dimanche 15 août 2021

APOSTASIE & PASS SANITAIRE

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Par Eric Ruiz

 

Encore une fausse croyance dans les milieux religieux : c’est la croyance au communautarisme.

Ce mot « communautarisme » est assez récent puisqu’il n’a été évoqué fréquemment qu’à partir des années 90 à la suite de la formation de l’Europe en tant que Communauté Européenne. 

Mais ce mot est employé le plus souvent avec des connotations négatives puisqu’il rejoint le séparatisme. Le groupe ainsi constitué est pointé du doigt par sa vocation à se séparer des autres, en valorisant ses différences avec la société ou la république. On parle d’ailleurs, depuis les attentats en France, du séparatisme islamique.

Eh bien, le séparatisme existe dans d’autres religions, lorsqu’elles ne cessent de monter en exergue leur sanctification. Ceux qui se sanctifient alors, se séparent des choses du monde et excluent les autres, les païens, ou les mécréants.

Se séparer du péché revient ainsi à se séparer aussi des pécheurs.  

Le communautarisme religieux fait de même par le fait de croire que Dieu se rangerait derrière un seul peuple et ses héros ;

Croire qu’il faut tous se rassembler derrière la même bannière religieuse ; Comme si Dieu avait déjà choisi ses élus.

Le communautarisme amène à développer une pensée unique.

Par exemple : en temps de guerre, beaucoup vont identifier l’ennemi et se œuvres comme inspiré du diable. Ils vont à l’opposé identifier le pays des pacifistes (qui, eux, ne demandaient rien au départ), comme des gens bienveillants;

De la même manière, ils vont en temps d’occupation identifier les résistants comme faisant parties des gens courageux et intègres ; et par opposition, ils vont voir les soumis comme des moutons peureux, d’où sortiront les futurs collabos.

On cherche dans tous les cas à placer une étiquette sur les groupes.

Les uns se sont les justes, les gentils à qui on a tout pris et les autres ce sont les nantis, sans cœur et sans courage qui s’emparent des biens et des libertés.

En août 2021, deux grandes communautés, avec deux grandes bannières se dessinent nettement.

1ère bannière :

On considère que ceux qui obéissent à un pouvoir dictatorial sont aux ordres des méchants.

Ceux qui résistent et s’opposent à la dictature tyrannique sont aux ordres de la justice.

 

2ème bannière :

On considère que ceux qui combattent au nom de la santé et de la vie d’autrui sont animés par l’amour d’autrui ; par contre ceux qui refusent de se soumettre à des lois sanitaires (aussi liberticides soient-elles, mais salvatrices), agissent en criminels.

Derrière quelle bannière un croyant doit-il se rassembler ? La première ou la deuxième ?

Je dirai, derrière aucune bannière de ce genre ; car en fait dans tous les cas, on se place derrière une bannière religieuse, puisqu’on place Dieu et sa justice, là où il nous arrange le mieux ;  

La chair, l’homme naturel cherche à s’identifier toujours au groupe ayant l’apparence des plus faibles, celui des opprimés, celui qui a moins et qui aurait mérité plus.

Un autre exemple : Quand les membres d’une Église se font attaqués dans un pays d’Afrique, quand une cathédrale brûle à Paris, quand des lois empêchent des croyants de se réunir dans un lieu de culte, quand des étrangers se font expulser de leur pays, la communauté des croyants y voit l’œuvre de l’ennemi.

Pas grand monde va se poser la question, pourtant vitale : «  Et si c’était la volonté de Dieu que les choses se fassent ainsi…dans le but de nous faire réaliser notre apostasie ? »

L’apostat : c’est celui ou celle qui a renier sa foi. Et la racine grecque du mot apostasia, c’est « apostasion » qui signifie : lettre de divorce, répudiation.

Cela veut dire que là où la majorité voit une injustice, il se passe souvent dans la réalité une répudiation.

Je pense que vous voyez bien-sûr où je veux en venir avec la situation dans laquelle nous vivons avec le coronavirus.

Les uns pensent exercer une justice en acceptant le pass sanitaire, parce qu’il contribue à sauver des vies ; et les autres pensent le contraire que le pass sanitaire : c’est la privation de nos libertés et la soumission à un état proche de la dictature.

Et le séparatisme est évident : les deux groupes s’opposent violemment, armes à la main revendiquant chacun un droit supérieur à l’autre, parce que chacun se croit dans la vérité.

Qui a raison et qui a tort ? C’est à la fois une fausse et une très mauvaise question.

Car, il y a toujours eu pour chaque groupe antagoniste (qui s’affronte) de bonnes et de justes raisons pour défendre leur combat.

Et puis regardons un peu le passé, les Allemands qui combattaient la France en 1940, n’étaient pas pires ou meilleurs que nous, comme le chantait Jean Jacques Goldman (« Né en 17 à Leidensdat »).

Il finit d’ailleurs sa chanson sur ces mots : « Et qu’on nous épargne à toi et moi, si possible très longtemps d’avoir choisi un camp ».

L’apparence a toujours fait de ceux qui résistent : des héros et de ceux qui suivent comme des moutons, des gens ordinaires, manipulés.

Mais Jésus-Christ, n’a-t-il pas mis tout le monde au même niveau ?

Pour lui il n’y a aucune différence. Il n’y a qu’un seul groupe de moutons, un seul troupeau.

