dimanche 18 avril 2021

L’AME N’EST PAS DANS LE CORPS…

 379

Par Eric Ruiz

La Bible nous parle très souvent de l’âme, et beaucoup plus que par les mots écrits eux-mêmes.


Le langage de notre Père est souvent la parabole :

La parabole, c’est est une image, une métaphore construite à partir de la réalité, une image qui demande l’intervention de l’esprit divin pour en avoir la juste compréhension.

 

Le verset du Deutéronome où Moïse loue la toute-puissance de Dieu en ces termes : «…Car quel dieu y a-t-il, au ciel et sur la terre, qui puisse imiter tes œuvres et tes hauts faits? », eh bien ce verset se traduit aussi par « quel dieu y a-t-il en esprit (au ciel) et dans l’âme humaine (la terre) qui puisse imiter tes œuvres ?

Parce ce que n’oublions pas que la terre, c’est notre âme ; et notre âme s’exprime par le moyen de notre corps. Tous deux alors expriment ce à quoi nous croyons profondément.

Et si nous mettons notre confiance dans de mauvaises choses : Qui dénoncera ceux qui ont de mauvais projets ? Quels sont les dénonciateurs du mal ?

On croit que c’est le diable, les démons, les mauvais esprits. Oui, mais comment ça se passe ?

Car c’est encore plus parlant lorsqu’on sait que nous sommes nous-mêmes les dénonciateurs de ce que nous sommes.

L’âme possède cette fonction de dénoncer, de se dénoncer.

C’est pourquoi il y a toujours un moment où les choses cachées seront dévoilées et où la vérité sera connue.

Alors commençons par Adam, quelle vérité a été cachée à son sujet ?

Adam le premier homme [aw-dawm’] a été tiré de la terre. Adam est une partie de l’âme [Adamah].

On a souvent entendu dire que l’âme était une partie de l’homme. Non, c’est bien le contraire : l’homme (l’enveloppe humaine) étant tiré de la terre, l’homme est une partie de l’âme, une partie seulement. L’âme est la partie visible que le corps lui permet de voir.

C’est simplement une âme qui a revêtu des habits de peau (Genèse 3 :21)

L’âme est bien plus grande et son enveloppe n’est pas limitée à la peau. Dieu a fait des vases de terre que nous sommes. Nos âmes sont contenues en partie dans des vases, des récipients corporels.

Par conséquent, en voyant nos actes, nous voyons une partie de l’âme. En voyant l’être humain vivre, évoluer, nous voyons ce qu’il est au plus profond de lui.

Dieu a créé les animaux dans ce sens aussi. Ce qui vit et évolue autour de nous a été créé aussi dans le monde invisible.

Genèse 1 :25 : « Dieu fit tous les animaux de la terre (de l’âme) selon leur espèce et tous les reptiles de la terre (de l’âme) selon leur espèce.

Dieu vit que cela était bon. » 

Il y a des animaux de l’âme (aussi bizarre que cela puisse paraitre) et des bons comme des mauvais.

Il y a des animaux purs et d’autres impurs et cela est bon pour nous humains. Pourquoi ?

Pour dévoiler notre état d’âme, notre terre.

Une âme remplie de reptiles et d’oiseaux impurs, montre une terre maudite, un véritable désert. Ce lieu, plein de chacals de vautours de serpents a vocation à disparaître.

Cette âme animale n’a pas vocation à perdurer.

Les catastrophes, comme les tremblements de terre par exemple, sont des tremblements de l’âme aussi, elles servent à faire chavirer celui qui se croyait roi indestructible sur sa vie et sur ses croyances. En fait, c’est comme s’il avait vendu son âme au diable.

Et une âme diabolisée, c’est une âme qui a accueillie et même acheté une contrefaçon de la foi.

« Le témoin fidèle et véritable » (d’Apocalypse 3)  demande à ceux qui ont une âme diabolisée d’acheter un collyre pour les yeux, afin de voir, de prendre conscience de son état d’âme ; puis il leur demande d’acheter de l’or éprouvé par le feu.

Seul un cœur pur montrera une foi intacte après l’épreuve du feu.

Par conséquent seule une âme purifiée pourra garder la foi dans les plus grandes épreuves qui attendent tout le monde.

Or, le corps terrestre n’est pas aussi transparent que le corps céleste.

Notre habit de peau parvient plus ou moins à cacher l’âme.

Avec le corps céleste, il n’y a plus aucun filtre. Tout est alors transparent, tout est à nu.

Ce corps céleste, Jésus l’a révélé à Jean dans Apocalypse 4 :6. Jean a vu l’âme pure de Dieu :

« Il y a encore devant le trône comme une mer de verre, semblable à du cristal » ;

Mais bien avant Jésus l’avait révélé aussi au moment de la transfiguration.

L’âme se voyait à travers un corps translucide et d’un blanc éclatant, « blanc comme la lumière » nous relate Matthieu.

 

 « C’est mon fils élu écoutez-le ».

 

Qui, Dieu le Père, désignait-il comme fils élu ?

Il montrait une âme, mais laquelle ?

Arrêtons de considérer l’âme comme une représentation unique, une figure unique.

Trois personnes étaient bien présentes sur la montagne. Eli, Moïse et Jésus.

Et Pierre voyant trois corps, demanda à Jésus de dresser 3 tentes.

Mais Jésus, comme seule réponse lui montra une nuée dans laquelle ils avaient disparu tous les trois… une seule tente suffisait pour eux trois.

 

Que voulait-il dire par une nuée, une seule tente ?

Je crois vraiment qu’il voulait dire un corps, un esprit et une seule âme pour trois.

 

L’âme de Moïse, d’Elie et de Jésus était la même. Non pas qu’elles se ressemblaient… plus que ça : Ils étaient réunis ensemble dans le même lieu, la même terre, la même âme, la même nuée, sous la même tente d’assignation, la tente de la rencontre.

Rappelons-nous que L’Eternel Dieu donnait rendez-vous au sacrificateur à l’intérieur de la tente de la rencontre (le tabernacle), comme pour signaler que cette rencontre avait pour destinée la fusion entre son âme et celle du sacrificateur.

Donc, « C’est mon âme qui s’exprime par eux trois » voilà ce que voulait dire le Père sur la montagne de la transfiguration.. C’est en elle, dans cette âme là que je prends mon bon plaisir; écoutez-là quand elle s’exprime.

