dimanche 3 avril 2022

LA GENERATION DE L’ENLEVEMENT

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Par Eric Ruiz

 

L’intime, le nébuleux, le petit nombre, la faiblesse, le dernier, le délaissé, le moins fort, le rejeté, l’humilié… non ce n’est pas une liste qui montre le syndrome du perdant, c’est en qui prend plaisir notre Seigneur Jésus-Christ.

Par contre, l’exubérance, le spectaculaire, l’amour de la foule, la force, les premières places, être adulé et acclamé, recevoir la gloire et les applaudissements n’est-ce pas le syndrome du mal que connait le monde gouverné par satan ?

Ce champion-là, c’est quand même tout ce que recherche le monde en premier et tout ce que vomit notre Dieu.

Pourtant, c’est ce que nous montre la religion, elle aussi à travers mêmes ses grandes figures de la foi.

Gagner des âmes à Christ en prêchant devant de grandes foules qui acclament un même Dieu, mais en même temps qui reprennent les mêmes mots et les mêmes mimiques que celui qu’ils ont en face d’eux, c’est l’image de la bête d’aujourd’hui.

La bête est incarnée par ce champion ; elle est acclamée, on la suit parce qu’on rêve de ce qu’elle nous dit de la part de l’esprit qui l’inspire.

La bête est encore plus belle si elle a souffert l’injustice et que le miraculeux la précède.

La bête nous montre une image d’elle mais aussi l’image d’une divinité (une divinité, dont on attend sa venue avec impatience).

Jésus, c’est vrai, nous dit qu’il est avec nous jusqu’à la fin du monde, et que son retour se fera parmi nous.

On l’attend venir comme un prince, là devant nous, descendre du ciel par un prodige et devant des yeux effarés ; un prince qui usera de miracles pour faire disparaitre ses bien-aimés.

Mais réfléchissons…Pourquoi Christ devrait-il être si différent de ce qu’il est au plus profond de lui ?

 

Avec Elie le Tischbite, il se représente comme un murmure au sein d’un vent doux; et léger et le comble c’est que beaucoup l’attendent au milieu d’une grande tempête.

Mais devant la foule, Jésus partait se cacher. Il agissait en secret loin du tumulte et il disait aux miraculés de faire comme lui, de se cacher, de faire profil bas, de ne se montrer qu’à certains.

Quant au temps des Juges, le petit fils d’agriculteur Gédéon a reçu la mission de reformer l’armée qui allait délivrer Israël de l’envahisseur étranger.

Dieu ne lui a pas dit de recruter à gogo, de prendre avec lui les grands chefs militaires.

Comme il n’aime pas la gloire humaine, puisque l’homme se glorifie lui-même de ses victoires, Dieu lui a dit d’éliminer les non courageux, ceux qui refusent de se mettre à genoux, ceux qui refusent même de se trainer dans la boue. De plusieurs milliers d’hommes il n’en est plus resté que trois cents. Trois cents contre au moins un million de guerriers armés jusqu’aux dents. Mais voilà, une bande de guerriers qui était prête à tout accepter de Gédéon puisqu’eux étaient descendus bien bas en lapant l’eau comme des chiens.

La preuve, ils acceptèrent de partir en guerre en pleine nuit, avec des flambeaux, des trompettes et des cruches.

On a envie de rire face à un tel décalage.

Mais, ce sont encore des hommes de foi déraisonnables, des faibles d’esprit ; Et la foi ne s’exprime que dans ce contexte.

Et aujourd’hui… la foi serait d’attendre un grand évènement mondial où tous les croyants disparaitraient en un clin d’œil, en même temps ?

En tous les cas, c’est ce que les intelligents, les esprits forts de la religion, les pères illustres n’ont cessé de répéter depuis plusieurs générations. 

La doctrine de l’enlèvement correspond tellement à la réponse de leur peur de vieillir, de la peur de l’humiliation que procure la vieillesse avec son lot d’handicap et de souffrances. Cette doctrine permet tellement de maintenir un peuple dans une attente et une soumission totale envers leurs prescripteurs. L’enlèvement, c’est tellement s’attendre au surnaturel (ce que notre chair aime le plus) ; s’attendre à quelque chose d’extraordinaire, de prodigieux, que tout œil sur terre verra en voyant disparaitre des milliers de personnes, comme ça d’un coup, en un clin d’œil.

A-t-on déjà vu un tel phénomène surnaturel de disparition de masse dans le passé ? Non jamais. Pourquoi s’attendre à un tel miracle spectaculaire à ce point, alors ?

Quel orgueil ainsi de se croire les élus privilégiés d’un tel évènement. Quelle injustice serait de voir un dernier âge de l’Église vivre ce que les autres âges auraient rêvé de vivre mais n’ont pu atteindre. Et enfin quelle fausse croyance que croire l’apôtre Paul, Silas et Timothée aussi manipulés ou crédules pour révéler des évènements aux Thessaloniciens ; sachant ou ne sachant pas qu’il s’adressait à une génération bien plus vieille, la génération de la fin.

Car les apôtres comme les Thessaloniciens n’ont pas été enlevés (tirés devant tous vers le ciel).

Dieu est juste et ce qu’il dit pour une génération, il le dit pour toutes.

