dimanche 24 juillet 2016

CHRÉTIEN OU DISCIPLE ?

127
Par Eric Ruiz

Je voudrais continuer à mettre la lumière sur ce courant dont beaucoup se réclament : celui du christianisme.
Dans ce courant aujourd'hui on y met un peu tout et n'importe quoi : ce sont tous les croyants qui se réclament de la foi biblique et des Évangiles.
A l'intérieur bien-sûr nous avons une foule de dénominations religieuses se terminant par "isme" : catholicisme, protestantisme, évangélisme, méthodisme, baptisme, pentecôtisme, calvinisme, luthéranisme, adventisme, anglicanisme, branhamisme, mormonisme etc .

Elles ont toutes un point commun: leurs membres se disent chrétiens.
Ils suivent les pas de Jésus et de son enseignement.

Ça c'est ce qu'ils laissent entrevoir et transparaître.
Mais méfiez-vous : tous ses mouvements ont une marque.

Et même les mouvements ne se réclamant d'aucune dénonomination sont des dangers (et j'en parle en connaissance de cause, moi qui suis sorti d'une communauté non dénominationnelle et qui se voulait ressembler à celle des actes des premiers apôtres.).

Pourquoi être sur ses gardes ?

Car il y a un scellement spirituel. Et ce scellement n'est pas celui du Saint-Esprit, c'est celui de la Bête;  De cet animal évoqué dans l'Apocalypse de Jean, qui se cache derrière plusieurs noms et qui détruit comme un dragon .

Cette bête possède des puissances que la Bible appelle des cornes.
Elle a 10 cornes sur ses têtes.
Apocalypse 13:1: " Puis je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes."

La corne qui nous intéresse ici est la troisième corne: celle de la séduction .

(Petit rappel: la première corne est celle de l'oppression: l'ésprit d'Egypte, double oppresseurs, la peur et la guerre, DAESH; la deuxième corne est celle de Mammon, l'esprit de richesse, c'est l'argent qui mène le monde).

 L’esprit de séduction (en grec : "apate, mais surtout "plane"[plan'-ay] : trompé, s'égaré dans le sens d'avoir créé une imposture).

C'est la  corne religieuse de l'usurpation: S'approprier par ruse, par fraude ou par violence une chose à laquelle on n'a pas droit, prendre indûment la place de quelque chose.

La religion a remplacé Christ :  vicaire du Christ, remplaçant du Fils de Dieu (en latin "vicarius filii Deï " dont la somme en chiffre romain, de ces lettres fait 666); c'est en premier le catholicisme dont le Pape, chef des catholiques, fédère l’œcuménisme, en  amenant par la séduction, les autres religions à adopter une partie de sa doctrine, il les amène à se prostituer spirituellement en adoptant des rites, des doctrines, des manières de faire identiques qui seront copiés ensuite par les uns et les autres.

Le catholicisme est la mère des prostituées ; les filles sont toutes ces dénominations.
Elles forment la Babylone spirituelle.  Le catholicisme est la première religion à être sortie des assemblées, en adoptant des rites issus du paganisme (référence : "le christianisme paganisé " de Franck Viola).

Les exemples foisonnent  dans toute les religions :

·     L'organisation est la même partout. Un clergé qui dirige et contrôle des laïcs, une élite enseignant à des incultes.
·         Un enseignant spécialiste, qu'il soit curé, abbé, prêtre, évêque, pasteur, révérend est sélectionné par l'organisation mère ( diplôme, titre, certificat) qui le reconnaît comme celui amenant la nourriture spirituelle, par une homélie, un sermon, un culte, une prédication, un prêche...).
·         Un enseignement apporté de façon frontale et verticale ; et surtout non collégiale et non discutée ou échangée avec les laïcs.
·         Un bâtiment présenté comme étant l'Eglise alors que l'assemblée( ecklesia en grec) est constituées des membres qui la compose.
·         Un système de collecte de l'argent rendant obligatoire les dons (remplaçant l'offrande véritable, destinée en premier aux besoins de ses membres, et non au service d'une élite ).
·         Un clergé décidant seul du rôle et de la place de ses apôtres , (alors que ce sont les membres qui décident de qui est apôtre).
·         Le pouvoir surnaturel accordé aux rites. L’Ostie, La sainte Cène, la Communion, le repas du Seigneur sont devenus par extension le corps de Christ (avec le pouvoir de bénir ou de maudire). Le baptême d'eau est devenu le rite qui sauve, etc.

Déjà le mot "chrétien " devrait faire vomir ceux qui s'en réclament.
·         Chrétien c'est: christianos qui signifie dans le sens littéraire " petit christ" donc "petit oint" .
Cela veut dire que si vous êtes chrétien , c'est que vous, n'êtes qu'en partie seulement oint.  Qu'elle aberration, ce n'est rien d'autre qu'un blasphème (insulte).

Dieu ne donnerait qu'une petite partie de son Saint-Esprit?

Baptisé dans le Saint-Esprit ne voudrait plus dire grand chose (baptisé, baptizo en grec qui signifie immergé complètement et surtout définitivement).

Quel mensonge!
Quelle usurpation d'identité ! (ou alors quelle tromperie)

Historiquement, c'est à Antioche que les croyants ont été appelés chrétiens, pour la première fois. (Actes 11:26)
Cette appellation est donc très méprisante, c'était un surnom moqueur et très réducteur.

Jamais les croyants de l'époque de Paul ne se nommaient comme cela entre eux, jamais.
"Chrétiens" ne figure que dans une seule épître : celle de Pierre (1Pierre 4:16) pour désigner la souffrance de se voir amalgamer à un groupe religieux; Pierre encourage les croyants qui souffrent à cause de l'étiquette de chrétien, à ne pas en avoir honte et même à glorifier Dieu de cette injustice, car il amènera lui-même tout en jugement (on verra à la fin qui est chrétien et qui ne l'est pas).

Au départ, ce sont des incroyants qui les appelaient ainsi pour les distinguer notamment des hébraïques, des circoncis de la Judée (les croyants qui se référent à la loi de Moïse). Attention on ne les appelaient pas juifs non plus, mais Judéens.
C'est longtemps après, plusieurs siècles après, que les Judéens hébraïques se sont fait appelés "juifs".
On pourrait dire bon : juif, chrétien, ce ne sont après tout que des appellations et en soit : ce n'est pas si grave. Ce qui compte c'est que l'on soit fidèle à l'enseignement de Jésus-Christ.
Eh bien je dirai que vous avez raison en partie et que vous avez aussi tort de penser ainsi.

Pourquoi?

L'ennemi aime que des croyants pensent comme cela; Qu'ils n'aient plus de profondeur, qu'ils soient superficiels et légers.
Parce que la tiédeur s'est comme un venin, le poison rentre progressivement et il empoisonne petit-à-petit tout le corps de Christ (l'Eglise) jusqu'à le rendre entièrement mort. La chair commence de manière très insignifiante à laisser rentrer des désirs contraires à l'Esprit (toujours par des petits compromis iniques qui se rajoutent les uns aux autres).

Que voulait Jésus?
Que voulait-il faire?
Des petits Christ?

Non, il le dit clairement dans Luc 14:33
"Quiconque  ne renonce pas à tout ce qu'il possède ne peut être (quoi, un bon chrétien ?mon disciple"
Un disciple ("Mathetes"  [math-ay-tes'] en grec, 249 fois dans le NT; pas trois fois comme "christianos" ) de Jésus, c'est un croyant qui renonce, qui fait des choix qu'on pourrait qualifier "d'extrêmes " dans sa vie.

Eh oui un disciple c'est un extrémiste, un fanatique, mais un fanatique d'amour.

Connaissez-vous beaucoup de croyants qui ont pratiqué Luc 14:33 ?

Qui ont renoncés à tout ce qu'ils possèdent pour suivre Jésus?

Bien sûr certains ont renoncé à pleins de choses ; à leurs loisirs, à leurs distractions, à leur dimanche pour aller à l'Eglise, à leurs mauvaises habitudes et même à leurs amis inconvertis.
Mais Jésus ne parle pas de ce renoncement là, en tous les cas, pas seulement.
Il parle d'un renoncement, d'un abandon total, absolu.

