dimanche 10 décembre 2023

LAODICEE, LA SEPTIEME EGLISE

515

Par Eric Ruiz

 

La foi n’est pas un combat d’idées. Celui qui a la foi n’est pas celui qui possède la meilleure idéologie, le meilleur Évangile, la meilleure doctrine. La foi, n’est pas un combat d’idées mais d’esprit.

Savoir cela c’est bien, mais ce n’est pas suffisant pour que la vraie foi s’établisse. Parce que celui qui combat les idées croira toujours avoir le bon esprit : celui de Dieu. Il croira avoir la connaissance du juste, celle qui lui permet d’être aussi affirmatif dans ce qu’il pense. Cette certitude-là est un aveuglement.

L’aveuglement spirituel est un terrible handicap, plus grand que la cécité puisque l’aveuglé spirituel est certain qu’il voit.

Alors lui signifier son handicap n’aura, le plus souvent, peu d’effets. Cela ne fera que de l’énervé et de voir en toi qui le reprend, l’aveugle qu’il est. Il te rejettera en pensant bien agir envers toi.

Il te traitera même d’aveugle. Ou bien, il ne dira rien, pour ne pas te blesser. Il priera lui aussi de son côté pour que tu réalises ton erreur et que tu te repentes.

« Tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi, et je n'ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu… » (Apocalypse 3 :17)

Tu ne sais pas que tu es aveugle et nu…Le verset 17 qui annonce par ce nombre, la ruine et la désolation est vraiment là… Pourquoi ?

Parce que le dialogue, l’entendement, le bon sens, le discernement sont devenus alors impossible.

Dans ce cas, comment détruire cette immense forteresse gardée par tant de démons ?

Une seule réponse apparait :  Prier ; prier pour cette personne est la seule chose qui vaille la peine.

Prier pour que ses écailles tombent de ses yeux et qu’elle reconnaissance son dénuement, son malheur et sa folie.

Pardonnez-lui aussi ses fautes, parce qu’elle ne les voit plus et parce qu’elle a besoin du pardon de Dieu pour les voir à nouveau et s’en repentir.

La prééminence de la prière n’est pas une déduction. Elle est annoncée dès le verset 14 par un mot seulement : « Amen ».

« Écris à l'ange de l'Église de Laodicée: Voici ce que dit l'Amen ». L’Amen, le ainsi soit-il, le mot de la fin, c’est  la prière du juste, de celui qui a une foi véritable parce qu’il est fidèle. Il a le caractère de Dieu et il voit clair.

L’ange de l’Église qui est-il ?  Un esprit, une personne responsable d’une assemblée, un chef religieux ?

L’ange dans ce cas est une personne bien vivante, mais animée d’un juste désir de protéger la parole, de rappeler la saine doctrine en la répétant pour qu’elle s’imprime dans les cœurs.

C’est une doctrine prêchée qui revient sur les fondamentaux de la foi ; « Dieu, reprend et il châtie tous ceux qu’il aime. » (Verset 19) ; oui, mais aussi, notre Seigneur demande plus encore, il attend qu’on s’appauvrisse et comment ?

 « En achetant de lui, de l’or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche ».

Cet appauvrissement par le fait « d’acheter de lui » est un sacrifice divin qui va jusqu’à ne plus s’attacher aux choses terrestres.

La richesse spirituelle passe par des renoncements lors d’épreuves fortes (éprouvées par le feu).

L’ange, qui prêche un tel évangile, hélas ne sera pas écouter par la majorité. Un petit rejeton l’écoutera. Le mot ange signifie « envoyé ».

Esaïe était peu écouté par un peuple endurci, bien qu’il fût l’envoyé pour l’Israël de son époque.

Car faisons attention, malgré l’Amen, malgré l’ange, même avec une cécité guérie, ce croyant pourra encore redevenir aveugle. Pourquoi ?

Parce qu’il peut lui manquer ce fameux « zèle ».

« Aie-donc du zèle et repens-toi » verset 19.

Le zèle c’est l’empressement. Dès que la vue revient, il ne faut surtout pas tarder à se repentir ; le faire le plus vite possible. Attendre, laisser trainer… mais c’est laisser la porte ouverte aux mauvais esprits et faciliter leur retour en multitude.

Quels mauvais esprits ?

Là aussi le mot « Laodicée » en porte le sens. « Laodikea » en grec ; Laos qui signifie peuple et dike : justice, châtiment, condamnation, coutume.

C’est par conséquent un esprit coutumier de condamnation de châtiment venant d’un peuple humain.

Cet esprit donne l’impression d’avoir l’épée de justice dans ses mains et de prendre toujours les justes décisions. « Peuple juste », c’est le sens donné aussi à Laodicée.

 

Cet esprit mauvais pousse ; par conséquent les uns et les autres à condamner, à juger l’autre, comme se dire à soi-même ; « Tous ceux qui ne croient pas comme nous iront en enfer », voilà comment ils jugent. Ils jugent vite, sur l’apparence et sans discernement. Et leur jugement est implacable pour les autres ; tandis que pour leurs semblables il est rempli de clémence, de grâce et de louange. Jésus ayant porté tous leur péché à la croix, ils ne verraient plus leurs fautes. Ils sont convaincus d’être l’élite, les élus.

Ils jugent que leur foi provient d’une décision personnelle. « J’ai accepté Jésus dans mon cœur. J’ai laissé Christ entrer dans ma vie, j’ai décidé personnellement de devenir Chrétien et d’apporter ma dîme et mes offrande à telle assemblée ».

Cette fausse richesse spirituelle les amène à se voir comme un peuple qui prie debout alors que Dieu se rencontre à genoux, dans l’humilité avec un cœur misérable.

 

Croyez-vous que cette chape de plomb spirituelle n’arrive qu’à quelques croyants des Églises ?

La tiédeur est un passage quasi-obligé pour tous croyants ; mais persévérer en elle est dangereux, car Celle ou celui qui voit clair se sent comme un étranger au milieu d’un peuple de chrétiens aveuglés ; un peuple qui scande sans arrêt la parole de leur groupe religieux.

Celui qui a les yeux ouverts marche droit, se conduit seul (avec l’esprit divin), alors que les autres sont tous conduits par des aveugles.

Notre génération est celle de Laodicée. Les temples religieux, les assemblées quelque soient leur nom sont infectées par cet esprit mauvais laodicéen. Toute la chrétienté est malade de ce virus qu’est l’autosuffisance, la certitude de son salut, le sentiment d’avoir l’esprit pur, d’avoir l’intelligence divine bref l’aveuglement.

