dimanche 17 octobre 2021

L’HUMILITE, LE VRAI du FAUX

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Par Eric Ruiz

 

L’humilité est devenue la première vertu à acquérir de nos jours car elle est synonyme d’une grande sagesse.

On le sait : L’homme, la femme à qui on attribue l’humilité est couvert d’admiration et de louanges.

Les croyants le savent aussi très bien, puisqu’ils sont aux premières loges : « celui qui est humble d'esprit obtient la gloire. » nous dit le livre des Proverbes au chapitre 29 et au verset 23.

« Ah ! Cette personne, elle est si humble, elle ne cherche pas à vous dominer, ou à vous imposer ses convictions, elle vous écoute et vous donne toujours un petit mot d’encouragement, elle reste dans sa condition modeste sans revendiquer quoi que ce soit. Quelle personne admirable ! ».

Est-ce cela l’humilité ?


-        L’HUMILITE, LE NOUVEAU GRAAL

 

En toute logique, il me semble que ce nouveau graal devrait être là présent de façon naturelle chez le croyant qui croit dans le Dieu « Je suis »  parce qu’il en est le représentant privilégié.

Eh bien être humble, est plus rare que l’on croit, pourquoi ? D’abord parce qu’il existe trois sortes de personnes.

1)     Celle qui sont hautaines et orgueilleuses, et qui le montrent sans le cacher…c’est d’ailleurs une portion non négligeable de gens.

2)     Ensuite, il existe un grand nombre qui veulent manifester ce graal de l’humilité, mais qui le sont en apparence seulement par leur paraitre (elles se trahissent lors d’évènements inattendus).

3)     Et enfin un petit nombre travaille à l’acquérir sans le rechercher pour autant et manifeste réellement cette vertu.

Intéressons-nous d’abord, à la deuxième sorte de personnes, celles qui recherchent l’humilité et qui pensent l’avoir atteint par leurs efforts ou par leur condition (un âge plus avancé ou un niveau spirituel supérieur ou un niveau social modeste).

Elles se font elle-même petites.

Elles se rendent modestes, elles se forcent au pardon, elles s’empêchent de donner une opinion qui les trahirait, elles cachent leurs addictions. Elles vont mêmes jusqu’à montrer leur richesses matérielles comme étant le fruit de leur humilité.

Éclabousser les autres de son humilité est passé dans l’art de la fausse humilité.

Connaissez-vous cette citation très juste :

 

«  Ne te fais pas si petit, tu n’es pas si grand » ?

 

Il y a un salaire à se faire petit pour paraitre pieux ou vertueux.

Le Proverbe 18 :12 nous donne le temps de l’humilité :

« Avant la ruine, le cœur de l'homme s'élève; Mais l'humilité précède la gloire ».

Que vient faire l’humilité, la gloire avec la ruine et l’orgueil ? Quels sont les effets d’une telle relation ?

Eh bien, quand tout va bien, quand les bénédictions et que les biens s’accumulent, que les victoires nous remplissent de confiance, le cœur de l’homme s’élève et l’humilité est facile à montrer.

Mais c’est bien dans l’épreuve, dans les moments les plus durs que les masques tombent.

La ruine montre le cœur hautain de celui qui s’est paré d’humilité.  Se croyant humble, il va d’un seul coup perdre sa patience, son calme et sa sérénité ; et se retourner contre le destin, contre ses ennemis ou encore s’excuser de défaillir.

Sa bouche est alors prête à blasphémer.

L’orgueil vient refrapper à sa porte, ou plutôt l’orgueil tapi au fond de lui ressurgi comme un fauve prêt à dévorer.

Pourquoi ces gens perdent-ils pieds dès que la fournaise les saisie ?

Eh bien parce qu’ils pensaient avoir réprimé tout mouvement d’orgueil, en mettant leur confiance dans la sagesse spirituelle ou dans l’esprit de Dieu, alors qu’ils n’avaient placé leurs confiance qu’en eux-mêmes.

L’humilité c’est vrai précède la gloire, mais la ruine pointant son nez, la fausse humilité se dévoile.

La fausse humilité, avant d’être dévoilée, se confond souvent avec une vertu, une force permanente, dans l’attitude, dans les paroles, dans les relations aux autres… en fait, elle se fait voir quand tout peut être contrôlé, maitrisé, anticipé.

Cultiver l’humilité revient à cultiver l’hypocrisie comme le disait le Mahatma Gandhi.

Et certains sont passés maîtres dans le fait de se vêtir d’humilité comme de leur principal manteau.

Ils sont comme Amon, roi de Juda  qui régna deux ans à Jérusalem. « Il fit ce qui est mal aux yeux de l’Eternel… il sacrifia toutes les images taillées qu’avaient faites Manassé son père… » C’est-à-dire qu’il ne brisa pas l’orgueil, l’arrogance, et le fait de chercher à s’élever au-dessus de Dieu.

