dimanche 3 septembre 2017

"JE NE PERMETS PAS A LA FEMME de …"

188
Par Eric Ruiz

Cette semaine, ce verset de 1 Timothée chapitre 2 verset 12 résonnait en moi en continue.
Nous sommes au 7ème jour et lundi matin vers 7h j'ai été saisi par l’Esprit pour vous dire ce qui suit.

Je pense, sans me sentir supérieur aux autres que beaucoup n'ont pas compris ce qu'est un couple dans le Seigneur (homme et femme je m’entends). 

LE COUPLE : LA NAISSANCE DE L’EGLISE

Le couple est la première unité de l'Eglise.
Jésus vit au centre de : là où deux ou trois sont assemblés en son nom et en accord.
C'est pourquoi quand on parle d'un couple, on doit parler aussi de l'Eglise. 
Mais il y a des conditions pour former cette unité.

D’abord : Il n'est pas nécessaire que ce couple soit tous deux convertis, mais 
Il est indispensable toutefois qu'un des membres du couple ait Dieu dans son cœur ; c'est-à-dire qu'au moins un des deux invoque le Seigneur sur sa vie. 
Ce qui fait que l'autre membre sera sanctifié parce qu'on prie pour lui dans un premier temps et qu'on manifeste à son égard une attention spéciale, des œuvres d'amour.

Il y a la condition aussi que la personne qui n'a pas de relation avec Dieu  soit en accord avec l’autre et donc accepte, respecte et ne s'irrite pas quand son compagnon ou sa compagne invoque le Seigneur, prend du temps par exemple pour lire sa Bible et pour méditer ou pour se réunir avec d'autres croyants.

Ces bases étant fixées, le couple va pouvoir s'édifier, enfin presque ...je dis presque, car il manque encore une chose essentielle :
La place de chacun dans le couple doit suivre l'ordre défini au départ par Christ.

LA PLACE DE L’HOMME ET DE LA FEMME

La Bible nous montre que l'homme a été formé en premier et la femme ensuite ; Eve est une partie d'Adam.
Ensuite, comme Eve a péché en premier, c'est à elle de s'abaisser en premier ; c'est à la femme premièrement de s'abaisser devant l'homme.

Ah là je m'attends à une levée de boucliers générale me traitant même de sexiste ou de machiste.
Ceux qui ont cela dans le cœur se jugent et jugent qu'eux-mêmes sont sexistes, car ils élèvent ou rabaissent un des deux (homme ou femme) à un rang qui n'est pas le leur et rabaisse la tête.
Quelle tête ?
C’elle de notre Seigneur Jésus-Christ, en annulant le pain et le vin (son sacrifice et son pardon).

LE CAS D’UN DES DEUX CONVERTI

Et ici ce n'est pas une question de "converti, pas converti" mais bien d’avoir une position juste en Christ.
Le converti n'est pas supérieur à celui qui ne l'est pas. 
Il doit être même dans une position d'humilité.
"Que celui qui veut être le plus grand soit le serviteur de tous".

Voilà la position du converti : être le serviteur de l'autre.
Notre Seigneur l'a fait pour tous et même pour Judas celui qui allait le trahir.
Alors à plus forte raison devons-nous le faire pour l'autre.
Quand on a Christ en soi le règne se fait dans l'abaissement, l'humilité et l'amour.
C'est cela la prière à notre Père : "Que ton règne vienne"
Qu'il vienne où ?
Eh bien d'abord en nous, puis dans le couple et l'Eglise. 
Priez pour que son règne vienne sur le monde est une perte de temps. Il y a des priorités autres. 
D'ailleurs Jésus le disait : "je ne prie pas pour le monde, mais pour ceux que tu m'as donné
". (Jean 17:9)
Jésus marquait encore sa position qui doit être aussi la nôtre.

Donc le couple est un corps ; Et quand un membre souffre l'autre aussi; quand l'un est dans la joie, l'autre aussi.  
Cet état d'âme du couple devrait être un baromètre pour évaluer le degré de soumission au Seigneur. Si le baromètre n’est pas au beau fixe, il faut revenir en arrière et convertir cette anomalie.

Esther, pour revenir sur son histoire, se lie d'amour avec le roi de Perse.
Elle, qui est "juive" ne va pas imposer un rituel religieux ou des traditions à son futur mari. C'est lui qui "dirige" dans le couple. 
Le roi de Perse fonctionne comme notre Seigneur : il ne manipule pas Esther.
Il est attentif à ses désirs, à son humeur;  et ses chagrins comme ses joies sont des sentiments qu'il partage avec elle.
Lorsque Esther arrive devant le roi Assuérus dans la cour intérieure du palais, alors que cela lui est formellement interdit (et là c'est au péril de sa vie), le roi ne regarde pas la loi qu'il a lui-même promulguée ; mais la tristesse d'Esther touche alors son cœur ; il est à ce moment-là totalement en accord avec elle, puisqu’il est lui aussi rempli de tristesse. Esther et Assuérus ne font qu’un seul cœur et qu’une seule âme et la réaction du roi le prouve : il est empressé de lui offrir tout ce qui est en son pouvoir, même si elle désirait obtenir la moitié de son royaume.

Pourquoi j'insiste sur cette anecdote biblique ?

LE PROBLEME NUMERO 1 DU COUPLE

Car aujourd'hui le problème numéro 1 des couples est la soumission de l'un à l'autre (Ephésiens 5 :22).
Toutes les excuses sont invoquées pour renverser l'ordre établi. La première excuse est bien sûr : la manipulation.
Se soumettre à l'autre équivaudrait à accepter la manipulation. On a peur que l'autre nous manipule. On ne voit chez l'autre que finalement son propre problème. Car quand on manipule soi-même (inconsciemment) on a peur que l'autre le fasse aussi.
On soupçonne le mal chez l'autre et on s'érige en être supérieur.
La deuxième excuse est de revendiquer le droit d’exercer les mêmes responsabilités que l’homme.
Pour une chrétienne, cette responsabilité, c’est celle d’être, par exemple, comme Déborah dans le livre des Juges qui à priori, exerçait les mêmes fonctions de prophète qu’un homme.
Or voilà, Déborah était juge en Israël mais elle ne le faisait pas sans être soumise à l’homme. Relisez les passages bibliques la concernant dans Juges chapitres 4 et 5, vous y verrez qu’au moment où elle reçoit sa mission de Juge, elle fait appel à Barak, et lui demande de confirmer ce qu’elle a reçu pour lui : "N'est-ce pas l'ordre qu'a donné l'Eternel, le Dieu d'Israël? "
Barak recevait simplement la confirmation de ses actions par Déborah qui prophétisait, mais elle ne faisait pas à la place de Barak qui lui, combattait l’ennemi par l’épée et le mettait en déroute. Il faut insister sur le caractère double de cette mission de Juge homme et femme. Deborah n’était pas ni un chef militaire comme Barak, ni son chef. C’est parce qu’il n’y avait plus d’hommes chefs en Israël que Deborah a été missionnée (elle le chante dans son cantique au verset 6 du chap 5). Elle a été choisie par Dieu pour les réveiller (ces hommes), mais pas pour les conduire : ça c’était le rôle de Barak.