Quand les épîtres parlent des derniers jours où les temps seront difficiles, chaque époque à ses mauvais jours ; Quand Jésus-Christ dit à la génération qui est devant lui qu’elle est adultère et méchante, il s’adresse à toutes les générations. Quand il dit qu’il est, avec ses disciples, jusqu’à la fin du monde, il le dit aussi à ceux qui suivront après eux.

Quand il dit que de deux hommes dans un champ l’un sera pris et l’autre laissé, il multiplie ce jugement à toutes les générations futures. Sa mise en garde est perpétuelle. Elle est de génération en génération.

Alors de quoi nous parle l’apôtre Paul, Timothée et Silas ?

Dans le contexte de 1 Thessaloniciens 4 :13 à 18, ils viennent par des paroles d’abord, et en premier consoler des frères, verset 18Consolez-vous donc les uns les autres par ces paroles. »

Les frères de Thessalonique voyant partir dans la mort leurs autres frères, trouvent presque injustes qu’ils ne partent pas tous en même temps. La tristesse que provoque ce sentiment d’abandon les font douter jusqu’à leur niveau de consécration. Peut-être que ces morts étaient moins ancrés dans la foi qu’eux, après tout ? Et c’est peut-être pour cela qu’ils sont morts avant nous ? (voilà ce qu’ils ont sans doute pensé)

C’est pour cela que les 3 disciples leur disent : «  ne vous affligiez pas comme les autres qui n'ont point d'espérance ».

En fait, Paul Silas et Timothée leur expliquent qu’ils forment un seul corps en Christ et qu’aucune partie de son corps ne parviendra à la résurrection sans les autres. C’est le corps entier qui ressuscite (et pas un membre par-ci un membre par-là, tous les membres séparément) ;

Donc, le corps ressuscite entier, en un moment.

Paul leur dit que les morts attendent les vivants pour que tous ressuscitent ensemble. Car il n’y a qu’un seul baptême, un seul esprit, un seul corps en Christ parmi lequel son Épouse se forme 14Car, si nous croyons que Jésus est mort et qu'il est ressuscité, croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont morts.   

Et cela devrait être une évidence pour tout le monde : Jésus ressuscité ramène les morts avec lui de génération en génération.

Il a d’ailleurs ramené les morts de sa génération (Matthieu 27 :52-53).

 

1 Thessaloniciens 4 :15Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d'après la parole du Seigneur: nous les vivants, restés pour l'avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont morts. 

Les disciples réaffirment ici que personne ne ressuscitera sans les autres. Et que nos chers disparus en Christ, nous les retrouveront, car nous serons avec eux transfigurés lors de l’avènement du Seigneur. Cet avènement qui se fait lui aussi à chaque génération.

Mais il y a encore des détails importants en plus.

«  1 Thessaloniciens 4 :16Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d'un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. 17Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. ».

Je me dois de réaffirmer que la résurrection des morts est un fait qui se répète dans chaque génération et pour chaque génération; et que cette résurrection donne le signal de la transfiguration des vivants (vivants par l’Esprit saint) restés sur terre.

Cela signifie qu’à l’avènement de Christ: Nous ne pouvons pas être transfigurés sans que des morts ressuscitent au préalable, c’est dans la logique de la résurrection de Christ.

La résurrection des morts viendra toujours en premier. Puis ceux qui ont persévéré dans la foi suivront cette résurrection.

Dieu montre ainsi la communion de cette Épouse inséparable sur terre comme au ciel. Le tombeau n’étant qu’une séparation provisoire entre les croyants véritables.

 

Dans chaque époque les premiers partis ne sont pas forcément les moins méritants. Ils doivent juste être réveillés pour rejoindre les derniers vivants qui partiront avec eux au son de la trompette.

Prenons l’exemple d’une mère qui est en Christ et qui a été enterrée, ou brulée, ou noyée au fond de l’océan ou disparu dans un crash d’avion… Tous ses exemples montrent que cette mère-là, quelle que soit sa mort, ressuscitera et rejoindra son fils qui est resté vivant sur terre, pour qu’ils se rejoignent dans la transfiguration.

Cela peut sembler compliqué au premier abord, mais les choses qu’explique Paul, Timothée et Silas sont une réalité, et elles seront réelles encore une fois à la fin de cette génération qui est très bientôt finie. Elle est à deux doigts de se terminer.

Car les signes annoncés par Christ sont sur le point de tous être accomplis. Et cela signifie que cette génération, cette époque que nous vivons là sous nos yeux doit passer.

Jésus mettait un point d’honneur à l’affirmer.

Matthieu 24 :34 « Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n'arrive. .. quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l'homme est proche, à la porte ».

Relisez bien tout ce chapitre 24 de Matthieu et essayez de voir ce qui n’a pas été encore vécu.

Cochez les versets comme des cases et prenez conscience de ce qu’il reste encore de non coché :

Pour ma part, je vois « le jour et l’heure de son avènement »…et aussi « celui qui préservera jusqu’au bout sera sauvé » ; C’est tout ce que je vois.

Car le but n’est pas de partir dans la gloire, mais bien de partir dans Sa gloire, ce qui n’a rien à voir au bout du compte.

Jésus met une frontière à cette gloire à la fin du chapitre.

Il donnera sa part (aux) hypocrites, (et) c'est là qu'il y aura des pleurs et des grincements de dents.

