dimanche 21 janvier 2024

Le SALUT vu par le prophète Osée

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Par Eric Ruiz

 

Le livre du prophète Osée nous renvoie bizarrement non pas à la loi de Moïse, mais à la grâce de Dieu. 

Je dis « bizarrement » parce qu’Osée en hébreu signifie « salut, sauve », donc un synonyme, tout comme Josué, du nom de notre sauveur Jésus, Yeshoua ; Mais plus bizarre encore, parce que Osée vit au temps des rois d’Israël après le schisme de Salomon ; Des rois, qui étaient la plupart du temps, infidèles. Osée a été appelé par Dieu au temps du roi Jéroboam II, fils de Joas un roi d’Israël qui se prostitua en multipliant les idoles et en refusant de tenir compte des avertissements d’Osée.

Et ce temps est marqué par la pratique des rites et des coutumes instaurées par la loi de Moïse.

Or, Dieu va établir une relation nouvelle avec son prophète Osée ; une relation du même type que celle qu’il établit avec tout croyant. Pas seulement avec des croyants israélites, mais aussi avec tous ceux du monde entier qui vivront sous la loi de Christ.

Ce livre est très important parce qu’il traverse les générations, les époques, les religions et les dispensations. Il est d’une certaine manière intemporel.

Alors, dès que Dieu se manifeste à Osée, le premier ordre divin qu’il reçoit est insolite, c’est celui d’épouser une femme (et pas n’importe qu’elle femme : une prostituée). Le cœur d’Osée se prend alors d’amour pour Gomer. Dieu ne lui fait aucune leçon de moral, il lui montre que son choix est influencé par le péché d’Israël. Le lien entre lui est Israël c’est la prostitution. Gomer, femme prostituée symbolise un peuple saint qui se prostitue en se détournant de l’Éternel.

Ce premier point est très important pour ne pas tomber aussi dans une fausse image du prophète ; Un prophète qui serait forcément amené, malgré lui, à épouser une femme vertueuse, sainte et sans reproche, alors que partout dans les assemblées, les mariages sont remplis d’adultères et que l’adultère a été en premier consommé spirituellement.

Le couple de prophète dans les assemblées n’est pas un exemple à suivre aveuglément. L’onction ne fait pas d’eux des êtres à part (Ils sont à part, oui, mais pas du péché). Ils sont une aide, mais pourquoi pas par leur faiblesse et leurs erreurs ? Là aussi, je ne frappe pas sur tous les prophètes, les pasteurs, les apôtres. Je souhaite les replacer à leur juste place. On les a tellement élevés à une position d’idole. Ils doivent revenir à la place qu’ils occupaient au départ.

Alors, Gomer femme du prophète sachant maintenant ce qu’elle est, aurait-elle une place d’enseignante aujourd’hui ? J’en doute sérieusement.

 

Dieu ensuite ordonne au prophète d’appeler son premier enfant Jizreel (qui signifie (Dieu éparpille, disperse, sème). L’Eternel lui inspire ce nom en lui montrant ce qu’il va faire d’Israël : « car encore un peu de temps, et je châtierai la maison de Jéhu pour le sang versé à Jizreel, je mettrai fin au royaume de la maison d'Israël… dans la vallée de Jizreel. ».

Un terrible châtiment en perspective .Or, c’est aussi ce qu’il va faire avec la maison d’Osée. Car elle-aussi sera divisée, éparpillée. Gomer, sa femme sera infidèle, ses enfants rebelles. Gomer retournera à ce qu’elle a vomi, reniant son mari Osée.

La confirmation nous est donnée au chapitre 3 verset 1 : C’est Osée qui parle : « L’Éternel me dit: Va encore, et aime une femme aimée d'un amant, et adultère; aime-la comme l'Éternel aime les enfants d'Israël, qui se tournent vers d'autres dieux ».

Vous voyez, toujours ce même parallèle entre la vie du prophète et la condition de la nation d’Israël.

Dieu demande à Osée de faire la même chose avec son épouse infidèle que ce que lui fait avec Israël : de l’aimer malgré tout, sans la répudier, sans lui tenir rigueur de ses péchés.

Or, cette attitude est tout à fait nouvelle pour un israélite. Il avait pour ordre de répudier l’épouse adultère, de lapider même les infidèles, de ne plus éprouver la moindre pitié envers elle.

D’ailleurs le deuxième enfant du couple de prophète (une fille) porte ce nom donné par Dieu de Lo-Ruchama qui signifie « celle dont on n’a pas pitié ». Au chapitre 1 verset 6 nous lisons : « car je n'aurai plus pitié de la maison d'Israël, je ne lui pardonnerai plus ».  Son troisième enfant va lui aussi dans ce sens, nous pouvons lire : « Donne-lui le nom de Lo-Ammi; car vous n'êtes pas mon peuple, et je ne suis pas votre Dieu ».

Ainsi toute la maison d’Osée était sous la malédiction, comme toute la maison d’Israël.

 

Mais Dieu demande à Osée exactement ce que Jésus-Christ a manifesté avec la femme adultère. Jésus confronté à une lapidation fera fuir les suppliciés et dira à la femme adultère : « Je ne te condamne pas, va et désormais ne pèche plus ».

Osée dit la même chose à sa propre femme. Il passe avec elle une nouvelle alliance.

