dimanche 5 novembre 2023

JESUS ou JESUS-CHRIST ?

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Par Eric Ruiz

 

Il existe des choses qui peuvent paraître insignifiantes, qui s’apparentes à des détails alors qu’elles ont une importance capitale pour comprendre le sens, l’intention du propos ; la vérité est souvent faite ainsi.


La Bible avec tous ses livres nous amène à saisir avec l’Esprit saint ces petits détails qui n’en sont pas.

Mais attention à ne pas retomber dans des dogmes que raffolent l’esprit religieux, comme aussi à ne pas se laisser bercer par une spiritualité mystique avec des absolus.

« Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils » (Jean 14 :13).

De quel nom s’agit-il exactement et pourquoi laisse-t-on trainer comme un doute à ce sujet ?

 

Avez-vous remarqué que les Évangiles emploient tantôt Jésus seul ou Jésus avec son lieu de vie Nazareth (Jésus de Nazareth), alors qu’à d’autres moments, c’est une autre appellation : Jésus-Christ que nous trouvons ?

Bien que cela soit la même personne, il y a une différence très importante.

La première, la principale c’est que Jésus ou Jésus de Nazareth est un nom commun d’hommes. Ce nom s’inscrit dans une généalogie. Jésus est né de parents connus à une date précise et son corps a été enseveli à une autre date. La notion de temporalité est importante. Jésus, l’homme, ses dires et ses faits se rapportent à une période de l’histoire : Le premier siècle. Son récit tient du passé. Par conséquent, la référence de Jésus est terrestre et temporelle.

 

Jésus de Nazareth, c’est son identité terrestre.

 

Jésus sauveur (tel que son nom l’indique) ne l’était qu’en devenir.

Bien qu’il soit né d’une femme Marie, et du Saint-Esprit, il était certes Dieu fait homme, mais il n’était pas encore dans son intemporalité. Il était né de la terre mais pas encore du ciel.

En d’autres terme, Jésus de Nazareth n’aurait rien pu  changer fondamentalement chez les humains qu’il a rencontré. Par contre Jésus-Christ est véritablement notre Sauveur avec un grand S.

Jésus est mort sur la croix et c’est Christ qui l’a ressuscité.

Christ n’est pas une particule rajoutée. Christ, le Christ c’est Christo en grec, c’est le oint, le Messie ; C’est une onction divine qui s’est rajoutée.

Historiquement, tant que Jésus de Nazareth n’a pas été baptisé d’eau par Jean le Baptiste, sa mission intemporelle ne pouvait commencer. Mais  au moment où « il sorti de l’eau, Jésus vit les cieux s’ouvrir, et l’Esprit descendre sur lui, comme une colombe…Aussitôt l’Esprit poussa Jésus dans le désert. » (C’est ce qu’on lit dans l’Évangile de Marc). Voilà le commencement des actes du Christ Jésus.

Les jours de sa chair nous renvoie aux nôtres et Jésus né de Marie est aussi fait de chair et de sang qu’un autre humain.

C’est l’onction, Christ qui donne la puissance à Jésus.

 

Et c’est Christ qui lui donne son identité céleste.

 

Son identité fait alors qu’il brise le temps. Jésus-Christ devient intemporel, il est présent, passé et futur. Sa mission est intergénérationnelle et touche toutes les nations.

 « Jésus-Christ est le même hier, aujourd'hui, et éternellement. », mais on ne peut pas le dire de Jésus.

 

Si bien que pour en arriver là, Jésus de Nazareth a dû faire l’expérience par un apprentissage fait de souffrances, de sacrifices pour être prêt à être oint, pour que sa fonction vienne du Père, pour être Jésus-Christ.

Hébreux 5 :7-8 nous renvoie directement à ce dur labeur humain.

« C'est lui (Christ) qui, dans les jours de sa chair,…a appris, bien qu'il fût Fils, l'obéissance par les choses qu'il a souffertes. ».

Ici on parle d’un enfant, Jésus, qui est devenu Fils par son obéissance à souffrir pour son Père (Père céleste).

Jésus nous donne la voie à suivre pour nous qui sommes de la race humaine, cette même race dont il est issu.

 

Dans le texte biblique, il y a  des mots qui sont fondamentaux et qui viennent terminer le verset 7 : « ayant été exaucé à cause de sa piété ».

Si on reste attaché à des doctrines religieuses, Jésus aurait toujours été exaucé du Père parce qu’il était Dieu dès le départ, dès sa conception dans le ventre de sa mère, Marie.

Penser ainsi est faux et provoque de l’idolâtrie, car cela abouti à concevoir qu’un élu est prédestiné et qu’il n’a pas grand-chose à faire pour plaire à Dieu. L’évolution se fera naturellement, sans effort ».

 

Bien-sûr que Jésus a toujours été ce fils en devenir. Mais il devait grandir en maturité pour atteindre un état de fils et ne pas rester l’enfant divin qu’il était au départ.

Jésus a donc connu son temps de consécration…seulement après qu’il ait obéit de nombreuses années en souffrant ce que d’autres souffrent. Cette piété n’était pas une simple formalité.

