dimanche 14 juillet 2019

LES NOMBRES 25 et 26 SE SUIVENT SPIRITUELLEMENT…


284
Par Eric Ruiz

La Bible n’a pas été construite par des hommes, mais un esprit supérieur venant du Père a dicté chaque mot mais aussi son agencement. Chapitres et versets ont été placés comme des codes mystérieux. Aujourd’hui le sens de ces codes nous est révélé pour nous aider à nous préparer au retour du Seigneur.
Je dois le dire et le redire aussi souvent que je peux, mais nous devons nous juger nous-mêmes et les chiffres et les nombres sont là pour nous aider à le faire.

Comme « charité bien ordonnée commence par soi-même », alors commençons par moi.

J’avoue que je n’aurais jamais osé annoncer publiquement quoi que ce soit durant mes 25 premières années de conversion ;
J’étais baptisé d’eau et converti, mais je me sentais bridé, ligoté, avançant à pas de fourmis dans ma foi, hésitant, influençable (oui influençable, car j’ai cru et j’ai colporte de fausses doctrines) ; et puis je n’étais pas appelé à passer devant mes frères et sœurs avec un message d’enseignement ou d’exhortation.
Pourquoi je me sentais si honteux de le faire ?

Eh bien, j’étais pendant ces 25 années aveuglé, moi aussi, par la connaissance ; la connaissance biblique, mais aussi, par le fait d’en connaître toujours plus par mes études, par mon travail.
Je me croyais pourtant saint alors que je mettais des fautes inavouées sous le tapis. Je refusais de voir en face mes propres contradictions.

C’est comme si était sorti de moi deux vies, deux enfants. L’un chasseur, compétiteur, qui se fatiguait à vouloir s’élever spirituellement et socialement (depuis le 25 juin 1989) et l’autre, ce que je suis, depuis le 25 juin 2014, un enfant plutôt paisible et tranquille.

Genèse 25 va tellement dans ce sens.
Lorsque Rebecca, femme d’Isaac devint enceinte, après un long moment de stérilité, elle enfanta deux fils : Esaü, l’habile chasseur et Jacob, l’homme tranquille.

La force et la tranquillité s’opposent toujours en nous, tout  comme Esaü et Jacob qui ont dû se séparer, tout comme aussi le besoin d’épanouissement personnel d’un côté et le besoin d’aider et d’aimer son prochain de l’autre.

Mais il arrive un temps de jugement ou nous sommes amenés à faire un choix.

Le choix pour soi, pour son épanouissement personnel est malheureusement le choix du plus grand nombre. C’est l’incrédulité qui dicte cette loi. Jean 12 :25 : « Celui qui aime sa vie la perdra »
Qui a perdu sa vie parce qu’il s’aimait trop, à Jérusalem ?
Eh bien la Bible nous le montre dans 2 Roi 25 : une fois Jérusalem assiégé et une fois la famine au plus haut dans la ville, ceux comme le roi de Juda Sédécias, qui se croyaient saints et protégés de Dieu, s’enfuirent avec lui, par une brèche faite dans les remparts.
Mais ils furent rattrapés, dispersés, tués pour certains et emprisonnés et emmenés en captivité pour les autres.

Alors que nous enseigne le nombre 25 ?

25 : C’est le nombre de l’incrédulité et celui de l’aveuglement. C’est le témoin de notre apparente contradiction.
Un nombre qui renvoie l’homme ou la femme à ses propres contradictions. On croyait savoir, on croyait voir clairement.
On se croyait saint et plus saint que les autres, plus intelligent et instruit, on croyait aussi avoir bien agit.
Il en est tout autrement. On s’est trompé, on s’est fourvoyé sur soi-même.

Regardez Jean 7 :25 « Quelques habitants de Jérusalem disaient: N'est-ce pas là celui qu'ils cherchent à faire mourir? » ou Jean 8 : 25 «  Qui es-tu ? (en parlant de Jésus) ».
En disant cela ces Judéens, se trahissent, ils dévoilent leur incrédulité. Ils jugent à l’apparence, aux faits, mais ils ne jugent pas selon la justice, au cœur, sinon c’est le fils de Dieu qu’ils auraient dû reconnaître.
Mais comment le reconnaître, alors qu’ils ont fait de Jésus une idole ?
Ils n’ont aucun discernement, ils pensent que Jésus doit arriver de nulle part comme un ange (verset 27).

Même Jean 10 :25 : Jésus insiste sur leur aveuglement en ouvrant une porte qui devraient les faire voir : « Je vous l'ai dit, et vous ne croyez pas. Les œuvres que je fais au nom de mon Père rendent témoignage de moi. (donc disent qui je suis)».

Alors, bien-sûr on se met toujours du bon côté, celui des disciples, qui eux à coup sûr voient clair.
Eh bien c’est encore une erreur. Jean 13 :25 « Et ce disciple, s'étant penché sur la poitrine de Jésus, lui dit: Seigneur, qui est-ce? ».
La question était pour connaître le traite qui devait livrer Jésus.
Jean, le disciple pourtant si proche de Jésus n’a rien vu venir. Pourquoi n’avait-il pas le discernement de ces choses ? Posons-nous les bonnes questions pour qu’elles nous renvoient nos contradictions.

Le Psaume 25 (versets 2 à 4) nous donne un aperçu de la confusion de ces croyants aveuglés. « Que mes ennemis ne se réjouissent pas à mon sujet, tous ceux qui espèrent en toi ne seront pas confondus ; ceux-là seront confondus, qui sont infidèles sans cause ».
Le nombre 25 confirme un état de honte (la confusion : c’est la honte). On prend conscience alors de la duperie… et plus encore : on prend conscience qu’on a été à l’origine de la tromperie. On s’est trompé soi-même.
Pourquoi ?
Romains 11 :25 nous l’dit : « Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez point comme sages, c'est qu'une partie d'Israël est tombée dans l'endurcissement…».
L’endurcissement va tellement avec l’aveuglement qui produisent ensemble le fruit de la honte, ce nombre 25. C’est la honte de s’être trouvé sage.

La honte ici provient d’un croyant qui clame sur tous les toits, sa bénédiction ; qu’il est sous la protection de son Dieu, mais les faits, prouvent ou prouveront le contraire :
A cause de sa mauvaise conduite, il n’a pas de fruits, il n’est pas en sécurité.

Lévitique 25 : 17 « Aucun de vous ne trompera son prochain, »
 : 18 « Mettez mes lois en pratique, observez mes ordonnances et mettez-les en pratique; et vous habiterez en sécurité dans le pays »… Le pays donnera ses fruits, vous mangerez à satiété, et vous y habiterez en sécurité….Si ton frère devient pauvre, et que sa main fléchisse près de toi, tu le soutiendras; tu feras de même pour celui qui est étranger et qui demeure dans le pays, afin qu'il vive avec toi. 36Tu ne tireras de lui ni intérêt ni usure, tu craindras ton Dieu, et ton frère vivra avec toi ».
Pourquoi la honte touche-t-elle autant le croyant, l’israélite, le judaïte comme le chrétien?
Parce qu’il a trompé son prochain, il a prêté en attendant un retour ; alors que son frère ou son semblable était dans le besoin et qu’il réclamait de l’aide. Celui qui a trompé son frère ou sa sœur ou même son prochain n’a pas craint Dieu.

