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Par Eric
Ruiz
L’Iran et plus précisément Téhéran sa capitale a été bombardée le samedi 28 février 2026 conjointement par deux nations : les Etats-Unis d’Amérique et Israël, éliminant de hauts responsables iraniens. 2 jours précisément avant la fête de Pourim qui débute le lundi 2 mars
Coïncidence, prophétie biblique ?
Volonté divine ?
Juifs comme chrétiens penchent pour beaucoup sur une manifestation
spirituelle de grande ampleur.
En tous les cas, Israël ne voit pas la guerre contre l'Iran comme un simple
enjeu géopolitique. Israël voit ce conflit comme la suite d'un livre qui a
commencé il y a 2500 ans. Et ce livre, c’est celui d’Esther dans la Bible.
Son importance est qu’il serait prophétique pour notre époque.
Benjamin Netanyahu premier ministre israélien a, à plusieurs reprises
(notamment devant le Congrès américain), cité le Livre d'Esther pour affirmer
que, tout comme dans l'Antiquité, un "nouvel
Haman" en Perse cherche à détruire le peuple juif ; et que cela
justifie ainsi une action de guerre préventive (par des frappes de missiles ou de
drones).
En fait, les dirigeants israéliens
comparent souvent aux décrets d'Haman, les appels du régime iranien à la
destruction d'Israël.
- Revenons au personnage emblématique d’Haman et à la fête de Pourim.
Haman, haut dignitaire perse, projette l'extermination
totale de tous les Juifs exilé dans
l'empire Perse. Il a inventé toute une histoire ou plutôt former un
complot afin de calomnier le juif Mardochée oncle de la reine juive Esther. Et il
a convaincu le roi de Perse Assuérus de rédiger lui-même un décret pour
officialiser ce génocide.
Or, son plan diabolique sera anéanti par la reine Esther qui très
habillement retournera ce plan contre Haman lui-même qui finira pendu sur la
potence qu’il avait fait dressé pour Mardochée.
·
Alors en quoi
la guerre contre l'Iran par Israël a-t- elle un rapport avec Haman le
Perse ?
Le dévoilement du complot dans le Livre d'Esther, se déroule à Suse,
la capitale de l'Empire perse.
L'Iran moderne occupe le cœur géographique de cet ancien empire. Pour beaucoup,
l'Iran d'aujourd'hui est l'héritier direct de la Perse biblique. Le conflit
actuel est donc perçu comme la répétition d'un affrontement millénaire sur la
même terre.
Et pour Pourim,
alors, la fête juive?
Cette fête célèbre la victoire contre Haman. La victoire qui se concrétise
dans le retournement. Le thème central de Pourim est un mot hébreu qui
signifie : « et ce fut le contraire » ou « et
l’inverse se produisit ». Cette
fête symbolise la victoire juive au moment précis où le sort se retourne
brusquement contre l’ennemi. Haman fut neutralisé avant que son plan meurtrier
s’accomplisse. Ce qui devait être un jour de massacre pour les Juifs devient le
jour où ils triomphent de leurs ennemis. Dans une perspective militaire, cette
notion nourrit l'idée qu'Israël peut transformer une menace existentielle (le
programme nucléaire ou les missiles iraniens) en une victoire décisive par un
retournement de situation inattendu.
Cela donne à Israël, vous vous en doutez une confiance et une légitimité totales
dans ses attaques contre l’Iran. Israël à la foi que dans toutes situations
désespérées, les juifs iront fatalement vers une victoire éclatante. Alors le
choix d’attaquer l’Iran le 28 février positionne Israël dans l’accomplissement
de la prophétie adressée à Esther et aux juifs. Est-ce une prophétie ? Eh
bien pas tout à fait. C’est plutôt un appel à se souvenir de cette victoire en
la célébrant par tous les juifs de génération en génération :
(Esther 9 :26-28) « C'est pourquoi on appela ces jours Purim,
du nom de pur…28ses jours devaient être rappelés et célébrés de génération en
génération, dans chaque famille, dans chaque province et dans chaque ville; et
ces jours de Purim ne devaient jamais être abolis au milieu des Juifs, ni le
souvenir s'en effacer parmi leurs descendants ».