Jésus a été tenté en toute chose ; Hébreux 2 :18 « car, ayant été tenté lui-même dans ce qu'il a souffert, il(Jésus) peut secourir ceux qui sont tentés. »

Ce détail qui n’en est plus un, nous aide à comprendre que nous avons aussi à vivre ce passage indispensable ; nous avons à passer par la piété pour devenir « fils de l’homme ».

Si nous ne faisons aucun travail, si nous ne labourons pas notre champ, la semence divine qui y tombera ne portera aucun fruit.

 

Alors un petit rappel concernant « le fils de l’homme ». Cette appellation n’est pas un titre, même si elle est souvent employée à la place de Jésus-Christ dans les Évangiles. Nous sommes tous fils de l’homme. Mais il y a le fils de l’homme déchu descendant d’Adam et le fils de l’homme descendant de Christ (vous voyez là, il n’y a pas de descendance directe venant de Jésus de Nazareth). Il y a par conséquent un Fils de l’homme déchu et un fils de l’homme gracié et glorifié qui aura une lignée : la lignée christique.

Et ce fils de l’homme gracié ne l’est pas dès sa naissance ; Même s’il est consacré, comme l’était Samson par exemple. Il devra passer par des étapes importantes : par 7 tonnerres ou par les 7 esprits de Dieu qui sont devant son trône (je vous encourage à lire ou écouter les « 7 tonnerres » ou « Dieu : un seul esprit ou 7 esprits ? »).

 

Maintenant que nous avons compris que le nom de Dieu suit un processus d’évolution sur terre : La question de savoir QUI prier ou avec quel nom doit-on baptiser, ne devrait plus se poser.

On ne devrait pas prier l’homme Jésus parce que son identité reste rattachée à la terre. Par contre Jésus-Christ, lui a une identité céleste qui nous permet une relation avec le Père.

Or, les choses ne sont pas si simples.

Maintenant allons plus loin, car on est en droit de se poser quelques questions concernant la prière de l’apôtre Pierre dans le livre des Actes chapitre 3 verset 6 qui associe l’identité terrestre à l’identité céleste du fils de l’homme.

« Alors Pierre lui dit: Je n'ai ni argent, ni or; mais ce que j'ai, je te le donne: au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche ».

Je sais, que cette prière de Pierre est devenue pour certaines sectes religieuses la seule prière juste et exauçable (comme si oublier un des noms : Jésus, Christ, ou Nazareth pourrait rendre anathème la prière ; et par voie de conséquence son exaucement) ; mais comme je le disais déjà plus haut, ne retombons pas dans les liens et les chaines des religions.

Cette prière est faite dans un contexte. Pierre ici, rend témoignage à Jésus l’homme Dieu venu donner sa vie et à Jésus-Christ, le oint qui agit selon l’esprit du Père (c’est un double témoignage). Ce double témoignage, Jésus en parlait directement dans la prière du notre Père quand il dit : « Que ta volonté soit faite sur la terre (premier témoin) comme au ciel  (deuxième témoin)».

Dieu a bien une double volonté, comme un double témoignage (un témoignage terrestre comme un témoignage céleste) ; et « au nom de Jésus-Christ de Nazareth », Pierre insiste particulièrement sur cette double volonté divine.

 

De même, regardez bien quand Pierre et Jean rendirent témoignage à Jérusalem devant les chefs du peuple, les anciens et les scribes ainsi que le souverain sacrificateur, pour savoir de qui il tenait la guérison d’un malade , voilà ce que dit Pierre :  « Pierre rempli du Saint Esprit leur dit ; C'est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, que vous avez crucifié, et que Dieu a ressuscité des morts, c'est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous. ». Revoilà le double témoignage.

Avons-nous besoin forcément de ce double témoignage pour prier notre Père qui est au ciel ou pour baptiser les nouveaux croyants? C’est une question qui a du sens.

Ma réponse : Je ne le crois pas.

 

Mais pourquoi ne pas prier alors Jésus seul ? (car c’est ce que semble dire Pierre un peu plus loin toujours au chapitre 4 du livre des Actes) « Jésus est La pierre rejetée par vous qui bâtissez, Et qui est devenue la principale de l'angle. 12Il n'y a de salut en aucun autre; car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés ».

Oui en effet Pierre parle d’un seul nom « Jésus » comme le seul nom donné aux hommes pour être sauvé. Mais là aussi le contexte est important pour ne pas se perdre dans les méandres d’un dogmatisme aveugle.

Pierre parle de Jésus de Nazareth, de ce témoin terrestre, en tant qu’homme divin rejeté, mis à mort au même titre qu’un bandit, un imposteur, mais qui a porté nos infirmités à la croix pour que nous soyons sauvés. Pierre est toujours dans un discours d’exhortation visant à faire réaliser que le sacrifice de Jésus (d’où l’importance de son nom Jésus) était unique pour notre salut à tous et qu’il ne viendra personne d’autres, aucun autre messie portant un autre nom.