Au verset 26, il parle de renoncer à ce qui coûte le plus cher :  à sa famille (jusqu'à même à haïr ses propres frères et ses sœurs) à haïr sa propre vie même ; et à porter sa croix.(porter les souffrances , les injustices, les calomnies, les insultes).

On ne voit pas souvent des prédicateurs utiliser un tel verset ;Car cela les met eux aussi dans l'embarras et en porte-à-faux.
À qui, à quoi ont-ils renoncés, eux ?
A c'est vrai qu'ils demandent aux autres beaucoup de sacrifices, (en particulier financiers) mais eux, dans bien des cas, où sont leurs sacrifices? Où est leur renoncement?

La différence entre Babylone et Jésus-Christ se situe là.
La différence entre le christianisme et le disciple se manifeste bien là.

Attention !
Il y a encore une autre marche à gravir et non des moindres : Jésus nous demande non pas une chose, mais deux choses : de renoncer ; et de le suivre. 
Suivre: pour Jésus, ce n'est pas suivre un mouvement religieux, une Eglise dénominationnelle , ou un prédicateur inspiré plus qu'un autre.
Non, Suivre Jésus : c'est suivre une direction où vous perdez tout dans un premier temps sans espérer que Dieu vous donnera en retour ( sinon vous calculez, vous ne donnez pas vraiment. Vous espérez un Évangile de prospérité plutôt qu'un Évangile de vérité ).

Les premiers chrétiens, pardon, les premiers disciples, vendaient leurs propriétés, ils arrivaient complètement démunis devant les apôtres (ou devant les anciens, car ils étaient plusieurs), qui distribuaient leurs biens en fonction des besoins de l'assemblée. (Actes 2:44-47).

Il fallait renoncer à soi et être en mesure de se séparer de tous ses biens pour les besoins du corps de Christ, c'est-à-dire les besoins des frères et sœurs en Christ. C'était, vous l'avez sans doute compris une assemblée où l'on partageait, tout, y compris la vie de tous les jours.

Alors c'est vrai : nous avons tous été des chrétiens, sans exception. Nous avons tous perdu notre premier amour. Nous avons tous laissé rentrer en nous un peu de religiosité (c'est cela l'adultère spirituel) et voiler ce constat n'enlèvera pas la vérité.

C'est comme le fait que nous étions tous pêcheurs et privés de la gloire de Dieu.
Cela prouve encore que nous avons encore besoin d'un Sauveur dans notre vie.
Jésus vient sauver le pécheur mais aussi celui qui s'est égaré ,l'adultère, le chrétien (et que celui qui ne s'est jamais égaré me jette la première pierre).

Par conséquent, rappelons-nous qu'au départ nous étions bouillant pour le Seigneur, prêt à tout pour lui.
Jésus lui, n'a pas été partial. Il n'a pas donné un peu plus d'onction aux uns et un peu moins aux autres.
Nous avons tout reçu en Jésus-Christ. Et nous avons" tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité" (Colossiens 2:10).

Mais alors pourquoi certains manifestent-ils des dons spirituels et pas les autres?

Je vais vous donner une image pour vous faire comprendre.
C'est comme avec une eau que l'on fait chauffer; nous avons baissé le feu et retirer le couvercle de la casserole. L'eau est devenue tiède. Nous devons augmenter le feu et mettre le couvercle pour amener l'eau à ébullition. C'est-à-dire que nous devons renoncer à notre zone de confort pour servir Dieu et le suivre là et où il nous le demandera.

Jésus souhaite avant tout que nous ayons Son caractère avant que nous manifestions une puissance visible.
·         L'inverse aboutit à attrister le Saint-Esprit,
·         à faire des croyants orgueilleux,
·         ramenant la lumière sur leurs œuvres et non sur Jésus,
·         confondant la prophétie avec la divination;
·         Confondant le Saint-Esprit avec la connaissance intellectuelle ou leur doctrine avec la révélation;
·         Mettant leur confiance dans ceux qui exercent des miracles plutôt que dans ceux qui montrent un amour véritable (agapé, agapeo).

Jésus veut faire des Christ comme lui à cent pour cent.

"Soyez parfait comme votre Père céleste est parfait" : ce n'est pas tendre vers un idéal, c'est l'atteindre et ici-bas, sur cette terre; Atteindre la maturité, l'accomplissement du disciple.
Aussi ce qui est partiel en chacun d'entre nous doit disparaître au profit de ce qui est total et parfait (pour paraphraser 1 Corinthiens 13:10).

C'est à cette condition que "les prophéties prendront fin, les langues cesseront, la connaissance disparaîtra ".

Non pas parce que nous allons recevoir quelque chose de nouveau et de meilleur ; non pas parce que Jésus va revenir d'une manière extérieure à nous.

Jésus revient, mais à l'intérieur du croyant, à l'intérieur du disciple accompli qui sera comme son maître.

Jésus revient par le Saint-Esprit et par aucune autre forme ou apparition quelconque.
C'est de la religion, c'est du christianisme !
Ce sont des pensées séductrices qui ont amené un faux enseignement que de croire à un Jésus ressuscité en chair revenant parmi nous.

Jésus l'a dit : Jean 16:7:" Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m'en aille, car si je ne m'en vais pas, le consolateur (le Saint-Esprit) ne viendra pas vers vous; mais, si je m'en vais, je vous l'enverrai."

Ceux qui sont "nés d'en haut" (et non nés de nouveau) doivent refaire briller le diamant qu'ils ont reçu. Il n'y en a pas d'autres et il n'en recevrons pas de nouveaux . En d'autres mots (lisez bien !) :
 ils doivent faire revenir Jésus en eux.

Jésus nous a dit la vérité. Alors arrêtons de croire aux fables et comme le dit très justement Paul, au verset 12: faisons disparaître ce qui est de l'enfant afin de connaître comme nous avons été connus. C'est à dire comme étant semblable en tout point à lui .

Si nous sommes de sa nature nous sommes aussi comme lui. Un chêne a les mêmes propriétés qu'un autre chêne. Il en est de même entre Jésus et un disciple accompli.

Alors Jésus ne nous force pas, il invite chacun à s'asseoir et à réfléchir sur sa volonté à construire avec lui; c'est-à-dire à sa capacité à tout abandonner pour lui.
Luc 14:28:
" Car, lequel de vous, s'il veut bâtir une tour, ne s'assied d'abord pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi la terminer, de peur qu'après avoir posé les fondements, il ne puisse l'achever, et que tous ceux qui le verront ne se mettent à le railler, en disant: Cet homme a commencé à bâtir, et il n'a pu achever ?"
"avoir posé les fondements".  Bien sûr ce sont les fondements de la foi mais lesquels en particulier ?

Il y a trois fondements à poser.
·         Premier fondement le jugement (la conviction de péché );
·         deuxième fondement: la repentance, (avec son fruit la conversion) et
·         le troisième: la justice (l'exercice du pardon en premier, qui permet à celui qui reçoit le pardon de voir la justice de Dieu).
·          
Beaucoup de croyants se sont arrêtés à ces trois premiers fondements, à ces trois premiers tonnerres. ( lire: les sept tonnerres)
Alors, ils se sont stoppés dans leur croissance, il ne peuvent aller plus loin, car ils ont refusé le quatrième fondement : le renoncement.
Lui seul (le renoncement) permet d'atteindre la purification,
lui seul (le renoncement) permet d'atteindre la couronne de vie, 
lui seul  (le renoncement) permet d'atteindre le baptême de l'Esprit.( tout ces renoncements : purification, couronne de vie, baptême d'Esprit s'est une seule et même chose),
bref le renoncement permet au croyant d'atteindre la Pentecôte, la véritable puissance d'un disciple.

Alors chrétien ou disciple ?

Quoi qu'il en soit nous n'avons pas à rougir des appellations que nous portons injustement.
La version de la Bible "la colombe" nous donne une traduction intéressante de 1 Pierre 4:14-16
"Si vous êtes outragés pour le nom de Christ, vous êtes heureux, [...] Que nul de vous ne souffre comme meurtrier, [...] mais si c'est comme chrétien, qu'il n'en rougisse pas ; qu'il glorifie plutôt Dieu à cause de ce nom."