C’est Matthieu 1 :25 qui nous montre la vraie crainte de Dieu.
Ce passage nous montre la sanctification. Joseph ne connut pas Marie tant qu’elle n’enfanta pas Jésus, le fils de Dieu.
Croire que l’on peut tout se permettre parce que nous louons Dieu par nos paroles ou que nous sommes bénis par ce que nous produisons de saint, c’est encore entré en contradiction avec ses propres croyances.
Il y a un temps de mise à part, de sanctification indispensable, comme Joseph et Marie l’on fait.

Maintenant le nombre 25, (on l’a vu précédemment déjà) renvoie à beaucoup de questionnement.
Et déjà, dès le premier chapitre de l’Evangile de Jean, les questions tombent.
Jean 1 :25 : par exemple, sont des questions attribuées à Jean baptiste  « Et ils l'interrogèrent et lui dirent: Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es ni le Christ, ni Elie, ni le prophète? ».
Les pharisiens, qui sont les chrétiens de notre époque croient toujours tout savoir ou tout connaitre. Leur questionnement montre qu’ils ne connaissent pas ce que Dieu fait.

Jean 2 : 25 est clair à ce sujet : Jésus connaît les cœurs… et le témoignage des gens miraculés ne les fait pas plus saint que les autres.
Leur miracle n’est en aucune manière un gage de vérité. « Jésus…n'avait pas besoin qu'on lui rendît témoignage d'aucun homme; car il savait lui-même ce qui était dans l'homme ».

Dans Jean 6 :25 : la foule s’étonne de voir Jésus devant eux, alors qu’il était de l’autre côté du lac et qu’il n’est monté dans aucune barque pour traverser.
Pourquoi Jésus a-t-il agit de la sorte ?
C’est lui qui répond à la suite : « vous me cherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous avez mangé des pains ».
Toujours cette fausse intention cachée qui masque une fausse sainteté. L’intérêt personnel est décidément plus grand que tout sur cette planète.

Alors Jean 3 :25 montre aussi un point de contradiction essentiel qui enflamme ceux qui se croient saint
« Or, il s'éleva de la part des disciples de Jean une dispute avec un Juif touchant la purification ».
Ah la purification, toujours un sujet aussi brûlant et aussi cloisonnant.
Eh bien, plutôt que de se disputer sur la parole, plutôt que de créer des divisions, fait ce que
Jean 4 :25 dit : « Accorde-toi promptement avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu'il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l'officier de justice, et que tu ne sois mis en prison ».

La prison, c’est d’abord celle que nous construisons en refusant de se réconcilier avec notre adversaire, en refusant de nous remettre en cause. Les murs de cette prison ce sont d’abord nos idées fortes, nos certitudes qui jugent l’autre, le condamne mais nous enferme en durcissant notre cœur.

Jean 5 :25 »… les morts entendront la voix du Fils de Dieu; et ceux qui l'auront entendue vivront. ».
Alors, ici le salut est pour tous, même pour celles et ceux qui se seront condamnés par leurs paroles et leurs actes. La deuxième résurrection est encore pour le salut.
Jean 11 :25
« Jésus lui dit: Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort; ». Encore la main tendue de Dieu par la réincarnation. Son amour est intemporel.

Alors maintenant il y a un nombre qui suit logiquement le 25, c’est bien-sûr le 26.
Et dans la réalité spirituelle, le 26 suit aussi le 25, puisqu’il y a un salaire à l’aveuglement, une contrepartie à payer pour ceux qui persévèrent dans cette voie.

Le 26 : averti le croyant du châtiment à venir, il prévient celui qui a la marque de la bête, il l’informe que s’ouvre les portes de l’enfer pour lui. Le 26 est terrifiant !

Reprenons le livre des Lévites.
Après que Lévitique 25 annonce la tromperie de ceux qui ne craignent pas les lois de Dieu en agissant mal avec son prochain,
Lévitique 26 nous rappelle quelles sont les malédictions attachées à un peuple qui n’obéit pas aux lois de Dieu :
la maladie, la fièvre, des ennemis qui dominent sur eux, la fuite ; puis ils seront châtiés sept fois plus, leur orgueil sera brisé ainsi que leur force, leur travail sera improductif, enfants et bétails seront détruits ; puis, les châtiments augmenteront encore 7 fois plus, par la guerre, l’épidémie, la fraternité détruite et même la nourriture ne donne plus sa consistance ; et les châtiments augmenteront encore 7 fois plus, ils mangeront leurs enfants, leurs idoles seront détruites, les familles et les villes réduites en désert jusqu’au pays tout entier.
Donc, il y a de quoi être terrifié et trembler. Quelle folie alors que de persévérer dans le mal. Quelle folie de se placer sous une loi qui ne fait qu’augmenter le poids des souffrances.

Pareillement,  le Psaume 25, insiste sur la confusion, la honte des infidèles.
Le suivant, le Psaume 26 met en avant la suite logique : « N’enlève pas mon âme avec les pécheurs » suppliait David.

Car ceux qui persévèrent dans leur égarement ont la même destinée que Saül qui poursuivait David inlassablement sans pouvoir l’atteindre. Dans le chapitre 26 du premier livre de Samuel, c’est ainsi que ceux qui porteront la marque de la bête seront face à leurs ennemis.
Ils ne rentreront pas dans le temple pour y faire le service, ils ne seront pas sacrificateur, ils seront les gardiens du temple.
Comme les portiers, destinés à chaque porte (1 Chronique 26).

Pourquoi ces croyants-là ont-ils déchus à ce point ? Pourquoi sont-ils tombés si bas ?

Parce qu’ils sont comme Ozias, roi de Juda (2 Chronique 26) : « lorsqu’il fut puissant son cœur s’éleva pour le perdre ».
Ozias profana le temple. Il n’écouta pas les réprimandes des sacrificateurs et fini exilé, lépreux, impur jusqu’à la fin de sa vie.
Job 26 :14 le rappelle, « qui entend  le tonnerre de sa puissance ? ».
Nous devons faire comme David (Psaumes 26) ne pas s’asseoir avec les hommes faux qui dissimulent ; nous devons haïr l’assemblée de ceux qui font le mal ; refuser de s’asseoir avec les méchants.
Proverbes 26 : c’est un véritable  plaidoyer contre l’homme qui se croit sage et qui se trahit par ses actes, c’est un insensé qui creuse sa fosse et qui y tombe.
Mais là aussi on n’y voit que l’autre. L’autre, c’est le croyant qui a chuté et qui a fini par trahir.
Jamais on ne se remet en cause. Non 26 c’est un nombre pour les autres.
Vous croyez ?