Pierre, (animé du Saint-Esprit) souhaitait en parlant ainsi que leurs accusateurs fassent le lien entre Jésus, l’homme terrestre et Christ l’esprit céleste dont il était entièrement rempli. C’est d’ailleurs ce que firent leurs accusateurs en partie seulement, puisqu’ils le rejetèrent ; nous lisons : « … ils furent étonnés, …et ils les reconnurent pour avoir été avec Jésus…Et les ayant appelés, ils leur défendirent absolument de parler et d'enseigner au nom de Jésus. ».

Les religieux, dans les faits, acceptaient volontiers le Christ, le Messie, mais ils bannissaient le fait qu’il soit en Jésus de Nazareth.

En fait, il n’acceptait pas le  témoignage terrestre. Ils n’acceptaient pas ce que Pierre proclamait…

Actes 2 :36 : «  Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié ».

Le résultat de tout ce discours de Pierre, c’est que eux, les juifs comme personne d’autres n’ont pas à faire un choix entre Jésus ou Christ ; c’est Jésus-Christ que nous acceptons : le témoin terrestre et le témoin céleste, simplement parce que tout s’est réalisé selon la volonté de Dieu.

« Pierre leur dit : « repentez-vous, et que chacun soit baptisé au nom de Jésus-Christ pour le pardon de vos péchés ».

 

Alors, comprenant ces choses, jugeons nos paroles. Ceux qui prient toujours « au nom de Jésus », d’une manière automatique, n’ont-ils pas mis le Saint esprit à la porte ?

 Ou n’ont-ils pas idolâtré l’homme Jésus ?

Se poser les questions justes aide toujours à examiner sa foi.

Ne soyons pas puritain ou dogmatique comme je le disais au début de ce message. Si dans notre cœur nous avons conscience que Jésus est venu sur terre accomplir sa mission de salut et qu’il est le messie promis et que Jésus-Christ vit éternellement par l’Esprit saint dans celui qui croit, notre témoignage est vrai.

Que nous prions au nom de Jésus, ou au nom du Christ, ou au nom de Jésus-Christ de Nazareth ou encore au nom du Père du fils et du Saint-Esprit, ce que Dieu exauce, c’est la vérité que nous avons dans le cœur. Lorsque Jésus demanda à Pierre : qui il était, « Pierre lui répondit : Le Christ de Dieu ».

Prier « au nom du Christ » n’est pas choquant si j’ai conscience comme Pierre que Jésus est venu incarner Christ.

Encore une fois si je pense à une autre personne, prier au nom du Christ devient anathème, car le témoin terrestre est rejeté.

Dieu n’exauce pas des mots mis bout à bout comme une formule magique. Le disciple n’est pas, ni un magicien, ni un druide.

Mais si notre cœur est partagé, alors nos prières nous condamnent parce qu’elles ne sont pas conduites pas l’Esprit saint mais par des idoles. Ce sont ces idoles-là qui barrerons la route à nos prières.

Laissons-nous guider comme Pierre l’était par le Saint-Esprit. Il priait  différemment selon le contexte, mais toujours dans l’idée de réconcilier son entourage avec Dieu, ce Dieu unique venu sur terre en chair, pour faire la volonté de son Père au ciel.

Amen.

dimanche 29 octobre 2023

TOUT ŒIL VERRA DIEU !?

 509

Par Eric Ruiz

 

Face aux terribles évènements actuels, beaucoup de gens, des chrétiens surtout se posent la question : Dieu revient-il d’abord à partir de ce que dit littéralement Zacharie au chapitre 14 ; ou bien Dieu revient-il en premier spirituellement ?

Par exemple, la question est : faut-il attendre le prochain séisme sur le mont des oliviers quand « La montagne des oliviers se fendra par le milieu, » pour constater un grand réveil spirituel, fait de repentir et de conversion, bref voir une vraie sanctification ?

Faut-il attendre le témoignage visuel d’une prophétie pour se rapprocher de Dieu à ce moment-là?

Le naturel ne vient-il pas avant le spirituel, pour changer les esprits ?

N’est-il pas dit qu’à la vue de Dieu tout genou fléchira ?

 

Or, la réponse réside dans la connaissance, la sagesse divine.  Quelle sagesse ? Celle-ci : connaître Dieu c’est connaître ce qu’il aime lui, ce qu’il préfère avant tout. Et, avant tout, c’est un cœur contrit, bien disposé que notre Seigneur préfère.

Le Psaume 51 :17 en est la confirmation : « les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c'est un esprit brisé: O Dieu! Tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit. »

Ceux qui auront choisi de voir, de constater de leurs propres yeux que les prophéties s’accomplissent choisissent leur part de malheur, d’épreuves et de larmes.

À Thomas, l’un des douze apôtres « Jésus lui dit: Parce que tu m'as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n'ont pas vu, et qui ont cru! ».

La foi, c’est agir sans attendre une confirmation visuelle des choses que nous espérons.

La foi vient toujours avant.

Elle précède la vue. La foi précède le miracle, précède la bénédiction.

Noé n’a pas attendu de voir la pluie tomber sans cesse, et de constater que le déluge commençait, pour se décider à construire l’Arche.