 

Maintenant revenons sur la notion de génération.

 

Il n’a jamais été question d’un nombre d’années précises avec Jésus. La génération au temps de Jésus aurait durée comme lui : 33 ans. et de-là à en conclure que toutes les générations font 33 années, l’extrapolation est facile, mais c’est une erreur.

Pourquoi ?

Parce que Jésus met toujours l’accent non pas sur un calcul prévisible, un calendrier avec des dates qui tombent à heure fixe, mais sur des évènements qui corroborent  une réalité.

Et c’est cette réalité qui établira la fin de cette génération.

La réalité : c’est l’Apostasie avec un grand A ; c’est le curseur qui doit être le nôtre.

« Cette génération ne passera pas, sans que tout cela n'arrive »…  ce que dit Jésus-là est très précis au contraire.

Nous savons que la génération est passée à une autre au moment où un jugement a été établi.

Ce jugement n’a pas été seulement prononcé ; Non il s’est réalisé concrètement et en totalité.

Jésus, par exemple, rendant l’esprit sur la croix, le ciel s’obscurcit, le voile du temple se déchira, et des tombeaux s’ouvrirent ; et ceux qui l’insultaient se frappaient la poitrine, tandis que judas parti se pendre.

Alors, c’est vrai que l’on peut naître lors d’une génération et puis changer de génération pendant son existence.

C’est souvent d’ailleurs, ce que l’on ressent naturellement. On parle de l’ancienne génération et de la nouvelle génération.

Il y en a même qui ont marqué le passage à l’an 2000 comme une nouvelle génération : La génération des 2000, celle du smartphone, des hyperconnectés, mais aussi des réfractaires à l’autorité. Eh bien sur le plan spirituel c’est la même chose. Comment qualifiera-ton cette génération ?

Moi, je crois que malgré les progrès technologiques on pourra la nommé comme Jésus nommait chaque génération : « adultère, méchante et  corrompue (perverse) ».

Le curseur est placé aussi au même endroit dans la communion des saints. C’est une abomination aux yeux de Dieu. La désolation est à son comble. L’imposture religieuse règne en maitre.

Alors, « la génération de l’enlèvement » n’est pas différente des autres ; et l’avènement du Seigneur n’est pas non plus un premier fait, une exclusivité, un cas unique.

Et, pour ce retour-là, pour cette génération, Christ, concrètement rassemble celles et ceux qui ont persévéré et qui ont été « ce serviteur fidèle et prudent » qui ne s’est pas laissé distraire et séduire par toutes sortes de doctrines et de discours.

Ce serviteur utile qui s’est senti bien souvent repris, sali, humilié, MAIS qui a lavé son vêtement dans le sang de notre Seigneur Jésus-Christ.

Amen

dimanche 27 mars 2022

QUI RACCOURCIT LA VIE : DIEU ou SATAN ?

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Par Eric Ruiz

 

La Bible nous permet-elle de prévoir notre avenir ?

Lire dans les étoiles, faire de la divination, invoquer les morts sont des pratiques interdites, des livres fermés pour les croyants ; mais la Bible nous donne-t-elle néanmoins des indices sur nos années à vivre ?

De gros indices ça oui.

Mais surtout, la Bible révèle une justice divine qui éclaire nos vies ; ce qui est ténébreux (souillé) comme ce qui est lumineux (saint).

Un homme ténébreux aura certes un avenir restreint où le nombre de ses années à vivre sera compté.

Mais il pourra aussi vivre longtemps à travers une vieillesse tourmentée.

On récolte ce que l’on sème mais aussi, on se coupe soi-même des bénédictions à venir en méprisant les commandements de Dieu.

Donc, ne soyons pas superstitieux, ce n’est pas satan qui abrège nos années. Il n’a ce pouvoir que si Dieu lui permet de l’exercer.

Le livre de Job au chapitre premier est très clair à ce sujet. Qui a les commandes ?

Verset 12 : « L'Eternel dit à Satan: Voici, tout ce qui lui appartient, je te le livre; seulement, ne porte pas la main sur lui (Job)».

Par conséquent, quand on se livre au mal, on s’expose en premier à la colère de Dieu, qui donne alors du pouvoir à satan. Dieu est lent à la colère, c’est vrai puisque son bras n’arrête pas de nous envoyer des signes pour nous sauver.

Mais quand plus rien n’y fait et, qu’aucune repentance n’est possible et que le mal s’est installé, alors Dieu laisse satan nous enlever des années à notre existence.

 

Je sais que ce sujet est délicat parce qu’il y a des choses qu’on refuse de voir et notamment pourquoi des vies qui s’écourtent plus que d’autres?

On ne veut pas savoir, parce que cela fait peur. On cache alors cette peur dans la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ, qui, c’est vrai a tout vaincu à la croix et aussi satan, mais il ne l’a pas encore supprimé totalement.  

Le livre de l’Apocalypse nous dit qu’il sera enchaîné mille ans avant d’être éliminé. Donc, son utilité demeure.

Pourquoi ?

Parce que beaucoup, même après avoir été oint, sauvé, retournent à ce qu’ils ont vomis. Ils se livrent eux-mêmes alors à satan.  Ils ont tari l’eau de l’Euphrate pour reprendre ce qui est écrit dans Apocalypse 16 verset12 ; et cet eau tari a préparé leur chemin. Ce sont ces rois venant de l’Orient qui blasphèment en prenant leur parole pour celle de Dieu.

