roi Hérode traita Jésus avec mépris, qu’il se moqua de lui, on peut en conclure qu'un chrétien marchant naturellement sur la voie de Jésus sera lui aussi méprisé par les grands, les dominateurs, les sans Dieu.

Cette manière de penser bloque tout discernement. Parce que le hautain l'orgueilleux est là. Il se croit au-dessus des autres. Il n'est pas dans la mêlée, il est sur un trône. Mais attention la foi ne nous place pas sur un trône elle nous met dans l'humilité ; donc plutôt au sol.

Par conséquent, l’orgueil amène à généraliser. Car l’orgueilleux aime émettre des lois, des règles d’or, des principes immuables des doctrines universelles.

Cela le sécurise d’une part et cela le fait briller, d’autre part, aux yeux des autres.

 

Prenons Calvin, le grand théologien français, emblème de la réforme protestante ; et regardons sa doctrine de la prédestination.

En généralisant la prédestination à tous chrétiens, Calvin évacue un doute pourtant si utile à la foi :

« celui qui sait que son salut est dans les mains de Dieu cesse d’être préoccuper par la qualité de sa foi ». Il attend l’action de Dieu en lui.

Cette loi évacue, c’est vrai, un poids, une responsabilité, des œuvres, un travail à faire. Pourtant, la gravité, c’est que le croyant n’a plus à se soucier de ses actes. Il est de toute manière élu et prédestiné au salut. S’il fait le mal, c’est peut-être qu’il n’a pas été prédestiné depuis la fondation du monde à agir bien.

Or la Bible, insiste non pas sur une généralité mais sur une exception. Et cette exception responsabilise énormément le croyant.

Le livre de l’Apocalypse est le livre de la révélation ; Du grec « Apocalupto » signifiant révélation, dévoiler ce qui est voilé…Ôter le voile.  

L’Apocalypse révèle Christ bien-sûr mais Christ voilé dans le croyant. Et beaucoup plus que ça : le disciple devenu croyant d’exceptionOn touche à la foi exceptionnelle.

Quand l’esprit parle aux Églises dans le livre de l’Apocalypse chapitre 2 et 3, il évoque directement cette exception :

«  Sois fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie ; Repens-toi donc ; tu as à Sardes quelques hommes qui n'ont pas souillé leurs vêtements »… Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs;

« tu as gardé la parole de la persévérance en moi ». « celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu et il n’en sortira pas ».

L’esprit qui parle aux Églises remplace le mot prédestination par celui de persévérance, de fidélité.

Il ne parle pas de ceux qui auront vaincu, mais de celui qui aura vaincu. Celui qui est visé en particulier, est marqué personnellement : c’est le témoin fidèle et véritable que nous devons être nous et nous seul.

Il y a une récompense, une bénédiction spéciale pour celle ou celui qui devient l’exception, l’exception à la règle, en n’ayant pas souillé ses vêtements, en ayant persévéré dans la sainteté.

Attention, on ne parle ici de salut, on parle de récompenses liées au caractère exceptionnel du croyant.

« Celui qui vaincra… je donnerai à manger de l'arbre de vie, il n'aura pas à souffrir la seconde mort… ; je lui donnerai de la manne cachée…et je lui donnerai un caillou blanc et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n'est celui qui le reçoit…  Et je  lui donnerai autorité sur les nations, Et je lui donnerai l'étoile du matin … je n'effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges.  je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, »…Voilà le disciple d’exception !

Le danger de la généralité, c’est que la prédestination d’un peuple l’amène à ne plus rechercher l’exception, à ne plus rechercher à tout prix la sainteté, car il la possède déjà, ou alors Dieu la lui donne en temps voulu.

Dieu amènerait lui-même à la perfection celui qu’il a élu depuis le début.

Eh bien, ce lâcher prise qui consiste à fermer les yeux sur soi pour laisser Dieu agir, peut paraitre au premier abord très positif, puisqu’il évacue la culpabilité. Et qui aime se culpabiliser ? Personne.

Mais l’esprit de Dieu insiste sur autre chose et au verset 9 du chapitre 3, l’esprit dit : « Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j'aime. Aie donc du zèle, et repens-toi. »

Ce n’est pas un lâcher prise que veut nous donner l’esprit, mais un zèle ardent. Un zèle : c’est un empressement à faire les choses.

Or le lâcher prise ici nous rend lymphatique et il évacue le fait de se sentir repris et châtier. Il est donc indispensable de ressentir un zèle qui nous amène rapidement, dans un état d’urgence, à nous repentir encore et encore et encore, nous croyant.

« Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte.. » .

Sans ce zèle ardent, cet empressement, Dieu ne pourra nous amener à la perfection, car nous ne l’aurons pas entendu frapper.  Sa voix ne nous aura pas saisis, pour que nous allions, empressés, ouvrir la porte.