« Et je lui dis  (c’est Osée qui parle au chapitre 3, verset 3): Tu m'attendras pendant beaucoup de jours; tu ne te prostitueras pas, et tu ne seras à personne; et je ferai de même pour toi. » (Version Ostervald).

Osée comme Dieu met à l’épreuve celle qui l’a offensée : « Tu m'attendras pendant beaucoup de jours… ». Cette attente se fait avec des conditions, comme : Ne pas aller vers d’autres hommes (donc s’abstenir du mal) ; C’est une vraie conversion.

Pourtant, cette traduction n’a rien à voir avec d’autres plus contemporaines qui  traduisent : « restes longtemps pour moi » à la place de « Tu m'attendras pendant beaucoup de jours ».  On a ici plus l’impression qu’Osée demande à Gomer de lui rester fidèle un long moment alors qu’il lui demande tout autre chose : l’épreuve consiste bien à l’attendre loin de lui, sans aller vers aucun homme.

En fait plus qu’une épreuve, Osée est en train de donner de la valeur à sa femme. Le fait qu’elle revienne vers Dieu de cette façon lui donne un grand prix. Osée 3 :2 « Je l'achetai pour quinze sicles d'argent, un homer d'orge et un léthec d'orge. »

La suite du texte va d’ailleurs tellement dans ce même sens du sacrifice, puisqu’au verset 4, Israël est mis au même banc d’épreuve afin de garantir sa conversion : « Car les enfants d'Israël resteront longtemps sans roi, sans chef, sans sacrifice, sans statue, sans éphod, et sans théraphim ».

Israël doit, dans les faits, se débarrasser pendant une longue durée de toutes ses habitudes religieuses, se séparer même des sacrificateurs, de leurs prêtres symbolisés par leurs vêtements (l’éphod) comme de se séparer se leurs idoles (théraphim).

C’est à ce prix qu’Israël aura de la valeur pour Dieu.

 

Alors, Osée n’efface pas d’un revers de manche les fautes de sa femme. Il lui pardonne, mais ne l’accueille pas sans condition. Il ne vient pas vers elle en réclamant, en suppliant son retour. Il n’est pas comme dans la célèbre chanson de jacques Brel à la supplier en disant « ne me quitte pas ».

Osée rétablit un principe de fidélité mais seulement après que sa femme ait été livrée à elle-même ; après que sa femme ait connu les profondeurs de satan.

 

Gomer a fait l’expérience de vivre auprès de ses amants. Elle a vu la qualité de leurs sentiments ; Elle a pu estimer la valeur de leur engagement ; elle a vécu dans des plaisirs futiles, elle s’est satisfaite d’un confort, d’un soutien qu’elle pensait réel.  En fait, elle s’est rendue compte par elle-même que ce chemin n’était pas le bon et qu’il menait à sa perdition.

Elle a fini par admettre : « je retournerai vers mon premier mari, car alors j'étais plus heureuse que maintenant.» Osée 2 :7

C’est ce que nous relatent tous les versets du deuxième chapitre, consacrés aux châtiments d’Israël.

Les souffrances du peuple d’Israël confrontées aux conséquences de leurs fautes sont les mêmes souffrances que pour cette épouse infidèle du prophète.

Quel parallèle étonnant !

Les souffrances sont le salaire de l’infidélité qu’elles soient pour une nation que pour une personne.

Gomer meurt de soif, tout comme les enfants d’Israël qui chercheront désespérément de l’eau dans leur désert, (ils aspirent à une parole divine véritable, dans le désert des religions). Cette épouse souhaite alors de tout son cœur revenir à son premier amour.

Osée 2 :16 : « et comme au jour où elle remonta du pays d'Égypte. En ce jour-là, dit l'Eternel, tu m'appelleras: Mon mari! Et tu ne m'appelleras plus: Mon maître! » : Voilà le changement de cœur, mais aussi le changement d’alliance : de maitre, l’époux redeviendra le mari.

Gomer, en fait, loin d’être condamnable nous montre l’itinéraire du disciple accompli. Ce disciple, qui après avoir rencontré son Dieu, va lui être infidèle. Il va se complaire dans ses rites, dans ses plaisirs, dans ses mensonges, jusqu’au moment où sa souffrance lui sera insupportable. Il reviendra vers son Dieu comme une femme vers son mari, après avoir avoué ses fautes.

Osée 5 :15 : « Jusqu'à ce qu'ils s'avouent coupables et cherchent ma face. Quand ils seront dans la détresse, ils auront recours à moi. ».

Gomer en hébreux (je ne vais sans doute pas vous surprendre) veut dire « accompli, achevé ». La femme d’Osée portait déjà en elle la prophétie de ce qu’elle allait devenir en revenant vers Osée, vers son mari, vers Christ.

Voilà le plan de Dieu. Il se dessine et se comprend selon 3 niveaux.

-1er niveau : Osée et Gomer : le couple de prophète ;

-deuxième niveau : le peuple d’Israël sous Jéroboam II et enfin…

-troisième niveau : le peuple de Dieu élargi à toutes les périodes de son histoire comme réduit à sa petite dimension familiale.

 

Osée connaissait l’intimité de Dieu parce que lui-même vivait l’opprobre d’une femme adultère et la souffrance liée à ses propres enfants rebelles à Dieu. Il a été mis à part pour vivre ce que Dieu ressent face à un peuple adultère et pour agir comme lui agit.

