dimanche 7 février 2021

LE LEVIATHAN, UN MONSTRE BIEN REEL

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Par Eric Ruiz


Dimanche dernier un grand sujet de conversation a eu lieu au sein de ma famille.

Qu’est-ce qu’un extrémiste ?

Le dictionnaire Larousse, dans un premier temps, ne nous a pas aidé : On y a lu que c’est : celui ou celle «qui manifeste des opinions, des conduites extrêmes » ;

En creusant un peu plus, on voit que c’est « celui qui est partisan d’une doctrine poussée à ses limites ».

Les gens qui considèrent que seule leur doctrine est vraie et qu’en elle, seule, se trouve les limites sont extrémistes.

Par conséquent quelqu’un qui a des œillères, qui ne pense et qui n’agit que par une doctrine est un extrémiste.

Je disais à ma fille aînée que généraliser une chose amène à être extrémiste ou l’inverse aussi : un extrémiste se dévoile parce qu’il aura tendance à généraliser les choses.

Quand on met tout le monde dans le même panier, c’est agir en extrémiste.

Par exemple :

« si j’ai remarqué que beaucoup d’hommes abusaient sexuellement de leur condition envers les femmes ». De là à généraliser et à affirmer que « Tous » les hommes abusent de leur sexualité et sont des violeurs, des pédophiles potentiels, c’est avoir un point de vue extrémiste des choses.

Une doctrine extrémiste, fait table rase de tout ce qui pourrait la relativiser, la nuancer, et pourquoi pas la contredire. Elle évince donc, toute autre doctrine.

La discussion est inutile avec celui qui l’enseigne, car il restera de toute façon sur ses idées, ses convictions et ne changera pas d’avis.

Et c’est comme cela que l’on arrive à juger un coupable, sur son faciès et non sur ses actes.

Ramené à l’échelle de notre société d’aujourd’hui : Le jugement a lieu sur ce que raconte les réseaux sociaux et non plus sur des faits. Plus besoin de preuves. Une foule qui crie à l’unissons « à mort !» cela suffit pour clamer la vérité. C’est le signe d’une société extrémiste.

Et la religion, c’est vrai pousse très fort à ce genre d’idées.

Jésus disait aux religieux : «  pourquoi vous irritez-vous contre moi de ce que j'ai guéri un homme tout entier le jour du sabbat? Ne jugez pas selon l'apparence, mais jugez selon la justice ».

Les légalistes, « la loi c’est la loi », aiment exercer leur justice. Ils ont pour armes des dogmes.

Les dogmes sont par définition des doctrines qui ne se discutent pas. Elles sont comme des lois physiques : elles s’admettent comme un absolu. C’est comme la loi de l’apesanteur, ou tout objet lâché tombe vers le sol.

Eh bien pour le religieux : Toute croyance hors de la sienne est diabolique. Toute croyance hors de la sienne tombe au sol et se brise. Ils ont leur dogme sur la foi, sur le salut, sur la repentance, sur le jugement éternel et ils brisent celui qui vient les discuter.

Qui ne pense pas alors automatiquement à l’extrémiste islamique ; ce fanatique qui se fait sauter au milieu de la foule en criant Allah Akbar. Mais là aussi, cette manière de voir est réductrice, car elle n’entrevoit pas d’autres religieux fanatiques qui poussent eux aussi leur doctrine très loin dans leurs limites même si l’issue n’est pas aussi spectaculaire .

Et Jésus, lui,  avait-il une vision élargie des choses ? Acceptait-il la discussion sur ce qu’il annonçait ? Changeait-il d’avis ?

En répondant rapidement sans trop réfléchir, l’image de Jésus correspondrait plutôt à un fils de Dieu aimant, pardonnant, miséricordieux, ne jugeant pas le pécheur, et par conséquent très ouvert au dialogue.

Jésus serait l’incarnation de la parole mesurée et aimante.

Une preuve : lors de sa rencontre avec le jeune homme riche qui avait de grands bien et qui se confiait dans ses richesses. La réaction de Jésus n’a pas été de le condamner, mais d’avoir compassion ; le texte nous dit « qu’il l’aima ».

 

Jésus est aimant, c’est vrai, pourtant…


Jésus annonce une doctrine qui ne se discute pas : « la saine doctrine ».  C’est le « ainsi dit le Seigneur », le « amen » le ainsi soit-il.

Sa doctrine vient du Père et toute autre doctrine vient du malin, de l’esprit menteur.

Et l’apôtre Paul confirme qu’on ne discute pas avec la saine doctrine.  Galates 1:9  : « et je le répète à cette heure: si quelqu'un vous annonce un autre Evangile que celui que vous avez reçu, qu'il soit anathème! ».

Alors Jésus serait-il extrémiste dans ses propos en rejetant toutes les doctrines des hommes ?

Oui Jésus est extrémiste comme son Père l’est.

Mais, et c’est là la nuance, il ne l’est pas comme l’homme.

Le fanatique, lui, cherche à se placer au-dessus. Il veut incarner la vérité. Il prend une autorité par la force en se plaçant juge et partie.

Alors que Jésus place un absolu comme une limite à ne pas franchir pour le bien de l’autre.

Sa frontière n’est pas faite de bombe à retardement mais elle sert de révélateur.

Elle rétablit ce qui est juste.

Alors, oui, Jésus-Christ est un extrémiste qui cherche le bien, alors que l’homme extrémiste cherche le mal en cherchant sa propre gloire.

Il repoussera le pécheur comme le péché sans faire de distinction.

Le commandement de Dieu est  sans équivoque c’est : celui d’aimer Dieu de toutes ses forces, de toute son âme, de tout son cœur, ou d’aimer son prochain comme lui-même.

L’homme devrait se juger, en se remettant en question à partir du fait qu’il ne parvient pas à aimer son prochain comme lui-même.

Jean 7 :16-18

« Jésus leur répondit: Ma doctrine n'est pas de moi, mais de celui qui m'a envoyé. Si quelqu'un veut faire sa volonté, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon chef. Celui qui parle de son chef (en son nom) cherche sa propre gloire; mais celui qui cherche la gloire de celui qui l'a envoyé, celui-là est vrai, et il n'y a point d'injustice en lui. »

Jésus dévoile ici une chose très intéressante, une autre partie de sa doctrine. Il y a une partie qui est basée sur l’amour, certes, mais il manque un complément.

Alors quel est ce complément ?

Dans ce passage de Jean chapitre 7, Jésus nous dit clairement que si quelqu’un veut faire sa volonté, eh bien il saura que sa doctrine ne vient pas de Dieu ; Pourquoi ?