Puisqu’il servit ces images taillées. Ce qui veut dire, qu’officiellement par de beaux discours, il plaçait haut la bannière de l’humilité ; Mais dans les faits, son cœur était rempli d’orgueil et de suffisance.  Ces images de dominant, loin d’être brisées étaient bien vivantes et choyées dans son cœur.

Au verset 23 du chapitre 33 dans le 2eme livre des Chroniques, il est écrit : « Et il ne s’humilia pas devant l’Eternel… il se rendit de plus en plus coupable ».

Quel fut son salaire ?

Verset 24 : « ses serviteurs conspirèrent contre lui, et le firent mourir dans sa maison. » ; voilà le salaire de la fausse humilité : la trahison pour le traitre, la mort pour l’hypocrite.

Alors, où se trouve la véritable humilité ? L’humilité est-elle une onction ?

Non l’humilité est un fruit provenant de l’onction.

Ce fruit vient avec le temps. Il lui faut braver le mauvais temps et mûrir au soleil.

Car ce fruit est mélangé à la douceur, à la bonté et à la patience.

L’humilité se façonne avec le temps.

Il nous faut aimer ceux qui ne sont pas aimable, il nous faut supporter ceux qui se plaignent, comme il nous faut courber le dos aux injustices. Et pire… il nous faut accepter l’humiliation comme Christ l’a vécu.

De plus, sans l’intégrité, nous ne pouvons atteindre cet état d’âme. Car ce n’est pas d’une imitation que nous devons tirer notre inspiration mais d’une mise à nu complète devant notre Seigneur.

Et cette mise à nu demande de s’éloigner de tous péchés après les avoir confessés et cela pas une fois mais régulièrement ;

Et c’est pour cela que l’humilité nous rend conscient de notre état de racheté.  Nous sommes des pécheurs graciés par Dieu et personne ne mérite sa grâce.

La conscience de la grâce divine sert à nous plonger dans l’humilité, car le mérite ne nous en revient pas.

Il ne s’agit pas de comprendre en quoi consiste l’humilité, puisque l’intelligence n’a rien à voir dans la grâce. Il s’agit de briser notre âme pour y laisser grandir l’humilité.

Car notre âme, tant qu’elle n’est pas débarrassée de toute souillure, désire jouer avec l’humilité.

Un leader charismatique, par exemple, va y trouver une force, une stratégie de communication, un objet de manipulation.

Rien de mieux pour attirer la confiance de l’autre que de se faire humble.

Regardez les films qui ont été faits sur Jésus… les acteurs qui ont  joué le fils de Dieu ont tous sur joué l’humilité. Les scènes qui montrent des passages de l’Évangile insistent sur des positions figées qui ne sont pas naturelles. Les attitudes sont stéréotypées : la génuflexion, les mains levées vers le ciel, les yeux révulsés ou dans le vague, ou des paroles prononcées avec un détachement total et un ton calme monocorde et solennel.  Toute cette caricature en devient même grotesque.

Vous voyez, cette mise en scène reflète ce que nous désirons le plus : gérer nous-mêmes notre humilité, paraitre humble au lieu de l’être réellement.

Alors que dans les faits, nous devons nous affranchir de l’importance de soi.

Car, seule la croissance de l’esprit en nous, nous amène à vivre cette vérité…Elle nous fait plus que comprendre, elle nous fait prendre notre position en Christ.

Mais voilà, l’orgueil est une tentation très forte et souvent trop forte ; et l’onction reçue est bien vite étouffée par l’envie et par les désirs de décider par soi-même.

L’homme tenté par le diable souhaite changer les pierres en pains.

Il est séduit pas les miracles plus que par le besoin des autres; il préfère les biens de ce monde à la parole de Dieu.

Il n’a plus l’humilité de dire et de croire que « l’homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu »

Il préfère le pain à la parole. Il ne le dira pas forcément, il le manifestera surement.

 

-        NE PAS SUCCOMBER À LA TENTATION AMENE A L’HUMILITE

 

Jésus-Christ, certes n’a pas été épargné par la tentation.

Même Jésus, le Fils de Dieu a dû s'abaisser. Même lui, Dieu incarné a dû fléchir le genou pour recevoir la bénédiction du Père
Ce moment correspond au corps brisé du Seigneur.

"Pendant qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain; et, après avoir rendu grâcesil le rompit, et le leur donna, en disant : Prenez, ceci est mon corps."

C’est bien en mangeant sa chair et en buvant son sang que nous rendons grâce et que nous accédons à la véritable humilité divine, celle qui nous fait franchir la porte des noces de l’agneau.

L’humilité, le corps brisé est le principal trait de caractère du royaume de Dieu. Tous ceux qui en sont dépourvus resteront derrière la porte à se lamenter sur leur sort même s’ils ont accumulé victoires sur victoires pour Dieu !

Être soumis les uns aux autres…regarder son prochain comme supérieur à soi… que les jeunes convertis soient soumis aux anciens, ce n’est pas un commandement nouveau.