Or, quand tous ont réalisé que les prophéties de Noé étaient vraies parce qu’elles étaient visibles, il était trop tard pour eux.

 

Pour Jésus, de Nazareth ; les choses ont pris la même tournure.

Ceux qui n’ont pas cru en lui et qui se moquaient de lui, l’injuriaient lorsqu’il perdait son sang sur la croix, qu’il était abandonné de tous ;  ceux-là même se sont ensuite frapper la poitrine. « Et tous ceux qui assistaient en foule à ce spectacle, après avoir vu ce qui était arrivé, s'en retournèrent, se frappant la poitrine. » (Luc 23 :48).

Toute cette foule était dans la consternation parce qu’elle vit ce qui accompagna la crucifixion de Jésus : elle vit un tremblement de terre,  elle vit le voile du temple se déchirer,  elle vit les ténèbres tomber pendant trois heures sur terre et elle vit les tombeaux s’ouvrir et des résurrections en sortir.

Quand les prophéties s’accomplissent visuellement, c’est qu’il est déjà trop tard pour un peuple qui ne s’est pas préparé. Ce jour est un jour de jugement.

Christ sera déjà revenu chez ceux qui auront brisé leur cœur et qui auront persévéré dans la foi.

Christ revient avant, de manière spirituelle, c’est une certitude. D’ailleurs sur la croix Jésus a dit « tout est accompli ».

Il n’attendait pas que les éléments naturels prouvent qu’il est la vérité, que des prodiges viennent accomplir la fin de sa mission.

 

D’autres exemples, bibliques nous renvoient à cette suprématie du spirituel sur le naturel.

Dieu agissait ainsi avec Moïse. Une fois arrivé au désert du Sinaï, celui qui a été sauvé des eaux et qui devint un prince Égyptien,  demanda aux Hébreux de se préparer car l’Éternel venait. En aucune manière il ne s’agissait de voir Dieu pour savoir comment lui plaire. C’était l’inverse que Dieu ordonnait de faire par la voix de son prophète Moïse.

Exode 19 :10-11 : « Et l'Éternel dit à Moïse: Va vers le peuple; sanctifie-les aujourd'hui et demain, qu'ils lavent leurs vêtements. Qu'ils soient prêts pour le troisième jour; car le troisième jour l'Éternel descendra, aux yeux de tout le peuple, sur la montagne de Sinaï ».

 

Or, Dieu ne cherchait pas à se montrer en premier, comme s’il avait à leur prouver son existence, où comme s’il avait besoin d’une louange générale… Non, car en voyant leur manque de sanctification, Dieu ne voulut pas qu’ils viennent à sa rencontre sur la montagne. Pourquoi ?

Parce que Dieu voulait les préserver du jugement, ou plutôt d’un jugement qui aurait été fatal : la mort

Exode 19 :21 : « L'Eternel dit à Moïse: Descends, fais au peuple la défense expresse de se précipiter vers l'Eternel, pour regarder, de peur qu'un grand nombre d'entre eux ne périssent. ».

Le fait de se précipiter pour regarder Dieu leur aurait ôté la vie ; et la seule cause était leur manque de sanctification.

D’ailleurs, ici il ne s’agissait pas de rencontrer Dieu comme on rencontre une personne mais d’entendre sa voix. Seul Moïse son prophète a entendu sa voix, pas parce qu’il était prophète, mais parce que lui-seul était prêt et sanctifié. Malgré l’incrédulité générale, Dieu, en fait a contribué dans les moindres détails à ce que le peuple puisse entendre sa voix par son prophète Moïse.

C’était déjà une grâce : la grâce de pouvoir entendre Dieu.

Cette situation nous révèle quoi ?

Elle nous révèle que la foi ne naît pas en voyant Dieu ou ses prophéties se réaliser. Mais la foi a pour conséquence de voir Dieu (de l’entendre) sans attendre d’ailleurs que les prophéties s’accomplissent ou encore sans chercher à prouver qu’elles se sont déjà accomplies avant.

Là aussi, s’attendre à ce que ceux qui verront un séisme au Mont des oliviers croient en Dieu : c’est une terrible erreur, un égarement total. Ils ne croiront pas plus…Par contre ils verront et constateront uniquement leur niveau d’incrédulité ou leur manque de foi.

La foule qui s’amassera dans Israël, ou qui se précipitera sur ses écrans ou ses journaux sera simplement la preuve vivante que le fils de l’homme n’a pas trouvé dans ce grand nombre, la foi sur la terre.

En tous les cas le constat s’avère lumineux : le jour de l’Éternel commence spirituellement pour se finir visuellement.

Il commencera dans la lumière et finira dans les ténèbres. La lumière sera pour ceux qui auront entendu sa voix et qui se seront préparés ; les ténèbres seront pour les incrédules qui verront par des yeux ébahis, la prophétie s’accomplir.

 

Revenons un instant sur un verset favori, connu par cœur, Jean  3 :16… mais connaissez-vous la suite

Jean 3 :18-19 ?

 « Celui qui croit en lui n'est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. 19Et ce jugement c'est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises ».

