dimanche 20 juin 2021

C’EST QUOI UN ELU DE DIEU ?…

 387


Par Eric Ruiz 

S’agit-il juste de confesser : « je suis un élu de Dieu, rien ne peux m’arriver, j’ai été choisi dans le ciel » ?

Il y a quelques années, j’aurai eu une réponse toute faite devant le verset de 1Thessaloniciens 1 :4 « Nous savons frères bien aimés de Dieu que vous avez été élus… ».

J’aurai sans hésitation affirmé que Dieu a dès la fondation du monde décidé qui seraient ses Fils et qui seraient les faux frères, les ennemis, les impies.

Et que si nous sommes ses élus ce n’est pas par nos œuvres ni par notre science,  mais ce serait par notre nature et parce qu’il nous a prédestiné à l’avance à l’être.

Et par conséquent, en toute logique, s’il y a des élus, c’est qu’il y a aussi des êtres de nature charnelle, destinés à la perdition.

Aujourd’hui, je sais que ce genre de réponse correspond à une idéologie sectaire qui a pour but d’ériger un groupe d’individus plus saints que les autres ;

A montrer un Dieu omniscient (ce qu’il est) qui connaît tout et qui a déjà tout prévu à l’avance, même notre sort à chacun.

L’élection : c’est donc l’aliment favori des religions.  Se faire baptiser par un groupe religieux par exemple, équivaudrait à reconnaitre sa propre élection.

Les rites religieux comme le baptême, la circoncision, l’imposition des mains, ou toute autre espèce d’ordination cache une intention forte : celle de marquer le croyant, comme d’un sceau. Il est reconnu « élu » par ses frères et sœurs semblables.

En fait, la vérité n’est pas si loin, mais elle reste néanmoins ensevelis sous un amas de mensonges.

C’est vrai, il y a des élus, il y a une prédestination, mais à un autre niveau, qui n’a rien à voir… (et que je vais détailler par la suite)

D’abord, pourquoi ce mensonge ?

Parce qu’il y a toujours la même convoitise à l’origine.

Toute religion cherche à se placer au sommet de la pyramide de l’élection, en prouvant par quelques révélations ou même quelques miracles sa suprématie et la vérité qu’elle seule possède.

Elle revendique comme Israël, porter en elle le peuple élu, la Juda spirituelle.

Or aujourd’hui, il y a un nouvel Israël, une nouvelle terre, un nouveau ciel qui rebat toutes les cartes et empêche tout pronostic.

Bien-sûr la séduction, cette tactique maléfique en a touchée plus d’un. Et moi-même, je ne me place pas en être incorruptible en vous disant que j’ai vu facilement le coup venir. Non, je n’ai rien vu venir ; je n’y ai pas échappé, j’ai été séduit comme tout le monde.

Marc 13 :22 : » Car il s'élèvera de faux Christs et de faux prophètes; ils feront des prodiges et des miracles pour séduire les élus, s'il était possible. ».

Et là, vous me direz à juste titre :

« Qui ne s’est jamais placé du côté des élus dès qu’il a commencé à avoir la foi ? »

C’est un bon réflexe je trouve, se considérer comme élu de Dieu, cela part d’un sentiment louable : celui d’appartenir au peuple de Dieu.

On aime les frères et sœurs et ce sentiment d’appartenance n’est pas mauvais puisqu’il émane d’un cœur repenti.

Mais le péché de la comparaison pointe très vite son nez : On regarde l’autre à travers ses croyances et indubitablement on le juge comme un païen, un non converti, ou un rétrograde ;

Alors où placer aussi, ceux qui combattent ceux qui ont la foi ?

Paul de Tarse avant d’être converti à Christ était dans ce genre de configuration. Un chef religieux juif qui se montrait persécuteur, tortionnaire et idolâtre plutôt qu’un élu.

Une chose est sure,  « bien que l’homme ne saisisse pas l’œuvre de Dieu, nous dit l’Ecclésiaste, …il a mis dans le cœur de l’homme la pensée de l’Eternité » .

Donc, nous savons au fond de nous-mêmes, croyants ou pas d’ailleurs, avec cette pensée de l’éternité, que la doctrine de la prédestination n’est pas juste.

Car cette odeur d’éternité est pour tous, pas pour quelques-uns.

Dieu ne prépare pas un plat succulent en le faisant humer par tous, afin de stimuler nos papilles gustatives sachant que pour beaucoup, ils ne pourront jamais y gouter. Dieu ne leur dit pas : « Arrêter de rêver d’éternité ce n’est pas pour vous, ce n’est que pour mes élus, ceux que j’ai choisi de tout temps ».

Comme aussi, Dieu ne nous fait pas arriver sur terre dans un corps, pour n’avoir aucun espoir de rédemption ensuite.

L’homme n’a pas juste à vivre pour révéler sa nature rebelle et pour finalement  vivre sa perdition….

Quel pauvre plan divin et quel misérable destin humain!

Pourquoi alors, on y croit à ce genre d’élection éternelle?

Parce qu’on se place toujours du côté des vainqueurs.

Parce que l’on croit que Dieu a fait le monde comme nous le voyons : avec des gagnants et des perdants… et que notre vie ressemble à une course d’endurance très élitiste, avec des sélectionnés et des éliminés, sauf qu’au départ, Dieu connait déjà par sa prescience l’issue fatale.

Et on espère, on se persuade que les éliminés se sont les autres, ceux qui n’ont pas compris ou pas voulu comprendre la vérité qu’on leur a enseigné.

D’où le sentiment d’importance extrême de leur apporter l’Evangile, la bonne nouvelle ; car elle révèlera comme l’eau sur une plante desséchée, si elle est encore vivante ou si elle est bien morte.

Mais croire ainsi, c’est  encore croire à un Dieu qui joue avec chacun comme avec des petits soldats de plomb et qui s’ennuie de sa création en ne s’étonnant de rien.

Bon alors maintenant, après avoir dit ce que n’est pas « l’élu », voyons qui il est en réalité pour Dieu et pour la Bible.