 

La tiédeur est devenue un état d’âme permanent.

Cette tiédeur vomissable n’est pas nouvelle, elle a toujours été là durant les âges de l’Église, mais aujourd’hui le phénomène n’est pas locale ou propre à quelques mouvements religieux, il est mondial. L’Église à l’échelle mondiale est devenue vomissable, car tiède et apostâte.

 

Récemment en écoutant un économiste parler sur la Chine, je me suis mis à faire le lien direct avec cette tiédeur de la foi.

La chine est paradoxalement le pays le plus pollueur de la planète, mais aussi le premier de la classe en ce qui concerne la transition écologique ; la Chine est la nation la plus en avance sur une nouvelle façon de produire, de consommer ou de travailler écologique ; tous cela dans le but de moins polluer.

Cette étonnante contradiction saute aussi aux yeux en ce qui concerne le monde chrétien.

Un peuple soi-disant saint où éclate mille scandales (divorces, infidélités, prise d’intérêt financier exorbitant, sectarisme, pedocriminalité, violences sexuelles, mensonges, corruption). Toute cette pollution, cette souillure est masquée, autant qu’elle peut l’être, par des principes religieux progressistes de plus en plus affichés (fraternité, justice sociale, aide humanitaire, amour inconditionnel, sens du partage, respect de la vie).

L’Église tiède se reconnait bien là, apparaissant comme l’image d’une future épouse qui se présente avec une robe de mariée maculée et sale montrant une fausse virginité.

Pour résumer : Proverbe 30 :12 dit que : « il est une race qui se croit pure et qui n'est pas lavé de sa souillure ».

Et les exemples de cette race, de ce peuple sont légions dans la Bible. Parmi elles, nous avons l’exemple du roi Saül bien sûr ; Saül affirmait lui aussi observer la loi de Dieu et toutes ses ordonnances (1Samuel 15:13-14) ; mais le prophète Samuel lui a prêché son aveuglement, sans détour, finissant ainsi : « Puisque tu as rejeté la parole de l'Eternel, il te rejette aussi comme roi ».

Quant à Job, lui aussi se croyait pur et sans péché

Job 33.9 : « Je suis pur, je suis sans péché, Je suis net, il n'y a point en moi d'iniquité. » et au verset 10 le voilà accusant Dieu d’injustice ; « Et Dieu trouve contre moi des motifs de haine, Il me traite comme son ennemi; ».

Esaïe, lui, pointait un peuple d’Israël aveuglé de suffisance qui affirme sans trembler : « Retire-toi ne m’approche pas car je suis saint !... » (Esaïe 65 :5)

Quant à Jérémie qui avait le devoir de crier aux oreilles de Jérusalem (donc d’un peuple soi-disant saint : « comment peux-tu dire : je ne me suis pas rendue impure?... Regarde ton chemin dans la vallée, reconnais ce que tu as fait » (Jérémie 2 :23).

Laodicée cette septième Église de l’Apocalypse montre un paroxysme. 7 (sept) c’est le temps de l’aboutissement de la foi, mais aussi le temps parfaitement accompli du faux disciple, de ce disciple préférant la tiédeur aux vrais sacrifices.

 Le prophète Ézéchiel parle clairement de ce septième temps de la tiédeur :

« Le crime est dans ta souillure; parce que j'ai voulu te purifier et que tu n'es pas devenue pure, tu ne seras plus purifiée de ta souillure jusqu'à ce que j'aie assouvi sur toi ma fureur. »

Aujourd’hui, Laodicée, est une ville en ruine, il n’existe plus rien de ce qu’elle était. La fureur de Dieu s’est manifestée par de terribles tremblements de terre.

Ses habitants n’ont pas eu ce zèle qui leur aurait permis de se purifier et d’échapper aux châtiments.

Si nous nous complaisons dans la tiédeur, nous devenons habitant de Laodicée et la fureur de Dieu sera notre lot.

Alors, soyons zélés dans nos prises de position pour Dieu et contre toute souillure. Je parle à moi-même aussi ne me considérant pas au-dessus de quiconque. Les esprits laodicéens guettent tout croyant qui commence à croire qu’il a gagné la course et que la couronne de gloire est déjà sur sa tête. La course n’est pas terminée, loin de là. Nous avons besoin de veiller sur nous-mêmes afin de ne pas se laisser séduire.  Si vous veiller aussi sur les autres en prêchant la saine doctrine, vous êtes cet ange qui agit sur Laodicée.  Cette septième et dernière Église marque la fin de la patience de Dieu. Le fils du péché dont parle Paul est un état accompli. Une future épouse maculée et sale a déjà accomplie l’apostasie (elle a déjà dans sa main sa lettre de divorce avant de se marier).

Esaïe, chapitre 6, nous montre ce que Dieu lui dit de cette mauvaise fiancée : « J'entendis la voix du Seigneur, disant:… Rends insensible le cœur de ce peuple,… Je dis: Jusqu'à quand, Seigneur?... jusqu'à ce que les villes soient dévastées et privées d'habitants; Jusqu'à ce qu'il n'y ait personne dans les maisons, et que le pays soit ravagé par la solitude; Jusqu'à ce que l'Eternel ait éloigné les hommes, Et que le pays devienne un immense désert, Et s'il y reste encore un dixième des habitants, ils seront à leur tour anéantis. Mais, comme le térébinthe et le chêne conservent leur tronc quand ils sont abattus, une sainte postérité renaîtra de ce peuple. »

Alors, si nous avons à cœur de revenir vers Dieu en brisant toute cette fausse richesse qui nous élevait, faisons-le rapidement ; puis prions pour que notre fidélité reste un joyau attaché à notre vêtement saint.

Parce que cette septième Église cache en elle une sainte postérité, un être à l’apparence misérable, (un rejeton qui repousse de cette arbre abattu), mais qui dans la réalité est un vainqueur, une véritable mariée pure, sans tâche, un véritable disciple adopté qui a vaincu et qui est fils de Dieu : Voilà ce que dit l’Amen : « Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône.» (Apocalypse 3 : 20-21)

Amen.

dimanche 3 décembre 2023

LE RAPPORT A L'ARGENT : RICHES ET PAUVRES DANS LA BIBLE.

 514

Par Eric Ruiz

 

L’argent est-il la richesse dont nous parle la Bible ?


Il y a quelques années de cela, on m’avait enseigné qu’un des thèmes les plus répandus de la Bible : c’est l’argent. La parole de Dieu ne cesse de parler d’argent du début à la fin (390 versets avec le mot argent ; 567 avec le mot or).

