dimanche 10 mars 2024

POURQUOI UN REVEIL SPIRITUEL MAINTENANT ?

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Par Eric Ruiz

En préambule, je voudrais dire que la parole de Dieu se révèle à la manière de pièces de puzzle qui sont là juxtaposées et lorsqu’elles s’assemblent, dévoilent la vérité. C’est ce que nous allons, je le crois, constater ensemble.

 

Jésus dit : C’est à l’amour que vous avez les uns pour les autres que l’on reconnaitra que vous êtes mes disciples (Je fais référence à ce que dit l’Évangile de Jean au chapitre 13 verset 35).


Quel genre d’amour s’agit-il ?


Être poli les uns avec les autres, avoir de la considération ; considérer même l’autre comme son égal, prier ensemble et même enseigner ou exhorter son prochain, se repentir du mal (celui que l’on aurait causé à son prochain)…ce sont toutes de très bonnes choses, mais elles ne suffisent pas.


Alors qu’attend de plus notre Dieu ?


Il attend une radicalité de la part de ses disciples : qu’ils s’aiment comme il leur a montré.

« Aimez-vous les uns les autres; comme je vous ai aimés» dit Jésus de Nazareth.

Jésus-Christ est venu dans ce monde pour nous montrer comment aimer.


Alors de quelle façon a-t-il aimé ses disciples ?


Il leur a enseigné ses statuts qui sont en faits les marques de caractère de son Père céleste.

« Quiconque aura quitté, à cause de mon nom, ses frères ou ses sœurs…ses terres, ou ses maisons, recevra le centuple, et héritera la vie éternelle ». (Un cours extrait du Chapitre 19 de l’Évangile de Matthieu).


Voilà où Dieu pose les bornes de l’amour.


Les statuts de Dieu se traduisent par le fait que lui, le fils de Dieu, a tout quitté pour ses disciples. Il s’est mis entièrement à la disposition du besoin des gens : corps, âme et esprit.

L’amour que Dieu attend est de faire l’impossible pour que son frère ou sa sœur de foi ne reste pas dans le besoin, quitte à se séparer de ses terres ou de ses maisons pour l’aider.

Se séparer de ce qu’on possède pour aider son frère ou sa sœur démunie, c’est faire UN avec Christ.


Alors bien-sûr tout le monde ne possède pas des terres ou même une maison et moi-même je fais partie de ces personnes-là ; je n’ai pas de propriété. Mais nous possédons tous, quelques biens ou de l’argent. Et se priver de ce qu’on possède pour le donner aux autres qui en ont cruellement besoin, c’est le donner à Christ.

 

Quelques minutes après que mon message de la semaine dernière soit mis sur le Net, un frère de l’ile de la Réunion, Fréderic pour ne pas le nommer, se proposait d’être « une clé en or » (je le rappelle c’est une réponse divine à une prière) pour cette sœur qui n’avait plus de quoi se nourrir elle et sa famille.

Frédéric avait reçu du Seigneur de faire des provisions de nourriture. Et il proposa son aide, sachant qu’il était disponible parce qu’en vacances. On aurait dit que Dieu avait déjà tout préparé à l’avance et que ce frère n’attendait plus que d’écouter mon message pour agir et pour se mettre en relation avec cette sœur.

Une telle concordance des évènements, évidemment fait réfléchir sur les œuvres que préparent notre Père céleste pour que nous les pratiquions.

C’est un prodige n’ayons pas peur des mots.

Un prodige qui ressemble (même si ce fait n’est pas à la même échelle) à celui que Joseph, fils d’Israël fit par des provisions de céréales pour servir aux besoins d’une famine à venir au Proche-Orient.

 

Autre chose : Le lendemain de la publication de mon message, le 4 mars, notre frère Joseph du Congo qui vit dans un bidonville, n’avait en fait pas de travail. C’est pourquoi, il ne pouvait vêtir convenablement ses enfants.

L’assemblée locale des croyants l’appris ; et aussitôt elle fit une collecte. Elle récolta de quoi lui payer la construction de fours fait avec des briques ainsi que l’achat de toutes les céréales et ingrédients dont il avait besoin pour fabriquer des petits pains.

À partir de maintenant, Joseph et sa famille pourront subvenir à leurs besoins en vendant ces petits pains.

 

La parole de Jésus parce qu’elle est vérité permet à ceux qui sont fidèles de se libérer de ce qui les rendaient vulnérables et stériles pour accéder à la vrai liberté.

Jésus dit : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. ». On connait ces versets prononcés par Jésus-Christ.


Je crois que tous ces actes de justice sont la vérité et ils vont se multiplier à l’avenir. La liberté (celle qui affranchie) comme la fertilité (celle qui fait croitre) vont toucher un grand nombre de croyants.

 

Pourquoi je crois cela ?