Un prophète n’est pas protégé des épreuves. Il n’est pas immunisé. Il partage les mêmes souffrances que celles de Christ.

Dieu me surprendra et m’étonnera toujours en choisissant ce 28ème livre de la Bible, le livre d’Osée.

Il me surprend aussi avec les trois enfants d’Osée qui par leurs prénoms semblent prédestinés à la rébellion, voués à la perdition, alors qu’ils reviennent vers Dieu eux-aussi, comme leur mère.

Osée2 : 23 : « Je planterai pour moi Lo-Ruchama dans le pays, et je lui ferai miséricorde; je dirai à Lo-Ammi: Tu es mon peuple! Et il répondra: Mon Dieu! » Quel magnifique témoignage pour celles et ceux qui sont attristés par une compagne infidèles et par des enfants rebelles à Dieu. La consécration du parent est loin d’être vaine. Dieu aura pitié d’eux, ils reviendront vers leur père comme le fils prodigue. Leur cœur se tournera vers celui qu’ils ont renié. La prophétie de Malachie encore une fois est en plein jour : Il nous enverra un prophète comme Elie, et dans ce jour grand et redoutable « Il ramènera le cœur des pères à leurs enfants, Et le cœur des enfants à leurs pères » (Malachie 4 :6)

 

Le témoignage d’Osée lié à celui de sa famille, nous révèle une très belle conversion ; c’est en parallèle celui aussi de la maison de Juda qui elle seule se convertira. Mais lisez bien comment elle reçoit son Salut. Elle ne le reçoit pas comme une gloire dans les combats (Osée 1 :7).

Juda est sauvé en s’humiliant, en se détournant de ses mauvaises voies.

Osée 2 :2 L’Eternel dit : « je ne suis point son mari! Qu'elle ôte de sa face ses prostitutions, et de son sein ses adultères! ».

Soyons lucide : Tout comme avec Gomer, c’est une fois sa prostitution reconnue et ses adultères abandonnés que ses enfants seront sauvés. La mère sauve ses enfants par sa consécration (rappelez-vous le message sur « le grand ministère de la mère »)

Et pour Israël ? Les choses ont-elles été pareilles que pour Juda ?

Les chapitres suivant à partir du 4, nous montrent un peuple dur qui continue à préférer ses mensonges et ses adultères. Un peuple qui continue à être violent en se disputant avec ses sacrificateurs. Ce peuple meurt faute de connaissance  nous dit Osée. Ce peuple en fait meurt faute d’intimité avec Dieu.  Dieu n’est pas un mari pour eux, mais il reste un maître dont ils ne connaissent plus rien de lui.

Osée 4 :7 nous dit que plus ils sont devenus nombreux plus ils pèchent contre Dieu. « Plus ils se sont multipliés, plus ils ont péché contre moi: Je changerai leur gloire en ignominie. ».

Quelle similitude avec les assemblées d’aujourd’hui qui contestent avec Dieu, qui ne le connaissent pas et qui pèchent contre lui par leur nombre et leur arrogance.

Dieu pose la question à Israël comme il l’a pose aussi aux chrétiens de notre époque, Osée 8 :5 : « Ma colère s'est enflammée contre eux. Jusques à quand refuseront-ils de se purifier? ».

(Je vous renvoie sur mon message : « Que signifie se purifier vraiment ?)

Si nous sommes dans cet état, soyons comme Gomer ; si votre assemblée est infidèle qu’elle soit comme Juda : brisons notre cœur, vomissons l’adultère et rejetons le mal, convertissons-nous et Dieu nous sauveras.

Amen

dimanche 14 janvier 2024

28, VINGT HUIT, « tout nombre » est inspiré de Dieu et utile pour enseigner

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Par Eric Ruiz

 

Il existe une lecture de la Bible par les mots comme il existe aussi une lecture par les chiffres et les nombres. « Toute Écriture (chiffre nombre et lettres compris) est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice »  (2 Timothée 3 :16) ;

Je sais que les écritures n’avaient pas de numérotations au départ. Les chapitres et les numéros des versets sont arrivés bien après. Mais, je sais aujourd’hui qu’elles ont un sens que les copistes étaient loin de pouvoir soupçonner.

Avec le Saint-Esprit, tout porte un sens ; Si bien que chaque fois que je reçois un message du Seigneur je me pose la question pourquoi maintenant et pourquoi pas hier ou dans un an ?

Alors, pour cette nouvelle année 2024, je me dis : qu’elle va être cette année ? La même que celle que nous avons vécue en 2023 ? 

Le 2 Janvier, je me suis amusé à relever les titres des infos à la télé : 

-Tremblement de terre,

-inondations,

-Incendie,

-Guerres,

-Cambriolages,

-Crise immobilière,

-Maltraitance ;

Apparemment ce début d’année n’a rien de nouveau avec le précédent.

Et puis je reçois le sens de ce nombre 28 dans la Bible, alors que je ne cherchais rien à son sujet. Un nombre qui demeurait un mystère pour moi (alors que le sens des autres nombres entre 1 et 30 m’avait été révélé bien avant).

Si 2024 suit le sens de ce nombre 28, alors des récompenses seront l’apanage des uns tandis que des sanctions et des malheurs vont tomber pour les autres.