 

Jésus était « rempli de compassion » en voyant devant lui une foule rassemblée « comme des brebis languissantes et abattues n’ayant point de berger ». (Matthieu 9 :36)

 

Alors, y aurait-il forcément un groupe plus inspiré que l’autre ? Et ne serait-il pas celui qui rassemblent le groupe de croyants auquel chacun se réfère ? (allons donc !)

La bannière de Bethel, celle de la maison de Dieu serait-elle la vérité ?

Or, cette bannière n’est plus depuis longtemps révélatrice de la pensée de Dieu, car c’est justement bien là que l’on remarque toutes ces « brebis languissantes et abattues n’ayant point de berger ».

Pourtant avec le Dieu de la Bible, les choses semblent aller dans ce sens, dans le sens d’un troupeau rassemblé derrière la bannière de la foi.

Le peuple d’Israël était rassemblé, chacun sous la bannière de sa tribu…Or, je dis bien : les choses « semblent » aller dans ce sens… parce qu’il en est, dans la réalité, bien autrement.

Prenons le cas de Josué succédant à Moïse pour entrer en terre promise.

-Si on regarde du point de vue des Cananéens ;

Quand Josué avec Israël est venu s’emparer des villes, à l’ouest du Jourdain. La très grande majorité des autochtones voyait cet envahisseur comme leur ennemi juré.

L’envahisseur venait leur prendre leur terre natale, leur maison, leurs biens, leur bétail et leur or ; tout ce qu’ils avaient obtenues par leur travail, par la sueur de leur front. Quelle injustice ! Leur résistance semblait tout à fait juste, en tous les cas légitime.

-Si l’on regarde maintenant du point de vue des Hébreux : Ils venaient simplement reprendre la terre promise à Abraham et à sa descendance par l’Éternel Dieu; Cette terre qui étaient à eux à l’origine et que Dieu leur avait promis. Leur combat était lui aussi légitime et honorable.

Pourquoi alors, l’Éternel, le Dieu de paix ne les a-t-ils pas inspiré à négocier, plutôt qu’à s’entretuer ? Pourquoi ne les a-t-il pas inspiré à chercher un terrain d’entente avec les rois cananéens, pour qu’ils puissent vivre tous les deux dans une respectueuse cohabitation ?

Et je réponds par une autre question : Et si Dieu, l’Éternel  regardait, lui, très différemment ? Car n’oublions pas qu’il ne regarde pas à l’apparence mais au cœur.

Je rappelle une chose : Dieu veut que chacun arrête de penser comme le diable ; par conséquent que chacun arrête de penser qu’il est derrière la bannière des plus inspirés, des plus bénis, des plus saints.

Chaque Hébreu comme chaque Cananéen devaient se poser la question vitale pour lui-même :

« Et si c’était la volonté de Dieu que les choses se fassent ainsi…dans le but de nous faire réaliser notre apostasie ? ».

Auparavant, il n’y a eu que Josué et Caleb qui se sont posés cette vraie question de manière profonde.

Les autres en restant superficiels ont laissé monter en eux l’esprit de rébellion. Ils se sont opposés à entrer en Canaan et ils ont été éliminés. Ils sont morts dans le désert, et n’ont pas franchi la frontière du Jourdain.

Et du coté des Cananéens… Apparemment il ne faisait pas bon à être habitant de Jéricho quand Josué arriva avec ses troupes.

Étaient-ils tous maudits, alors ?

Non, la ville des palmiers, comme son nom Jéricho l’indique, était arrosée spirituellement par une eau céleste.

Qu’ont fait les habitants de cette eau ? Ils l’ont rendu impur par leurs actes, sauf, une prostituée, Rahab, qui s’était posée la question de l’apostasie, pour elle.

Elle a répondu à la question en ouvrant sa porte aux deux éclaireurs hébreux, elle les a caché, protégé, puis les a aidé à fuir les soldats en les faisant descendre par la fenêtre de sa maison, pour éviter qu’ils se fassent tuer.

Pourquoi a-t-elle fait cela ?

Parce qu’elle connaissait l’histoire de l’exode de ce peuple et elle avait foi dans le Dieu de Josué. Et c’est sa foi mise en pratique qui l’a sauvé elle et toute sa famille.

Et pour Josué et son peuple, alors, les choses ont-elles été plus faciles ?

Non pas du tout, il leur a fallu la foi pour qu’au bout de 7 jours et au son des trompettes les murs de Jéricho s’écroulent.

Et tous les gens d’Israël ont-ils été bénis parce qu’ils étaient du côté des vainqueurs ?

Là, non plus.

L’hébreu Acan, lui, n’a pas réalisé qu’il faisait fausse route. Acan, porte bien son nom puisqu’il signifie en hébreu : « il a causé du trouble ».

Acan n’a pas pris conscience de son apostasie.

Acan, fils de Carmi de la tribu de Juda a désobéi à Josué. Il a causé du trouble parce qu’il a convoité le butin gagné sur l’ennemi. Il s’est emparé de choses dévouées par interdits comme une partie du butin de Jéricho ; et résultat : trente mille hommes prirent la fuite, ensuite devant l’ennemi et 36 hommes périrent dans les combats à cause de lui, contre le roi d’Aï.

C’est alors que Josué, après avoir déchiré ses vêtements en signe de détresse et d’humiliation posa une question à Dieu très révélatrice : «  Ah Seigneur Éternel, pourquoi as-tu fais passer le Jourdain à ce peuple pour nous livrer aux mains des Amoréens et nous faire périr ? »(Josué 7 :7).

La réponse se trouve dans sa question :

Parce qu’il y a justement un peuple infidèle parmi vous qui veut votre perte et qui est semblable aux Amoréens et qui finira comme beaucoup d’entre eux, exterminés.