Bref, la généralisation aura fermé la porte. La prédestination nous aura privé du zèle ardent. Alors que celui ou celle, qui aura à cœur de ne plus se souiller et de se repentir sur le champ de sa tiédeur… cette personne, ce témoin véritable aura l’exception de partager son repas avec Christ, sur son trône (puisque son trône est une table, j’y reviendrai).

Le chapitre suivant, le chapitre 4 de l’Apocalypse, va encore plus loin dans cette exception du témoin persévérant et véritable. Il nous donne encore plus de détails de qui il est. Par quel chemin de croix il est passé. Comment il a vaincu et quelle est sa place.

Le chapitre commence comme la fin et la continuité du chapitre 3 : « Une porte a été ouverte dans le ciel » ;

Et on devine que quelqu’un à ouvert la porte pour que Christ entre pour partager son trône, comme on partage un repas avec lui.

« Et voici, il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône quelqu'un était assis. »

Avant d’aller plus loin : la généralité pousse la grande majorité à y voir Dieu en personne ou son fils Jésus-Christ. Or Dieu est invisible, il est esprit et Jésus-Christ n’a laissé de lui que son esprit saint. Où trouvez Dieu, alors ? Est-il limité à un élément matériel ?

Il est dans le souffle du vent qui ne se voit qu’à travers le mouvement des feuilles ; on ne sait d’où il vient et où il va. Donc, on parle encore là d’une exception, d’une exception humaine assis sur le trône.

    1er indice : « Celui qui était assis avait l'aspect d'une pierre de jaspe et de sardoine; et le trône était environné d'un arc-en-ciel semblable à de l'émeraude »

-La pierre précieuse, le jaspe, c’est la première pierre de la nouvelle Jérusalem. C’est le premier fondement de l’Église, c’est la première onction. Cette pierre a la particularité d’être transparente comme du cristal. Ce témoin de Christ est par conséquent totalement transparent, il ne cache rien et il est pur, purifié par Christ.

-La sardoine est une pierre qui d’un point de vue étymologique, est issu du perse “sered” ou du grec “sardion” qui signifie “pierre rouge foncée”. La couleur du sang, du sacrifice (rouge foncé) est aussi un témoignage des œuvres de renoncement du disciple.

-Le trône entouré d’un arc en ciel, c’est le signe d’une nouvelle alliance faite avec la couleur émeraude. L’émeraude, c’est la pierre de la tribu de Lévi donc la pierre des vrais Lévites, des sacrificateurs.

Aujourd’hui, le disciple accompli est le nouveau Lévite, il est comme son maître : semblable à de l’émeraude ; La résurrection est précieuse comme l’émeraude, elle sera son signe ( j’en parlai dans un message intitulé « Le quatrième jour …».

Pour résumer, celui qui est assis sur le trône est semblable à Christ, c’est le témoin véritable, persévérant qui possède sa pureté, sa transparence, son sacrifice ; il est le signe d’une nouvelle alliance, du nouveau sacrificateur qui a vaincu la mort par la résurrection.

    2ème indice : » Autour du trône je vis vingt-quatre trônes, et sur ces trônes vingt-quatre anciens assis, revêtus de vêtements blancs, et sur leurs têtes des couronnes d'or. »

Cet indice est primordial pour comprendre que le trône n’est pas ce que généralement il représente (un siège élevé ou est assis un monarque), mais qu’il est lui aussi exceptionnel.

Exceptionnel parce qu’il est attablé.

Ce trône, c’est une table où 24 disciples d’exception sont réunis.

Ils sont anciens par leur persévérance et ils ont tous leur trône, parce que ce trône ne leur donne pas une supériorité, mais une intégrité identique : celle de Christ en eux et eux en Christ.

 

    3ème indice : «  Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu ».

Lorsque ces 24 disciples d’exception ouvrent leur bouche pour parler, il sort alors des éclairs, des tonnerres. C’est-à-dire que leurs paroles sont paroles de Dieu. Ils ont le discernement et leur voix influencent les circonstances.

Elles donnent un nouveau sens aux évènements.

Leurs voix font que ce qui est dit au ciel arrive sur la terre. Les avertissements célestes prennent alors une forme réelle pour les humains. Vous l’aurez compris ces voix agissent comme des anges.

« Devant le trône ».

Eh bien nous avons devant la table ce chandelier à 7 branches qui éclaire la table et ses convives.

Et j’avais fait un message sur ces 7 esprits de Dieu qui éclairent. Ces esprits sont les sept yeux qui éclairent l’âme, l’esprit et le cœur du disciple et qui le rend totalement en accord avec son Dieu.

    4ème indice : « Il y a encore devant le trône comme une mer de verre, semblable à du cristal ». 

Cet indice est lui aussi d’une très grande importance.