L’ORDRE JUSTE

L'ordre juste, écoutez bien c'est celui-ci :  
Dieu est le roi de l'homme et l'homme est le roi de la femme, et la femme règne sur ses enfants, à la manière de 1 Corinthiens 11 :7 qui précise que l’homme est la gloire de Dieu et la femme, la gloire de l’homme ; et par extension je dis que les enfants sont la gloire de la femme (une femme juive stérile étaient considérée comme maudite, donc privée de gloire).

Et là j'insiste encore c'est un règne à la manière divine comme Assuérus l'exerçait sur la reine Esther. Comme Paul le dit aussi à Timothée :

"Elle (la femme) sera néanmoins sauvée en mettant des enfants au monde, pourvu qu'elle persévère dans la foi, dans la charité, et dans la sanctification, avec modestie"

Paul est-il misogyne, rabaisse-t-il la femme à un niveau inférieur ?
Ou bien n'est-il pas là en train de replacer le rôle de la femme qui n’est pas correcte et qui ne permettait plus aux hommes de mener une "vie paisible et tranquille "?
"Je veux que les hommes louent et prient le Seigneur sans colère et sans dispute "(1Timothee 2:8)
Pourquoi  Paul insinue-t-il avec force que les hommes n'étaient plus en paix? 
Parce que les femmes n'étaient pas à leur place ; Et redonner la vraie place à la femme revient à lui donner sa couronne.
Paul dans ce passage parle de se vêtir et de s'orner de bonnes œuvres pour qu'elle règne sur ses enfants et qu'elle persévère dans l'amour par sa discrétion (son silence), sa modestie, son humilité, sa soumission et son dévouement familial.
L’apôtre Pierre va dans le même sens en prenant exemple sur Sara la femme d'Abraham qui désobéissait à Dieu, jusqu'au jour où elle a été soumise à son mari et l'apôtre nous dit qu'elle a revêtu alors une parure sainte, en appelant Abraham : son Seigneur (1Pierre 3:6).

Je ne cherche pas à enfoncer la femme, qui lorsqu’elle est soumise, a une fonction d’aide indispensable à l’homme et à l’Eglise ; mais je désire mettre le doigt sur un problème grave qui a touché toutes les Eglises (1 Corinthiens 14 ;Ephésiens 5 ; Colossiens 3 ; Tite 2 ; 1 Pierre 3 ; 1 Timothée 2).

Alors même si l'homme est inconverti, j'affirme que c'est lui qui dirige dans le couple.
La femme qui est convertie, elle, montre justement son amour pour lui en respectant sa place et sans soupçonner le mal en lui ; sans y voir une intention mauvaise qui l'amènerait à profiter de la situation.
Car si la femme voit son mari comme un profiteur, elle aura le même regard sur le créateur.
Tant qu'une position injuste demeurera dans le couple, et par extension dans l'Eglise, le corps et le sang de notre Seigneur n'aura aucun effet. Et nous buvons la coupe et brisons le pain du Seigneur indignement. C'est-à-dire que son sacrifice ne pourra plus s'exercer réellement pour racheter celui ou celle qui n'est pas converti.
La réalité : c’est qu’une femme non soumise prie la tête non voilée (même si elle met un voile). Si elle met un voile elle montrera son hypocrisie, alors et ce sera aussi honteux que de ne pas mettre de voile et de prier en disant qu’elle respecte l’homme. La femme soumise aime le montrer car c’est un témoignage de vérité devant les hommes, les anges et Dieu. Un homme par exemple qui rentre dans une maison enlève son chapeau en signe de respect. Une femme met son voile ou se cache le visage avec ses cheveux longs pour prier en signe de respect face aux hommes. Cette démonstration n’est pas une coutume, c’est une forme élevée de respect.

Alors, notre Seigneur m’a donné une confirmation de cela, par un songe, non pas de ma part mais d’une femme : Samira qui m’a contacté cette semaine pour me demander l’interprétation d’un songe : en voici une partie :

"Je vois le Seigneur sur la croix, des femmes avec de long cheveux sont en train de lui offrir des herbes amères en offrande d'un côté et de l'autre côté des hommes jouant de la trompette et qui dansaient. On aurait dit une fête..."

 Voilà une confirmation de ce qu’aime notre Seigneur, l’Agneau sacrifié sur la croix, mais  aussi  ce qui rend les hommes joyeux et comblés : ce sont des femmes aux longs cheveux ; leur cheveux forment un voile, en signe de soumission. Pourquoi les herbes sont-elles amères? Car peu de femmes manifesteront ce sacrifice, cet offrande, on se moquera d’elles, on les ridiculisera, on les méprisera (ce sera donc un sacrifice amer).

Nous devons par conséquent dénouer ces liens injustes qui empêchent le sang, donc la vie de notre Seigneur, de couler librement dans le couple; mais aussi de briser notre chair comme lui l'a fait en premier.
Et briser sa chair : c'est se soumettre l'un à l'autre selon Christ.

LA FEMME & L’ESPRIT JEZABEL

Alors bien sûr sans vouloir être un accusateur, le problème bien souvent provient de la femme dans le couple, comme dans l’Eglise. Car la soumission la plus difficile provient d'elle. Non pas qu'elle est plus mauvaise ou plus orgueilleuse, mais parce que le péché a mis une marque sur elle (dès le départ, dès la genèse).
Je m'explique :
Quand l'ange écrit à l'Eglise de Thyatire, il est évident que le plus grand reproche se fait sur la femme Jézabel.
Or, cette femme n'existe plus puisque qu'elle a subi son jugement sous le règne du roi d’Israël Achab, il y a très longtemps déjà.
Non ici l'ange parle de l'Esprit qui touche la femme. Cet esprit qui la pousse à être une prophétesse, une donneuse de leçons chez elle et à enseigner son mari puis l'Eglise.

Apocalypse 2:20-22:

"Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu'ils se livrent à l'impudicité (la fornication version Martin) et qu'ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles. Je lui ai donné du temps, afin qu'elle se repentît, et elle ne veut pas se repentir de son impudicité (sa fornication). Voici, je vais la jeter sur un lit, et envoyer une grande tribulation à ceux qui commettent adultère avec elle, à moins qu'ils ne se repentent de leurs œuvres. Je ferai mourir de mort ses enfants; et toutes les Eglises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les cœurs, et je vous rendrai à chacun selon vos œuvres."