Une partie de Juda était donc réellement dans l’apostasie.

Si bien, qu’il n’y a pas eu que les habitants de Jéricho qui furent anéantis, mais aussi ceux qui avaient renié leur foi parmi Juda. Et  les œuvres d’Acan démasquées, il fut lapidé, lui et sa famille par les autres hébreux.

Avec Dieu, il faut le reconnaître tout n’est pas à sens unique. Il n’y a pas d’un côté un peuple élu et de l’autre un peuple maudit. Sa justice se révèle dans les combats.

Il faut être spirituellement prêt pour ne pas tomber dans les combats, d’un côté comme de l’autre.

Or, aujourd’hui les choses sont exactement comme elles étaient au temps de Josué. La colère de Dieu ne tombe pas seulement sur Acan et sa tribu, elle tombe aussi sur ceux qui estiment aujourd’hui que leur point de vue est éclairé. Ils sont si sûrs d’eux-mêmes, si convaincu de connaître la vérité sur ce qui est juste et bien de faire face au pass sanitaire.

Comme je le disais un peu avant : tout le monde est persuadé de suivre le bon troupeau.

Mais Jésus-Christ casse encore les concepts. Il ne va dans le sens de tout le monde, ni dans le sens de la bien-pensante loi religieuse.

Il avertit le troupeau : «  je serai pour vous tous, cette nuit une occasion de chute…Vous serez tous scandalisés, car je frapperai le berger et les brebis seront dispersées ».

Pourquoi le fils de l’homme disperse-t-il au lieu de rassembler ?

Parce que les moutons se sont rassemblés derrière des mauvais bergers, des mercenaires. Les troupeaux suivaient aveuglément des aveugles.

Et Pourquoi le faisaient-ils ?

Parce qu’ils ne se sont pas préparés à affronter les combats. Alors ils sont devenus apostats et ont rompu leur alliance avec Dieu.

Pourquoi ont-ils méprisé le message du messager (à l’époque c’était Josué) ?

Parce qu’ils sont devenus sourds et aveugles à la foi.

Tout le monde a des oreilles mais qui entend, qui comprend ce que dit l’Esprit ?

Le verset d’Apocalypse 2 :29 résonne à travers tous les âges : « Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Églises! ».

Or, il est impossible à un homme d’avoir des oreilles qui entendent la révélation si le mal demeure en lui ; Et Jésus-Christ devient alors un objet de scandales, une occasion de chute pour celui ou celle qui se trouve du côté des dispersés, alors qu’il se croyait gardé au meilleur endroit.

Il a été chassé du temple comme Jésus l’a fait avec les marchands véreux et toutes leurs brebis qu’ils vendaient.

Dieu voulait que l’on se souvienne de ce qui s’est passé pour Acan.

La vallée où il fut lapidé porte le nom de vallée d’Acor : « vallée des tourments, vallée des afflictions ».

Dieu a remplacé la bannière de la foi par celle des tourments et des afflictions, dans le but  de nous faire réaliser notre apostasie. Car, cette vallée qui existe toujours est en réalité un énorme trou, un gouffre. L’apostasie nous amène dans un gouffre, un trou sans fin où règnent tourments et afflictions.

Donc pour en revenir au pass sanitaire, pour ou contre ?

Le vrai combat à mener n’est pas celui des hommes ; ce n’est pas un combat d’idées ; c’est un combat d’esprit.

La bannière à suivre est celle de l’esprit ; et la bannière à éviter est bien-sûr celle des idées.

« Les brebis, les moutons entendent la voix du bon berger et elles le suivent ». Elles ne suivent pas un homme et ses idées, mais une voix, une voix intérieure qui est reliée à l’Esprit saint.

Dans les faits : si vous êtes rebelles à la vérité et que vous obéissez à l’injustice alors, vous manifesterez de l‘irritation, de la colère et un esprit de dispute vous animera.

C’est Paul qui le dit dans Romains 2 :8

En clair, l’esprit de dispute, l’amertume aussi (le zèle amer) montrera que vous n’avez pas la pensée et les sentiments qui étaient en Christ, et que vous mentez contre la vérité.

Tout ce que vous ferez alors engendrera du désordre, du trouble (comme Acan).

Mais si vous avez les mêmes sentiments que ceux qui étaient en Christ, alors, l’esprit vous inspirera quoi faire.

Il vous montrera comme à Jéricho, comment, de quelle façon prendre possession de votre héritage.

Amen

dimanche 8 août 2021

POURQUOI SATAN SE DISPUTAIT LE CORPS DE MOISE?

 394


Par Eric Ruiz

En méditant, tard le soir, je me suis posé des questions que beaucoup comme moi se posent, ou se sont posé un jour, mais sans obtenir de réponse ; et je suis conscient que ces questions que je me posais à moi-même, je les posais aussi à Dieu.


  • DES ETRES CONTRE-NATURE

Premières questions : Pourquoi des gens qui sont européens, blancs de peaux, se comportent comme des africains noirs? De mêmes, pourquoi certains noirs font tout pour paraître blanc, allant même jusqu’à se dépigmenter la peau ? Ils parlent pareils qu’eux. Ils ont le même rythme dans leurs mots, la même élocution. Ils s’habillent comme eux.

Ils ne prennent pas seulement leur look, mais leur mode de vie et ils ne se plaisent qu’avec eux. Ont-ils un lien de parenté méconnus ?