Ce sont de faux prophètes alors qui ont des esprits impurs plein la bouche et l’apôtre Jean nous dit : « Heureux celui qui veille, et qui garde ses vêtements, afin qu'il ne marche pas nu et qu'on ne voie pas sa honte ».

Ces rois de l’Orient, décrit lors de la sixième coupe de colère de Dieu avaient à la base des vêtements saints, qu’ils ont perdus en se livrant au mal. Et leurs fausses prophéties sont devenues une honte qu’ils portent et qui se voit.

Et pour ce qui est de perdre ses jours…

Regardons celui qui a livré Jésus.

Judas Iscariote au moment précis où Satan entra en lui, le compte à rebours de sa vie commença. Il commença au moment précis où il eut l’idée de le trahir pour le faire mourir.

Haïr son frère fait de nous un meurtrier, comme convoiter une femme fait de nous un adultère. Mais Dieu avait décidé de laisser Judas entre les mains de satan, parce que plus rien ne pouvait le sauver alors.

Et le tourment, comme ses pensées suicidaires l’ont rapidement submergé pour le pousser à l’acte final (il est allé se pendre).

Maintenant, penser que seul ceux qu’on croit ennemis de Dieu sont livrés à satan est une erreur commune.

Les Assyriens, les Égyptiens, les Amoréens, les Philistins, les babyloniens, tous ces peuples qui gravitent autour de la terre sainte sont-ils les seuls à connaitre le courroux du diable ?

Cela arrange beaucoup de croyants de penser ainsi, ils se protègent en pensant qu’un peuple maudit au départ ne peut que s’égarer, alors qu’un peuple sanctifié dès le départ a sa route de sainteté toute tracée ; Parce qu’il est guidé, protégé même s’il dévie.

Or, nous l’avons vu avec la sixième coupe de colère : ce sont des rois venus de l’Orient. Et les livres des Rois comme ceux des Chroniques nous révèlent aussi qu’ils étaient au départ, vêtus d’habits blancs.

En fait nous avons là une démonstration de comment satan, le diable s’attaque à la maison de David. Et comment Dieu exerce sa justice à travers lui (le diable).

Les récits bibliques nous renvoient aux hommes prestigieux, ceux qui ont dirigé Jérusalem.

Eux, comment ont-ils obéis, quel a été leur gloire ? et quel a été leur sort ?

 

Si on s’attache à la vie de Joas que l’on trouve décrite dans 2 Chroniques 24…

Joas, roi de Juda, dès sa jeunesse et  surtout tant qu’il était avec Jéhojada [yeh-ho-yaw-daw'], fit ce qui est droit et juste aux yeux de Dieu. Il ressemblait à un élu. Il répara le temple. Rien ne permettait de voir un ennemi de la foi, bien au contraire.

Jehojada, le sacrificateur, grand protecteur de la famille royale, faisait office de mentor auprès de lui et lui enseignait la vérité et la justice divine, qu’il manifestait alors.

Mais, c’est à la mort de Jehojada (qui vécut heureux et rassasié de jours jusqu’à 130 ans ; quel contraste !) que les intentions du cœur de Joas se révélèrent au grand jour. Ah, cela ne mis pas des années.

Jehojada a le sens en hébreux de « Dieu connait ». Il connaissait Dieu à n’en pas douter. Mais pour Joas ? A priori il ne le connaissait pas. Puisque le roi tomba directement dans l’idolâtrie et le culte des faux dieux. Alors satan entra littéralement en lui. Et cela se voit, lorsque Dieu envoya le fils de Jehojada, Zacharie, le reprendre ; l’avertir de ses transgressions.

Eh bien au lieu de l’écouter et de se repentir, Joas le fit lapidé.  Aveuglé par sa gloire, il ne voyait plus qui il y avait en face de lui. Il ne voyait ni le prophète, ni le fils de son mentor, qu’il aurait dû épargner au moins en mémoire de ce que son père a été pour lui.

À ce moment-là Joas non seulement a perdu son manteau de sainteté mais il a revêtu celui de faux prophète… et les années du roi de Juda furent comptées.

Dieu abandonna le roi de Juda… et les syriens ayant pris l’ascendant sur l’armée Judaïte, blessèrent Joas lors d’un combat.

Et on lit au verset 25 que « ses serviteurs conspirèrent contre lui à cause du sang des fils du sacrificateur Jehojada; ils le tuèrent sur son lit, et il mourut ».

Joas, donc, finit sa vie à 47 ans, amputées de nombreuses années, à cause de sa désobéissance puisqu’il alla jusqu’à faire mourir les prophètes de Dieu.

Son fils Amatsia vécut quelques années de plus, mais rien de trop, puisque Amatsia régna sur Juda juste après et fut assassiné aux alentours de 54 ans.

Bien qu’il fit ce qui est juste devant Dieu, ( lui aussi avait revêtu ce manteau blanc de sainteté) l’iniquité était déjà dans son cœur, car nous dit les Écritures, « il n’était pas entièrement dévoué à L’Éternel ».