Quand Dieu rassemble ses enfants, quand il les réintègre à lui, ils ressemblent à l’immensité de la mer tellement ils sont nombreux ; et c’est le verre de cristal qui les distinguent. Ils sont semblables, ils se ressemblent tous parce qu’ils sont en Christ et Christ est en eux, rien n’est plus caché, ils sont purs et ont la même identité.

    5ème indice :

« Au milieu du trône et autour du trône, il y a quatre êtres vivants remplis d'yeux devant et derrière. »

Les quatre êtres vivants c’est la persévérance des saints (Actes 2 :42). J’insiste encore sur le mot persévérance. Car c’est lui qui donne l’exception (« celui qui vaincra »).

Les disciples d’exception persévèrent dans l’enseignement, ils persévèrent dans la communion fraternelle, , ils persévèrent dans la fraction du pain (qui est leur sacrifice perpétuel) et enfin , ils persévèrent dans les prières. Ils ont les yeux qui scrutent tout.

Derrière eux : ce sont ceux qui ont soif, qui sont dévêtus, et qui invoquent la justice divine.

Devant eux : ce sont les jugements de Dieu, sa justice et son amour parfait.

Alors, quels intérêts y-a-t-il à vouloir toujours généraliser, à vouloir reproduire ce que tout le monde pense, dit et voit.

L’homme naturel, n’est attiré que par ce qu’il convoite et qui lui donne du plaisir.

Au final il ne reproduira que des idoles, des images et il se prosternera devant elles, croyant servir le Dieu véritable.

Alors, ayons le regard de l’aigle, qui voit plus haut et plus profond.

C’est l’exception que Christ aime et il inspire celle ou celui qui persévère dans ses œuvres de vérité.

Attention, l’ingrédient principal, celui qui fait qu’il y a constamment la quantité d’huile nécessaire dans chaque lampe de notre chandelier personnel, pour qu’il puisse illuminer de jour comme de nuit : c’est la persévérance. Et ce n’est pas une quelconque prédestination, une élection faite à l’avance.

Soyons donc des croyants d’exception véritables, transparents comme du cristal et persévérants (ayant tout vaincu avec Christ).

Amen

dimanche 28 novembre 2021

LES LIMITES DE LA BONTÉ DIVINE

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Par Eric Ruiz


La bonté nous est souvent montrée à travers une personne qui a un bon cœur et qui est généreuse dans ses actes vis-à-vis de son entourage. Elle est pleine de bonnes intentions envers les autres, elle ne cherchera jamais à nuire à autrui.

C’est vrai… mais cette définition est-elle suffisante ? Il faut aller plus loin.

D’abord, parce que la bonté humaine touche à la convoitise.

Nombreux sont ceux qui font excès de grandeur d’âme, pour se donner de la valeur aux yeux des autres. Tout est calculé, lorsqu’on veut récolter une bonne réputation, jusque dans sa manière de donner.

Là aussi, la bonté n’est pas une question de volonté mais plutôt d’élan de cœur. L’effort pour l’acquérir est nul.

Nous ne devons pas rechercher la bonté, mais l’attendre.

Oui j’ai bien dit attendre, car la véritable bonté vient d’ailleurs, elle ne vient pas de nous. C’est pourquoi la vérité, elle aussi provient d’ailleurs. La bonté d’ici-bas possède un drôle de parfum.

Et, je trouve cette citation d’un ancien cardinal français tellement de l’ordre du vécu : « La bonté ! C’est bien le moyen le plus facile de ressembler à Dieu » ; et je citerai aussi les mots d’un écrivain malien qui nous renvoie vers l’origine de ce parfum malodorant : «  on se demande si en matière de bonté, le diable n’est pas plus généreux que le bon Dieu ».

L’imitation, l’imposture, le diable sont là tapis derrière ce caractère divin.

 

Donc, sans que cela soit surprenant Jésus-Christ, lui, nous demande d’aller plus loin…mais autrement

Par exemple, « Ne pas rendre le mal par le mal », c’est un niveau bien supérieur de bonté.

Quand nous sommes confrontés à une injustice, la supporter c’est bien…mais la bonté va encore plus loin. C’est faire du bien à celui qui vous à causer du mal et sans en attendre de retour.

Bon, cela parait facile à dire mais à faire…Ce genre de bonté pour le commun des mortels cela semble quand même rare voire impossible.

Même pour un croyant. Beaucoup diront : « je fais du bien à mes ennemis, je prie pour eux, je pardonne leur faute, je fais ce que la Bible dit de faire », mais dans la réalité, ils font le contraire, ils usent de la délation, ils s’énervent après eux, se fâchent avec eux et finalement les exclus, les excommunient de leur assemblée.

Comment faire du bien à celui qui vous a trainé dans la boue, qui vous a escroqué, humilié ou à celui qui a tenté à votre vie ?