Et on peut s’attendre à bien des surprises.

Tout d’abord, revenons à l’origine.

Un élu c’est un oint, un être humain qui reçoit une huile d’onction (à ce sujet, rappelez-vous mon message sur le chandelier, il y a une progressivité dans l’onction, comme chacune des lampes s’allument les unes après les autres et peuvent s’éteindre lorsque l’huile manque).

Noé, Abraham, Moïse, David, les prophètes sont des élus.

Mais le roi Saül était oint, donc élu lui-aussi.

C’est  2 Roi 21 :6 qui précise que « Saül, (est) l’élu de l’Eternel ».

Dans  ce cas, l’onction ne confère pas une immunité face au jugement, ni un droit supérieur pour accéder au Royaume de Dieu ;

Puisque l’histoire de ce premier roi d’Israël nous raconte son élection, son élévation, puis sa répudiation.

L’élection donne une mission divine, ce qui est tout autre. Elle n’assure aucun privilège de rang, ni aucune immortalité.

C’est  le livre d’Esaïe qui nous révèle l’élu.

Esaïe 42 :1 « Voici mon serviteur, que je soutiendrai, Mon élu, en qui mon âme prend plaisir. J'ai mis mon esprit sur lui; Il annoncera la justice aux nations. ».

Ce verset bien-sûr fait référence directement à Jésus-Christ.

Mais pas seulement. Tout croyant qui a l’esprit de Dieu sur lui et qui fait le plaisir de Dieu en annonçant la justice aux nations selon la vérité, est un élu.

Et au verset 2 nous voyons un trait de caractère primordial de l’élu : « Il ne criera point, il n'élèvera point la voix, Et ne la fera point entendre dans les rues. ».

Sa discrétion, son humilité veut que l’élu se remarque à peine. Il préfère les dernières places aux places d’honneur. Le son de sa trompette se trouve ailleurs.

Alors, pour reprendre l’exemple de Saul de Tarse qui deviendra Paul de Tarse, l’apôtre: l’élu ne se voit pas dès le début.

L’élu se révèle comme le blé se révèle parce qu’il diffère de l’ivraie au moment de la moisson.

Et il se révèle le jour où il fait des œuvres de justice selon la vérité.

 Le roi Saül s’est révélé avec le temps. Son élection ne faisait pas de lui un élu selon la justice.

Il avait beau gagner ses batailles, s’enrichir du butin des vaincus, mener la grande vie, cela ne faisait pas de lui un élu. Sa vraie bénédiction, il devait la recevoir en se révélant élu par ses œuvres justes (choses qu’il n’a pas faite et que le prophète Samuel a pointées comme étant plutôt de l’idolâtrie, de la superstition et pour finir de la divination).

Donc, on peut maintenant savoir de quelles personnes Paul, Silas et Timothée appelaient « les élus » en Thessalonique, ou quel était le caractère de Rufus que Paul nomme l’élu du Seigneur ou encore, qui étaient les élus de l’Eglise à Babylone que salue l’apôtre Pierre :

C’étaient des hommes ou des femmes reconnaissables à leur cœur, qui prêchaient un évangile de vérité, pas seulement en parole mais en puissance, mêlant l’esprit aux actes. De véritables modèles de foi et d’amour, attachés à la grâce.

Vous voyez, il n’est pas question de rites religieux ou de ministères ou de nom d’Eglise. Il est question de caractère. On reconnaît l’arbre à ses fruits. Eh bien on reconnait l’élu à ses actes, à son état d’âme.

Et il y a une heure, un jour, un moment qui permet de reconnaître l’élu.

On sait qu’il a été choisi parce que l’esprit saint lui permettra d’être cet homme ou cette femme « élu ».

Le Père a placé en lui toute son affection ; « écoutez-le, il est mon élu j’ai placé en lui, toute mon affection ». Cette affection christique, cet amour divin est bien palpable et surtout désintéressé.

Maintenant, pour en revenir au statut prédestiné de l’élu. Ce statut tant vanté qui n’existe pas, qui n’est qu’un leurre.

Revenons Sur Ephésiens 1 :4

« En lui Dieu nous a élus avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irrépréhensibles devant lui, 5nous ayant prédestinés dans son amour à être ses enfants d'adoption par Jésus-Christ, selon le bon plaisir de sa volonté, 6la louange de la gloire de sa grâce qu'il nous a accordée en son bien-aimé. 7En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce ».

Alors, il est tellement facile de s’arrêter au verset 4 : » Dieu nous a élus avant la fondation du monde, », pour établir un dogme.

Or, cela ne veut surtout pas dire ce que certains ont envie d’entendre : que Dieu a choisi ses élus avant la fondation du monde.

Dieu n’a pas choisi ses élus, il a choisi autre chose.

Dieu a choisi le mode d’éléction avant la fondation du monde pour qu’ils deviennent saints et irrépréhensibles ; et ce mode, il nous le donne au verset 7 par Christ le seul médiateur.

En Christ « nous avons la rédemption par son sang, la rémission de nos péchés selon la richesse de sa grâce ». Ce qui veut dire que Christ en nous purifiant, nous ouvre en grand la porte de l’élection, pour que nous soyons saints et irrépréhensible devant lui.

Dieu, par Christ nous a prédestiné à devenir comme lui. Il a prévu dès la fondation du monde cette possibilité à ses enfants de devenir ses fils d’adoption.

Par conséquent, il y a bien une prédestination qui a bien pour objectif un peuple élu ; mais la grande différence, c’est que l’élu n’est pas connu d’avance, ce sont les attributs de l’élu qui sont prévus et conçus à l’avance.

Sans ses attributs, qui  pourra changer de nature pour se revêtir de celle de Dieu ?

Personne.


Qu’est-ce qu’un attribut ?

C’est une particularité essentielle de quelqu’un.

Ce qui est essentiel en Christ c’est son sang, son sacrifice, son amour, sa fidélité, sa justice.

Par conséquent c’est le comportement du disciple qui montrera son élection à travers les valeurs essentielles de Christ.