Il avait fait une alliance avec Israël sans consulter ses prophètes ; et lorsqu’un prophète vint lui dire la vérité, il ne l’a supporta pas : Voilà la vérité : « Le prophète se retira en disant :  je sais que Dieu a résolu de te détruire…parce que tu n’as pas écouté mon conseil »( 2 Chroniques 25 :16).

Par conséquent, satan était devenu son maitre ; et la preuve : loin de se repentir, il préféra alors se consulter lui-même. Il était devenu comme son père Joas, un faux prophète.

Son idolâtrie et son adultère lui valut  d’être battu par Israël dans une bataille, puis lui-même assassiné par un complot après qu’il ait fui Jérusalem.

Ce qu’il faut retenir de l’histoire de Joas et de son fils Amatsia, c’est que la stratégie employée par Dieu est toujours la même. Cette stratégie est d’ailleurs aussi celle qu’a connu Judas Iscariote, car c’est ce que Dieu veut que l’on comprenne pour tous mais pour nous-mêmes aussi (pour veiller, pour nous garder du mal).

 

Il est là le miracle : C’est cela rendre la vue aux aveugles.

 

A chaque fois qu’un ou plusieurs prophètes de Dieu est envoyé vers un peuple, les gens concernés jouent avec les années de leur vie (Moïse avec les rebelles du peuple Hébreu en est un exemple de plus). Accepter les réprimandes d’un prophète, lui rendre honneur par notre re consécration, nous fera entrer dans une vieillesse heureuse.

Par contre, rejeter un prophète, le message qu’il nous donne ou s’en prendre à lui, a pour conséquence directe de faire de nous un faux prophète et de provoquer la colère de Dieu ; et une brèche se forme alors, permettant à l’esprit satanique d’entrer dans notre vie.

Les conséquences sont toujours les mêmes pour l’apostat, elles réduisent la durée de sa vie et augmente la dureté de ses épreuves.

Aujourd’hui, l’apostasie est totale. Soit on voit des prophètes partout, (qui ressemblent d’ailleurs plus à des diseurs de bonne aventure ou à des experts en motivation) soit, il est de bon ton de nier l’existence des prophètes, en précisant par exemple que le dernier c’était Jésus.

Mais attention, nier, c’est une fausse protection, car refuser de les voir c’est bien sûr manifester de la mauvaise foi.

Vous savez, la mauvaise foi consiste à se mentir d’abord à soi-même en faisant semblant de ne pas croire. On fait tout pour se persuader que les prophètes n’ont plus ce rôle de nos jours ; et on croit alors à notre propre mensonge surtout si on arrive à le faire croire aux autres.

Car les autres alors en croyant notre mensonge, renforce le sentiment de vérité. Mais, en agissant ainsi, a-t-on pour autant fermé la porte du mal ? Ne risque-t-on pas gros à faire ce jeu de dupe ? La réponse est tellement évidente.

Un autre indice, est essentiel. Un autre critère que celui d’accueillir le prophète et son message ou de se faire prophète soi-même (et cet indice est présent dans les trois récits bibliques) : c’est l’iniquité (l’injustice), mais qui prend forme par la crainte du peuple.

Craindre les autres forment alors une brèche dans votre cuirasse qui laisse l’épée du diable nous transpercer ; car le choix est radical.

Voilà ce choix : Choisir le peuple au lieu de Dieu.

Et Judas comme les principaux sacrificateurs avaient la même crainte, celle du peuple : « Les principaux sacrificateurs et les scribes cherchaient les moyens de faire mourir Jésus; car ils craignaient le peuple. » (Luc 22 :2)

Judas Iscariote vint les voir pour les mêmes raisons, il craignait lui aussi le peuple, puisque : « Judas alla s'entendre avec les principaux sacrificateurs et les chefs des gardes, sur la manière de leur livrer Jésus»(Luc 22 :4).

Pour le roi Joas, ce fut la même crainte qui l’anima…puisque nous lisons dans 2 Chroniques 24 :17, que le roi de Juda, Joas, après la mort de Jehojada écouta les chefs de Juda qui vinrent se prosterner devant lui.

Joas, en fait, eut peur d’eux et du peuple qu’ils représentaient. Résultat : il préféra sacrifier la maison de Dieu plutôt que de leur désobéir.

Amatsia, quand à lui, avait recruté cent mille hommes vaillants venant d’Israël en plus des trois cent mille hommes d’élites que contenait son peuple.

Où Amatsia avait-il mis sa confiance ?

L’homme de Dieu, le prophète lui répondit en parlant de son recrutement: « L’Eternel peut te donner bien plus que cela ».

Amatsia a sacrifié sa confiance en Dieu pour la mettre dans son armée. Cette brèche le plaça en opposition avec Dieu et donc satan l’amena à sa ruine et à celle de Juda.

Aujourd’hui il n’y a plus de scribes et de sacrificateurs. Ils ont d’autres noms, d’autres fonctions. Ils sont prêtres, pasteurs, évêques, diacres, prophètes, évangélistes, théologiens.

Regardez bien : ce sont eux aussi des démocrates, ils sont eux-aussi animés par la même peur : celle du peuple.

Ils se sont comme lier au désir d’acquérir un peuple nombreux, une armée de croyants qui les honorent et d’être à leur tête, leur prophète.