Pour deux raisons principales :


-La première raison parait contradictoire : c’est que tous nous rentrons dans un temps des plus difficiles. Et les pays occidentaux, les mieux lotis jusqu’à maintenant, ne sont plus épargnés. L’appauvrissement va continuer à s’étendre sur toute la planète (et cette précarité est déjà le cas pour beaucoup).

Babylone s’effondre et en s’effondrant elle amène avec elle, désastre et pauvreté. Pour preuve, nous constatons déjà tous que le fossé entre les plus riches et les classes populaires se creuse considérablement.


Les classes dominantes qui avaient le souci des autres, celui de leur conserver un niveau de vie décent, ne l’ont plus.  Trop accaparé par leur bien-être et leur enrichissement personnel, cette classe pour ne pas dire cette caste n’a plus la moindre empathie pour son prochain (attention : son prochain, c’est cette personne méprisable qui ne fait pas partie de leur milieu aisé). Ce constat va même plus loin : la caste de l’élite bourgeoise hait et méprise la classe populaire. Cette haine qui ressemble maintenant à du racisme est une haine de classe. Le racisme n’est plus une affaire de couleur de peau mais de classes sociales.


La race des riches opposée à la race du peuple. C’est un phénomène en France, plus grave qu’au Moyen-âge. À cette époque ancienne, le seigneur régnait sur ses terres et sur ses domaines. Mais il respectait, et avait de la considération le plus souvent pour le serf ou le paysan qui était à son service, parce que, lui (le seigneur) était plus occupé à faire la guerre (Référence à l’ouvrage de jacques Heers sur « le Moyen Age une imposture »).


Par conséquent, un fossé s’est creusé ; pire un gouffre existe entre la France d’en haut et la France d’en bas, entre l’instruit et le non instruit ; entre celui qui mérite honneur et respect par son travail et celui qui ne mérite rien parce qu’il ne travaille pas ; entre ceux qui capitalisent, touchent des dividendes et des profits sur des placements financiers et les autres qui au mieux arrivent à épargner un peu. Et ceux qu’on appelle vulgairement « les populeux », ont ce même ressenti vis-à-vis des élites. Chacun se méprise. Parce que cette classe des plus riches fonctionne en oligarchie, pour elle-même sans se préoccuper des besoins populaires, où pire, en faisant croire qu’elle s’en occupe (rien qu’à voir l’état de dégradation du système de santé dans toute l’Europe, on a de sérieux doute sur leur bienveillance).


Il faudra bien se rendre à l’évidence que les pays républicains ou démocratiques ne sont plus garant de la paix et de la justice sociale.

Ce constat rejoint ce que Jésus dit dans l’Évangile de Matthieu chapitre 19 : « Après avoir entendu ces paroles, le jeune homme s'en alla tout triste; car il avait de grands biens. Jésus dit à ses disciples: Je vous le dis en vérité, un riche entrera difficilement dans le royaume des cieux. ».


Même les valeurs religieuses traditionnelles disparaissent. Ces valeurs qui étaient liées au respect des plus pauvres, à la protection et à la solidarité envers les plus faibles, au partage des richesses, à la lutte contre les inégalités ; toutes ces valeurs que l’on a connu à partir de la loi hébraïque … disparaissent de l’éthique et de la morale des nantis.


Des historiens parlent d’un « protestantisme zéro, d’un catholicisme zéro » pour expliquer la fuite de la morale chrétienne dans les pays occidentaux. Les oligarques n’ont désormais plus aucune morale pouvant les retenir, les freiner face à leur insatiable désirs de richesse de connaissance et de gloire.

Ceux qui, parmi eux, proclament avoir la foi ne s’attendent plus à être repris mais à être cajoler par Dieu au travers de cadeau bonus psychologiques ou matériels.


La conséquence sera pour le peuple d’en bas, la pauvreté comme étalon ; Il sera de plus en plus difficile de se nourrir, de se loger, de se chauffer, et même de trouver une bonne école pour étudier, et cela pour une population de plus en plus grande. Un avenir sombre bien sombre, déprimant même s’ouvre devant nous. 

Mais il y a une deuxième raison. Une raison que le nom de Dieu, Jésus, notre oint Sauveur, dévoile.

 

-La deuxième raison pour justifier que les actes de justice vont se multiplier à l’avenir, concerne le fait que nous entrons dans un temps de rassemblement des élus.

Mais quel élu ?

 

Le fils de Dieu interpelle chacun et lui dit : «  Veux-tu me suivre ? Ou, m’aimes-tu ? Alors donnes tout ce que tu as aux pauvres et suis-moi…car si tu veux me suivre il te faudra passer ton temps à aider ceux qui n’ont pas suffisamment ».

Là, je rassemble les pièces du puzzle, notamment ce que dit Jésus dans Matthieu 19 : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, ».

Depuis le début du mois de janvier 2024, tous mes messages que je crois inspirés, vont dans ce sens.