Colossiens 3 :12 : » Ainsi donc, comme des élus de Dieu, (si  vous souhaitez ressembler à des élus) saints et bien-aimés, revêtez-vous d'entrailles de miséricorde, de bonté, d'humilité, de douceur, de patience, Supportez-vous les uns les autres, et, si l'un a sujet de se plaindre de l'autre, pardonnez-vous réciproquement. De même que Christ vous a pardonné, pardonnez-vous aussi. »

Ceux qui ne parviennent pas à se revêtir de cet amour, à pardonner, à supporter les autres, à agir dans la douceur et la patience… ils prouvent simplement qu’ils n’ont pas payé le prix pour avoir les attributs divins, cet amour agapé, prédestiné pour devenir un élu.

Donc, échouer à aimer ne montre pas sa prédestination, mais bien son niveau de consécration du moment.

 

Alors maintenant, c’est vrai aussi, que Dieu se choisit des êtres humains pour réaliser son plan ; Et dans ce sens Abraham, Isaac, Jacob, Joseph, Moïse sont des élus.

Mais des élus qui pouvaient tomber. Ils n’ont d’ailleurs pas été intègres de A à Z.

Mais pour accomplir leur destin, ils ont dû passer par les attributs divins, ceux prédestinés de Christ, par son sang rédempteur. Et ils n’ont pas obtenu, à partir de leur naissance un sort meilleur que les autres, une gloire plus excellente.

 

Vous voyez, c’est Christ et ses attributs qui a été eux-seuls prédestinés.

Seul le fils unique de Dieu pouvait l’être. Et c’est par lui seul que notre élection peut se faire.

 

Bien-sûr « le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent », mais il les connait, pourquoi ?

« parce quiconque prononce le nom du Seigneur s’éloigne de l’iniquité ».

Si quelqu’un se conserve pur, en s’abstenant de l’iniquité, il sera un vase d’honneur, un élu, propre à toute bonne œuvre, parce qu’il aura fui les passions de sa jeunesse.

 

L’esprit satanique de la religion a tout mélangé pour laisser croire que tout avait été décidé bien avant nous, dans le ciel ; Et que la terre n’était que le révélateur de ce qui existait déjà spirituellement, ailleurs.

 

Cette idéologie est satanique, pourquoi ?


Parce qu’elle conforte le croyant dans son état. S’il continue de pécher, ce n’est pas si grave puisqu’il est élu.

Dieu à un moment donné le purifiera. Ce genre de pensée amène tout naturellement un groupe de croyants à vivre l’enfer.

Ils ne peuvent changer, car ils pensent qu’il ne leur arrivera rien, ils sont élus, prédestinés au Royaume de Dieu.

Ce qui fait d’eux des êtres normaux, mais qui manifesteront à un moment une nature de « super-héros ».

Je ne me moque pas, c’est ce que croit beaucoup  « d’élus chrétien ».

Or, Paul le rappelle à Timothée : «  l'athlète n'est pas couronné, s'il n'a combattu suivant les règles » (2Timothée 2 :5).

Et la règle essentielle sur cette terre, c’est que chacun doit faire ses preuves.

Chacun doit faire comme le laboureur qui travaille dur, très dur avant de recueillir les fruits. 

J’avais, il y a de cela plusieurs années, en octobre 2015 été inspiré à écrire les paroles d’un chant intitulé : « le Psaume des élus » je disais : 

« La justice (de Dieu) est rendue avec ses élus 
Qui sacrifient leurs envies par amour
Ils ont le pardon pour arme absolue
Ils aiment leurs ennemis en retour 
Leur combat est celui de leur chair ».


Ces armes de combats, les élus ne les ont pas à l’origine. Ils ont dû changer de nature en se tournant vers Christ et c’est là qu’ils les ont reçues.

Et loin d’être déjà sauvé, ils doivent persévérer jusqu’à la victoire, en les utilisant quotidiennement.

Paul confessait : « c’est pourquoi je supporte tout à cause des élus, afin qu’eux aussi obtiennent le salut qui est en Jésus-Christ avec la gloire éternelle ».

Donc, mes frères, mes sœurs, mes amis, nous qui faisons la volonté de Dieu…supportons tout avec une foi ferme pour que ceux qui se destinent à la même élection, le soit par nos efforts et notre attitude.

Amen

dimanche 13 juin 2021

LE CHATIMENT DE DIEU POUR SES ENFANTS

 386


Par Eric Ruiz

JOB  5 : 17-24 : 

« 17 Heureux l'homme que Dieu châtie! Ne méprise pas la correction du Tout-Puissant.

18 Il fait la plaie, et il la bande; Il blesse, et sa main guérit.
19Six fois il te délivrera de l'angoisse, Et sept fois le mal ne t'atteindra pas.
20Il te sauvera de la mort pendant la famine, Et des coups du glaive pendant la guerre.
21Tu seras à l'abri du fléau de la langue, Tu seras sans crainte quand viendra la dévastation.
22Tu te riras de la dévastation comme de la famine, Et tu n'auras pas à redouter les bêtes de la terre;
23Car tu feras alliance avec les pierres des champs, Et les bêtes de la terre seront en paix avec toi.
24Tu jouiras du bonheur sous ta tente, Tu retrouveras tes troupeaux au complet,» etc.


Ce passage tiré du chapitre 5 du livre de Job illustre tellement ce chiffre 5, celui du temps accompli ; un peu à l’image d’une autobiographie qui retracerait la vie du croyant, et qui montrerait ce qu’il a accompli sur terre.

L’homme heureux selon Dieu vit dans une paix et une confiance  constante envers son créateur, malgré toutes les vicissitudes de la vie.

C’est vrai qu’il traverse de nombreuses tempêtes, des catastrophes climatiques, le froid intense comme la brûlure du soleil d’été, sans pour autant s’offusquer, ni maudire son créateur.

La dernière phrase qu’on pourrait exprimer à la suite de ce chapitre serait : « Quand le mal touche le juste, l’Eternel l’en délivre toujours » toujours ?

