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Par Eric Ruiz
Jusqu’où est capable d’aller l’être humain pour servir ses propres intérêts ? A-t-il des limites ? Où se trouve le point culminant de son mépris et de son arrogance ? Je pose ces questions parce que notre monde semble enseveli sous d’immenses ténèbres.
Quand Jésus appelé (fils de l’homme) dans le récit de Luc,
prophétise en disant : « Ce qui arriva du
temps de Noé arrivera de même aux jours du Fils de l'homme.» Que
voulait dire Jésus en citant « du temps de Noé » ?
Et… sommes-nous arrivés aux jours du fils de l’homme ?
Il faut le dire et le redire, mais toutes les générations après celle de Jésus de Nazareth ont connu ce temps. Notre époque marque un phénomène plus grand et plus frappant parce que tout est mondialisé ; et aussi parce que chacun avec son petit Smartphone est informé du tremblement de terre qui se passe à l’autre bout du monde. Et que constate-t-il ?
Que les souffrances
dues aux dérèglements climatiques sont près de chez lui comme à 6000 kilomètres
sur un autre continent. Que les affaires de corruption éclatent partout aux 4
coins de la planète ; que les crimes au nom d’un Dieu sectaire éclatent du
nord au sud. Que l’appât du gain est aussi important pour les riches que pour
les pauvres et qu’il est la principale cause des troubles et du chaos.
La similitude du déluge avec ce que nous connaissons aujourd’hui est
frappante. Le déluge comme les fléaux actuels touchent tous deux la terre entière.
L’eau immergea tous les continents. Aujourd’hui, les catastrophes comme les
grandes crises touchent en même temps tous les continents. Il n’y a pas un lieu
qui y échappe. Pas un pays ou une ville qu’on appellerait « terre sanctifiée ».
On dirait les 10 plaies d’Egypte s’abattant sur le monde.
Le texte des Évangiles de Matthieu 24 et celui de Luc 17 nous dit que « Les hommes mangeaient, buvaient, se mariaient et
mariaient leurs enfants, » comme
pour nous dire que rien n’avaient en apparence changé dans les mœurs et que les
moments de réjouissance étaient encore présents. Le texte de Luc insiste sur un
temps « Ce qui arriva du
temps de Lot arrivera pareillement. Les hommes mangeaient, buvaient,
achetaient, vendaient, plantaient, bâtissaient; » Rien en apparence pouvait alerter d’un désastre.
Pourtant il s’agit bien de destruction. Avec Noé les hommes sont détruits
entièrement à part Noé et sa famille. Pour Sodome c’est Lot, le frère d’Abraham
et sa famille qui est préservé. Dieu ne provoquera pas un autre déluge. Mais
c’est une constante : à chaque grande catastrophe Dieu sauve une petite,
voire une infime portion des hommes.
Aujourd’hui, il ne
s’agit pas de se cacher
-derrière une religion plus forte qu’une autre,
-derrière une Eglise ou un prophète plus inspiré qu’un
autre,
-derrière une coutume mieux respectée qu’une autre ou
encore
-derrière des signes de bénédictions plus impressionnants que les autres.
Il
s’agit de savoir si nous sommes comme la grande majorité dans le déni de
réalité (se protéger inconsciemment en refusant la réalité des
faits) ou dans l’insouciance de l’avenir
(vivre sans tenir compte de la réalité, en se croyant au-dessus du lot) ou dans une peur qui ne nous renvoie qu’à
nous-mêmes (une peur qui pousse à ne s’occuper que de soi).
Le christianisme quant à lui, vante ses bienfaits. Il les étale
comme un marchand le fait sur la place du marché. Sa foi, c’est sa marchandise.
« Nous sommes bénis. Nous avons de quoi nous réjouir, nous avons de quoi
boire, acheter, vendre, planter, bâtir ». Combien arborent leur
bénédictions mais restent dédaigneux et sans compassion devant une épreuve
touchant un « frère » qu’il considère comme peu intéressant ou pas
assez pratiquant
comme eux le sont.
Or, l’Eglise de Christ est absente des bonnes adresses et des grands medias. Pour cause, elle est ridiculisée, méprisée et oubliée. Sa présence ressemble à Noé et sa famille sur terre. Un grain de sable sur une plage (voilà ce qu’elle est).
Je n’exagère pas. Ce que la Bible nomme « les méchants », ne sont pas
en minorité. Eux, ce sont les êtres les plus nombreux sur la terre.
La Bible
parle de géants, de ces héros qui ont provoqués le déluge.
Genèse 6 :4-5 : « Les géants étaient sur la terre en ces temps-là, après que les fils de Dieu furent venus vers les filles des hommes, et qu'elles leur eurent donné des enfants: ce sont ces héros qui furent fameux dans l'antiquité.5L'Eternel vit que la méchanceté des hommes était grande sur la terre, et que toutes les pensées de leur cœur se portaient chaque jour uniquement vers le mal. »
Quant au livre de Job, il évoque 2 monstres : le Léviathan et le Béhémoth. Qui se
voient comme ces monstres ? Personne bien-sûr.