Quel jugement ! mais le message est très clair :
Si la volonté de repentance ne touche pas le couple, la femme en premier et les serviteurs qu'elle séduit ensuite, ils subiront tous une épreuve telle que la maladie, la stérilité et les deuils seront leur destinée, car la malédiction redoublera de force et le Seigneur ne pourra plus intervenir alors pour les sauver d’une ruine certaine.
Mais regardez par contre la bénédiction qui est attribuée à ceux et celles qui décident de se mettent en ordre : "je donnerai autorité sur les nations...il les paîtra avec une verge de fer, comme on brise les vases d'argile (la puissance de la repentance) et je lui donnerai l'étoile du matin.(vos pas seront les pas du Seigneur dès le lever du jour)".

Je me dois, au risque d'être rejeté par plusieurs, d'annoncer ces choses avec une verge de fer, car il faut dire ces choses avec force et fermeté.
Le temps presse et la patience du Seigneur arrive à terme. 
Beaucoup aujourd'hui cherchent à savoir où se trouve la marque de la Bête. 
Voilà un des chiffres de la Bête ici, un des trois 6 du 666. Il se manifeste à travers l'Esprit de Jézabel qui attaque la femme, le couple et l'Eglise en premier. Le six, c'est le chiffre de l'œuvre humaine, bien souvent destructrice.
C'est encore l'ange de Thyatire qui nous le dit : "à ceux qui ne reçoivent pas cette doctrine (de Jézabel) et qui n'ont pas connu les profondeurs de satan."
L'esprit de Jézabel témoigne qu’il fait partie des profondeurs de satan qui souhaite garroter le corps du Seigneur en utilisant la femme.
Genèse 3 :15: "Je mettrai inimitié (opposition farouche) entre toi (le serpent ancien) et la femme ; entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête et tu lui blesseras le talon"
Dieu avait prédit que la blessure du serpent au talon de la femme serait de tout temps, mais il n’avait pas donné la caractéristique de cette blessure ; L'ange de Thyatire nous la donne, lui : à travers la doctrine de Jézabel. La postérité de la femme, comme celle de l’Eglise est attaquée, c’est sa fécondité. Mais quand elle résiste, c’est la postérité du serpent qui est attaquée.

Au passage vous voyez on parle de doctrine pour cette femme, car la place d’imposteur de la femme est devenue une nouvelle doctrine dans le couple et l'Eglise (et même dans toute la société, notre société occidentale est féministe de A à Z du nord au sud et de l’est à l’ouest). La morsure est profonde, très profonde. Et c’est ce qui fait que tout le monde boîte, la femme, le couple, l’Eglise et le monde.

Mais dans ces derniers temps de réveil, cet handicap doit disparaitre et laisser place à une guérison totale, si l’homme et la femme le décident ensemble.
Mais ne vous méprenez pas, les choses ne vont pas être faciles. S’opposer à la féminisation c’est, vous l’aurez compris, s’opposer au diable et c’est pourquoi l’ange de Thyatire prévient le croyant de persévérer jusqu’au bout.
"ce que vous avez, retenez-le jusqu'à ce que je vienne. A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu'à la fin mes œuvres, je donnerai autorité sur les nations ".

LA FORNICATION

Passons maintenant à un sujet qui fâche mais qui n'est pas rétabli dans le couple et l’Eglise : la fornication
Pourquoi elle?
Car premièrement la fornication et la séduction forment une des sept têtes du Diable.
Et deuxièmement, car l'ange de Thyatire affirme que la femme Jézabel pousse les autres à la fornication.

La fornication est bien une des œuvres diaboliques principales.

La fornication a deux orientations : l'une est sexuelle l'autre spirituelle.
La fornication spirituelle commence quand nous avons des relations illicites.
Nous avons parlé des relations illicites lorsque dans le couple ou l’Eglise le règne divin est chassé et qu’il est remplacé par un autre fondement.
Jésus ne peut régner dans un corps où s'exerce la fornication, c'est-à-dire où le plaisir de la chair est supérieur à son Esprit ; et les conséquences évidemment engendrent de l'adultère spirituelle c'est-à-dire une idolâtrie.

On s'aime soi-même démesurément ; on rabaisse l'autre et on met le Seigneur sous son propre contrôle, voilà l'adultère consommé.

On prie à ce moment-là un autre Dieu, même en priant au nom de Jésus -Christ.
On prie qui ?
Eh bien cela va vous paraître bizarre mais on prie sa propre chair. Puisque nos désirs ont pris le pas sur ceux de l'Esprit. Nos prières ont des orientations égoïstes, je dirais égocentrées, centrées sur soi. Nous sommes devenus le Seigneur : en hébreu "Baal".
Il n'existe pas de dieux étrangers opposés à Jésus-Christ.
Les seuls dieux que nous prions lorsque nous sommes adultères ce sont alors ceux que nous nous sommes créés nous-mêmes. Notre première image que nous créons, c'est celle de nous-mêmes. Puis l'image de la personne qui ressemble le plus à notre chair. C’est quand même très curieux cette coïncidence, mais Jézabel en hébreu signifie, "Baal est l’Epoux". Il y a un mariage entre faux-dieu, pour donner naissance à une génération perverse comme la nommait Jésus..

Pourquoi les Hébreux se faisaient-ils des veaux d'or ?

Le veau est un animal de force et de sacrifice. Ces rois idolâtres se voyaient forts par leurs sacrifices aussi saint que celui du Seigneur : en or
Ils montraient ouvertement qu'ils étaient l’égal de l'Agneau immolé pour tous. Ils ont usurpé la place de Jésus.

Passons maintenant à la fornication sexuelle.

Elle consiste à se lier avec une autre personne sans s'engager, sans en officialiser l'union. Cette pratique est illicite parce qu’elle cache une intention différente : Celle d’exercer sa propre liberté ; et par conséquent de préférer son plaisir personnel à celui de l'autre. 
Une union sans mariage, c'est une union sans présentation au Seigneur c'est une fausse union,  c’est une union déguisée. Comme dire j'aime mon prochain (mais à ma manière et pas comme moi-même). 
Si j’aime vraiment l’autre comme moi-même, je ne peux pas l’aimer à la manière des hypocrites. 
Notre Dieu aime les marques d'engagement profondes comme le baptême d'eau qui doit être mesurée par nos actes convertis.

Il en est de même avec l'union mari et femme. Cette union est une préfiguration de ce qui se passera avec lui. Cela montre le degré d'engagement que nous souhaitons atteindre. 
On peut s’inspirer de la tradition juive, où la future épouse n’habitait pas avec son mari, elle se préparait à part après avoir signé une lettre de fiançailles, dont l’alliance était officialisée par une coupe de vin. Seul le père du fiancé connaissait la date du mariage ; et c’était au père du marié de vérifier que la future épouse soit prête.