Oui toujours, sinon, c’est que le juste ne l’est plus, c’est qu’il a laissé tomber son manteau de justice et qu’il s’est écarté de la voie divine pour finalement prendre un manteau d’imposture.

 

LA DELIVRANCE : UNE FATALITE POUR LE JUSTE

 

Donc pour en revenir au juste, alors pourquoi devrait-il prier Dieu pour qu’il exerce sa délivrance s’il se considère comme saint et béni ?

Jésus-Christ n’a-t-il pas dit que notre Père connait nos besoins bien avant que nous les exprimions ?

Et, il n’y a rien à espérer, ni à racheter ; La délivrance : c’est un fait déjà établi à l’avance. Nul besoin de la demander elle nous est acquise.

Alors pourquoi autant de croyants prient Dieu d’être épargné du Coronavirus ? Peut-être qu’ils ont eux aussi peur de n’être pas si juste que cela au fond d’eux ? Et, leur prière se trouve alors, en désaccord avec le chapitre 5 du livre de Job.

Pourtant c’est une certitude : même si leurs tests viraux sont positifs, ceux qui se confient en Dieu seront sauvés des bêtes de la terre « Et tu n'auras pas à redouter les bêtes de la terre; » (Job 5 :22).

Les virus sont des êtres vivants invisibles, des bêtes qui peuvent devenir féroces pour notre organisme au point de nous anéantir.

Sauf, que l’âme régénérée d’un croyant fera qu’il vivra en paix avec les virus.

Le verset 23 de Job, nous montre que cette paix, « cette alliance avec les pierres des champs » est la conséquence d’avoir été purifié par le sang de Christ qui nous amène à pratiquer des œuvres justes en étant en paix avec notre environnement.

Alors à quoi bon redouter de telles bêtes ? Comme à quoi bon redouter la famine, la guerre, l’angoisse, la calomnie (qui entre parenthèse est le fléau favori de la langue) ?

Nous n’avons rien à craindre, car notre condition fera que nous jouirons du bonheur ; et que si nous avons perdu des biens, de l’argent, un travail, nous les retrouverons.

Un croyant, donc, se rit de la dévastation, il se rit du désastre qui touche son environnement proche, pas parce qu’il est insouciant, optimiste, ou qu’il a acquis plus de sagesse, mais parce que l’Esprit saint en lui procure cette forme d’état d’âme. La foi se concrétise par une assurance sans faille à obtenir l’aide de Dieu en toute circonstance. La foi nous fait confesser : « Je sais que Dieu me délivrera quoi qu’il m’arrive ».

Or, que constatons-nous le plus souvent ?

Aujourd’hui, un croyant qui voit l’épreuve augmentée, voit les démons, le diable se déchaîner et il se précipite pour prendre les armes de la prière ou il se met à s’agiter dans tous les sens, à chercher partout les raisons d’un tel chamboulement, et trop souvent il trouve des raisons extérieures à lui.

Alors qu’il devrait être heureux que Dieu le châtie.

Il devrait regarder la correction comme un enseignement salvateur sachant que sa main va le guérir.

Il devrait regarder la plaie qu’il a en se disant que, quel que soit la gravité, Dieu va la bander et la guérir, à sa façon, selon ses voies à lui.

 

LE REFUS DU CHATIMENT ET SES TERRIBLES CONSEQUENCES

 

Non, au lieu de cela, il a les yeux rivés sur le verset 19 et se dit en lui-même : sept fois le mal ne m’atteindra pas. Oui, et si c’était la huitième fois avec cette pandémie ? Dieu va-t-il continuer à me soigner ?

Six fois, il me délivrera de l’angoisse : Oui, et si cette angoisse a dépassé elle aussi les limites permises ?

Ah ! Ce fameux verset 19, ce nombre 19 où il est question de frontière, de limite entre celui qui est dans la paix et celui qui est dans l’angoisse et la peur.

C’est nous-même qui mettons une limite là où il n’y a pas de frontière, comme si à la huitième fois, Dieu ne délivrerai plus.

Pourquoi celui qui s’angoisse en est-il arrivé là ?

Pourquoi le châtiment du verset 17 Heureux l'homme que Dieu châtie! Est-il devenu dans la réalité  « Malheur pour l’homme que Dieu châtie » ?

Pourquoi  « cette béatitude » est-elle devenue une prédiction de malheur plutôt qu’une voie vers le bonheur ?

Parce que celui qui s’angoisse n’a pas tenu compte de la deuxième partie du verset, qui au passage aurait dû être un autre verset.

« Ne méprise pas la correction du Tout-Puissant ».

Eh oui, il a méprisé la correction. Il n’en veut pas… car il se sent bien supérieur à elle. Oui, ce verset devrait être le 18, parce que satan s’interpose. Cet esprit mauvais pousse le croyant à haïr la correction divine. Satan s’attaque aux œuvres sacrées en s’interposant violemment contre elles.

Alors plusieurs solutions s’offrent à celui qui tombe. Soit il rejette la correction, soit il trouvera un subterfuge (un moyen habile pour se tirer de l’embarras) ;

Et cette tactique prend forme en se vantant soi-même, d’être repris par l’esprit.

Certains se disent corriger par le Seigneur quand ils se sentent repris par un verset, par une pensée, par une réflexion ou par une remontrance d’un frère.

Est-ce vraiment cela la correction de Dieu ?

Dans le texte de Job, la correction n’épargne pas une forme de violence comme prendre des coups, ouvrir des plaies.

La souffrance physique et morale serait elle un passage obligé, alors pour le disciple ?

Nous devons en être convaincus,

 

Proverbes 29 :19 : «  Ce n'est pas par des paroles qu'on châtie un esclave; même s'il comprend, il n'obéit pas. ».

 

Dieu considère-t-il alors, ses enfants comme de vulgaires esclaves ?

Oui, quand ils se soumettent au péché, oui, lorsqu’ils redeviennent esclaves de la loi après avoir connu la grâce.