Parce qu’il aura forcément recours à l’injustice, parce que le mensonge sera son allié de chaque jour.

Quand on parle en son propre nom, quand on cherche sa propre gloire, à mettre son chef, sa tête en avant, on cherche à convaincre par ses propos ou par sa situation sociale.

C’est ce que Jésus dit.

L’extrémiste cherchera coûte que coûte à séduire, à mettre la lumière sur lui.

Mais Jésus lui ne cherchait pas sa propre gloire. Aussi, il n’a jamais essayé par ses discours de convaincre ou de rassembler.

Il savait une chose essentielle : c’est le Saint-Esprit qui convainc seul. Et le Saint-Esprit n’a pas besoin de la sagesse des sages pour convaincre.

Il a juste besoin d’avoir des croyants ayant foi que le Père parlera en eux au moment voulu par le Saint-Esprit.

Lorsque Jésus vit Pierre et son frère André qui jetaient leur filet pour la pêche, il ne leur a pas fait un discours ou un sermon pour les convaincre de le suivre « Il leur dit: «Suivez-moi et je ferai de vous des pêcheurs d'hommes. Aussitôt, ils laissèrent les filets et le suivirent. »

Ils n’ont pas posé de question ou ils n’ont pas demandé : « Où nous emmènes-tu ? Quelle est ta doctrine du salut ? ».

Paul l’a très bien compris pour l’avoir vécu. Et dans le premier chapitre de l’épître aux Galates aux versets 11 et 12 il s’en explique : «  l'Evangile qui a été annoncé par moi n'est pas de l'homme; car je ne l'ai ni reçu ni appris d'un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ ».

Vous savez, beaucoup de ceux qui parlent pour convaincre se trahissent.

Puisque ceux qui parlent de la part de Dieu, par exemple décident, eux, du moment où Dieu leur parle. Ils décident de se mettre à part pour l'écouter.

Ils ne se posent pas la question si c’est le moment de Dieu… Mais là encore ils dévoilent leur imposture.

Car c'est Dieu qui décide de tout.

C'est lui qui nous parle quand il l'a décidé. C'est lui qui nous rend disponible. Il l'a toujours fait ainsi, il ne va pas changer parce que certains ont décidé qu'avec eux les choses changeraient.

Si Dieu a décidé de nous parler en plein brouhaha, il le fera. Il ne va pas attendre forcément que vous soyez en réunion de prière, dans le calme où que votre Bible soit ouverte.


Là encore c'est parler de son propre chef que de décider du moment divin, c'est être extrémiste.


Nous sommes dans un moment très particulier où les extrémistes sont très nombreux. Et cela ne présage pas des temps de paix mais plutôt de temps d'oppression.
Et ce n'est pas que les gens soient devenus ainsi : extrémistes.

Personne ne les a poussés à l’être. Ils le sont déjà par nature.

C’est pourquoi je pense que beaucoup tomberont de haut face à l’imposture de ces personnes.

Il y a tant de gens connus pour leurs idées larges, revendiquant sans cesse une huile de sainteté, faisant étalage de leur caractère pacifiste, démocrate, égalitaire, luttant pour de grandes causes humaines, comme le droit à la différence ; tout cela n’était qu'une couverture.

Ils ne montraient que la meilleure partie, celle qui séduit : Un masque, pour parler dans l'air du temps.

Ils sont en fait bien animés par des envies de dictature, d'autoritarisme, d’actes arbitraires, de tyrannie et de violence.

Je ne dis pas de regarder uniquement en direction de ceux qui nous gouvernent. Regardez autour de vous et regardez-vous aussi, nous dirait Jésus.

Mais notre fin horloger : Dieu le Père, a tout prévu dans sa création ; Et les animaux sont de véritables révélateurs pour nous les humains.

Comme nous l’avons vu avec la colombe, correspondant au Saint-Esprit, les vautours, les oiseaux charognards correspondants aux mauvais esprits, il y a bien sûr la bête et le dragon décrit par Jean dans le livre de l’Apocalypse.

Mais ce dragon qu’a vu Jean n’aurait-il pas des similitudes avec ce même monstre dépeint dans le livre de Job aux chapitres 40 et 41?

Car cet animal-là correspond tellement bien à l’extrémiste dans sa nature et dans sa manifestation, qui ne se fixe aucune limite.

Cet animal c’est le Léviathan.

Un monstre marin, qui a traversé les temps, les époques et les légendes.

Ce prédateur redoutable par sa manière de se comporter et de vivre nous rappelle étrangement le caractère de l’extrémiste.

Oh, vous me direz :  « on ne peut pas croire à des légendes, sorties de contes pour enfants !  Le Léviathan, le dragon des mers, c’était pour autrefois, pour des gens incultes ou pour ceux qui ne jurent que par les films Disney »

Et pourtant, c’est ce que veut nous montrer le Saint-Esprit.

Ce géant, ce dragon au caractère dominateur et destructeur est intemporel.

Il traverse les temps, les époques et les histoires pour rester dans la mémoire collective…Parce qu’il a une fonction.

Et je ne suis pas surpris qu’il figure dans le livre de Job qui lui aussi est intemporel.

Certaines versions ont traduit le nom de cette bête par « crocodile », sans doute gênée par le côté légende, surnaturel et imaginaire de ce dragon (qui n’existe plus réellement aujourd’hui).

Mais les traductions proches de l’hébreu traduisent Léviathan (Liv-yaw-thawn’). Et la description montre un monstre (ce que n’est pas le crocodile).

Et ce n’est pas un hasard si la parole de Dieu décrit cet énorme serpent de mer, sortant de la mer, la gueule béante et enflammée. La mer qui signifie la foule, les peuples dans la Bible.

Vous voyez, « à son seul aspect on est terrassé »

Ce dragon terrorise et impressionne dès qu’il sort de la foule, dans le but d’exercer une domination sur elle.

De sa gueule enflammée sortent des paroles extrêmes, elles brûlent, enflamment, consument, tel un chef dictateur imposant à tout un peuple, la soumission.

Dans les récits légendaires ce monstre symbolisait la force et le pouvoir du mal.

Le philosophe français bien connu, Alain, décrivit le Léviathan comme le symbole de la montée du fascisme (Ce système politique autoritaire et totalitaire auquel adhèrent les foules, les média et bien-sûr l’Etat).

Donc, le pouvoir absolu et la crainte voilà les lumières du Léviathan.

Et combien d’hommes et de femmes incarnent aujourd’hui cet absolu et produisent cette crainte attisés par cet esprit conquérant ?