 

Ce n’est pas une nouvelle trinité que je suis en train de vous montrer. C’est le Dieu unique mais pluriel dans son amour.

L’âme du prophète Elie : c’est Jésus.

Quoi penser de cette réponse très mystérieuse de Jésus ?

« Les disciples lui firent cette question: Pourquoi donc les scribes disent-ils qu'Elie doit venir premièrement? 11Il répondit: Il est vrai qu'Elie doit venir, et rétablir toutes choses. 12Mais je vous dis qu'Elie est déjà venu, qu'ils ne l'ont pas reconnu, et qu'ils l'ont traité comme ils ont voulu ».

Jésus a été traité, maltraité comme Elie ;

Mais, Jésus n’était-il pas en train de leur montrer leur ignorance à vouloir séparer les âmes les unes des autres, alors qu’il n’en est pas ainsi dans le royaume de Dieu ?

Le corps céleste englobe les âmes de plusieurs ; Et il n’y a pas de distinction, ni de frontière entre l’esprit, l’âme et le corps.

Voir la frontière, aveugle les scribes qui attendent Elie sans voir qu’en Jésus vit Elie et vice et versa.

D’ailleurs, pourquoi Dieu pense-t-il toujours à nous, ses créatures, plutôt qu’à lui ?

Dieu c’est Elohim et non Eloha. C’est un Dieu unique mais pluriel par son corps, par son âme et par son esprit.

Alors revenons au regard de Dieu. Rappelez-vous mon message, il se fait par son trône (le regard). Et là, « Au milieu du trône et autour du trône, il y a quatre êtres vivants remplis d'yeux devant et derrière… le second être vivant est semblable à un jeune bœuf… 8Les quatre êtres vivants ont chacun six ailes, et ils sont remplis d'yeux tout autour et au dedans. Ils ne cessent de dire jour et nuit: Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant, qui était, qui est, et qui vient! »

Ce deuxième être vivant qui est rempli d’yeux et qui est semblable à un jeune bœuf, c’est la puissance de la communion fraternelle. Et tous ces yeux ce sont les yeux des croyants, des témoins fidèles et véritables.

Cette communion c’est l’âme trois fois sainte observée de l’intérieur et elle regarde à l’extérieur, tout comme l’âme (puisqu’elle en fait partie).

Elle se juge et elle juge…

 

Elle voit l’âme intègre et elle voit l’âme qui est roi, qui règne comme un despote sur ses croyances et sur sa vie ; cette âme perverse qui ne pourra subsister.

L’âme idolâtre, individualiste, dirigiste, est vouée à la mort. Elle ne peut être assemblée aux autres. Ses propres murs la condamnent.

Parce que sa communion est rompue à différents étages : son âme est au-dessus des autres.

 

Donc, si vous avez bien compris, la révélation : c’est qu’il existe des liens sacrés invisibles ; des liens qui font qu’une âme n’est pas une terre isolée pour une seule personne. C’est un lieu collectif, une histoire collective, un destin collectif.

L’âme est collective. Elle a été créée ainsi. Mais sur terre, elle est perdue, elle s’est limitée, emmurée. Elle vit un chaos de solitude et elle est confrontée à tellement de tourments.

 

Mais, Elohim est un Dieu qui a pour vocation de répondre au besoin de son corps avant celui de son esprit Sa demeure éternelle n’est pas un palais de solitude et nous ne sommes pas son vis-à-vis.

Nous sommes à l’intérieur de lui comme lui vit à l’intérieur de nous par le Saint-Esprit (voilà ces yeux à l’intérieur et tout autour).

 

« Nous savons, en effet, que, si cette tente où nous habitons sur la terre est détruite, nous avons dans le ciel un édifice qui est l'ouvrage de Dieu, une demeure éternelle qui n'a pas été faite de main d'homme. » (2 Corinthiens 5 :1).

 

L’édifice céleste ; c’est une tente transfigurée ; elle n’a rien à voir avec ce que nous voyons et constatons par nos sens sur cette terre. Nous ne sommes pas des âmes juxtaposées, vivant les uns à côté des autres.

 

D’ailleurs, qui ne s’est jamais posé la question : d’où vient cette aspiration profonde qui nous fait rechercher notre âme sœur ou l’idéal de la grande amitié, ou le rêve de trouver un jour l’entente parfaite avec une tierce personne ?…

Et nous pouvons nous poser des questions quant à la superficie aussi de notre âme, puisque ce que nous voyons, ou ce que notre intuition nous dit n’est que la face visible de l’iceberg.

 

Et aujourd’hui les sciences humaines ou biologiques ont évolué sur ce point : que notre corps n’est pas la frontière de notre psychisme, de notre psyché (mot grec qui signifie âme).

 

Dans la vie de tous les jours, nous sommes aussi, interloqués quand une personne rencontre une autre et l’appelle « son âme sœur », tellement le caractère et les aspirations s’assemblent parfaitement et que les réactions sont identiques.

La communication n’a plus besoin du langage verbal, un simple regard suffit.

Et les jumeaux monozygotes…ils nous renvoient aussi vers une forme de complicité, et de dépendance impressionnante.

Une relation fusionnelle, qui fait que parfois éloignés à des milliers de kilomètres l’un peut ressentir l’état d’âme de l’autre (sa tristesse, son désarroi, son besoin d’aide et de soutien).

 

D’où provient se lien affectif indéfectible et invisible ?

La porte des questions est ouverte, sur l’alchimie des âmes, Dieu a-t-il eu ce projet de former des âmes monozygotes ?

Seul son Esprit, nous permet d’aller plus loin selon son bon vouloir. Alléluia !

 

Une porte a été ouverte aussi avec Paul lorsqu’il dit, animé du Saint-Esprit : Que Dieu a un projet bienveillant qu'il avait conçu en lui-même, pour l’exécuter lorsque les temps seraient accomplis.

Ce projet c’est : « de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre. » (Ephésiens 1 :9)

 

Réunir toutes choses en Christ : n’est-ce pas revenir à l’origine ; se poser la question du comment l’âme est-elle disposée dans l’esprit de Dieu ? et inévitablement la question renvoie bien-sûr à l’âme collective.

Les âmes dans l’esprit de Dieu différent de celles qui sont éparpillées sur terre.

Et le but est de les assembler en suivant l’exemple de la transfiguration

(Puisque Christ est le premier en tout).

L’âme qui ressemble à une pièce d’un puzzle, montrera en Christ, le puzzle lui-même.

