samedi 21 février 2015

Les 10 JUGEMENTS

Par Eric Ruiz

"Car c’est le moment ou le jugement va commencer par la maison de Dieu". (1 Pierre 4 :17)

Pourquoi un jugement maintenant ?


Dieu sonde les cœurs. Il connait les pensées les plus profondes de chacun. Rien n’échappe à sa vision. Et pourtant, nous vivons des moments terribles car le péché surabonde dans l’Eglise. Des croyants vivent dans une insouciante sécurité,  ils se croient animés d’une telle liberté, d’un tel pouvoir qu’ils se sentent invincibles,  protégés par le sang de l’alliance faite avec le Seigneur, le jour de leur conversion. Leurs yeux sont rivés sur les autres et non sur eux-mêmes.  Les péchés qu’ils constatent, sont en fait les leurs. "Ils sont  malheureux, pitoyables, pauvres, aveugles et nus" comme le dit l’Amen à l’ange de l’église de Laodicée.

Ils croient renouveler leur alliance avec des rites religieux (Baptêmes, Sainte Cène, lavage des pieds, moments de culte, prière d’adoration, conventions, chants de louange, séminaires…). Mais leur vie et leur cœur témoignent du contraire. Ils sont remplis de jugements, de pensées mauvaises pour leurs frères et sœurs. Leur cœur est endurci et rempli d’amertume.

Ils se sentent protégés par des doctrines, un enseignement meilleur qu’ailleurs. Mais ils sont trompés, aveuglés par leur chair orgueilleuse.
Ils ne se repentent pas et pardonnent du bout des lèvres, mais leur cœur est éloigné de Dieu.

Ils s’attendent à un réveil miraculeux, sans repentance ; ou alors ils se sont résignés et se cachent derrière des fables ou de fausses visions. Ils sont séduits et se séduisent eux-mêmes.
Mais le temps est arrivé où Dieu vient purifier son Église et séparer l’ivraie du bon grain, car la moisson arrive et le blé est mur.

De quels jugements s’agit-il ?


Le Seigneur est en train de rétablir les anciens jugements qu’il a proféré autrefois, afin de purifier son peuple de ses scories.
" Je fondrai tes scories, je te purifierai comme avec de la soude, et je vais supprimer tous te déchets, Je te redonnerai des juges comme  ceux d'autrefois". (Esaïe 1:25-26)
Je le répète, tous ceux qui se sont mis sous la loi mosaïque tomberont sur ces jugements; 
Les autres croyants ont " le sceau de Dieu sur leur front" (Apocalypse 9:4), qui est la loi de la grâce. Le sang de l'agneau les protègent de ces fléaux.

Nous avons dénombré 10 jugements sur la dernière église.


Ceux sont les jugements de Caïn, de Balaam, de Coré, de Saül, d’Uzza, de Mikal, de Salomon, de Jézabel, d’Ozias, et d’Ananias et de Saphira.


Tous ces jugements ont des points en communs. Ils annoncent des malheurs, des tourments, des temps difficiles, des plaies et des fléaux. La cause : un cœur endurci par l’orgueil. Leur conséquence est souvent inéluctable : la mort physique et spirituelle.
"Malheureux sont–ils ! Car ils ont suivi la voie de Caïn ; c’est dans l’égarement de Balaam que, pour un salaire, ils se sont jetés ; et c’est dans la révolte de Coré qu’ils ont disparu ! " (Jude 1:11) 

Le jugement de Caïn :


 il offrit une offrande injuste à Dieu. Son cœur colérique et jaloux,  l’avait déjà trahi. Il tua son frère Abel. Celui qui hait son frère est un meurtrier (1 Jean 3 :15). Ceux qui suivent la voie de Caïn en méprisant leurs frères, recevront le même jugement.  "Aucun meurtrier n’a la vie éternelle […] Celui qui n’aime pas demeure dans la mort".

Le jugement de Coré : 


Fils d’Esaü. Il se révolte contre Moïse et son autorité venant de l’Eternel. Son cœur lui aussi témoigne contre lui : L’amertume, la jalousie et la haine. Son orgueil l’amène à ne plus se satisfaire de la place de Lévite et du rôle qu’il a.  Il convoite la première place. Il se lie avec d’autres familles : Dathan et Abiram pour accomplir sa révolte.

Cette usurpation est la même aujourd’hui dans l’église, où des croyants veulent briller plus que les autres, prendre leur place et avoir le premier rôle. Beaucoup se proclament prédicateur, pasteur, évêque, prophète, dans le but non avouable, est d’usurper la place du Seigneur, qui brille dans chaque cœur de la même manière.  
Ces faux frères ont un discours qui séduit et ils entrainent d’autres avec eux dans leur égarement. La sentence de Nombre 16 :32 est sans appel : Une ruine soudaine s’abattra, Ils seront engloutis dans la terre, eux, ceux qui les suivent, leurs maisons et tous leurs biens.

Le jugement de Balaam :


Balaam signifie en hébreu : "qui détruit le temple, qui avale".  Il est Le type du faux prophète qui aime l’argent et les honneurs. Sa conduite infidèle l’amène à tous les excès, même à vouloir maudire un peuple béni par Dieu. Mais il est prêt à tout en échange d’un salaire. Ne pouvant maudire Israël, il emploie alors la séduction et pousse ensuite les filles moabites à la fornication avec les fils d’Israël  (Nombre 25 :1 ; 31 :16). Il est tué par l’armée de Moïse lors d’un combat au fil de l’épée.