Psaumes 28 à partir du verset 4, David prie Dieu de cette manière : « Rends-leur selon leurs œuvres et selon la malice de leurs actions, Rends-leur selon l'ouvrage de leurs mains; Donne-leur le salaire qu'ils méritent.
5Car ils ne sont pas attentifs aux œuvres de l'Eternel, A l'ouvrage de ses mains. Qu'il les renverse et ne les relève point!

(Et maintenant verset 7 on passe à tout autre chose) 7 L'Eternel est ma force et mon bouclier; En lui mon cœur se confie, et je suis secouru; J'ai de l'allégresse dans le cœur, Et je le loue par mes chants.8L'Eternel est la force de son peuple, Il est le rocher des délivrances de son oint.9Sauve ton peuple et bénis ton héritage! Sois leur berger et leur soutien pour toujours!».

Chacun reçoit son salaire : D’un côté on est renversé, ruiné et de l’autre on est sauvé et l’on fait partie de l’héritage divin.

 

David dans ce Psaume 28 crie à Dieu.  (Verset 1) ; il réclame sa justice. Il supplie Dieu de recevoir son salaire, celui d’abord qui est de l’épargner, de le sauver. Il le supplie de ne pas être traité comme les méchants, ni comme les ouvriers d'iniquité, qui parlent de paix avec leurs prochains, pendant qu’il trame de mauvaises choses dans leur cœur. Il demande à Dieu que chacun soit traité selon ses œuvres, et selon la méchanceté de ses actions : « traite-les selon l'ouvrage de leurs mains; rends-leur ce qu'ils ont mérité » (lit-on dans d’autres versions).

David fait bien la distinction entre d’une part les œuvres justes et les œuvres mauvaises et leurs résultats («Donne-leur le salaire qu'ils méritent »).

 

Les conséquences (de nos actes, de nos choix) sont primordiales. Je ne cesse de le redire mais les CONSEQUENCES sont là pour nous rappeler nos erreurs, nos entêtements, nos jugements hâtifs, notre cœur mauvais. 

Exode 10 :28 : « Pharaon dit à Moïse: Sors de chez moi! Garde-toi de paraître encore en ma présence, car le jour où tu paraîtras en ma présence, tu mourras.… »

Rejeter Moïse de la sorte, rejeter ce qui est juste montre un endurcicement ; et quel endurcicement  chez Pharaon ! On voit déjà poindre sa chute fatale, par la conséquence de son entêtement qui pourrait aller jusqu’au crime.

La conséquence : c’est la suite logique d’un principe ; et ce qui est surprenant c’est de voir des gens penser que la logique ne sera pas toujours respectée et que pour eux, cette logique se manifestera autrement. Comme si l’apesanteur qui fait tomber tout objet vers la terre ferait qu’à un moment donnée, elle disparaisse, faisant flotter tout objet dans l’espace. Tous riraient de cette croyance (on n’est pas sur la lune !). Eh bien croire que des conséquences échappent à la logique c’est croire que l’apesanteur ne marche pas toujours. Eh bien de même, croire qu’un faux enseignement de l’évangile n’entraine pas de suites graves c’est croire que les conséquences diffèrent de la logique.

Folie de croire que Deutéronome chapitre 28 avec les conséquence de la malédiction et de la bénédiction ne concerne plus le croyant en Christ. Il ne pourrait recevoir que des bénédictions en étant sauvé par Jésus-Christ. C’est encore vouloir effacer les conséquences. C’est ce nouvel évangile de l’indulgence, cet évangile qui efface nos fautes par magie.

 

Maintenant, c’est vrai qu’il existe une conséquence logique pour ceux qui persévèrent en Christ ; Hébreux 9 :28 : « de même Christ, qui s'est offert une seule fois pour porter les péchés de plusieurs, apparaîtra sans péché une seconde fois à ceux qui l'attendent pour leur salut. »

Christ apparait sans péché pour ceux qui l’attendent, c’est-à-dire : ceux qui gardent sa parole, ses commandements. Oui il apparait une seconde fois en esprit pour les purifier.

Psaumes 18 :28  le confirme: « Tu sauves le peuple qui s’humilie, et tu abaisses les regards hautains ».

 

Alors, nous avons des exemples parfait d’illustrations de ce nombre 28 ;  des exemples qui ont mis en miroir le destin de 2 grands rois d’Israël.

1 Samuel chapitre 28 nous donne un exemple concret de grandes bénédictions avec David et de graves sanctions avec Saül.

Pour David (verset 2) « Et Akish dit à David: Aussi je t'établirai, pour toujours, gardien de ma personne».

Le peuple ennemi des israélites par le roi des philistins Akish devient non seulement l’ami du futur roi d’Israël David, mais plus que cela David devient le protecteur du roi philistin. David devient la bénédiction de l’ennemi. Dans le même chapitre 28, pendant ce temps, simultanément, Saül reçoit sa sentence de mort par ces mêmes Philistins, en vision. C’est le même ennemi qui, à la fois protège le juste et qui extermine l’impie.