Dieu n’a pas choisi ce monstre animal au hasard pour Job.

Job avait cette nature à vouloir imposer ses idées comme étant celle de Dieu (un absolu), il contestait avec Dieu.

L’Eternel lui posa d’emblée ce genre de questions : « As-tu un bras comme celui de Dieu, une voix qui tonne comme la sienne ?…Celui qui conteste avec Dieu a-t-il une réplique à faire? »

Et, voyant que Job restait aveugle et sourds à ses répliques, L’Eternel pris alors l’exemple du Léviathan, pour que cela frappe son esprit:

Job 41 « …Autour de ses dents habite la terreur…Des flammes jaillissent de sa bouche… Une fumée sort de ses narines…Comme d'un vase qui bout, d'une chaudière ardente…Son souffle allume les charbons…Son cœur est dur comme la pierre…Sur la terre nul n'est son maître; Il a été créé pour ne rien craindre, Il regarde avec dédain tout ce qui est élevé, Il est le roi des plus fiers animaux. « (Fin du chapitre)

Quel caractère orgueilleux poussé à son extrême.

Avec le Léviathan nous sommes devant l’animal le plus orgueilleux qui soit et qui ne se soumettra jamais à personne.

Aucune âme vivante ne pourra le domestiquer et l’assujettir.

L’esprit du Léviathan vit aujourd’hui.

C’est l’esprit, le plus fiers de tous. Il se voit et se manifeste par l’extrémiste qui place son cœur de la même façon, bien au-dessus de tous.

Dieu a montré ce monstre à Job pour que cela l’impressionne et qu’il réalise jusqu’où est montée son arrogance (à quoi sert-il de vouloir ressembler à ce monstre ?)

 Dieu veut qu’il réalise que ce géant destructeur fait partie de lui et qu’il devrait se repentir (C’est ce que Job fera d’ailleurs au chapitre suivant).

Mais Dieu veut aussi lui montrer que même l’animal le plus fort, indestructible, maître des océans, plie devant lui et rampe devant le Seigneur comme un serpent rampe au sol.

« qui donc me résisterait en face, de qui suis-je le débiteur » Job 41 :1-2

Aussi fort et puissant que soit l’être animal ou humain, Dieu ne lui sera jamais redevable.

Et au jour du jugement cet animal sera anéanti, il ne restera plus rien de sa domination et du pouvoir d’admiration qu’on lui vouait.

Cela veut dire en parallèle : qu’il ne restera plus rien dans nos mémoires de leurs actes héroïques ; et même si nos livres d’histoire évoquaient leurs vaillantes épopées, tout disparaitra comme le vent fait tomber les feuilles d’un arbre en automne.

Esaïe 27 :1

« En ce jour, l'Eternel frappera de sa dure, grande et forte épée Le léviathan, serpent fuyard, Le léviathan, serpent tortueux; Et il tuera le monstre qui est dans la mer »

Ce monstre, ce « serpent ancien » qui est apparu en Eden, est la cause de la chute de l’homme. Ce mauvais esprit a été aussi la cause de la chute de Job et de bien d’autres. Et encore aujourd’hui, il se manifeste c’est vrai par la puissance d’un seul et unique antichrist, et d’un seul et unique Léviathan. Mais la réalité c’est qu’une foule est animée par l’esprit de ces monstres marin (pas seulement une seule personne).

Job 41 : 22 « Il fait bouillir le fond de la mer comme une chaudière, Il l'agite comme un vase rempli de parfums. »

Alors, pourquoi l’extrémiste est-il comme ce dragon, ce serpent des mers, crachant du feu par ses narines. Pourquoi la violence lui colle-t-elle à ce point à la peau ?

Parce qu’un esprit Léviathan, cherchera avant tout à se débarrasser de ce qui l’oppresse, donc de ce qui l’attaque. Alors, il se protègera et cherchera à protéger son réseau d’influence en dressant des murs, des carcans, des doctrines indiscutables, des principes sans concessions.

La violence deviendra par conséquent une issue fatale et il proclamera sa doctrine finale ( la même doctrine que celle du roi de Babylone Nebucadnesar : « croire en lui ou périr ».

Vous savez, il n’y a qu’une seule alternative à l’extrémiste dans ses relations: le rejet, le conflit, la guerre ou alors la soumission de sa victime (comme la nature du dragon Léviathan).

On n’attrape pas un dragon des mers avec un hameçon (nous dit le texte de Job), eh bien on n’attrape pas non plus un extrémiste avec un raisonnement aussi bien conçu soit-il.

On ne l’amènera jamais à lui faire fléchir les genoux et à reconnaître ses erreurs (Job 40 :22-27)

Pourquoi ?

Parce pour lui, il n’y a que deux entités qui s’affrontent : les forces du bien contre celles du mal ; sa vérité contre les menteurs; sa justice contre celle des impies ; et enfin, un seul but : exterminer les opposants ou les soumettre.

Lui, l’extrémiste se considère comme possédant « l’absolu ». Il est l’élu, le grand possesseur du bien, du vrai et il se croit justifié par sa connaissance ou par le très-haut ;

Par conséquent, tous ceux qui ne pensent pas comme lui, ni n’agissent pas pareil que lui incarnent le mal, le faux, l’injustice et la destruction.

Cette vision dualiste aussi choquante soit-elle, Jésus-Christ la possède aussi, tout comme l’esprit saint.

Mais la différence, c’est qu’il sonde les cœurs. Il juge alors les esprits qui animent les gens. Et surtout ils les aiment (pas pour ce qu’ils font mais pour ce qu’ils sont).

Alors, obéissons au commandement de Dieu écrit dès les premières lignes du livre de la Genèse, qui nous dit : que l’homme dominera sur les animaux du ciel et de la terre.

Ce qui veut dire aussi que nous devons dominer sur tout esprit animal : Ne pas se laisser séduire, ne pas en être esclave et ne pas se laisser oppresser par lui.

Mais face à un extrémiste, à un esprit Léviathan, ne dressons pas notre main contre lui. Job 40 :27 « Dresse ta main contre lui, et tu ne t’aviseras plus de l’attaquer ».

Alors, laissons-le nous regarder avec dédain. Dieu seul convainc de péché ; Et c’est son jugement qui fera le reste, c’est son jugement qui le brisera au milieu de la tempête et qui le fera ramper devant lui.

Amen

dimanche 31 janvier 2021

POURQUOI LA CHARITE CHRETIENNE EST-ELLE DEPASSEE ?

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Par Eric Ruiz

Ce qui me frappe avec les gouvernements des sociétés modernes d’aujourd’hui, ce sont leurs objectifs ratés.