On m’avait convaincu que ce sujet ne devait plus être tabou, car Jésus-Christ nous enseigne à gérer l’argent ; à le gagner en abondance grâce à la bénédiction qui enrichit ; et à le dépenser en faisant les choix justes (Dieu servit en premier) ; Car l’or et l’argent appartiennent à Dieu. « L'argent est à moi, et l'or est à moi, dit l'Éternel des armées. » (Aggée 2 :8).

 

Alors voir les choses ainsi est juste jusqu’à un certain point, car la Bible possède cette lumière en elle. La lumière de la Bible illumine le cœur de celui qui l’a lit. Elle révèle le trésor qui se loge dans ce cœur. « Là où est ton trésor là aussi sera ton cœur » (Matthieu 6 :21). 

  • Un cœur qui convoite, voit l’argent écrit partout dans la Bible.

Il se voit couronné comme le cavalier blanc du premier sceau de l’Apocalypse qui part en vainqueur. Les armes du nouveau repenti et converti, va faire de lui un nouveau riche.

Il se voit béni, avec ses coffres remplis d’argent, ses dettes remises, son héritage devenu un patrimoine.

Il se voit digne successeur d’Abraham, qui était très riche en troupeaux, en argent et en or. Il se dit  aussi bénit et puissant que lui en étant fils du « père de la foi ».

Il s’identifie à ce verset : « Je suis serviteur d'Abraham. L'Eternel a comblé de bénédictions mon seigneur, qui est devenu puissant ».

 

Mais revenons au trésor et au cœur du croyant, et lisons bien ce que Jésus-Christ nous dit juste après au verset 22 (Matthieu 6 :22) : «21 Car là où est ton trésor là aussi sera ton cœur 22 L'œil est la lampe du corps. Si ton œil est en bon état, tout ton corps sera éclairé; 23mais si ton œil est en mauvais état, tout ton corps sera dans les ténèbres ».

Avec un œil en mauvais état, le pas est vite sauté pour affirmer que le but de Dieu est de convertir les miséreux, en riches ; de prendre aux riches pour donner aux pauvres (ces pauvres bien-sûr qui font confiance à Dieu).

Jésus-Christ vu de cette façon ténébreuse, est le Robin des bois, le défenseur des opprimés et des justes causes ; le brigand au grand cœur, il vole aux riches et redistribue aux pauvres.

Ce personnage de Robin des bois est un héros légendaire, une fable qui n’a rien à voir avec la justice de Dieu. Certes, l’histoire semble belle. Elle montre une vengeance qui redistribuerait la richesse équitablement… mais Dieu n’est pas un voleur. Même si l’or et l’argent lui appartient, il n’agit pas comme un truand. Il ne vole pas celui qui s’enrichit. Il le prévient d’un malheur s’il agit mal avec son argent ; Car il en récoltera les mauvais fruits au jour du jugement.

Et puis, aucun prophète biblique n’a proclamé l’enrichissement pécunier des saints. Ces prophètes étaient plutôt saisis de l’Esprit de Dieu pour annoncer l’inverse : une ruine soudaine, un démantèlement, la destruction des forteresses, un exil à venir.

Ces malheurs sont arrivés non pas parce que les saints se sont enrichis, mais plutôt parce que les riches ont accumulé des profits en écrasant les pauvres. Ils ne les ont pas secourus dans leur détresse ; ils les ont méprisé, abandonné ; ils ont fait des pauvres leur esclave ou ils les ont contraint à payer jusqu’à leur dernier centime ; et pire encore, ils ont été jusqu’à faire couler leur sang.

Si les croyants s’étaient occuper des pauvres comme de leur propre ventre, jamais ils n’auraient connu de malédictions, ni de fléaux.

Leur cœur était trop attaché à satisfaire leurs envies.

Proverbes 73 :12 : « Ainsi sont les méchants : Toujours heureux ils accroissent leurs richesses ».

Les prophètes aussi révèlent  le cœur avec l’argent. L’argent identifie le cupide mais aussi l’injustice, le vol, face à celui qui est honnête, qui fait grâce en remettant les dettes ; en cherchant à alléger le fardeau du pauvre, en lui ouvrant sa porte.

 

Maintenant, il est vrai que pour un croyant en Christ, son argent est consacré à Dieu. Une partie seulement ? Combien ? Une dîme ou plus ? Combien d’offrandes à donner ?

Ce n’est pas une question de quantité, car dans les faits, tout ce que possède un disciple de Christ est consacré à Dieu, puisque sa vie lui est consacrée.

La limite, nous la fixons souvent arbitrairement. Elle est déformée parce que basée sur la crainte de manquer. Or tout disciple sait que Christ est son rémunérateur.

Actes 2 :44 : » Tous ceux qui croyaient étaient dans le même lieu, et ils avaient tout en commun. 45Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun. »

À Jérusalem au 1er siècle, un disciple de Christ ne possède rien. Il fait confiance à Dieu pour qu’il mette à contribution son capital dans ce que Dieu aura choisi pour lui, afin que cela serve surtout au bien commun.

  • Ce qui compte s’est d’être entièrement disponible pour l’autre, soi-même avec son argent et ses biens.

Parce que là où demeurent plusieurs frères et sœurs, il ne doit pas y avoir de classes sociales ; pas de bas clergé ou de haut clergé.

Celui ou celle qui est usurier prête non seulement sans prélever un intérêt, mais aussi sans espoir de retour. Il allège le fardeau, mais il n’en remet pas un autre, avec une obligation de remboursement. 

  • Nos dons, nos offrandes sont libres et habituels au sein des disciples.

 

Dans tous les cas, nos offrandes pour les autres, sont nos offrandes à Dieu. Elles ne proviennent pas de nos efforts ou de nos mérites. Nous redonnons ce que Dieu nous a déjà donné en premier.

1 Chroniques 29 :14 : « Car qui suis-je et qui est mon peuple, pour que nous puissions te faire volontairement ces offrandes? Tout vient de toi, et nous recevons de ta main ce que nous t'offrons.».

Alors de quelle richesse parle-t-on ?


  • Quelle est cette richesse dont parle la Bible ?

Je crois que je vais vous étonner parce que la véritable richesse n'est pas d'ordre matérielle, mais spirituelle, et plus encore, la véritable richesse et d'ordre de la révélation : C'est l'arbre de la révélation.

La connaissance du bien et du mal ne génère que de la convoitise ; et la révélation ne peut s'obtenir par la convoitise.