La raison est simple à comprendre :

L’impie se place sous une loi, celle d’Hébreux 10 :28 : « Celui qui a violé la loi de Moïse meurt sans miséricorde, sur la déposition de deux ou de trois témoins; ».Tandis que le juste se place lui sous la loi d’Hébreux 11 :28 : « C'est par la foi que Moïse fit la Pâque et l'aspersion du sang, afin que l'exterminateur ne touchât pas aux premiers-nés des Israélites ». Oui, la marque de la foi protège les justes de la mort, tandis que les impies reçoivent la marque de la bête qui les font périr. Et le bilan se trouve dans Hébreux 12 :28 : « C'est pourquoi, recevant un royaume inébranlable, montrons notre reconnaissance en rendant à Dieu un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte ».

La crainte de Dieu et la piété forment le vrai évangile de l’agneau (comme je le disais dans mon message précédent sur « la vérité sur l’apôtre de Christ »).

Dans l’unique chapitre 28 des 4 Évangiles, dans Matthieu 28 au verset 19, nous avons cette opposition entre deux versions qui annoncent d’un côté de faire des disciples et de l’autre d’enseigner.

Eh bien dans ce même verset traduit différemment nous avons bien 2 conséquences. L’une amenant à la bénédiction par le fait d’enseigner (je parle de l’enseignement des apôtres), tandis que l’autre amène à de terribles sanctions en faisant des disciples.

Faire des disciples construit un mur contre l’enseignement de la parole.

Le sanhédrin et les chefs religieux empêchent que l’enseignement vrai soit promulgué et cela ne date pas d’hier. Actes 5 :28 : « Nous vous avions formellement interdit d’enseigner au nom de cet homme et voilà que vous avez rempli Jérusalem de votre enseignement…» (Ces docteurs de la loi parlaient bien sûr contre le nom de Jésus-Christ) et eux avaient bien pour vocation de faire des disciples.

 

Maintenant que faire si mon frère pèche ? Si je le vois se placer sous la malédiction ? La Bible dit : « reprends-le », mais s’il demande la prière comme une sorte de complaisance, doit-on juste prier pour lui,  sans rien lui dire alors qu’on a des doutes sur sa consécration ?

Une chose est certaine : ne rien lui dire comme s’acharner avec des versets et des réprimandes ne servira qu’à l’éloigner de la vérité ?

Actes 10 :28 nous met en garde à ne regarder aucune personne comme souillée et impure, mais à avoir un regard de compassion envers tous.

Alors exercer une bienveillance sans tomber dans la complaisance sera la juste attitude. Mais l’aide du Saint-Esprit sera toujours notre force même dans ce moment-là, surtout dans ses moments.

Maintenant j’aimerai terminer par Esaïe, ce livre tant cité par Jésus.

Au chapitre 28,  Esaïe commence par le mot « malheur » pour désigner un peuple (en l’occurrence Éphraïm) qui s’est couronné lui-même mais qui s’est enivré.

Ce peuple a perdu de sa lucidité ; il se croit tout puissant et vainqueur.

Mais il constatera sa folie par sa chute (au verset 2, il tombera à terre avec violence). Alors, Éphraïm c’est ce groupe, non pas de non croyants mais de soi-disant croyants qui restent attaché aux idoles.

Nous lisons au verset 17,le destin attaché à Ephraïm « Je ferai de la droiture une règle, Et de la justice un niveau; Et la grêle emportera le refuge de la fausseté, Et les eaux inonderont l'abri du mensonge. ».

Tout semble résolu et définitif, un jugement sans appel, sans porte de sortie d’autant plus qu’au verset 22 : «  …la destruction de tout le pays est résolue; Je l'ai appris du Seigneur, de l'Eternel des armées »

Mais Dieu dans ce chapitre ténébreux n’annonce pas que des malheurs. Quelques mots viennent nous montrer encore que là aussi subsistera quelques justes, comme à Sodome.

Qui sont ces justes ?

Au verset 16 : » C'est pourquoi ainsi parle le Seigneur, l'Eternel: Voici, j'ai mis pour fondement en Sion une pierre, Une pierre éprouvée, une pierre angulaire de prix, solidement posée; Celui qui la prendra pour appui n'aura point hâte de fuir »

Et concrètement qui va s’appuyer sur cette pierre solidement posée ?

Verset 22 : ceux qui ne se livreront pas à la moquerie

Verset 23 : ceux qui seront attentifs, qui prêteront l’oreille à la parole de Dieu

Verset 26 : ceux qui suivront les instructions de Dieu, sa marche à suivre.

 

Dieu viendra sauver celles et ceux qui se seront éloigner du mensonge et de la fausseté. Il fera comme à Sodome (Genèse 18 :28 : « Peut-être des cinquante justes en manquera-t-il cinq: pour cinq, détruiras-tu toute la ville? Et l'Éternel dit: Je ne la détruirai point, si j'y trouve quarante-cinq justes. ».

Alors, pour conclure, ce message sur le nombre 28, Dieu ne détruira jamais le lieu où plusieurs justes s’y trouveront. Soit il fera fuir les autres pour que eux seuls y subsistent, soit il détruira ce lieu une fois que les justes seront partis. Dans les faits, Dieu nous incite encore à être plus vigilant, plus à même de nous préparer au jugement en nous séparant du mal. Le salaire que nous voulons n’est-il pas celui de faire partie de son héritage plutôt que d’être sous la coupe d’un terrible châtiment ?