La stratégie divine est-elle alors différente vis-à-vis d’eux ?

 

Pas du tout, Dieu leur envoie un esprit satanique ainsi que des prophètes qu’ils persécutent ; et leurs jours sont comptés.

Et cela peut même aller très vite. Amon roi de Juda nous donne un exemple de rapidité dans la ruine ;

Il n’a même pas eu à rejeter les prophètes. il baignait dans le mal depuis le début.

Alors, il régna deux ans sur Jérusalem (de 22 ans à 24 ans) l’âge à laquelle il mourut, lui aussi après un complot qui se termina par son assassinat.

Mais lui, Amon ne s’humilia jamais devant Dieu, il ne fit que de détourner son peuple vers les idoles. (lui étant bien-sûr l’idole la plus importante, le faux prophète).


Alors, quand satan vient pour nous retirer la vie, les choses sont-elles définitives ? N’y a-t-il plus aucun recours possible, plus de grâce divine ?

Le récit du roi de Juda Ézéchias, nous montre que bien-sûr la grâce reste toujours possible, mais seulement pour l’homme de foi, l’homme humble.

Esaïe avait prophétisé à Ézéchias que sa maladie sera fatale pour sa vie.  Il crut Esaïe et il supplia l’Éternel de l’épargner. Ce qu’il fit, en lui rajoutant même, quinze années de vie.

Parce qu’Ézéchias s’était lui aussi à un moment donné détourné du chemin de la justice. Ses victoires bien qu’elles soient justes eurent un effet pervers sur lui : elles augmentèrent son influence sur un peuple nombreux et le cœur du roi commença à se glorifier de son influence et de son pouvoir;

 Face à la bonne attitude du roi, Satan à l’origine de sa maladie fut stoppé par Dieu. Le diable ne put exercer son courroux sur lui car le roi s’humilia et pria « O Eternel! souviens-toi que j'ai marché devant ta face avec fidélité et intégrité de cœur, et que j'ai fait ce qui est bien à tes yeux! Et Ézéchias répandit d'abondantes larmes ».

Alors Dieu exauça sa prière et par l’intermédiaire d’Esaïe, le roi fut à nouveau sur pied. 

 

Pour conclure, je voudrais dire que Dieu seul tient entre ses mains nos jours. C’est lui qui prolonge ou raccourci notre vie. Son désir est de  prolonger nos jours le plus longtemps possible bien-sûr.

Mais sa loi lorsqu’elle est piétinée par des soi-disant croyant ne le laisse pas indifférent et sa colère bien que lente s’exprime. Satan use alors d’un pouvoir qui lui a été laissé.

Et nous n’avons encore ici, rien à calculer et surtout pas à pointer notre doigt vers les autres.

« Que celui qui croit être debout face attention à ne pas tomber ».

Les uns s’en vont trop tôt, les autres nous semblent vivre plus qu’ils ne devraient.

L’essentiel est de regarder ailleurs, d’avoir les yeux sur la grâce de Dieu et à sa justice. Lui connaît nos intentions les plus profondes. Lui seul brise notre cœur et lui connaît le temps des jugements. À lui soit la gloire qu’il donne et qu’il partage avec qui il veut.

Amen

dimanche 20 mars 2022

La VEILLESSE : Malédiction ou bénédiction ?

 426


Par Eric Ruiz

 

Vieillir fait toujours partie des sujets tabous. On évite d’en parler ; ou on en parle pour évacuer ses peurs. Mais il faut l’aborder parce que c’est une période importante de la vie, même si tous n’y parviennent pas ou peu.

Je regardais mon père âgé de bientôt 88 ans, qui se demande tous les jours pourquoi il est obligé de continuer de vivre ainsi, dans un corps qui lui fait honte et qui le diminue sans cesse (lui un ancien sportif obligé de se déplacer avec un déambulateur ; ou de passer du lit au fauteuil et du fauteuil au lit).

Et je me disais : « à quoi sert la vieillesse ? »


C’est vrai, pour beaucoup une période très difficile, pénible, voire invivable s’annonce à eux (aller disons-le, une période comme l’enfer !).

La déprime des séniors n’est pas un fait rare.

Isolés par les deuils de leur entourage, ils perdent l’envie de vivre ; N’ayant plus le travail qui rythmait leur journée, ils se sentent inutiles.

Même avec les progrès actuels de la médecine, la vieillesse traine avec elle la perte de la force physique, on est aussi plus vulnérable, invalide parfois, dépendant, fatigué, diminué physiquement mais mentalement aussi,(parce que beaucoup perdent la mémoire à court terme) ; sans oublier aussi que cette vieillesse permet de mesurer, surtout de nos jours, son décalage avec les plus jeunes générations. Par conséquent, vieillir est souvent synonyme de s’aigrir encore plus avec la vie.

Alors à quoi sert de vieillir ? Pourquoi le Seigneur notre Dieu ne prend pas le croyant avant qu’il atteigne un âge avancé ?

D’ailleurs, un bon nombre de croyants  redoutent la vieillesse et prient dans ce sens. Ils prient pour qu’un enlèvement ait lieu avant qu’ils aient à vivre ce moment-là.