 

Dieu se choisit

-un peuple qui premièrement a gardé ses statuts (son caractère) malgré les épreuves ;

-Un peuple, qui comme le prophète Osée a ôté de lui la prostitution (je fais là référence à Gomer, sa femme prostituée et adultère qui est revenu vers lui), et un peuple qui a ôté de lui la rébellion à Dieu (comme les enfants rebelles d’Osée qui sont revenus de leurs mauvaises voies).

Ce peuple, de la même manière qu’Osée et sa famille était destiné à une véritable malédiction sans possibilité de retour. Mais ils se sont vus offrir le salut, parce que le pardon nourrissait leur cœur ;  

Ce peuple fera comme avec Osée : « Il ramènera le cœur des pères à leurs enfants, Et le cœur des enfants à leurs pères ».

-Ce peuple, ce sont aussi des frères et sœurs qui ne convoitent plus la place d’apôtre, ni ne considèrent plus l’apôtre comme supérieur aux autres à cause de ses enseignements.

-Un peuple, qui ne sera plus jamais détruit parce qu’il s’y trouve des justes parmi eux.

-Ce peuple, bien qu’éparpillé a gardé une réelle proximité avec Dieu, parce que l’Église est dans son cœur ; le besoin du prochain est devenu ou redevenu sa priorité.

-Ce peuple, qui a gardé un cœur pur, lui permet de voir le besoin, pendant que la pensée et les désirs du plus grand nombre se noient ailleurs, au milieu de séduisantes connaissances.

-Ce peuple n’a plus la volonté d’aimer à la manière humaine mais, il a la volonté d’aimer comme l’agneau de Dieu aime, alliant la parole avec les actes en toute vérité.

Oui, c’est à ce temps de réveil que nous sommes appelés si nous avons gardé cette huile d’onction, celle de l’amour de Dieu en nous.

Babylone s’effondre pendant qu’une nouvelle Jérusalem nait par les œuvres d’amour envers notre prochain.

Je terminerai ce message par le chapitre 19 du livre de l’Apocalypse au verset 7 et 8 : « Réjouissons-nous et soyons dans l'allégresse, et donnons-lui gloire; car les noces de l'agneau sont venues, et son épouse s'est préparée, et il lui a été donné de se revêtir d'un fin lin, éclatant, pur. Car le fin lin, ce sont les œuvres justes des saints ».

Cette épouse qui s’est préparée, c’est ce peuple qui comme je viens de le décrire est revenu de ses mauvaises voies et qui a purifié son cœur.

Ce manteau de fin lin, je dirais pour ma part, est constitué de l’aide, du soutien, du don de soi, de ses biens et de son argent pour son frère, pour sa sœur dans le besoin.

Ce sont bien ceux qui possèdent ce manteau qui permettent aux nécessiteux de manger et de boire et donc de participer au repas des noces de l’agneau.

Amen

dimanche 3 mars 2024

LE VERITABLE REVEIL SPIRITUEL

 527


Par Eric Ruiz

Nous sommes une génération où le retour de Christ est un objectif répétitif (je dirai même plus : obsessionnel). Et c’est bien ainsi. Mais, chercher où est Christ ne revient-il pas souvent à chercher les signes d’un réveil spirituel quelque part ?


Dans la Bible, et plus précisément dans le livre des Actes, nous lisons au chapitre 2 que les croyants en Christ étaient tous dans un même lieu et qu’un vent s’est mis à souffler là où, ils se tenaient tous assis, dans une chambre haute. Le texte-nous dit : « ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et commencèrent à parler des langues étrangères selon que l'Esprit les faisait parler ».

Ensuite le bruit que cela fit, stupéfia tous ceux qui les entendirent parler des langues étrangères.

Je m’arrête là parce que ce texte a servi pendant des années, que dis-je, des siècles à alimenter l’effet visible d’un réveil des âmes. Tous s’attendent à un effet des plus surprenants. Un réveil spirituel se traduit (après être remplis du Saint-Esprit) à être confronter à un effet de surprise mais aussi au fait que cela fasse beaucoup de bruit.

Plus qu’un simple tapage nocturne, faire du bruit doit être compris dans le sens de faire beaucoup parler, de créer des polémiques, de susciter du buzz (comme on le dit actuellement). Bref un réveil spirituel créé un rassemblement d’où sort de la bouche des croyants, des mots pleins de ferveur, des louanges, des prophéties,  des chants, bref de l’exceptionnel. Pour notre siècle, ce temps d’effervescence s’illustre aussi par des baptêmes  faits en plein jour, rassemblant une foule importante.

 

Mais, aujourd’hui, ce soir du 27 février précisément j’ai pris conscience comme une révélation de ce qu’est la foi visible ; cette foi que le fils de l’homme trouvera sur la terre ou pas. Cette foi est visible et même très visible. Elle ne s’exprime pas individuellement c’est vrai, mais collectivement.