Nous avons tous bien lu et entendu , Dieu se glorifie même dans les injustices, même quand son propre nom est sali et que l'amalgame est fait sur tous ceux qui croient: aussi bien les vrais croyants que les soi-disant croyants.

Vous sentez-vous offusqué, blessé par le fait qu'on vous traite de chrétien ou qu'on vous assimile à cette secte ?

Pensez à l'apôtre Pierre, à l'apôtre Paul aussi qui ont subi la tête haute cette injustice, car c'est ainsi aussi que l'on participe aux souffrances de Christ.
Par conséquent, cette distinction entre Chrétien et disciple c'est au croyant, lui seul, de la faire .
Comment?
Par sa vie, par sa consécration, en un mot par son renoncement .

Si notre véritable identité c'est le Saint-Esprit, c'est lui qui montrera en chacun de nous, qui nous sommes ; et nous n'avons pas à convaincre par nos paroles, ou par nos arguments aussi intelligents et persuasifs soient-ils que c'est l'Esprit Saint qui nous anime.

Alors, nous sommes entrés dans le temps, dans la saison devrais-je dire pour être plus juste, où chacun doit choisir, où chacun doit décider entre : être chrétien ou être disciple.

Le jugement de Dieu est actuellement sur sa maison. 1 Pierre 4:17, il n'y a plus de temps pour rester indécis et pour s'attendre à ce que les autres ou la majorité vous pousse à aller dans un sens contraire ; ou que le vent se mette à souffler différemment.

C'est à chacun de prendre sa décision.

"Qu'est-ce que je fais? Je renonce à tout où je renonce qu'à ce qui ne me déstabilise pas de trop."

De toute façon, c'est le Saint-Esprit qui convainc de péché , de justice et de jugement.
C'est lui qui vous montre vos erreurs, qui vous montre ce qui est juste et ce qui est faux et vous donne l'œil qui voit Dieu ( petite référence à Job. )
Alors écoutez ce que l'Esprit dit aux Eglises, ce que l'Esprit dit aux assemblées, ce que l'Esprit vous dit à vous surtout personnellement:

Adultère ou fidèle ?
Chrétien ou disciple  ?

dimanche 17 juillet 2016

LA SEPTIÈME TÊTE DU DIABLE, UNE RÉALITÉ ?

126
par Eric Ruiz

Le 1 novembre 2015, j'avais amené un enseignement sur "Les7 têtes de la bête et ses noms blasphématoires."


J'étais parti de deux versets principaux du livre de l'Apocalypse de Jean.
Apocalypse 12:3 " Un autre signe parut encore dans le ciel; et voici, c'était un grand dragon rouge, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes"

Apocalypse 13:1: " Puis je vis monter de la mer une bête qui avait dix cornes et sept têtes, et sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des noms de blasphème."

Souvenez-vous j'avais conclu que chaque tête du diable avait été représentée par un roi de l'ancienne alliance, qui incarnait un ou plusieurs blasphèmes particuliers, en dressant des hauts-lieux de prosternation.

Par exemple: Jéroboam, premier roi d'Israël après le schisme incarnait le haut lieu de l'idolâtrie.
Ensuite, que l'on retrouve ces noms de blasphème énumérés par Paul dans Galates  5:18.

Ces blasphèmes sont par conséquent les œuvres de la chair : fornication, luxure, idolâtrie, magie etc.
Il faut bien comprendre que blasphémer "blasphemeo" en grec signifie : injurier, insulter, calomnier et c'est le Seigneur lui-même qui subit ces blasphèmes de la part de ces rois, qui pratiquent  la fornication, la luxure, la magie ou l'idolâtrie.

Ensuite, que ces rois et leurs influences maléfiques et blasphématoires sont toujours présents  aujourd'hui, mais sous forme d'esprits, qui s'incarnent dans des êtres charnels, laissant un libre accès à ce genre de démons.

Comment?

En adorant leur péché, car ils font roi leur péché qui règne sur leur vie.

Aujourd'hui le moment est venu (vous verrez pourquoi par la suite) de nous intéresser plus particulièrement au septième roi, à la septième tête : Achaz.

Ce roi de Juda rappelez-vous désobéît d'abord aux conseils du prophète Esaïe.
Il refuse le conseil de Dieu et préfère la protection de l'ennemi. Il donne par conséquent tout l'or du Temple, se débarrasse de tous les ustensiles sacrés  pour s'assurer la protection des Assyriens.
Il refuse les alliances justes avec Israël, abandonnant Israël entre les mains de l'ennemi.
Nous voyons bien-là les différentes formes d'insultes faites à Dieu.

Bien-sûr il y a la désobéissance, mais surtout une lâcheté extrême.


  • Achaz qui signifie en hébreu " retenir",  il retient par ses mauvaises actions la bénédiction attachée à tout un peuple.
  • Achaz qui signifie, " se lier". Il se lie avec un régime mafieux. Il achète sa paix. Il accepte le racket
  • Achaz qui signifie " établir". Établit un pacte, un contrat inique avec l'ennemi, l'amenant à dépouiller la maison de l'Eternel, pour avoir son secours.
  • Achaz  qui signifie "il a soutenu"  préfère être le fils et le faire valoir de l'oppresseur.
Et comme si tout cela n'était pas suffisant, Achaz sacrifie une bonne partie de son peuple dans les combats, allant jusqu'à sacrifier même son fils aîné " et même il fit passer son fils par le feu, suivant les abominations des nations que l'Eternel avait chassées devant les enfants d'Israël."

C'est-à-dire, qu'il offrit son fils comme, un présent, une offrande à Dieu, se riant du commandement fait à Moïse: " Qu'on ne trouve chez toi personne qui immole son fils ou sa fille par le feu, personne qui pratique la divination, qui recherche les présages, consulte les augures ou s'adonne à la magie, personne qui jette des sorts, consulte les spirites et les devins ou interroge les morts." (Deutéronome 18:10-11 Bible Semeur)

Étonnant ce passage !

Avez-vous remarquée une chose?

Pourquoi trouve-t-on le sacrifice d'enfants mêlé à l'astrologie et aux pratiques occultes?

Y a-t-il une relation de cause à effet?

Eh bien c'est vraiment ce que je crois.

Il est dit plus loin que Dieu à éloigner les nations qui se livraient à ces deux abominations.
Observez bien et vous verrez sans doute que ceux qui s'adonnent à une de ces deux pratiques occultes s'adonnent obligatoirement à l'autre, ou le feront un jour ou l'autre.

Ceux qui sacrifient leurs fils ou leurs filles le font car ils sont dans l'occultisme.
Ces pratiques sont par conséquent une offrande de très mauvaise odeur pour notre Dieu qui a en horreur ce genre d'encens, qui refuse de voir le crime s'associer aux cérémonies religieuses et aux prières.

Nous avons bien là maintenant, tous les noms blasphématoires reliés à ce roi :
La lâcheté, la traîtrise, le meurtre, la magie, le sacrifice d'enfants.

Quand n'est-il alors de nos jours ?
Cet esprit mauvais est-il présent dans nos pays? Et s'il est présent, sous quelle forme apparaît-il?

Il faut auparavant relire Apocalypse 17:9-10: " Les sept têtes sont sept montagnes, [...] ce sont aussi sept rois: cinq sont tombés, un existe, l'autre n'est pas encore venu, et quand il sera venu, il doit rester peu de temps. "

Dans le message du 1 novembre 2015,  j'avais identifié les cinq rois qui étaient tombés (Jéroboam, Achab, Salomon, Ozias et Saül).
Celui qui existe encore, s'est  Nebucadnestar, l'empire Babylonien, qui sévit toujours par le système politique, religieux dominateur et oppresseur que nous connaissons actuellement.
Ensuite le septième roi est cet "autre (roi) qui n'est pas encore venu et quand il sera venu, il doit rester un peu de temps."

Ce septième roi c'est ce démon qui blasphème (qui insulte Dieu) en aimant l'occultisme, la lâcheté, la traîtrise et le sacrifice d'enfants. Et qui est bien présent aujourd’hui.