Ensuite, autres questions: Pourquoi des gens qui naissent avec le genre masculin, ont dès les premières années des goûts féminins très prononcés ?  Ils préfèrent jouer à la poupée plutôt qu’aux petites voitures, ils préfèrent les jupes aux pantalons. Et arrivée à l’âge adulte, ils enfileront des habits féminins dès qu’ils en auront l’occasion.

Combien de Drag queen, de transgenres, de transsexuels se sont retrouvées dans ces cas-là ?

Les transgenres comme les déracinés se comportent à la manière des gauchers à qui on a appris à être droitiers. Ce sont des gauchers contrariés.  

Un gaucher contrarié, c’est celui qui de façon naturelle, voulait écrire de la main gauche et que l’on a obligé ou incité fortement à écrire de la main droite. Eh bien, ce sont des personnes qui ont une ethnie ou un genre qui ne leur correspond pas et ils se sentent comme forcés de l’accepter malgré eux.

On dira que ce qu’ils sont vraiment a été enfoui, caché. Ils sont devenus ce qu’ils ne sont pas. On dirait que leur âme est en opposition avec leur corps ? Comme si l’âme et l’esprit s’étaient trompés de corps.

Ce sont des êtres contre nature. Leur véritable nature n’a pas encore été révélée.

Y-a-t-il eu une erreur dans la distribution des rôles au départ, comme si les dés avaient été pipés ?

En fait, il n’y a pas eu d’erreurs à la base, simplement un combat.

Alors, je sais, je vais aller encore à contre-courant de tous les dogmes chrétiens, mais allez jusqu’au bout et méditez ce que j’annonce ici, priez pour avoir la pensée de Dieu, pour avoir les mêmes sentiments que ceux qui étaient en Christ.

  • LA REINCARNATION : UN TERRIBLE COMBAT

Le séjour des morts, n’est pas un lieu au ciel, donc ce n’est pas un endroit de paix, c’est un lieu terrestre, Paul le dit : « Christ est aussi descendu dans les régions inférieures de la terre ».

C’est par conséquent un lieu terrestre, ténébreux où se mêlent souffrance et combats. L’ennemi a un pouvoir sur celui qui s’y trouve. Cela fait partie du pouvoir de « la seconde mort ». «Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection! La seconde mort n'a point de pouvoir sur eux; » (Apocalypse 20 :6).

La seconde mort a donc un pouvoir sur ceux qui n’ont pas part à la première résurrection.

Y-a-t-il un exemple de ce pouvoir de la seconde mort dans la Bible ?

Oui, Jude 1 :9 : « l'archange Michel…contestait avec le diable et lui disputait le corps de Moïse, ».

En bref, l’archange Michel s’est opposé à la puissance de la seconde mort pour le corps de ce prophète.

Ce corps mort allait revivre sur terre pour mourir une seconde fois.

Le corps mort de Moïse se trouvait là, dans ce lieu parce qu’il avait transgressé un commandement divin en frappant le rocher à Cadès, une seconde fois. Et  cette désobéissance lui valut de passer par la mort physique plutôt que de rentrer en terre promise.

Or, il aurait dû se trouver à un autre endroit, avec ceux de la première résurrection.

Mais, il fallait auparavant que Jésus Christ récupère les clés du séjour des morts en premier.

C’est pourquoi, Moïse mourra âgé de 120 ans ; puis il sera enterré dans le pays de Moab. 
Mais "personne n'a connu son sépulcre jusqu'à ce jour" (Deutéronome 34: 5-7).

Pourquoi le diable, les mauvais esprits voulait-il à ce point le corps de Moïse ?

Dans le séjour des morts, le shéol, on se dispute des corps, on se bat pour les obtenir, mais dans quels buts ?

Quel est le besoin de ces esprits impurs ? N’est-ce pas de se réincarner ? Et, ils ont besoin de corps pour cela, puisqu’ils ne peuvent pas revenir dans leur corps d’origine.

  • LE COMBAT DE SATAN : CEUX QUI ONT DES VICES CONTRE NATURE

Alors, qui sont ces esprits déchus qui se combattent entre eux?

Jude, nous donne un premier indice au début sa lettre.

C’est un type de croyants qui s’est introduit dans les assemblées « il s'est glissé parmi vous certains hommes, dont la condamnation est écrite depuis longtemps, des impies, qui changent la grâce de notre Dieu en dissolution, et qui renient notre seul maître et Seigneur Jésus-Christ ».

Mais Jude au verset 7 nous donne des indices beaucoup plus précis encore : « Sodome et Gomorrhe et les villes voisines, qui se livrèrent comme eux à l'impudicité et à des vices (péchés) contre nature, sont données en exemple, subissant la peine (le châtiment) d'un feu éternel ».

Le feu éternel, ce châtiment, ce sont des épreuves prévues, à la genèse, dès le commencement, qui se perpétuent de génération en génération à cause de l’impudicité, et précisément à cause de vices contre nature.

Et, Jude affirme : que des croyants de son époque se retrouvent sous le même jugement, puisqu’il dit au verset 8 : «  Malgré cela, ces hommes aussi, entraînés par leurs rêveries, souillent pareillement leur chair, méprisent l'autorité et injurient les gloires ».

« Injurier les gloires » ce n’est pas être grossier, avoir un langage injurieux avec les démons…

Non, c’est bien pire que cela, c’est souiller sa chair ; c’est salir son corps par des vices contre nature, et le pire : c’est le faire tout en louant le nom de Dieu. C’est donc, mépriser l’onction, c’est cracher sur Christ.