Il mériterai c’est vrai, votre vengeance ou au mieux il mérite son châtiment. La bonté semble n’appartenir qu’à Dieu en fin de compte. Seul Dieu est bon après tout!

Par conséquent, faire du bien à celui qui vous a offensé à ce point, demande d’avoir reçu au préalable la grâce de Dieu, en s’étant abaissé au plus bas.

Comme je le disais la semaine dernière, la bonté de Dieu nécessite en premier, d’avoir reçu sa grâce. La bonté est un fruit de la grâce.

Regardez, il y a même de la bonté dans la colère de Dieu, car elle n’est pas comme celle de l’être humain, elle ne dure pas toujours.  Par ses châtiments aussi durs soient-ils, notre créateur vient sauver celui qu’il l’a rejeté.

Dieu voit celui qu’il l’a trahi se mettre à genoux, se lamenter sur lui-même, se mettre dans tous ses états. Il le voit le supplier de toute son âme de l’épargner.

Que fait-il, alors ?

Dieu se laisse attendrir et il revient même sur sa décision de lui ôter la vie.

Un grand cas d’école, c’est celui du roi Achab qui régna sur Israël avec son épouse Jézabel.

1 Roi 21 : 25 « Il n'y a eu personne qui se soit vendu comme Achab pour faire ce qui est mal aux yeux de l'Eternel, et Jézabel, sa femme, l'y excitait. 26Il a agi de la manière la plus abominable, en allant après les idoles, comme le faisaient les Amoréens, que l'Eternel chassa devant les enfants d'Israël. »

Et voici le châtiment de Dieu prononcé sur lui, par Elie :

«  je vais faire venir le malheur sur toi; je te balaierai, j'exterminerai quiconque appartient à Achab, celui qui est esclave et celui qui est libre en Israël, 23L'Eternel parle aussi sur Jézabel, et il dit: Les chiens mangeront Jézabel près du rempart de Jizreel. 24Celui de la maison d'Achab qui mourra dans la ville sera mangé par les chiens, et celui qui mourra dans les champs sera mangé par les oiseaux du ciel ».

Lorsque le roi Achab entendit ces paroles venant du prophète Elie, il se décomposa. Et au verset 27  : 

« Achab déchira ses vêtements, il mit un sac sur son corps, et il jeûna; il couchait avec ce sac, et il marchait lentement. 28Et la parole de l'Eternel fut adressée à Elie, le Thischbite, en ces mots: 29As-tu vu comment Achab s'est humilié devant moi? Parce qu'il s'est humilié devant moi, je ne ferai pas venir le malheur pendant sa vie; ce sera pendant la vie de son fils que je ferai venir le malheur sur sa maison. »

La bonté de Dieu l’amène à revoir ses jugements, à les reconsidérer en faisant du bien, même à ceux qui ont agi comme des démons sanguinaires ;Puisque Achab poussé par Jézabel sa femme, pour s’accaparer un champs, avait fait tuer son propriétaire.

Dieu se repend alors du châtiment qu’il avait prévu de faire (mais au passage il ne supprime pas l’expiation, il fait venir le malheur sur la maison du criminel mais plus tard après sa mort).

Eh bien cette bonté-là, ne doit pas être son exclusivité à lui et à lui seul. Dieu demande à ses enfants obéissants d’agir comme lui agit.

Et dans les faits, c’est de savoir pardonner à celui qui vous a causé du tort et s’il se repend et revient vers vous la tête basse, le cœur en morceau… vous devez lui faire du bien.

En fait, vous ne devez pas lui faire du bien, vous lui faite du bien, parce que la nature de Dieu en vous, vous y pousse naturellement. Vous n’êtes pas lié à une obligation de principe, mais à un cœur bien disposé conduit par l’esprit de Dieu.

Maintenant vous connaissez cette expression : « trop bon trop bête, pour ne pas dire pire (trop con) ».

Et au regard d’Achab comme d’autres prédateurs de son genre, lui donner raison, n’est-ce pas agir un peu comme un simplet, comme un naïf, pour finalement se faire facilement berner par de fausses repentances ?

Pourquoi leur effacer leurs fautes, si facilement (après tout, il suffit de se mettre à genoux, jeûner, plusieurs jours et le tour est joué)?

La suite de l’histoire d’Achab va tellement dans ce sens.

Le roi d’Israël a oublié son mauvais visage d’autrefois, et le voilà qui profite de sa situation nouvelle avec Dieu pour refaire le mal. Quel manipulateur !

Sa repentance était-elle si profonde que cela ? on en doute fortement. Elle ne durera pas longtemps, son cœur contrit est redevenu vite endurci, puisque trois ans plus tard, le voilà à nouveaux qui consulte ses quatre cents faux prophètes pour savoir s’il peut attaquer les Syriens, en l’occurrence Ramoth en Galaad et remporter la victoire contre lui.