 

Jésus ne voulait pas que les disciples parlent de la transfiguration avant qu’il soit ressuscité.

Pourquoi ?

Parce que le Fils de l’homme savait que cette connaissance-là ne pouvait s’accepter qu’avec l’Esprit saint qui seul peut convaincre de justice.

 

N’est-ce pas le même scénario que nous montrait Josué avec les Israélites ?

Les personnages, du départ se confondent à la fin avec leur tribu et ils héritent ensemble du même sol. Il n’y a plus de Caleb, de Josué, une fois arrivés en terre promise. Il y a un territoire pour chaque tribu.

 

En Christ que deviennent les croyants ? Que deviennent leurs âmes une fois régénérées ?

 Le Pentateuque nous montre l’ombre des choses à venir, Israël va continuer à vivre parce qu’elle sera rassemblée par tribus et répartis par territoires.

La tribu de Juda : c’est un territoire, une terre (une âme).

Mais attention, comme je l’ai expliqué en 2019 dans un message sur : «  le jugement des familles et le nombre 16 », le rassemblement est fait par Dieu en rajoutant des servantes étrangères par exemple (comme la syrienne Zilpa et ses 16 descendants) ; mais le rassemblement se fait aussi en excluant des judaïtes rebelles.

 

Et l’Eglise, est-elle aussi associée à une entité, à une âme ?


 Actes 4 :32 « La multitude des croyants avait un seul cœur et une seule âme et personne ne disait qu’il avait quelque bien à lui mais tout était commun ».

La multitude dans une seule âme ?!! 

Est-ce juste une simple métaphore pour montrer la profondeur de leur amour ?

L’héritage que nous promet Christ, est-ce un héritage individuel ou bien un héritage collectif ?

Il nous sauve nous et notre maison.

Il rassemble les âmes par famille.

Une âme c’est une famille reconstituée par l’esprit Saint.

C’est une terre où habiteras en paix ceux qui hériteront de cet endroit.

Mais comment se fera cette reconstitution ?

 

Par le tirage au sort.

Et non pas par une élection, comme une prédestination, mais comme une adoption.

C’est ce que nous montrait au départ le livre de Josué.

En Christ il n’y a plus ni hommes, ni femmes, ni mari, ni mariée, ni père, ni mère, ni juif, ni Grec, ni blanc, ni noir.  

Bref, ce que nous vivons ici-bas, seul, mais aussi avec les autres déterminent quelle âme nous auront en Christ et donc avec quelle famille nous allons fusionner.

 

Toutes les cartes seront rebattues.

Les familles terrestres ne seront pas forcément les mêmes en Christ.

 

« L’un sera pris et l’autre laissé »

Celui qui veut sauver son âme ou garder son âme pour lui, la perdra. Et celui qui est prêt à perdre son âme pour en sauver une autre, la sauvera.

L’âme qui se suffit à elle-même est une âme perdue. L’âme aussi belle soit-elle, si elle est seule et n’a aucune ramification avec les autres est destinée à la destruction.

Et il me vient justement à l’esprit ce verset d’Apocalypse : les 144000,  ceux  qui « avaient été rachetés de la terre. … ceux qui ne se sont pas souillés avec des femmes, car ils sont vierges; ils suivent l'Agneau partout où il va. ».

Ce sont des âmes non souillées, fidèles, non pas que leur conversion datent de plusieurs années, non…

Elles sont fidèles dans les grandes épreuves.

Si Christ va au milieu de la souffrance, elles le suivent.

Jésus nous donne rendez-vous comme le chantait Jean-Jacques Goldman en « 17 à Leidenstadt », la ville des souffrances ; et le 17 le nombre de la ruine et des scandales.

Oui, il nous attend bien au milieu d’une guerre.

Alors, je me lève de mon canapé, là où j’écris, pour passer à autre chose et je regarde machinalement ma montre qui indique 14h40, 144.

Et dans mon cœur je reçois comme une approbation du Seigneur : « avec l’âme, c’était le moment et l’occasion de parler des 144000 ».

Alors, l’idéal humain n’est-il pas en fin de compte le même que le projet de Dieu ?

La plus belle âme, c’est celle qui aime en s’oubliant soi-même : L’abnégation absolue.

La barre est haute puisque l’âme la plus belle c’est l’âme qui s’oublie pour l’autre.

Et le lien entre soi et les autres, c’est un lien qui a pour objectif que l’âme divine soit de retour dans son lieu de repos collectif, son sabbat.

En fait, Dieu dévoile son âme par nos multiples visages. Il n’a pas un seul visage qui lui est propre, mais une multitude de visages différents (144000 visages).

Par conséquent ce qui me parait évident, c’est que ceux qui seront rassemblés dans la même âme, la même tribu, ces 144000, ils chanteront le même cantique (Apocalypse14 :3)…Pourquoi le connaissent-ils eux et n’ont-ils aucun mal à apprendre ce cantique ?

Parce qu’ils auront les mêmes aspirations, les mêmes désirs, les mêmes projets. Leur cœur battront en harmonie pour les mêmes choses ; Et ils ne pourront se séparer tellement leur amour les unis les uns aux autres… encore plus que le montre la fusion des frères jumeaux inséparables, issus du même œuf.

Amen

dimanche 11 avril 2021

L'ESPRIT, L'AME ET LE CORPS

378

Par Eric Ruiz

Il est temps d’avoir un jugement juste sur son esprit son âme et son corps.

Paul, Silas et Timothée écrivaient cela aux fidèles croyants des Eglises de Thessalonique :

« Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l'esprit, l'âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ! ».

Nous touchons là le top, l’apogée de la sanctification. Paul et ses compagnons s’adressaient quand même à l‘Eglise de Thessalonique.

Ils ne l’exhortaient pas à devenir irrépréhensible, mais qu’elle soit encore conservée dans cet état (sans reproche à lui faire) pour l’avènement de Jésus-Christ.

D’ailleurs pour cet avènement, on ne se posait plus les questions de base, comme beaucoup le font encore de nos jours, du genre :

Le Seigneur revient-il maintenant ? ou à quelle date ? dans quel lieu ? avec quelle apparence ? le verront-nous de nos propres yeux ? ou bien, changera-t-il d’état comme lors de la transfiguration ?