Mais Dieu a fait une promesse à Abraham que nous lisons dans Genèse 15 :15, et ce n’est pas de vieillir qu’il lui a promis ; il lui a dit : «  Toi tu iras en paix vers tes pères, tu seras enterré, après une heureuse vieillesse ».

S’il a promis une vieillesse heureuse aux hommes de foi, c’est que cette vie-là doit l’être ainsi.

Mon propre père, quand il me voit chaque semaine, me dit : « je ne suis pas comme toi, je crois qu’il n’y a rien après la mort »

Mon père vit sans l’espérance du salut, et sans la paix dans l’âme. C’est ce désespoir, ce malheur qui le mine dans ses vieux jours. Il ne comprend pas pourquoi je reste là, moi, calme et serein alors que lui se retrouve seul à se battre avec sa souffrance qu’il trouve injuste et humiliante.

Je réalise le cadeau que notre Seigneur nous fait en vivant tout ce qui nous arrive, dans la paix.

Parce que le plus important je le répète, ce n’est pas l’épreuve que nous traversons c’est « comment » nous la traversons.

D’où provient la lumière ? De notre corps ? Ne serait-ce pas plutôt de notre esprit ou de notre âme ?

Le handicap n’est un handicap que pour celle ou celui qui le voit ainsi.

J’ai connu un champion de monde de triathlon handicapé, qui me disait que la plus belle chose qui lui soit arrivée est celle d’avoir perdu sa jambe accidentellement.

Il s’est trouvé alors de nouveaux combats, de nouveaux challenges qui ont changé sa vie, qui lui ont donné des buts beaucoup plus élevé qu’avant.

Un homme de foi, lui, voit dans les aléas de la vie, des moyens différents de rendre gloire à Dieu.

Ses faiblesses, ses limites, ses petites douleurs, ses handicaps du moment lui servent à s’abaisser encore plus, à grandir dans l’humilité. Il devient dépendant encore plus….peut-être des autres, oui mais de Dieu en premier.

Perdre sa force en vieillissant c’est une bénédiction…Mais attention pour ceux qui cherchent un moyen d’agir différemment. « Que le faible dise je suis fort », fort par celui qui me fortifie. Moins on comptera sur soi plus le ciel s’ouvrira alors.

Et puis, on ne le dit pas assez, mais l’attitude de la personne âgée est un modèle pour les jeunes générations. Le papy, la mamie, c’est le confident, c’est la personne qui montre l’écoute, le cœur, qui donne le conseil sage. C’est le point lumineux de la tendresse.

La tendresse mais aussi, l’honneur.

« Les cheveux blancs sont une couronne d'honneur; C'est dans le chemin de la justice qu'on la trouve. », nous dit Proverbes 16 :31

Marcher sur le chemin de la justice nous fait réaliser que nous avons une couronne d’honneur pour nos vieux jours.

Et si on parle d’honneur ; Dieu, lui, met un point d’honneur à bénir celui qui marche devant lui dans l’intégrité ;

C’est-à-dire, celui qui use de transparence avec lui, qui a su faire tomber son masque d’hypocrisie pour laisser apparaitre ce qu’il est réellement.

Par contre, il existe une ancienne croyance dans le fait que vieillir est une bénédiction accordée seulement à celles et ceux qui font le bien et que pour les autres, ils sont repris avant, rattrapés par leurs méchancetés. On cite le Proverbe 3 :1 pour étayer son raisonnement : « Mon fils, n'oublie pas mes enseignements, Et que ton cœur garde mes préceptes; Car ils prolongeront les jours et les années de ta vie, Et ils augmenteront ta paix. »

Ce sont les jours de paix qui augmenteront dans la vieillesse, alors que pour les autres, les jours pourront augmenter…mais la paix ne sera pas au rendez-vous.

Shalom, le mot hébreu employé dans le texte a un sens plus large que la paix du cœur, c’est aussi un corps en bonne santé, un bien être général de la personne.

Et à l’inverse si des jours de tourments, de souffrance augmentent, je ne suis pas certain que beaucoup rêvent alors de prolonger leurs jours pour vieillir.

Le troisième âge : c’est encore un temps de jugement. Un temps qui montre notre passé et qui fait le bilan avec ce que l’on a semé dans notre vie.

Alors : Vieillit-on comme on a vécu ?

Je l’crois vraiment, oui.

Vieillir devrait montrer que nous nous sommes dépouillés du vieil homme (de notre veille nature) ; que nous avons vaincu le mal.

Il n’est qu’une seule manière de bien vieillir, c’est de mourir auparavant.

Si nous sommes morts de notre vivant alors nous vivrons parfaitement notre vieillesse.

Pour le roi Salomon, vieillir ne fut pas pour lui un havre de paix. 1 Roi 11 nous dévoile l’irritation de Dieu qu’il a eu pour le roi d’Israël, à la fin de sa vie, à cause de ses transgressions.

Le royaume du fils de David vécut certainement dans la paix ; mais pour lui ?

Salomon finit sa vie dans la guerre, la tourmente, la dépression (c’est ce que nous renvoie aussi les écrits de l’Ecclésiaste) .