Et, il attend d’eux la réponse qu’il souhaite entendre : «  oui, tu seras vainqueur ! ».

Le roi d’Israël est toujours à vouloir décider par lui-même, et toujours à se croire supérieur par son onction royale (voilà l’idolâtrie).

Achab ne voulait pas écouter le prophète Michée, qui était le seul à ne pas aller dans son sens. Il l’avait exclu par haine. Ce prophète venait chaque fois, à lui, pour prédire des calamités.

Mais il était la bonté de Dieu pour lui, et c’est la bonté de Dieu qu’il a rejeté, alors

Pour finir, Achab, toujours aussi fourbe, et animé par de mauvais esprits, décida de se déguiser pendant les combats pour ne pas être découvert et tué.

Où est la foi d’Achab ?  A-t-il fini par duper la bonté de Dieu ? A-t-il été plus malin et s’est-il octroyé sa grâce par ruse ?

Dieu lui a laissé sa chance, certes, mais Achab l’a méprisé. Il s’est lui-même montré tel qu’il est : invariable dans le mal. Et, au passage, son affront démontre encore une fois la grandeur d’âme de notre Seigneur, qui ne revient pas sur sa parole : «  il ne rejette pas celui qui vient à lui ».

Alors la fin du roi d’Israël sera donc ce qu’Eli avait prophétisé pour lui.

Il sera d’abord blessé par les flèches des Syriens, puis mourra à la suite de ses blessures, se vidant de son sang.

On ne se moque pas de la bonté de Dieu. Le roi criminel mourra comme ceux de sa maison « les chiens léchèrent le sang d'Achab, et les prostituées s'y baignèrent, selon la parole que l'Éternel avait prononcée ».

Ce qu’il faut retenir de l’expérience d’Achab, c’est que l’engagement avec notre Dieu n’est décidément pas à prendre à la légère et sa bonté n’est pas elle aussi à dénigrer ;

Et, profiter du fait que sa bonté durera toujours et qu’elle sera encore plus vécue intensément pour ceux qu’il a oints, n’est pas bon signe. En tous les cas ce n’est pas un signe de santé spirituelle.

C’est trop facile de chanter les psaumes, de célébrer la bonté éternelle de Dieu, en se persuadant que ses faveurs le lie à nous, ses enfants.

Croire que Dieu est obligé de nous bénir, parce qu’il est lié à sa parole c’est encore plus mesquin et tordu d’esprit ; et pourtant c’est une doctrine tellement répandue.

Là encore, les désirs d’impunité de l’homme, transcendés par le diable, iraient jusqu’à enchainer notre créateur avec sa bonté.

Non, être infidèle rompt vraiment l’alliance. C’est nous est nous seul qui nous privons de la bonté divine. En profitant d’elle nous nous séparons d’elle. 

C’est comme un fils qui renie son père alors qu’il est venu le sauver de la mort, le soigner, le nourrir, lui donner des biens, plus, lui donner ses biens propres en héritage ; l’entourer de serviteurs, de prophètes ; et qu’en retour cet enfant ingrat et meurtrier  dilapide l’héritage, opprime les serviteurs, tue les prophètes, et pour finir, préfère devenir un enfant illégitime avec pour père satan…

La colère de Dieu se substitue alors à sa bonté.

Et, comme ce fils s’est allié à satan, il croit que la colère qui arrive sur lui est celle de son nouveau père, celle de satan. Alors que Dieu en est l’auteur. C’est Dieu qui le châtie, qui lui fait vivre son temps d’expiation. Mais cet enfant devenu illégitime est aveuglé. Il se bat alors contre Dieu pensant se battre contre ses démons.

Or, nous avons plus à craindre de sa colère que celle de satan. « celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui ».

Le jugement de Dieu est sans appel avec ceux qui malgré sa grande bonté, sa grande clémence, abusent de la situation et persistent dans le mal après avoir été éclairé, pardonné, oint. Ils reçoivent alors, comme Achab une puissance d’égarement.

Dieu emploie même les moyens forts pour faire tomber celui qui prend plaisir à tromper 1 Roi 22 :19 :

«  J’ai vu l’Eternel assis sur son trône et toute l’armée des cieux se tenant près de lui, à sa droite et à sa gauche ».

Cette armée céleste était prête pour agir contre Achab, pour le faire tomber, lui et tous ses faux prophètes.

Dieu est intègre, il va au bout avec ceux qui font le mal comme avec ceux qui font le bien.