Ce faux prophète oint par Dieu, qui prophétise juste mais qui convoite honneur et argent, montre que sa chair le domine et le pousse à faire des compromis iniques avec la Parole.

Ces prédicateurs charnels, s’épanouissent dans les églises. Après avoir "quitté la voie droite",  ils se sont égarés en amenant de la nourriture sacrifiée aux idoles ; c'est-à-dire, qu’ils séduisent  les croyants avec un enseignement faux et provoquent de l’idolâtrie (2 Pierre 2 :15).
Le jugement s’abat sur ceux qui ne veulent pas changer radicalement : " je leur ferai la guerre avec l’épée de ma bouche " (Apocalypse 2 :16). C’est l’épée de la Parole qui provoque schismes, séparations et divisions, afin de les retrancher de là ou ils sévissent.

Le jugement de Saül :


Dieu ne parlant plus au roi Saül à cause de son infidélité, ce dernier se tourna vers la divination. Il retourna à ce qu’il avait vomi, puisqu’il avait chassé tous les devins d’Israël auparavant.
Persévérant dans son égarement, il fit revenir des morts le prophète Samuel, au moyen de la magicienne d’Endor. Son péché et la prédiction de Samuel, lui valut la défaite face aux philistins. Blessé et déshonoré, Il demanda à mourir, à son porteur d’armes, qui refusa. Saül alors, se donna lui-même la mort.

"Saül mourut, parce qu'il se rendit coupable d'infidélité envers l'Eternel, dont il n'observa point la parole, et parce qu'il interrogea et consulta ceux qui évoquent les morts. Il ne consulta point l'Eternel; alors l'Eternel le fit mourir, et transféra la royauté à David, fils d'Isaï" (1 Chronique 10 :13-14).

Comme dit  le Proverbe 26 :11 "comme un chien qui retourne à ce qu’il a vomi, ainsi est un insensé qui revient à sa folie".
"De même Si après s’être retiré des souillures du monde par la connaissance du Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, ils s’y engagent de nouveau est sont vaincus, leur dernière condition est pire que la première ". (2 Pierre 2 :21)
Lorsque l’esprit impur est sorti d’un homme, d’autres reviennent avec lui. Et sa condition empire a-t-elle point qu’il ne peut obtenir sa délivrance que dans la mort. Sa folie le pousse alors au suicide.

Le jugement d’Uzza :


Uzza est l’homme qui a touché l’arche de l’alliance pendant son transport, afin d’éviter que l’arche tombe. La colère de Dieu s’enflamma et Uzza mourut subitement. C’est David à la base qui désobéit deux fois. D’abord en faisant conduire l’arche sur un char neuf des philistins, puis en utilisant Uzza, un non-lévite. La colère de Dieu se dirige d’abord contre David, mais comme il est oint, le châtiment tombe sur Uzza qui aurait du s’opposer et ne pas intervenir.

Dans l’Eglise, ne pas obéir au Saint-Esprit a des conséquences tout aussi dramatiques. Le péché contre l’Esprit n’est pas pardonnable et entraine la mort (Matthieu 12 :31-32). De nos jours des croyants se permettent de désobéir au Saint-Esprit, en refusant la révélation.
Cette forme de désobéissance est grave, car elle aveugle le pécheur qui ne voit plus ses fautes ou qui sous-estime l’importance du péché.  Comme Il ne se repend plus, Dieu ne peut alors lui pardonner ses écarts. David s’est irrité après la mort d’Uzza contre Dieu, car il trouvait la sentence exagérée et injuste (2 Samuel 6 : 8).

Le jugement de Mikal :


Mikal signifie : Qui est semblable à Dieu. Elle est la fille cadette du roi Saül. Elle s’éprend de David. Mais pas lui, malgré des circonstances qui jouent en sa faveur (elle lui sauve la vie). En fait son cœur est tortueux. Elle ment pour couvrir la fuite de David ; elle se moque de lui et le méprise quand il danse et chante pour l’Eternel devant ses servantes. Sa jalousie est manifestée quand elle sait qu’elle est destinée à David grâce a la mort de cent philistins.

Mikal est le type des soi-disant croyants qui ont un mauvais cœur. Ils écoutent leur chair plutôt que l’esprit du Seigneur. Moqueur, méprisant, jaloux, les fruits qu’ils montrent dévoilent un caractère autre que celui du Saint-Esprit.

Mikal est restée stérile, sans enfants jusqu’à sa mort.  Ces croyants irrégénérés sont  sans réserve d’huile et sans fruits. Leur témoignage est stérile. Ce sont des ouvriers inutiles. Lorsque survient le temps des moissons, leurs cuves sont vides.

Le jugement de Salomon :


A la fin de sa vie, Salomon inclina son cœur vers des dieux étrangers. Sa sagesse, sa connaissance et sa richesse le firent tomber dans l’orgueil. Par deux fois l’Eternel l’averti du danger, mais il n’écouta pas. A cause de cela, Dieu "déchira son royaume "et le confia à l’un de ses serviteurs (1 Roi 11 :11). A cause de la fidélité de David son père, il laissa une tribu intacte : celle de Juda.

Les dirigeants des églises, trop affairés à l’argent et à la connaissance, tombent dans l’orgueil. Les fausses doctrines, les faux enseignements leur font renier leur foi. Le châtiment se traduit par la division, par l’éclatement et la dissolution de leur organisation. Un petit groupe en réchappe toutefois. Ce reste est béni et les protagonistes sont des frères modestes, sans titres ni diplômes en théologie : de simples disciples. Ils confirment la prophétie du prophète Jérémy : "Tes disciples deviendront tes maîtres" (Jérémy 13 : 21).