Regardons de plus près le chapitre 26 de Matthieu. Il évoque bien-sûr la trahison de Judas : «  mieux vaudrait pour cet homme qu’il ne fut pas né », mais aussi regardez
·       le reniement de Pierre et
·       l’abandon de Jésus dans le jardin par ses disciples qui s’étaient endormis et aussi
·       l’épée de Pierre agressant un soldat ; et pour finir
·       les faux témoignages devant les chefs religieux.
Tous finiront comme l’apôtre Pierre aussi, par pleurer amèrement face à leur mauvaise attitude.
Proverbes 26 :12 résume bien la situation générale.
« Si tu vois un homme qui se croit sage, Il y a plus à espérer d'un insensé que de lui. »

Alors maintenant finissons par

Daniel 7 : 25-26
Daniel reçoit à ce moment-là, la vison de l’antichrist.
Un roi qui s’élève au-dessus d’autres rois.
 25 Il prononcera des paroles contre le Très-Haut, il opprimera les saints du Très Haut, et il espérera changer les temps et la loi; et les saints seront livrés entre ses mains pendant un temps, des temps, et la moitié d'un temps. »

Dans un premier temps, le verset 25 nous donne la hauteur du roi qui s’élève et cette hauteur correspond au niveau de son aveuglement.
Il dirige et oppresse un peuple saint ; mais avec comme but de changer deux choses : le temps et la loi.
Le temps, c’est ce que nous sommes en train de faire en sonnant de la trompette avec les nombres. Nous sommes dans le temps de se juger soi-même, d’examiner ses propres œuvres.
L’antichrist, cet esprit ténébreux, ne sonne pas cette trompette.
Il presse davantage le troupeau à manifester des œuvres spectaculaires, des actions collectives, qui se voient qui impressionnent ; et aussi à lui faire payer des taxes injustes (dîme et offrandes en tous genres).
La loi ensuite.
La loi de Christ passe par l’amour de son prochain de manière libre et désintéressée, la loi est dans le cœur alors que la loi de l’antichrist est l’obéissance, la contrainte, et en plus, à un homme plutôt qu’à l’esprit.
La lettre est toujours mise en avant, bien avant l’esprit.

Mais le verset 26 annonce sa chute qui est son châtiment.

 « Puis viendra le jugement, et on lui ôtera sa domination, qui sera détruite et anéantie pour jamais ».

Tout cela pour vous dire que nous aspirons, nous croyant à ce nombre 26, bien qu’il soit terrifiant, mais si libérateur.
Un disciple supporte le mal : Longtemps ?

« …Pendant un temps, des temps, et la moitié d'un temps ».

Ce n’est pas quelques heures, ni quelques jours que nous devons endurer, mais bien plusieurs années.
 Car le disciple sait que cessera la domination du mal. Cette domination sera détruite, mais seulement après que son temps de sacrifice sera accompli.
Amen

dimanche 7 juillet 2019

LA CONTREFAÇON DE L’OR DU TEMPLE


283

Par Eric Ruiz

Nous sommes bien dans le siècle de la contrefaçon.
460 milliards d’euros : c’est le coût estimé, chaque année de cette pratique illicite dans le monde (c’est 10 fois environ la dette de la France).


La contrefaçon est devenue un véritable fléau planétaire. Aucun secteur d’activité n’y échappe.
On trouve plus d’objets et d’œuvres contrefaites que d’originaux.
Pour la foi, c’est exactement la même chose :
Mais là, comme par hasard il n’y a aucun indicateur officiel :
On reste sur un cliché où ce qui a l’apparence de la sainteté échapperait comme par magie aux vicissitudes du monde.

On nous a amené à penser que notre époque est riche spirituellement, matériellement, et qu’elle incarne le progrès, surtout comparée au Moyen- Age, Ah le fameux Moyen Age !… c’est une époque particulièrement ténébreuse et injuste ou tout allait de travers et en marche arrière ; Il n’y a qu’à se fier au dictons : « C’est moyenâgeux », ou «  nous ne sommes plus au Moyen-Age ». Cette façon de penser est un parti-pris faux et outrancier, qui ne date pas d’hier.

Alors j’ai un conseil : lisez l’ouvrage de l’historien français, un spécialiste du moyen-Age, qui enseignait à la Sorbonne, Jacques Heers : « Le Moyen Age une imposture » ; et vous verrez comment et pourquoi le capitalisme s’est servi d’une fausse féodalité pour briller davantage.
Comment on a, sous fond noir de féodalité archaïque et anarchique, favoriser l’idée que la République apportait en elle-même la paix, la justice sociale et la démocratie ; la République est la seule réponse à tout, voilà l’idée à inculquer dans les consciences.

La stratégie est vieille comme le monde on noircit le fond du tableau (ici l’époque médiévale), pour faire ressortir les éléments que l’on souhaite frappant, et en plus ont les remplis de lumière (La république et ses valeurs supérieures, avec la démocratie opposée au monarque dictateur).
Aujourd’hui la contrefaçon sert à nous faire croire que tout est à notre porté : la richesse, la gloire, le savoir, la guérison…
Que la république avec ses représentants du peuple, avec ses élus est la vraie gouvernance, et le capitalisme, la prospérité.
Il a été tellement plus facile de nous coller dans nos manuels scolaires des hérésies, du type : qu’autrefois le pauvre paysan ne pouvait que subir les épidémies liées à sa condition misérable et inculte ; qu’autrefois le paysan était un cerf, un esclave, manipulé et surexploité par des seigneurs remplis, eux, de désirs guerriers cruels et barbares.

Mais cassons avec cette propagande républicaine :

Au Moyen Age, il y avait bien des paysans propriétaires de leur terre.
Pour la plupart (mis à part les périodes difficiles), ils n’étaient pas mal nourrit, leur nourriture était riche et abondante (beaucoup avaient leur potager).
Ils connaissaient plein de remèdes naturels pour se soigner; Et ceux qui humiliaient et abusaient n’étaient pas les seigneurs.  
Il n’y avait pas cette fameuse « lutte des classes » entre paysans d’un côté et seigneurs de l’autre.

Ceux qui abusaient, c’étaient davantage les gardes, les prévôts, les receveurs, les forestiers (souvent des gens de conditions serviles à l’origine), mais investis de responsabilités venant des seigneurs.
Parmi les oppresseurs, les meuniers aussi figuraient en tête de liste, eux qui exigeaient parfois davantage en se présentant comme des « coqs de villages ».

Rien n’est nouveau.
Le petit qui n’a rien au départ, eh bien, lorsqu’il acquiert des responsabilités ou des richesses qu’il n’avait pas auparavant, devient plus oppresseur et cruel que les nantis. Il est hanté par l’idée de revanche.

Pour le croyant, que de similitude ; et quelle imposture que de lui avoir fait croire que l’Eglise est passé de l’inquisition à la tolérance, et  qu’elle est comme la république aujourd’hui, qu’elle le protège et qu’elle vise son émancipation, que les dirigeants sont des élus et non des monarques ; Alors que l’Eglise ne reproduit que le modèle social.