Voilà l’injure : « les gloires » ce sont les dignités (c’est ce que nous dit la version Martin) ; Et ce qui est digne ce sont des valeurs ; comme la droiture, la pureté, ou la chasteté.

Leur fausse piété qui est contre nature insulte les valeurs de la piété.

La traduction de Louis Segond (et bien d’autres), c’est vraie, semble aller dans le sens de l’injure, c’est-à-dire de paroles offensantes, au verset 9 : » Or, l'archange Michel, lorsqu'il contestait avec le diable …, n'osa pas porter contre lui un jugement injurieux, mais il dit: Que le Seigneur te réprime! ».

Or, de « jugement injurieux » on passe avec des traductions comme Martin ou Ostervald à une « sentence de malédiction » deux choses qui semblent bien différentes. La traduction Martin est plus précise.

En fait ici, il faut comprendre qu’il n’est pas question pour l’archange Michel, de prononcer une condamnation, un dernier jugement, mais l’archange annonce une réprimande,(Que le Seigneur te réprime !).

C’est un jugement d’épreuves lourdes à vivre, pour qui ?... pour le diable ?

Non, le diable, satan je le répète n’est pas une personne, ni une âme propre… Le diable : c’est un esprit mauvais, qui s’incarne dans des âmes déchues.

Donc, ce jugement d’épreuves lourdes est pour tous ceux qui auront donné accès au diable, en souillant leur chair.

Et les épreuves seront d’autant plus invivables que celles et ceux qui ont péché par les vices de la chair, sont  aussi ceux qui ont souillé leur vêtement blanc en ayant vécu une fausse piété.

  • L’IDENTITE CONTRARIEE EST INVIVABLE MAIS JUSTE

Alors, revenons à cette identité contrariée, à cette ethnie ou à ce genre, cette sexualité vécue comme imposée. C’est ce que ressentent profondément les déracinés ou « trans », les transgenres.

À la naissance rien ne peut vous assurer que vous obtiendrez le corps qui vous correspond racialement ou sexuellement…si vous avez part à la deuxième résurrection ; Car nous ne sommes pas dans la première résurrection qui est une résurrection céleste où le corps est glorifié, incorruptible, immortel, transfiguré. Cette résurrection-là, d’ailleurs n’a pas encore eut lieu.

Non, là c’est la deuxième résurrection ; c’est une résurrection terrestre où le corps est semé maudit, corruptible, mortel.

Par conséquent, le pouvoir de la seconde mort serait injuste, s’il n’y avait eu aucune histoire, aucune vie antérieure.

Or, il s’est passé antérieurement une vie de débauche et de dissolution qui traine ses casseroles, un vécu, où nous l’avons lu, s’exerçaient des vices contre nature.

Remarquez bien que je ne suis pas en train de juger leur condition. Je ne dis pas que s’ils ont une identité contrariée, c’est bien fait pour eux et qu’ils ont eu que ce qu’il mérite ;

Par contre : on peut évidemment mesurer la souffrance terrible de ces personnes qui se sentent trahies par ce qu’ils sont. Beaucoup pensent que la nature a déconné et que Dieu brille par son absence.

  • UNE VIE  INSUPPORTABLE POUR LES TRANSGENRES SANS CONVERSION FORTE

Mais n’ont-ils pas malheureusement récolté le fruit de leurs vices contre nature ?

C’est vrai que leur châtiment est insupportable; Surtout pour des transgenres qui se voient dans l’obligation de vivre en essayant de cacher aux autres (autant que cela soit possible ), leur vraie nature.

Ils luttent sans cesse contre la honte, la moquerie, les insultes, les menaces, le harcèlement moral ; et un quotidien rythmé par l’exclusion.

C’est leur terrible fardeau, qu’ils doivent trainer sur cette terre, et depuis leur naissance.

Et la société actuelle qui connait une libération sexuelle comme jamais, permettant chirurgicalement de changer de sexe, et de modifier son apparence, grâce à des prises d’hormones, ne sera jamais la solution miracle pour ces personnes.

Elles seront encore dénigrées par la majorité et elles continueront à connaître des problèmes de genre et surtout d’identité. Car même avec un corps reconstruit médicalement, l’âme ne peut s’ajuster. On ne peut revenir en arrière, car on ne peut remplacer la création divine.

Je ne souhaite bien-sûr à personne de vivre ce handicap. Car on peut le dire, surtout pour les transgenres, c’est un handicap plus lourd que d’être handicapé moteur.

La religion, quant à elle, n’a pas de réponse pour eux.

Et il n’y a pas si longtemps, elle les considérait pire que des handicapés mentaux, allez disons le mot : des démons. Le mot « diable » leur était attribué.

Et Jude nous dit de ne pas, non seulement les injuriez, mais de ne pas les condamner, car c’est Dieu qui les réprimande de cette façon.

Ce qui peut bien-sûr leur arriver de mieux est de se repentir, de se convertir ; et il y a, merci Seigneur, des âmes qui se convertissent.

Mais attention, elles devront persévérer jusqu’au bout, car le diable rôde autour d’elles comme un lion rugissant prêt à les faire retomber dans leurs anciens vices contre nature.

Leur consécration n’est pas facile.

Ils seront souvent tentés de retourner à ce qu’ils avaient vomi ; car ils verront que dans l’Église apostâte, celle qui sévit sur la planète ; le jugement des chrétiens y est implacable et méchant à leur égard, personne ne leur fait de cadeaux.

Ou alors ce sera le contraire.