Marc 4 :19 : « La séduction des richesses et l’invasion des autres convoitises étouffent la parole (de Dieu) et la rende infructueuse ».
Les prophètes disent que le peuple meurt faute de révélation. Le peuple de Dieu ne meurt pas parce qu'il n'a pas d'argent, parce qu'il a peu de nourriture, parce qu’il vit dans une situation très modeste, voire précaire ou parce qu’il n’a pas de travail… non, la cause profonde, c’est qu’il meurt parce qu'il ne connaît pas la volonté de Dieu pour lui à un moment précis. Alors il est laissé errant à son propre sort, à ses envies, à ses réussites et finalement à ses échecs.
Jésus le montre bien lorsqu'il se retrouve à jeûner dans le désert. Satan, cet esprit corrompu et méchant vient aussitôt lui proposer de la nourriture : La richesse de ce monde.

La réponse de Jésus est sans équivoque : face à la convoitise il préfère la vraie nourriture : « …toute parole qui sort de la bouche de Dieu ».

Pourtant cela fait 40 jours qu’il n’a mis aucune nourriture dans sa bouche ; il ne serait pas choquant, qu’il ait ce vif désir. Après tout manger du pain est une question de survie à ce moment-là.

Mais le fils de Dieu connait les priorités. Manger dans cet état c’est succomber à la tentation…pourquoi ?

Parce que le matériel, les besoins de son corps sont soumis aux réalités spirituelles. Les réalités corporelles comme matérielles ne commandent pas, elles obéissent à l’esprit.


  • La vraie richesse, est-elle ce qui reste quand on a perdu tout son argent?

 

Les philosophes en majorité le pensent. Mais, encore une fois la Bible ne donne aucune vertu au pauvre comme au riche. Par contre la condition du pauvre est plus favorable, car elle permet plus facilement de trouver la richesse spirituelle.

Un pauvre a moins besoin de s’occuper de lui-même. Il n’est pas en quête tous les jours de son bien-être. Il ne cherche pas les plaisirs du monde, parce qu’il sait qu’ils sont hors d’atteinte pour lui. Alors, il cherchera plutôt son bonheur ailleurs, dans la richesse de ses relations par exemple. Cette pauvreté matérielle, génère plus facilement ce que Jésus dit quand il parle de « pauvre en esprit ».

« Heureux les pauvres en esprit car le royaume de Dieu est à eux ».

Le pauvre en esprit a conscience qu’il ne peut pas grand-chose par lui-même. L’état de celui qui est démuni de biens et de nourriture, se voit ouvrir plus facilement la porte d’une vraie quête spirituelle. La semence de Dieu qui tombera dans ce terrain aura beaucoup plus de chance de croitre.

  • Et puis, la bonne nouvelle est d’abord annoncée aux pauvres. 

Jésus a ce souci venant du Père, celui de guérir les infirmités de ceux qui viennent à lui. Il se soucie d’abord de ceux qui n’ont pas d’argent pour se soigner, ou qui ont été délaissés parce qu’ils portent une honte que les autres ne veulent pas voir.

Mais à l’inverse, les disciples de Jésus se sont-ils enrichis par la parole ? Ont-ils reçu au centuple en donnant tous aux pauvres pour suivre Jésus ?

À en lire Luc 6 :20 Jésus ne fait pas de compromis; «  Alors Jésus, levant les yeux sur ses disciples, dit: Heureux vous qui êtes pauvres, car le royaume de Dieu est à vous! ».

En écoutant ces mots on pourrait croire que la pauvreté possède des vertus célestes. Et que les catholiques ont raison finalement de faire vœu de pauvreté.

 

  • Loin de chercher la meilleure condition, nous devons rester dans l’état où Dieu nous a trouvé.

1 Corinthiens 7 :20 : «Que chacun demeure dans la condition où il était quand il a été appelé.»

Vous avez été trouvé riche, rester dans cet état ; pauvre ne chercher pas à devenir riche.

Pourquoi, parce si vous êtes consacrés à Dieu c’est lui et lui seul qui changera votre état. Nous n’avons pas à le faire de nous-mêmes mais comprendre que Dieu a dans son grand amour un destin qui nous concerne chacun personnellement.

Joseph, fils de Jacob et de Rebecca n’a jamais désiré devenir riche. Son état premier fut plutôt misérable, lorsqu’il fut emmené en Égypte par une caravane, pour y être vendu comme esclave. La grande richesse de Joseph, il l’obtint à ses dépends en devenant le conseiller de Pharaon ; et sa richesse a servi à bien des gens à éviter la famine. Cela a permis aussi que ses frères, fils d’Israël qui l’ont trahi soient confondus et reconnaissent leurs haine et leur crime et s’en repentent.

Rien n’est laissé au hasard. Dieu se sert de la condition de chacun pour rétablir sa justice.

Pour résumer, ce que nous devons faire si nous sommes disciple de Christ :

«Occupez-vous du Royaume et tout vous sera donné par-dessus.».

  • Un disciple doit vivre comme un misérable.

Ce qui ne signifie aucunement qu’il doit prendre l’allure extérieure d’un misérable, ses habits, son hygiène, sa démarche, son éducation.

Non, il doit l’être dans ses intentions, dans ses choix. Pour plaire à Dieu nous devons être pauvres et misérable de cœur ; Vivre comme un pauvre, comme si nous n’avons rien et donner comme si nous étions riches.

Quand Jésus dit aux disciples: « viens et suis-moi », il aurait pu rajouter viens comme tu es, mais surtout comme un misérable, en étant attaché à aucun bien, à aucun capital.

Le prophète Jérémie quand il parlait sur Moab au chapitre 48,  disait : « tu t’es confié dans tes œuvres et dans tes trésors, toi aussi tu seras pris…tu partiras en captivité…Fuyez, sauvez votre vie, et soyez comme un misérable dans le désert ». Rappelez-vous Christ dans le désert, tenté par le diable, Il s’est comporté comme un pauvre, un misérable.

Un misérable dans le désert, ne cherche qu’une seule chose : sa source pour boire. Et il ne s’arrêtera pas sans qu’il l’ait trouvé.
Le livre de l’Apocalypse nous montre une ville où l'eau coulera en abondance c'est cette eau abondante qui est la véritable richesse Apocalypse 22:17
"Et l’Esprit et l’épouse disent: Viens. Et que celui qui entend dise : Viens. Et que celui qui a soif vienne ; que celui qui veut, prenne de l’eau de la vie, gratuitement".

Voilà la richesse qui coulera éternellement de Dieu : une eau gratuite, en profusion, sa parole révélée.

Proverbes 11 :28 : « Celui qui se confie dans ses richesses tombera, Mais les justes verdiront comme la feuille (ou verdiront comme le feuillage).».