Et pourtant le Léviathan qui est un dragon, dans les faits, il impressionne, paralyse et attire à la fois.
Mais notre siècle nous endort avec ses fables. Le cinéma avec les médias est le lieu numéro
1 de la construction de fables. Dans de très nombreux films, le gentil héros
combat les méchants cruels et destructeurs. Mais les scénaristes n’ont-ils pas transformés
le mal en bien ? On ne compte plus les genres de films où le héros ressemble
à bien des points à un être exceptionnel qui s’impose aux autres par la force
comme par sa ruse ou parce qu’il possède un talent particulier. Un héros qui
ne se fait pas marcher sur les pieds. Ce héros décide lui seul de son destin et
il se sort de toutes les situations délicates la tète haute pour bien montrer
sa grande maitrise des évènements. Ce héros est impressionnant d’assurance. Il
est invincible. Rien ne l’ébranle. Pour se faire respecter il sort son arme
comme le dragon crache du feu pour éloigner ses opposants. Il est si fort qu’il
n’a pas besoin de Dieu. Il se comporte comme un dieu.
Pour ne prendre que les westerns au cinéma. Ils ont réussis à nous faire passer le cowboy pour un gentil héros, menacé par les méchants indiens sauvages, incultes et cruels. Or dans les faits, les colonisateurs violents, des siècles passés ont débarqués en Amérique en usant eux de mille violences auprès des autochtones (les tribus indiennes d’Amériques). Ils les ont obligés à servir le dieu chrétien. Ils pensaient certes faire le bien. Mais n’ont-ils pas transformés le mal en bien ? En massacrant les rebelles, qui s’opposaient à eux (eux qui voulaient garder leur terre et leur tradition)…. Ces colonisateurs, n’étaient rien d’autres que des géants, ils écartaient et piétinaient tout sur leur passage. Par la force militaire, l’esclavagisme, des massacres ciblés, des migrations forcées, et les épidémies importées d’Europe : ils ont agi comme des monstres. Le gentil héros a toujours de bonnes raison d’imposer ses bonnes idées (le progrès, la technologie, la science, la religion). Et le gentil héros cache ses mauvaises intentions. Elles ne se voient pas au départ.
Or, les vraies natures finissent toujours par apparaitre. Et là de nos jours, des natures
monstrueuses, il y en a à l’appel.
Les monstres ce ne sont pas que dans des films ou dans des récits issus de la
mythologie pour effrayer les enfants.
Dans le livre de Job au chapitre 40, Dieu prends la parole
et d’une manière implicite il dit que seul l’homme discute et conteste avec lui.
Dans Job 40:1–2, Dieu dit
:
« Celui qui conteste avec le Tout‑Puissant va‑t‑il
instruire Dieu ? »
Le ton donné
n’est pas à l’accusation ni à la morale mais bien à l’ironie ou à une mise en
scène comique pour que Job réagisse et réalise la folie de discuter les choses
de Dieu.
Le Béhémoth et le Léviathan sont pris alors en exemple. Ce sont deux immense animaux invincibles, qui n’ont pas de prédateurs et pourtant ils sont soumis à leur créateur. Leur descriptif devrait être un enseignement pour l’homme : Dieu semble dire à Job « Regarde ces bêtes titanesques invincibles et indomptables. Elles peuvent tout renverser sur terre et dans les mers. Pourtant elles ne discutent pas avec moi. Et Toi petite créature fragile tu le fais ! »
Dieu souhaite faire comprendre à Job que le Léviathan comme
le Béhémoth ont des caractéristiques qui poussent l’homme à les imiter pour
rivaliser avec lui.
Voilà ces traits de caractères que l’homme imite :
Entêté, qui refusent de passer en second, qui veut décider
seul, qui n’accepte pas la contradiction. Qui veut tout contrôler et donc, qui
ne fait confiance qu’à très peu de gens (voire même à aucun). Et qui est par
contre, lui, incontrôlable, car lui-même ne connait pas sa limite. Il s’emporte
facilement, par des excès de colère et il prend son autorité pour sa plus
grande qualité. Cette autorité confirme qu’il est fort et rempli d’assurance.
Il est incontrôlable et vouloir le résonner est une cause perdue. Parce qu’il
est déterminé. Ce qu’il a décidé d’atteindre est son seul souci. Ceux qui se
mettent en travers de son chemin sont éliminés par toute sorte de moyens.
Ce type
de caractère c’est le Léviathan. Pas un monstre imaginaire, simplement un
caractère, qui poussé à l’extrême devient tyrannique et sanguinaire. Le
caractère que je viens de décrire parait humain et il se reconnait hélas dans
beaucoup de personnes et parmi la figure de héros de cinéma. Au final, ce
caractère correspond aussi à celui d’hommes politiques tels que Hitler, ce
chancelier allemand responsable du génocide juif lors de la seconde guerre
mondiale. Ce caractère c’est aussi celui de Joseph Staline qui fit exécuter ses
opposants russes dans des camps de travail (les fameux goulags).
C’est celui
du Béhémoth.
Il ressemble à un immense hippopotame.