Qu'est-qui me fait dire ça ?

Mercredi 13 juillet il y a quatre jours, nous avons assisté à une réunion d'information sur la contre vérité de l'affaire d'Outreau et sur les placements abusifs d'enfants.
J'ai eu la confirmation en écoutant et en voyant le témoignage de ces enfants violés par leurs parents d'abord, puis par d'autres adultes impliqués dans ce sombre trafic lucratif, que cet esprit diabolique était venu et qu'il est bien là, sévissant en France.

Oui l'esprit d'Achaz est bien revenu.

Souvenez-vous de cette affaire qui a traînée pendant plusieurs années de 2000 à 2005 environ et qui a secoué le pays par l'ignominie des sévices sexuels et moraux pratiqués sur plus de 50 enfants ; avec 17 adultes inculpés et jugés coupables au départ, puis à la suite d'un second procès en appel, innocentés et indemnisés pour la grande majorité  (de 500 000 à 1 million euros).

Les victimes ce ne sont pas ces adultes reconnus coupables puis acquittés. Ce n'est pas cette soit disant injustice qui les aurait sali ; non les vraies victimes sont ailleurs.

Eh bien, ne voyez-vous pas que ces enfants violés sont les vraies victimes.
 Ils ont été abusés pour certains dès l'âge de deux ans.
Ce sont des enfants sacrifiés.
Sacrifiés oui c'est bien le mot.

  • Sacrifiés pour le plaisir honteux du sexe: la luxure.
  • sacrifiés pour l’argent,
  • sacrifiés pour le mensonge de tout un groupe de notables qui ont préférés, se taire ou mentir pour éloigner les soupçons et protégés leurs intérêts.
  • Sacrifiés aussi pour des pratiques occultes.
  • Sacrifiés enfin: car on a tué la vie en eux
Aujourd'hui ceux qui ne se sont pas suicidés, ont une vingtaine d'années, ils ont pour la plupart déjà essayé de mettre fin à leur jour, ou sont tombés dans la drogue, la délinquance, la prostitution où ils dorment d'un œil et parfois dans la rue et vivent continuellement dans la peur.

Ils sont à jamais brisés et marqués à vie.

Seul l'Esprit de notre Dieu pourra les rétablir, les faire renaître à  une existence nouvelle.
L'affaire d'Outreau n'est malheureusement pas le récit d'actes isolés et qui servira de leçon pour que cela n'arrive plus.

C'est simplement excusez-moi l'expression malheureuse, le signe extérieur, le révélateur, et la mise en lumière de cet esprit maléfique qui n'a pas fini de sévir et dont nous avons pour preuve, toutes ces affaires de pédophilie et d'incestes qui abondent et surabondent  dans les rubriques "faits divers" de nos journaux.
Mais il y a aussi d'autres réseaux d'informations comme internet et les rencontres que nous pouvons faire autour de nous.

Une de nos amis croyante, notre sœur en Christ : Sylvie Castro pour ne pas la nommer, connait très bien ces milieux et elle a écrit deux livres: " Rafles d'enfants en 2015 "et "Espoir aux frontières de l'irréparable " pour dénoncer, témoigner et informer  le monde des procédures et des usages maléfiques qui se font sournoisement contre les enfants et leurs parents. (À tous niveaux, médical, judiciaire, et  même de l'appareil d'Etat.)

Il existe des réseaux diaboliques qui font des rapts d'enfants, les sacrifiant jusqu'à les faire mourir.
Cette pratique de la pédocriminalité est une réalité malheureusement courante et pas seulement au bout du monde en Indonésie mais partout en Europe comme ici-même en France au pays des droits de l'homme.

Ces affaires  (une multitude comme celle très médiatisée de Marc Dutroux en Belgique) parallèlement montrent l'extrême lâcheté d'hommes et de femmes qui se cachent ou qui préfèrent en cacher d'autres pour conserver leurs intérêts et leurs privilèges.
Le monde de la justice est souillé, celui de la finance n'en parlons pas et nos politiques ont eux aussi un pied bien ancré dans cette boue du péché.

Chacun essaye de couvrir l'autre car on le voit bien : Ils se tiennent par ce genre d'affaires, si un tombe, les autres tombent aussi.

Mais comme l'esprit de traîtrise et de lâcheté est sur eux, les dénonciations et les accusations pleuvent. Nous l'avons vu avec Outreau où les accusés, rejetaient mutuellement la faute sur les autres, où les juges ont placés les enfants dans le boxe des accusés pour les intimider et montrer que leur silence valait pour mensonge.

Cette affaire a révélé, a mis la lumière surtout sur ces esprits démoniaques et leur immonde stratégie.
Une stratégie visant en premier à briser la vie d'enfants innocents au profit d'un réseau mafieux et malfaisant.

Heureusement nous avons un sauveur.
Mais Jésus est la Vérité. C'est lui qui au final triomphe du mal; Et aujourd'hui il y a une bombe à retardement ; et cette bombe à retardement, ce sont les enfants violés, maltraités, qui sont devenus des adultes et leurs paroles sont entendues, car elles reviennent au devant de la scène avec force et violence.

Regardez les prêtres catholiques, les pasteurs protestants pédophiles : eux aussi ne sont pas épargnés par les scandales.
L'apostasie s'illustre encore au travers de ces dirigeants d'Eglises corrompus et pervers.
Ils sont des témoins, de premier choix, du retour de l'esprit d'Achaz sur le monde, du retour de cette septième tête de la Bête.

Pourquoi  cette bombe va-t-elle exploser ?
Car cette Esprit mauvais d'Achaz est là pour peu de temps.
"Quand il sera venu, il doit rester un peu de temps." (Apocalypse 17:10)

Cela signifie qu'il tombera avec l'esprit babylonien.

Le Seigneur a permis, nous a permis à nous petite assemblée, de faire connaissance depuis plusieurs semaines, d'un des enfants de la famille Delay et Badaoui, victime d'Outreau. Nous ne savions pas pourquoi au départ, Dieu nous avaient amené à rencontrer Jonathan.

Aujourd'hui les choses sont évidentes.
Nous constatons une fois de plus que Jésus nous conduit dans la vérité, qu'il ouvre nos yeux et nos cœurs sur l'état de ténèbres dans lequel notre pays se prélasse;
La vérité nous montre l'état profond de la noirceur de notre société que se veut si juste et si civilisée.
Cette société tellement avancée technologiquement mais qui est tellement arriérée spirituellement, au point de sacrifier ses propres enfants.

Notre belle société moderne et laïque assise sur son modèle babylonien, cherche à cacher certaines de ses productions sales et honteuses.
Comment?
En masquant, en dissimulant  la réalité et la vérité.
Les conséquences sont désastreuses : Voilà encore des enfants naufragés de la vie, des personnes en détresse qui ne peuvent sortir la tête de l’eau. Ils ne pourront s'en sortir qu'en rencontrant le Seigneur.
Il n'y a qu'une seule vérité; et la vérité est une personne, c'est Jésus, c'est elle qu'ils doivent rencontrer.
Nous le voyons, toutes ces victimes infantiles d'abus sexuels ne peuvent pardonner à leurs bourreaux, qui sont bien souvent leurs propres parents.

Le manque de pardon les maintiennent liés à leur passés qui les poursuit sans cesse nuit et jour.
Attention ! Cela ne concerne pas quelques centaines d'enfants mais bien plusieurs dizaines voir plusieurs centaines de milliers de jeunes mineurs.

Beaucoup de ceux qui n'auront pas pardonnés vont un jour ou l'autre se retourner contre leurs parents (comme Jonathan Delay), parce qu'eux même en premier l'on fait (ces parents se sont tournés contre leurs propres enfants).
N'est-il pas écrit :

"Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se soulèveront contre leurs parents, et les feront mourir" (Matthieu 10:21)

Alors on le constate: les démons se déchaînent, ils investissent des corps qui leurs sont entièrement soumis, de part leurs mauvais penchants. Les démons ne frappent jamais au hasard. Ils aiment ceux qui leur ressemblent.