Le jugement de Jézabel :


La  princesse Sidonienne Jézabel épousa le roi d’Israël Achab. Elle apporte l’adultère spirituel avec l’adoration du dieu Baal. Elle part en guerre contre tous les prophètes de l’Eternel y compris Elie (1 Roi 18-4). Elle plonge le pays dans la divination et s’accapare des vignes de Naboth par le complot et le crime. Les circonstances de sa mort furent prophétisées par Elie.  Elle se défenestra et sa dépouille fut mangée par des chiens.

Des ministres de l’évangile font alliance avec des anges déchus, manifestés par de faux enseignements. Ils préfèrent les fables à la Bible. Ils règnent sur leur assemblées comme des rois.  Ils ont l’exclusivité de la prophétie. Les vrais prophètes ont la bouche fermée ou sont exclus de l’assemblée. Ces hommes charnels sont prêts a tout pour s’accaparer gloire et richesse.
Ces faux apôtres de Christ connaissent une mort violente et soudaine. Il ne reste plus rien, ni de leur enseignement, ni de leur passage, ni de leurs disciples.

Le jugement d’Ozias :


C’était un roi qui régna longtemps sur le royaume de Juda. Durant une grande partie de sa vie, il fut béni par l’Eternel et sa renommée fut impressionnante. Mais, sa réussite lui monta à la tête et il tomba dans l’orgueil. Il se permit de remplacer les lévites, consacrés dans le temple (2 chroniques 26-18). Ne voulant se repentir de son sacrilège, il fut couvert de lèpre jusqu’à sa mort. Il fut interdit de séjour dans la maison de Dieu et finit sa vie isolée, dans une maison à part.

Les croyants  sont bénis tant qu’ils ont une sainte crainte de Dieu et qu’ils  sont soumis à la tête : Jésus-Christ. Le péché d’orgueil principal et de s’octroyer des pouvoirs illicites. 
Ceux qui usurpent l’identité du Seigneur, en prenant autorité sur les autres, se mettent eux-mêmes sous la malédiction et non plus sous la grâce. C’est pourquoi ils ne peuvent se purifier. Le sang de l’alliance fait avec Jésus-Christ est rompu pour eux.  Sans repentance, Ils sont envoyés en exil, sans prendre part à la communion des saints. Là, ils meurent physiquement et spirituellement dans leurs péchés qui ne sont plus pardonnés.

Le jugement d’Ananias et Saphira :


C’est le seul jugement prononcé dans l’église de Jésus-Christ et rapporté dans la nouvelle alliance. S’il revient maintenant en vigueur, c’est que le temps du renoncement est arrivé.
Ananias comme Saphira s’étaient mis d’accord et avaient tous deux gardés une partie de la vente de leurs biens, alors qu’ils devaient déposer la totalité aux pieds des apôtres (Actes 4 :34-35). Cette dissimulation s’apparente au péché contre l’Esprit.
 Celui qui n’obéit pas à la révélation, pèche contre le Saint-Esprit. C’est le même jugement que celui d’Uzza cité plus haut. La mort est instantanée.

Pourquoi ce jugement a–t-il disparu depuis ?

Les églises se sont organisées selon un modèle babylonien (ecclésiastique et laïque) et non plus selon le modèle de l’église primitive qui privilégiait un gouvernement d’anciens et une répartition des biens selon les besoins de chacun. Comme le Saint-Esprit n’était pas la tête, il s’en est suivi un refroidissement du renoncement.

Mais à la fin, le Seigneur rétablit son église comme elle était au temps des premiers apôtres. Avec ce rétablissement, le jugement reprend sa fonction initiale.
Ceux qui persévèrent dans le modèle babylonien verront tout s’écrouler subitement. La Grande Babylone et ses filles qui se prostituent avec elles, recevront le jugement de leur prostitution (Apocalypse 18).

Les jugements actuels

Il y a un temps pour manger, et un temps pour payer, pour paraphraser l’Ecclésiaste. Ceux qui pensent qu’ils vont pouvoir manger et boire la coupe du péché sans en payer l’addition se trompent. Le moment est arrivé ou le Seigneur présente la note à l’Eglise ; il règle ses comptes.

Les temps difficiles sont là. Trois jugements s’accomplissent : Les jugements de  Balaam, de Mikal, et de Salomon sont en action actuellement dans l’église de Jésus-Christ. Les jugements s’exercent sur ceux qui détruisent le temple, sur les soi-disant croyants et sur les ministres qui règnent en grand monarque sur leur assemblée.

Prions pour que les croyants égarés, se repentent afin qu’ils ne passent pas par les autres jugements, encore plus terribles. Faisons comme fit Jésus sur la croix et prions ; "Père pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font" .









jeudi 19 février 2015

Le "NOTRE PÈRE"

Par Eric Ruiz

Les disciples vinrent à Jésus avec cette demande :
 "Seigneur, enseigne-nous à prier" (Luc 11/1). 

Chose étonnante, Jésus commence son enseignement par dire ce qu'il ne souhaite pas entendre
.

"En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés. Ne leur ressemblez pas; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez."
La prière du "notre Père" n’est pas une prière de supplication comme on tend à la faire connaitre chez les croyants. C'est la prière d'un fils à son père et non d'un enfant. C'est aussi une prière collective faîte entre frères et sœurs ( Enseigne-nous, Notre Père, ). En fait elle se divise en 4 prières, dont la conjonction "et" implique une séparation, une idée différente.  
Le " Notre Père" (Matthieu 6: 7-15) inclue toujours une relation entre le Seigneur avec le croyant


1-Que ta volonté soit faite à travers moi sur la terre.