Une des grandes récompenses sera de recevoir l’étoile du matin

L’apôtre Pierre dit : « que l’étoile du matin se lève dans vos cœurs ».

Cette étoile c’est : « la parole révélée » de notre Dieu qui ne peut se lever et grandir qu’à partir de certaines conditions.

Voilà les conditions :

Celui de ne rien dissimuler, de confesser ses péchés et de s’en séparer, donc de pratiquer les œuvres du Seigneur.

Pratiquer sa justice, se fait parce que l’étoile du matin s’est levé en lui et donc parce qu’il comprend et vit les révélations.

 « A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu'à la fin mes œuvres,… je lui donnerai l'étoile du matin. » Apocalypse 2 :28

Amen

dimanche 7 janvier 2024

LA VERITE sur l’APOTRE DE CHRIST

 519

Par Eric Ruiz

 

Une question qui peut éclairer les ténèbres de cette nouvelle année : Pourquoi cette photo du couple pastoral en gros plan que l’on remarque à l’intérieur de l’église ?

Une forme de reconnaissance, de remerciement envers celles et ceux qui sont à l’origine de l’assemblée ? Ou la signature de l’église fondée aux pensées du titulaire ? Ou une forme d’idolâtrie ? Ou encore toutes ces réponses à la fois ?

Et que dire de cette église ou aucune photo n’apparait mais où le nom de l’apôtre est sans cesse sur toutes les bouches ?

Il y a toujours cette fausse croyance attachée aux Apôtres avec un grand A : ce seraient les seuls missionnés pour créer des églises. Ils passent ou envoie un de leur représentant, comme si leur présence serait indispensable pour valider une communauté.

Jésus-Christ a pourtant été très clair vis-à-vis d’eux :

Jean 13 :16 : « En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n'est pas plus grand que son seigneur, ni l'apôtre plus grand que celui qui l'a envoyé. »

L’apôtre est plus grand que son Seigneur : ce n’est pas une contre vérité, c’est un triste constat. Penser que sans la bénédiction apostolique, rien ne pourrait se faire de vrai et de durable est ancrée dans la conscience collective. Le christianisme dans son ensemble pense ainsi.

 

Encore un mensonge de plus pour laisser croire que certains hommes ont reçu une onction supérieure aux autres ou que leur ministère écrase la foi des autres par leur excellence ; ou encore que Dieu a envoyé des hommes dont la fonction est de créer des assemblées en apposant leur sceau comme une attestation de conformité.

L’apôtre et son label montrent alors ce qu’est un bâtiment religieux : c’est un pur produit de consommation.

L’apôtre authentifierait sa qualité supérieure. L’authenticité de son origine, et sa conformité en ferait un produit de confiance. Voilà résumé la fonction d’un apôtre dans la société de consommation du XXIème siècle : un label de confiance. On peut s’y référer les yeux fermés.

 

Le mensonge est encore plus grand lorsqu’un qu’un homme illustre connu des milieux religieux devient seul légitime pour créer des assemblées ; Et surtout que cet homme soit considérés comme irréprochable, d’une lucidité et d’une déduction infaillible. Personne ne peut le reprendre si ce n’est l’Esprit saint lui-même.

 

Rappelons-nous ce que la tradition religieuse dit de Paul : il est l’apôtre des gentils (des non juifs) tandis que Pierre est l’apôtre des Juifs.  C’est ce qui est écrit dans l’épitre aux  Galates au chapitre 2 verset 7 ; Or le contexte montre surtout que l’un a été envoyé chez les gentils et l’autre chez les juifs pour la raison suivante : afin de montrer une contradiction, plus encore un péché. Celui de Pierre, qui se comportait différemment avec les uns et les autres. Paul le reprend alors en lui montrant son hypocrisie. Paul dit à Pierre devant tous (Tite et Barnabé étaient présents) « qu’il ne marche pas droit selon la vérité de l’Évangile » (Galates 2 :14). Ce passage biblique est très important pour 3 choses.

-D’abord parce qu’il montre qu’un apôtre n’est pas infaillible et qu’il a besoin comme n’importe quel frère d’être repris et corrigé s’il y a lieu, comme l’apôtre Pierre l’a été par Paul ;  Et ce n’est pas un détail. Pierre sans s’en rendre compte revenait à la loi de Moise en favorisant la circoncision pour les juifs ; il mettait les rites et les coutumes juives au-dessus de la foi.

-Ensuite, deuxième point important: L’apôtre n’a pas un message différent pour les juifs et pour les non juifs. Il n’y a qu’un seul Dieu donc un seul message, un seul évangile, une seule foi en Christ pour toute l’humanité. Et Paul finit en proclamant que nous ne vivons plus selon la chair mais que seul Christ vit en nous et décide de tout.

Ce qui signifie : qu’un apôtre ne décide de rien ; ni de ce qu’il annonce, ni du peuple qui lui est destiné. Un apôtre reste un envoyé. Par exemple croire que pour les africains il faut un apôtre africain, c’est tout à fait charnel, comme le fait de croire qu’il y a un apôtre pour chaque dénomination religieuse : un apôtre pour les catholiques, un autre pour les protestants, un autre pour les évangéliques etc., etc. L’apôtre est soumis à son maitre : le Saint-Esprit qui lui seul envoie le disciple là où il le trouve bon.