Les hommes en général, cherchent les prophéties, et finissent par en voir se manifester, parce que leurs œuvres sont mauvaises.

Le point de départ c’est toujours un cœur irrégénéré qui amène des mauvaises œuvres. Et le point final est de chercher les signes du retour de Dieu, de jubiler en parlant des prophéties qui vont s’accomplir.

 

Dans les faits, ils n’ont pas cru au nom du fils de Dieu. Ils n’ont pas cru ce que disait Jésus-Christ, qui leur affirmait que le Saint-Esprit, seul, leur donnera la foi, et que cette foi les préparera pour le jour de son retour.

Évidemment, le croyant se prépare à recevoir la foi en esprit, mais il n’a pas à se préparer en vue du retour visuel de Dieu.

« Mais le consolateur, l'Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. »(Jean 14 :26)

 

Alors pourquoi attendre une autre onction, ou une autre puissance ?

D’une manière répétitive, comme un réflexe, sans l’Esprit saint, que fait-on ?

 On se focalise sur des évènements uniques ; sur un retour visuel,

-sur les saintes montagnes de Jérusalem,

-sur les pieds d’un homme surnaturel, 

-sur un messie qui ferait des prodiges et qui convaincrait l’humanité de la vérité,

-sur un rédempteur qui se manifesterait à tout un peuple (les juifs attendent la gueoulah leur rédempteur).

 

Un peu plus loin, Jésus dit au verset 29 : «  Et maintenant je vous ai dit ces choses avant qu'elles arrivent, afin que, lorsqu'elles arriveront, vous croyiez ».

Jésus ne parlait pas des prophéties qui s’accompliraient visuellement, et qui lorsqu’elles arriveraient augmenteraient la foi de ses disciples, mais Jésus parlait bien du Saint-Esprit. Relisez le contexte, c’est évident.

 

Alors, concrètement, la séparation spirituelle s’est faite bien avant la séparation visible. C’est bien avant que le mont des oliviers se sépare en deux, qu’ils se sont séparés des œuvres de justice. Ils ont préféré les ténèbres. Le séisme en Israël tant attendu tout comme l’homme providentiel sera alors plus qu’un terrible malentendu, ou une simple confusion ; ce sera le signe de leur condamnation.

 

Le premier chapitre du livre de l’Apocalypse au verset 7 dit : « Voici, il vient avec les nuées. Et tout œil le verra, même ceux qui l'ont percé… »… Qui ne s’attend pas alors à lire à la suite: « et toutes les tribus de la terre se réjouiront et loueront son nom » ?

Non, lisez bien ce qui est écrit : « et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui. Amen! »

.

Le verbe grec traduit par se lamenter : « kopto » et très clair. Il s’agit bien de se frapper la poitrine, de pleurer sur soi-même, d’aller jusqu’à se faire du mal parce qu’on s’en veut. C’est un terrible constat d’échec.

Et avez-vous remarqué, ce sont les tribus de la terre qui sont dans cet état émotionnel dépressif.

Les tribus, Jésus en faisait référence devant ses disciples : « Jésus leur répondit: Je vous le dis en vérité, quand le Fils de l'homme, au renouvellement de toutes choses, sera assis sur le trône de sa gloire, vous qui m'avez suivi, vous serez de même assis sur douze trônes, et vous jugerez les douze tribus d'Israël. »(Matthieu 19 :28).

 

Ces tribus (ces croyants issus de toutes parts) seront jugées au moment où tout œil le verra, lorsque s’accomplira les prophéties. Ceux qui auront suivi Christ auront revêtu le vêtement de gloire, parce qu’ils auront été séparés, mis à part des autres croyants comme on séparerait deux montagnes par une grande vallée.

 

Oui, ils jugeront les autres, simplement par le fait qu’ils n’ont plus rien à voir avec eux, qu’il y a bien deux races distinctes, alors (comme le blé et l’ivraie).

Jésus de Nazareth parle aussi de ce jour dans Matthieu 24 :30  juste après qu’il y ait eu des jours de détresse: « Alors le signe du Fils de l'homme paraîtra dans le ciel, toutes les tribus de la terre se lamenteront, et elles verront le Fils de l'homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et une grande gloire. ».

Scruter le ciel sans cesse pour en trouver des signes, revient à chercher où Dieu revient, à le chercher visuellement.

Et, nous le voyons encore ici, c’est toujours pareils : les lamentations sont associées définitivement aux preuves visuelles.

Tous ces croyants ont la foi de Thomas, une foi basée sur une espérance fausse : « Si je peux voir la marque des clous dans ses mains…alors je croirais ».

Chercher Dieu par la vue, par des preuves visibles, c’est se montrer (ne lésinons pas sur les mots) déchu de la grâce.

 

Oui, ce sera une terrible condamnation. Mais encore une fois : à quoi sert au Saint-Esprit de m’inspirer un tel message ?

Le tribunal de Christ vient-il de taper du maillet pour fermer la dernière séance et pour délibérer une dernière fois afin de donner son verdict ?