Ils rencontreront des croyants gnostiques, (un courant religieux très adepte de la connaissance) qui voient dans le transfert de la femme à l’homme, une consécration supérieure. Ils vont placer des vices comme des nouvelles vertus chrétiennes.

Non, je ne rêve pas : l’évangile de Thomas, un écrit gnostique et apocryphe récupéré récemment dans les grottes de la mer morte, dit la chose suivante à l’occasion du dernier logion, le 114 :

« Simon Pierre leur dit: ‘Que Marie [Madeleine] sorte de parmi nous, car les femmes ne sont pas dignes de la vie!” – Jésus dit: “Voici; moi je l’attirerai pour que je la rende mâle afin qu’elle aussi devienne un esprit vivant pareil à vous, les mâles! Car toute femme qui sera faite mâle entrera dans le Royaume des cieux. ».

Vous voyez l’idéologie dominante, derrière un tel texte écrit dès les premiers siècles ?

Celui d’amener les femmes à devenir semblables à des hommes pour entrer dans le royaume de Dieu. Il y a aurait une bénédiction cachée (apocryphe) à changer de sexe, à se viriliser. Ce texte ne fait que de placer les vertus de l’homme au-dessus de celle de la femme. Ce n’est qu’un moyen de plus d’établir une domination sexuelle par une hiérarchie inique et trompeuse.

La vérité, c’est qu’il n’y a ni hommes ni femmes dans le royaume de Dieu, puisqu’il n’y a plus de distinctions sexuelles en Christ (Galates 3 :28). L’un comme l’autre, la femme comme l’homme naturel n’héritera pas le royaume ; c’est un être nouveau qui en héritera.

Alors pour les déracinés, pour les transgenres, le but de ce châtiment est qu’ils arrivent à un moment donné de leur existence, à se tourner vers celui qu’ils ont percé pour que leurs corps terrestre ne soient plus un poids, un fardeau, qui les découragent et qui finisse par leur faire manquer le but ; mais que ce corps provisoire inique, soit le moyen pour eux d'atteindre, leur corps céleste.

Amen.

dimanche 1 août 2021

LA MEDITATION DE LA PAROLE : LE VRAI DU FAUX

 393


Par Eric Ruiz

Les œuvres du Saint-Esprit sont décidément bien différentes des œuvres humaines, charnelles et bien-sûr religieuses.

Exemple d’une œuvre charnelle :

On entend souvent comme une loi, comme un devoir obligatoire dans les assemblées : « Vous devez méditez la parole ! Vous devez absolument méditer la parole !».

Méditer : veut dire réfléchir longuement sur quelque chose ;

Et le reflexe que l’on souhaite provoquer c’est celui d’ouvrir sa Bible, de lire un ou plusieurs versets, et de remercier Dieu pour cette lecture qui bien souvent, doit nous pousser à l’adoration.

Par exemple, un verset qui revient fréquemment (c’est Jésus-Christ qui parle) :« Je suis le chemin, la vérité la vie ».

Que cherchent à provoquer en nous, ceux qui enseignent ce genre de méditation ?

Ils veulent que vous réfléchissiez… mais que vous réfléchissiez d’une certaine manière, en vous souvenant de ce qu’ils vous ont appris au sujet de ce verset : que Jésus, le Fils de Dieu, « l’Homme Dieu » est le seul chemin, la vérité et la vie.

Ils vous font adorer bien souvent la créature plutôt que le créateur. C’est très subtil, mais en mettant l’image de Dieu au-dessus de l’Esprit, ils vous font adorer l’image, l’homme. Et par conséquent indirectement, ils vous maintiennent dans un schéma ou vous adorerez un prédicateur, un pasteur, un prophète homme, femme au lieu du Saint-Esprit.

Un autre verset qui sert à la méditation : Hébreux 11 :1 : « La foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas ».

Là aussi, la réflexion est orientée et même manipulée pour que la foi devienne une technique, et la technique devienne une habitude afin d’obtenir ce qu’on désire.

La foi sert alors à la convoitise. Pourtant le contexte d’Hébreux 11, nous montre plutôt le sacrifice agréable à Dieu qui déclenche la foi juste, comme la crainte respectueuse de Noé a sauvé sa famille.

Pour ma part, je dois reconnaître que je ne ressens plus aucune envie de méditer en me souvenant de ce que j’ai appris des autres. J’ai brisé ces habitudes.

Et, par conséquent, je ne ressens pas l’obligation d’ouvrir ma Bible systématiquement pour méditer ; En tous les cas je ne l’ouvre pas pour me dire : Il faut que je réfléchisse un moment sur un verset,  j’ai médité ce matin, je le ferai ce midi puis ce soir.

Mais, à contrario, je dois avouer que je passe un temps fou à méditer… et la nuit comme le jour.

Même en dormant je médite sur les choses de Dieu. Au réveil, j’en prends conscience, je réfléchi et je prends des décisions.

Je ne suis pas en train de me vanter, de me faire plus pieu que les autres, c’est un constat que je fais, car je ne recherche pas la méditation pour la méditation, je la vit c’est tout. C’est comme si on me demandait : « quand respires-tu ? », je ne masque rien et je n’amplifie rien, méditer fait partie de ma nouvelle nature.

Qu’est-ce que méditer, alors ?

Méditer, c'est d'abord s’arrêter un moment de parler, de manger, d'agir, c'est se placer dans un état de calme, propice à la réflexion (on ne peut méditer dans l’énervement et la colère, par contre on peut méditer même dans le bruit).