-Et troisième point important, qui émane de ce passage biblique : l’apôtre possède ce caractère de l’agneau qui lui permet de se remettre en cause constamment, comme Pierre l’a fait.

Il aurait pu continuer à être dans la dissimulation et rejeter ce lui reproche Paul connaissant son passé meurtrier envers les chrétiens. Mais Céphas appelé Pierre aime la vérité avant tout.

Dans sa deuxième lettre chapitre 3, verset 15, Pierre loue la sagesse que Dieu a donnée à Paul et qu’il retrouve dans toutes ses lettres. Pierre ne le fait pas par complaisance envers Paul, mais en toute honnêteté, parce que le Saint-Esprit dirige sa vie.

 

Il n’y a pas de combat entre apôtre, ni une forme de compétition entre eux. Leur nom, leur prestige leur importe peu.

 

Christ nous met en garde : contre les faux apôtres qui recherchent eux, constamment les premières places.

Or, seul Christ, l’esprit du Père fait les œuvres de vérité.

Paul ne cherchait pas à multiplier ses assemblées comme des conquêtes. Il était loin de connaitre toutes les assemblées des frères et sœurs et pourtant elles existaient bien sans lui.

Paul soutenait leurs actions dans la prière faute de les avoir connus.

« Je veux, en effet, que vous sachiez combien est grand le combat que je soutiens pour vous,… et pour tous ceux qui n'ont pas vu mon visage en la chair, » (Colossiens 2 :1)

Paul soutien inconditionnellement tous les croyants, peu importe qu’ils les aient vu ou pas.

Or, une personne soi-disant sainte de nos jours fait plus confiance dans ce qu’elle voit que dans les autorités invisibles.

L’esprit saint règne dans la bouche, dans la parole de beaucoup de croyants, mais leur vie témoigne d’une toute autre confiance.

Ils ont plus confiance dans les missionnés, parce qu’ils sont pour eux : Christ ressuscité. Ils sont leurs flambeaux, leur espoir, la base de leur foi.

Enlevez aujourd’hui, le pasteur, ôter l’apôtre dans l’église et vous assistez à un vent de panique général. L’apôtre est bien devenu la pierre angulaire du christianisme.

Jésus-Christ laisse faire. Il laisse l’imposture s’installer, grandir et atteindre des sommets de puissance ;

Il fait comme avec un mauvais cuisinier. Le cuisinier lit la recette, prépare le festin, fait mijoter longtemps les aliments, agrémente les plats pour les rendre encore plus appétissants et les donnent à manger à ses convives qui se lèchent les babines.

Mais l’épreuve arrive avec une viande avariée. Parce que, c’est une fois que les aliments seront ingurgités et digérés par tous les convives que la vérité apparaît et que la sentence sera rendue. Ces aliments étaient avariés et impropres à la consommation : la maladie à gagner les convives.

 

Dieu agit ainsi avec les faux apôtres. C’est bien après le repas qu’il intervient. Ce qui veut dire qu’à un moment donné il envoie auprès de cet apôtre et de ses convives, une épreuve.

Cette épreuve (à l’image de la viande avariée) c’est comme un loup au milieu des brebis.

Le loup, n’est qu’un révélateur de l’apôtre mercenaire.

Et le loup en dispersant les brebis ne fait que de montrer « le mercenaire qui ne se met point en peine des brebis ».

Il préfère sa vie à la leur ; et c’est normal pour un mercenaire, et c’est normal pour un faux apôtre de Christ.  C’est l’imposture de l’apôtre qui est dévoilé à ce moment-là.

Il ne restera alors autour de cet apôtre que ceux qui témoignent de la complaisance envers lui, qui n’ont qu’un amour intéressé.

 

Maintenant, il n’en était pas ainsi au départ. Paul et Timothée ne cessent tous deux de rendre gloire à Christ et jamais à leur fonction.

Au verset précédent (Colossiens 1 :28) ; ils disent d’un commun accord : « C'est lui (Christ) que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ. 29C'est à quoi je travaille, en combattant avec sa force, qui agit puissamment en moi. ».

Est-ce l’apôtre qui agit en son nom ou bien est-ce la force qui agit puissamment dans Paul ? Qui dirige ?

Paul dit dans sa lettre aux Colossiens : «  Car si je suis absent de corps, je suis avec vous en esprit » (Colossiens 2 :5)

Ce n’est pas une formule toute faite, comme on l’entend souvent dans les assemblées. Pour l’apôtre cela ne fait aucun doute que l’esprit est celui qui dirige et qui convainc de vérité.

Mais de nos jours, sans leurs pasteurs, leurs curés leurs évêques, leurs papes plus rien n’existe, plus aucune église n’a de raison d’être.

Ils ont pris la parole de Dieu pour lui faire dire autre chose.

Matthieu 28 :19 :« Allez partout, faites des disciples » de tel apôtre ou de tel autre !? ; Ou plutôt n’est-ce pas comme le traduit Martin ; King James, ou Ostervald : » Allez donc, et enseignez toutes les nations » ? Enseignez-leur.

Enseignez-leur quoi ?

 

De nos jours les enseignements tournent autour de deux axes : la posture et les dons charismatiques.

-La posture : c’est de trouver des versets qui permettent de soumettre les croyants au messager de Dieu.