Jésus-Christ n’a-t-il pas plutôt cette bonne intention : montrer son caractère, celui d’un agneau immolé, qui veut que tous parviennent à la vérité ?

Alors, il tend une fois de plus la main à ceux qui se sont égarés, à celles et ceux qui se réjouissent de voir très prochainement la réalisation d’une des plus grandes prophéties sur le retour du Seigneur, sur le jour de l’Éternel, manifesté là devant eux.

Dieu les prévient, il les exhorte, il les enseigne. À eux, à nous aussi de boire cette eau vive qu’il fait couler devant nous en abondance.

Amen

dimanche 22 octobre 2023

AVOIR LES PIEDS SUR LA TERRE DE JERUSALEM

508

Par Eric Ruiz

 

Nous allons voir pourquoi les chrétiens en général n’arrivent pas à se détacher d’Israël, l’Israël, cette nation du Proche-Orient ; Pourquoi, ils y voient un avenir, et une destinée associées aux juifs. Et pourquoi nos regards devraient être ailleurs. Il ne s’agit en aucun cas de rejeter les prophéties sur Israël, mais bien au contraire, il s’agit de leur redonner leur véritable enjeu.


Commençons par mettre en lumière ce qui fait obstacle à la vérité.

Aujourd'hui nous sommes confrontés à beaucoup de confusion avec les mots, comme le mot grec "ethnos" qui a donné d'ailleurs le mot français ethnie pour qualifier les caractéristiques d'un groupe humain.

Mais ethnos se trouve dans la Bible, plus précisément dans le nouveau testament, traduit 163 fois et qui veut dire beaucoup de choses très différentes (pays, nation, païen, hommes, peuple, tribu, gentils (non juifs), race) avouez que le sens n'est plus du tout le même avec chaque mot.

Or, dans la traduction des Évangiles ethnos est souvent employé sous l’appellation de nation ; C’est pourquoi, tout pousse à comprendre les versets comme si on s'adressait à une nation entière.  Or Jésus s'adresse à maintes reprises pour parler de son peuple, de ses élus, comme à une « race » partageant le même Dieu, qui deviendra une nation.  D’ailleurs Simon Pierre qui a reçu les clés de l’Église dit (1 Pierre 2 :9) ; « Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière, 10vous qui autrefois n'étiez pas un peuple, et qui maintenant êtes le peuple de Dieu, vous qui n'aviez pas obtenu miséricorde, et qui maintenant avez obtenu miséricorde ».

Je le rappelle Simon Pierre s’adresse ici à des croyants qui sont devenus étrangers et dispersés en Orient, loin de la terre d’Israël, mais il ne s’adresse pas à une nation en tant que telle.

Ethnos : c'est la race, c'est un peuple élu qui se rassemble parce que chacun a en commun des caractères semblables. Pas des caractères physiques, mais des caractères de cœur.
Par exemple prenons Matthieu chapitre 21 verset 43 "le royaume de Dieu vous sera enlevé et sera donné à une nation qui en rendra les fruits".
Vous voyez ici l’intention est clairement définie : on cherche par le mot nation, à centrer l’attention du lecteur sur un pays particulier. Et les croyants se mettent à émettre toutes sortes d’hypothèses sur un nouveau royaume  d’Israël, une nouvelle nation d’élues.

Ce constat, c’est vrai est propice à l’usurpation, comme aux guerres et aux conflits. On le voit avec Jérusalem, cette ville qu’on appelle « ville sainte », est devenue le centre des convoitises de toutes les religions, c’est une coupe d’étourdissement. Chacun veut y établir son royaume pensant qui lui est destiné prophétiquement.
Car, pour beaucoup de biblistes, au final, c'est Israël le pays du roi David, dont il est question, car Dieu a dit qu'il reviendrait sur le mont des oliviers (Zacharie 14:3-4) au moment où " la montagne des oliviers se fendra par le milieu".

Pour d'autres, ils affirmeront plutôt : "C'est mon pays au dedans duquel sortira les élus, car c’est là qu’il y a eu le plus grand réveil ou, c'est le pays voisin parce qu’il a le plus grand nombre de chrétiens »; tandis qu'un autre dira, « non, il doit figurer là où Jésus de Nazareth a marché, car cette terre-là est sainte ». Alors qu'un autre encore dira : mais non c'est là où il est apparu en vision à tel prophète, aux États-Unis par exemple.


Or, je le rappelle, il ne s'agit pas d'un pays, il s'agit véritablement d'un groupe d'individus qui ont le caractère de Dieu. Il s'agit bien d'une tribu et plus précisément d'une race, parce qu'une tribu fait toujours référence à un lieu historique à une généalogie, à une terre. Hors la race, elle, fait référence à une multitude de personnes pouvant se trouver sur des territoires complètement différents, de nationalité différentes, de langues et de civilisation différentes ; Parce que ce qui les rassemble : c'est leurs traits de caractère qui sous-entend le même Dieu.

Apocalypse 5 :12 nous dit qui a ce caractère ; « une voix forte crie : L'agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l'honneur, la gloire, et la louange ». L’agneau qui se sacrifie par amour, c’est le caractère de Dieu. C’est cette âme qui sera célébrée au plus haut niveau chez les élus. Elle aura rétabli dans leur fonction les quatre êtres vivants (l’honneur, la puissance,  la richesse, la sagesse…).