Le réveil spirituel se voit lorsqu’il concerne les besoins de chaque croyant réuni dans un même lieu


Ce soir 27 février, (27, jour de sagesse comme ce nombre le révèle) j’ai reçu une demande de prière venant d’une sœur habitant l’ile de la Réunion. Elle et son mari n’ont plus assez à manger. Et pour cause, leur voiture est en panne et le cout de réparation dépasse leur petit budget. Son mari alors ne peut plus aller à son travail.

Aussitôt en moi un tiraillement douloureux s’est produit. Pourquoi prier ? Pourquoi demander à Dieu ce qui devrait être naturel parmi les croyants ?


Se réunir pour chercher ensemble comment répondre aux besoins des uns et des autres, n’est-ce pas le but d’une assemblée en christ ?


Je me suis rappelé que cette sœur m’avait auparavant demandé si je pouvais interpréter un de ses rêves.

Voici ce rêve :

 

« Elle se trouvait elle et sa famille dans un lieu inconnu ; et elle a vu alors sa voisine sortir de sa voiture et lui demander d’attendre parce qu’elle avait besoin d’elle. Curieusement cette voisine lui remis un petit paquet cadeau. Une chose était écrite en or dessus. Après avoir ouvert ce cadeau, cette sœur vit à l’intérieur : des clés en or. Elle prit alors sa voisine dans ses bras en l’embrassant avec beaucoup de reconnaissance. ».

 

Ce soir du 27, j’ai reçu (comme un flash), l’interprétation de ce rêve d’il y a plusieurs semaines maintenant.

Les clés en or représentent les différentes solutions liées au problème important dont notre sœur souffre.

Une clé ouvre une porte fermée. Tant que cette porte reste fermée, la personne qui se trouve derrière, reste captive. Donc cette clé, c’est la solution pour briser cette captivité. Et cette solution ne peut venir que d’un proche (dans le rêve : le proche est incarné par la voisine) qui viendra à elle comme la réponse à une prière pour lui apporter ce cadeau.

Maintenant, la couleur or de l’écriture sur le cadeau, c’est la signature de Dieu qui accompagne ce don. La solution se fait naturellement par le fils de l’homme uni à son créateur.

 

Mais ce n’est pas fini, le matin même du 27, Benito mon frère du Congo me parla du problème d’un de ses frères qui vit avec sa famille dans un logement insalubre (un bidonville) et ses enfants ont à peine de quoi se vêtir.

Benito s’en ai rendu compte en allant garder un de ses fils malade. Benito, animé du Saint-Esprit trouva alors la solution avec les membres de son assemblée. Ils se consultèrent rapidement et  décidèrent de faire un don de vêtements dont ils ne se servaient plus et qui pouvait aider leur frère nécessiteux.


Ce qu’a fait Benito et son assemblée en un temps très court seulement, c’est le signe réel du réveil spirituel.

Quand le fils de l’homme reviendra sur la terre ne s’attend-il pas à voir des frères et sœurs s’entre-aider, se soutenir mutuellement, matériellement comme spirituellement ?

Se porter secours les uns les autres n’est-ce pas manifester la présence de Christ ?

Or, s’il n’y a que la prière… où se trouvent les œuvres de la foi ?

La foi se montre dans des œuvres de justice. Et la justice : c’est de s’occuper premièrement de celles et ceux qui ont des difficultés.

Je cite :

« Mes frères, que sert-il à quelqu'un de dire qu'il a la foi, s'il n'a pas les œuvres? La foi peut-elle le sauver? 15Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour, 16 et que l'un d'entre vous leur dise: Allez en paix, chauffez-vous et rassasiez-vous! Et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il? 17Il en est ainsi de la foi: si elle n'a pas les œuvres, elle est morte en elle-même » (Jacques 2 : à partir du verset 14).


Se réunir entre frères et sœurs de foi pour recevoir un enseignement c’est bien, c’est très bien, mais le travail n’est pas fini. L’aboutissement de la réunion arrive quand les besoins de l’assemblée sont connus et les solutions recherchées.


Si aucune solution n’apparait, alors oui, la prière est importante pour que notre Seigneur nous amène sur un lieu nouveau pour recevoir un cadeau signé de sa main et donné par un de ses enfants.

Revenons au chapitre 2 du livre des Actes. 

Et au verset 44 : « Et tous ceux qui croyaient étaient ensemble dans un même lieu, et ils avaient tout en commun 45 Et ils vendaient leurs possessions et leurs biens, et les distribuaient à tous, selon que chacun en avait besoin.»; 


 Cette dernière phrase est très importante ; car avoir tout en commun ne veut pas dire forcément que tout est à tout le monde. Avoir tout en commun signifie que tout ce que l’on possède peut servir à un moment donné de bien à celui qui en a besoin. Car la distribution se fait en fonction du besoin. Le bien est commun, il n’est pas individuel. La notion de propriété individuelle n’existe plus. Il est évident que ce que l’on a, reste à notre disposition tant que cela ne correspond pas au besoin d’autrui. Comme on peut aussi vendre ce que l’on n’a pas besoin pour aider financièrement un frère ou plusieurs qui ont des dettes ou des achats de premières nécessitées impossibles à faire.