Quand le Seigneur bénit notre union, quand un "ancien" de l’assemblée, un croyant mature, présente le couple au Seigneur, Dieu officialise l’acte en mettant sa marque sur le couple. Les mariés boivent alors le vin d’une alliance faîte en Christ. C’est une marque invisible qui va permettre au couple de vraiment ne faire qu'un.
Concrètement : Même si un des deux mariés n'est pas converti, son consentement à se marier devant le Seigneur et à accepter un conjoint converti sanctifiera son cœur. C'est-à-dire que ce couple sera consacré.
Les appels se multiplieront par le Seigneur pour édifier le couple. Mari et femme pourront échapper ainsi à la malédiction qu’attendent tous ceux qui désobéissent au commandement d'aimer son prochain comme soi-même.
Reconnaissons que notre Seigneur fait tout pour nous placer sous sa grâce et sous sa bénédiction mais il ne revient pas sur ce qu'il a créé.
Si nous n'exerçons pas nous-mêmes ce qui est juste, nous rendons caduque son sacrifice pour nous.
C'est nous-mêmes qui décidons d'être gracié ou non. Lui, il l'a fait une fois et pour tous… Mais nos actes montrent notre foi, notre amour pour lui. Rien ne peut se faire sans un consentement mutuel dans le ciel comme sur la terre. Dieu est "Un" avec ses élus et non tout seul.

Montrons alors de quelle nature nous sommes et décidons de replacer les bornes d’autrefois celles de l’homme et de la femme.
Le premier chapitre du livre d’Esther commence au chapitre 1 verset 22 par l’Edit du roi qui remet de l’ordre dans sa maison et dans tout le royaume ; toutes les femmes rendront honneur à leurs maris, depuis le plus grand jusqu'au plus petit…que tout homme soit le maître dans sa maison,
Cet Edit est de rigueur dans nos familles et nos assemblées. Annonçons ces choses autour de nous !
Pour ma part, je tiens à vous le dire : mon couple n’était pas en ordre avec cette loi royale et depuis récemment : le vendredi 4 aout 2017, ma femme et moi nous nous sommes humiliés devant notre Seigneur, qui a vu notre sincérité de cœur à vouloir changer. Il nous a envoyé son esprit de repentance après que nous ayons réalisés nos fautes respectives.

Je ne dis pas cela pour me glorifier de cette situation, mais pour signaler que tous, sans exception, nous avons besoin d’un tel renouveau, car il s’agit bien d’ôter tous ces garrots que nous avons mis à nos membres et qui empêchaient la vie de Christ de couler en nous.
Aujourd’hui, jour d’anniversaire de ma femme, coule en moi le même amour de jeune marié que j’avais il y a 23 ans.
Dieu libère l’amour que vous avez les uns pour les autres aujourd’hui.
Le voulez-vous ?
Amen




MA SEMAINE DE JEÛNE

187
Par Sandrine Ruiz

Lorsque je ne vais pas bien, que je ne fais plus les choses par amour mais parce qu’il faut les faire…  quand je deviens bougonne que tout devient pesant… mon cœur me dit stop ! Poses tes valises. Arrêtes toi et confie ton fardeau au Seigneur car  tu te fatigues inutilement, tu ralentis  ta progression et par la même celle de ceux qui t’entourent,  tu n’es plus sur la bonne voie…  redemande ton chemin.
https://youtu.be/C_-17pdUnh0
Pris par sa « mission » pour préparer les frères et sœurs à l’enlèvement,  Eric me percevait comme une opposante. De mon côté je me sentais missionnée pour qu’il ne prenne pas trop d’assurance, un garde-fou prêt à  le faire ré-atterrir si besoin. Quelque peu agacée par les appels qui se font nombreux des différents chrétiens qui l’interrogent sur ses messages,  remerciant même le Seigneur pour leurs contenus qui les délivrent. De mon côté je ne comprends toujours pas tout,  cela m’énerve et j’ai le sentiment que lorsque quelqu’un perd un lien c’est moi qui le récupère… et puis il n’y a pas grand monde autour de mon mari pour lui faire de la résistance …  je commence petit à petit à étouffer. Je crois qu’Eric en est conscient mais attend de moi que je le manifeste clairement
Bref une seule chose à faire dans ce cas pour moi, me mettre en jeûne pour me rapprocher a nouveau de mon Dieu.
Chaque jeûne se passe différemment mais ils ont tous désormais un point commun, je sais quand ils sont agréés de Dieu : Je n’ai jamais faim, le Seigneur me remplit d’une énergie débordante qui me pousse à être active pendant cette période. Lors de mon dernier jeûne J’ai consacré mon temps à défricher le verger. Ayant moi-même besoin de me délivrer de quelques chaines, le Seigneur m’a mis à cœur d’enlever les chaines qui s’étaient copieusement installées autour de nos arbres fruitiers…c’est donc là-bas que j’ai planté ma tente.
Difficile, je dois dire très difficile le début de mon jeûne. Ce n’est pas compliqué j’ai pleuré sans discontinuer pendant les 3 premiers jours me demandant ce que je pouvais bien faire là…
Seigneur,  qu’attends-tu de moi ? Parles-moi car je suis seule… (Comme le disait un chant) Et puis toujours  rien.  Rien si ce n’est que je continue à me vider de mes larmes.
Seigneur pourquoi ne me dis-tu rien ? j’essaye de trouver une réponse en ouvrant ma bible à une page au hasard.. Rien décidément rien.
C’est donc dépitée autant que défigurée que je retourne dans ma chambre auprès de mon mari très tard dans la soirée (toujours pas faim, ni encore ôté la moindre ronce au verger).
 Surpris et ravi de me voir débarquer ne sachant pas où j’étais depuis 3 jours… « D’où tu viens ? »
Impossible de décrocher un mot et pourtant j‘étais bien décidée mais dès que je commençais à parler je retombais en larmes (Jamais cela ne m’était arrivé auparavant). Je n’ai pu faire qu’une seule chose, me blottir contre lui et c’est en me caressant les cheveux qu’il est arrivé très rapidement à me calmer et même m’endormir.
Je me suis réveillée très tôt dans la matinée poussée par la pensée qu’il fallait aller terminer ce que j’avais commencé. Me voilà donc reparti direction le verger ne comprenant toujours rien de ce que le Seigneur attendait de moi.
La seule chose que j’avais sur le cœur c’est que si moi je n’étais pas bien, Eric ne vivait certainement pas bien non plus la situation et que de partir une première fois sans laisser d’adresse puis une deuxième comme une voleuse… bref je me suis sentie conduite à lui envoyer un simple sms : mon QG est au verger face aux abeilles (espérant bien qu’il m’y rejoindrait)
Je ne sais toujours pas pourquoi je suis là mais malgré tout je n’ai toujours pas faim et  ce bref retour au bercail m’a apaisé. Je relève donc les manches et commence enfin ce défrichement des arbres. Ils en avaient vraiment besoin, complètement étouffés par des ronces, du lierre et du liseron, la totale les pauvres.
Une bonne partie de la journée s’écoule et toujours aucune visite, snif. Mais ce débroussaillage m’a changé les idées, je ne pleure plus, je recommence à me sentir presque utile. Et puis fin d’après-midi alors que je m’accordais une pause dans ma tente,  qui voilà ? Celui que je n’attendais plus, Eric bien sûr !
A mon tour d’être ravie ! Mais toujours aussi coincée, impossible  d’exprimer ce que je ressens.
-          Pourquoi le Seigneur te parle et qu’il ne me dit rien à moi ?
-          Mais le Seigneur te parle.
-          ah bon ? à part pleurer je ne sais rien faire d’autre, j’essaie d’ouvrir ma bible mais je ne vois rien…
-          tu pleures parce que tu te laves mais le Seigneur te parle…