"Notre Père qui es aux cieux! Que ton nom soit sanctifié; que ton règne vienne;
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien
".

Lorsque nous rassemblons ces versets, nous obtenons une toute autre lecture que celle que nous connaissons habituellement.

 En premier lieu, Nous n'avons pas à quémander notre nourriture, à faire part sans cesse de nos besoins,  sinon cela contredit complètement ce que Jésus dit plus haut (au verset 7) au sujet des vaines redites et de nos besoins qu'il connaît à l'avance.

Le juste ne mendiera pas son pain (Psaume 37-25).
Nous avons là, bien sûr, les deux nourritures dont nous avons besoin chaque jour : Celle du corps et celle de l’esprit. C’est lorsque nous dépendons entièrement de notre Dieu que nous le louons vraiment et que son règne vient sur nous.

Ensuite, c’est aussi lorsque nous recevons notre nourriture spirituelle, que nous sanctifions (littéralement nous célébrons, nous rendons sacré) le nom du Seigneur. C'est la louange que nous proclamons alors à notre Père. Dieu règne sur nous quand il dirige nos pas, quand nous marchons par l'Esprit. " Que ta volonté soit faite sur la terre".  
Cette volonté ne peut être établie que pas ses enfants qui sont sur cette terre.
 Aussi prions comme David :
Psaume 143: 8-10 "Fais-moi connaître le chemin où je dois marcher". "Que ton bon Esprit me conduise sur la voie droite". 
"Quel est l’homme qui craint L’Eternel ? L'Eternel lui enseignera le chemin qu'il doit choisir"(Psaume 25:12). 
Notre pain, c'est toute parole qui sort de la bouche de Dieu. C'est la Parole dite, vécue et manifestée.


2-Exerce à travers moi ta justice


Faisons attention aux traductions, car le mot "dettes" à été substitué par "offenses";
Et le mot " remets" par "Pardonnes", dans de nombreuses traductions. Ce qui ne signifie pas du tout la même chose.

"Et remets-nous nos dettes, comme nous aussi nous remettons à nos débiteurs"
(Version Darby).

Exerçons Sa justice et en retour il nous justifiera. C’est une promesse.
Sa justice : c'est de ne pas mettre de fardeaux, ni de liens sur les gens. Une dette financière ou morale c'est un fardeau.

Quelqu'un qui nous doit quelque chose est redevable. Jésus dit là, expressément : que personne vous soit redevable d'aucune manière. En ce sens que : vous avez reçu gratuitement, alors donnez gratuitement. 

Ne soyez pour personne une occasion de chute.
Si l'on procure un bienfait par une délivrance, à une tierce personne, elle n'est en aucun cas redevable de ce bienfait.

Vous vous devez de faire même plus. Ne pas être vu des autres lorsque vous faites l’aumône (vous faîtes un don d’argent) mais le faire dans le secret. Car c’est dans le secret que vous recevrez votre récompense (Matthieu 6 :1-6).

La dette financière est aussi exclue. Dieu ne nous oblige à aucune taxe (dîme, redevances...) aussi nous ne devons avoir aucune obligation financière entre croyants.

L'impôt est redevable à l'Etat. Rendez à César ce qui lui appartient. Ce qui appartient à Dieu c'est votre dépendance.  Montrez votre dépendance envers Dieu ! Ne dépendez pas les uns des autres. Ces liens sont iniques. Le lien avec Dieu lui seul, est Saint.


3-règne sur ma vie


"Et ne nous induis point (ne nous laisse pas entrer) en tentation; mais délivre-nous du mal. Car à toi est le règne, et la puissance, et la gloire à jamais. Amen".


Là aussi, le sens original a été modifié.
En fait, le verbe grec "eisphérô" (Matthieu 6-13) signifie littéralement " porter dans", "faire entrer", aurait dû être traduit par "Ne nous fais pas entrer en (dans la) tentation", ou encore " Ne nous introduis pas en tentation". Ce verbe exprime un mouvement vers un lieu où l’on pénètre.

Plutôt que de marcher sur le chemin de la tentation, nous devons orienter nos pas vers celui de la délivrance. Les deux voies sont en sens opposées. L’une amène aux œuvres de la chair, l’autre à celles de l’Esprit.

Pour repousser le mal, nos épreuves doivent révéler le choix de l’Esprit. Prions plutôt pour que notre cœur, dans l’épreuve ne se trouble point, qu’il soit bien disposé pour que nous soyons vainqueurs, régnant avec puissance et gloire, sur nos vies par le Saint Esprit.

C'est notre chair qui nous amène sur le chemin de la tentation. Pour que le Seigneur règne sur nos vies, notre chair doit diminuer. Deux manières : Le jeûne et la prière. Lions notre chair avant qu’elle ne nous lie elle-même. Manifestons le caractère qui fait fuir le tentateur.



4- Manifeste ton amour à travers moi.


"Car si vous pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste vous pardonnera aussi les vôtres". Mais si vous ne pardonnez point aux hommes leurs offenses, votre Père ne vous pardonnera point non plus vos offenses".

Après le "Amen", Jésus revient sur un élément essentiel du caractère du croyant : le pardon.
Il rappelle que le mal et la tentation se combattent aussi avec l'amour charité. 

Le fait de pardonner nous coupe du mal et de ses liens qu'il veut établir par la tentation.
Le péché ne condamne plus celui qui reçoit le pardon du Seigneur. Et nous sommes envoyés pour délivrer les captifs, c'est-à-dire pardonner les péchés. (Colossiens 1:14). 