La vente de ses biens, le don de son argent ne se fait pas systématiquement. Tout se fait au cas par cas, et au moment opportun.


Il n’y a pas de loi stricte dans le texte du chapitre 2 des Actes. C’est ce que pratiquaient les croyants à Jérusalem. Il n’y a pas un ordre préférentiel, comme d’abord être dans le même lieu, puis deuxièmement de vendre et enfin, troisièmement de distribuer.  Certains ont tout vendu : leurs propriétés, leurs biens, mais d’autres non, certains ont attendu…mais attendu quoi ? Le moment favorable au besoin des autres. 


Tout ne s’est pas fait au même moment, en même temps. Le verset 45 rassemble des exemples qui montrent que LE BESOIN DE L’AUTRE EST AU-DESSUS DE SES PROPRES BIENS.  Çà c’est la doctrine enseignée par les apôtres.

Par conséquent tout n’avaient pas été mis en commun le jour même.


Pour bien saisir cette nuance je vais pour une fois lire dans la version Français courant :

« Aucun d'eux ne disait que ses biens étaient à lui seul, mais ils mettaient en commun tout ce qu'ils avaient» Actes 4 :32


Nos biens, notre argent nous appartiennent tant que le besoin de nos proches ne s’est pas manifesté (Et je précise malheureusement que cette loi d’amour est valable pour tout le monde membre du clergé comme simple fidèle).

 

Aujourd’hui, le monde, Babylone est entré dans l’Église. Elle agit et pense comme les païens. Le bâtiment qui fait office d’Église est plus important que les membres qui la composent.

Je mets au défi ceux qui ont les bâtiments de les vendre pour aider leurs frères en difficultés. Personne ne ferait cela. Et pourtant si les collectes ne suffisent plus c’est bien une clé en or, une solution toute trouvée que de vendre le bâtiment d’Église.

Sinon la question de l’Église bâtiment est la même que pour le sabbat; L’homme est-il fait pour l’Église ou bien l’Église est-elle faite pour l’homme ? Qui est plus important : la pierre sainte, le temple ou l’enfant de Dieu ?


Quelle misère d’âme de voir des dons récoltés pour restaurer le vieux clocher d’une paroisse, alors que des croyants sont en grandes difficultés et que rien n’est fait pour leur porter secours.

 

Maintenant, connaissez-vous l’histoire  d’Ananias et de Saphira (Actes chapitre 5) ? Pourquoi ont-ils reçu un jugement fatal qui les a fait mourir ?

Si on lit le texte avec un regard légaliste, ils auraient dû donner tout ce qu’ils avaient reçu de la vente de leur propriété et ne pas garder un peu d’argent pour eux.

Mais le mal n’est-il pas plutôt dans le fait qu’ils aient gardé de l’argent qui aurait dû secourir un des leurs. 


Dans le concret, Ils avaient de quoi pourvoir au besoin de leurs frères et ils ont refusé de le faire, préférant garder une part de leur richesse pour eux-mêmes.

Alors en venant apporter l’argent au pied de l’apôtre Simon Pierre, ce dernier eut la révélation qu’ils n’avaient pas tout donnée pour le bien commun ; Que leurs désirs à eux passaient au-dessus du besoins de leurs frères.

En pratiquant de la sorte, ils ont menti au Saint-Esprit.


Vous voyez on apprend que mentir au Saint-Esprit : c’est refuser d’obéir à un commandement. Et l’apôtre Paul nous ordonne de nous dépouiller des œuvres des ténèbres ; « La nuit est avancée, le jour approche (le réveil). Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres » (Romains 13 :12).

Mais qui pense concrètement que transgresser la loi de Christ c’est refuser d’aider son prochain ou de ne l’aider qu’en partie ? Celui qui a besoin de 20 euros par exemple, pourquoi ne lui donner que 2 euros, alors que nous possédons les 20 euros ? Lui donner 2 euros alors c’est faire une œuvre des ténèbres, c’est laisser satan s’emparer de notre cœur.

La première épitre de Jean est très claire à ce sujet : « Si quelqu'un possède les biens du monde, et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme ses entrailles, (ici c’est la profondeur du cœur qui est indiqué) comment l'amour de Dieu demeure-t-il en lui? » (1 Jean 3 :17).


La ruine des assemblées religieuses provient du fait qu’elles n’ont pas l’amour de Dieu. Combien de fidèles voient leurs frères dans le besoin et ils ne font que de prier pour lui en prenant soin de garder toutefois pour chacun d’entre eux leurs richesses. Et le comble, c’est qu’ils prient pour qu’un nouveau réveil religieux vienne les secouer. Ils n’ont en réalité qu’un geste à faire pour porter secours au malheureux tout proche d’eux, là à quelques centimètres. 