Et puis  plus besoin de poser de question, Jésus les connait déjà toutes mieux que moi ,Il
s’est servi d’Eric pour y répondre déjà partiellement

Puis Eric est reparti me laissant achever ce que j’avais à achever.
J’ai enfin compris ce que je faisais là, merci Seigneur ! Je  me sens à nouveau revivre,  tellement plus forte (les ronces s’en rappellent encore), et je regarde mon mari tellement différemment
Femme soyez soumise à votre  mari, ce verset vient de donner du sens dans ma vie.
J’ai toujours eu du mal à lire ma bible, je crois que le Seigneur utilise un autre moyen pour me parler. Je me suis toujours sentie comme atteinte  de cécité à cause de cela. En fait je me sens comme un aveugle qui a besoin d’un ami à ses côtés pour le guider. Pour me faire traverser la route ou m’arrêter quand quelque chose représente un danger pour moi.
Quelqu’un sur qui je puisse et sur qui je veux compter ; car c’est le Seigneur qui l’a placé à mes côtés pour m’aider à progresser sur Son chemin.  Cet ami c’est mon mari, certes  il n’est pas infaillible (des conneries il en a certainement fait et il en fera encore) mais je n’ai rien à craindre, il est, nous sommes sous le regard attentif de notre Seigneur, quoi de plus reposant ?
Je ne sais pas si c’est très flatteur pour Eric mais je me sens moi, comme un aveugle, lui serait mon labrador. Il est mes yeux et sans moi il n’a pas de raison d’être, ensemble nous progressons sur Le chemin de notre Seigneur qui s’est chargé de son éducation et continue de s’en charger (le meilleur des maîtres donc !) sous le regard de nombreux frères et sœurs qui nous observent.
Le regard de mon mari à mon égard a également beaucoup changé. Je crois que Notre Seigneur lui a parlé en même temps qu’à moi. Nous étions tous les 3 sur les genoux durant cette semaine, certes éprouvante, mais avec une finalité tellement belle. Nous revoilà amoureux comme des fiancés… (Pour ceux qui m’ont connue il y a 23 ans, Eric repasse la serpillère….) nous marchons à 1,5 M du sol. Envolé le fardeau. Cela tenait à si peu de choses finalement…
Ne pas me soumettre à mon mari c’est me mettre, nous mettre en danger en fait car nous ne sommes qu’un. Lorsqu’un des deux souffre, les deux souffrent. Lorsqu’un est béni, nous le sommes tous les deux.
J’ai toujours su que notre union était la volonté de Dieu, je me suis souvent demandé pourquoi Jésus m’avait choisie moi pour me mettre aux côtés d’Eric…  une chose est claire nous ne sommes que deux moitiés et nous ne pouvons rien faire de bon l’un sans l’autre. Je ne remercierai jamais assez le Seigneur d’avoir été et de demeurer à tout jamais  cette heureuse élue.

Ps : Moi qui ne témoigne pas souvent de mes expériences avec Dieu, j’ai écrit cette lettre sur le conseil d’un ami qui m’est très cher (à un point qu’il ne soupçonne même pas je pense). Cet ami  m’a dit la chose suivante : c’est dommage que tu ne témoignes pas plus souvent de tes expériences avec notre Dieu. Dommage que tu sois si discrète…  car ce que tu vis ça nous fait du bien à nous aussi…

En effet je prends conscience que je suis moi aussi observée et que ce que le Seigneur fait avec moi il le fait également pour les autres. Peut être quelqu’un se reconnait dans ce que j’ai vécu, se retrouve dans cette situation ou une situation qui lui permet de s’identifier à ce qui était la mienne, vit un passage difficile dans son couple, doute de sa fonction, de sa position…
Si tel est votre cas, ne faites surtout pas comme moi, n’attendez pas que la situation dégénère pour enfin prendre une décision. Mettez-vous sur vos genoux, déposez votre fardeau, n’hésitez pas à jeûner si cela est nécessaire. Soyez juste sincère le Seigneur ne tardera pas Il vous tend déjà la main et n’attend qu’une seule chose : que vous la saisissiez.
Moi il m’a envoyé un ange, mon propre mari. Mon problème venait de ma position qui n’était pas juste avec lui. Femmes soyez soumises à vos maris (eh oui même dans notre génération !) même s’il se trompe vous resterez sous la bénédiction de notre Dieu. Ne cherchez pas à avoir toujours raison. Un peu d’humilité pour ma part est synonyme de beaucoup de bonheur.

Ma prière aujourd’hui est que je diminue encore et que Jésus continue de me remplir de sa grâce,  de son amour et de sa paix. Mon souhait pour vous que vous soyez vous aussi rempli de cet amour et de cette paix que seul Jésus peut nous donner. AMEN 

dimanche 27 août 2017

PREDESTINATION & LIBRE ARBITRE ; Comment Dieu agit-il avec nous ?

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Par Eric Ruiz

Dieu a-t-il le contrôle sur tout ? 
Lui qui est omniscient, donc qui sait tout, se sert-il de son pouvoir pour nous téléguider, pour nous robotiser ?
https://youtu.be/tjo4vQkg9Fs
Le phénomène des hasards ou celui des coïncidences existe-t-il ou bien n'est-ce qu'un leurre?
Il y a plusieurs courants de pensées vis-à-vis des appels de Dieu. Certains pensent qu'ils ne s'occupent que des prédestinés : ses enfants ; d'autres pensent qu'il contrôle tout mais qu'il nous laisse quand même croire que c'est nous qui tenons les renes de notre destin.
Et puis d'autres pensent encore qu'un croyant grâcié a une liberté totale dans l'esprit et sur son destin.

Moi je crois que les choses sont plus simples et surtout plus justes qu'elles n'y paraissent.