Ouvrez les yeux, sur l'esprit d'Achaz, et particulièrement sur son côté occulte et sacrificiel.

Un nombre impressionnant de personnes se livrent actuellement à des rituels sataniques en France et le milieu chrétien n'est pas épargné, loin de là.
Ne croyez pas, que ce commerce d'enfants fait partie de ces rituels qui nécessitent forcément un "folklore religieux" particulier (prières, costumes, cérémonies, artifices).
Il n'y a pas besoin de tout cela la plupart du temps.
 Au final : les viols collectifs d'enfants et leurs sacrifices sont organisés secrètement et le commerce est encore plus florissant grâce à internet. Le jeune mineur subit un conditionnement pour participer à ces horreurs sans rien dire et en regardant des crimes se faire sous ses yeux ou en les provoquant lui-même.

Que faire nous croyants?
Pouvons-nous éviter ce genre de crimes organisés ?

La réponse est non bien sûr.
Mais nous avons des exemples de réussite.

Le premier exemple a été un des fils même du roi Achaz.
Il a échappé au sacrifice. Pour cela, il a décidé de ne pas suivre les voies sombre de son père, il s'est tourné vers la vérité : le Seigneur ; et il a pratiqué ce qui est juste. Ce fils a été un des plus grands rois de l'histoire de Juda : c'est Ezéchias.
( "l'Eternel, le vrai Dieu est ma force" en hébreu)

Mais nous pouvons aussi prier pour que le Seigneur nous amène à connaître des personnes abusés et désabusés pour pouvoir les aider à sortir de leur cauchemar.
Comment ?
Nous pouvons aider chaque personne qui sort de cet enfer en l'entourant de notre amour et aussi en l'aidant à prendre le chemin de la repentance, qui lui seul amène à Jésus, le seul chemin vers la vérité et la vie:
Le seul chemin de la Délivrance avec un " D " majuscule.

Soyons des Jean-Baptiste: abaissons les collines, préparons le chemin du Seigneur pour tous ces pauvres affligés de la vie.


Et rappelons-nous que le seul sacrifice humains qui a plu au Seigneur a été son propre Fils unique: Jésus, offert pour tous pour la rémission de tous nos péchés.

lundi 11 juillet 2016

QU'EST-CE QUE LA VÉRITÉ ?

125
Par Eric Ruiz

Suite au message précédent :" Doit-on dire toute la vérité? ", j'ai trouvé important de rétablir aussi le principe de vérité selon Jésus et non selon ce que pense les hommes.
Car leurs savoirs sont toujours reliés à leur condition humaine (donc toujours subjectifs).


"Jésus dit : je suis le chemin, la vérité la vie..."(Jean 14:6).

C'est donc clair : pour trouver la vérité c'est par lui, Jésus le seul chemin, qu'il faut obligatoirement passer.
Donc, la vérité se trouve dans la vie, dans une personne, celle de Jésus-Christ.
La vérité a été incarnée en lui, il y a plus de deux mille ans.

Alors tout d'abord:
Nous devons retirer de nos pensées la fausse idée ou plutôt le faux paradigme (c'est-à-dire le dogme reconnu universellement), qui consiste à mettre la Bible à la place de Jésus, donc de Dieu. Et par conséquent à créer une idole du saint livre.

La Bible, c'est bien la parole qui sort de Dieu, mais ce n'est pas Jésus, et ce n'est pas la vérité, ni la vie.

Attention ! Cela ne veut pas dire que la Bible n'est pas inspirée, ou que partiellement, ou qu'il faille chercher la vérité dans un autre livre.

Elle est inspirée de A à Z et à tel point que Jésus y a laissé volontairement mettre des erreurs. Les erreurs sont par conséquent, inspirées et volontaires.

Les preuves ? Les traductions. 
En français nous avons des dizaines et des dizaines de traductions différentes et beaucoup de traducteurs, à l'esprit très religieux, n'avaient même pas le Saint-Esprit quand ils l'ont rédigé ; et beaucoup des choix qu'ils ont faits n'étaient pas justes (attention je parle bien des rédacteurs pas des auteurs).

Avec les traductions mot à mot du grec et de l'hébreu : les versions "strong", on en connaît plus sur les différentes significations des mots employés; mais cela reste encore insuffisant. L'éclairage du Saint-Esprit est indispensable pour ne pas tomber dans un autre piège, encore celui des fausses doctrines et des fausses croyances.
Mais le Seigneur veille sur sa parole et lorsqu'il permet qu'elle soit mal traduite, c'est encore de sa propre volonté.

On le voit bien avec le terme "élevé ". Ce mot a été traduit par des religieux qui voyaient l'enlèvement comme une aspiration vers le haut, comme une élévation corporelle vers le ciel, alors que " Epairo " [ep-ahee'ro] en grec, rappelez-vous, c'est un changement d'état, une élévation du cœur par une louange, une exaltation pour finir par une transfiguration.

Mais leur chair, leurs désirs voyaient différemment. Ils voyaient encore selon leurs cœurs. Un cœur irrégénéré, se fabrique des images, il spiritualise tout à l'excès, d'où les fréquentes représentations des anges sous forme d'hommes avec des ailes rajoutées dans le dos, pour voler.

La parole de Dieu, l'enseignement du Saint-Esprit c'est un être vivant nous l'avons vu avec les quatre êtres vivants d'Apocalypse 4.
C'est l'être vivant à face de lion dont il est question ici.
Et le caractère du lion c'est l'honneur. Le Seigneur a laissé son honneur être bafoué. Il a laissé les démons dévorer une partie de sa parole, une partie de la vérité pour la rendre au final : hybride.
Dans l'ancienne alliance, l'enseignement est représenté par un objet précieux du tabernacle: Le chandelier d'or pur.
Pourquoi j'insiste plus spécialement sur cet objet ?

Car quand le Seigneur décide de rétablir ce qui a été perdu, de reconstruire ce qui a été détruit au sujet de sa parole, remarquez bien: il enlève le chandelier des mains impures et passe le chandelier a un autre peuple, qui, lui, se sanctifie.

Apocalypse 2:5 " pratique tes premières œuvres; sinon, je viendrai à toi, et j'ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes."

Donc la Bible est truffée d'erreurs de traduction.
Mais ce n'est pas un problème pour le croyant véritable, celui qui est baptisé par l'Esprit car il verra la vérité. Pas sa vérité, mais la Vérité avec un V majuscule, celle de Jésus.
Il recevra alors un chandelier d'or.

La vérité est véhiculée au travers de ce chandelier d'or à sept branches ; Et dans chaque âge de l'Eglise ce chandelier a été déplacé, car la vérité ne peut sortir que d'une assemblée qui a purifié son cœur, (un rappel: l'huile, le Saint-Esprit du chandelier brûlait nuit et jour grâce à l'huile rajoutée, grâce à sa réserve d'huile ; cela ne vous fait-il pas penser aux vierges sages de la parabole prononcée par Jésus ?).
Ainsi, il y a sept chandeliers, correspondant à chacune des 7 âges de l'Eglise (Apocalypse 1:20) La vérité a donc toujours été en partie rétablie dans chaque période de réveil par le Saint-Esprit, au travers d'apôtres aux cœurs purs.
Quelque soit l'Eglise (Ephèse, Smyrne, Pergame etc.), il y a une constante : ils ont tous eu besoin de se repentir, pour retrouver la vérité.

Car au bout du compte celui qui enseigne la vérité : c'est toujours et ce sera toujours le Saint-Esprit, n'en déplaise aux puristes et aux légalistes de la Bible

Alors aujourd'hui on le voit bien, ceux qui prétendent connaître la vérité se battent pour l'imposer aux autres en signe d'appartenance. Si vous ne croyez pas ce que disent " les bonnes traductions" disent-ils, vous montrez qui vous êtes : des apostats !

Eh bien non, ce n'est pas comme cela avec le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit a remplacé Jésus en chair, pour nous éclairer (Jean 16:7 "Cependant je vous dis la vérité: il vous est avantageux que je m'en aille, car si je ne m'en vais pas, le consolateur ne viendra pas vers vous; mais, si je m'en vais, je vous l'enverrai ").