Les trois disciples commencent le chapitre 5 par : « Pour ce qui est des temps et des moments, vous n'avez pas besoin, frères, qu'on vous écrive à ce sujet » un peu plus loin ils diront : » « vous, frères, vous n'êtes pas dans les ténèbres, pour que ce jour vous surprenne comme un voleur ».

La lettre, donc s’adresse à des disciples accomplis, qu’on ne nomme plus « enfants de la promesse » ( ça c’est pour ceux de la postérité d’Abraham qui ne connaissent pas encore Christ ressuscité) mais  « enfants de la lumière, enfants du jour » (ceux qui ont une connaissance juste du mal par Jésus-Christ et non construite par des dogmes).

Ils ne sont pas inquiets et ils ont une assurance qui est objective et lucide sur leur condition spirituelle. Ce qui leur permet de continuer à se préparer efficacement.

Et c’est pourquoi on peut leur parler d’intégrité, d’incorruptibilité même, parce qu’ils sont arrivés au point où Christ règne en eux.

Ils ne prient plus « Père que ton règne vienne », il a déjà établi son trône en eux.

Mais Paul, Silas et Timothée leur donnent un moyen de ne pas s’assoupir, pour au final finir par s’endormir en se satisfaisant de leur état.

La première action qu’ils doivent faire, c’est d’abord une action orientée vers les autres : Exhorter, édifiez, avoir de l’affection, de la considération pour ceux qui le font, puis…

D’être toujours joyeux, de prier sans cesse, de rendre grâces en toutes choses …pour ne pas éteindre l'Esprit ; Ils leur demandent aussi de ne pas méprisez les prophéties, mais d’examiner toutes choses; de retenir ce qui est bon; de s’abstenir de toute espèce de mal… 

On ne leur parle pas de loi à suivre, mais bien d’un état à conserver.

Par exemple rendre grâce, comme prier, ce sont des états d’âme à entretenir, des habitudes que le Saint-Esprit a créé et que nous entretenons pour que l’esprit ne s’éteigne pas. Paul et ses compagnons, en fait, leur donnent des points lumineux pour qu’ils ne s’assoupissent pas, pour qu’ils n’éteignent pas l’Esprit, pour que si un des points nommés ne s’allument plus ou moins qu’avant,  ils puissent réagir rapidement…

Mais les disciples qui ont rédigé la lettre, animés par l’esprit vont plus loin, beaucoup plus loin.

 

Je vous parlais d’intégrité dans mon dernier message. La parole de Dieu juge l’intégrité, notre intégrité.

Et ici, la lettre se termine en mettant la lumière sur l’identité : Tout notre être doit être en accord : l’esprit, l’âme et le corps.

Paul ; Silas et Timothée nous dévoile que si un des éléments est discordant, si l’esprit marche d’un pas différent, l’âme de l’autre et le corps aussi, nous sommes alors répréhensibles.

Nous sommes comme il est dit aux Ephésiens : « des enfants flottants, et emportés çà et là à tous vents de doctrine, par la tromperie des hommes, ».

Cela veut dire que la paix qui est le fruit de la parole doit se voir à travers :

- la paix de notre esprit mais aussi

-la paix de notre âme et enfin

-notre corps, qui doit manifester lui aussi un état paisible.

 

-Admettons que mon corps souffre,  que mon ventre soit noué, que le stress, l’angoisse produisent, des maux de tête, des douleurs musculaires, des vertiges, des nausées, des troubles du sommeil, une fatigue intense, des bouffées de chaleur ou encore des troubles de l'alimentation ou que des palpitations émanent de mes battements cardiaques, mon corps est-il en paix ? Non. Suis-je irréprochable devant mon Seigneur ? Non.

-Admettons que je promène des regards inquiets, que je me sente en danger, que mes pensées hantent mes nuits, que mes pensées me condamnent, qu’elles me reprochent mes actes, qu’elles me donnent aussi des addictions, bref, que mon âme soit troublée, suis-je irréprochable devant mon Seigneur ? Non.

-Admettons que mon esprit soit souvent en colère, que je sois facilement irritable, que mes pensées reviennent sans cesse vers ceux qui font le mal ou vers ceux qui m’ont blessé, que leurs actes injustes m’énervent, m’irritent, me mettent en colère, suis-je irréprochable devant mon Seigneur ? Non plus.

 

Notre regard doit être éclairé uniquement par l’Esprit.

Le regard de la chair doit nous sauter aux yeux et nous faire réagir : « Ce n’est pas moi, je ne me reconnais pas ainsi ».

La version Martin donne une précision sur l’esprit : «  que votre esprit entier, soit conservé sans reproche »

Ce petit mot « entier » insiste sur l’esprit qui ne doit en aucun cas être partagé entre le bien et le mal. L’esprit doit être entièrement soumis au Saint-Esprit, donc intègre.

Mais ici de quel esprit parle-t-on de notre esprit à nous, ou de celui du Seigneur ?

Notre esprit est bien-sûr influencé par notre état intérieur. C’est pourquoi nous devons discerner les esprits comme s’ils étaient des volatiles. Nous devons repousser les esprits carnassiers, qui se nourrissent de la chair pour n’accueillir que le Saint-Esprit, comme la colombe qui aime la paix. Et si nous gardons notre chair ficelée, crucifiée, peu d’esprits mauvais viendront nous tenter.

« Or, le Seigneur c'est l'Esprit; et là où est l'Esprit du Seigneur, là est la liberté. 18Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l'Esprit. »

Ce que nous venons de lire dans ce verset, c’est  que l’esprit du Seigneur nous libère des autres esprits, puis nous transforme. Et il n’y a plus alors plusieurs visages de nous-mêmes mais un seul visage, une seule image.

Sa gloire devient la nôtre.

Maintenant, par le Psaume 19, notre esprit se rappelle de la gloire de Dieu. Les cieux racontent sa gloire, et la sagesse infinie de Dieu.

Donc, nous savons que la Bible à bien des moments associe le ciel avec l’esprit.

Et que de là naît beaucoup de confusion d’ailleurs, puisque « s’élever vers le ciel » ça a été interpréter pour le corps, un corps s’élevant vers le ciel ; alors que c’est l’esprit qui s’élève vers Dieu

L’âme, quant à elle est associée à la terre, au sol, au pays d’où elle tire ses racines. Et le corps, lui, bizarrement est représenté (bien sûr par l’arbre, l’herbe) mais et c’est important de le souligné aussi : par la personne du roi.