La condition du juste au final n’aura rien à envier à la richesse matérielle. Ils ne connaîtront plus qu’une seule saison : le printemps, où tous fleurira éternellement.

Amen

dimanche 26 novembre 2023

L’ATHEISME EXISTE-T-IL VRAIMENT ?

 513

Par Eric Ruiz

 

La notion d’athéisme est relativement récente. Aucun écrit biblique n’en parle, pour la simple raison que ce terme n’est employé qu’à partir du XVIIIème siècle, le siècle soi-disant des lumières en France. Le sens du mot athéisme a suivi aussi plusieurs variations, pour finir par conclure qu’un athée nie l’existence d’un Dieu personnel et vivant, et aussi refuse les croyances religieuses relatives à l’existence de Dieu.


Or nier de manière explicite l’existence de Dieu ne signifie pas forcément qu’on ne vénère aucun dieu.

Là aussi, ce principe philosophique a réduit le champ de connaissance à une idéologie. Mais dans la pratique, nous savons que l’homme est un tissu de contradictions.

Combien de gens qui ne suivent pas une religion en particulier, aiment se définir comme athée. Voilà ce qu’ils disent en général d’eux-mêmes : « Moi je suis athée, je ne crois pas en Dieu. Je crois en l’homme, je suis humaniste, je crois dans notre capacité à suivre nos rêves. Et dans notre pouvoir à maitriser notre destinée, seul.

L’athée comme le savant religieux, l’exégète, se gargarisent tous deux de placer leur connaissance au-dessus de celle des autres. Le même levain, la même arrogance.

Cette personne athée ne se fait-elle pas d’elle-même un dieu, qui juge de tout, qui n’est pas faible au point de se laisser influencer par une force invisible ?  L’athée, ne se s’imagine-t-il pas être supérieur par son savoir, par son intelligence ?

D’ailleurs un bon nombre mettent en avant les propos de Thomas qui doutait de voir en face de lui le fils de Dieu ressuscité. Les athées se justifient en affirmant qu’ils ont bien plus les pieds sur terre que les autres : «  Je ne crois qu’à ce que je vois ».

Un historien académicien roumain disait cette chose très vraie : « En chaque athée, il y a un candidat à la divinité ».

 

L’athéisme est devenu la religion qui ne croit en aucune religion.

 

Or, L’athée se confie dans d’autres puissances célestes comme terrestres. L’athée qui croit que l’univers est une puissance qui s’est créé à partir de rien, croit dans les faits, en quelque chose ou en quelqu’un de supérieur. Curieusement, il va croire en sa bonne étoile ou il croira à l’influence des planètes sur son caractère comme les Babyloniens autrefois le croyaient aussi.

N’oublions pas que nous sommes des êtres qui possédons la pensée de l’Éternité. Nous provenons du ciel, nous avons été précipités sur terre dans un corps humain et cette destinée a laissé quelques traces.

Ecclésiaste 3 :11 : » Il (L’Eternel Dieu) a même mis dans leur cœur la pensée de l'éternité, même si l'homme ne peut pas comprendre l'œuvre que Dieu accomplit du début à la fin. »

Ceux qui ne comprennent pas les choses de Dieu ont la particularité toutefois de s’intéresser au ciel, aux étoiles, à l’infini. De même, la manière de vivre de beaucoup montre qu’ils se croient éternel, immortel.

Ils vivent comme s’ils n’allaient jamais mourir, prenant des risques inconsidérés, voulant vivre à deux cent à l’heure à 80 ans comme s’ils en avaient 20.

Ils pensent que jouer aux ados les ferons gagner des années à vivre.

Alors disons-le : tout être humain met sa confiance dans un dieu, ou des dieux, ou des idoles.

Le Nouveau Testament emploie le mot « païen » pour définir ceux qui n’ont pas la foi dans le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob.

Un païen (qui a donné cette ancestrale religion du paganisme) c’est une personne qui croit en plusieurs dieux.

Or, de nos jours, païens est devenu synonyme d’athée. On dit vulgairement : « c’est un païen » pour dire : c’est une personne qui ne croit pas en Dieu.

Eh bien, cette vulgarisation possède un air de vérité.

Jésus de Nazareth employait bien le mot païen pour un croyant. Il faisait la différence entre deux personnes qui prient : le païen qui prie et qui pense être exaucé à force de paroles et le disciple de Christ qui prie autrement.

Matthieu 6 :7 : « En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. ».

Alors arrêtons de voir dans le païen cette personne incroyante. Le païen croit en dieu, mais il s’est fabriqué plusieurs divinités. Et, comment ?

Avant ma conversion, j’étais un vrai païen, j’avais au moins deux dieux dans ma vie : La science et le sport. Je pensais que par la science ont aurait réponse à tout et que l’on atteindrait toute vérité ; et le sport remplissait tous mes rêves, mes réussites comme mes échecs. Ma vie était centrée sur la performance sportive. J’avais comme idoles des champions olympiques, un recordman du monde qui me donnait chaque jour des ailes, comme l’envie de m’entrainer, de me surpasser et de réussir. Mes performances me montraient à chaque fois que je pouvais être différent des autres. J’avais construit des autels sans le savoir.

Un autel : c’est un objet sacré destiné aux sacrifices. Devant ses articles de presse de sportifs, et des photos d’exploits que je parcourais régulièrement pour m’enthousiasmer, j’étais prêt à sacrifier mes soirées, mes week-ends, mes vacances ; je ne faisais pas autre chose que de me sacrifier sur l’autel de mes idoles.  Mon offrande était celle de mon corps, que je destinais tout entier à ma passion ; Et j’offrais des parfums, de l’encens à mes idoles ; c’est-à-dire que je rendais plus agréable et plus attirant encore l’image de ces champions que je voulais plus glorieux, plus inspirant, plus lumineux. Ma prière intérieure s’entendait, tellement je voulais m’identifier à ce champion qui occupait mon esprit, qui me poussait à avoir ses rêves à lui.

D’une manière générale avoir des mentors, des maîtres à penser, des monuments humains devant soi, sont des idoles qui démontrent de fait, que l’on adore une divinité ; Et que l’on rend régulièrement un culte à cette idole.

 

Ce que je veux vous faire prendre conscience c’est qu’un être humain qui se passionne pour une chose ou un être vivant, va suivre le même cheminement qu’un être religieux qui suit un rituel. Il va régulièrement se tourner vers ses idoles, leur rendre un culte, offrir des offrandes (en dépensant sans compter son énergie, son argent, comme son temps) et il va aussi s’entourer d’objets sacrés.