Le réveil est juste là à porter de cœur et de main


Ils voient le clocher délabré, mais ils refusent de s’occuper de leur proche dans le même état.

Si l’on se réunit sans chercher à répondre aux besoins, notre communion est diabolique et n’a rien de spirituelle.

Alors, pourvoir aux besoins des frères, ne fait pas beaucoup de bruit. La joie éclate certes parmi ceux qui obtiennent leurs clés en or, (c’est-à-dire la réponse à leur prière), mais cela n’a rien à voir avec toutes les célébrations bruyantes qu’on connaît autour des cultes et des baptêmes.

Le véritable réveil spirituel ne fait pas de bruit. Il n’a jamais été spectaculaire et pourtant Christ jugera les serviteurs fidèles et les mauvais serviteurs à ce moment-là.

Mes frères et sœurs il est temps, grand temps de nous réveiller, il devient urgent de faire passer le corps de Christ en premier.

Dans le livre des Actes au chapitre 4 verset 32, je cite : « Le groupe des croyants était parfaitement uni, de cœur et d’âme. ».

À quoi voyait-on cette union véritable ?

« Aucun d'eux ne disait que ses biens étaient à lui seul ».

Ce qui veut dire aussi que ce qu’il disait reflétait l’entière vérité de leur cœur. Ils avaient vaincu l’hypocrisie.

Soyons réveillés ; frères et sœurs, aimons en esprit et en actes dans la vérité.

Amen

dimanche 25 février 2024

TRAVAILLER À SON SALUT (avec crainte et tremblement)

526


Par Eric Ruiz

Philippiens 2 :12 : « travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, ».

Je sais que pour certains croyants, travailler à son salut avec crainte et tremblement se concrétise par le fait de se contraindre à faire des efforts continus. Sans se plaindre pour autant, ils font un travail fatiguant qu’ils ne trouvent pas toujours aisé pour Dieu.

Pourquoi ?

Parce qu’ils voient leur salut comme un salaire. Et un salaire vient toujours à la suite d’un travail.

-Alors les voilà redoublant d’œuvres d’évangélisation ; les voilà semant leur témoignage partout où ils vont ;

-les voilà se mettant en quatre pour le service à l’Église. Ils se forcent à être aimables et généreux avec tous. Ils endurent des injustices en s’efforçant à ne pas répliquer. Parce qu’ils estiment leurs souffrances du moment, comme la condition nécessaire pour mériter ce salaire.

Le problème n’est-il pas dans le fait de voir son salut comme le fruit d’un labeur épuisant, pesant, parce que le fardeau est lourd à porter ? Faut-il nécessairement que la piété rime avec sueur, lassitude ou contrecœur ?

L’exemple de ces croyants (dont je faisais partie aussi) me rappelle les ouvriers de la onzième heure. Cette parabole de Jésus que l’on trouve dans Matthieu au chapitre 20, où tous les ouvriers sont payés un denier, qu’ils aient travaillé  toute la journée ou une seule heure dans sa vigne. Ceux qui avaient travaillé plus longtemps trouvèrent injustes d’être payé comme les autres. Eh bien ces ouvriers qui crient à l’injustice sont comme ces croyants qui pensent que tout ce qu’ils font pour Dieu aura du poids pour leur salut ; qu’ils seront mieux considérés que les autres parce qu’ils font moins qu’eux.

Ils ont beau crié que le salut s’acquiert par la foi et non par les œuvres, n’empêche qu’ils redoublent d’œuvres en tout genre pensant qu’elles ont néanmoins un rôle pour leur éternité.

Rappelons-nous les 12 fils de Jacob et plus précisément son neuvième fils : Issacar  qui signifie : « accorder un salaire, donner une récompense ».

Léa, première épouse de Jacob reçoit ce fils Issacar comme un salaire.  Léa avait arrêtée d’accoucher. Sa servante Zilpa avait pris le relais. Mais sa sœur Rachel toujours stérile, convoitait les mandragores qu’elle avait (au passage les mandragores sont des plantes médicinales qui avaient la réputation de favoriser la fertilité) ;

Alors, Léa offrit généreusement ses mandragores à Rachel, qui lui donna en retour, l’autorisation de faire un  autre enfant avec son mari Jacob. Issacar fut donc reçu comme une récompense, comme le fils mérité à cause de la générosité de Léa envers sa sœur stérile.

Il faut bien comprendre cette anecdote biblique pour saisir la suite qui va dans le même sens d’une récompense accordée par mérite.

Maintenant, le salaire est souvent associé à l’ouvrier dans la Bible.