D’où je tiens cela ? de l’esprit, confirmé par le chapitre 24 du livre d’Esaïe.

 

Esaïe 24 :19

« La terre est déchirée, La terre se brise, La terre chancelle. La terre chancelle comme un homme ivre, Elle vacille comme une cabane; Son péché pèse sur elle, Elle tombe, et ne se relève plus ».

Maintenant je vous demande de remplacer le mot « terre » par le mot « âme » et vous verrez que le péché brise l’âme et l’a fait chanceler et tomber comme une terre. L’âme qui pèche meurt… mais une nouvelle âme nous attend en terre sainte.

Vous voyez la terre promise c’est avant tout la nouvelle âme.

Continuons le verset suivant le 21 : « En ce temps-là, l'Eternel châtiera dans le ciel l'armée d'en haut, » l’armée du ciel qui est châtiée, ce sont les esprits mauvais qui viennent inspirer les hommes.

Continuons : » … Et sur la terre les rois de la terre. 22Ils seront assemblés captifs dans une prison, Ils seront enfermés dans des cachots, Et, après un grand nombre de jours, ils seront châtiés. » 

Les rois de la terre se sont les êtres humains qui veulent dominés sur leur âme. Ils sont en étant « roi de la terre » rois de l’âme.

Ils sont charnels, leurs corps sont amenés captifs et ils reçoivent des châtiments.

Pourquoi « roi de la terre » ?

Parce que naturellement, le corps va chercher à s’élever. Le corps cherche un trône où s’asseoir. il va chercher à dominer sur son entourage. C’est l’instinct animal du glébeux. L’homme a ça en lui, il doit dominer sur les animaux, il cherchera aussi à dominer sur les autres créatures de Dieu.

Mais lorsque Dieu souffle du ciel, avec son esprit sur lui, d’abord l’homme devient une âme vivante (Adam) mais cette âme, cette terre (Adamah) sera infestée d’animaux impurs elle devra changer. L’âme humaine changera alors. Donc la terre changera, elle ne sera plus la même.

 Lisons le dernier verset du chapitre 24 : « l'Eternel des armées régnera Sur la montagne de Sion et à Jérusalem, Resplendissant de gloire en présence de ses anciens ».

Dieu régnera sur qui ? des esprits, des corps, ou des âmes ?

La montagne de Sion, Jérusalem est une terre, c’est une âme qui doit être visitée par un nouveau ciel. C’est ce que nous révèle l’Apocalypse de Jean. L’esprit saint qui vient renouveler en premier notre âme, n’est-ce pas le nouveau ciel qui vient avec une nouvelle terre ?

Apocalypse 21 :1 « Puis je vis un nouveau ciel et une nouvelle terre; car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n'était plus ».

Une petite parenthèse toutefois pour dire que la mer, c’est la partie agitée, avec ses marées montantes et descendantes. La mer est la partie tumultueuse de la terre. Cette mer : c’est une âme agitée qui ne connait pas le repos, c’est la partie sombre, ténébreuse bien connue de ses grands fonds marins. C’est  aussi un lieu d’angoisse avec ses monstres prédateurs marins comme le Léviathan.

Eh bien, cette partie redoutable de l’être humain cessera d’exister, à ce moment-là aussi.

Alors reprenons Apocalypse 21 avec les mots âme et corps : « Puis je vis un nouvel esprit et une nouvelle âme (le second Adam), car le premier esprit et la première âme avait disparu (le premier Adam) et l’âme agitée, tourmentée n’était plus là ».

Alors  Genèse 1 :1 « Elohim créa le ciel et la terre »

Peut-on en déduire le même principe…c’est-à-dire qu’au commencement Dieu créa l’esprit et l’âme ? Et que le corps a été créé bien plus tard avec l’homme.

Eh bien oui, je suis totalement affirmatif.

Dieu créa les cieux (les esprits et l’âme), pire que cela, l’âme, la terre était tohuw bohuw, c’est-à-dire : seule, sans forme, vide, perdue, chaotique, assoiffée de désir guerrier, de conquête, et d’élévation). L’esprit de Dieu était séparé de l’âme, puisque nous lisons « qu’il se mouvait au-dessus des eaux ».

Voilà l’état de notre âme au départ, elle n’était pas pure, ni soumise, elle se voulait indépendante.

Le corps a été conçu avec une âme irrégénérée provoquant à eux deux (corps et âme) les circonstances de la chute. Il ne restait plus qu’au mauvais esprit du serpent ancien d’allumer la mèche de la désobéissance.

Le prophète Esaïe dresse le même tableau, la même stratégie au sujet de l’esprit, de l’âme et du corps.

Nous lisons au début du chapitre 24 du livre d’Esaïe :

« Les habitants sont abattus, languissants; Les chefs du peuple sont sans force. »

Le corps est formé par les habitants d’une ville et plus précisément, c’est un peuple assemblé autour d’un roi.

Mais quand le roi est sans force, tout le corps est languissant. Les habitants se sont nos membres, nos facultés physiques et intellectuelles qui nous permettent d’entrer directement dans l’action, comme aussi nos milliards de cellules qui interagissent les unes avec les autres.

Nous lisons toujours dans le même chapitre 24 que

« Le pays était profané par ses habitants; Car ils transgressaient les lois, violaient les ordonnances, Ils rompaient l'alliance éternelle ».

Le pays, la terre, l’âme se voit à travers les mauvaises actions du corps. Un corps qui transgresse, qui viole les lois de Dieu. Et une terre profanée, c’est aussi un corps qui perd ses défenses immunitaires.

Esaïe nous dit, parce que « Vous transgresser les lois de Dieu,( les lois de l’esprit)  la malédiction dévore le pays,(elle dévore votre âme) Et ses habitants portent la peine de leurs crimes (comment ?... vos membres, vos facultés subissent et récoltent ce qu’ils ont semé de mauvais).

« C'est pourquoi les habitants du pays sont consumés, Et il n'en reste qu'un petit nombre. » nous dit Esaïe.

C’est pourquoi votre santé est à ce point au plus mal et que vos forces diminuent.

Vous voyez le corps, l’âme et l’esprit, tout fonctionne ensemble, et la Bible en témoigne dans chacun de ses récits.

Comme je le disais précédemment la parole de Dieu est le sens que Dieu veut donner aux récits historiques, aux prophéties ; le sens qu’il souhaite donner aux mots et aux paraboles.