Quel est le modèle social du croyant ?

C’est encore Jacques Heers, qui sans le vouloir nous le communique.
Au milieu du livre, page 201 à 203 que lit-on ?
Le meunier, cet homme de métier, celui qui s’occupait de la farine et de sa vente, a usurpé le statut de Seigneur.
C’est à lui que les paysans, soumis au droit de ban, étaient mis dans l’obligation d’apporter leurs grains ; et le meunier exerçait un commerce parfois illicite en augmentant sa part de profit (bien entendu en payant sa part au seigneur).
C’est la même chose que dans les assemblées et les églises.
Qui s’occupe du pain spirituel ? Et qui en fait profit ? Et qui a pris le statut de Seigneur (se faisant appelé, saint, maître, père, vicaire, docteur, révérend, ou encore général)?

Mais ce n’est pas tout : au « Moyen-Age », le meunier a gagné du terrain.
« Peu à peu se sont multipliés des moulins à eau de toute sorte, non seulement pour moudre les blés, mais aussi pour fouler la laine, les draps pour actionner pilons et forges… »
Le meunier alors faisait valoir des droits nouveaux exigeant de nouvelles taxes (il fallait bien entretenir et surveiller les cours d’eau) et c’est lui qui poursuivait les refus.

Quels beaux parallèles alors à faire avec les églises qui se multiplient comme des moulins, et dont les pasteurs trouvent de nouvelles taxes, et qui deviennent comme les meuniers des temps médiévaux (je cite la page 203) : « des notables capable d’arrondir une fortune, d’acheter des terres et des maisons, de prélever ensuite loyers et rentes ».

Voilà, où sont ce que Jacques Heers appelle, les « coqs de village… ces hommes venus de divers horizons sociaux… plus présents que le seigneur lui-même, et plus exigeants » que lui.

Voilà comment le monde est entré dans l’Eglise, comment les assemblées sont devenues de véritables moulins à tout faire … des marchands du temple (qui seront encore et toujours chassés par le fouet de Jésus) ;
Et avec la mondialisation, le péché abonde et surabonde :
·       Le monde : les lobbies de l’agroalimentaire ont remplacé les moulins,
·       La foi : les stades de foot, ou les immenses salles de spectacle ont remplacé les cathédrales ;
·       Le monde : un nouveau grain, plus productif a remplacé l’ancien blé, mais bourré de pesticides et dont le gluten est devenu toxique.
·       La foi : Une nouvelle parole plus universelle a remplacée l’ancienne en étant un véritable poison pour le croyant.

Voyez-vous comment la foi est entrée dans le monde ?
Et comment le monde est entré dans la foi ? De la même manière qu’autrefois.

Et les faussaires portent toujours le même habit (l’habit du trafiquant, et la différence c’est qu’aujourd’hui, ces trafiquants sont encore plus nombreux et plus avides de gain et de pouvoir.

Ezéchiel 27 :17 vient nous confirmer ce froment qui est devenu indigeste.
« Juda et le pays d'Israël trafiquaient avec toi; Ils donnaient le froment de Minnith, (qui signifie distribution, on pourrait dire de la grande distribution, c’est aussi un territoire étranger à Israël) La pâtisserie, le miel, l'huile et le baume, en échange de tes marchandises. »  Avec ce trafic inique des marchands, ils pleureront et seront dans le deuil parce qu’on n’achètera plus leur cargaison (Apocalypse 18 :11)

Le résultat, en tous les cas, est que l’on trouve une quantité impressionnante de contrefaçons dans la foi spirituelle ;
Et où se trouve la foi authentique, pure et vraie ?
Prier pour que ce phénomène change ne sert à rien.
Jésus disait : « je ne prie pas pour le monde ».

Mon but n’est pas comme certains le croit, de dire du mal de la religion avec un plaisir maladif ; mon but, c’est de montrer que rien n’est nouveau sous le soleil et que l’imitation a toujours ressemblé à l’original, mais ce qui est pire : c’est que cette imitation produit la mort.
« Le salaire du péché c’est la mort ».

Pour en revenir à la contrefaçon : La contrefaçon : c’est la reproduction ou l'imitation d'un objet original, d'une œuvre authentique.
Avec cette imitation, il y a violation d'un droit de propriété intellectuelle ou du droit d'auteur. Dans tous les cas, il s'agit bien d'un délit.
Et tout délit est puni par la loi.
La violation d’un objet spirituel (comme l’est la foi en Dieu) ressort du même délit que s’il s’agissait d’un objet matériel.
Ici celui qui est volé, c’est Dieu. On lui a volé sa propriété. La foi c’est sa propriété.
C’est un pléonasme que de dire que la foi en Dieu a sa propre contrefaçon aujourd’hui.

Concrètement :
Si je cherche une montre Rolex, je vais là où l’on vend l’original, dans une boutique Rolex ; ou alors là où je suis sûr que l’expertise est professionnelle et que le certificat d’authenticité ne sera pas un faux.
Or aujourd’hui pullule partout des contrefaçons et même là où autrefois on trouvait l’original. Ces contrefaçons sont bien sûr moins cher que l’original et d’une qualité rien à voir.
C’est là, la séduction ; et l’orfèvrerie est le secteur favori des faussaires.

D’un point de vue spirituel, je vais vous démontrer qu’il existe aussi une orfèvrerie, (tout comme nous avons pu constater que le blé, la nourriture spirituelle pouvait être associé au marchandage des meuniers du moyen-âge et même après).

Nous, croyants, nous faisons de mauvaises alliances, à partir du moment où notre amour pour Dieu refroidi.
Nous nous réfugions dans les Eglises ou derrière leurs dogmes qui sont de véritables contrefaçons.
Oh ! ces Eglises semblent si saintes. Elles brillent, elles brillent par leur apparence. Elles séduisent parce qu’elles s’appuient sur un passé glorieux, (elles ont la même enseigne que Rolex, la même réputation que le moulin « banal » qui produisait une excellente farine).
Ces Eglises contrefaites séduisent,
·       parce qu’elles bradent un sacrifice peu coûteux ;
·       Parce que le nom de Dieu est apposé à chacune de leur porte.
·       Parce qu’elles professent des paroles qui semblent inspirées ;
·       Parce que le certificat de celui qui fait office de « serviteur de Dieu » est conforme aux diplômes que donne sa religion.
Je vous parlais d’orfèvrerie, voilà les orfèvreries de la foi. Et tous les produits (les dogmes qui en sortent sont considérés comme des bijoux haut de gamme alors qu’ils ne sont que des contrefaçons).

Mais que nous dit l'Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu: A la dernière Eglise, à Laodicée ; l’Amen dit (Apocalypse 3 :14)
Je connais tes œuvres …Tu te crois riche, mais tu es pauvre, aveugle
« Je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par le feu ».