Par conséquent, c'est notre cœur (un cœur purifié) qui dictera sa loi et qui nous montrera la Vérité. Mais n'oublions pas que la Vérité : c'est la vie aussi; c'est l'Esprit qui vit au dedans de chaque croyant et qui lui montre la Vérité, car il est le chemin.
Il y a, on le constate nettement une forte relation interactive entre ces trois fonctions essentielles : la vie, le chemin et la vérité.

Maintenant pour aller plus loin encore, dire la vérité c'est aussi montrer le mensonge.

Nous pouvons très bien prendre un verset de n'importe quelle traduction, l'enseigner et qu'il soit mensonge.

Déjà parce qu'il est retiré de son contexte, mais aussi parce qu'il ne correspond plus à la réalité. C'est pourquoi la vérité est reliée à la vie.

Je vous annonce une chose choquante: Il y a des vérités qui sont mortes.

Un exemple: Malachie 3:8 : c'est un verset mort pour le croyant aujourd'hui.
" car vous me trompez, Et vous dites en quoi t'avons nous trompé ? Dans les dîmes et les offrandes. Vous êtes frappés par la malédiction, Et vous me trompez, la nation toute entière ".
Le contexte ici: c'est la désobéissance des hébreux qui ne s'étaient pas acquittés de leurs dîmes et de leurs offrandes pour rémunérer les Lévites.
Or cette obligation légale disparaît après le sacrifice de Jésus, puisque le Saint-Esprit libère le croyant de toute obligation qui n'est pas impulsée par l'amour. Car le don est fait avec le cœur. 

De plus, les Lévites avaient un travail avec le temple, autrefois. Aujourd'hui il n'y a plus qu'un seul temple, c'est celui du Saint-Esprit. C'est donc à chaque croyant de mettre de l'argent (ou des biens) de côté pour les œuvres du Saint-Esprit au travers des siennes comme de celles d'autres frères et sœurs.
Mais c'est lui et lui seul qui décidera de ses dons, faits sous forme d'offrandes.

Donc la malédiction reliée à la dîme (donner un dixième de son revenu) est un mensonge aujourd'hui.

Par contre ce verset est encore vivant dans le cœur du croyant sous une autre forme. Je m'explique : Si nous n'avons pas à cœur de donner pour les œuvres du Saint-Esprit, c'est que nous sommes toujours attachés à la malédiction du prince de ce monde (Satan) et à ses démons comme Mammon et non à la bénédiction du Saint-Esprit.

Donc vous voyez, on peut faire dire tout et son contraire à la Bible.
Et ne cherchons surtout pas à cacher ce fait. Ce n'est pas une honte, au contraire c'est à la gloire de Dieu qui l'a voulu ainsi.

Pourquoi?
Car la bible est le livre du jugement de Dieu.
Le jugement oui mais dans quel sens ?
Dans le sens où le lecteur se juge lui-même par l'interprétation qu'il se fait des Écritures.
·         La Bible est une lettre de vie, une lettre de liberté et d'amour pour le croyant né d'en-haut,
·         une lettre permettant la domination et le contrôle pour le religieux, soi-disant croyant.
·         Une lettre de malédiction, ou une fable pour l'incroyant.

Mais dans tous les cas de figures, la Bible fait naître la vérité, dans le sens où elle montre Jésus, donc elle montre le véritable visage de celui qui la lit.

Oui la Bible n'est pas Jésus, mais elle montre Jésus en tant que Dieu qui exerce un jugement.
(Jean 9: 39) " Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient point voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles."

C'est vrai que la subtilité réside dans le rôle du Fils, qui par sa présence, tout comme le Saint-Esprit d'ailleurs exerce une force d'attraction ou une force de répulsion.

Cet effet se traduit indubitablement par un jugement puisque naturellement certains s'éloigneront tandis que d'autres se rapprocheront de la vérité.

"Le Père ne juge personne, mais il a remis tout jugement au Fils ". (Jean 5:22)

Aucune contradiction dans ce verset. Il n'y a pas le Père d'un côté qui ne juge personne et de l'autre son Fils qui l'exerce.
Ça s'est la première lecture celle de la chair.
Nous avons bien Jésus le Fils qui est venu pour sauver, comme le souhaite son Père; Mais il s'organise en parallèle, sans qu'il y ait volontairement une action quelconque de sa part : un jugement.
Pourquoi?
Car le Père qui est dans les cieux ne peut juger, lui, puisqu'il il est dans une autre dimension.
Il a besoin du Fils, de Dieu fait chair comme nous humains, pour pouvoir juger, car le jugement se fait sur terre comme il est fait au ciel. Et s'est la même volonté celle du Père comme celle du Fils que d'exercer le jugement (ils ne font qu'un).

Il faut bien réaliser que la présence même de Jésus ou du Saint-Esprit exerce une puissance sur terre.
Le jugement est cette puissance.
Séparer, rassembler; attirer, repousser; construire, détruire; semer, récolter sont les verbes d'actions du jugement (qui arrivent toujours par deux).

Toute vérité passe nécessairement par un jugement.
Jean 16:8 "Et quand il sera venu, le Saint-Esprit convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement "

Les œuvres du mensonge sont mises alors en lumière; Et les œuvres de la vérité apparaissent au temps favorable.

Comment reconnaître ces moments?
Seul le Saint-Esprit nous l'enseigne et il nous le confirme par la Bible.

Car il ne peut y avoir de contradiction entre ce que l'on reçoit et ce qu'on lit des Écritures. C'est le même Esprit de vérité qui parle.
Les œuvres du mensonge se reconnaissent aux fruits. C'est aux fruits que l'on reconnaît l'arbre nous dit Jésus. La plupart des fruits sont visibles surtout pendant les saisons chaudes.
Le Saint Esprit est visible lui aussi pendant la saison chaude: l'effusion de l'Esprit ou la Pentecôte du croyant. Par exemple, la saison favorable où se consomment les figues ou le raisin c'est août et septembre.
La saison chaude du croyant, elle, correspond spirituellement au réveil des Elus par la chaleur de l'esprit qui atteint son paroxysme avec l'effusion du Saint-Esprit.

Comment savoir si nous sommes rentrés dans cette saison d'abondance spirituelle ?

En toute logique, nous n'avons besoin que du Saint-Esprit pour cela, puisque la saison sera marquée par le Saint-Esprit lui-même qui nous l'enseignera.

Il nous réveillera et il nous préparera.
Ensuite, la Bible confirmera dans la foulée, elle aussi, ce que nous croyons au plus profond de nous dans notre être intérieur. La vérité se manifeste de cette manière et pas autrement.

Autrefois pour développer une photo, on avait besoin d'un liquide spécial qui s'appelait un révélateur. Tant que ce liquide n'était pas versé sur le papier photo, l'image n'apparaissait pas. Il fallait deux choses essentielles : le noir complet, l'obscurité et ensuite ce liquide.

Eh bien aujourd'hui pour que la vérité apparaisse, nous avons besoin des ténèbres et du liquide, de l'huile du Saint-Esprit. C'est pourquoi dans un temps ténébreux comme le nôtre, prier pour que la paix revienne, ou que la société change ou que des valeurs de solidarité émergent à nouveau, c'est totalement inutile et faux.

N'enlevez pas les ténèbres! Ils révèlent davantage la lumière. Les ténèbres participent au réveil des Elus en faisant une œuvre contraire, mais qui les mettent en valeur (la lumière est éblouissante la nuit).
Nous prions donc pour que l'Esprit agisse, pour que l'Esprit Saint grandisse : grande nuance! (Et laissons les ténèbres jouer leur rôle).

La vérité c'est aussi de montrer les œuvres de la chair.

Pour un croyant, il prend conscience que les attaques de l'ennemi sont des mises en lumière de ce qu'il doit changer en lui.

Si vous vous sentez énervé, si vous perdez patience, si vous montrez les dents au moindre problème, vous irritant facilement, c'est que votre chair a pris le dessus et que vous devez vous humilier devant le Seigneur et devant ceux que vous avez blessés pour vous réconcilier.