 

L’habit du sportif par exemple peut devenir un objet sacré, un fétiche. La paire de chaussure qui a permis une performance, un nouveau record, eh bien cet objet sanctifié sera ressorti pour un culte, c’est-à-dire pour une grande occasion, une grande compétition.

Le fétichisme tant enraciné dans la religion l’est aussi chez la personne athée.

Un philosophe français très connu, auteur d’une centaine d’ouvrages se targue devant les médias d’être 100% athée, reniant la naissance et la divinité de Jésus-Christ ; et quelques mots plus loin le voilà se trahissant en dévoilant son immense bibliothèque de plus de 1800 livres. L’idolâtre cherche aussi à devenir une idole.

L’athée est autant dans le déni que le chrétien qui se croit élu alors qu’il méprise l’un de ses frères de foi.

L’athée est alors comme l’incrédule dont parlent les épitres du Nouveau Testament. L’incrédule est celui qui se croit pur alors qu’il est souillé ; eh bien ce croyant aveuglé est comme un athée, comme un païen.

Tite 1 :15 : « Tout est pur pour ceux qui sont purs; mais rien n'est pur pour ceux qui sont souillés et incrédules, leur intelligence et leur conscience sont souillées. ».

L’athée, comme l’incrédule est souillé par sa conscience ; il ne voit pas qu’il s’est fabriqué des faux dieux.

Maintenant, des témoignages montrent qu’il existe des athées qui prient véritablement.

Des personnes qui ont perdu des êtres chers se mettent parfois à leur parler comme s’ils étaient encore vivants. Elles les sentent proches et leur posent des questions. Et elles pensent réellement avoir été exaucées quand elles voient leur prière se réaliser. Je précise que ces personnes n’ont aucune attirance, ni aucune pratique religieuse revendiquée.

J’aime bien la citation de Jean Sénac qui met tout le monde sur un même pied d’égalité face aux dieux : « La fortune est une divinité qui ne connut jamais d’athées » ; Ici, force est de constater que tout le monde y croit à cette divinité.

Alors, maintenant, la Bible évoque des dieux étrangers. Ces dieux babyloniens d’un nombre incalculable, font tous peurs et paralysent. Ont-ils disparus ?

Jérémie 11 :13 : « Car tu as autant de dieux que de villes, ô Juda !  Et autant Jérusalem a de rues, Autant vous avez dressé d'autels aux idoles, d'autels pour offrir de l'encens à Baal ».

Les idoles de nos jours, sont tellement variées qu’il est impossible de recenser tous les panthéons qui existent et qui paralysent et ébahissent par leur magnificence. Plus de trois siècles après, Napoléon 1er fascine toujours autant, comme autrefois Moloch ou Baal qui figurent parmi les plus grands dieux vénérés. Moloch appelé aussi Marduk fait figure de première place parmi les dieux Babyloniens. Marduk surpuissant possède en plus le don de la sagesse supérieure. Avouez que c’est une étrange similitude avec l’athéisme dont les adeptes possèdent ce sentiment de surpuissance donné par une soit disant connaissance supérieure.

Marduk possède la personnalité obscur des athées ; ce qu’ils convoitent : le savoir, l’autorité,  la soumission par la force. Une force qui se veut redoutable à travers des propos très convaincants (le fait de se dire très ancré dans le réel les rend plus sûr d’eux-mêmes). Marduk est par ailleurs le maitre de sa destinée. Et il se fait aussi appelé Bêl, Baal qui signifie Seigneur.  Tous ces faux dieux remplissent en fait le cœur des hommes avide d’admiration et plein de convoitise. Et ce sont tous des dieux liés à la richesse.

La première richesse n’est pas l’argent, elle concerne ce que l’on considère comme important dans notre vie. Un hobby, une passion, une idéologie, une science sont chacun, autant une source de richesse qu’un trésor ou des pièces en or. La richesse c’est là où tu mets ton trésor. Et d’ailleurs la statue en or, en argent, en bronze n’est qu’une projection de ce trésor intérieur. Le savoir, la force et la domination sont depuis toujours ces divinités si attachées au cœur humain.

Maintenant dans Actes chapitre 15, Luc raconte la conversion des pharisiens, les juifs, mais aussi celle des païens. Tous sont appelés à se convertir. Rappelons-nous que le chandelier est passé aux mains des païens.

Alors rien d’étonnant que l’inverse existe aussi : qu’un croyant en Christ puisse s’endurcir au point de chuter en devenant incrédule comme aussi de chuter en redevenant un païen. Oui un croyant peut revenir comme un chien, à ce qu’il a vomi autrefois et redevenir un  païen. Proverbes 26 :11 « Comme un chien qui retourne à ce qu'il a vomi, Ainsi est un insensé qui revient à sa folie. »

Un païen comme un athée croira toujours en dieu mais dans ses dieux faits de bronze, qui ne cessent de lui montrer toutes les richesses qu’il a dans son cœur.

Alors pour conclure, disons-le : l’athéisme est un poison qui fait partie du christianisme comme il fait et faisait parti du judaïsme.

Dieu, par ses prophètes d’autrefois ne cessaient de le répéter : «Revenez chacun de votre mauvaise voie, amendez vos actions, n'allez pas après d'autres dieux pour les servir, et vous resterez dans le pays que j'ai donné à vous et à vos pères » Jérémie 35 :15

Lorsque nous commençons à croire dans notre force ou dans celle d’un autre ; Lorsque nous servons nos rêves en voulant les suivre ; lorsque nous cherchons à vouloir maitriser notre destinée, le paganisme comme l’athéisme, n’est pas très loin.

Amen.

dimanche 19 novembre 2023

LA PHILOSOPHIE et la FOI

512

Par Eric Ruiz

 

Proverbes 8:1-2 : « La sagesse ne crie-t-elle pas? L'intelligence n'élève-t-elle pas sa voix? C'est au sommet des hauteurs près de la route, C'est à la croisée des chemins qu'elle se place;»


Je vais vous raconter comment j’ai croisé cette sagesse cette semaine. J’avais lu un mot (un mot savant très particulier) qui revenait sans cesse dans ma tête : l’exégèse ;

 À partir de là,  j’ai commencé à écrire que, nombreux, je sais, sont ceux qui commentent la Bible. Ils veulent apporter leur connaissance pour expliquer des versets. Chaque dénomination religieuse, d’ailleurs a ses exégètes (un autre mot compliqué) c’est-à-dire ses savants, ses scientifiques, ses maitres en théologie qui une fois reconnus par leur courant deviennent les dépositaires de la doctrine.