Par exemple : « Soumettez-vous les uns aux autres dans la crainte de Christ » ; 

Les prédications vont plutôt pousser à la soumission aux autorités terrestres: « Soumettez-vous les uns aux autres dans la crainte à l’apôtre de Christ ».

-Pour les dons charismatiques :

La puissance se vend comme l’ingrédient principal de la croissance chrétienne.

Cette fameuse puissance, le croyant doit en être investit. Il doit manifester pour les uns un parler en langue, pour les autres un baptême de feu, pour d’autres encore un don de prophétie ou de guérison, ou encore une prière puissante, sans oublier la puissance de la louange.

Or, je vais choquer, mais ces deux directions d’une posture de soumission et d’une puissance des dons n’est pas l’enseignement des apôtres mais celui de satan.

Enseigner-leur plutôt le vrai évangile, l’évangile de l’agneau : la crainte de Dieu et la fidélité, oui. Il ne s’agit pas de répéter un discours tout fait, mais de savoir résister au diable partout où l’Église se formera.

L’agneau est fragile, très vulnérable.

L’enseignement vrai n’est pas de conforter le chrétien dans sa situation pour récupérer sa complaisance mais de le déstabiliser pour qu’il réfléchisse à sa position. Est-il dans la juste position du disciple ?

Paul n’a-t-il pas déstabilisé l’apôtre Pierre en public ?

Alors, résister au diable se fait avec une foi ferme, une attitude toujours prête à se remettre en cause ; avec une foi différente de la manière dont elle est représentée le plus souvent, (puisque la foi connue est celle qui est apprise par les crédos religieux).

Par conséquent, l’apôtre de Christ n’apporte pas sa bénédiction à l’assemblée, mais un enseignement. Ce n’est pas lui, l’apôtre, qui est important, c’est son message.

L’apôtre (grec apostolos) signifie messager. Un apôtre a reçu un message et il le communique partout où il va comme venant du Seigneur lui-même.

 « Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres… »

« Ils persévéraient dans l’enseignement des apôtres » : C’est le premier être vivant. Cet animal ressemble à un Lion.

Apocalypse 4 :6 : « Au milieu du trône et autour du trône, il y a quatre êtres vivants remplis d'yeux devant et derrière. Le premier être vivant est semblable à un lion, ».

Le lion fait référence à l’enseignement.

Le lion a cette forte particularité de garder son territoire et surtout il est dévoué à son clan ; c’est le gardien de l’assemblée. Il protège son territoire en faisant fuir tout intrus voulant s’y introduire illégitimement. L’Église de Christ doit fonctionner comme une famille de lions, elle se garde elle-même vivante si elle persévère dans l’enseignement. Si elle oublie l’instruction, elle va dégénérer et satan y fera son trône. C’est-à-dire qu’un autre enseignement proclamé par de faux apôtres viendront tout mélanger et le salut sera apporté au même titre qu’une simple indulgence.

Alors attention, ce n’est pas l’apôtre en tant que personne physique qui a le pouvoir d’éloigner le mal et de veiller sur l’assemblée. C’est son message, c’est l’esprit du message, c’est donc le Saint-Esprit qui le fait.

Jésus-Christ est le gardien des paroles de Dieu et garder ses paroles c’est l’aimer : « Celui qui ne m’aime pas ne garde point mes paroles. Et la parole que vous entendez n’est pas de moi, mais du Père qui m’a envoyé » (Jean 14 :24).

 

Oui, le messager doit s’effacer au profit du message. Aimer Dieu c’est aimer sa parole, et ne pas avoir les yeux et le cœur sur celui ou ceux qui l’apportent.

Paul le rappelle à Timothée, « C'est pour cet Évangile que j'ai été établi prédicateur et apôtre, chargé d'instruire les païens » (2 Tim 1 :11). L’apôtre n’est qu’un simple serviteur qui a la charge d’instruire. Le mot instruire est important, d’ailleurs les versions anciennes (Martin Ostervald) disent Docteur à la place d’instruire. Un apôtre est forcément docteur. Il est « prédicateur, apôtre et docteur » c’est dans sa fonction de messager. Le docteur s’intéresse au fond du message, pour rétablir ce qui a été perdu. Il rétablit la foi et la vérité.

A-t-on une confirmation d’un des apôtres pour annoncer cette vérité ?

Oui de Paul dans les premiers versets qu’il écrit à Tite : «  1Paul, Serviteur (esclave) de Dieu, et Apôtre de Jésus-Christ, selon la foi des élus de Dieu, et la connaissance de la vérité, qui est selon la piété; 2Sous l'espérance de la vie éternelle, laquelle Dieu, qui ne peut mentir, avait promise avant les temps éternels; 3Mais qu'il a manifestée en son propre temps, [savoir] sa parole, dans la prédication qui m'est commise, par le commandement de Dieu notre Sauveur ».

Dans ces trois versets, (qui forment une longue phrase) traduits de la Bible Martin, il est essentiel de comprendre la mission de l’apôtre :

Annoncer la vraie piété qui se traduit par la foi et la connaissance de la vérité que doivent avoir un élu. Cette parole est annoncée au moyen de la prédication dont le moment est décidé par le seul Dieu sauveur Jésus-Christ.

Que notre Seigneur Jésus-Christ convainc de vérité ce message à ceux qui l’entendront.

Amen