L’ouvrier attend son salaire nous dit Job 7 :2. Le  croyant est comme l’ouvrier lui-aussi il attend son salaire. Et son salaire c’est le salut. Mais n’oublions pas que la Bible nous met en garde contre les ouvriers d’iniquité qui reçoivent eux aussi un salaire. Donc, ne nous trompons pas de travail.

Et comment ne pas se tromper ?

Alors revenons à Issacar. La prophétie de Jacob dans Genèse 49 : 14-15 dit : « Issacar est un âne robuste, Qui se couche dans les étables. 15 Il voit que le lieu où il repose est agréable, et que la contrée est magnifique; Et il courbe son épaule sous le fardeau, il s'assujettit à un tribut. ».

Pourquoi Jacob compare son fils Issacar à un âne robuste, d’abord ?

L’âne, c’est vrai, représente l’humilité chez l’homme. Jésus entra dans Jérusalem, assis sur le dos d’un âne.

Mais l’âne robuste, a une fonction supplémentaire : il porte des charges lourdes, des fardeaux ; et ils se déplacent avec eux. C’est une bête ouvrière qui travaille pour son maitre. Et si l’âne couche dans les étables : C’est qu’il est bien traité, qu’il est bien considéré par ses maitres. 

Quel est le croyant aujourd’hui qui n’est pas considéré, respecté et même loué pour le temps et l’énergie qu’il passe à faire des œuvres pour l’Église, donc pour Dieu ? Son travail généreux lui donne la position d’humilité. Ses actes sont alors pointés en exemple.

Ce croyant se sent d’autant plus dans la vérité qu’il voit partout autour de lui la bénédiction.

Verset15 : « Il voit que le lieu où il repose est agréable, Et que la contrée est magnifique ».

C’est une réalité qu’il met sous le compte du salaire lié à ses œuvres de piété. Il est satisfait de là où il demeure et la quantité de ses récoltes sont pour lui, le fruit d’un salaire mérité par son travail.

 

Maintenant, la prophétie de Jacob nous dévoile de quel type est ce travail : Et il courbe son épaule sous le fardeau, Il s'assujettit à un tribut ».

Courber son épaule nous renvoie à la pénibilité du travail. Cette pénibilité qui donne au travail toute sa valeur.

Et le verbe s’assujettir nous renvoie au fait que l’ouvrier ici aime se donner des œuvres pénibles à faire. Il aime se rendre esclave de certaines pratiques.

D’autant qu’un tribut se traduit aussi de l’hébreu par une corvée.

Le croyant se donne volontairement des corvées à faire, ou les accepte volontiers (donc il s’engage pour des actions qu’ils n’aiment pas faire, mais qu’il fait par obligation).

Il se soumet à des obligations qui deviennent des habitudes, des rites.

Un tribut : c’est aussi un impôt.  Croire que sa liberté en Christ s’achète à prix d’argent en s’acquittant de dimes et d’offrandes, n’est-ce pas aussi se rendre esclave de certaines pratiques ?

Où est la liberté de donner s’il y a un impôt obligatoire pour l’Église ?

La question est alors : Devons-nous faire des œuvres pénibles, que nous n’aimons pas, pour nous rendre agréables à Dieu ?

(Comme s’efforcer de pardonner, se forcer à aider certaines personnes, faire des efforts pour des choses que l’on n’aime pas au fond de soi, ou participer à des offrandes forcées ?)

Je trouve que l’âne est bien trouvé. Cet animal à la réputation d’être obstiné, têtu.  Ce caractère montre bien en parallèle celui du croyant qui met sa confiance dans ses propres œuvres. Il le fait de manière obstinée. Malgré les remarques ou les conseils pour qu’il arrête ou du moins qu’il réduise son activité, ce croyant continue de s’obstiner dans cette forme de piété rude et austère (qu’on appelle ascétique : une vie ascétique). Il voit une vertu exemplaire dans les efforts qu’il fait pour Dieu. Il pense qu’en se forçant à bien faire, et à faire beaucoup, il crucifie ainsi sa chair qui lui hurle de faire le contraire.

Mais où voit-on que les commandements de Dieu sont pénibles ?

C’est 1 Jean 5 :3 qui nous répond : « Car l'amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas pénibles ».

Alors maintenant, dans le livre de la Genèse toujours au chapitre 49, il y a une prophétie attribuée au cinquième fils de Léa… à Juda.

Pour Juda, l’âne est pris aussi comme référence. Mais contrairement à Issacar, Juda ne se soumet pas à une corvée ou à un impôt.

Lisons au verset 11 : « Il attache à la vigne son âne, et au meilleur cep le petit de son ânesse; ».

Juda n’est pas un âne robuste, parce qu’il n’œuvre pas dans la douleur. Juda est un jeune lion (verset 9).

«  Il se couche comme un lion, comme une lionne: qui le fera lever? », nous dit le texte de la Genèse. Juda est libre d’agir. Il n’a pas d’œuvres obligatoires à faire. Il se lève et se couche quand il en a envie.