Ils voulaient, par des mesures économiques et sociales améliorer les conditions d’existence ; Créer de véritables changements de conditions de vie.

Mais ces mesures n’ont eu pour résultat que de donner des pièces d’argent à un pauvre, comme un simple geste de charité.

Les mendiants dans le métro parisien reçoivent la même chose en tendant la main aux passants.

-Prenons le cas de notre jeunesse.

Nos étudiants aujourd’hui ont droit à deux repas par jour dans un restaurant universitaire pour 1 euro. C’est bien, c’est très bien, mais cela reste de la charité.

Où sont passées les bourses d’études qui donnaient un revenu à l’étudiant afin qu’il ne soit pas obligé de vendre des pizzas le soir pour pouvoir payer ses études ?

L’étudiant est le nouveau mendiant de nos sociétés modernes.

Et s’il ne l’est pas encore, il va le devenir puisque (dernière décision du gouvernement) l’étudiant, comme le jeune adulte va pouvoir empreinter à un taux zéro jusqu’à dix mille euros.

Oui, c’est une belle et généreuse décision… mais à condition seulement de pouvoir rembourser ce prêt.

Or, sans emploi, (c’est  hélas ce qui attend la majorité), comment vont-ils rembourser ?

La jeunesse va devenir captive, prisonnière d’un système politique  coercitif, rendant le jeune adulte esclave et redevable dès sa majorité.

 

Fiodor Dostoïevski écrivit dans une de ces œuvres littéraires : « La charité pervertit, et celui qui la fait et celui qui la reçoit, et de surcroit elle n’atteint pas son but, parce qu’elle ne fait qu’augmenter la mendicité ».

 

Heureusement que dans nos Eglises, nos temples, là où se retrouvent les croyants, les choses sont bien différentes.

Ce fait, le croyez-vous sincèrement ?

Je pense qu’au mieux, un croyant nécessiteux peut recevoir l’argent d’une collecte faite pour lui (et là si c’est fait, c’est déjà une très bonne chose).

Mais est-ce suffisant ? Sa condition sociale va-t-elle changer pour autant ?

Non.

Et si les prières en sa faveur sont  nombreuses (ce que je ne doute pas) dans la grande majorité des cas, elles ne vont rien changer, elles aussi.

Et pour encourager les frères et sœurs, on trouvera des versets pour expliquer que la foi c’est d’exercer la patience et d’attendre la bénédiction à venir, mais aussi de croire sans douter.

Tout cela est juste mais, il manque l’essentiel.  On ne peut réduire Christ à des œuvres de charité, à une association de bienfaisance.

Pourquoi ?

Car au départ les choses étaient différentes.

L’ordre dans l’Eglise c’est Actes 2 :45 ; Actes 4 :32 ; Actes 4 :34

Parce qu’il n’y avait aucun nécessiteux, aucun indigent, parce que tout était répartis en fonction des besoins ; et pas seulement la nourriture mais aussi l’habit, le logis, les moyens de transport… Tout était décidé en commun pour le meilleur de tous et surtout de chacun.

Personne ne décidait en son nom propre (d’apôtre ou de prophète) mais tous étaient serviteur les uns des autres. Les décisions étaient collégiales, prises avec un cœur sans détour.

 

Il y avait une solidarité bien au-delà de ce que la charité, la mendicité peut recevoir.

 

L’apôtre Pierre dans sa première lettre exhortait déjà à une très forte charité. Il disait :

« Mais surtout, ayez entre vous une ardente charité : car la charité couvrira une multitude de péchés" (1 Pierre 4 :7-8).

La charité provient du mot « agapé » en grec. C’est dans les faits : un acte d’amour profond qui va jusqu’au sacrifice, qui pardonne, qui expie les fautes des autres et qui est prêt à tout abandonner pour l’autre (jusqu’à « donner sa vie pour ses amis »).

Nous devons aussi aller plus loin et exercer une charité pour nos ennemis ; Les aimer comme Christ, aima ses bourreaux, leur pardonnant le mal qu’ils avaient faits à son égard.

De nos jours, quand on parle de solidarité, on ne fait que de répondre à la mendicité, en y ajoutant parfois un peu de réconfort, mais rien de plus.

On ne change pas la pauvreté, ni les inégalités ainsi.

On ne fait que de donner à celui qui tend la main, mais le don reste limité puisque sa condition reste la même.

Où est passé la solidarité des disciples de l’Eglise de Jérusalem qui mettait chacun sur le même pied d’égalité spirituellement comme socialement ?

Et quel sens alors doit-on donner à toute cette misère qui dure et qui ne cesse de s’amplifier ?

Pourquoi Dieu est-il si long à répondre aux prières des uns et des autres ?

D’abord, c’est vrai la dégradation de la solidarité ne date pas d’hier.

A peine convertis, déjà Paul reprochait  aux Galates leur refroidissement : «Je m’étonne de la rapidité avec laquelle vous abandonnez celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour vous tourner vers un autre Evangile….Est-ce que je cherche à plaire aux hommes?... Frères, vous avez été appelés à la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte de vivre selon la chair … Ne cherchons pas une vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous portant envie les uns aux autres». 

L’amour du prochain se refroidit, la convoitise reprend ses droits, parce que le péché ne tarde pas à mettre (quel que soit l’époque), une séparation entre l’homme et Dieu. Parce que le péché est la loi de l’homme.

Quel péché ?

Oh, il n’y a pas un péché plus important qu’un autre. Là aussi c’est une question de condition, un état d’esprit.

« Quiconque pèche transgresse la loi, et le péché est la transgression de la loi » (1 Jean 3 :4)

Il faut donc revenir à la loi de Dieu. Cette loi que dit-elle ?

« Jésus lui répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C'est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. »

C’est la loi de l’amour qui a été anéantie.

Le péché est d’avoir banni l’amour divin.

Ne cherchons pas à hiérarchiser quoi que ce soit, comme savoir si l’adultère et supérieur à la fraude ou si certains crimes sont plus crapuleux que d’autres. Car le mal concerne le cœur de l’homme attendri par lui-même.

Sa condition première c’est celle-ci : « C’est lui d’abord ». Il est serviteur de lui-même bien avant d’être celui des autres.

Alors qui est à blâmer ? Celui qui donne ou celui qui tend la main pour recevoir ?

Fiodor Dostoïevski a vu la perversion et l’impasse liées à la charité humaine ;

Jésus a vu bien avant les mêmes choses, voyant même dans cette charité un autre Evangile ; mais il dirait en plus, que les deux sont fautifs de n’avoir pas aimé.