C’est un rappel à être vigilant face à l’orgueil qui est là prêt à emmètre des comparaisons et à changer les poids sur la balance de Dieu pour que ces poids penchent en notre faveur.

 

-        HUMILITE & SAGESSE

 

Alors, maintenant, c’est vrai qu’il existe une relation entre l’humilité et la sagesse.

Croire que la sagesse donne l’humilité revient à retomber dans l’orgueil.

Croire que la sagesse prend naissance en même temps qu’un comportement humble, c’est aussi contredire la parole et retomber dans le même péché de convoitise.

Dans la réalité, Dieu donne la sagesse à celui qui la demande ; Mais attention, la sagesse de Dieu est une arme contre soi-même, surtout quand elle vient couronner un être qui n’a pas persévéré dans l’humilité, mais qui a changé l’humilité en orgueil.

Alors cette sagesse-là le fera tomber.

Le fils de David, Salomon a demandé la sagesse à Dieu.

Mais il lui a manqué l’humilité. Il a obéit certes à Dieu dans sa mission de lui construire un Temple. Mais il lui a désobéi par orgueil en obéissant à ses concubines étrangères et à leurs faux dieux ;  en oppressant son peuple et en lui imposant d’énormes taxes.

Trahissant Dieu, lui aussi a été trahi et son royaume a connu un schisme terrible séparant Juda d’Israël. Sa vie a été épargnée uniquement à cause de la fidélité de son père David.

Ce que nous devons tirer de toutes cela, c’est que le don de la sagesse ne peut grandir que dans un récipient humble, sinon le récipient se prendra pour la sagesse même. C’est pourquoi tant de gens prennent leurs idées pour de la sagesse.

En abandonnant l’humilité ils ont été aveuglés par le démon de l’orgueil.  Ils ont pris alors leur propre pensée pour celle du divin.

 

-        HUMILITE ET FAIBLESSES

 

Le sentiment d'importance de soi n’est pas un leurre, c’est un égarement qui mène à notre propre perte.

Être humble, c'est aimer la vérité plus que soi, au point de s’oublier soi-même.

 L’humilité n’est pas dans le fait de se déprécier, de s’estimer médiocre, inutile et sans importance. D’ailleurs, c'est très souvent par manque d'humilité qu'un individu se dévalorise, en sous-estimant ses propres capacités. Le sentiment d’infériorité rejoint lui aussi celui de l’orgueil.

Non, aimer la vérité nous fait nous regarder en Dieu. Et quand nous nous regardons en Dieu, nous prenons conscience de nos faiblesses et nous les aimons.

La gloire de notre Père nous suffit et sa puissance s’accomplit dans la faiblesse.

C’est pourquoi Dieu se complaît avec un peuple humble et soumis, car ce peuple ne regardera pas ses faiblesses comme des échecs, mais comme la manifestation visible de la volonté de Dieu, de Christ en nous.

L’apôtre Paul témoignait de l’humilité de cette façon:

« je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car, quand je suis faible, c'est alors que je suis fort ».

Vous voyez, tout sert à la gloire de Dieu, même nos apparentes erreurs, nos oublis, nos hésitations, nos actes manqués, nos moments de fatigue ou de lassitude, jusqu’à nos infirmités mêmes.

L’humilité, c’est juste reconnaître ce que nous sommes et rien de plus comme rien de moinsEt nous ne sommes rien sans Dieu.

Donc la vraie humilité, et là je reprends ce que disait Simone Weil : « L’humilité, reine des vertus, c’est le refus d’exister en dehors de Dieu ».

Je terminerai en disant que l’humilité, en fin de compte, n’a de limite que ce que l’Esprit saint  nous permet d’exercer.

Il a encore de quoi nous surprendre alors.

Amen.

dimanche 10 octobre 2021

LE « JE, JE SUIS» de DIEU

 403


Par Eric Ruiz

 

Jésus ne prononçait que très rarement le pronom personnel « je » pour dire je suis comme cela. J’ai envie de cela. Je désir cela.

Il disait plutôt, lorsqu’il parlait d’une mission ou d’un évènement futur : le « fils de l’homme ».

Comme si cette personne n’était pas lui dans la chair, comme si c’était quelqu’un d’autre ou bien une particularité générale.

Dans les quatre Évangiles : Jésus d’ailleurs  pose la question de son identité à ses disciples : « Qui dites-vous que je suis ? »

Et la réponse, n’est pas anodine lorsque Simon Pierre répond : Tu es le Christ, le fils du Dieu vivant, le oint de Dieu.

Que voulait-il nous montrer par-là, le fils de Dieu ?

D’abord que le «  je » n’est pas ce qu’il est lui, puisqu’il montre la personne, l’égo, son moi, donc soi-même. Et que Jésus ne montrait pas sa personne, ni sa personnalité propre.