Méditer demande que nous soyons intérieurement dans le calme. L’extérieur importe peu.

On peut méditer au milieu d’une foule, dans les transports, au volant d’une voiture, même devant les images d’un écran de télé.

Je me rappelle le témoignage d’une personne qui s’était convertie à Christ en regardant une émission sur le New-âge.

Et pour moi, le film The vow ( « Je te promet ») a été le déclencheur, la prise de conscience de l’abnégation divine ; par le fait de ressentir la souffrance que Dieu a pour ses enfants rebelles et son désir le plus cher de nous reconquérir.

Cela m’a permis de percevoir que Dieu ressent les mêmes sentiments que ceux d’un homme qui n’est plus reconnu par la femme de sa vie parce qu’elle est devenue amnésique, et qui va passer son temps, en multipliant les signes et les gestes délicats, à reconquérir le cœur de sa bien-aimée.

Ce qui me fait dire concrètement, que méditer la parole consiste à replacer dans la réalité ce qui est dit avec ce qu'on vit personnellement, en vue de prendre une décision.

C'est se parler à soi-même, se poser les questions : est-ce que je mets vraiment la parole en pratique ? Est-ce que je ne me borne pas simplement à l'écouter ? Est-ce que je ne me trompe pas moi-même avec des raisonnements faux ?

En quoi ce que je reçois peut m’aider à vivre plus consacré, à comprendre mon état d’âme ?

Ensuite au sortir de la méditation, c'est faire un acte de foi.

Car le but de toute méditation de la parole est qu'il y ait en nous la même pensée qu'en Jésus-Christ.

La méditation rejoint sur bien des points la prière. Se mettre à part, se poser des questions comme si on les posait aussi à Dieu (aide-moi à penser comme tu penses); Et ensuite agir en ayant conscience que Dieu nous a répondu, en ayant une pensée différente… mais qui est celle de Jésus-Christ.

En fait la méditation, Jésus-Christ, comme ses apôtres, n’en ont jamais parlé dans ces termes.

Vous ne trouverez rien qui évoque ce mot « méditer » dans le nouveau testament. Pourquoi ?

Est-ce un oubli ou bien une erreur de traduction ?

Ni l’un, ni l’autre, car en fait, ce mot correspond à un état intérieur ; et cet état est décrit par Paul dans l’épitre aux Philippiens chapitre 2 verset 5, il nomme cet état : SENTIMENT  « Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, ».

Que devons-nous ressentir dans nos cœurs? Quel état de conscience devons-nous avoir ? Quelle perception juste devons-nous acquérir ?

Dans la lettre des Actes, Luc nous dit : nous devons avoir « des sentiments nobles » ; dans la lettre aux Romains, ce sont « des sentiments modestes » ou d’avoir « les mêmes sentiments les uns avec les autres » ; Pierre, lui, insiste dans sa première épitre sur « les mêmes sentiments pleins d’amour fraternel, de compassion, d’humilité ».

Et quels sont ces sentiments que Paul nous dit de rechercher dans sa lettre aux Ephésiens par la méditation ?

Paul dans la même lettre, toujours au même chapitre 2 nous les énumère à partir du verset 3:

« Ne faites rien par esprit de parti ou par vaine gloire, mais que l'humilité vous fasse regarder les autres comme étant au-dessus de vous-mêmes » et au verset 4 : « Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres. ».

Or, il faut l’admettre, ce qui est communément pratiqué c’est plutôt, d’ouvrir sa Bible, de lire quelques versets et de finir par prier : «  merci Seigneur parce que tu me béni », (en pensant que nous ne sommes heureusement pas comme les autres qui sont eux, aveuglés et perdus).

Rappelons-nous que béni, « berak » a ce sens en hébreu, celui de s’agenouiller, de descendre sur ses genoux.

Or, leur méditation ne fait que de se grandir, de s’élever au-dessus des autres et ce sont des sentiments diaboliques qui sortent de leur bouche, alors.

La méditation peut donc s’avérer être négative, elle devient un moyen d’augmenter ses sentiments de supériorité, d’orgueil, de suffisance.

A l’extrême, exciter par les démons, ces pensées serviront aux complots aux stratégies de divisions ou d’oppression contre ses frères et sœurs.

C’est de cette méditation-là que Paul met en garde les Ephésiens :

« Ayant perdu tout sentiment, ils se sont livrés à la dissolution, pour commettre toute espèce d'impureté jointe à la cupidité ».

Et Paul réitère avec les  Philippiens : « Car je n'ai personne ici qui partage mes sentiments, pour prendre sincèrement à cœur votre situation;21tous, en effet, cherchent leurs propres intérêts, et non ceux de Jésus-Christ »

 En continuant à lire la deuxième épitre aux Philippiens,  Paul revient sur l’exemple de Jésus-Christ.

Il écrit qu’il « s'est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; 8et ayant paru comme un simple homme, il s'est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix ».


Oui, vous l’aurez sans doute compris comme moi, Jésus était dans la méditation et la prière, lorsqu’il s’est mis à part dans le jardin de Gethsémané, la nuit précédant son arrestation.

Il méditait dans le but d’être obéissant jusqu’à la mort, dans le but de garder ce sentiment d’humilité, cette forme de serviteur jusqu’au bout, sans donner prise à une méditation charnelle qui veut que l’on soit au-dessus des autres.

Et il avait besoin aussi de ses frères pour veiller à se maintenir ensemble dans cet état de soumission, et d’avoir les mêmes sentiments les uns avec les autres.