Voilà l’original, l’or, le divin.
Le temple dans son entier état fait d’or. L’arche de l’alliance était en or, les chérubins étaient en or aussi et je ne parle pas du chandelier à sept branche qui était en or pur; Pas du plaqué or ou de la peinture dorée, non de l’or, ce métal précieux si recherché.
Même le souverain sacrificateur avait sur son pectoral des pierres précieuses enchâssées dans leur monture en or, des chaînettes d’or pur en forme de cordons et des anneaux, des clochettes d’or.
Mais ce n’est pas tout :
« Tu feras une lame d'or pur, et tu y graveras, comme on grave un cachet : Sainteté à l'Eternel ». Dieu insiste sur  le support : l’or, pour y gravé sa sainteté. Ce qui est saint est comme l’or, l’or pur…
Donc l’or devait être purifié. Placé dans un creuset et chauffé à 1064º, c’est le point de fusion de l’or. Il fallait faire changer l’état de l’or, le faire passer de l’état solide à l’état liquide, afin de pouvoir le rendre pur et de lui donner sa forme définitive.

Si nous sommes saints,  comme l’or, des vases d’or, nous devons être mis à l’épreuve par le feu, par la fournaise.
Le disciple est soumis à sa température élevée de fusion qui montre une chaleur étouffante : celle de son sacrifice. Ce sacrifice brûlant c’est lui-seul qui nous permet un changement d’état.

Maintenant, je vous pose la question suivante :
N’êtes-vous pas surpris que le feu ici soit si important?
Pourquoi l’épreuve passe par le feu et pas par la parole, plutôt?

Eh bien, l’eau ne purifie pas, le feu lui, oui.
 L’Amen ne dit pas : « je te conseille d’acheter de moi de l’or éprouvé par la parole ou par l’eau »
Or, c’est ce que nous entendons partout autour de nous. Les faux temples mettent l’épreuve au niveau de la parole et non du feu.
En s’abritant derrière quelques versets, ils se sentent alors purifiés et comme invulnérables à l’image du verset qui indique que le salut provient de ce qu’ont dit : « si tu confesse de ta bouche tu seras sauvé »
Ce qui n’est pas faux, mais une partie elle est beaucoup moins mise en exergue : « si tu crois dans ton cœur » ou
« La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur ».
La foi dans le cœur nécessite une purification, qui passe par le feu.
La foi, pour qu’elle rentre dans le cœur doit rentrer nécessairement dans un cœur pur, pour qu’une parole qui en sorte soit elle-même pure.

C’est pourquoi le feu, va mettre l’or à l’épreuve et non la parole.
L’or va fondre pour montrer sa valeur.
C’est ce qu’a montré le sacrifice d’Elie le prophète. Le feu est tombé du ciel, sur son sacrifice qui a été consumé entièrement jusqu’à l’eau qui était dans le fossé, alors que celui des faussaires (450 faux prophètes) n’a rien reçu.
Le feu est tombé sur eux d’une autre manière. Ils furent égorger par le peuple en colère.
Le feu a révélé ce qui est véritable, authentique de ce qui est de l’imitation et de la contrefaçon.
Alors ne vous y trompez pas, les bâtiments religieux brûlent aujourd’hui, certes, mais aussi les cœurs.
Car « là où le péché abonde, la grâce surabonde ».
Le feu révèle quoi ? Le feu révèle qui ?
Les vrais temples des faux temples, mais aussi les vrais cœurs des cœurs mauvais.
Et le produit de la purification est une lumière pour le monde, il va montrer l’original de la contrefaçon.

Le feu de la purification, c’est quoi au juste ?

C’est (accrochez-vous bien) : Sarepta
Nous devons passer par Sarepta.
Nous avons passé par Béthel et Guilgal, qui sont des lieux de cultes prestigieux, mais qui sont dévastés et en ruine. Nous devons passer maintenant par un autre lieu : Sarepta.
« Lève-toi va à Sarepta qui appartient à Sidon… ».
C’est l’ordre qu’avait reçu Elie, de Dieu.

Pourquoi Sarepta ?

Parce que Sarepta signifie : « lieu du fondeur de l’orfèvre, ou raffinerie ».
Cette ville n’est pas en Israël, elle n’est pas sur un terrain saint et prestigieux. Cette ville appartenait à Sidon, au Liban. Et ce n’est pas anodin.
Pourquoi  passer par Sidon, un peuple de navigateurs et de marchands ?
Parce qu’il faisait passer en premier, la richesse, la conquête, et la gloire par l’importance de leurs trafics.

Alors, qui est passé au creuset à Sarepta ?

1 Roi 17 : 8-24
La veuve de Sarepta ; Elle est passé au creuset en perdant son mari, d’abord, puis en ayant plus de quoi manger à cause de la sécheresse car plus rien ne poussait alors ; et par la suite en voyant son fils mourir d’une maladie, voilà comment elle passa au creuset.
S’est-elle endurcit ?
Non, elle s’attendait à la visite d’un ange de Dieu ; Et elle a mis toute sa foi en Dieu.
A-t-elle vécu une petite épreuve?
Non, une véritable fournaise.
Les discours religieux insistent toujours sur le bon cœur de cette femme et les miracles qu’elle a obtenu, qui sont bien-sûr en tous points magnifiques.
Mais pour le creuset et le feu de son épreuve...on passe allègrement par-dessus, car cela fait peur, cela fait très peur à des croyants non préparés, qui ont une foi timorée.
Ils préfèrent alors montrer que cette pauvre femme était dans cet état parce qu’elle ne connaissait pas Dieu.
Alors qu’eux connaissent Dieu et par conséquent, qu’aucune mésaventure, qu’aucun drame ne peut leur arriver. Ils sont sous la bonne douche, ils sont bénis.
C’est là qu’ils se trompent.
Je le répète, Dieu n’envoie pas de l’eau à la fin mais du feu.
Le feu est pour le disciple, c’est pour l’épurer, tandis que l’incrédule, lui, le feu le détruira.

Ne prenons pas à la légère le blé du Seigneur,  comme son or aussi.
Haïssons la contrefaçon (la fausse parole, comme le faux sacrifice)  jusqu’à les fuir.
La contrefaçon a engendré la confusion (normal c’est Babylone).
Tant que nous serons dans Babylone nous serons confus et nous nous poserons toujours la question :

Original ou contrefaçon ?

Alors prions pour que Dieu nous aide à aimer l’original et à fuir la contrefaçon en supportant l’épreuve du feu à venir et prions pour nos frères et sœurs qui sont déjà dans la fournaise.
Amen

dimanche 30 juin 2019

16 : LE JUGEMENT DES FAMILLES

282
Par Eric Ruiz


Le 16 : c’est le jugement des familles.

Comment suis-je en arrivé là, à en déduire cela ?

J’ai suivi à mon insu un cheminement prodigieux comme le fait à son habitude notre Seigneur.
Pour mes 30 années avec Dieu, j’ai reçu ce message comme un cadeau du ciel.

Je suis tombé par hasard sur une page que me mère avait écrite; Elle parlait de ses parents qui ont fui, l’un depuis la Pologne et l’autre depuis l’Allemagne, à cause de l’antisémitisme nazi en 1933.