Ensuite, le pardon entre croyants, restitue la relation juste. Nous discernons le corps du Seigneur, à nouveau. Car avec cette action, nous voyons à nouveau chaque frère et sœur sur un même pied d'égalité.

Le manque de pardon fait élever son propre cœur. On se voit supérieur aux autres et on tombe dans l'orgueil.

C'est pourquoi sans cesse, exerçons son amour, son pardon qui nous purifie par son sang, pour repousser le mal et être vainqueur sur lui.

Jésus nous donne une voie supérieure pour repousser le mal au chapitre 5 à partir du verset 44 de Matthieu (version Bible de l’épée) :

" Mais moi je vous dis: Sacrifiez vous pour vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent; faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous outragent et qui vous persécutent ; Afin que vous soyez des enfants de votre Père qui est dans les cieux […] Car si vous vous sacrifiez que pour ceux qui se sacrifient pour vous, quelle récompense en aurez-vous? Les péagers même n'en font-ils pas autant?
Et si vous ne faites accueil qu'à vos frères, que faites-vous d'extraordinaire? Les péagers même n'en font-ils pas autant?
 Soyez donc irréprochable, comme votre Père qui est dans les cieux est irréprochable".


En résumé : la prière du "notre Père" c'est : que nous fassions ta volonté Seigneur, apprends-nous à exercer ta justice, à régner avec toi sur nos vies, et à exercer l'amour charité.


lundi 16 février 2015

LA TRAHISON DE LA CÈNE

Par Eric Ruiz

Pourquoi le Seigneur insiste dès le début du repas pascal, sur la trahison ?

"Je vous le dis en vérité, l'un de vous me livrera"(Matthieu 26:20).

Jésus savait dès le commencement, que dans l'église s'introduiraient des esprits séducteurs qui souhaiteront égarer le troupeau par des fables (récits imaginaires et imagés faisant ressortir une morale à la fin de l’histoire).
Ils séduiront avec des connaissances fausses et frelatées, apportées comme un rétablissement de choses oubliées ou mal comprises.
"Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d'entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l'oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables". (2 Timothée 4 :4)

Regardez les âges de l'église. Dans chaque âge, dans chaque église, il s'est introduit des esprits séducteurs, qui ont amené l'apostasie.
Comme Jésus a été trahi, l'Eglise sera elle même trahie. Il n'y a pas une église qui échappera à ce phénomène.

La trahison dans les Eglises : Qui sont les traitres ?


L'apôtre Jean relate la tromperie de certains croyants dans le livre de l'apocalypse.