Pour le mal : » Certes, le méchant ne restera pas impuni »(Proverbes 11 :21)

Et pour ceux qui font le bien :

« Moi je ne t'oublierai point. Voici, je t'ai gravée sur mes mains; Tes murs sont toujours devant mes yeux. »(Esaïe 49 :15-16)

Il faut reconnaitre aussi une chose : ce que nous demande le Seigneur à nous qui suivons Christ n’est pas  différent du tout de ce qu’il demandait autrefois aux Hébreux.

Il n’y a pas une grâce spéciale pour nous et une demi-grâce pour les autres, ceux des temps anciens qui n’auraient pas connu Christ.

Sa bonté est la même en tout temps. Il n’est pas meilleur avec les disciples de Christ et moins bon avec les enfants d’Israël. « Il est le même hier aujourd’hui et pour toujours ».

Voilà ce que dit le prophète Michée à Israël 6 :8 versions Darby

« Il t'a déclaré, o homme, ce qui est bon. Et qu'est-ce que l'Éternel recherche de ta part, sinon que tu fasses ce qui est droit, que tu aimes la bonté, et que tu marches humblement avec ton Dieu? ».

Tout est dit ici : la droiture (l’obéissance) la bonté et l’humilité. Tout marche ensemble d’un même pas, aussi bien pour l’Hébreu qui était sous la loi de Moïse que pour le disciple de Christ.

Alors ma prière depuis plusieurs jours est bien entendue reliée à ce que dit Michée : « Seigneur : que je fasse ce qui est bon, droit et juste, que je sois ambassadeur de ta bonté et que mon comportement soit toujours revêtu d’humilité, car sans toi, il ne me restera que l’imitation et l’imposture ».

Amen

dimanche 21 novembre 2021

LES DANGEREUSES DERIVES DE L’EXPIATION (2èmepartie)

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Par Eric Ruiz

 

-LE MENSONGE DE l’EXPIATION

La dérive des milieux chrétiens de nos jours est terrible. Cette dérive est comme l’air de ce monde : irrespirable parce que polluée par les mensonges.

Cette expression ancienne n’a jamais été autant d’actualité : « mentir comme un arracheur de dents ».

Un arracheur de dents mentait autrefois en disant à son patient qu’il ferait son acte sans souffrance, alors que l’anesthésie n’existait pas encore.

Eh bien, on ment de la même façon en affirmant qu’un croyant en Christ n’aura pas à souffrir de ses fautes, puisque son péché sera automatiquement purifié.

Il est exempt de tout sacrifice, Christ s’étant sacrifié à sa place. Christ est devenu l’anesthésie des croyants ; il souffre à notre place. Il prend notre péché sur lui.

Ce mensonge est d’autant plus crédible, qu’il est très proche de la vérité et en même temps si éloigné. Proche : parce que c’est vrai, le sacrifice du fils de Dieu nous purifie de nos fautes. Mais si éloigné, car il ne peut le faire sans que nous soyons passé par une repentance profonde et une expiation.

Le grand mensonge c’est de croire que Jésus-Christ est la victime expiatoire de tous les croyants, point.

Rajouter autre chose est vous devenez anathème pour eux.

Dieu est venu par Jésus-Christ porter et effacer TOUTES LEURS FAUTES.

Que pouvons-nous dire, nous à cela ? Rien, tout est dit.

Et, mon dernier message montrant les terribles épreuves d’expiation du roi David sont pour eux d’un autre temps. Ils diraient d’un autre testament.

À quelle justice divine croient-ils ?

À celle qui les arrange.

 

Ils pensent à tort, que le pauvre David, s’il était né après la crucifixion de Jésus-Christ n’aurait jamais connu la mort de ses enfants, ni connu leurs trahisons, ni le viol de ses concubines ou encore, l’opprobre d’abandonner Jérusalem aux mains de son fils traitre et criminel, Absalom et à tous les traitres Israelites qui l’on suivi.

La grâce aurait fait que son crime à peine confessé, Jésus l’aurait effacé.

Ne soyez pas troublé, c’est ce qu’une majorité de croyants évangéliques qui se prétendent descendants de la maison de David croient au plus profond d’eux-mêmes et c’est ce que j’ai cru pendant tant et tant d’années.

Ils croient que : dire leur crime à Dieu et s’en détourner, (mais en se justifiant), en font des justifiés qui sont alors absouts de leur faute.

D’ailleurs quand eux-mêmes ou un des leurs subit des troubles, comme des injustices, des maladies ou des divisions, ils crient aux démons, ils crient au diable.

Ils chassent les démons alors par la prière. Ils ordonnent aux mauvais esprits de ne plus s’attaquer aux enfants de Dieu, qu’ils sont.

Ils donnent même le nom du démon en se targuant d’avoir l’esprit de discernement.

Et ils demandent à celle ou à celui qui subissait tant d’outrage de croire à la puissance de leur prière.

Comme si cette prière, associée au nom de Jésus-Christ allait remplacer toute expiation, comme si elle allait se substituer à la justice de Dieu.