Pratiquer la vérité c'est aussi laisser place à l'Esprit en crucifiant sa chair (nous ne devons pas être tendre et conciliant avec elle).

Pour résumer tout ce qui a été dit, lisons Jean 18:38  où Jésus répond à Pilate.

"Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. Pilate lui dit: Qu'est-ce que la vérité? Après avoir dit cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit: Je ne trouve aucun crime en lui."

A la question de Pilate, Jésus ne répondit pas. Pourquoi ?

Parce qu'il avait déjà répondu avant. " Quiconque est de la vérité écoute ma voix".

Il ne fait que de répéter qu'il est la vérité et qu'elle ne se trouve nulle part ailleurs, sous aucune autre forme. Ce témoignage lui a valu une forte persécution auparavant par justement les religieux, qui eux rendent témoignage du mensonge, en essayant de lui ôter la vie.
 Pilate en se débarrassant de Jésus, pensait aussi se débarrasser de ses mensonges.

Or ce témoignage allait directement contre lui, car sa question et sa réaction ont jugé ensemble de qui il est.

Aujourd'hui lorsque le Saint-Esprit témoigne de la vérité, par un disciple, beaucoup de gens, même des croyants tournent les talons où reposent la question dont la réponse leur a déjà été donnée auparavant.

Ils démontrent leur attachement au mensonge et leur éloignement envers la vérité.
Ils montrent que le Saint-Esprit qui est la vérité est venu sauver, mais aussi juger.

 La vérité tout le confirme est bien dans le salut et le jugement.


dimanche 3 juillet 2016

DOIT-ON DIRE TOUTE LA VÉRITÉ ?

124
Par Eric Ruiz

En ce mois d'épreuves du baccalauréat, j'ai un beau sujet de philosophie à vous soumettre: (mais je ne vais pas le traiter en tant que tel, rassurez-vous)

  • Pensez-vous que "Toute vérité n'est pas bonne à dire" ?

De quelle vérité parle-t-on en général ?

Dans bien des cas, de celle qui est la nôtre, la sienne propre, celle que chacun croit posséder et qui nous permet d'exercer notre droit à la parole, mais aussi notre franchise, notre discernement à voir les choses mieux que les autres.
Le but de cette sorte de vérité est le plus souvent de vouloir amener les autres à changer d'avis ou à leur faire adopter notre propre point de vue.

N'est-ce pas encore l'orgueil qui est le moteur de notre décision dans ces cas-là ?

C'est toujours le même scénario, celui de la paille et de la poutre.
Nous aimons tellement voir la paille dans l'œil de l'autre et la lui montrer (sans voir la poutre qui est dans notre propre œil évidemment) ; Nous aimons tellement lui faire remarquer son ou ses mauvais penchants, pensant (bien sûr inconsciemment) que notre bonne action ou notre courage nous lavera de nos mauvaises actions.

Et puis bien sûr il y a le cas contraire, où l'on préfère mieux se taire.

Car dire la vérité va nous mettre en porte à faux avec notre interlocuteur et nous allons
- premièrement : le décevoir.
- Deuxièmement : risquer de perdre son estime
- Troisièmement : risquer de perdre la belle image que nous montrons de nous-mêmes
- Quatrièmement : risquer de perdre certains privilèges acquis par notre relation et finir par passer pour un être négatif.

Alors: Parler, se taire ?
Quoi faire au final ?...
C'est notre orgueil qui dictera sa loi.
Quel dilemme !
La chair et ses œuvres compliquent toujours les choses.

C'est vrai qu'il y a un moment, une manière et une personne plus propice pour dire les choses.

La manière bien sûr pour nous croyants c'est l'amour : On veut dire les choses sans la volonté de nuire, mais pour édifier.

Mais cette façon d'agir n'est-elle pas déjà celle recherchée par beaucoup ?
Nous sommes dans une société où la morale implique de dire la vérité plutôt que de dissimuler les choses.
L'altruisme (rappelons-le est le contraire de l'égoïsme, on fait les choses pour les autres) n'est pas réservé qu'au seul croyant en Dieu.
C'est même un objectif prioritaire d'éducation en France.

J'étais cette semaine dans des réunions de travail. Certains voulaient en profiter pour dire des choses qu'ils avaient sur le cœur, et qu'ils pensaient justes, mais ils se demandaient qui étaient plus à même de pouvoir les dire et à quel moment cela serait plus profitable ; Et bien sûr de quelle manière se serait dit en essayant de ne pas être trop frontal dans les rapports et aussi trop agressif.
Parce que c'est vrai: Les rapports humains en général ne sont pas simples, pour ne pas dire qu'ils sont très compliqués.
Il faut user de diplomatie, de tact, d'une certaine sagesse, avoir de la psychologie pour dire les choses sans blesser l'autre, sans qu'il se sente agressé, ménager sa susceptibilité. Et en plus, sans que notre propre image en soit entachée (c'est très, très complexe, et bien souvent avec la meilleure volonté du monde, on obtient le contraire de ce qu'on espérait au départ.
Voulant dire un mot gentil, il est perçu méchamment, donc dire la vérité peut passer comme une vacherie.)
  • Le Seigneur Jésus-Christ, lui, qu'a-t-il fait?

A-t-il fait attention à ce que ses auditeurs ne se sentent pas déstabilisés?
A-t-il bien fait attention à ce que l'image qu'il incarnait de Dieu ne soit pas froissée, ni ternie ?

Non, loin de là.
Son but était d'attendre le moment favorable.
Favorable à qui ?
A lui , aux autres?
Non, favorable au Père, à son Père. A notre Père qui est aux cieux " Jésus disait :

 "En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu'il voit faire au Père; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement. Car le Père aime le Fils, et lui montre tout ce qu'il fait; et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, afin que vous soyez dans l'étonnement " (Jean 5:19-20)

Jésus ne se faisait pas des nœuds dans la tête face à une situation, il faisait simplement ce que le Père lui mettait à l'Esprit.
Quelle forme allait-il utiliser ?

Allait-il dire les choses calmement ou bien les dire avec un ton ferme ou plutôt les dire d'une voix forte, ou encore employer la colère ou finalement ne rien dire et s'en aller ?

Tous ces choix là, n'ont jamais été de son ressort. Et pour un croyant mature cela non plus n'est pas de son ressort.
C'est encore le Père qui lui inspire tout cela.
Il n'y a en fait aucune anticipation à acquérir, ni aucune stratégie à imaginer ou à percevoir à l'avance.

Nous n'avons pas à faire de l'effet. Nous n'avons pas à jouer un rôle non plus (nous ne sommes pas des comédiens, nous ne montons pas sur un plateau de théâtre, ou sur un plateau de télévision).

C'est le Saint Esprit qui dirige.
C'est lui le chef d'orchestre et nous devons jouer une partition que nous ne connaissons pas et que nous n'avons jamais jouée auparavant.

C'est déstabilisant à premier vue, mais c'est tellement moins stressant de se confier dans le Créateur de toutes choses. La paix du Seigneur nous accompagne et il amène tout à la lumière.

"Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu."

J'ai repris volontairement ce verset, car
Nous devons, comme Jésus pour voir la vérité, voir le royaume de Dieu.
Le royaume c'est de dire et de faire uniquement ce qu'il nous inspire et rien d'autre.
C'est pourquoi Jésus nous dit de ne pas chercher le royaume à l'extérieur de nous mais au milieu de nous, en nous-mêmes dans notre propre tabernacle, là où se cache l'Arche de l'alliance, le Saint-Esprit qui nous enseigne tout.

Voir le royaume de Dieu, ce n'est pas avoir une vision des choses célestes.
Ce n'est pas non plus avoir l'espérance qu'après notre mort nous y habiterons.
Ce royaume existe, mais ce n'est pas celui-là dont il est fait mention ici.
Non, le mot grec employé ici et dans bien d'autres passages clés est "eido" [i'-do]
Qui a une deuxième signification, en plus de voir: celle de connaître, de percevoir la force, d'être habile dans ce savoir.
Jean utilise le même mot lorsque Jésus dit: 

"si tu connaissais (pas si tu voyais) le don de Dieu....c'est toi qui aurait demandé à boire "(Jean 4:10)

Jésus, dans ce contexte là, reprend une samaritaine parce qu'elle trouve injuste de lui donner à boire, elle, qui n'est pas judéenne.