                                                  -Dans l'église d'Ephèse, ce sont des méchants qui se disent apôtres, et qui sont menteurs (Apocalypse 2:2-3) ;
                                                  -Dans celle de Smyrne, les calomnies de ceux qui se disent juifs (Apocalypse 2:9).
                                                  -A Pergame, ce sont ceux qui s'attachent à la doctrine de Balaam, en mangeant des viandes sacrifiées aux idoles (Apocalypse 2:14).
                                                  -A Thyatire, ce sont les admirateurs de l'enseignement de la prophétesse Jézabel et qui s’adonnent à l’idolâtrie (Apocalypse 2-20-21).
                                                  -A Sardes, beaucoup se sont souillés avec les œuvres de la chair (Apocalypse 3:4).
                                                  -A Philadelphie, ce sont ceux qui se disent juifs et ne le sont pas et qui mentent (Apocalypse 3:9).
                                                  -Enfin à Laodicée, ceux qui se croient riches et dans l’abondance et qui ont mis le Saint-Esprit dehors, l'obligeant à frapper à la porte des croyants, pour venir souper chez eux (Apocalypse 3:18-20). Jésus vient prendre la Cène chez les croyants et non plus dans les églises institutionnalisées.
On peut lire dans les épîtres pauliennes et celles des apôtres, le même phénomène.
                                                  -Dans l'église de Rome, Paul dévoile aussi l'apostasie et dénonce les traitres.
Ayant connu Dieu, ils ne l'ont pas glorifié, se vantant d'être sages ils sont devenus fous à cause des convoitises de leur cœur, ils adorent des idoles ( Romain 1:21-22).
                                                  -A Corinthe, Paul demande aux frères de ne plus avoir de relations avec ceux qui se disent frères et qui sont "impudiques, cupides, idolâtres outrageux, ivrognes" ; de ne plus manger avec eux et d'ôter le méchant du milieu d'eux (1 Corinthiens 5: 9-13).
                                                  -Dans sa deuxième lettre aux Corinthiens, Paul incite fortement dans le nom du Seigneur à se séparer de frères infidèles, qui sont dans les ténèbres et l'iniquité. "Sortez du milieu d'eux mon peuple et ne touchez pas ce qui est impur." Ce sont de faux apôtres déguisés en apôtre du Christ (2 Corinthiens 6:14-17).
                                                  -Pour l'église qui est en Galatie (chez les gaulois), l'esprit de séduction s'est manifesté en mettant les croyants sous le joug de la loi, donc à nouveau sous la malédiction. Des gens de l'église sèment le trouble et essayent d'apporter un autre évangile. Que ces gens soient anathèmes, affirme fortement Paul (Galates 1:7-8).
                                                  -Pour ceux de Philippes, Paul les exhorte à prendre garde aux chiens, aux mauvais ouvriers, aux faux circoncis qui mettent leur confiance dans la chair ( Philippiens 3: 2-3).
                                                  -Pour les frères de Colosses, la mise en garde s'oriente sur les discours séduisants, de ceux qui, ont une apparence d'humilité, mais qui s'abandonnent à de fausses visions et à un culte des anges. Cette apparence de sagesse n'est en fait qu'amour de la chair (Colossiens 2:18).
                                                  -Pour ceux de Thessalonique, Paul, Sylvain et Timothée les exhortent à ne pas mépriser les prophéties, à se sanctifier davantage en évitant les "convoitises passionnées "l’adultère, la fraude et l'avarice  (1 Thessaloniciens 4:4-6).
                                                  -La deuxième lettre monte d'un ton, le Seigneur châtiera par la ruine éternelle ceux qui désobéissent. Un usurpateur essayera de vous séduire allant jusqu'à s'asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu. Mais à ceux qui persévèrent dans l’injustice, Dieu leur enverra une puissance d'égarement pour qu'ils croient au mensonge et soient condamnés (2 Thessaloniciens 2:3-4).
                                                  -Pour l'église d’Ephèse, où Timothée a été missionné par Paul pour empêcher certaines personnes d'enseigner des fausses doctrines, inspirés par des démons. Paul soutient Timothée en mettant en garde une fois de plus l'église de ne pas se laisser séduire par ces faux docteurs qui portent en eux la marque d'une conscience égarée. Ils sont menteurs et rétablissent le joug de la loi (1 Timothée 4:1-2).
                                                  -La deuxième lettre, est pour exhorter Timothée et le fortifier, car il se sent dépassé par les discussions folles des impies qui provoquent des querelles. Paul lui montre qu'ils sont dans des jours d'épreuves terribles où beaucoup de croyants aiment le plaisir de la chair plus que Dieu. Il demande à Timothée de se détourner de ces gens-là, qui n'ont que l'apparence de la piété (2 Timothée 3:1-9).
                                                  -Pour les églises de Crète, Paul exhorte Tite au sujet de tous ces chrétiens juifs qui font de l'argent et séduisent avec des faux enseignements (Tite 3:9-11) .
                                               -Pour ceux qui sont dispersés au sein des douze tribus, Jacques dénoncent les croyants qui se disent sages, mais qui par leurs actions, sont empreints d’hypocrisie, de mensonges, de convoitises et de passions. Par l’amour du monde, ils sont devenus adultères. Par l’appât des richesses, ils ont tué le juste qui ne leur a pas résisté (Jacques 3:13-18).
                                              -Pour ceux dispersés, voyageurs et étrangers sur la terre, Pierre avertit le peuple qu’il y a parmi eux de faux prophètes et de faux docteurs. "Hommes tarés et souillés", ils sont retournés à ce qu’ils avaient vomi. Mieux valait pour eux qu’ils n’eussent pas connu la voie de la justice 2 Pierre 12: 13-15).
                                              -Pour l’apôtre Jean, ses épîtres destinées aux diverses communautés d’Asie,  montrent un avertissement à éprouver les esprits. Car l’esprit de séduction c’est celui de l’antéchrist qui est déjà dans le monde. Celui qui hait son frère témoigne de qui il est (1 Jean 4:1-3).
                                              -Enfin Jude en écrivant aux différents croyants appelés, les met en garde contre les impies, hommes sensuels, moqueurs, arrogants, se plaignant de leur sort, admirant les personnes par intérêt et qui provoqueront des divisions, mais ils sont dépourvus de l’Esprit (Jude 17-20).
                                             -Même dans les actes des apôtres, Paul met en garde les anciens de l’église d’Ephèse, en prophétisant que des loups cruels s’introduiront après son départ, dans le troupeau, enseignant des choses pernicieuses, afin de créer une division parmi les disciples (Actes 20:28-31).


Trahison et Gloire


Malheur à ces hommes qui, comme Judas Iscariote livre le Seigneur en usurpant son nom et sa fonction. Mieux vaudrait pour eux qu’ils ne fussent pas nés. (Matthieu 26:25).
 Constatez : qu’au moment où Satan entra dans Judas", c’est-à-dire quand il mit la main dans le plat ; à ce moment-même "le Fils de l'Homme a été glorifié et Dieu a été glorifié en lui".
Ce qui signifie que là ou il y aura la division, la trahison et la mort, il y aura la gloire de Dieu, manifestée par la résurrection.
Vous serez tous scandalisés (Marc 14:27).
Jésus leur dit: "je serai pour vous tous cette nuit une occasion de chute ; car il est écrit je frapperai le berger et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais après que je serai ressuscité, je vous précèderai en Galilée. "
La nuit et les ténèbres toucheront l’Eglise de la même manière. Elle sera elle aussi scandalisée face à la division et à la trahison par ceux qu’elle côtoie régulièrement. Les croyants seront comme livrés à eux-mêmes. Mais le Saint-Esprit soufflera sur ceux qui aspirent au vrai réveil. Une effusion de l’Esprit les transformera et Dieu sera leur guide.