Ensuite, Jésus ne parlait certainement pas d'un pays ou d'une nation, parce qu'il n'y a aucun roi aucun chef d'État reconnu et connu ; c'est une race sans roi, sans un homme plus haut et mieux considéré que les autres. Le seul roi étant invisible par le Saint-Esprit, le souffle de vie traversant les êtres qui se ressemblent et soufflant sur eux.
Alors relisons Matthieu chapitre 21 verset 43, mais cette fois-ci avec le mot race à la place de nation :"le royaume de Dieu vous sera enlevé et sera donné à une race qui en rendra les fruits".
Alors, nous savons tous que là aussi, même avec une traduction plus proche de la pensée de Christ, certains (pour ne pas dire beaucoup) chercherons toujours ce qu'un cœur mauvais discriminant et raciste cherche : ce cœur valorisera les noirs plutôt que les blancs, les blancs plutôt que les jaunes, les élites plutôt que la populace, ces non instruits, ces païens (qui signifie aussi ethnos et qui je le rappelle, c’est important, ont reçu le chandelier pris aux juifs).

Mais ceux qui cherchent la vérité savent qu'il n'y a plus de races en Christ. Plus de race telle que nous les connaissons.

Donc, en fin de compte cette traduction-là parait être la meilleure : » le royaume de Dieu vous sera enlevé et sera donné à une race issue des païens, une race qui en rendra les fruits

Alors, c’est vrai Dieu reviendra comme il l’a dit à Zacharie : sur le mont des Oliviers. Mais de quelle façon ?

Jésus l’a dit et répété : « Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous » (Jean 14 :16)

Quel est cet autre consolateur que Jésus-Christ lui-même ?

 Dieu nous donne rendez-vous sur le mont des oliviers. Comment ça ? Tout est dit dans ces 4 mots « Le Mont des oliviers » ; il se tient en hauteur à l’est, là où le soleil se lève, là où Dieu fait sentir ses rayons en premier, mais surtout, c’est le « mont de l’onction » ; l’huile des oliviers, provient du fruit : l’olive ; et l’huile d’olive est une l’huile d’onction. Elle symbolise l’huile du Saint-Esprit.

Dieu nous dit encore là un mystère que même Zacharie ne soupçonnait pas : Il reviendra par le Saint-Esprit. C’est la seule montagne sur laquelle nos désirs doivent porter.

Maintenant quoi penser de la suite du verset  4, dans Zacharie 14: « Ses pieds se poseront en ce jour sur la montagne des oliviers, » ;

Si la montagne des oliviers est là où règne le Saint-Esprit, quoi penser des pieds ?

Les pieds sont bien rattachés à un humain, à un être vivant. L’être humain dont les pieds seront sur ce mont aura une spécificité : Laquelle ?

La terre représente la stabilité, la force et la réalité. Les pieds sont des êtres bien réels animés du saint Esprit. Et, parce qu’ils sont en contact avec cette terre, ils auront une forte stabilité dans leur vie.  La force de l’esprit les soutiendra, rien ne pourra les ébranler ;  Ces croyants-là ont véritablement les pieds sur terre, ils sont très réalistes et sensés.

Alors pour en revenir à la suite de Zacharie 14 :4 : « La montagne des oliviers se fendra par le milieu, à l'orient et à l'occident, Et il se formera une très grande vallée: Une moitié de la montagne reculera vers le septentrion, Et une moitié vers le midi. ».

Je crois que lorsque ces êtres humains reçoivent le Saint-Esprit, ils créent sans le vouloir, un tremblement de terre autour d’eux qui les éloigne des autres croyants, comme le ferai un séisme ; Un bouleversement qui transformera complètement leur paysage relationnel, leur environnement ne sera plus du tout le même : ce qui est visible, c’est la réalité d’une seule montagne qui en fera deux bien séparées et distinctes l’une de l’autre : une à l’orient l’autre à l’occident. C’est-à-dire une, là où le soleil se lève et l’autre, là où le soleil se couche. Deux monts éclairés très différemment par le soleil de justice.

Une, au nord et l’autre au sud, deux royaumes bien différents comme pouvait l’être Juda et Israël après Salomon.

Ensuite, ces deux monts seront séparés par une très grande vallée, c’est-à-dire qu’ils n’ont plus rien en commun. La vallée est synonyme ici de frontière. À ce moment-là il y aura bien deux nations, deux races bien distinctes qui n’auront plus rien à voir. Le Saint-Esprit d’un côté et de l’autre ; les incrédules, ayant avec eux la pierre qu’ils ont rejetées en bâtissant, et qui est devenu leur rocher de scandale.

Maintenant, nous lisons que ceux de Jérusalem fuiront dans les vallées, près des frontières.