Ils ne vont pas payer leur faute, Dieu l’a fait pour eux !

 

-LE MAUVAIS DISCERNEMENT

 

Alors, ils trouveront certainement dans les Psaumes de David, ce qui leurs permettront de lutter contre ces démons.

Ils diront par exemple, comme le psaume 119 :39 : «  éloigne de moi l’opprobre que je redoute ! car tes jugements sont pleins de bonté,».

Ils ne prendront pas ce qui leur permettrait au contraire de manifester le cœur contrit qu’ils doivent avoir.

Comme le dit le psaume 51 :17

« 17Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c'est un esprit brisé: O Dieu! tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit.
18Répands par ta grâce tes bienfaits sur Sion, Bâtis les murs de Jérusalem! ».

 

-BONTE ET GRACE DE DIEU

 

Revendiquer la bonté de Dieu ou sacrifier l’essentiel ? Voilà le dilemme. On ne peut avoir les deux ensembles. Il faut l’un avant l’autre.

Face à l’ennemi, nous clamons la bonté de Dieu ;  c’est-à-dire, dès que nous nous sentons attaqués, le premier réflexe, la mauvaise réaction est celle du psaume 119 : 39, c’est de vouloir éloigner l’opprobre, vouloir chasser loin de nous l’oppresseur.

Le verset 39, avec ce nombre 39, montre que nous avons perdu la vue.  Nous avons vu ce qui nous attaque comme l’œuvre du mal et nous voulons à tout prix lutter contre cette attaque, en implorant la bonté de Dieu sur nous.

David, pensait, lui aussi, que Dieu, par sa bonté, lui aurait éloigné l’opprobre malgré ses crimes. Il avait perdu la vue. Dieu ne l’a pas fait.

La honte lui a collé à la peau, à David, pendant des décennies. Mais Dieu dans sa bonté lui a rendu justice… plus tard, après la fin de son expiation (qui correspond à la fin du deuil pour son fils Absalom).

Car, la réaction première devrait être toujours celle du Psaume 51 verset 17 : de prier pour avoir un cœur contrit.

Sans oublier le verset qui le suis, le 18, qui invoque la grâce de Dieu, comment ?  En « bâtissant les murs de Jérusalem » ; 

C’est assez explicite, non ?

Le but premier n’est pas d’éloigner l’ennemi loin de soi, mais de se protéger.

En bâtissant les murs, j’empêche l’ennemi de rentrer en moi. Je dresse des murailles, comment ?

Avec un cœur contrit. Le cœur brisé contrit, c’est (nous l’avons lu) la grâce qui est répandue sur Sion.

On en revient encore et toujours à l’humilité ; s’abaisser pour être élever, en n’ayant aucun désir pour sa vie propre ou comme Jésus le proclamait :

« Heureux les esprits simples, (les esprits brisés) car ils hériteront la terre ».

Il y a un héritage, une rétribution, une bénédiction associé à l’esprit brisé. Mais, c’est pour plus tard, c’est la bonté de Dieu qui s’exerce alors sur nous ; Nous qui avons persévéré dans le psaume 51.

Je résume : nous devons, ne pas chasser l’ennemi parce que nous avons peur de la honte et de l’opprobre qu’il pourrait nous causer, mais nous devons l’empêcher de nous détruire ;

Et comment ?

En priant que la grâce de Dieu répande sur nous un cœur bien disposé et brisé.

Car, avec ce cœur, je ne chasserai pas la honte, puisque je ne redouterai aucun opprobre, rien ne pourra me nuire, je marcherai sur toute la puissance de l’ennemi.

Satan ne brillera plus dans le ciel (dans notre ciel à nous, notre esprit), nous le verrons tomber au sol comme un éclair. Sa puissance sera alors anéantie envers nous.

Ce n’est donc pas la bonté de Dieu dont nous avons besoin en premier, mais de sa grâce et de sa justice.

La rétribution, elle, vient après.

Joseph, fils de Jacob déjà trahi par ses frères, fut trahit une nouvelle fois et emprisonné à tort dans les prisons d’Égypte, à cause de la femme de Potiphar qui l’accusa de viol, alors qu’il se refusait à elle.

Joseph a dépassé la honte, puisque son cœur était maintenu brisé par son état d’esclave et maintenant de prisonnier. Mais à un moment, voilà ce qui arriva :

« L'Éternel fut avec Joseph, et il étendit sur lui sa bonté. Il le mit en faveur aux yeux du chef de la prison…Et l'Éternel donnait de la réussite à ce qu'il faisait ».

Et de là on connait la suite de l’histoire. Joseph finira par sortir de prison pour être le bras droit de Pharaon.

Jésus, nous l’a montré aussi lors de son supplice sur la croix. Il n’a pas eu honte de mourir comme un malfaiteur, pourquoi ?