L’esprit, l’âme et le corps c’est aussi, le ciel, la terre et le roi, le chef.

Oui nous agissons naturellement en roi, en chef avec notre corps. Nos attitudes, nos paroles, nos réactions le démontrent à chaque instant, c’est plus fort que nous.

Les rois de la Bible curieusement, illustrent ce corps dominant.

Pour n’en citer que quelques-uns :

·       Le roi d’Egypte, c’est le corps avec une main puissante, ce corps qui cherche à tout maîtrisé par lui-même.(Exode 3 :19)

·       Le roi de Sodome, c’est le corps donné en spectacle, qui recherche l’attirance, jusqu’à la fascination sexuelle (Genèse 14 :21)

·       Le roi de Babylone, c’est être esclave de son propre corps, assujetti à ses besoins et à ses désirs.(Esaïe 14 :4)

·       Le roi de Tyr c’est le corps objet d’échange et de commerce ; un corps qui rapporte, qui enrichi.

·       Le roi d’Israël, quant à lui, eh bien, c’est le culte du corps, l’adoration de ses formes, de sa plastique, de son intelligence comme celle d’un dieu. Et qui amène (bien sûr aidé des mauvais esprits) à le profaner, à y exercer l’adultère, et à rechercher tous les plaisirs sensuels.

·       Les rois étrangers qui veulent nous assujettir, ce sont les corps étrangers qui veulent nous corrompre et nous infecter.

 

Vous voyez, on peut lire les récits bibliques avec un autre regard. Une vision qui nous montre alors les articulations nombreuses qui existent entre l’esprit, l’âme et le corps et qui sont à la fois causes et conséquences de tous nos malheurs.

 

Rien à voir bien entendu avec l’esprit l’âme et le corps de notre roi, de notre chef bien aimé, qui lui ne fait acception de personne et qui invite chacun, même le plus insignifiant, à manger à sa table.

Seul, parmi les rois d’Israël, le roi David avait cette belle âme. « « Mephiboscheth habitait à Jérusalem, car il mangeait toujours à la table du roi. Il était boiteux des deux pieds ».

 

Alors, le roi des Judéens, son corps qu’a-t-il, lui, de si particulier ?

 L’intention du fils de Dieu est que nous discernions le corps du Seigneur ; pas à travers son apparence mais au travers de son sacrifice.

Paul dit :« que nous croissions à tous égards en celui qui est le chef, Christ » ;

Car c’est lui le chef de corps, et il n’y a qu’un seul roi qui peut régner sur Israël ou sur Jérusalem (notre âme) ; et ce roi n’a pas une couronne d’or et de diamant sur la tête, mais une couronne d’épines.

C’est un corps brisé avant d’être glorifié.

Notre âme, comme notre corps, comme notre esprit doivent être brisés en premier.

Bien des croyants, c’est vrai, revendiquent l’inverse.

Ils estiment avoir droit au corps glorifié obtenu gratuitement par le moyen de la grâce, par le moyen de la foi en Christ ;

Mais sans un corps brisé, ils ne l’obtiendront jamais.

Ils doivent porter leur croix eux-mêmes et suivre son chemin, le chemin tracé par Dieu pour chacun (se laisser guider par lui seul).

Par conséquent, nous devons à travers le corps du Seigneur y discerner son âme et son esprit.

Et la question est : ai-je en moi son âme et son esprit ?

Suis-je devenu une nouvelle terre éclairé par un nouveau ciel ? La mer a-t-elle disparue ?

Que chacun trouve ses réponses.

Amen

dimanche 4 avril 2021

LA PAROLE DE DIEU (Mensonge et vérité)

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Par Eric Ruiz

Nous sommes au temps du rétablissement de toutes choses prédit par les prophètes. Ce temps de vérité lève le voile sur tout, et « la parole de Dieu » n’est pas épargnée.


Qui n’a jamais entendu dans les milieux chrétiens, ce dogme qui vient comme une réponse absolue, une réponse qui n’a besoin d’aucun détail puisqu’elle est absolue: «Attention, c’est la parole de Dieu ! » ?

Mais qu’est-ce que la parole de Dieu ?

Beaucoup de catholiques vous diront : c’est la loi qui émane des conciles et du pape.

D’autres : C’est Jésus-Christ la parole, le verbe incarné ; Ou encore c’est la parole qui a créé le monde, le ciel et la terre.

Les évangéliques vous répondront sans douter : c’est la Bible aussi.

Quand Dieu parle par des prophètes, leurs mots sont traduits dans des livres. Et le livre devient alors saint.

 

LA PREEMINENCE DE L’ESPRIT

 

Mais l’apôtre Paul inspiré du Saint-Esprit dit : « la lettre tue et l’esprit vivifie ».

Quoi comprendre ?

En premier que Paul ne met pas en opposition la lettre et l’esprit. Mais qu’il est en train de dire que sans l’esprit la lettre tue.

Il y a donc, dans la parole écrite, dans la parole qui se transmet l’un à l’autre, comme une malédiction. La parole a ce pouvoir de nous amener à la mort, si l’esprit n’est pas présent.

Ce que devrait ressentir celui ou celle qui a le Saint-Esprit, c’est que la parole de Dieu n’est pas figée, fixée, limitée à un livre ou à un homme (même si la parole s’est faite chair et qu’elle s’est incarnée dans un homme).

Elle n’est surtout pas enfermée dans un livre.

Elle est vivante et surtout elle vivait, elle vie et elle vivra.

C’est donc une parole par qui, tout a commencé et par qui, tout finira.

Elle se perpétue de générations en générations, pour des siècles et des siècles.

Mais là aussi la parole se limite-t-elle qu’à des mots juxtaposés (mis bout à bout) ?

 

LE SENS, L’ESPRIT DE LA LETTRE

 

Moi je crois que cela va beaucoup plus loin quand Dieu parle… la puissance de ce qu’il dit : c’est le sens, l’intention qu’il donne à ses mots, bref c’est l’esprit qu’il y a dans la parole, comme dans la lettre.

Mais attention, cela ne fonctionne pas comme par magie. La parole est créatrice c’est vraie, mais selon un ordre divin.

Quand Luc dit de Jésus : » Ensuite il prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant: Ceci est mon corps, qui est donné pour vous; faites ceci en mémoire de moi. », il y a un sens premier que tout le monde comprends et que tout le monde peut faire en brisant un morceau de pain avec les mains et en pensant qu’il représente le corps de Jésus-Christ, brisé pour nous.