Il s’effaçait au profit d’une autre,  puisqu’il ne faisait donc pas sa volonté mais celle de son Père, (« celui qui m’a vu a vu le Père » Jean 14 : 9).

Jésus montrait le Dieu invisible qui l’avait envoyé, missionné dans un corps humain.

 

-        Donc le « je, je suis » de Jésus montre sa mission et non sa personne.

 

La preuve : il disait : « je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs ( la mission auprès de tous les hommes)je suis le pain de vie (la mission de nourrir l’esprit, l’âme et le corps)…Je ne suis venu non pour abolir, mais pour accomplir (la mission de la grâce) là où deux ou trois sont assemblés je suis au milieu d’eux (la mission de chef de l’Église)…écoutez ce que je dis… pour bâtir sa maison sur le roc (la mission d’enseigner la vérité) … Je suis venu dans ce monde pour un jugement (la mission de juger, discerner où est le mal)…ou encore, « je suis venu jeter un feu sur la terre et qu’ai-je à désirer s’il est déjà allumé ( la mission de révéler le règne du mal qui est déjà là)  je suis la résurrection, la vie (la mission de vaincre la mort), je suis la porte, si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé (la mission du salut):

« Je, je suis » : c’est la mission

Lorsque nous renaissons spirituellement ne recevons-nous pas nous aussi une mission, un sacerdoce par l’onction?

Enseignez-leur à observer tous ceux que je vous ai prescrit » Matthieu 28 :20 ; c’est la mission du disciple.

Et cette mission ne nous pousse-t-elle pas à ne plus nous investir en tant que « je, je suis», en tant que personne, mais en tant que « nous, nous-sommes» : moi et le Saint-Esprit.

Moi et le Saint-Esprit nous enseignerons à observer tout ce qu’il nous a prescrit.

Oui, mais il y a une limite cependant… ce « nous, nous sommes » doit disparaître pour ne plus être qu’un, dans un « je, je suis » où l’Esprit ne fait plus qu’un avec le nôtre.

Et à ce moment nous sommes des serviteurs comme notre Père et Jésus le sont « moi, je suis au milieu de vous comme celui qui sert » (Luc 22 :27).

Attention à l’erreur commune : cette fonction de serviteur n’est pas un préambule à celui de maître.

On ne devient pas serviteur puis maître.  Un maître qui cesserait d’être serviteur parce qu’il a acquis un niveau spirituel supérieur.

 

-        Mais le maître, le je suis, se voit dans le service.

 

Il est passé maître dans son service pour Dieu, dans sa mission.

Sans le Saint-Esprit, je regarde encore à la comparaison et je ne suis motivé qu’à devenir maître en dépassant celui de serviteur.

Or serviteur est la plus belle fonction de Dieu. En servant les autres je me sers moi-même. C’est comme cela que Dieu est ; et c’est comme cela qu’on devient un disciple accompli.

Jésus lavant les pieds de ses disciples, montrait le point d’honneur à son amour. Sa fonction de serviteur.

Cette fonction, je devrais dire sa pratique est d’autant plus importante qu’elle montre le menteur, le traire, celui qui se refuse à être le serviteur des autres, bien qu’il s’en vante.

C’est ainsi, en servant les autres que nous savons que notre « je » est pluriel, comme Élohim, un autre nom de Dieu lui aussi pluriel.

Et même si nous sommes seuls nous savons que nous vivons dans un corps composé d’âmes multiples.

Pourtant chose paradoxale, Dieu se fait appelé « Je suis ».

Alors, est-il finalement centré sur lui-même ? S’aime-t-il lui seul ?

Exode 3:13-15

"Moïse dit à Dieu: J'irai donc vers les enfants d'Israël, et je leur dirai: Le Dieu de vos pères m'envoie vers vous. Mais, s'ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je? Dieu dit à Moïse: Je suis celui qui est. Et il ajouta: C'est ainsi que tu répondras aux enfants d'Israël: Celui qui s'appelle "je suis" m'a envoyé vers vous. …Voilà mon nom pour l'éternité, voilà mon nom de génération en génération."

Donc en apparence « Je suis » semble marquer une réalité divine permanente et supérieure.

Mais là aussi s’arrêter à la contradiction sans chercher plus loin, c’est ne pas vouloir mettre la lumière en hauteur pour qu’elle éclaire la pièce entière.

Le « Je suis » de Dieu n’est pas un je suis exclusif mais un je suis inclusif. Dieu inclut sa création en lui.

Dieu a fait placer le tabernacle au milieu des 12 tribus d’Israël. Il ne s’est pas placé à l’extérieure d’elles.

Une des meilleures preuves se trouve aussi dans ce que Jésus dit : » Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi? » (Jean 14 :10).

L’inclusion est totale, fusionnelle même.

C’est-à-dire que le regard divin n’est pas porté directement sur lui-même.


-        Son regard se porte sur lui quand il se porte sur nous.