Dieu provoque évidemment certaines situations, mais de là à les généraliser dans leur totalité, il y a un extrême dont beaucoup se sont laissés emmener (et je dois l'avouer moi-même aussi, autrefois).
Un constat s'impose : Une majorité de situations que nous vivons sont aussi provoquée par nous-mêmes.
Les adeptes de la pensée positive l'ont très bien compris.
Il y a des lois spirituelles comme la loi de la moisson. Une chose est sûre, on moissonnera ce que l'on a semé. Celui qui sème le mal récoltera le mal.
La loi de la désobéissance amène à la malédiction. Par notre mauvaise attitude nous provoquons les maladies, les dépressions, la stérilité, les famines, les deuils, les échecs.
La désobéissance du roi David, fit que Satan a pu l’exciter à vouloir faire le dénombrement ; ce qui provoqua le choix entre 3 fléaux possibles : la famine, la défaite ou la maladie sur tout le peuple d’Israël.
Plus récemment Paul, sans condamner qui que ce soit montrait que les croyants de l’Eglise de Corinthe s’étaient eux-mêmes placés sous la malédiction en ne discernant plus le corps ni le sang de Christ dans leur relations, c’est pourquoi il leur disait : "C'est pour cela qu'il y a parmi vous beaucoup d'infirmes et de malades, et qu'un grand nombre sont morts " (1 Corinthiens 11 :30)

Mais à l'inverse, par notre obéissance aux lois divines, la délivrance, la santé, la paix, la joie,  l'abondance, la réussite ou la fécondité sont notre destinée.
L'hiver, avec son lot de tristesse, de découragement, de désolation existe pour tous, comme le printemps, qui est synonyme de joie, de renouveau, de résurrection. Dieu a créé les 4 saisons pour que nous prenions conscience qu'il est le grand horloger et que rien n’est définitif et que les évènements évoluent par cycle.

Donc je crois que le Seigneur provoque certaines situations, nous incite à agir d'une certaine manière, mais pas tout le temps.

Je vais exprès employer un mot choquant. Ce n'est pas un "violeur de temps" ;  ce n'est pas non plus un "violeur d'idées", il n’agit pas à notre insu et ne décide pas à notre place, en nous laissant croire que c'est nous qui en avons eu l'idée. Il ne joue pas avec nous comme avec une marionnette. Ca c’est une vision d’un dieu qui est au commande, comme d’un dictateur ; lui, il ne s’amuse pas avec sa création, il l’a fait mûrir, c’est bien différent.
Il nous montre ses plans à travers la nature.
C’est une fois que le blé est mûr qu’il vient séparer et prendre ce qui est à lui. Le mûrissement, c’est une étape dans la croissance qui permet d’être productif pour autre chose (être productif pour le blé par exemple, ce sera de produire de la farine et du pain… être productif pour l’homme ce sera de produire ses œuvres en lui)

Notre Père céleste nous respecte bien plus, que ne le ferait un dictateur, il nous laisse faire nos choix, nos mauvais choix bien souvent, en nous prévenant des conséquences. Quand le peuple hébreu avait décidé d'abandonner sa loi il perdait les batailles. Quand il obéissait il était victorieux (Exode 28).

C'est pourquoi le Seigneur voulait établir une tradition avec les fêtes religieuses pour que petits et grands soient informés et plus, qu’ils se souviennent à jamais des conséquences de leurs actes. Qu'ils soient responsables de leurs agissements comme de leur complaisance face aux actes des autres.

Dieu ne va pas imposer sa volonté en nous obligeant à le suivre.
Un bon fiancé n'agit pas comme cela avec sa fiancée. Il parle à son cœur pour lui susurré ses intentions, mais il ne va pas contre sa volonté.
Il lui montre ce qui l’a rendra heureuse et ce qui l’a rendra malheureuse.
Par contre, quand on invoque le Seigneur sur sa vie et que l'on montre envers lui une entière soumission, oui, oui oui Il nous conduit à ce moment-là dans ce qu'il a décidé, parce que nous le voulons en premier.

L'être humain n'est pas constant et sa fidélité est bien fragile.
Dieu le sait, mais il nous a donné une arme absolue pour nous en sortir, et cette arme : c'est le pardon.
Par le pardon, nous revenons à Dieu. Cette porte nous avons le droit de l'utiliser à l'infini 70 fois sept fois par jour (Matthieu 18 :22).
Mais ce pardon n'est pas superficiel. Il est associé à un sacrifice. Sous la loi mosaïque c'était un animal jeune, un agneau sans défaut qu'il fallait immoler.
Aujourd'hui Jésus, c’est lui l’agneau immolé ; c’est lui qui nous purifie, mais après que nous nous soyons lavés et éloignés de nos fautes ou que nous ayons annulé les dettes d'autrui ou encore, que nous nous ayons acquitté de nos propres dettes envers les autres. Concrètement on doit réparer les torts que l’on a commis, c’est cela exercer le ministère de la réconciliation. Nous devons rétablir la vie là où il y a eu la mort, faire un nœud là où la corde a cassé, comme défaire les liens, là où il y a eu des nœuds.

Bien sûr, quand on marche selon nos désirs, on marche à l'opposé de son chemin, mais dès que nous nous égarons il ne tarde pas à nous faire un signe voire plusieurs signes pour que nous retrouvions le bon chemin en faisant marche arrière (la repentance). Notre Père n'est pas regardant au temps qu'il faudra, ni aux répétitions qu'il devra employer. Il donne sa vie pour une seule brebis qui s'est égarée.

Alors, la prédestination ?
Elle ne devrait plus être un questionnement, en tous les cas, elle ne l’est plus chez un croyant mature, car c’est un fait certain.
Les enfants de Dieu sont prédestinés au Salut. Jésus le dit : "Père je n'ai perdu aucun de ceux que tu m'avais confiés ".
Ce qui signifie que toutes ses brebis perdues ont reconnu sa voix et l'ont suivie.
Donc la prédestination est bien réelle. Il a ses fils et ses filles et il y a des imposteurs, des fils de la perdition. Des êtres méchants qui se font passer pour ses bien-aimés.

Alors la prédestination : est-ce la preuve et cela veut-il dire forcément que le libre arbitre n'existe pas ? Et que tout est décidé à l'avance, que nos choix sont forcément les siens?

LE LIBRE ARBITRE 

Le libre arbitre est à la base de la connaissance de Dieu.
Nous avons choisi dans notre passé céleste (qui n'était pas éternel mais qui le deviendra après notre vie terrestre, si nos œuvres sont en Christ) de lui obéir ou de lui désobéir.
Et je le rappelle nous manifestons sur terre ce que nous avons choisi au départ, au ciel. 