Comment ça pas aimé ?

Jean 14 :21 « celui qui a mes commandements et qui les garde, c’est celui qui m’aime ; et celui qui m’aime sera aimé de mon Père, je l’aimerai, et me ferai connaître à lui ».

Combien pense l’aimer alors qu’ils haïssent leurs frères tout simplement parce que leur amour pour Dieu s’est refroidi.

« malheur à vous, pharisiens!... Parce que vous négligez la justice et l'amour de Dieu: c'est là ce qu'il fallait pratiquer, sans omettre les autres choses »

Alors, commençons par celui qui donne…Pourquoi est-il à blâmer ?

Parce que son acte est incomplet et qu’il masque une autre intention.

Le vrai don est de donner comme on souhaiterai soi-même recevoir.

Aimer son prochain comme soi-même serait alors de donner à l’autre ce que nous-même aimerions recevoir étant dans sa condition (vivant dans exactement la même condition que la sienne).

Par exemple : Si j’étais moi-même confronté à une condition sans logis et sans travail, abandonné de tous, j’aspirais à recevoir tout cela des autres et pas seulement quelques euros.

Alors, si j’ai de quoi offrir travail et logement et amitié pourquoi je me contente d’offrir que quelques pièces de monnaie ?

Judas Iscariote exerçait un type de charité très pratiqué. Il souhaitait vendre le parfum qu’on mettait sur les pieds de Jésus pour le donner aux pauvres.

Mais le texte biblique nous le montre clairement : il n’avait pas à cœur de les aider (ces pauvres) mais de voler une partie de la somme de la vente.

On l’a bien compris, pour l’homme ce qu’il donne d’un côté, il veut le rependre de l’autre.

Et la charité, cette sorte de charité : c’est l’humanitaire de notre ère.  

Le vingt unième siècle : c’est le siècle de l’humanitaire où tout don suit un intéressement.(Ah oui, je donne parce que c’est déductible des impôts, ou parce que je peux montrer ma générosité, par exemple)

Et l’humanitaire, aussi bon soit-il, ne répond pas à l’amour agapé de notre Seigneur.

Maintenant, pour celui qui tend la main, il n’est pas lui aussi sans reproches.

Sa condition n’est pas une erreur.

Il lui manque un parfum.

Il y a un parfum qu’il n’a pas conservé.

Pourquoi j’insiste sur ce parfum ?

Parce que Jésus ne voulait pas qu’on le vende pour donner l’argent aux pauvres. Ce parfum avait bien trop de valeur.

« 7Mais Jésus dit (au sujet de Marie ayant pris un parfum de grand prix pour le verset sur les pieds de Jésus): Laisse-la garder ce parfum pour le jour de ma sépulture. 8Vous avez toujours les pauvres avec vous, mais vous ne m'avez pas toujours ».(Jean 12 :7-8)

Tiens une contradiction qui pointe avec ce que dis Jésus là : « vous ne m'avez pas toujours » alors qu’il dira dans Matthieu 28 :

« Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde. »

Eh bien ici, il n’y a pas de contradiction entre ces deux Evangiles, mais un mystère qui se révèle avec le contexte.

Dieu est en esprit jusqu’à la fin du monde…seulement avec celui qui aime son prochain comme lui-même. Mais il ne peut l’être avec celui qui s’aime plus que les autres.  

Il n’est donc pas avec les douze disciples, mais avec les onze jusqu’à la fin du monde dans Matthieu 28 « Les onze disciples allèrent en Galilée, sur la montagne que Jésus leur avait désignée. ».

C’est là, après la résurrection qu’il leur donne rendez-vous et aussi mission par le Saint-Esprit.

Comment sait-on, alors, que nous avons reçu la même mission par le Saint-Esprit ?

Le Saint-Esprit perdure car il est le parfum d’amour.

Et ce parfum d’amour n’est malheureusement pas rester sur tous. Judas Iscariote, pour ne montrer que lui, perdra ce parfum en s’aimant lui seul, et il finira par trahir Jésus.

Le fils de l’homme leur dira au sujet des gens des nations: « enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit »

Cet ordre de mission n’est pas pour tous, je le redis. Ce n’est pas un commandement pour ceux qui ont rejeté le parfum de l’esprit. Alors, ils  enseignent un faux Evangile, car Dieu ne les connaît pas.

-C’est pareil avec sa sépulture : Jésus savait qu’une partie seulement de ses disciples serait à même de s’occuper de sa sépulture, mais pas les autres.

Pour avoir à cœur de garder le parfum pour sa sépulture, il fallait aimer Jésus, aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme, et de toute sa pensée ». L’aimer, je le redis, c’est dans sa forme divine :Agapé

C’est d’ailleurs ce que l’on remarque dans Luc 23 :55

« Les femmes qui étaient venues de la Galilée avec Jésus accompagnèrent Joseph, virent le sépulcre et la manière dont le corps de Jésus y fut déposé, et, s'en étant retournées, elles préparèrent des aromates et des parfums ».

Ces femmes et Joseph d'Arimathée « un homme bon et juste » sont attentionnées, aimants jusqu’à remarquer comment le corps de Jésus a été déplacé et placé.

Leur regard comme leurs gestes de préparation témoignent de leur amour pour lui. Aucun détail du sépulcre ne leur échappe.

Pour un croyant ayant reçu le Saint-Esprit, le parfum de son amour, c’est la même chose, aucun détail concernant ce qu’il a dit et enseigné ne lui échappe. Il a soif de tout pratiquer pour lui plaire. Il ne veut rien oublié de ce qu’il a enseigné et obéir scrupuleusement au Saint-Esprit.

Alors maintenant, un disciple de Christ peut se sentir impuissant face aux besoins si important qui s’offre à lui.

Comment par exemple pourvoir au logement, au travail, aux soins, à la solitude, à la famille parfois de celui qui est dans le manque.

Il y a tant à faire et où trouver l’argent et les moyens?

Comment peut-il changer la condition des autres, alors que lui n’a pas grand-chose à offrir non plus (quelques euros comme beaucoup).

Mais, un récit biblique nous dévoile LA solution.

Pierre et Jean qui montait au Temple chaque jour à la même heure (la neuvième) croisait un infirme de naissance à la porte et qui faisait l’aumône.

Et le début de leur dialogue avec lui montre leur condition sociale qui n’était pas meilleur que la plupart.

Mais voilà, les deux disciples avaient quelque chose d’autres à offrir.