 

Dieu veut se voir en nous, comme nous-mêmes nous nous voyons dans les autres.

Quand je me regarde, je vois mon corps, ma tête, mes membres, etc.

Quand Dieu se regarde, il voit son corps, ses membres : ceux qui l’adorent en esprit et en vérité, parce qu’ils font sa volonté.

Et Dieu se voit en bonne santé, avec ceux qui l’adorent en vérité, mais il se voit aussi malade, accablé, abandonné, méprisé, persécuté, mourant, avec ceux qui l’adorent qu’en paroles mais dont le cœur s’est éloigné de lui.

Le mal, le mensonge l’accablent, l’idolâtrie le répugne et la tiédeur le fait vomir.

S’il était toujours en excellente santé, Dieu n’aurait pas besoin d’être sauveur.

Il se contemplerait et ordonnerait à un peuple d’être entièrement à son service et de l’admirer et de l’ovationner sans cesse.

Mais Dieu « je suis » est tout autre. C’est un Dieu amour ; mais un Dieu qui s’aime à travers les autres. Un Dieu qui évolue par la souffrance (la sienne et celle des autres), par le renoncement, par le sacrifice, par l’abnégation.

Le « Je suis » divin  est à l’opposé même de l’égo humain qui ne rêve que de lumière comme Lucifer. Cet être déchu qui rêve de porter sa lumière le plus haut possible.

Je suis celui qui est, ce Dieu c’est : j’existe dans un état d’amour, de souffrance, de renoncement et de sacrifice permanent.

Oui le fardeau est léger pour celui qui fait sa volonté, mais s’il devient lourd ce n’est pas que Dieu a changé d’avis ou qu’il nous a oublié c’est plutôt l’inverse alors. Quand il se regarde, il ne se voit plus ; il ne voit plus le « je suis » qu’il est.

Posons-nous la question que regarde Dieu quand il se regarde, donc quand il nous regarde ?

Exode 25 :8 : « Il me feront un Sanctuaire et j’habiterai au milieu d’eux ».

Dieu regarde le sanctuaire, celui qui est au centre de notre être.

Comment est notre Temple ?

Un lieu de piété et d’humilité ou un lieu de marchandage, où l’on pèse ses sacrifices pour en connaître la valeur et après étalage de sa piété, on la vend au plus offrant ? (un peu comme si on se vendait à l’assemblée soi-disant la meilleure)

Bien souvent Dieu n’a pas besoin de rentrer si profond en nous pour y sonder et y découvrir notre sanctification.

« à l'entrée de la tente d'assignation, devant l'Éternel: c'est là que je me rencontrerai avec vous, et que je te parlerai ». 

S’il se rencontre avec nous, c’est bien qu’il se regarde là, à l’entrée de la tente du tabernacle.  Il regarde si son « je suis » est le même que notre « je suis ».

Il voit ce que nous avons mis sur l’autel, ce que nous avons vraiment sacrifier pour lui.

Il voit si notre offrande est agréé ou mauvaise, de la même manière qu’il a jugé celle d’Abel et de Caïn.

Il voit si nos actes ont vraiment suivi nos paroles et si notre piété n’est pas un écran de fumé, cachant une bien fausse humilité.

Et là devant l’entrée du tabernacle Dieu regarde son corps et le trouve bien souvent sale, répugnant, dégageant une odeur nauséabonde.

Dieu regarde l’homme aujourd’hui comme il l’a toujours regardé (hier et éternellement). Toujours devant la porte de son cœur, rien n’a changé.

A Adam Dieu lui demanda pourquoi il se cachait dans le jardin? De quoi  avait-il peur? et pourquoi cachait-il son cœur ?

Aujourd’hui cette question reste la même pour beaucoup de croyants.

Qu’ont-ils à cacher ?

Peut-être : Je suis malhonnête avec mon Dieu, je refuse la vérité en face.

J’en ai déjà parlé : «  je suis » c’est le Dieu invariable ; celui qui place un présent permanent. Tout ce qu’il avait comme projet, comme tout ce qu’il a prévu est inclus dans le présent.

Il n’a pas changé avec le temps et il ne changera pas. Lui, sa parole, son esprit est oui est amen, c’est un état présent intemporel. Un jour est comme mille ans pour lui. Et il n’est pas enfermé dans un espace où règne le jour et la nuit.

Alors, il a tout prévu pour un corps glorifié, mais aussi, pour un corps maltraité, humilié, souffrant et pour finir mourant.

Dieu a prévu de sauver son corps par son esprit de consolation, Christ. Il sait que la maltraitance l’amènera à l’humilité, sa nature même. Il sait que la résurrection de son fils sera le remède à la mort et portera beaucoup de fruits. La gloire est à ce prix.

Notre prière se résume donc dans le fait de demander que notre « je » humain devienne le « je » divin, celui qui nous fait partagé sa gloire en prenant notre place dans son corps.