Et toujours par hasard je tombais sur des paroles de la célèbre chanson de Jean Jacques Goldman : « et si j’étais né en 17 à Leidenstadt, sur les ruines d’un champ de bataille aurais-je été meilleur ou pire que ces gens si j’avais été allemand ».
Ces paroles magnifiques, renferment une véritable sagesse, et elles ont pris un sens encore plus fort pour moi, avec l’histoire de ma mère.
Ma mère est né de parents juifs réfugiés à Paris ; mais sa famille a été éclatée, elle a été disséminé sur « les ruines d’un champ de bataille » ; et son prénom : Simone, a été choisi dans la plus stricte tradition juive, comme pour cimenter ce qui avait été démantelée après la mort subite et récente de son grand-père.
Simone, Siméon c’est : « celui qui a entendu, qui a été exaucé »
Je cherchais ensuite la signification de cette ville Leidenstadt (inventée bien-sûr, mais dont le sens s’applique parfaitement avec la chanson et la vie de ma mère) : ville des souffrances.
Maintenant si on associe cette ville de souffrance avec le prénom (celle qui a été exaucée) de ma mère, on arrive à la vérité suivante :
Ma mère était une femme de foi formidable et qui a entendu les souffrances de sa ville, et qui a été exaucée vis-à-vis des souffrances de sa famille.
Elle priait chaque jour pour sa famille, elle notait scrupuleusement les anniversaires, les dates marquantes ; et elle ne perdait jamais une occasion pour nous rappeler son affection pour l’un ou pour l’autre ; en fait, pour toutes celles et ceux qui étaient encore en vie.
Elle a su intuitivement que sa conversion à Christ lui avait donné le lien, le chaînon essentiel de la vie familiale, un cordon d’or et d’amour.
Alors, en lisant sur la page Wikipédia « né en 17 à Leidenstadt » j’y ai lu que le cingle s’est classé pendant 16 semaines dans le TOP 50.
Et là 16 et semaines a fait tilt en moi, un véritable choc électrique. Mon cerveau a associé d’un coup 16 avec  tout ce que j’y ai lu sur ma mère et je savais intuitivement que 16 avait un rapport avec la famille.
Et je savais que la Bible allait elle aussi confirmé cela et qu’elle allait complètement dans ce sens…(une parenthèse pour dire : n’oublions pas que l’esprit divin s’associe à notre intuition).

D’abord revenons sur le jugement qui lui seul amène à la vérité:
C’est le verset 16 du chapitre 12 de l’Ecclésiaste version Ostervald:
« Car Dieu fera venir toute œuvre en jugement, avec tout ce qui est caché, soit bien, soit mal. »

Maintenant parlons des familles ou de la maison d’Israël, de la maison de Juda, ou de Joseph ou d’une autre famille, d’une autre maison avec ses fils et ses filles et ses rois, allons voir comment Dieu forme ses familles (nos familles) à partir du nombre 16.

C’est la famille de Jacob qui nous informe en premier de la valeur de ce nombre.
Jacob est uni bien-sûr à Léa, la sœur délaissée, mais pas seulement ; Car Jacob eut des enfants par la servante de Léa.
Laban, le père de Léa lui donna Zilpa comme servante qui continua à donner des enfants à Jacob, car Léa ne pouvait plus le faire après avoir accouchée de quatre enfants.
Combien Zilpa  eut-elle d’enfants?

La réponse vous vous en doutez : 16
Mais 16… quoi des enfants, des petits-enfants ?
Lisons Genèse 46 : 18 version Louis Segond

« Ce sont là les fils de Zilpa, que Laban avait donnée à Léa, sa fille; et elle les enfanta à Jacob. En tout, seize personnes ».
On ne nous dit pas quelles personnes (selon les versions, ce sont aussi: « des âmes »).
En fait il y a un mystère dans ces personnes… Qui sont les fils de Zilpa au juste ?
Zilpa, était syrienne, dont le nom signifie le ruissellement.
L’eau de repentance devait ruisseler de sa maitresse Léa et elle-même Zilpa ruisselait sur d’autres.

Alors qui a été touché par l’eau qui coulait d’elle ?

Cela, nous ne le seront sans doute jamais (le hasard appartient à Dieu le Père) ; mais une chose et sûr, 16 personnes ont été mis à part, consacrées par elle.
Nous ne connaissons que deux fils : Gad et Aser qui signifient tous deux heureux.
« Gad (par la bénédiction de Jacob) sera assailli par des bandes armées mais il les assaillira et les poursuivra » (ses durs combats aboutiront à des victoires) « Aser produit une nourriture excellente ; il fournira les mets délicats des rois ». (Un peu comme Daniel l’a fait avec le roi de Babylone, Darius)

Alors, Zilpa, a-t-elle été la seule servante a consacré des fils ?

Non, avant elle Agar la servante de Sara la femme d’Abraham l’a fait aussi
C’est Genèse 16 qui nous le fait comprendre : « Or Saraï femme d'Abram ne lui avait enfanté aucun enfant, mais elle avait une servante Egyptienne, nommée Agar…Saraï, femme d'Abram, prit Agar, l'Egyptienne, sa servante, et la donna pour femme à Abram, son mari…qui alla vers Agar, et elle devint enceinte ».

Alors il y a bien une stratégie de la part de Dieu pour rassembler, et rapprocher les familles. C’est lui qui unit et qui désunit. Nous retombons dans le jugement.
Exode 16 nous explique cette stratégie au verset 4 :
« L'Eternel dit à Moïse: Voici, je ferai pleuvoir pour vous du pain, du haut des cieux (on sait que c’est la manne, la révélation d’un point de vue spirituelle). Le peuple sortira, et en ramassera, jour par jour, la quantité nécessaire, afin que je le mette à l'épreuve, et que je voie s'il marchera, ou non, selon ma loi ».

Donc, ceux qui ne marchent pas selon sa loi, ce sont ceux qui murmurent, qui se plaignent, et contestent tout le temps, mais aussi ceux qui préfèrent un autre pain, une autre nourriture que celle de Dieu. Ils ne sont pas exclus, ils s’excluent finalement eux-mêmes du peuple mais aussi de leur famille, de leur maison. Pourquoi ? car ils refusent de marcher selon la loi, ils refusent la révélation.

Lévitique16 nous dit qu’Aaron perdit ses deux fils « qui moururent en se présentant devant l'Eternel. ».
D’autres fils connurent le même sort que les fils d’Aaron, Nombres 16 : « Koré, fils de Jitsehar, fils de Kehath, fils de Lévi, se révolta avec Dathan et Abiram, fils d'Eliab, et On, fils de Péleth, tous trois fils de Ruben. Ils se soulevèrent contre Moïse… » et plus loin on lit : « la terre qui était sous eux se fendit. La terre ouvrit sa bouche, et les engloutit, eux et leurs maisons, avec tous les gens de Koré et tous leurs biens. Ils descendirent vivants dans le séjour des morts, eux et tout ce qui leur appartenait; la terre les recouvrit, et ils disparurent au milieu de l'assemblée. »

Le jugement va encore plus loin, encore plus loin que leur mort.