La méditation ne devrait servir qu’à retrouver l’unité collective en Christ.

Alors, je reviens sur l’ambiance de la méditation.

Pour donner un exemple qui choquerait ceux qui ont l’esprit religieux.

Je suis affirmatif, on peut méditer partout et à partir de n’importe quoi, un livre que l’on lit, une émission de radio ou une musique que l’on écoute, devant n’importe quoi, même devant un spectacle; et peu importe le type de spectacle. Une scène peut vous émouvoir et toucher vos sentiments et vous faire réaliser ce qu’est le don de soi ; et vous faire réfléchir sur où en êtes-vous dans votre vie sur vos renoncements.

On est là, en pleine méditation ; et je dirai peu importe où, combien de temps et avec quoi cela se fait ;

Dieu choisit les choses folles de ce monde, les choses que l’on considère comme vils et méprisables pour en tirer gloire.

L’esprit religieux trouvera toujours un lieu plus saint, un moment plus propice ; et une attitude plus élévatrice : comme rechercher des sensations les yeux fermés, le regard dans le vide et la Bible à la main… mais quelle fausse humilité !

Le regard dans le vide, c’est une méditation qui cherche la paix certes, mais par des techniques corporelles. C’est vrai le regard a une grande importance, mais pas du tout par une technique à adopter.

Un des très rares versets de l’Ancien Testament traduit avec le mot méditation nous montre la place du regard: Psaume 149 :148 : « je devance les veilles, et j’ouvre les yeux pour méditer ta parole » ;

Tiens bizarre : on ne ferme plus les yeux pour méditer, mais on les ouvre, au contraire. Encore un préjugé qui tombe.

Ensuite ouvrir les yeux à n’importe qu’elle heure de la nuit, c’est cela devancer les veilles ; puis, il n’est pas question d’avoir forcément un manuscrit entre ses mains puisque la parole arrive, par l’esprit, dans les cœurs, dans les pensées.

L’attitude juste c’est d’avoir les yeux ouverts certes, mais pour veiller.

C’est ce que reprochait Jésus dans le jardin de Gethsémané, à ses disciples, c’est qu’ils ne veillaient pas avec lui. Ils n’avaient pas comme lui les yeux ouverts.

Et pour avoir les yeux ouverts, nous devons regarder comme Dieu regarde.

A nous humain, pécheur, il nous demande d’aller voir sous le tapis si nous n’y a avons pas laissé de la saleté cachée, celle-là même qui aurait dû être brulée et exterminée.

Si Pierre, Jacques et Jean étaient venue veiller avec Jésus, dans cette fameuse nuit à Gethsémané, ils auraient vu qu’ils se considéraient encore supérieurs aux autres et donc qu’ils voyaient Jésus comme un roi et non un comme un simple serviteur obéissant jusqu’à la mort, jusqu’à la crucifixion.

Et cela aurait même changé les circonstances de l’arrestation.

Un des trois disciples en méditant avec Jésus, n’aurait pas sorti son épée pour couper l’oreille du souverain sacrificateur, qui venait arrêter le fils de Dieu.

En méditant je me suis aperçu aussi, qu’une tristesse m’envahissait parfois. Que la joie n’était pas forcément au rendez-vous.

Pourquoi, et par qui étais-je attristé ?

Aujourd’hui je sais que des images arrivent en leitmotiv. Ces images évoquent les nombreux temps de malheurs, les deuils, les souffrances dues aux captivités, mais aussi aux liens que nous nous faisons à vouloir nous entêter dans nos mauvaises convictions. Et cette méditation-là, le Psaume 137 l’évoque si bien,

Verset 1 : "Près des fleuves de Babylone, là–bas, nous étions assis et nous pleurions en nous souvenant de Sion".

Jésus n’a-t-il pas lui aussi eut cette tristesse le poussant aux larmes à Gethsémané ?

Il « commença à éprouver de la tristesse et de l’angoisse » et il confessa que « son âme est triste jusqu’à la mort »,

Son âme était triste, pas parce qu’il devait obéir jusqu’à la mort, mais bien parce qu’il se souvenait de Sion, abandonnée à elle-même ; il se souvenait des cris de détresse de sa bien-aimée. Il se souvenait comme un fiancé se souvient de celle qu’il aime mais qui s’est livrée à un autre. Cette fiancée, Sion, a tant besoin de lui, de sa consolation. Et c’est cette consolation que Jésus préparait en se livrant à la mort pour elle. Il tenait enfin sa vengeance. Et cette vengeance : C’est l’esprit de consolation qui allait venir… grâce au ressuscité, grâce à sa résurrection.

Alors, mes frères, mes sœurs, mes amis, chassons de notre vie les fausses méditations, celles qui ne flattent que notre égo ; et acceptons celles qui arrivent n’importe quand, n’importe où, en utilisant parfois un support méprisable… parce que rien dans ce monde ne peut nuire à notre saint désir de retrouver la pensée de Jésus-Christ, ses sentiments nobles, remplis de modestie et d’humilité ; ces pensées qui permettent de retrouver l’unité collective du corps de Christ.

« Je vous exhorte, frères, par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, à tenir tous un même langage, et à ne point avoir de divisions parmi vous, mais à être parfaitement unis dans un même esprit et dans un même sentiment » Paul dans 1Corinthiens 1 :10.

Méditer ne doit avoir qu’un seul objectif pour chacun d’entre nous : retrouver notre place dans le corps de Christ. Et cette place commence par avoir un même sentiment dans le Seigneur.

Amen