La mission de Jésus se voyait clairement, la nôtre doit faire de même. Sommes-nous capable de dire :

« Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même; et le Père qui demeure en moi, c'est lui qui fait les œuvres » ? (Jean 14 :10 )

Car si nous avons le Saint-Esprit, c’est que nous avons obligatoirement aussi le Père.

Cette grâce, Moïse l’avait aussi,  Dieu lui avait comme nous aujourd’hui, donné rendez-vous « C'est là que je me rencontrerai avec toi; du haut du propitiatoire, entre les deux chérubins placés sur l'arche du témoignage, je te donnerai tous mes ordres pour les enfants d'Israël » (Exode 25 :22).

Alors, soyons attentif à la voix de notre Seigneur qui nous parle dans notre cœur dans ce lieu très saint, entre ces deux chérubins. C’est là que notre foi grandie et que notre unité prend forme et que nous pouvons recevoir ce même nom divin : « Je suis ».

Amen

dimanche 3 octobre 2021

L’ÉGLISE RENAISSANTE

402


Par Eric Ruiz

 

On ne quitte pas un groupe religieux, une assemblée parce qu’on n’est pas d’accord avec elle ou avec les idées qui s’y proclament.

Ce n’est pas être d’accord ou pas d’accord envers des opinions qu’il s’agit. On n’est pas justement au sein d’un parti politique avec d’un côté des militants conquis et de l’autre des contestataires près à trahir ;

Si on agit ainsi, si on agit sur les idées, on agit par conviction intellectuelle, mais pas du tout selon la foi et l’Esprit saint.


-        LE CORPS MYSTIQUE DE CHRIST

Le corps mystique de Christ  dépasse largement l’individu, la personne, son identité terrestre et par conséquent sa propre vision des choses.

Car nos pensées ne font que de nous délier, pour nous enchaîner ailleurs ; elles ne nous libèrent pas vraiment.

Or, on est dans le corps de Christ qui lorsqu’il reprend vie, réclame ses droits célestes.

Le Saint-Esprit a un autre mobile que le désaccord :

Et ce mobile se dévoile dans le livre des Chroniques : 2 Chroniques 11 :13-14 « Les sacrificateurs et les Lévites qui se trouvaient dans tout Israël quittèrent leurs demeures pour se rendre auprès de lui (Roboam); car les Lévites abandonnèrent leurs banlieues et leurs propriétés et vinrent en Juda et à Jérusalem, parce que Jéroboam et ses fils les empêchèrent de remplir leurs fonctions comme sacrificateurs de l'Éternel. »

Le premier roi d’Israël après le schisme, Jéroboam 1er et ses fils, avaient choisi d’autres sacrificateurs que les lévites pour faire le sacrifice.

Donc les sacrificateurs étaient inactifs, ils perdaient courage. Leur foi ne servait plus à rien.

Voilà la vraie raison de quitter une assemblée: c’est parce que là où l’on se trouve il n’est plus possible à l’Esprit saint de s’exprimer par soi.

C’est le besoin de l’Esprit qui pousse à l’action, qui pousse à partir, qui pousse à quitter un lieu pour un autre.

Et ce n’est pas un esprit humain plus intelligent qu’un autre, plus instruit, avec un QI supérieur qui le peut. La vérité n’est pas en accord avec l’intelligence humaine.

« Je détruirai la sagesse des sages, Et j'anéantirai l'intelligence des intelligents. 20Où est le sage? où est le scribe? où est le disputeur de ce siècle? Dieu n'a-t-il pas convaincu de folie la sagesse du monde? »

L’esprit de Dieu est bien au-delà de nos compréhensions humaines… « La vérité est autre chose que l’opinion ».

Mais Dieu n’est-il pas venu habiter parmi nous, en nous ?

Cet esprit, c’est cette parole pleine de grâce et de vérité qui est venue faire sa demeure en nous (Jean 1 :14)

Un homme soi-disant sage et intelligent est sans qu’il le sache, dans une prison.

«  un homme intelligent et fier de son intelligence ressemble à un condamné qui serait fier d’avoir une grande cellule »  ( « La personne et le sacré » p51 Simone Weil)

Et je ne parle pas du langage, qui cherche des opinions et qui alors n’est que bien peu de chose dans l’expression de l’Esprit. Les pensées de l’Esprit vont bien plus loin.

On ne peut réduire l’Esprit Saint à la parole parlée, celle qui sort de la bouche, comme on l’entend trop souvent dans les assemblées chrétiennes.

L’Esprit naît d’abord dans un être nouveau qui est passé par le brisement et la repentance.

Les pensées de l’Esprit sont d’ailleurs très près de celui qui est passé très proche de son anéantissement, après avoir séjourné longtemps dans un état extrême et totale d’humiliation, comme le fut notre Seigneur Jésus-Christ à la fin de sa vie terrestre.

Un croyant vrai, attend,  calmement dans les tribulations, au milieu de l’épreuve « il attend selon la promesse de Dieu, un nouveau ciel et une nouvelle terre ».