La trahison dévoile l’épouse du Seigneur


Ce dernier souper de Jésus avec ses disciples dévoile l’esprit séducteur qui n’est autre  qu’un intime, un proche.
Mais il y a plus étonnant encore : trois évangiles (Matthieu, Marc et Jean)  donnent un indice crucial du traitre.
"Celui qui a mis avec moi la main dans le plat c’est celui qui me livrera" (Matthieu 26 : 23)
Cela signifie, que l'esprit séducteur sera l’un de vos proches, un de vos intimes ; Un croyant vivant au milieu de vous et que l’on estime.
Attention, Dieu ne souhaite pas que nous vivions dans la suspicion les uns envers les autres. Il désire que nous soyons prudents et vigilants, pour que rien d’impur ne rentre dans sa maison.
Mais la raison essentielle et qu’il faut que ces choses arrivent.
Pourquoi?
Car la loi du Seigneur est ainsi faite, qu’il se glorifie dans la mort et la résurrection.
Comme la nature meurt en hiver et renaît au printemps.
Comme le fruit ne se forme que si la fleur est détruite. 
Parce que la fleur fécondée continuera sa vie dans le fruit.
Alors :
C’est dans la mort, que le Seigneur fonde sa gloire.
Et l'apostasie, qui n’est autre que la mort de l'église (de la fausse église) permet la résurrection, la vie et le fruit de la véritable Eglise : c’est-à-dire, l'épouse de Christ.
Cette épouse qui sortira de la dernière église est ce petit nombre qui vaincra et qui aura l’honneur de s’asseoir sur le trône, comme Jésus a vaincu et s’est lui-même assis avec son Père sur son trône. (Apocalypse 3 :21)



vendredi 13 février 2015

DISCERNER LE CORPS

Par Eric Ruiz

La cène, (du latin cena) est la traduction du repas du soir ou du dîner du Seigneur. Elle doit être prise en discernant son sens profond.

Il faut la prendre dignement ; non pas comme un repas ordinaire et non pas avec légèreté.
Discerner, c'est  littéralement : percevoir quelque chose plus nettement, par un effort d'attention.
C'est aussi percevoir autrement que par la vue. C'est séparer dans le sens de discriminer. Séparer ce qui est vrai du faux, ce qui est bon de ce qui est mauvais, ce qui est juste de ce qui ne l'est pas.
Paul dit que chacun doit s'examiner et se juger soi-même, (1Corinthiens11:28) ; Afin de ne pas prendre un jugement contre soi même. Si l'on se juge indigne de le prendre, alors il vaut mieux se mettre en ordre auparavant.

Quoi discerner dans le corps ?


Le repas du Seigneur doit être pris en discernant le corps de Christ.
Paul reproche aux Corinthiens de ne rien discerner et c'est ce manque qui leur rapporte un jugement contre eux-mêmes.
Discerner, pris dans ce sens, signifie que nous devons voir Christ comme la tête.
Christ est la seule tête de notre corps, régnante sur nos vies respectives et il est la seule tête chef de l'église.
Le prédicateur, le ministre de l'évangile n'est pas la tête, il est comme chacun : un des membres du corps.
Attention, ce membre est en position de faiblesse, surtout s’il est seul, surtout s’il s’est placé ou si le groupe l’a placé en situation d’autorité.
Car il peut à tout moment vouloir être autre chose.
C'est la chair qui est faible et qui est une proie facile pour les démons.
L'orgueil est une porte qui s'ouvre et les démons n'hésitent pas à s'y engouffrer.
Le démon "Nicolaïte" (qui sévit dans l’église Éphèse) rentre avec une œuvre (le produit d’un travail) qui se transforme rapidement en nouvelle doctrine.
Ce démon fait briller celui qui le reçoit dans un premier temps. Il le met en lumière pour qu'il force l'admiration et provoque l'idolâtrie.
Dans un deuxième temps, il va contrôler et enchaîner le corps de Christ en l'asservissant à lui.
C'est pourquoi Jésus insiste tant pendant son dernier repas, sur le fait que celui qui est le plus grand, est le plus humble parmi vous et c'est celui qui vous sert.
Examinez-vous dit Paul, pour voir si vous êtes dans l'orgueil au point de vous prendre pour le Seigneur et si vous voyez les autres croyants comme plus petits que vous. Examinez-vous aussi pour voir si vous n'idolâtrez pas une personne en la plaçant trop haut,  prenant la place du Seigneur.
C'est là, qu'il faut redoubler de vigilance et de clairvoyance.
Aucune influence étrangère ne doit rentrer dans le corps, ni aucune hiérarchie, mise à part celle de Jésus-Christ le fils de Dieu.
Les institutions religieuses sont le plus souvent organisées selon un modèle pyramidale à sens unique. La tête est usurpée par un évêque, un pasteur, un prêtre, un abbé, un apôtre, un révérend. Bref, cette forme d'organisation autocratique est babylonienne.  Elle entraîne inévitablement un corps de Christ brisé et ligoté. La tête (Jésus-Christ) est coupée, sans relation avec son corps.

Se nourrir de connaissance, mais laquelle ?

La nourriture c'est la connaissance. La connaissance solide est celle qui provient du Saint-Esprit.
Nous ne devons manger que de sa chair (Jean 6:54). Cela signifie recevoir notre nourriture spirituelle, notre connaissance, que du Saint-Esprit seul et éprouver tout ce qui vient de l'extérieur, avant de le manger et donc de l'accepter.
C'est cela la signification profonde du "sang de l'alliance" de Matthieu 26:28.
Si nous mangeons d'autres aliments, nous rompons cette alliance et nos péchés ne sont plus couverts, ils ne pourront plus être remis, car nous ne sommes plus alors sous ce sang qui nous purifie de tous péchés.

Nous avons pour cela, à bannir l'adultère, à bannir la fornication spirituelle autour de nous.
Si à votre insu, il vous arrive d’avoir pris de la connaissance impure, n’oubliez pas que ce n’est pas ce qui rentre en vous qui est impur, mais ce qui en sort (Matthieu 15 :11). En d’autres termes : si vous ne basez pas votre croyance, votre foi sur cette nourriture, elle ne vous fera rien de mal. Le sang, vous purifie alors de tout ce qui aurait pu rentrer en vous d'impur et de souillé.
Par contre, soyez intransigeant et impartial. Débarrassez-vous en, car si elle vous procure du plaisir, une satisfaction même intellectuelle, cela devient de la fornication.