La révolte de ces fils les prive d’héritage terrestre mais aussi d’héritage céleste.
Ils n’hériteront pas ce qu’héritent leur famille et leur maison.

Par ailleurs, Juges 16 nous rappelle que l’histoire de Samson est un jugement pour ceux qui veulent s’unir avec une maison consacrée, mais en dissimulant leur identité et en cachant leur cœur tortueux et fourbe.
Dieu se laisse, comme Sanson l’a été avec Délila la Philistine, il se laisse séduire, malgré le fait qu’il se sait trahi. Il patiente, comme Samson patientait, tourmenté importuné jour et nuit par Délila ;
Dieu, lui, est tourmenté et importuné par des prières remplies de mensonges et de manigances.
Dieu comme Samson livre ses points faibles. Pour Samson en se laissant rasé la tête, en ayant même ses yeux crevés par l’ennemi ; pour ceux qui se consacrent, ils se laisseront humilier et démunir entièrement, comme Jésus l’a fait.
Car c’est Dieu lui-même qui leur redonnera la force au moment voulu pour renverser et détruire les œuvres des faux consacrés et leur temple maudit.

En fait Dieu fait comme avec le prophète Samuel, a qui il montra le futur roi d’Israël : David.
Dieu finit par nous envoyer vers les vrais fils consacrés.  1Samuel 16, « Remplis ta corne d'huile, et va; je t'enverrai chez Isaï, Bethléhémite, car j'ai vu parmi ses fils celui que je désire pour roi ».

Alors à cause d’un roi désobéissant, comme Saül l’était, sa maison est-elle maudite, coupée de toute bénédiction, de tout héritage ?

 C’est 2 Samuel 16 qui nous en donne la réponse  avec l’exemple de Tsiba, un des serviteurs de la maison de Saül et plus précisément de Jonathan son fils.

Le roi David se sentait redevable à cette maison, en retour de l’affection qu’il avait eu pour Jonathan (fils de Saül).

Alors quand Tsiba se présenta devant David avec des ânes, du pain, des fruits et du vin (parce qu’il avait vu le besoin des gens de David) il reçut en retour de sa générosité et de son sacrifice, le même héritage que celui de son maître (il devint propriétaire de terres de Jérusalem, Tsiba, lui, un simple serviteur, simplement parce qu’il toucha le cœur de David).
Car nous le savons ceux qui touchent le cœur de Dieu ou celui de ses enfants consacrés, reçoivent le même héritage qu’eux.

Cantique de cantique 2 :16 « Que tu es beau mon bien-aimé, que tu es aimable, notre lit c’est la verdure (on pourrait dire aussi : notre lieu de repos c’est une terre fertile, voilà l’héritage que Dieu promet à sa bien-aimée) »

Avec Tsiba, nous avons encore l’adoption, ce lien indélébile de notre Seigneur. Dieu aime adopter des fils issus de familles différentes, de nations différentes, de religions différentes.
Il les adopte parce que leur cœur montre de qui ils sont issus.
Romains 16 : 13, dévoile une chose étonnante : Paul a adopté une romaine, la mère de Rufus comme la sienne « Saluez Rufus, l'élu du Seigneur, et sa mère, qui est aussi la mienne. »

Alors Dieu rajoute par le chiffre 16, mais par qui ?

Eh bien par Yosseph, Joseph, qui est une porte, c’est la porte des brebis,(message sur Sion, 4ème partie, mars 2017) Joseph possède cette fonction de rassemblement en lui.
Joseph (qui signifie : Dieu a rajouté) le fils de Jacob, a reçu une double portion avec ses deux fils, voilà comment Dieu rajoute.

Jacob devenu Israël dit : Genèse 48 :16 «  que l’ange qui m’a délivré de tout mal, bénisse ces enfants ! Qu’ils soient appelés de mon nom et du nom de mes pères Abraham et Isaac  et qu’ils multiplient en abondance au milieu du pays…» 
Avez-vous prêtez attention aux paroles d’Israël : « Qu’ils soient appelés de mon nom »
Il change les noms des fils de Joseph : Ephraïm et Manassé ; et il les change en Israël. Ephraïm c’est Israël, Manassé c’est Israël.
Il n’y a pas trois tribus Ephraïm, Manassé et Israël mais plus qu’une seule et même tribu ou famille : Israël.

Maintenant que nous montre Josué 16 ?
Une chose incroyable :
Que les fils de Joseph reçoivent à eux deux, des territoires beaucoup plus importants que les autres et d’autres encore par tirage au sort.
En traduction actuelles, cela veut-il dire que les enfants rajoutés aux familles existantes recevraient un meilleur héritage que les enfants légitimes ?

Il semble bien que oui.

Ephraïm (qui signifie : être fécond) est la partie féconde d’Israël. Et Manassé (signifiant oublié) c’est la partie d’où sortira les oubliés et les laissés pour compte d’Israël.
Avec Dieu les cartes des familles sont redistribuées à la fin, ce n’est plus le même jeu qu’au départ ;  Tout comme Ephraïm qui n’est pas l’ainé, mais qui a reçu une bénédiction d’ainé et non de fils cadet.
Les fils légitimes deviennent pour beaucoup illégitimes et vice et versa.
Et Dieu n’hésitent pas à prendre des filles à la place des fils (Josué 17 :3)
Et quand Dieu rajoute, il ne rajoute pas une part moindre, que celle qui est déjà, mais une part beaucoup plus grosse ; en fait, c’est une part double.
« Donnez, et il vous sera donné: on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde » (voilà la loi du rajout).

Donc résumons : nous l’avons vu, Dieu rajoute des serviteurs, des servantes, des étrangers, des étrangères, (syriennes, égyptiennes…) des veuves aussi, comme celle qui a reçu le prophète Elie à Sarepta (au Liban actuel).

C’est pourquoi Dieu a instauré une fête pour cela.
Laquelle ?
La fête des tabernacles, plus connue sous le nom de Souccot, la fête des cabanes.
Qu’a-t-elle de si particulier ?
On y célèbre la moisson et l’abondance des récoltes. Mais avec qui ? Car c’est là le point crucial.
Deutéronome 16 : 14 nous dit : « Tu te réjouiras à cette fête, toi, ton fils et ta fille, ton serviteur et ta servante, et le Lévite, l'étranger, l'orphelin et la veuve qui seront dans tes portes » (cela en fait du monde).
En gros, tu n’excluras personne d’en ton entourage, car tous peuvent faire partie de la grande récolte de Dieu.
Jésus de Nazareth a-t-il été inclus à cette fête ?
Non, puisqu’il est arrivé dans la plus grande discrétion à cause des religieux qui en voulaient à sa vie (Jean 7).

Alors de nos jours, c’est la même chose, les croyants légitimes ne sont pas invités dans les assemblées, ils sont plutôt pourchassés, et les serviteurs et les servantes sont confondus avec les Lévites (les croyants) Le contexte d’exclusion et de confusion reste toujours le même.