Le ciel, c’est l’esprit de Dieu qui sort d’un être nouveau, d‘un être humain né d’en haut. L’esprit exprime alors un souffle nouveau, une énergie différente, des expressions multiples et variées provenant de Dieu.

 

-        L’ÉNERGIE DE DIEU

 

Considérons l’énergie divine :

Je le constate, personnellement quand je me lève le matin et que je suis encore pris par le sommeil, et qu’il me faudrait du temps après un bon café pour reprendre mes esprits et exprimer des mots intelligibles.

Or, je prends mon ordinateur et une énergie me traverse, une énergie qui vient d’ailleurs et qui me permet d’être efficace seulement pour les choses de l’esprit ; car je reste encore dans une brume matinale très forte et ceux qui m’entourent savent qu’une autre activité m’est alors très pénible, voire même impossible.

« Si le grain ne meurt … il reste seul». Si le grain ne meurt, il ne peut renaître et porter du fruit.

Et Jésus rajoute ces trois petits mots « il reste seul », il est abandonné à lui-même. Isolé, dans la solitude, il meurt seul.

Porter du fruit demande donc de mourir. 

Mourir à soi-même oui, mais aussi comme mourir d’inaction.

L’état d’énergie de Dieu demande au préalable une inaction, une inactivité, une espèce de léthargie permanente

Nous sommes alors comme une eau stagnante, qui n’est plus renouvelée par le courant.

Nous sommes alors, comme les ouvriers de la dernière heure qui mouraient d’inactivité et qui se sont  d’un seul coup, remobiliser pour travailler à la vigne de Dieu.

Mais l’énergie de ce grain qui porte du fruit, n’a pas qu’un seul sens de circulation. Cette énergie circule encore différemment.

Jésus de Nazareth a senti une force, une énergie le quitter au moment où une personne atteinte d’une maladie grave touchait son vêtement. L’énergie est venue donner la vie, à la mort.

Cette énergie nous permet alors de vaincre la mort d’une âme desséchée. Et c’est d’abord notre propre âme desséchée en premier lieu.

Par exemple, l’énergie permettra de n’être plus sourds aux cris muets, plus sourds aux souffrances dissimulés des personnes tourmentées, brisées et malheureuses que nous rencontrons. Cette énergie : c’est l’énergie de la compassion.

 

-        LA COMPASSION INCARNÉE

 

Il y a une compassion que nous ne pouvons atteindre ni par le langage, ni par la relation aux autres ou par les sentiments.

Et Jésus-Christ nous a montré que, lui, pouvait dépasser ce seuil, ce niveau d’amour ; Pas parce qu’il se mettait dans un état de pouvoir le recevoir (on n’est pas du tout dans une forme de méditation hindouiste), mais parce que l’énergie venant du Père le lui permettait.

Seule l’opération surnaturelle de la grâce amène à pouvoir entrer dans une telle énergie.

Jésus ému de compassion, guérissait les malades. Jésus ému de compassion nourrit la foule languissante et affamée. Jésus ému de compassion aima le jeune homme riche qui se confiait plus en ses richesses qu’en Dieu.

Ces différentes actions d’amour vont plus loin que d’éprouver de la pitié ou de l’attention ;

Revenons à cette écrivaine philosophe des années d’entre-deux guerres : Simone Weil.

Savez-vous que sa soif de vérité, sa compassion pour les déshérités l’a amené à quitter son emploi de professeur d’université pour aller travaillé en usine ?...pas une semaine, non, plus d’un an. Elle n’a pas été interviewée les ouvriers sur leur misérable conditions de travail, non, elle a préféré juger par elle-même en se mettant dans la peau d’un ouvrier des années 30.

Elle a connu le dur travail à la chaine, la faim, la fatigue, les cadences infernales d’un travail épuisant physiquement et moralement, le chômage partiel aussi qui l’a amené à vivre la précarité (des journées à 5 francs en poche).

Mieux qu’un stage, une incarnation ; Rien de mieux et de plus réel que de vivre la même situation que ces ouvriers pour mesurer leur souffrance, leur oppression, leur combat… d’autant plus qu’elle ira au bout de ses forces en s’arrêtant d’y travailler à cause de sa santé, qui deviendra défaillante.

Elle a en cherchant la vérité fait comme Dieu, elle s’est incarnée dans une nouvelle situation.

Dieu, lui, a souffert l’humiliation en s’incarnant par son fils Jésus ; il a souffert jusqu’à l’abandon total, pour terminer à la croix.

Dieu connait le sens de ce qu’abandonner signifie. Le Père n’a pas sauvé son Fils de l’agonie menant à la mort.

Jésus souffrant sur la croix a crié « Père, pourquoi m’a tu abandonné ? ».

Dieu, sait pour l’avoir vécu par son fils ce que vos cris de détresse signifient, alors. Votre déchirement est son déchirement alors.