Mais ce n’est que le symbole…et en faisant le symbole, on ne créé rien de plus et rien de moins.

Créer par la parole va demander quelque chose de plus.

Et le plus important est la parole qui dépasse le symbole et qui touche le sens profond de ce que Dieu veut nous faire comprendre.

Il y a un esprit derrière ce verset sur « le pain brisé » et de ce qu’il représente ainsi que de ce que nous devons nous rappeler en brisant ce pain ; Et sans cet esprit, les mots prononcés aussi forts soient-ils, n’ont pas la vie.

La lettre est morte.

C’est pourquoi Paul met en garde celui qui se place sous la parole.

« Vous êtes manifestement une lettre de Christ, écrite, par notre ministère, non avec de l'encre, mais avec l'Esprit du Dieu vivant, non sur des tables de pierre, mais sur des tables de chair, sur les cœurs ».

Jésus de Nazareth, qui incarne la parole, parlait en parabole. En parlant ainsi, il écrivait avec l’encre de l’esprit sur les cœurs ; et il savait que sans l’esprit, les mots qu’il avait prononcés changeraient de signification et perdraient leur vie.

Sans le cœur brisé, la parole serait, elle, brisée (et là le sens du pain brisé est rétabli puisque sans cœur brisé pas de communion avec Dieu, et avec sa parole).

C’est ce le sens même de ce qu’on lit dans le chapitre 1 de l’Evangile de Jean : « En elle ( la parole) était la vie, et la vie était la lumière des hommes » et cette lumière beaucoup d’hommes ne l’ont pas reçue.

 

L’ESPRIT, LA VIE, LA LETTRE

 

Si ma vie n’est pas en accord avec ce que signifie ce pain brisé, je sonne creux comme une cymbale qui résonne.

Et je fais quelque chose qui n’a plus le sens divin pour moi et par conséquent c’est une perversion spirituelle.

Alors, beaucoup de ceux qui pratiquent ce rite (du pain et du vin), notamment en ce moment pour célébrer la Pâque, pensent qu’ils se sont associés avec l’auteur, parce que leur foi et le rite concourent ensemble à cette communion.

Or, le plus souvent la vie n’est pas là, pourquoi ?

Parce que l’esprit n’y était pas au départ et que le cœur n’était pas brisé.

C’est même plus que ça :

En rejetant l’esprit, on ne fait que s’attirer un jugement sur soi.

Jésus célébrant la Cène ne désignait-il pas le jugement.

Il est dit dans Luc Chapitre 22 : 21 :  «  Cependant voici, la main de celui qui me livre est avec moi à cette table »

(bien-sûr il parlait de Judas Iscariote, mais pas de lui seulement…).

Car, en rejetant l’esprit on devient aussi la main de celui qui renverse la coupe de la nouvelle alliance, la main de celui qui  livre Jésus. Et la terrible parole de Jésus (au verset 23) prend vie alors : « malheur à l'homme par qui il est livré! »

Ainsi la parole  de Dieu, selon l’esprit qui y est associée, traduit soit une bénédiction ou soit une malédiction.

Mesurez-vous l’importance de s’examiner avant de prononcer des paroles pour soi ou sur les autres ?

Parce que ces paroles peuvent être de véritables épées dirigées contre vous-mêmes.

Un autre exemple :

Prenons le mot amour ; Seul, il ne signifie rien de particulier. Et Dieu comme sa parole ne se cantonne pas dans les mots : « Dieu est amour, aimons-nous les uns les autres.

Il faut y ajouter surtout : « comme Christ nous a aimés »

Le sens n’est plus du tout le même et surtout, si je n’aime pas comme Christ aime, l’esprit se sépare, la vie s’échappe et mes mots perdent leur pouvoir.

 

La parole de Dieu c’est un accord entre les mots, leurs sens donné par l’esprit saint, et celui qui les prononces. 

 

Il y a un accord à trois : parole-esprit-personne ; Ce n’est pas une trinité. C’est une unité.

Le meilleur exemple qui me vient à l’esprit, c’est celui du musicien.

Il joue la lettre, il interprète une partition (des notes placées bout à bout) mais il doit jouer dans l’esprit de celui qui a écrit ; et son interprétation est ce qui va donner vie et sens à la musique.

Le virtuose se démarquera du simple musicien amateur parce qu’il jouera le morceau avec en plus de la technique, l’esprit qui va avec. C’est l’esprit le plus important.

Eh bien c’est la même chose avec la parole de Dieu.

Si vous écoutiez le concerto de Vivaldi sur les 4 saisons, où l’hiver est joué comme le printemps, vous serez offusqué et choqué d’entendre ce défaut d’interprétation.

N’êtes-vous pas choqué de la même manière lorsque vous entendez un prédicateur, reprendre des versets, alors que son regard trahit une attitude contraire ?

 

LA PAROLE JUGE L’INTEGRITE

 

Dans la parole exprimée par Dieu, il y a un modèle. C’est faire comme le créateur ou faire comme son esprit nous laisserait penser. Et là nous touchons l’esprit de la lettre.

 Si je prophétise comme Jésus prophétisait, cela a-t-il le même effet ?

Si je dis comme Paul : « je peux tout par celui qui me fortifie », suis-je obligatoirement fortifié en toutes circonstances ?

Eh bien oui et non.

Oui, si l’esprit en moi est en accord avec la lettre.

Je vivrais fortifié et dans le contentement dans le manque comme dans la plénitude.

 Et non, (et c’est même tout le contraire) si mes actes ont renversé la coupe de la nouvelle alliance.

 Alors la parole sera mon juge : «  je ne vivrais l’abondance que dans les apparences et je serai fort que par mes propres forces ».

Alors vous aurez compris, la parole montre mon échec, pas parce que je manque de foi ou que je n’ai pas le ministère, mais parce que je manque d’intégrité.

La parole est morte surtout parce que le sens que je donne à une parole n’est pas dit dans son intégrité, dont je fais obligatoirement partie.

L’intégrité c’est faire « Un » avec ce que j’exprime.

Quand Dieu parle il est « Un » avec celui qui s’exprime. 

Ou alors il montre que l’autre est « un » avec ce qu’il exprime de mal ; et les conséquences seront malédiction pour lui. Il se mettra sous la coupe d’un jugement.

Celui qui pratique l’iniquité, qui aime le mal et qui a été démasqué par la parole reçoit sa malédiction. Pourquoi ?