Alors je le redis nous ne sommes pas les pantins du Seigneur. C'est quand nous l'invoquons qu'il nous conduit. "Invoque-moi et je te répondrai. Demande et tu recevras, frappe et je t'ouvrirai.
Et Dieu répond à tout le monde, sans faire d'exception à la règle, bons comme méchants, il les bénit tous.

Mais il a aussi vocation d'être un Père et il veille constamment sur ses enfants, même quand ils sont désobéissants ou qu’ils ne l’invoquent pas. Des anges sont missionnés pour cela. On les appelle communément : "anges gardiens " mais ils sont bien réels et on en prend conscience, d'une manière très spectaculaire, quand un de ses petits échappe miraculeusement à un accident qui aurait dû, en toute logique, lui coûter la vie.
Attention néanmoins à ne pas tomber dans la théorie inverse qui consiste à voir tous ceux qui succombent  dans des catastrophes comme des opposants et des enfants du diable. 

L'identité spirituelle (qui est qui) ne nous est pas donnée, sauf pour certains et à certaines occasions, quand le jugement tombe ou lors d'un jour de Sabbat. Ce sont des paroles de connaissances qui nous parviennent alors, comme Pierre devant Annanias et Saphira, qui reçurent un jugement sans appel : Parce qu’ils avaient menti contre le Saint-Esprit, la mort fut immédiate.

Notre Père veille aussi et d'une autre façon sur ceux qu'il a oints. Et ne faisons pas de discrimination, il veille de la même manière sur les faux oints comme sur les oints véritables.
Pourquoi ? 

La raison est évidente : afin d'amener tout le monde au jour du jugement. C’est une affaire d’honneur. C’est l'honneur de sa Parole et la puissance de sa justice.
" Car Dieu amènera tout œuvre en jugement, au sujet de tout ce qui est caché, soit bien, soit mal."(Ecclésiaste 12:14).
Notre Dieu nous laisse alors : soit accumuler nos actes d'amour et de délivrance, soit grandir dans le mal, l'arrogance et la folie.

Mais alors, pourquoi Dieu dit qu’il revient à chaque Eglise, à chaque âge de l’Eglise ?
Les premières assemblées, il y a plus de 2000 ans attendaient son retour, Jean en parle, Pierre en parle, Paul en parle ; puis les autres aussi après, au deuxième siècle, comme nous aussi de nos jours.
La raison est qu’il donne à chaque génération un rendez-vous : "Je viens bientôt et ma rétribution est avec moi pour rendre à chacun selon son œuvre " (Apocalypse 22 :12).
Il y a donc un jour de grand sabbat pour chaque génération, un jour de l’Eternel pour tous.
C’est (Joël 2 :28) qui l’annonce. Un jour où "mon peuple ne sera plus jamais dans la confusion".
Pourquoi plus dans la confusion?
Car, "Après cela, je repandrai mon esprit sur toute chair "
Allez, disons-le clairement : Jésus revient par son esprit sur toute chair. Ne levez pas la tête, ne regardez pas au ciel, vous n’y verrez rien, mais regardez en vous, sondez votre cœur ; Car c’est là que tout se passe c’est là que Jésus revient ou pas.

Revenons au libre arbitre. 

Notre destin est donc en partie entre nos mains, (oui nos mains et pas les siennes).
Je m'explique : si nous sommes enfants de Dieu, nous ne pourrons rester indéfiniment coupés de notre source. Un jour ou l'autre nous répondrons à un de ses nombreux appels.
Car, il faut le reconnaître, tout au long de notre existence, notre Père céleste place plein de panneaux indicateurs, de signaux divers et variés, d'anges terrestres, de rencontres, pour nous réveiller à lui.
Mais il ne nous brusque pas, il est patient. Il veut nous réveiller, pas nous manipuler.

La malédiction nous ayant plongée dans la tristesse, le découragement, voire le désespoir, le temps viendra où on invoquera le nom du Seigneur sur nos vies : "Seigneur: viens au secours de ma détresse, sauve-moi ! " (littéralement c’est Jésus, c’est son nom que l’on invoque, sans le savoir)
Donc je dirai : c'est volontairement que nous nous placerons sous sa guidance, pour qu'il nous oriente précisément ; le but ultime étant comme Jésus le faisait : de marcher pas à pas dans les traces du Père. De prier continuellement "que ta volonté soit faite " 
Donc, nous exerçons toujours le libre choix puisque si nous nous convertissons, nous choisissons d'obéir selon l'esprit et plus selon la chair.
La différence est que nous avons choisi de crucifier notre chair, c’est-à-dire de ne plus être esclave des passions de notre jeunesse.
Nous avons choisi d'aimer selon Dieu et plus selon le monde.
Ce choix : c'est un combat.
Ce n'est pas un acte comme une perte de conscience. On ne s'évanouit pas dans le Seigneur, on ne perd pas sa lucidité ; et on ne perd pas le contrôle de soicomme on tend à le faire croire en décrivant certains croyants comme des illuminés qui reçoivent des visions de l’esprit, ou comme on voudrait nous le montrer dans des scènes de fausses délivrances ; mais au contraire nous avons en mains toutes nos capacités et en plus la sagesse de Dieu.

Alors, c'est vrai le Seigneur créé selon son bon vouloir des circonstances favorables ou défavorables qui ne sont pas des hasards.
Il fait coïncider des choses mêmes qui vont rarement ensemble, c'est ce qu'on appelle des miracles et des prodiges.
·       La résurrection survenant subitement après la mort.
·       Des forces décuplées instantanément pour une personne affaiblie par l’âge ou la maladie.
·       Une aide inattendue arrivant subitement, dans un lieu désertique.
·       Un bon samaritain qui arrive au beau milieu de l’abandon général.
·       De la nourriture pendant temps de disette.
Quand nous sommes réveillés ou lorsque nous devenons sensibles aux choses spirituelles, nous voyons sa main bénissante.
Mais nous n'osons pas dire, à d’autres moments : que c’est sa main malfaisante ; car c'est vrai qu'il n'en a pas mais il laissera parfois le diable ou les démons nous combattre.
Pourquoi?
Pour nous secouer de notre sommeil lourd et stérile ; et pour nous sauver aussi.
Et oui le Seigneur, paradoxalement laisse l’ennemi nous attaquer et nous atteindre, mais pas pour nous punir ou nous détruire, mais pour nous sauver.
Mais aussi pour nous montrer que notre foi est suffisamment grande pour le faire fuir. 
Notre Père n'est jamais mal attentionné, mais au contraire, toujours bienveillant. Il connaît nos limites et plutôt que de nous rabaisser il nous tend au moment qu'il aura jugé favorable, une main secourable.