Actes 3 :6

« Alors Pierre lui dit: Je n'ai ni argent, ni or; mais ce que j'ai, je te le donne: au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche » et je continue verset 7 :

« Et le prenant par la main droite, il le fit lever. Au même instant, ses pieds et ses chevilles devinrent fermes; d'un saut il fut debout, et il se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant, et louant Dieu. »

Pierre et Jean offrir à l’infirme, des soins miraculeux mais aussi, un travail, un logement et tout ce qu’il désirait. Comment ?

En le guérissant au nom de Jésus. Par sa guérison l’infirme allait pouvoir subvenir lui-même à ses besoins.

Alors que dans sa condition de paralytique, il ne pouvait prétendre que dépendre du bon vouloir des autres.

Vous voyez la charité avec Jésus n’est pas superficielle. Elle change la condition spirituelle mais aussi sociale de la personne.

Voilà à quoi est appelé à faire un disciple : Des miracles. Mais en ayant avant tout conservé le parfum de Christ : L’amour de son prochain.

Paul dans la lettre aux Romains conclue en affirmant que « l’amour agapé est donc l’accomplissement de la loi » et qu’il se fait sans hypocrisie.

Alors fuyons la charité hypocrite, celle qui a été pervertie, qui plait au monde et qui donne parcimonieusement avec une main calculée.

Si nous sommes dans le besoin, fuyons aussi cette fausse communion, cet état de demi satisfaction, qui nous maintien dans un état de dépendance des autres, sans vouloir pour autant changer de route.

Avec Dieu, cela a toujours été et restera toujours tout ou rien. Soyons froid ou bouillant mais toute tiédeur restera vomissable.

Alors aspirons d’abord au parfum de l’amour, à celui du Saint-Esprit qui lui seul change la condition de celui qui donne comme de celui qui reçoit. Nous sommes bien arrivés ici à la gloire que Dieu partage, nous sommes bien au septième tonnerre.

Amen

dimanche 24 janvier 2021

L’ESPRIT DE MORT

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Par Eric Ruiz


Dès que l’on parle d’esprit de mort, la référence que l’on a le plus souvent fait appel à la sorcellerie ou à des pratiques occultes sataniques. 

Et cela effraye les gens. Ils pensent qu’il suffit d’une simple incantation ou d’une petite imposition des mains pour devenir possédé de cet esprit. Mais chacun a le pouvoir de barrer la route à cet esprit de mort.

Pourquoi ?

Parce que la mort commence par une acceptation volontaire. C’est l’acceptation consciente d’un mauvais esprit, qui crée, alors comme une odeur de mort sur nous ; Et cette odeur va attirer ensuite d’autres mauvais esprits qui viendront s’assembler comme des vautours autour d’un cadavre.

Mais à l’inverse, se soumettre à l’esprit de Christ vous procurera une odeur de vie et attirera d’autre esprits louables et bienveillants : la première résurrection est là présente, elle vient à ce moment-là vivre en vous.

Alors, quels sont ces esprits de morts ?

Je vous parlais dans mon dernier message de ces mauvais esprits à qui l’on donne accès par des désirs charnels, comme la jalousie ; ce mauvais esprit qui a tenté le roi d’Israël Saül dès le plus jeune âge, mais aussi bien avant lui, Jacob envers son frère Esaü et aussi les fils de Jacob Israël envers son autre fils Joseph, sans oublier Caïn envers Abel.

La jalousie, ce mauvais esprit va en entrainer un autre, puis encore un autre et ainsi de suite, comme une cascade qui n’en finit pas de grossir. Ces démons seront plus méchants les uns que les autres nous précise les Ecritures.

D‘où la raison de s’en séparer le plus vite et le plus tôt possible. Car les mauvaises choses répétées vont devenir des habitudes ; et ces habitudes vont faire disparaître notre niveau de vigilance.

Nous allons alors mourir à petit feu comme la grenouille ébouillantée. Cette grenouille dans une casserole d’eau tiède à feu doux, ne sentira pas l’eau chauffée. Elle ne sautera plus hors de la casserole le temps venu pour sauver sa vie.

Un mauvais esprit, c’est comme une plaie sur la peau, ou une tache blanche de lèpre. Au départ cette plaie n’est pas importante. Mais avec le temps, si le remède est inadapté, le mal va s’étendre comme la lèpre, il va continuer à infecter et à gagner d’autres régions du corps ; et même nous l’avons vu avec Lévitique 13 :55, la plaie va souiller le vêtement ou les objets que nous portons.

Concrètement, c’est notre fonction notre position, notre rôle qui va être entaché.

Le vêtement : c’est ce qui nous identifie socialement. C’est notre carte de visite.

Pour moi par exemple, le survêtement que je porte indique ma fonction de professionnel du sport. Pour un vendeur VRP, ce sera son costume cravate, pour un pharmacien sa blouse blanche, etc…Je sais que l’habit ne fait pas le moine, mais la vérité éclatera tôt ou tard par les actes qui vont identifier le vrai moine du faux moine.

Dans l’histoire biblique, le prophète Elie portait un manteau qui caractérisait sa mission de prophète et qu’il donna à Elisée, avec la double portion de son esprit.

Par conséquent la plaie ou la tache blanche, les mauvais esprits donc vont rendre impur, donc inefficace, improductif notre fonction spirituelle (par exemple : ma mission de témoins, ou celle d’évangéliste, ou de pasteur ou d’apôtre ou de prophète…), il ne peut en être autrement.

Et avec ce vêtement, c’est notre identité que nous allons perdre en le gardant impur et en refusant de le brûler.

Ce ne sont pas les satanistes les responsables de nos malheurs ; et ne cherchez pas à incriminer les autres en les traitant d’incrédules ou de peuple au cœur dur.

Si le peuple est si dur à la conversion, c’est que les croyants le sont eux-mêmes en premier.

Ce sont eux qui refusent de prendre en considération leur plaie, leur tache et de la nettoyer et de la soigner pour qu’elle guérisse ; et si elle est contagieuse comme la lèpre, ils devraient se confier aux vrais saints et se placer en quarantaine.

« oh, ce n’est qu’une petite tache ou une petite entaille, ce n’est pas grave ! », voilà la réponse générale.

On minimise l’importance des mauvais esprits sur soi. Ce genre de légèreté ne va pas rester sans conséquence.

Le Psaume 55, par son nombre déjà, sert à nous aider à identifier les mauvais esprits et ensuite à mesurer leurs conséquences.