Les 5 discernements du corps

                               1-Discerner le corps : c’est supprimer toute forme de hiérarchie et n’accepter que Jésus-Christ comme seul autorité.
                               2-Discerner le corps : c'est aussi voir ses frères et sœurs au même niveau que soi-même. Personne n'a plus d'importance qu'une autre. Nous formons tous les membres d'un seul corps. Comme le soulignait si fortement Paul dans son épître aux Corinthiens : "Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part. " (1 Corinthiens 12 :27).
C’est celui qui est le plus faible d’entre vous qui doit être le plus honoré et qui demande le plus d’attention de votre part.
                              3-Discerner le corps: c'est accepter d'être repris dans l'amour par n'importe quel autre membre du corps.
                              4-Discerner le corps : c'est aimer ses frères et sœurs comme Christ nous a aimé, celui qui hait son frère est un meurtrier, la réconciliation est une relation normale et redonne au corps sa fonction et sa vigueur.
                              5-Discerner le corps: c'est respecter les fonctions et les responsabilités de chacun.
(Apôtre, prophète, pasteur, évangéliste, docteur), c'est reconnaître les anciens (non des jeunes qui pourraient tomber dans l'orgueil) comme des conducteurs.

Le rite et le symbole

La "Sainte-Cène" n’est pas un rite, mais c’est le fait de vivre en discernant le corps du Seigneur qui est la vraie sainteté.
Croire que le symbole représente une valeur sainte, revient à croire que la coupe et le plat sont des ustensiles de cuisine sanctifiée par l’usage religieux.
C’est choquant et c’est un affront fait à Dieu.
C'est comme si on assimilait le drapeau français, à la France, alors qu’il n’est qu’un symbole. Porter le drapeau ne signifie en rien que l’on est français.
Aussi, il est plus juste de dire : Prenons  "le repas du Seigneur", que prenons la "Sainte-Cène".
La Cène, pris comme un rite, est une mise en garde perpétuelle.
Nous avons comme beaucoup de croyants, jusqu'à ce jour, pris le repas du Seigneur en étant aveuglé, sans discerner son corps.
Maintenant nous voyons clair. Dieu ne tient pas compte du temps d'ignorance.
Le rite est la, pour nous rappeler qu'il faut sans cesse avoir les cinq discernements  du corps de notre Seigneur, dans tout ce que nous faisons.
Ce rite n'a qu'un pouvoir : celui de se rappeler, de se souvenir ; c'est une mise en garde perpétuelle. Ce rite n’a aucun pouvoir purificateur ou préjudiciable. Il n’y a aucune malédiction ou bénédiction qui lui est associée.
Par contre, celui qui ne discerne pas le corps mais qui, par hypocrisie, par calcul, ou par lâcheté préfère la passivité, la tiédeur, subira les mêmes conséquences que celles attachées aux faux prophètes, aux faux docteurs, aux faux apôtres, qui brisent le corps du Christ.

Quand prendre la Cène du Seigneur ?

En fait, Jésus a pris ce repas le soir de la Pâque juive. Mais il n'y a aucune obligation sous la grâce. Le souper du Seigneur doit être pris lorsque les croyants se retrouvent assemblés ; et surtout pour rappeler ce qu'est le corps de Christ parmi eux ; et renouveler l'alliance faite en son sang.
S'il n'y a pas une prise de conscience véritable et générale, ce symbole ne sert à rien.
S’examiner soi-même en même temps que le corps, donne toute la signification au rite.

Peut-on refuser de la prendre ?

Le fait de refuser le repas du Seigneur, se fait lorsque dans une assemblée, on n'y discerne plus le corps de Christ. Si vous constatez de l'idolâtrie, un jugement sur les croyants, une autorité abusive mettant des liens, ou une soumission injuste, Alors abstenez-vous de prendre le repas du Seigneur avec cette assemblée.
On ne peut communier avec ceux qui ont des dieux étrangers et une fausse nourriture. Le seigneur n’a pas communié avec Judas. Ne communiez pas avec ceux que vous discerner comme traîtres qui ont rompu l’alliance faite avec son sang.

La nouvelle Cène

C’est la raison principale, pour expliquer qu’aujourd’hui, le Seigneur ne communie plus dans les églises.  Il a été mis dehors.  Il va maintenant  au domicile des croyants  pour souper avec ceux qui lui ouvrent leur porte (Apocalypse 3 : 20).
La Cène familiale, est significative du dernier réveil de l’église. Elle n’aura plus lieu dans les églises, car aucune dénomination ne discerne plus le corps du Seigneur.
Nous sommes dans l’ultime  jugement de l’église.
Ce temps est suffisamment solennel et sérieux pour se garder de toute occasion de chute.

L’unique référence du croyant

La Bible EST LA SEULE REFERENCE POUR UN CHRETIEN.
Toutes connaissances QUI RAJOUTE, ENLEVE ou INTERPRETE faussement les Ecritures Saintes est à détruire (méfiez-vous des commentaires bibliques).
TOUTE PAROLE est confirmée par l’ECRITURE.
Les LIVRES APOCRYPHES doivent restés cachés pour vous. Les évangiles autres que ceux de Matthieu, Marc, Luc et Jean sont à bannir de vos lectures. La pensée positive, les livres théologiques, les ouvrages de psychologie appliquée ou moralisateurs sont à proscrire complètement.
La Parole se suffit à elle seule avec l'aide du Saint-Esprit.