Il est comme le Léviathan. Il écrase tout sur son passage
et rien ne lui résiste. Mais son caractère est très intéressant car il
possède d’autres subtilités. Il n’est pas agressif. Il ne crache pas du feu. C’est un herbivore, il paît
tranquillement au milieu des fleuves. Pourtant, rien ne peut l'ébranler. Sa force est tranquille. Il semble
privé d’énergie car il se déplace lentement. Mais c’est sa manière d’imposer
son autorité sans intimidation, simplement par sa légitimité. Il ne fait pas de
vague, ne hurle pas, mais n’est pas moins déterminé. Il est intransigeant et
redouté. Ce caractère correspond à deux personnalités politiques bien
connues : celles du général de Gaulle par exemple, ou celle de Winston
Churchill : deux chefs d’Etat invulnérables face aux crises et à la guerre
et qui impressionnent leur entourage du moment (mais qui sont encore admirés de nos jours).
En fait ces deux géants, ces deux animaux (le Léviathan et
le Béhémoth) Dieu en prend exemple car ils sont inconsciemment des miroirs pour
les humains qui rêvent de gloire.
Or, c’est indéniable personne ne peut ressembler complètement à ces deux immenses animaux que sont le Léviathan et le Béhémoth. La marche est beaucoup trop haute. Mais Satan à penser à une chose que ces immenses bêtes n’ont pas, mais que l’homme possède : le mensonge, la tromperie. L’homme veut fait croire à son invulnérabilité. Alors penses-tu encore que ces géants sont des exceptions ?
Qui n’a pas eu un directeur, ou un chef, un père ou un
ministre, un maire ou encore (et c’est bien triste) un pasteur, un conducteur
chrétien qui manifeste cette tendance à la gloire et que personne ne peut
maitriser? Les démons agitent ces personnes qui possèdent ce caractère.
De nos jours, les démons sont à l’œuvre pour que nos
dirigeants aient ce caractère exacerbé pour qu’ils deviennent eux aussi des
monstres. Un géant écrase les autres pour avancer. Spirituellement c’est ce que
font les arrivistes.
Et ne croyez pas qu’il existe des endroits ou les monstres
restent dehors. Il n’existe pas de lieu sanctuarisé. Les églises comme les écoles,
les médecins, les hôpitaux, comme les ministères ou les organismes bienfaiteurs
ne sont pas épargnés. Les démons sont là où on ne les attend pas. C’est satan
déguisé en ange de lumière. Ils agissent vite car leur temps est compté. Ils
doivent frapper vite et fort. Par conséquent ils s’introduisent en premier dans
ces personnes faibles (oui faibles car elles se croient fortes et invulnérables).
Et c’est en premier ceux qui dirigent les assemblées chrétiennes.
Luc 17 :25 « Mais il faut auparavant qu'il souffre beaucoup,(le fils de l’homme) et qu'il soit rejeté par cette génération. ». Cette génération c’est aussi la nôtre qui ressemble tellement à celle de Noé avec tous ces géants, ces monstres sur terre
Alors ce jour du fils de l’homme qui est-il ?
Le fils de l’homme est ce disciple ayant le caractère de
l’agneau qui ne fait qu’un avec Christ.
N’oublions pas que Christ est venu pour un jugement et ce jugement c’est
comme avec Sodome. Les monstres doivent
se dévoiler et montrer leur identité pas seulement en montrant leur mauvais
caractère, mais surtout en mettant leur
plan à exécution.
Au temps de la fournaise, les monstres qui servent leurs
propres intérêts sont en première ligne. Tout brûle et les incendiaires sont
dévoilés. Mais aussi ceux qui ont payés des incendiaires pour récupérer des
terres à exploiter ; Ceux qui ont permis que des constructions se fassent
dans des endroits dangereux, mais aussi ceux qui ne se soucient pas des
incendiés, des sinistrés et qui les laissent dans leur misère en leur laissant
croire qu’ils ont vocation de leur venir en aide. Ils s’affichent à côté des
victimes dévoilant le mensonge puisqu’ils se glorifient de ce qu’ils n’ont pas
fait. Et puis il y a ceux qui ont agi comme des anges en aidant au plus près les victimes, ou en les
sortant du feu comme aussi les miraculés ceux qui ont échappé au sinistre alors
qu’ils auraient dû tout perdre comme les autres. Ces miraculés, ces anges se
sont ces êtres que Dieu met à part comme Noé et Lot et leur famille. Ils
échappent au désastre selon la volonté de Dieu.
Aujourd’hui, il n’est plus temps de se dire. Bon, je verrai
quand cela deviendra terrible pour moi. Pensez ainsi, c’est se donner du temps
alors qu’il n’y en a plus. Si tu as des tendances à vouloir diriger ta vie, à
écarter tout ce qui nuit à tes projets. Ne conteste pas avec Dieu. Ne deviens
pas un monstre, un géant un Léviathan ou un Béhémoth. Il est temps pour toi de
te repentir et de convertir ce caractère suffisant. Car la foudre qui a frappée
Sodome ne frappe pas au hasard.
Amen

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