Oui, parce qu’ils deviennent comme des insensés et se privent de révélation.

Dieu ne veut pas voir son peuple mourir faute de révélation, alors il le châtie pour le sauver.

Mais que dit satan ?

 Voilà comment satan parle à travers celui qui fuit la correction.

« Non, elle ne m’était pas attribuée ; Non, c’est le diable qui m’a attaqué parce que ma sainteté le dérange ; Non, ce sont des croyants imbéciles et méprisables qui m’ont calomniés, abandonnés et ce sont eux qui ont méprisé le châtiment.

Non, la maladie, comme les catastrophes ne sont plus un châtiment divin sous la grâce.

Dieu aime ses enfants, il ne peut leur faire ça ! » etc, etc.

Rappelons-nous simplement comment Jérusalem la bien-aimée du Seigneur a été châtiée… par l’épée, la famine et la peste.

 

MON CHATIMENT

 

Alors, c’est vrai, il est facile pour moi de me mettre à l’écart de vous, en vous laissant croire que la maladie ne me touche que très rarement ou en tous cas pour d’autres causes que le châtiment divin ; que je n’ai que des « maladies-bénédictions », où Dieu m’isole pour me parler ; ou bien que je n’ai que « des maladies fatalités », celles qui arrivent pour tous sans distinction.  

Mais là, je me nourrirais d’un pain au levain… et comment le sang de Jésus pourrait-il alors continuer à me purifier ?

Je vais donc être transparent et prendre mon cas personnel. Cela tombe bien, aujourd’hui, lorsque j’écris ces lignes, nous sommes le lundi 7 juin, et au réveil, j’ai reçu un châtiment de mon Père céleste. J’ai été jusqu’à composer le 15 pour obtenir l’aide du Samu pour résorber l’œdème qui s’était formé dans ma gorge pendant la nuit et qui obstruait ma respiration. Cet œdème n’est pas arrivé par hasard.

Oui, j’ai un terrain allergique depuis longtemps, c’est une très bonne raison. Mais ce n’est pas la cause profonde.

La cause pourrait être d’ordre conflictuel. Ce qui m’a fait gonfler (ou dans un langage très familier : ce qui me gonfle) c’est surtout mon travail. Je me laisse attrister par les difficultés relationnelles avec des élèves qui deviennent de plus en plus désobligeants, ingrats, irrespectueux.

Oui, mais la cause n’est pas encore là. La cause est : que je compte sur mes forces plus que sur celles de Dieu. Si je laissais Dieu agir pleinement, je me rirais (comme le verset 22 du cinquième chapitre de Job l’exprime) du désastre qui règne dans l’esprit de ces collégiens ; et la situation difficile de mon travail ne me pèserait pas.

Vous voyez, si je reste superficiel, je rejette la faute sur mes antécédents allergiques, ou sur l’insolence des élèves. Je me place alors en victime de mon environnement ;

Et, ce que je reçois dans mon corps est injuste.

Mais si je regarde au châtiment de Dieu, j’y trouve la cause du point de départ ; et c’est là que se trouve mon salut. Mon salut ne se trouve ni dans les médicaments, ni dans un changement de classe d’élèves ou encore dans l’arrêt de mon activité professionnelle, avec ma future retraite.

Toutes ces solutions je ne les rejette pas, bien au contraire, mais le plus important se trouve ailleurs.

Dieu m’aime et me montre la brèche qui s’est faite dans la muraille de ma forteresse. Et c’est à moi de combler cette brèche.

C’est à moi de revenir vers lui.

En bref, je me dois de rester bouillant pour lui.

Je ne peux le mettre à l’écart de ma vie, en me faisant confiance. Car en faisant ainsi, je succombe à la tentation où je place ma foi en moi… mais plus en lui.

Ma prière intime est par conséquent : « Non pas ma volonté, mais que ta volonté soit-faite Seigneur en toute situation ».

 

LE CHATIMENT REVELATION

 

Donc, je veux louer Dieu dans ma maladie, parce qu’il m’en délivre comme il l’a toujours décidé ; et je veux le louer de ce châtiment qui m’ouvre les yeux sur les causes réelles de ma maladie.

Vous voyez, je ne le loue pas pour qu’il me guérisse, non, je le loue parce qu’il le fait toujours. La nuance est plus que subtile, c’est un grand écart dans la foi. Je ne fais pas pour obtenir, je fais pour révéler.

Je prie pour révéler, je loue pour révéler. De ces façons, je participe activement au jugement de Dieu sur ma vie.

Mon châtiment ne devient plus alors synonyme de malédiction, mais de révélation.

Je ne fais pas de la pensée positive, c’est Dieu qui a toujours agit avec ses enfants de la sorte. Voilà pourquoi le verset 17 est si positif : « heureux l’homme que Dieu châtie ».

Parce que le châtiment ouvre les yeux et fait changer de voie.

L’apôtre Pierre qui a reçu les clés du Royaume, par Jésus, nous les transmet aussi de cette façon dans sa première épître: 1 Pierre 4 :17 : « Car c'est le moment où le jugement (le châtiment) va commencer par la maison de Dieu. Or, si c'est par nous qu'il commence, quelle sera la fin de ceux qui n'obéissent pas à l'Evangile de Dieu? 18Et si le juste se sauve avec peine, que deviendront l'impie et le pécheur? 19 Ainsi, que ceux qui souffrent selon la volonté de Dieu remettent leurs âmes au fidèle Créateur, en faisant ce qui est bien. »

Vous avez lu comme moi, la clé : le juste se sauve lui-même. Comment ?

En faisant ce qui est bien ; c’est-à-dire ?

En  « souffrant selon la volonté de Dieu » nous affirme Pierre au verset 19, en acceptant le châtiment comme un châtiment révélation et non en le fuyant.

Voilà comment on « remet son âme au créateur » : en acceptant la réprimande aussi sévère soit-elle, dans la plus grande humilité.

Le juste qui se sauve avec peine, qui n’obéit pas à l’évangile de Dieu : c’est celui qui méprise le châtiment.