Alors, n’excluez personne dans votre famille (au sens large, avec vos connaissances) et encore moins quand vous vous assemblez pour fêter votre travail, les bénédictions que vous avez reçues.
Incluez les moins honorables, les malades, les casse-pieds, ceux et celles qui ne croient pas comme vous en Jésus-Christ ; personne ne doit être rejeté.
Pensez à Joseph et à sa tunique de plusieurs couleurs.
Quelle est la couleur de l’amour ?
C’est la couleur de la tunique de Joseph (celle des peuples du monde).
L’inclusion est totale et elle ne se limite pas à notre jugement.

Deutéronome 16, au verset 19, il est dit : « Tu ne porteras atteinte à aucun droit, tu n’auras point égard à l’apparence des personnes et tu ne recevras point de présent, car les présents aveuglent les yeux des sages et corrompent les paroles des justes. »

Donc faisons très attention, il faut se méfier des généralités et des apparences, afin de ne pas juger précipitamment et tomber dans l’excès inverse qui consisterait à rejeter toute légitimité à ceux qui l’avaient à l’origine.
C’est comme cela, sinon, que l’on favorise l’étranger à la place du citoyen résident (c’est ce que nous vivons dans nos pays occidentaux où le résident a moins de droit que l’étranger).

Revenons à 2 Samuel 16, après l’histoire de Tsiba.
Il arriva un homme de la maison de Saül avec des intentions bien différentes : C’était Schimeï
Il lançait des pierres sur le roi David et lui prophétisait des horreurs, des malédictions.
A-t-il perdu alors sa légitimité de fils et son héritage ?
La suite du récit nous montre, d’abord l’attitude juste de David qui passa son chemin, alors qu’il aurait pu lui couper la tête ; et ensuite… eh bien nous voyons plus tard, Schimeï qui s’est repenti et qui est venu devant le roi David implorer son pardon. Il garda donc sa légitimité et l’héritage promis à sa maison.
En fait, ici nous avons un exemple parfait de Proverbes 16 :7
« Quand l'Eternel approuve les voies d'un homme, Il dispose favorablement à son égard même ses ennemis. ».

La sagesse c’est de ne rien faire contre ceux qui nous maudissent comme de ne pas, non plus, favoriser uniquement ceux qui disent du bien de nous.
Il y a aura un temps ou la vérité éclatera ; et cette vérité montrera qui est de quelle famille : Quelles sont les filles de Sion, les filles d’Israël ou les filles des nations.

Alors jusqu’où peut-on aller dans l’ignominie contre Dieu pour être coupé de sa famille ?

D’abord la mort ne signifie pas forcément une coupure définitive. La réconciliation est le but d’un Dieu sauveur comme le nôtre. La preuve c’est l’adultère d’Absalon, un des fils de David qui coucha avec les concubines de son père pour lui montrer sa désapprobation et cela en autre lui valut la mort ; mais c’était une rébellion, d’abord et surtout contre son père. D’ailleurs, à sa mort David eut énormément de chagrin. Mais surtout, cette rébellion était juste, puisque Achitophel, le prophète de Dieu le conseilla lui-même d’aller dans ce sens. (2 Samuel 16-23)
Non, il y a un péché qui devrait sauter aux yeux, parce que non pardonnable, c’est le fameux blasphème contre l’esprit.
Lévitique 24 :16 : « Celui qui blasphémera le nom de l'Eternel sera puni de mort » ou 1 Jean 5 :16: « Il y a un péché qui mène à la mort; ce n'est pas pour ce péché-là que je dis de prier. »
Ce blasphème est relaté dans 1 Roi 16  contre Baescha et ceux qui l’ont suivi.
« La parole de l'Eternel fut ainsi adressée à Jéhu, fils de Hanani, contre Baescha: Je t'ai élevé de la poussière, et je t'ai établi chef de mon peuple d'Israël; mais parce que tu as marché dans la voie de Jéroboam, et que tu as fait pécher mon peuple d'Israël, pour m'irriter par leurs péchés, voici, je vais balayer Baescha et sa maison, et je rendrai ta maison semblable à la maison de Jéroboam, fils de Nebath. Celui de la maison de Baescha qui mourra dans la ville sera mangé par les chiens, et celui des siens qui mourra dans les champs sera mangé par les oiseaux du ciel ».

La colère de Dieu a toujours été d’actualité avec les blasphémateurs.
Apocalypse 16 nous montre cette progression dans la colère divine par 7 coupes et même pour une famille (je le rappelle) qui est légitime au départ.
Regardez, Amos (Amos 7 :16),  prophétisait contre la famille royale d’Israël et d’Isaac dont le champ (l’héritage) serait partagé au cordeau après qu’il y aura prostitution, captivité ou destruction. De la même manière des fils d’Ephraïm se sont retrouvés au milieu de l’héritage de Manassé (Josué 16 :9).

Mais n’oublions pas une chose importante : que les plus belles conquêtes avec notre Dieu se sont fait, se font et se feront toujours dans la douleur.

Ses familles, comme ses fils adoptés sont enfantées dans la douleur.

Esaïe 16 :1 d’abord : « Envoyez les agneaux au souverain du pays, Envoyez-les de Séla, par le désert, A la montagne de la fille de Sion ».
Il y a une traversée du désert pour les agneaux, qui s’enfuiront comme des fugitifs face à l’oppression, pour échapper à la captivité, (nous dit la suite du texte d’Esaïe) ; Dieu les cachera de leurs poursuivants, car ils seront comme les exilés de Moab, qui demanderont asile avant d’atteindre la montagne de Sion.
Jésus dit aussi à ses disciples :
Jean 16 : 21-22 « La femme, lorsqu'elle enfante, éprouve de la tristesse, parce que son heure est venue; mais, lorsqu'elle a donné le jour à l'enfant, elle ne se souvient plus de la souffrance, à cause de la joie qu'elle a de ce qu'un homme est né dans le monde. 22Vous donc aussi, vous êtes maintenant dans la tristesse; mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira, et nul ne vous ravira votre joie. ».

A la fin, toutes les familles seront réunies en Christ et chacune recevra  sa part selon la justice qu’elle aura déployée pour notre Dieu « car comme  vous avez bu sur ma montagne Sainte, ainsi toutes les nations boiront sans cesse. » (Abdias 1 :16).
Rappelons-nous comment les guerriers du Juge Gédéon venaient boire (à genoux pour certains, en rampant et en lapant comme les chiens pour d’autres).
Eh bien, comme au temps du juge Gédéon, c’est notre attitude devant la source, l’eau, la parole divine, qui  déterminera notre qualification au combat, au repas des noces.

Je terminerai par ce qu’avait souligné ma mère dans un commentaire d’un recueil de Spurgeon : « Les messages d’amour, souvent nous arrivent sous enveloppes à bords noirs, et si ses chariots grondent parfois sourdement, ils sont chargés de bienfaits ».
Amen