LE CALENDRIER DE DIEU

Mais notre Dieu à un calendrier. Eh oui, depuis le départ il s'est fixé des dates importantes. Il organise, il planifie de manière parfaite: regardez les 7 jours de la création, rien n’a été laissé au gré du vent. Tout se termine par un sabbat. De même quand il a fini de reconstruire le temple en nous, il met le point final avec un sabbat.
Car au-delà de tout cela, Il souhaite nous faire partager ses dates anniversaires : ce sont des fêtes, des nouvelles lunes, des jours de sabbat. 
Jésus comme Moïse mentionnaient souvent les fêtes. 
Pourquoi?
Parce que ce sont des moments privilégiés de rencontre, entre lui et nous, mais aussi… afin d'être prêts.
La préparation à la fête est bien plus importante que la fête par elle-même.
Ce calendrier faisant, le Seigneur accélère les avertissements, il multiplie les signes, les visions, les songes, tout devient de plus en plus rapproché dans le temps.
L'urgence est dans tous les esprits mais malheureusement pas dans tous les cœurs.
Les coïncidences se multiplient sur la terre mais aussi dans le ciel.
Pour ma part:
·       J’ai reçu des confirmations avec  le jour d'une nouvelle lune. 
·       L'esprit de repentance est tombé sur une famille et on m'a envoyé la photo d'un magnifique arc en ciel au-dessus de l’église de leur ville.
·       J’ai ressenti la fournaise arrivée sur le pays au même moment que Dieu réveillait des volcans éteints.

Alors, pourquoi autant de chrétiens considèrent-ils leur relation avec Dieu comme un chemin fait d'avance, tracé de A à Z ?
Pourquoi considérer que le croyant véritable est privé de son libre arbitre ?

La réponse est assez logique : car nombreux sont ceux qui veulent mettre des liens aux autres, les assujettir à des lois ou à des obligations et ils sont convaincus que cela est bon.
Pourquoi ?
Car ils croient selon leur cœur ; un cœur sans amour.
Ils sont aveugles et conduisent d'autres aveugles. Et les autres qui sont aveuglés, répètent cette doctrine pensant être mieux protégés ou se satisfaisant d'une vie passive, de suiveur, minimisant leur utilité, qu'ils croient tout simplement être de l'humilité et de la soumission.

L'inverse se vérifie aussi, ceux qui pensent être totalement libre dans le Seigneur, manifestant le libre arbitre, ne se trompe pas sur ce qu’ils sont.
Il voient la foi à travers leur cœur tortueux. Un cœur qui les emmène à faire pleins de détours, à prendre plein de routes sinueuses où ils s’y perdent . Ils pensent être libre et agir et penser comme ils l’entendent, mais ils sont esclaves de leurs désirs, qu’ils croient être ceux de l'esprit. La Bible dit qu'ils sont charnels. Souvent ces chrétiens passent beaucoup de temps à chasser les démons ou à en voir partout, c’est normal, ils se sont mis sous la malédiction, ils sont dans les ténèbres ; et ils se battent avec les éléments des ténèbres.

Dans les deux cas, c'est la chair qui parle et qui dirige. N'oublions pas que c'est parce que le peuple ne voulait pas obéir à Dieu qu'ils ont eu un roi : Saül  premier roi d’Israël, pour ne pas le nommer. Un roi infidèle comme eux, un roi injuste, oppressant, légaliste, bourré d'actes religieux.
Dieu là aussi, ne les a pas obligés à le suivre, lui. Il a laissé faire, sachant que s’était une erreur.
Il a donné ce que le peuple réclamait, à la grande désolation du prophète Samuel.

La doctrine révèle et reflète non pas l'intelligence, mais la profondeur spirituelle et l'état de sa propre foi, donc de son amour pour le Seigneur. Je ne rejette personne en disant cela, bien au contraire : je mets la lumière là où c'est nécessaire. Jésus a dit en parlant de ses disciples :
Vous êtes la lumière du monde.
Ce qui veut dire que : c’est aux disciples maintenant d’éclairer les zones d’ombres.
Tous ces croyants, et je ne vous cache pas que j’en faisais partie, sont  devenus tièdes, (ne tournons pas autour du pot) ils ont perdu leur premier amour. Ils sont au bord du chemin et attendent.
Ils doivent se réveiller pour changer de doctrine et se libérer de leur chair oppressante. L'esprit n'est ni dans le premier cas (ceux qui pensent ne pas avoir de libre arbitre) ni dans le second (ceux qui pensent être totalement maître de leur destinée).
L’esprit n’est ni dans un libre arbitre aveugle, ni dans un déterminisme total.

Il est dans un déterminisme où nous décidons nous-mêmes de nos épreuves, de leur durée, de leur intensité, mais aussi, où nous décidons de nos moments de joie, de partage, et de réussite.
Observez la nature !
Quand une terre est fertile, Dieu ne crée pas les fleurs et les fruits, ils vont naitre naturellement car c’est ce qu’il a créé au départ. Dieu arrose seulement. Il fait venir la pluie et le soleil en son temps. C’est ce que le prophète Joël dit mais c’est pour nous aussi : Quand nous sommes prêts à les recevoir (Qui ? le soleil et la pluie).
Réfléchissons bien à l’action de Dieu, les bénédictions comme les malédictions ont déjà été créées, il ne va pas les recréer au fur et à mesure, rien que pour nous.
Il faut comprendre que nous rentrons dans un plan, plutôt qu’un autre.
A quel moment ?
Quand nous décidons.
Quand nous décidons nous choisissons un plan où nos actions vont faire naître d’elles-mêmes ce qu’elles ont semées.

Alors c’est vrai qu’il créé le vouloir et le faire dans ses bien-aimés. Mais ce n’est pas une constante, " Car Dieu produit en vous le vouloir et le faire selon son bon plaisir " (Ephésiens 2 :13). Il produit l’action, au moment où nous sommes prêts, pas avant. Le soleil et la pluie viennent en leur temps, c’est cela "selon son bon plaisir ".
Il y a un calendrier, il y a des années, des mois, des jours et des heures prédestinées.
Mais ce calendrier est voilé. Il est voilé… pas pour le révéler à ses prophètes, mais pour que tous nous ayons les yeux rivés sur nous-mêmes. Sommes-nous prêts ?
Et aujourd’hui, sommes-nous prêts à recevoir les rayons brûlants du soleil de justice de notre Dieu ?
Le soleil brûlant créé plusieurs choses, il assèche, brûle puis consume comme un incendie de forêts. Ou bien, il amène à maturité une récolte abondante...prête à être moissonnée et amassée dans les greniers.

Je le redis pour finir, mais… pour ceux qui piétineront le parvis du temple, et l’autel des sacrifices, comme pour ceux qui auront annulé le sacrifice perpétuel, ils se consumeront sous ses rayons brûlants ; alors que pour les autres, le soleil et sa chaleur feront produire une floraison extraordinaire, comme un jardin extraordinaire, des œuvres de justice en abondance.

Amen