Le dernier verset (23), c’est David qui supplie Dieu de lui venir en aide contre ceux qui en veulent à son trône et à sa vie : 

«Et toi, ô Dieu! tu les feras descendre au fond de la fosse; Les hommes de sang et de fraude »

Après l’esprit de jalousie, l’esprit de convoitise nous avons l’esprit de fraude, (Mirmah en hébreu dans le texte, la tromperie, le mensonge, la trahison).

Cette plaie est la suite logique de l’esprit de jalousie. Et dans les faits, oh, combien nous voyons cette plaie chez les autres.

Mais « Le serpent en Eden était le plus rusé (Mirmah) de tous les animaux des champs ».

Rusé ici a aussi le sens de fraude.

Le serpent était le plus trompeur, le plus avisé pour la trahison. Voilà pourquoi cet esprit suit au talon celui de la jalousie et de la convoitise.

Avant d’écrire ce message, je regardais une vidéo sur les différentes formes de tricherie dans le sport.

Et pour la gagne ou le gain, l’homme en général est très inventif pour tricher.

C’est incroyable l’imagination créative que l’homme comme la femme aussi a pour tricher.

Et il n’y a pas que le dopage.

Un coureur de marathon a même utilisé son frère jumeau pour se classer parmi les meilleurs. Il ne courrait que la moitié de la course, son jumeau faisant le reste. Des basketteurs espagnols se sont fait passer pour handicapés mentaux pour remporter les Jeux Paralympique de 2000, sans oublier bien-sûr les matchs truqués de sports de combats, ou le vainqueur était connu d’avance.

Pour les jeux d’argent, c’est le même vice. On joue au casino, on perd… et pour se refaire, on deal de la drogue.

La règle, c’est toujours la même : un mauvais esprit en appellera un autre.

Et la conséquence, c’est qu’un homme pris par l’esprit de fraude va devenir par la suite un homme soumis à l’esprit de sang.

Il fera couler le sang des autres et pour finir son propre sang puisque nous venons de le lire :  « tu feras descendre au fond de la fosse (dans le séjour des morts, le shéol, en enfer); Les hommes de sang et de fraude ».

Regardez, combien de sportif dopés ont fini leur vie encore jeune, stoppés net en pleine gloire.

Comme nous le dis la suite du dernier verset : « Les hommes de sang et de fraude n'atteindront pas la moitié de leurs jours. ».

Combien de spéculateurs fraudeurs ont été ruinés en un seul jour et se sont suicidés ensuite.

Alors ne soyons pas moralisateurs non plus.

Nous avons toujours tendance à montrer « la grande faute » chez les autres, tellement visible, elle. Mais la fraude n’est pas toujours là où éclate le scandale.

Elle commence petit, puis d’autres mauvais esprits viennent vous inspirer et vous tenter.

La fraude dans l’assemblée des croyants n’a pas à se moquer de celle du monde : C’est le même système satanique, un système vicieux et organisé.

Par exemple :

Il est tellement facile de se faire passer pour un démunis, ou de montrer les besoins de restauration du clocher de l’Église, alors que les fonds récoltés changeront de poche sans que personne ne le voit.

 C’est de l’extorsion qu’il s’agit, un acte puni par la loi, et qui s’inscrit dans les infractions dites « d’appropriation frauduleuse » au même titre que le vol, l’escroquerie ou encore, les détournements d’argent.

L’extorsion, on la retrouve dans les assemblées, mais dissimulée derrière des appels aux dons ou des pratiques mentales, visant à stimuler la foi des fidèles.

Concrètement : on obtient des dons, des gains en faisant pression sur les croyants. Quand on rend obligatoire un versement d’argent prétextant que c’est à Dieu qu’on donne ou à Dieu qu’on refuserait son don.
Cette culpabilisation est un acte de violence et on peut alors parler de racket pour qualifier cette infraction, punit par la loi.

Dans la Bible, comment ne pas faire référence à la violence de Jézabel, la femme du roi de Juda Achab à l’esprit cruel, séducteur et frauduleux.

Jezabel extorqua le champ de Naboth, en lui ordonnant de le céder au roi qui le convoitait.

Naboth, refusant à juste titre de se séparer de l’héritage de ses ancêtres, le roi, (toujours poussé par sa femme) véhicula alors la rumeur que Naboth maudissait Dieu et il fut lynché et lapidé par les villageois et les notables.

Des « Naboth », il y en a plein dans les assemblées.

Une fois qu’on leur a extorqué leur argent, ils deviennent réticents et ne font plus confiance, posent les questions qui fâchent et ils voient la fraude.

Alors on les maudit en véhiculant sur eux de fausses rumeurs : Le même esprit de Jézabel.

Méprisés, et calomniés on finira par les jeter comme de vulgaire mouchoir en papier.


Ce qui me permet de vous dire aussi, que l’on se confie dans un autre esprit de fraude bien connu des assemblées religieuses : C’est L'abus de faiblesse .

Dans le code pénal, cet abus se définit juridiquement comme : « l'exploitation de la vulnérabilité, de l'ignorance ou l’exploitation de l'état psychologique ou physique amoindri d'une personne, dans le but de la conduire à prendre des engagements dont elle ne peut apprécier la portée ».

Lorsqu’on prend la Bible à témoin pour manipuler une personne dans le but d’obtenir d’elle un salaire, des dons, des dîmes, Il s'agit bien d'un délit réprimé par la loi pénale.

La petite mamie qui ne reçoit que sa petite pension de retraite à qui on encourage régulièrement de donner encore et encore, alors qu’elle n’a à peine de quoi pourvoir à ses besoins, je suis désolé, mais c’est un délit d’abus de faiblesse d’agir ainsi.

On lui vend une bénédiction qu’elle ne verra jamais ou on lui vend un faux remède à la pauvreté.

Voilà comment le sang de frères et de sœurs coule.

Cette prise de conscience n’est pas si évidente que cela, c’est vrai ; mais regardez bien : C’est au moment où nous sentons que les gains personnels deviennent plus important que le besoin des autres, que nous commençons à mépriser et à laisser le corps de Christ dans une condition misérable, qui l’amènera à une mort certaine.

Plutôt que de jeter le vieux vêtement impur, beaucoup préfèrent ne rien dire, ne rien faire et laisser la maladie gagner du terrain.

Et dans l’Assemblée, celui qui prophétisera de brûler ce vieux manteau sera méprisé, montré du doigt.

Celui qui exhortera les croyants à s’éloigner du mal, à chasser les démons de convoitise, d’orgueil et de jalousie sera traité comme un démon et exhorter même avec violence à quitter cet état d’esprit. C’est lui alors qui sera accusé d’aimer l’argent pour ses propres intérêts. C’est lui « le satanique ».