Il méprise la correction, parce qu’elle l’humilie. Elle lui montre son manque d’humilité flagrante, alors qu’il n’arrête pas de la montrer aux autres et de se l’approprier faussement, car la correction de Dieu lui fait honte.

Pierre le rappelle juste avant au verset 16 de sa première épitre :
« 
Mais si quelqu'un souffre comme chrétien, qu'il n'en ait point honte, et que plutôt il glorifie Dieu à cause de ce nom ».

Nous, qui clamons haut et fort que Dieu sauve, qu’il délivre, et qu’il guérit, n’ayons pas honte de notre appartenance à Dieu parce que nous sommes nous-mêmes dans l’épreuve de la maladie.

Glorifions plutôt le nom de Dieu à cause de cette épreuve ; Et nous verrons poindre alors la vérité, celle qui nous affranchie et qui nous sauve.

 

LE CHATIMENT : POUR ETRE PARFAIT, ACCOMPLI

 

 « La crainte n'est pas dans l'amour, mais l'amour parfait bannit la crainte; car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n'est pas parfait dans l'amour. » (1 Jean 4 :18)

Le châtiment sert à montrer que nous ne sommes pas parfait dans l’amour, sinon il n’y aurait aucune crainte, aucune peur.

Frères et sœurs ayons cette foi qui bannit la crainte en acceptant l’humiliation du châtiment qui est là pour nous délivrer.

Et ne pensons pas que les châtiments seront toujours plus cléments pour ses enfants.

David connait bien les châtiments de Dieu pour en avoir vécu à maintes reprises.

Plusieurs fois dans les psaumes il dira et il le chantera même : « Eternel! ne me punis pas dans ta colère, Et ne me châtie pas dans ta fureur ».

David savait que s’entêter dans l’endurcissement entraine

Une coupe de fureur de plus en plus grande de notre Père …et on sait au fond jusqu’où cela peut finir pour nous.

Alors ne craignons rien. Si la peur vient nous saisir, c’est que l’épreuve qui arrive est à un niveau où nous pourrons la supporter.

Pourquoi ?

Parce que notre Seigneur souhaite que nous soyons , comme lui, parfaits dans l’amour.

Amen

dimanche 6 juin 2021

Nombre 23 : LE SANG VERSÉ (le sang des innocents, le sang des coupables)

 385


Par Eric Ruiz 

Les nombres de la Bible nous aident à voir la vérité pour notre consécration. Qui pourrait d’ailleurs mieux nous les enseigner que celui qui est derrière tout ça ?


Le nombre 23 semble pourtant (vous allez le voir) nous renvoyer vers une injustice : Le sang des innocents qui coulent. Pourquoi le sang innocent doit-il couler, c’est injuste ?

Mais Job 36 :23 remet le curseur sur le créateur : « qui lui dira (à Dieu): Tu as commis une injustice? ».

Alors, partons de mon dernier message sur  « rien ne se perd spirituellement », où j’avais parlé de la prière, de cette confession de foi qui fait le buzz en ce moment  dans le milieu évangélique : « le sang de Jésus me purifie de tout péché. ».

Le confesser ce n’est pas faux, mais, il y a une profondeur que beaucoup hélas ne voient pas dans la purification par le sang. Ce ne sont pas des mots à prononcer à la légère, comme ça, et qui protègeraient le croyant par magie de la maladie et du malheur.

Le sang qui purifie : c’est toujours une mise en évidence du spirituel avec le naturel.

Cette relation fusionnelle elle doit s’exprimer au travers de notre vie  pratique à chacun, et c’est aussi le sens que donne le nombre 23 dans la Bible.

Ezéchiel 44:23 « Ils enseigneront à mon peuple à distinguer ce qui est saint de ce qui est profane, ils lui feront connaître la différence entre ce qui est impur et ce qui est pur ».

Tout a commencé, pour moi, pendant la nuit de ce 23 mai 2020, où j’ai appris avec stupéfaction cette incroyable catastrophe : plus de 20 personnes surprises par le froid et la grêle, sont décédées, mortes d’hypothermie en Chine lors d’un grand évènement sportif. Des températures extrêmes (inférieures à moins 20°) d’un seul coup sont tombées sur ces sportifs, sans qu’ils aient pu réagir et surtout, qu’on ait pu leur porter secours.

Quelle injustice ?!!!

Mais comment ne pas penser à ce verset des Evangiles: « De deux hommes qui seront dans un champ, l'un sera pris et l'autre laissé. » ? De deux personnes qui seront impliquées dans une même situation l’un  quittera ce monde et pas l’autre.

J’étais en train d’écrire à propos du verset 27 d’Hébreux 9, et là, mes yeux se sont fixés sur les versets précédents ; Où il est écrit que

« presque tout, d'après la loi, est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n'y a pas de pardon ».

Et, j’ai lu au verset 23 « Il était donc nécessaire (ce sang), puisque les images des choses qui sont dans les cieux devaient être purifiées de cette manière (avec du sang), que les choses célestes elles-mêmes le fussent par des sacrifices plus excellents que ceux-là ».

Donc, tout doit être purifié par du sang et bien sûr le sacrifice du fils de Dieu est le plus excellent, il est parfait pour nous purifier.

Mais croire que les choses s’arrêtent ainsi est un raccourci qui n’aboutit qu’à une impasse pour nous croyants.

Pourquoi ?

Parce que la conversion, je le rappelle vient avant l’effusion du Saint-Esprit, avant la purification.

Proverbes 1 :23 (version Martin) « Etant repris par moi, convertissez-vous; voici, je vous donnerai de mon Esprit en abondance, et je vous ferai connaître mes paroles. ».

Malheureusement, dans de nombreuses versions bibliques, le mot « conversion, convertissez-vous » a été remplacé par « tournez-vous » ou « écoutez mes avertissements », « écoutez mes reproches » comme si on voulait minimiser cet acte personnel qu’est la conversion (se convertir : c’est se détourner violemment du mal en ne faisant aucun compromis avec lui). Donc, des traductions ont réduit la puissance de la conversion à une simple écoute, à un simple détournement d’attention ; Et elles laissent supposer que l’abondance du Saint-Esprit arrive subitement, dès le départ.