En toute logique, la compassion de Dieu, se transmet d’abord parce que nous vivons ou avons vécus de semblables souffrances… mais aussi, sa compassion se transmet par notre fidélité. 

À celui ou à celle qui lui est fidèle, Dieu s’immisce au centre de sa communion, par un état intérieur qui  lui permet alors d’être au même niveau que le malheureux.

Compatir : c’est alors vivre ce que l’autre éprouve ce qu’il éprouve dans son for intérieur, comme si on était lui. Et on devient lui, réellement. On est incarné.

Notre âme s’associe à la sienne.

En ce sens, la compassion divine est un mystère pour ceux qui ne le vivent pas. Parce qu’il n’y a qu’en esprit et en vérité que nous pouvons le vivre. J’ai bien dit vivre et pas ressentir.

Parce que l’esprit de Dieu nous fait vivre un état intérieur qui n’a rien à voir avec des sentiments, avec des ressentis. Cela tient du prodige.

Et cela ne vient pas de nous, cela vient du ciel, d’en haut.

L’attention que l’on porte à l’autre  n’a alors qu’un seul désir : le secourir, lui venir en aide. Parce qu’à ce moment-là, en lui portant secours, on se porte secours à soi-même.

On est prêt à faire couler son propre sang, à faire comme Jésus, perdre de la force si c’est le prix de la guérison de l’autre.

 

-        PORTER SECOURS

 

Voilà la fonction d’un sacrificateur de Dieu. Voilà cette fonction que l’on a enlevée aux sacrificateurs qui étaient en Israël au temps du roi Jéroboam 1er : Porter secours.

Ils l’ont quitté pour une bonne raison, pour porter secours ailleurs. Pour exercer ce qu’ils sont au plus profond d’eux-mêmes, des briseurs de chaînes. Ils ouvrent la prison des prisonniers et ils libèrent les oubliés, les captifs, comme eux-mêmes ont été délivrés.

Car cet esprit nouveau, ce ciel nouveau doit aussi s’exprimer ailleurs, sur « une nouvelle terre » ; 

Rappelons-nous que les sacrificateurs quittèrent leurs maisons partout en Israël pour aller vers Juda et Jérusalem.

Ils ont quitté une assemblée pour une autre. Ils ont laissé une ancienne terre pour une nouvelle terre.

L’esprit pousse à agir ailleurs, mais pas toujours avec des mots. Il n’y a pas forcément une parole formulée clairement qui nous le dit comme un prophète le dirai « va ailleurs, où je te dirai, j’ai une mission pour toi » ;

Mais il y a, c’est certain, une conviction. On est persuadé que c’est la bonne solution, la seule solution ; et d’ailleurs les évènements vont tous dans ce sens. Les moyens arrivent de partout.

La parole qui est devenue conviction agit alors là aussi comme une énergie qui nous pousse à partir ; et le plan s’élabore de lui-même. Pas besoin de préméditation. Le moment a été choisi par l’Esprit.

 

-        MOURIR POUR RENAITRE

 

C’est un peu comme une personne qui sent en elle que son heure, sa dernière heure est arrivée. Personne, aucune voix ne lui a dictée sa fin. Elle a simplement la certitude qu’elle va aller ailleurs, quitter ce monde ; Qu’il est temps à son esprit et à son âme de quitter son corps.

Car toute renaissance commence par la mort. Rappelez-vous : « Si le grain ne meurt »…

Toute résurrection commence par quitter un ancien ciel, une ancienne terre pour de nouveaux cieux et une nouvelle terre.

Être sacrificateur de Dieu suppose d’exercer sa fonction sacerdotale.

Laquelle ?

 

-        SANCTIFIER LE NOM DE DIEU

 

La prière que Jésus enseigne : « Que ton nom soit sanctifié »

Le nom de Dieu n’est-ce pas celui de sauveur ?

Nous sanctifions, nous mettons à part son nom, lorsque nous sommes sauvés, délivrés ; et après lorsque libérés, nous portons secours au malheureux.

Soigner la brebis blessée, la mettre hors de danger, veiller sur sa sécurité physique et morale, l’encourager, compatir avec elle dans ses souffrances, c’est le berger qui a une telle présence. Et cette présence je le rappelle sanctifie le nom de Dieu (Sauveur).

Et Dieu, lui, sanctifie ses fils en les associant à son nom.

Ils deviennent alors, berger eux-mêmes, pasteurs en ayant non pas le titre mais la fonction.

Alors comment ne pas finir sur la prophétie de Michée qui nous montre l’Église renaissante :

Michée 4 :6-7

« En ce jour-là, dit l’Éternel, je recueillerai les boiteux, Je rassemblerai ceux qui étaient chassés, Ceux que j'avais maltraités.
Des boiteux je ferai un reste, De ceux qui étaient chassés une nation puissante; Et l’Éternel régnera sur eux, à la montagne de Sion, Dès lors et pour toujours 
».

Amen