Parce qu’il était oint, parce qu’il était Christ : s’abaisser, l’a élevé.

Et pour nous :

Sans Christ, sans s’abaisser :point de grâce et de justice, résultat : nous ne bâtirons pas la muraille.

Nous nous battrons contre des ennemis trop forts pour nous, qui même une fois repoussés reviendront par d’autres côtés. Ils ne cesseront ne nous combattre, de nous envahir et de nous assaillir… et la bonté de Dieu ne pourra jamais s’exercer sur nous.

Vous voyez, on trouve que ce que l’on cherche.

Et la Bible ne fait pas exception. Elle permet à n’importe qui d’y trouver son réconfort et sa propre justice...mais à quel prix !

Beaucoup de grands dictateurs tyranniques, de conquérants qui ont marché vers Jérusalem, comme aussi, les grandes guerres de religion, se sont appuyées sur la Bible pour justifier leur génocide, leur massacre, leurs crimes. Ils étaient comme David, absolument convaincu que la bonté de Dieu justifierait leur faute.

Ils se rachetaient par des actes religieux ensuite. Ils se sont, dans la réalité, accaparés par la force, la grâce et la justice.

Donc, revenons au rachat :

Dieu, par Jésus-Christ rachète tous les hommes, bien-sûr ; il est le « Rédempteur » avec un grand R ; mais la condition est de rester dans Sion, dans cette terre brûlante, sur ce lieu élevé

Pourquoi ?

Parce que le psaume 51 :18, que nous avons lu précise que : Dieu répand par sa grâce ses bienfaits sur Sion. On reste sur cette montagne sainte parce qu’on y a fortifié ses murailles. Les autres, ceux qui ne l’auront pas fait, échapperont au rachat en se disqualifiant eux-mêmes par leur incrédulité.

En se soustrayant à sa grâce, ils ne verront pas la bonté de Dieu sur eux.

Pourquoi ?

Parce qu’ils mettent leur confiance dans leurs sacrifices et à cause de cela, ils se feront alors dépossédés de leur héritage.

 

-LE PLAISIR DANS NOS SACRIFICES

 

Dieu ne prend pas plaisir dans nos sacrifices ; dans aucun de nos sacrifices, car ils sont faits pour obtenir sa grâce. Mais nous ne méritons pas sa grâce. La seule façon de lui plaire, c’est de s’avancer vers lui avec un esprit brisé. Nous devons être brisés, « daka » en hébreu, en morceau. 

Nos désirs doivent être anéantis, éparpillés en morceau, pour réaliser notre petitesse et pour vivre son état de sacrifice à lui, celui de Christ.

Le sacrifice, c’est plus que des mots et des actes mêmes, il devient un état de l’âme.

C’est là, à ce moment-là, que nous sommes rachetés et que sa grâce se réalise. Le sacrifice s’inscrit alors dans notre âme.

C’est ce que tend à nous montrer aussi le verset 19 du psaume 51 « Alors tu prendras plaisir aux sacrifices de justice, à l'holocauste, et aux sacrifices qui se consument entièrement par le feu; alors on offrira des veaux sur ton autel. »

Les sacrifices faits de bon cœur arrivent…mais, après seulement le sacrifice du cœur brisé (verset 17) et  après le renforcement de nos murailles (verset 18).

Quels sont ces sacrifices consumés par le feu dont parle le psalmiste ?

Nos désirs, nos passions, nos envies, nos peurs aussi, tout ce qui nous rattache à la terre et non au ciel.

Ces sacrifices de justice viennent comme des actes d’amour plein de reconnaissances et non pas comme des actes obligatoires ou des actes démonstratifs dont le but est de montrer notre identité en Christ.

Nous n’avons pas à nous convaincre ou à convaincre les autres que nous sommes des croyants.

On prend plaisir aux sacrifices de justice, c’est tout.

Ces sacrifices de justices donnent une légitimité bien-sûr au sacrificateur que nous-sommes, mais (et c’est là, la nuance) sans que nous recherchons à le faire pour cela.

On ne recherche pas une légitimité on l’a… ou pas.

C’est comme un nourrisson : au départ, il ne parle pas pour communiquer. Il parle spontanément, parce que le langage est en lui et parce qu’il reconnait la voix de ses parents. Cela fait partie du processus génétique normal de son évolution mentale.

Eh bien pareillement, faire des sacrifices nous remplis de satisfaction parce que notre nouvelle créature le manifeste spontanément et parce que nous y avons reconnu la voix du Père, de notre Père céleste.

Et c’est de cette façon que notre témoignage sera éloquent : «  alors on offrira des veaux sur ton autel ».

D’autres animés du même cœur brisé se joindront à notre autel, pour sacrifier aussi par amour, ce qui les tient le plus à cœur sur cette terre.

Amen