L’eau vient toujours avant le feu. La repentance, la conversion viennent toujours avant le feu de l’esprit qui purifie.

Au départ nous ne sommes pas compatibles avec le feu, mais seulement avec l’eau. Avant de pouvoir passer par le feu, nous devons changer d’état, et l’eau de la repentance nous faits changer d’état. Car au départ,  nous sommes comme les objets impurs de

Nombres 31:23 , qui ne peuvent passer dans le feu :

« tout objet qui peut aller au feu, vous le ferez passer par le feu pour le rendre pur. Mais c'est par l'eau de purification que sera purifié tout ce qui ne peut aller au feu ; vous le ferez passer dans l'eau. »

Vous savez, les effets de cette purification, c’est du concret :

·       D’abord, nous avons à ce moment-là des oreilles pour entendre, pour comprendre l’esprit divin (Marc 4 :23) ;

·       le caractère de la purification sera (sans se forcer à l’imiter) ; la douceur, la tempérance; » (Galates 5 :23)

·       Nous aurons des actes inspirés pour les autres, comme dans Marc 8 :23  où Jésus délicatement, sans faire de spectacle, sans chercher à attirer l’attention sur lui, prend l'aveugle par la main, le conduit hors du village; lui met de la salive sur les yeux, lui impose les mains, et lui demande s'il voit quelque chose. »

·       Comme dans Jean 20 :23 aussi : « Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. »

·       Ou encore des actes de partage, comme le roi David qui dans 1 Samuel 30 :23  partage le butin des vainqueurs avec tous, même avec ceux, qui, trop fatigués n’ont pu combattre jusqu’au bout avec lui.

Des actes d’intégrité, comme Abraham, (Genèse 14 :23) où il ne voulut rien prendre du roi de Sodome « pas même un fil, ni un cordon de soulier » afin de ne pas lui être redevable et d’y perdre son intégrité.

Un disciple devrait toujours avoir en ligne de mire qu’il ne s’appartient plus. Et qu’il ne fait pas les choses pour lui, mais avec le Saint Esprit comme chef. La finalité du sang de Jésus c’est :1 corinthiens 3 :23 « …vous êtes à Christ, et Christ est à Dieu. ».

Alors Bien-sûr, à l’inverse,  il y a un sang qui ne purifie pas, dans le sens où il ne fait pas s’élever vers Dieu, mais plutôt un sang qui sert à retrancher, à consumer.

 

Il y a le sang des innocents et le sang des coupables. Et la confusion est là. On voit le coupable comme un innocent et l’innocent comme étant le coupable. Il y a un discernement spirituel à acquérir ou un jour de jugement pour révéler la vérité.


Elie, le prophète voulait montrer par son autel et aussi par celui de ses adversaires, qui, Dieu avait désigné innocent et qui, il avait désigné comme coupable.

1 Roi 18 :23 : «  Or qu'on nous donne deux veaux, qu'ils en choisissent l'un pour eux, qu'ils le coupent en pièces, et qu'ils le mettent sur du bois; mais qu'ils n'y mettent point de feu; et je préparerai l'autre veau, je le mettrai sur du bois, et je n'y mettrai point de feu. »

 

C’est le feu de Dieu, lui-seul, qui montre qui a le sang pur et qui a du sang impur.

Par exemple, concrètement, pourquoi le sang n’a pas coulé pour tout le monde le 23 décembre 1972 . Il y a eu  16 survivants lors du crash d’un avion dans la cordillère des Andes ? Ces 16 personnes ont été secourus et sauvés, ce jour du 23.

Le « sang des coupables », lui, représente les conséquences de nos actes mauvais que nous payons un jour ou l’autre, par un feu dévorant, si nous refusons le pardon. 

23 : C’est le sang du 23 mars 1933 par exemple, qui a coulé abondamment suite aux conséquences du Reichstag (le parlement allemand) qui donna les pleins pouvoirs à Adolf Hitler.

Donc, ce verset est toujours d’actualité Apocalypse 2 :23 : « Je ferai mourir de mort ses enfants; et toutes les Eglises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les cœurs, et je vous rendrai à chacun selon vos œuvres ».

Alors, croire que le sang de Jésus est un sang qui ne fait que de bénir et d’élever l’âme, pour la réunir à Dieu c’est faux !

C’est fermer les yeux sur un autre sang.

Le sang pousse aussi à l’effet inverse : il poussera à la trahison, au mensonge et à la calomnie, pour ceux qui se confieront dans leur richesse (Marc 10 :23).

Et les actes des saints seront eux aussi  faits d’écueils, de souffrances, et de tribulations, Pourquoi ?

Car, nous buvons à la même coupe que Christ à bu « Il prit ensuite une coupe; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, et ils en burent tous. » (Marc 14 :23).

11 disciples burent la coupe des innocents mais un disciple bu la coupe des coupables. C’est la même coupe, mais le vin à l’intérieur n’a plus le même goût, la même saveur selon que nos intentions sont louables ou non.

Le vin c’est le sang répandu pour le pardon.

En Christ nous n’avons plus à verser notre sang pour obtenir son pardon.

Mais pour ceux qui refusent de pardonner, c’est au prix de leur sang qu’ils obtiendront le pardon.

Par conséquent il n’y a rien d’injuste à voir le sang coulé, puisqu’il coule même pour sauver le coupable qui aura part à une résurrection moins glorieuse.

C’est pourquoi, nous devons être vigilent, nous les croyants. Jésus dit dans Marc 10 :23 : « Soyez sur vos gardes: je vous ai tout annoncé d'avance. ».

Nous devons nous garder du mal et de la tentation, car il arrivera des jours sombres et lumineux à la fois.

Le sang pur, révèle que nous avons vaincu le mal, que nous avons renoncé aux œuvres charnelles. Nous buvons alors la coupe de l’innocent.