Cette femme avait besoin de connaître le royaume de Dieu pour manifester les œuvres du Père. Elle avait donc, on le voit bien, besoin de recevoir "le don de Dieu" c'est-à-dire le baptême de l'Esprit, pour voir ce qui est juste et ce qui ne l'est pas, donc pour voir la vérité.
Avec l'Esprit de Dieu en elle, elle aurait vu que le Salut de Dieu n'est pas destiné qu'à une seule nation ou un seul peuple, en l'occurrence les Judéens (mal traduit par « juifs »), mais qu'il est destiné à tous.

Vous voyez, avec Jésus on n'est pas dans la philosophie, ni dans une quelconque démarche psychologique.
Jésus ne demande à aucun de ses disciples d'acquérir un savoir quelconque: scientifique, religieux, ou autre pour connaître la vérité.

Non, il s'agit d'une puissance surnaturelle: celle de recevoir le don du Saint-Esprit pour manifester les œuvres du royaume ;
Et les œuvres du royaume on les reçoit avec un esprit humble.

"Heureux les pauvres en Esprit car le royaume des cieux est à eux".

"Les pauvres en Esprit", ce sont ceux qui ne cherchent pas à briller intellectuellement, à accumuler savoir sur savoir, non: ce sont ceux qui ont la certitude de ne connaître que bien peu de choses et surtout pas l'essentiel.

Alors bien sûr la controverse existe, et on la sent venir,
Jésus utilisait des paraboles... Mais n'était-ce pas pour ne pas blesser ses auditeurs ?
N'était-ce pas pour aider à comprendre son message, et à le rendre plus vivant et plus accessible à la majorité ?

Eh bien en partie seulement,
Car Jésus n'avait pas que cette intention avec les paraboles. Elles étaient destinées plutôt à cacher la vérité aux faux croyants de peur qu'ils ne se convertissent.
(Rappelez-vous mon message il y a un mois environ sur le retour de Jésus: "le loup dans la bergerie" et la parabole de Jean chapitre 10)

Jésus donc à ce moment-là, voilait la vérité.
Il la disait mais en y mettant un filtre, visible uniquement par le Saint-Esprit.

Mais quand il devait parler crûment, il ne se gênait avec personne:

"Arrière de moi Satan " dit-il à Pierre son disciple.
"Race de vipère, tombeaux blanchis" traitait il les religieux.
Ou :" vous ne croyez pas, parce que vous n'êtes pas de mes brebis. Mes brebis entendent ma voix; je les connais, et elles me suivent.…"

Alors pourquoi aujourd'hui tant de croyants se sentent incapable de dire ce qu'ils pensent, déjà dans leur assemblée ?
Pourquoi sont-ils si timorés ?
Pourquoi sont-ils si craintifs?

Les raisons on n'en a évoqué plusieurs au début,
* par peur de perdre l'estime de l'autre,
* Par peur de perdre leurs privilèges ou
* d'entacher leur image,
* par manque de courage, aussi, etc.

Mais il y a plus important.

C'est de se taire par peur de celui ou de celle qui représente une certaine fonction; alors on n'ose plus lui dire les vérités qu'il devrait entendre.

Il y a un phénomène de transfert à ce moment -là.
Le transfert est un phénomène psychique mis en lumière récemment, par la psychanalyse.
C'est un processus selon lequel la personne projette l'image et les sentiments qu'il éprouve, d'une personne sur une autre.
Dans notre contexte, le transfert s'explique dans le fait que la créature a pris la fonction et la place du Créateur.
L'homme a remplacé Dieu.

Cela se traduit par la peur de s'opposer aux serviteurs de Dieu, ou la crainte d'aller contre les anciens de l'Eglise, contre ceux qui ont reçu l'onction, ceux possédant des dons plus importants qui les "placeraient" au-dessus de vous.
Le transfert est bien là ; et c'est bien lui qui pose le plus de problèmes dans les assemblées aujourd'hui.

Car en s'opposant à l'homme, les croyants pensent alors s'opposer à Dieu lui-même (on n'hésite pas à prendre l'exemple de Nombres 12, l'histoire de Marie et d'Aaron, qui parlèrent contre Moïse et sur qui la colère de Dieu s'enflamma ; une stratégie efficace pour maintenir les laïcs sous la crainte et le contrôle du clergé).

Attention:
Si dans la communion fraternelle une personne est placée au-dessus des autres, tout est faussé, et le Saint-Esprit est lié. Vous pensez même à tort que si vous contestez, vous remettrez en cause ce que Jésus a établi. 

Et l'anormal vous paraîtra normal.
Vous changerez alors le mal en bien. 

Un exemple de la vie courante des assemblées :
 "Mon pasteur est obligé de mentir, mais c'est normal, c'est un pieux mensonge, il fait cela pour le bien de tous. Il le fait car il est exubérant et très démonstratif, il aime montrer la puissance de Dieu, alors c'est vrai que parfois il a tendance à exagérer un peu la situation et en faire et en dire un peu de trop. Mais c'est pour exercer la foi;
c'est pour faire monter la foi de celui qui attend un miracle, qui s'attend à une manifestation surnaturelle. C'est pour une bonne et louable cause. Ce n'est pas vraiment dissimuler les choses, c'est juste un peu les exagérer.
"

Je suis sûr que beaucoup de croyants pensent et agissent de la sorte.

Et bien ça, c'est un signe de l'apostasie! C'est un signe que la vérité est devenue mensonge. 


Paul dans Romains chapitre1 à partir du verset 18, nous met en garde face à cette déviance :

" se vantant d'être sages, ils sont devenus fous [...] eux qui ont changés la vérité de Dieu en mensonge, et qui ont adoré et servi la créature au lieu du Créateur "
La colère de Dieu se révèle du ciel contre ces croyants-là. 

L'apostasie (de la racine "apostasion" en grec) c'est une action officielle qui rompt un contrat, un engagement, c'est un divorce. Mais ce qui est plus grave : c’est un divorce entre le croyant et Christ (on divorce lorsqu'il y a adultère; et là l'adultère c'est de changer de Dieu).
Ne mâchons pas les mots, accepter ce type de relation dans l'Eglise c'est accepter la rébellion contre Christ.

Ne pensons surtout pas être à l'abri. L'esprit de séduction est sur le monde et en conséquence:
L'apostasie peut vite s'installer et d'une manière très sournoise. 

par exemple :
Dès que dans une assemblée, on commence à ne plus vouloir dire les choses, ou à l'inverse, à parler n'importe comment, par la chair (comme dans l'Eglise de Corinthe), alors la porte du temple des croyants s'ouvre aux démons à ce moment là et la femme, l'Eglise, est blessée au talon, elle saigne, mais ce sang qui coule est impur. Il n'est plus purifié par Jésus, car Dieu a été mis dehors.

C'est pourquoi nos doutes, nos idées, nos avis, mais aussi nos épreuves doivent
être extériorisées, exprimées par la parole, au sein de la communion fraternelle, afin de pouvoir s'exhorter mutuellement, de pouvoir se reprendre en douceur dans l'amour.
Si la parole n'est pas libre et si elle n'est pas libérée (dans le sens de ne pas la garder captive) on laisse rentrer un venin mortel: l'amertume, la résignation puis le rejet ou la soumission idolâtre.


Alors revenons à la question du début: 

Doit-on dire la vérité, toute la vérité ?

J'affirme que oui, mais le moment, la forme, le lieu n'émanent pas de notre volonté.
Nous ne sommes pas suffisamment sages pour prendre ce genre de décision, seul.
La vrai sagesse vient d'en haut.

Nous devons prier le Seigneur qu'il nous inspire, qu'il mette les mots dans notre bouche, et qu'il mette la paix dans notre cœur.

Puis nous verrons que c'est lui et lui seul, qui provoquera la situation idéale à ses yeux. Peut-être pas aux nôtres, mais c'est cela marcher par l'Esprit et non par la chair. C'est lui faire confiance totalement : S'abandonner complètement à lui.