Les Bibles d’étude ont été créées pour cela. Elles sont beaucoup plus volumineuses que les autres et elles sont en premier destinées aux pasteurs, prédicateurs ou tout autre enseignant de la Bible.

Le but semble louable : « mieux comprendre les vérités essentielles de la Parole de Dieu afin que vous puissiez grandir dans l’amour, la sainteté et la foi du Christ » nous dit l’exégète  le théologien) de la Bible d’étude Esprit et Vie (la Bible pentecôtiste). Cette Bible je l’avais offerte en 2009 à ma fille aînée. À l’époque je faisais confiance à la Bible Segond et aux nombreux commentaires, comme étant riche d’éclairage et source d’édification. Mais c’était il y a bien longtemps ; Maintenant je fais vraiment le tri pour garder les informations et rejeter les interprétations fausses. Par informations, j’entends le sens premier des mots, le contexte historique ou géopolitique du verset, ou ses liens parallèles qui me renvoient vers d’autres livres et d’autres versets.

 

Mais ce qui est troublant, c’est qu’en ouvrant cette grosse Bible au hasard ce dimanche soir 12 novembre vers 23 heures, je tombe nez à nez avec Colossiens 2 :8 « Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s'appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ. ».

 

Après ces lignes que je viens d’écrire, si cela n’est pas une extraordinaire coïncidence divine ? Moi, j’en reste bouche bée. Une chance sur plus de 2400 pages que ma Bible s’ouvre sur cette page-là, page 1989 (tiens bizarre là aussi, l’année où je me suis converti la première fois) !

Et puis, il n’existe qu’un seul verset qui parle du mot philosophie dans toute la Bible (philosophia dans le texte).

Ensuite, l’exégète pratique l’exégèse ; qui signifie : « interprétation philosophique et doctrinale d'un texte dont le sens et la portée sont obscurs. ».

Je pose la question suivante ; Colossiens 2 :8 que je viens de lire est-il si difficile à comprendre ? Est-ce un verset obscur ?

A-t-on besoin d’une explication doctrinale et philosophique détaillées et appondies pour en comprendre le sens ?

Paul n’est-il pas en train de dire l’inverse ? Que la tradition des hommes et leur exégèse (leur savoir) n’est que tromperie justement parce qu’elle ne s’appuie pas sur Christ ?

Quand je lis les commentaires de l’exégète de la Bible Esprit et Vie, (qui est un missionnaire pentecôtiste américain contemporain car décédé en novembre 1991), je suis surpris d’abord par la longueur de ses explications (la longueur d’au moins deux chapitres de l’épitre aux Colossiens).

Il y a une expression française qui dit : « noyer le poisson » en d’autres termes : il (l’exégète) sème le trouble et la confusion dans le but d’embrouiller, de limiter la réflexion.

Les commentaires, voilà ce qu’ils disent : la philosophie trompeuse et menaçante c’est « l’humanisme séculier » elle se développe comme une religion. Ensuite vient la notion de philosophie humaniste qui serait responsable d’un endoctrinement visant à changer la vérité en mensonge. C’est donc un vrai cours de philosophie que nous propose ce missionnaire américain.

Mais  d’abord, un tel cours ne peut s’adresser à tout le monde. Il faut avoir des connaissances spécifiques sur la philosophie ; et puis une fois le commentaire lu, si on vous demande de résumer ce qui a été écrit, vous serez très embarrassé d’en faire un condensé tellement ce texte enfoui la sagesse humaine dans un discours complexe.

Mais que cherche à faire oublier l’auteur des commentaires, si ce n’est le fait qu’il se sent impliqué lui aussi par le verset ?  Dans son interprétation, il oublie qu’elle est réductrice au seul domaine philosophique. Lui aussi appartient à ce domaine organisé du savoir qui se nomme la science théologique (la gnose).

 

Pourquoi ne pas rendre les choses plus simples ?

Plutôt que partir sur des modèles philosophiques n’aurait-il pas été plus simple et plus compréhensible de définir le mot philosophie tout simplement?

L’amour du savoir, voilà la philosophie. L’amour de la sagesse humaine. Cela débouche sur  la connaissance au sens générale, et par la même : la gnose qui s’intéresse spécifiquement aux savoirs divins.

Je n’affirme pas qu’il ne soit pas bon de philosopher et que toute doctrine soit bonne à jeter. Il y a des bribes de vérité, des fragments de lumière qui en sort.

Mais mettre sa confiance dans la connaissance humaine et l’aimer, ce n’est pas bon et juste pour un disciple.

Et puis, refuser de philosopher, ça ne veut pas dire, ne pas se poser de questions sur un texte ou sur un principe émis par Jésus ou par un apôtre. On peut librement émettre des opinions. Mais la vérité ne peut pas être humaine.

Parce qu’aimer la connaissance humaine vous fera bannir celle de Dieu. On ne peut s’abreuver à deux sources (celle de l’Esprit saint et en même temps à celle des hommes) ; l’une se tarira au profit de l’autre ; et on ne peut se nourrir à deux arbres.

L’arbre de la connaissance vous fera vous sentir beaucoup plus important et plus intelligent. Comme le disait le serpent dans le jardin d’Eden : « Vos yeux s’ouvriront, vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal », vous aurez l’impression de détenir la vérité. Cette impression, cette séduction produira une ivresse. C’est une véritable addiction, qui fera l’effet d’une drogue.

Mais se nourrir à l’arbre de la vérité ne vous fera pas vous sentir supérieur. La révélation vous montrera votre petitesse face à la sagesse divine et qui plus est, vous rendra soumis à elle.  Vous serez dans l’impossibilité de vous laisser-aller à vos désirs, car elle est de Dieu la pensée juste ( « la sagesse qui crie » » pour en revenir au verset du départ). De plus l’inspiration divine ne vous procurera pas la joie d’attirer les foules à vous, comme la science le fait.

L’inspiration dépasse la simple opinion. Elle surpasse votre propre opinion aussi évidente soit-elle. L’inspiration ne cherche pas ce que la pensée humaine échafaude.

Contrairement à elle, elle émet une vérité simple à comprendre et surtout une vérité qui se pratique aisément.

 

Prenons le second commandement ; « Tu Aimeras ton prochain comme toi-même »

Jésus-Christ en disant cela ne nous renvoie pas sur une opinion. Il n’y a rien d’obscur ici. Ce n’est pas une idée de l’amour que l’on cherche. Dieu parle d’un acte irréfléchi qui demande de la volonté : la volonté d’aimer l’autre en se sacrifiant.