Parce qu’à ce moment-là il fait Un avec les mauvais esprits.

L’apôtre Jacques parle de l’intégrité dans son épitre :

« Lequel d'entre vous est sage et intelligent? Qu'il montre ses œuvres par une bonne conduite avec la douceur de la sagesse. ( ça c’est une preuve d’intégrité) 14Mais si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. (Ca c’est le manque d’intégrité qui montre le mensonge et pire…) 15Cette sagesse n'est point celle qui vient d'en haut; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique. 16Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions. 17La sagesse d'en haut (la parole incarnée) est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d'hypocrisie. 18Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui recherchent la paix ».

 

Donc, la parole est vérité uniquement parce qu’elle est manifestée par les êtres humains. Elle a un fruit.

Et le fruit produit par la parole avec un esprit de paix, dans un être intègre, c’est la paix.

Par contre la parole, dans un esprit de dispute, dans un être partagé produit les querelles, la guerre, la division.

C’est toujours la parole de Dieu… mais comme elle est vivante, alors elle se présente comme « une épée à double tranchant » : un coté intègre, un côté partagé.

D’un côté elle sépare les croyants intègre, et de l’autre les croyants au cœur partagé (ceux qui célèbrent la Pâque sans avoir brisé leur cœur).

On comprend alors mieux ce passage de Hébreux 4 :12 : «  Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu'une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu'à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. ».

La parole juge le niveau exact de notre intégrité.

 

LA PAROLE : LA PENSEE DE L’ESPRIT

 

Maintenant renversons les dogmes et les murs de prison avec cette question : Pourquoi la parole de Dieu ne se limite pas à la parole ?

Car je l’ai dit : la parole c’est l’intention, ce qui a du sens.

Une lune rousse dans le ciel peut être parole de Dieu, un arbre qui fleurit avant le printemps aussi.

Une personne qui spontanément vient vers vous pour vous parler alors qu’elle ne vous connait pas, peut être parole de Dieu.

Tout dépend quel sens spirituel nous leur donnons. Tout dépend la manière dont on les regarde.

Nous devons donner la parole aux gestes, aux situations, à nos soupires mêmes, pour voir s’ils ont un sens pour Dieu.

 

« L’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables » Romains 8 :26

« et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est la pensée de l'Esprit, parce que c'est selon Dieu qu'il intercède en faveur des saints ».

Donc ne faisons pas comme celui qui a peur de l’inconnu et qui se réfugie vite vers ce qu’on lui a appris.

Les non-dits s’ils ont un sens pour l’homme, c’est qu’ils ont un sens aussi pour Dieu et par conséquent un silence (aussi paradoxal que cela puisse paraitre) peut être parole de Dieu.

Le silence peut être la pensée de l’Esprit.

 

Dans Apocalypse 8 :1, il est dit : « Quand il ouvrit le septième sceau, il y eut dans le ciel un silence d'environ une demi-heure ».

 

Vous voyez, quand Dieu se tait et qu’il ne parle plus : c’est une parole de Dieu.

Le sens de ce silence est important à connaître. On apprend avec le solfège que le silence en musique se joue comme une note de musique. Le silence dans le ciel c’est une parole du ciel.  Il a pour but de laisser l’homme vivre les conséquences de ses faits et gestes. Le ciel n’intervient plus pour le prévenir ; Dieu ferme la bouche des prophètes et laisse le mensonge asseoir son règne.

Mais pour ceux qui n’écoutent pas ou plus l’esprit leur parler, ils en tireront des conclusions rapides : Les silences de Dieu seront toujours des mystères.

Or, nous avons été faits à son image et le non verbal comme le silence fait partie de notre partition, comme celle du musicien.

Par conséquent, penser que seul le verbe, la parole exprimée est divin : c’est une restriction que Dieu ne s’est jamais donné.

Je pense que ceux qui ne font confiance qu’à leur esprit évacuent de facto cette dimension.

Si l’esprit divin vit dans une personne, son canal de communication n’est pas forcément par la bouche, par le langage. Nous l’avons vu avec mon dernier message sur le regard de Dieu :

Son regard tout simplement suffit à nous faire changer.

De même, Dieu nous parle par des songes la nuit. Et au matin la pensée de l’Esprit met des mots sur les images.

Il y a aussi ce que Paul  

dit dans la lettre aux Romains :

« L’Esprit nous aide dans notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu'il nous convient de demander dans nos prières ».

 

Cela ne veut pas dire que l’Esprit va nous inspirer les bons mots, ou qu’il va mettre la lumière sur ce que nous avons besoin, pour l’exprimer… non l’Esprit interviendra directement là où il a vu un manque, même si nous n’y avons pas prêté attention. Il comblera les manques. Par exemple, là où il y a avait du doute, de la lassitude et de la peur, il y mettra de la foi, le courage et  l’assurance.

 

POUR RESUMER, la parole de Dieu, sans la pensée de l’Esprit qui va avec, est morte.

Ce qui se traduit dans le vécu par:

Si vous pensez que la personne qui vous enseigne est inspirée et intègre, qu’elle a la parole de Dieu, alors que son esprit est mauvais, c’est que le vôtre aussi n’est pas bon, c’est que vous devez changer d’esprit pour retrouver l’Esprit de la parole de Dieu.

Désobéir à la parole de Dieu, n’est pas forcément dire non je n’y crois pas, mais c’est surtout accepter un mauvais esprit, accepter une attitude contraire à l’Esprit de la parole.

Ce qui me permet d’affirmer que la Bible, dans une armoire bibliothèque, n’est pas la parole de Dieu ;

Mais la Bible dans la main d’un être humain le devient. Elle sera comme la pensée de l’esprit de son lecteur : vivante ou morte.

Elle prendra la couleur de celui qui la porte en transperçant son cœur pour y dévoiler son intégrité ou son manque d’intégrité.

Voilà, de quelle façon Dieu juge avec sa parole.

Alors ne nous laissons pas endormir par les religieux enchanteurs qui veulent impressionner ceux dont la parole ne leur a pas encore été révélée. Ils leur disent, entre autre, ce mensonge :  « lisez la Bible car de là naîtra le réveil ! »

Paul le disait déjà : « ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction,".

La parole de Dieu fait croitre uniquement les croyants matures, humbles, calmes, constants, doux, généreux, hospitaliers, justes et usants de tempérance.

Amen