Le sang impur montre au contraire les œuvres de la chair, le manque de persévérance, les compromis, la balance fausse, la corruption…et le feu de ce sang dévorera les rebelles puisqu’ils boivent la coupe du coupable.

Paul revient sur la trahison de Jésus en ces termes :

1 Corinthiens 1 :23 « j'ai reçu du Seigneur ce que je vous ai enseigné; c'est que le Seigneur Jésus, dans la nuit où il fut livré, prit du pain, ».

Le sang du Christ, sur vous, fera que vous serez trahi comme lui par vos frères spirituels, ceux-là mêmes qui ont brisé le pain avec vous.

Et que ceux qui vous aurons livré au mal, seront chassés du jardin d’Eden comme nous le rappelle Genèse 3 :23 ;

Ils ont préféré la voie de Balaam celle des faux prophètes ; ils ont préféré écouter l’oracle, les prophéties trompeuses de Balaam (Nombre 23).

Actes 3 :23 : » et quiconque n'écoutera pas ce prophète sera exterminé du milieu du peuple. ».

On ne parle plus de Balaam, mais du vrai prophète de Dieu ici ;

Car dans les faits, être exterminé, ce n’est pas forcément mourir subitement, ou être chassé du peuple.

C’est aussi s’enfuir devant l’ennemi.

C’est l’acte de séparation qui cache, en fait, l’intention. Quelle intention ?

L’intention d’avoir changé la gloire de Dieu et de se l’attribuer personnellement ou bien de l’avoir projeté sur un autre homme fait dieu à vos yeux. 

Romains 1 :23 « Et ils ont changé la gloire de Dieu incorruptible en la ressemblance de l'image de l'homme corruptible »

Leur lampe s’est éteinte à cause de l’image de l’homme corruptible qu’ils vénèrent, parque qu’ils ont été séduits par les richesses de ce monde et par les discours enchanteurs.

Apocalypse 18 :23 « la lumière de la lampe ne brillera plus chez toi, et la voix de l'époux et de l'épouse ne sera plus entendue chez toi, parce que tes marchands étaient les grands de la terre, parce que toutes les nations ont été séduites par tes enchantements, »

C’est pourquoi, le sang de Christ nous amène, à l’inverse, à vivre  des injustices.

En prêchant Christ crucifié, on devient obligatoirement un objet de scandale pour les autres ou on devient à son insu une pierre d’achoppement  pour son prochain.

1Corinthiens 1 :23 « nous, nous prêchons Christ crucifié; scandale pour les Juifs et folie pour les païens, » ; Vous voyez, avoir le sang purifié : c’est se voir rejeter par beaucoup de croyants qui sont dominés par un esprit religieux. Un jour ou l’autre ils se retourneront contre nous. Ils mettront à l’épreuve notre foi, comme les nations que Dieu n’avait pas chassées pour mettre Israël à l’épreuve (Juges 2 :23) ; Quelle épreuve ? L’épreuve de l’obéissance aux commandements divins.

Obéissons-nous ou pas aux commandements de Dieu ?

La réponse n’est pas orale. La réponse se trouve et se révèle dans l’épreuve, le feu : Comment nous nous comportons face à un esprit religieux.

Romains 2 :23 « Toi qui te glorifies en la Loi, tu déshonores Dieu par la transgression de la Loi. ».

Il ne suffit pas de prononcer les mots : « grâce », « Christ crucifié pour mes péchés », « sang de Jésus » à tout va pour honorer Dieu.

Nos actes dans l’épreuve dévoileront sous quel sang nous sommes, à quel seigneur nous avons rendu gloire, dans quelle coupe nous buvons (la coupe de l’innocent ou celle du coupable ?)

Esaïe 66 :23 « A chaque nouvelle lune et à chaque sabbat, Toute chair viendra se prosterner devant moi, dit l'Eternel ».

Ce commandement divin ce n’est pas qu’un simple appel à venir une fois par mois à la nouvelle lune ou un jour de chaque semaine prier Dieu, le louer et exalter son nom.

Ce sabbat sert à montrer si cette nouvelle lune c’est bien une nouvelle créature qui vit en nous ; et que nous nous prosternons réellement devant le Dieu de la grâce et non devant celui de la loi.

Parce que même l’impie (qui peut se trouver au milieu de nous) est béni par Dieu pour un temps…pour un temps seulement, car Dieu prolonge ses jours, lui redonne de l’espoir ; (Job 24 :23) il lui donne de la sécurité et de la confiance… mais attention, Dieu a le regard sur ses voies, ses intentions. Car Il disparaitra en un instant. « Au milieu de l’abondance, il sera dans la détresse » ; Job 20 :23 : « pour lui remplir le ventre, Dieu enverra sur lui le feu de sa colère »

1Corinthiens 7 :23 « Vous avez été rachetés à un grand prix; ne devenez pas esclaves des hommes. »

Le sang de Jésus nous a rachetés au prix de SA vie. Si sa vie correspond à un prix inestimable, alors, à quel prix est estimée notre vie à nous?

Le même prix que le sien.

Par conséquent, ne devenons pas esclave de la nature des hommes, de leurs désirs, de leur envie de richesse, de leur convoitise. «  Le salaire du péché c’est la mort » (Romains 6 :23)

Vous savez, la foi de nos jours est devenue la convoitise. On prie pour avoir plus, pour avoir mieux, pour avoir le meilleur. Et l’homme s’enferme dans sa prison, celle de la loi. C’est là qu’il se perd lui-même puisque c’est là sous la loi qu’il boit la coupe du coupable…

Je terminerai par Jean 14 :23 « Jésus lui répondit: Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. »

Aimer sa parole, c’est la garder précieusement contre son cœur pour ne pas pécher et donc c’est demeurer en Christ, se placer sous le sang de l’innocent. Car notre Père par Jésus-Christ nous purifiera (soyons-en sûr) selon sa promesse... Pourquoi ?

Pour que « le bonheur et la grâce nous accompagnent tous les jours de notre vie » (Psaume 23)

Amen