Voilà comment l’esprit de mort arrive. Il vient dès le départ, il vient vous tenter dans le but que vous succombiez aux autres esprits mauvais. Parce qu’il y a une succession et une amplification dans le mal. Le mal suit une stratégie très logique visant toujours la destruction.

Les religieux qui ont trahi Jésus au point de le faire crucifier à la place d’un vulgaire brigand, Barrabas, avaient ce genre de démons en eux : d’abord la jalousie, la convoitise, ensuite le mensonge, la fraude, la trahison puis le sang.

Le sang : c’est d’en arriver à comploter la mort de l’autre. En lui arrachant d’abord son manteau d’identité, puis en le chassant par la calomnie, faisant de lui un objet de scandale et de honte et si cela est possible de l’exterminer physiquement.

Dire à un croyant : « je vais prier pour toi, car je vois comme une ombre, un esprit de mort sur toi !».

Beaucoup de ceux qui parlent ainsi, ne sont-ils pas eux-mêmes en danger ? N’est-ce pas eux qui sont dans les ténèbres ?

L’esprit de mort, l’ombre, n’était pas sur Jésus-Christ.  L’ombre était sur ceux qui l’ont amené devant Pilate et qui ont réclamé sa tête.

L’esprit de mort c’est un esprit qui vise à éliminer l’objet qui cache la lumière.

Jésus cachait la lumière des religieux, il leur faisait de l’ombre.

Regardez la stratégie diabolique : Après avoir triché pour s’accaparer la lumière et ne pouvant plus briller eux-mêmes, alors, les religieux brisent celui ou celle qui leur fait de l’ombre.

Joseph faisait de l’ombre à ses frères. Il fut précipité dans une fosse pour y mourir. David faisait de l’ombre à Saül. Il fut poursuivi jusqu’à la mort par lui, puis ensuite ce fut la même chose avec son fils Absalom. Elie faisait de l’ombre à Jézabel et au roi de Juda Achab, il fut poursuivi à mort par ses faux prophètes.

C’est ce même esprit de mort qui règne en maître absolu aujourd’hui.

Dans notre société :

Ce sont par exemple les oligarques de la médecine, regroupés derrière le nom de « Big pharma »,   qui sont devenus prospères, riches par la fraude, en trichant notamment sur les effets indésirables de leurs produits.

Les effets indésirables des médicaments ont été falsifiés et révélés en partie seulement, dans le but qu’ils se vendent en plus grand nombre.

En cachant la gravité des remèdes, la confiance des acheteurs était sauvegardée ;

Et, pour continuer à s’enrichir, sans être inquiété, les moyens et les crédits destinés au contrôle de ces médicaments ont été amoindris.

Le prophète Jérémie dit : « leurs maisons sont remplies de fraude; C'est ainsi qu'ils deviennent puissants et riches. »

Ces milliardaires de l’industrie émettent de l’abus de confiance au même rythme que les banques centrales ne cessent de faire tourner la planche à billets.

Ces milliardaires s’élèvent dans l’échelle de la corruption au point bien-sûr de mettre la vie d’autrui en danger.

Voilà comment on fait couler le sang ; et leur devise est : « peu importe si le remède est pire que le mal, pourvu qu’il rapporte ».

Le crime n’est plus qu’un moyen comme un autre, pour assouvir cette soif de richesse.

Et la mort est sans importance pour eux, elle n’est qu’une statistique que l’on garde caché au fond d’un tiroir.

Les élites religieuses ont exactement le même raisonnement puisqu’elles ont le même esprit de mort qui les anime.

Dire la vérité à leur fidèle, leur ferait perdre confiance dans les dogmes qu’ils enseignent. Ces dogmes qui sont des remèdes si sécurisants ; et en disant la vérité, ils verraient se vider leurs bancs d’Eglise. Alors eux aussi ils mettent la vie d’autrui en danger.

Jérémie 5 à partir du verset 26 va totalement dans ce sens :

«  il se trouve parmi mon peuple des méchants… Ils tendent des filets, et prennent des hommes… Ils s'engraissent, ils sont brillants d'embonpoint; Ils dépassent toute mesure dans le mal, Ils ne défendent pas la cause, la cause de l'orphelin, et ils prospèrent; Ils ne font pas droit aux indigents. »

Cet esprit de mort, c’est je le rappelle : l’esprit du 4ème cavalier de l’Apocalypse. Les trois autres portaient déjà en eux l’odeur de la mort. Mais le dernier n’a pas que l’odeur, il a du sang sur les mains. Il monte un cheval pâle et derrière lui est attachée la mort le séjour des morts, l’enfer. 

Ils a en lui des esprits d’animaux, qui lui montrent deux genres d’hommes : les dominants et les dominés.

Lui, le dominant se comporte comme un prédateur qui agit à la façon des animaux féroces, n’épargnant aucune vie, aucun dominé ou aucun dominant lui faisant de l’ombre.

Il sème l’enfer pour les autres mais au final, pour lui aussi.

« Celui qui usera de tromperie (de fraude) ne demeurera point dans ma maison; celui qui profère mensonge, ne sera point affermi devant mes yeux » (Psaume 101 :7 ,version Martin).

Il est important de voir que celui qui se livre à des esprits mauvais et qui n’en n’a point honte, donc qui nie la repentance, se ferme lui-même la part de son héritage divin. Il n’entrera pas dans la maison de Dieu. Sion ne sera pas son habitation. Il sera serviteur et non sacrificateur. Il sera exclu des parvis saints de Dieu.

Dieu lui confiera des tâches subalternes.

Rappelez-vous mon dernier message de l’année 2020. Le sermon sur la montagne ne ressemblait pas à des béatitudes mais à des malheurs.

Les malheurs sont pour ceux qui usent de tromperie, ceux qui attirent à eux les esprits de mort.

« -Malheureux ceux qui s’accaparent la justice et la tronque car ils récolteront eux-mêmes le crime et crouleront sous les délits et les complots ».

Je terminerai par Deutéronome 30 :15

Ce commandement de Dieu fait aux hébreux de Moïse, et qui nous concerne aussi. Il résume parfaitement les choix qui se portent à nous

« Vois, je mets aujourd'hui devant toi la vie et le bien, la mort et le mal….choisi la vie afin que tu vives ».

L’esprit est un choix, ce n’est pas une chance ou une malchance.

En choisissant le mal nous choisissons l’esprit de mort. Mais en choisissant le bien, c’est pour l’esprit de vie que nous optons. Alors ne nous trompons pas d’esprit, l’enjeu est de taille.

Amen