Ce n’est pas lui qui est de corvée ; mais son âne. Cet animal domestique représente celui qui travaille pour lui, c’est son ouvrier ; et son ouvrier n’est pas considéré comme un esclave. Il est même honoré. Il mange lui et sa famille les meilleurs fruits de la vigne.

En fait, vous l’aurez sans doute compris, l’âne robuste n’est pas une figure de Christ. Christ est humble comme l’âne, oui, mais il pratique les œuvres de son Père céleste. Les œuvres à pratiquer c’est : avoir le caractère de Dieu, le caractère de l’agneau immolé, et non celui d’un âne buté. « Le salut est à notre Dieu… et à l’agneau » (Apocalypse 7 :10).

Le caractère de l’agneau immolé nait par le Saint-Esprit. Ses œuvres consistent alors à nous garder du mal pour que l’esprit divin grandisse en nous et qu’il fasse grandir l’agneau.

Par conséquent, pour notre Père céleste, c’est lui qui porte nos fardeaux. C’est lui qui prend le rôle de l’âne pour ses fils. C’est lui qui fait les œuvres pénibles.

« Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. 29Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. 30Car mon joug est doux, et mon fardeau léger (Matthieu 11 :29-30) ».

Un vrai disciple est doux et humble de cœur comme un agneau et il agit dans le repos. A l’inverse, si nous faisons des œuvres pour être humble ou pour montrer notre humilité, nous serons comme un âne : fatigués et chargés, parce nous portons à ce moment-là des charges que Dieu ne souhaite pas que nous portions.

Issacar portait des charges inutiles. Issacar se fatiguait beaucoup. Dieu lui en a-t-il voulu ?

L’a-t-il blâmé et maudit à jamais ?

Ceux qui ressemblent à Issacar ont tous la possibilité de revenir à Dieu, comme ce fut le cas au temps du roi Ézéchias.

Lisons ce passage dans 2 Chronique 30 à partir du verset 18 :

« Une grande partie du peuple, beaucoup de ceux d'Ephraïm, de Manassé, d'Issacar et de Zabulon, ne s'étaient pas purifiés, et ils mangèrent la Pâque sans se conformer à ce qui est écrit. Mais Ézéchias pria pour eux, en disant: Veuille l'Eternel, qui est bon, pardonner 19tous ceux qui ont appliqué leur cœur à chercher Dieu, l'Eternel, le Dieu de leurs pères, quoiqu'ils n'aient pas pratiqué la sainte purification! 20L'Eternel exauça Ezéchias, et il pardonna au peuple ».

Donc, avec un cœur qui cherche Dieu, la repentance est possible pour tous ceux qui comme Issacar se fatiguent dans des œuvres inutiles, qui ne sont pas inscrites dans la loi de Christ.

Et si nous voyons des proches porter des charges lourdes, en se fatigant. Notre rôle n’est-il pas de les aider à les porter, pour les soulager (Même si nous savons qu’ils se fatiguent inutilement) ?

Ne les jugeons pas, ne les prenons pas de haut ; Galates 6 :2 : « Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ. »

La loi que l’on trouve dans le livre d’Exode 23 :5 devrait naturellement se trouver dans le cœur de chaque croyant ; car même si ton ennemi souffre et que tu peux le soulager, tu l’aideras : « Si tu vois l'âne de ton ennemi succombant sous sa charge, et que tu hésites à le décharger, tu l'aideras à le décharger. ».

Alors, n’ayons pas honte d’avoir été un âne robuste pour soi parce qu’on se sentait ainsi mieux aimé et mieux considéré des autres. N’ayons pas honte non plus en ayant été un âne robuste pour les autres. Je dis pour les autres aussi, car ne soyons pas dupes, beaucoup de serviteurs de Dieu paresseux et méchants aiment s’entourer d’ânes pour les contraindre à porter des fardeaux lourds et pénibles qu’eux ne porteraient jamais. C’est Jésus de Nazareth qui le dit : Luc 11 :46

«  Malheur à vous aussi, docteurs de la loi! Parce que vous chargez les hommes de fardeaux difficiles à porter, et que vous ne touchez pas vous-mêmes de l'un de vos doigts. ».

-Travailler à son salut nécessite de porter aucun lourd fardeau, de n’être sous le joug d’aucune obligation aussi pieuse soit-elle.

-Travailler à son salut nécessite de garder la parole que nous avons reçue. Car garder la parole de Dieu c’est faire sa volonté. Une volonté qui n’a rien de pénible puisqu’elle est guidée par l’amour, l’amour de l’autre, par son besoin ; et non pas par une obligation légaliste.

-Travailler à son salut avec crainte et tremblement nécessite donc  (comme le verset suivant le dit) de décider que c'est « Dieu qui produit en nous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir ».

Amen