« 5Vous fuirez alors dans la vallée de mes montagnes, Car la vallée des montagnes s'étendra jusqu'à Atzel »

Atzel est un lieu inconnu. Personne ne sait la localiser sur une carte. Ce site bien que proche de Jérusalem montre surtout une dispersion indispensable pour le regroupement des élus. Dans ces lieux inconnus, que Dieu seul a choisi, Dieu rassemble (d’ailleurs, il est écrit) : « 5 Et l'Éternel, mon Dieu, viendra, et tous ses saints avec lui ».

Et ce temps est reconnaissable, parce c’est un temps où rien ne pousse, tout suit un cycle de chaos et de destruction : le mensonge et l’apostasie règnent partout, la preuve est : « 6En ce jour-là, il n'y aura point de lumière; Il y aura du froid et de la glace (c’est l’hiver, une période rude ou rien ne pousse, aucun fruit n’apparait et où la végétation comme la spiritualité est endormie ; il fait nuit, c’est une période ténébreuse). 7Ce sera un jour unique, connu de l'Éternel, Et qui ne sera ni jour ni nuit; ».

Ce jour n’est pas composé de 24 heures, c’est un long moment unique que seul Dieu connait. La durée de ce jour dépasse les temps fixés et ne nous permet aucun pronostic.

« Mais vers le soir la lumière paraîtra ».

Ce qui signifie que ce sera l’heure aussi pour d’autres, de sortir du sommeil et de marcher en plein jour en se dépouillant des œuvres de ténèbres et de revêtir les armes de la lumière qui est le Saint-Esprit).

Mais revenons à ce jour de l’Éternel qui est si particulier dans sa durée, puisqu’on ne sait quand il commence et quand il finit.

Parce qu’il commence bien avant, par un énorme combat. Et les partisans de l’Israël (cette nation du Proche-Orient avec sa capitale Jérusalem) eh bien ses partisans n’en démordront pas : Pour eux, l’Éternel Dieu arrive à Jérusalem pour combattre les nations. C’est bien là en Palestine et pas ailleurs que se fera sa justice et que le dernier combat aura lieu.

Pour les combats, il y en aura c’est sûr et de terribles ; pour les séismes aussi puisque déjà 17 ont eu lieu à Jérusalem (le dernier gros séisme datant de 1927 a détruit la mosquée d’Al Aqsa faisant une centaine de victimes… Donc sur cette faille, (la plaque arabique) il est certain qu’un gros séisme se produira.

Mais Jérusalem est importante surtout parce qu’elle typifie le cœur d’un croyant.

Un croyant qui au début est attaqué de toute part. Au verset 2 de Zacharie chapitre 14, Dieu  rassemble « toutes les nations pour qu'elles attaquent Jérusalem; La ville sera prise, les maisons seront pillées, et les femmes violées; La moitié de la ville ira en captivité, Mais le reste du peuple ne sera pas exterminé de la ville ».

A qui et pour quand s’adresse ce verset ?

Voilà la lumière dont nous avons besoin pour le comprendre : Toutes les religions des nations ont eu le même but, celui d’attaquer le jeune repenti. Ce sont elles les vrais démons. Ces démons ont fait du croyant une personne destituée de sa lucidité et de sa sainteté (la ville est prise), un croyant qui est destiné à épouser (prendre une forme divine) représente une femme qui est devenue non pas une vierge mais une prostituée. Ce même croyant qui a vu sa maison pillée, c’est son âme qui a été souillée. La captivité pour la moitié des habitants, montre bien un cœur partagé entre d’un côté une aspiration à chercher la volonté du Seigneur et de l’autre une soumission à l’agresseur, au système religieux lui-même et à cet esprit hypocrite, menteur, vaniteux qui le rend captif de passions charnels.

Au verset 3 : « L'Éternel paraîtra, et il combattra ces nations ». C’est lui qui vient rechercher celles et ceux qui ont été captifs, prostituées et souillés, ne cessant de se confier religieusement dans de faux dieux. Dieu vient lui-même en esprit, briser leurs idoles et proclamer une année de grâce.

Voir les choses ainsi n’est pas une belle allégorie, ou une interprétation des Écritures qui redonne du courage et qui fortifie. Le vrai juif doit avoir les pieds sur la terre de Jérusalem, de cette manière-là. Il doit se tenir sur ce mont des oliviers, encore appelé Sion: C’est une réalité que devrait s’approprier tout croyant : qu’il soit juif, musulman, ou chrétien. Mais ce lieu saint est avant tout en nous. Nos adversaires sont des esprits ; c’est là que le combat a lieu.

Et cette terre à garder ou à conquérir est pour tous les opprimés. Dieu sauvera alors celle ou celui qui se tiendra sur cette montagne sainte.

Le jour de l’Éternel a déjà commencé, et cette prophétie est déjà réalisée spirituellement « 8En ce jour-là, des eaux vives sortiront de Jérusalem ».

C’est ce que Jésus a proclamé en entrant dans la synagogue de Nazareth lorsqu’il a dit , en déroulant le rouleau d’Esaïe: « L'Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés, » ;

Luc 4 :19 : « Pour publier une année de grâce du Seigneur. »

Cette année de grâce doit se concrétiser pour toute une nouvelle race de païens aujourd’hui. Amen.