Or, par le fait de réfléchir sur les différents sens lexical ou philosophique de l’amour, eh bien, ne cherche-t-on pas encore là (s’en en prendre conscience forcément) un moyen pour renoncer à agir ? Ou bien un moyen pour que cela soit les autres qui agissent… pour que les autres aient des actes attentionnés à votre égard ?

Se poser la question : « qui est mon prochain ? », cela en dit long sur nos intentions. 

L’amour, alors prend d’emblée un caractère sectaire. Cela revient à aimer l’un plus que l’autre.

Or aimer celui qui est proche de nous n’est pas une affaire de centimètre ou d’étiquette.

Car aimer ce n’est pas une réflexion mais une action qui provient du cœur et non de l’esprit.

Les pharisiens qui voyaient Jésus et ses disciples manger dans les champs le jour du sabbat, ils réfléchissaient à la loi.  Ils pensaient à la connaissance qu’ils avaient de ce jour pour savoir ce qui est permis de faire.

Jésus lui a agi sans attendre car il a vu le besoin de ses disciples qui avaient faim. Il n’est pas passé par l’étape de la réflexion pour savoir s’il agissait bien ou mal (il ne se nourrit pas à cet arbre, mais à celui de son Père).

De même celui qui a été guéri miraculeusement après des années de privations et de souffrances, croyez-vous qu’il est en état de se poser des questions philosophiques et doctrinales sur la personne qui est venue le délivrer ?

L’élan du cœur ne nous oblige pas à passer par la pensée, mais par la foi et l’amour.

La connaissance est souvent opposée à l’amour. « La connaissance enfle, l’amour édifie » (1 Corinthiens 8 :1)

 

On perd son temps à rechercher un savoir théologique, et même plus : on se détruit car on s’élève alors par l’orgueil. L’amour fait tout le contraire : il agit sans construire des théories (des gnoses, des exégèses) et il s’intéresse à l’autre.

 

Alors, vous pourrez me dire à juste raison : que  je montre du doigt les commentaires des exégètes, que je réfute la gnose, que je donne un coup de pied dans les savoir-faire que donne les connaissances, mais qu’en fin de compte je fais la même chose, je commente aussi les versets.

Oui c’est vrai, je les commente. Mais je ne le fais pas dans l’intention détournée d’apporter une doctrine, ou de philosopher sur elle. Je n’ai pas la soif d’apporter une nouvelle doctrine qui élèvera mon ego. Je le fais pour rétablir la saine doctrine, celle qui a été justement écrasée, piétinée par les dogmes religieux, par la sagesse humaine.

Ce que j’exprime de la part du Saint-Esprit, est facile à mettre en pratique aux personnes de bonne volonté.

La saine doctrine que j’amène brise leurs liens religieux, casse ces chaines qu’ils avaient qui les privaient de liberté.

Cela leur permet d’agir avec un bon cœur, une âme régénérée.

Pour les autres qui  cherchent en moi un nouvel exégète, un théologien à la hauteur, ils sont soit déçus et ne tardent pas à ne plus m’écouter ou à me lire. Ou alors ils continuent toutefois à me suivre, car j’alimente leur réflexion et je leur permets d’élaborer et d’exprimer leur savoir ou encore d’échafauder de nouvelles théories.

Tous ceux qui veulent vivre pieusement ne seront pas loués et plébiscités à tout va. Ils seront persécutés, repoussés, sanctionnés par le plus grand nombre de croyants.

Parler par le Saint-Esprit est un sacrifice, (son propre sacrifice) ; alors que parler par la connaissance humaine crée des sacrifices. Elle élimine toujours certains au profit d’une élite.

 

Alors historiquement, la foi en Christ a très vite été menacée par une séduction philosophique.  Dès le 1er siècle, la philosophie grecque du moment a influencée l’idée que le salut pouvait s’acquérir par la connaissance des mystères de Dieu. Le théologien Marcion en était une preuve vivante, lui qui s’opposa à Paul et qui critiquait des passages de l’Évangile, au point d’en interdire certains et de remettre en question tout l’ancien Testament. La gnose s’est vite installée au sein des mouvements chrétiens. Paul bien-sûr alerte fortement sur cette dérive, mais nous avons aussi des écrits qui témoignent de cela. De nouveaux évangiles ont fleuri à l’époque prenant le nom des apôtres : des évangiles dits "de Thomas" ou "de Pierre" ou "de Paul" ; Car il était courant, à l'époque, de placer un texte sous l'autorité de quelqu'un de célèbre pour renforcer sa diffusion et sa crédibilité.

L’évangile de Thomas est un exemple frappant de ce type d’écrits anciens. On y lit une foison de connaissances,  ou de vérités philosophiques révélées en passant complètement sous silence la mort et la résurrection de Jésus-Christ.

Il ne faut pas se laisser troubler par ses écrits qui sont véritablement antichrist et ne font que flatter l’intellect avec de fausses révélations.

Je vous disais que le savoir humain élimine certains au profit d’une élite. Le dernier logion de cet évangile est un exemple détonnant : logion 114 : « Simon Pierre leur dit : « Que Marie nous quitte, car les femmes ne sont pas dignes de la Vie. » Jésus dit : « Voici que moi je l’attirerai pour la rendre mâle, de façon à ce qu’elle aussi devienne un esprit vivant semblable à vous, mâles. Car toute femme qui se fera mâle entrera dans le Royaume des cieux. ».

Cet esprit sexiste et satanique, n’ayons pas peur des mots, n’a d’autres volonté que de créer des divisions, de séparer ce que Dieu a uni. Dieu réuni tout en lui mâle comme femelle, femme comme homme. Il ne place aucune condition humaine supérieure à l’autre.

On le pressant, ce genre de logion sert à emmètre tout un tas de théories les unes plus délirantes que les autres.

De nos jours Marcion a de très nombreux disciples, qui ne savent pas qu’ils sont séduits par le même esprit.

Alors l’heure n’est pas à s’asseoir autour d’une table pour discuter comme des exégètes de la gnose et de la vérité, mais l’heure est à la prière.

Prions, chacun pour que Christ soit uniquement notre guide, notre lumière et notre chemin. Ne laissons aucune autre pensée venir nous séduire et flatter notre égo. Toute pensée louable entraine de facto des actes bons et généreux envers autrui. Bref, c’est à nos fruits que nous serons reconnus comme saints et véritables.

Amen.

(J’ai appris que jeudi dernier 16 Novembre, c’était la journée mondiale de la philosophie par l’UNESCO)