1 Roi 11 : 14 : « L'Éternel suscita un ennemi à Salomon: Hadad, l'Édomite,…23 « Dieu suscita un autre ennemi à Salomon: RezonIl fut un ennemi d'Israël pendant toute la vie de Salomon 26 « Jéroboam aussi, serviteur de Salomon, leva la main contre le roi. »

Trois ennemis assaillirent le trône de Salomon et le dernier, Jéroboam fut un peu le coup de grâce, car c’est lui le serviteur faisant office de traite qui prendra la succession du royaume d’Israël et qui fera la guerre au royaume de Juda.

Mais, qui sont véritablement les ennemis de Salomon ? Ces ennemis qui montrent aussi les nôtres ?

Hadad signifie en hébreu « puissance ». Rezon nous montre par la racine razan le chef, le souverain, le monarque et enfin Jéroboam nous renvoie au peuple nombreux, à l’abondance.

Ce qui a rendu une vieillesse malédiction pour Salomon fut la convoitise ; ses désirs de puissance, de règne et d’abondance.

Eh bien ses trois désirs sont ce qui forment les trois 6 du 666 : La marque de la bête ; La puissance par la sagesse, le règne et la richesse sont attachés à l’être animal, le 6;

Et des esprits souverains, avide de pouvoir et de domination comme Salomon, il en existe pléthore aujourd’hui. Ces êtres maléfiques sont l’image, la représentation de la bête ; et ils sont adorés vénérés.

Ne vivent-ils pas ou ne vivront-ils pas l’enfer avec cette marque de la bête sur eux ?

Et le roi de Juda Ozias; lui aussi maltraita à sa façon le temple. Son cœur hautain, ivre de puissance l’amena à profaner le temple en brûlant lui-même les parfums sur l’autel, se moquant par la même de la fonction des lévites.

Sa vieillesse fut une véritable calamité puisque en plus d’être retranché de son peuple, la lèpre ne le quitta pas jusqu’à son lit de mort.

Cela veut dire que : celles et ceux qui se rebellent à un moment donné contre Dieu alors qu’ils ont été missionnés se retrouveront à finir leur vie, marqué par l’esprit de la bête.

Ils seront dans la tourmente, à combattre contre des ennemis ou des maladies terribles ; à être retranchés, plutôt que de vivre une « heureuse vieillesse» au milieu des siens, (cette vieillesse promis aux gens de foi, promis aux descendants d’Abraham).

Alors, avons-nous marché sur le bon chemin ? Ou notre vieillesse montre-t-elle le contraire, que nous nous sommes détournés du chemin de la vérité ?

Si les ronces et les mauvaises herbes ont poussé en majorité, c’est que nous nous sommes faits notre propre dieu et que la bête y a fait une marque profonde.

Si l’amertume, les regrets, la jalousie, la lassitude fait partie de notre quotidien, c’est que le temple de l’Esprit saint n’est pas ou n’est plus au milieu de nous. Quel temple y règne alors ?

Par contre, si notre jardin intérieur possède toujours des fruits abondants tels que la patience, la bienveillance, la bonté, la douceur, c’est que Dieu continue à y faire croître ses atouts.

Ce beau jardin intérieur est visible chez l’apôtre Paul dans sa lettre à Philémon. Il le dit au verset 9 qu’il est âgé, vieillard (presbutes en grec) et par surcroit en prison.

Eh bien même limité, cela n’empêche pas l’apôtre d’être bienveillant auprès de ses frères et de les encourager à agir avec bonté et patience, en s’honorant les uns les autres.

La vieillesse a cette qualité, c’est que l’on parvient de moins en moins à cacher ce que l’on dissimulait autrefois.

Pourquoi ? Parce que tout simplement les forces manquent et on s’épuise vite dans les combats avec soi-même… et puis tout remonte à la surface.

Les souvenirs de notre enfance comme l’enfance elle-même remonte.

Et si des évènements, des personnes ont troublé notre enfance, c’est le moment de faire le deuil de tout son passé.

Comment faire le deuil ?

En effaçant son passé, en pardonnant à son passé, en le laissant là où il est ; et en faisant que rien de ce qui remonte ne soit un moyen d’ouvrir les vieilles blessures ni d’additionner à nouveau les dettes.

Stephen King le célèbre écrivain américain a écrit une chose intéressante concernant le fait de vieillir : « c’est peut-être ça vieillir, apprendre à ne plus tricher avec la vie » je rajouterai, pour être précis : à ne plus tricher avec soi et avec les autres.

Parce que, refuser de vieillir en gardant son masque du passé c’est encore vieillir plus vite.

Pour conclure je voudrais citer cette  citation de Jacques Salomé  qui résume contient tellement de vérité: « Vieillir, ce n’est pas ajouter des années à la vie, mais de la vie aux années ».

Jésus est la vie et vieillir revient à laisser croitre Christ en soi, année après année.

Je crois vraiment que notre Seigneur a fait la vieillesse comme il a fait la vigne ;  pour les mêmes raisons, pour que le temps bonifie un bon vin pas pour le rendre meilleur, pour le rendre exceptionnel.

Alors Dieu nous a donné des jours à accomplir, mais lesquels ?

Sa volonté et que nous, fils d’Abraham, nous vivions longtemps et heureux. Mais nous avons les moyens de raccourcir notre vie ou de rallonger nos souffrances. Ne faisons pas de calcul insensé : marcher sur le chemin de la justice en Christ nous permettra de vivre dans une plénitude de paix, de joie, de bonheur quel que soit notre âge.

Amen