D’où l’importance de cette fête dans le calendrier.
D’autant plus, que les faits historiques renforcent ce
lien de manière spectaculaire :
La Guerre du Golfe (1991) : Les tirs de
missiles Scud irakiens sur Israël ont cessé précisément le jour de Pourim.
Il arrive fréquemment que des tensions majeures ou des frappes de l'ombre
surviennent autour de cette période de l'année (février mars), ce qui pousse
les commentateurs à y voir des signes prophétiques forts.
Israël
et ses alliés américains ne se sont-ils pas construit LEUR VERITE ?
L’interprétation qu’ils ont de la Bible et de Pourim en particulier leur
donne une certitude sur la fin des combats : ce conflit se terminera à
l’avantage d’Israël car, c’est la volonté de Dieu qui s’accomplit.
- Un disciple de Christ doit-il adhéré lui aussi à cette interprétation qui passe comme étant LA VERITE en majuscule ?
Ne nous emballons pas. Il y a là plusieurs erreurs.
·
Première
erreur : l’assimilation
Haman le Perse est assimilé au peuple Perse dans son ensemble.
N’est-ce pas un peu rapide de voir Haman comme le symbole de tout un peuple
iranien ennemi ? L’empereur de Perse de l’époque Assuérus n’était pas
ennemi des juifs. Il a épousé Esther par amour. Quand il a su qu’elle était
juive, il n’a pas rompu ses vœux. Bien au contraire. Il a fait exécuter le
traitre Haman et permis à tous les juifs de se défendre contre ceux qui leur
voudraient du mal. Il n’avait que de la bienveillance auprès de son épouse et
il acceptait tout ce qu’elle désirait même si elle aurait demandé la moitié du
royaume. Dans le récit biblique, les Perses dans leur majorité n’oppressaient
pas les juifs ; ils les respectaient. Il n’y a donc pas un schéma de
vengeance ancestrale. Et puis pour finir, L’empereur Perse va nommer Mardochée
le juif à la tête de toutes ses provinces ; Il deviendra son bras droit. Ici,
dans le contexte, c’est plus la folie d’un arriviste, d’un homme assoiffé de pouvoir
et de jalousie. Haman souhaite décider à la place du roi. Il est possédé par le
démon de domination, ça saute aux yeux.
·
Deuxième
erreur : l’enjeu
Pourim est-ce vraiment la fête qui célèbre la destinée épouvantable de ces
nations qui veulent l’extermination d’Israël ? Ou bien est-ce autre chose
que Pourim célèbre ?
En fait, il y a une dimension
cachée dans la Vérité qui doit s’entrevoir.
Comme nous l’avons vu précédemment avec « Le
Sang de la Vérité », Pourim devrait empêcher le sang innocent de couler.
Le jeûne d’Esther a été déclencheur de la vérité. Elle a incité tous les juifs
à se mettre sur leurs genoux et à jeûner pour leur survie. Elle a sue quoi faire ensuite pour sauver son
peuple. Cette fête montre la
détermination, le fruit de l’obéissance à Dieu qui permet la victoire.
C’est l’attitude d’un peuple pieu qui doit être célébrée chaque année pendant 2
jours.
Et ne l’oublions pas : c’est la
fête du "masque". C’est le moment où "les masques tombent"
: Une guerre contre l'Iran devrait
dévoiler la vérité sur les intentions réelles des acteurs mondiaux et la
réalité du mal révélée au grand jour.
·
Troisième
erreur : la stratégie
Esther et le peuple juif ne prennent pas les armes contre l’ennemi
Haman. Il n’y a pas d’intimidation, ni de
provocation, ni d’incitation à la haine, comme on le voit aujourd’hui avec une
propagande anti islamique. A aucun moment Esther évoque une rébellion contre
les Perses. Tout se fait lors d’un grand festin ou Haman est invité et même
honoré selon son rang, aux premières places. Il se croit encore plus fort. Sa
chute sera son dévoilement.
De nos jours, le retournement de situation se fait par les armes, par la
destruction d’innocents, qui se trouvent là où ils n’auraient pas dû être. Rien
à voir avec l’auto destruction d’Haman qui tombe lui-même dans le piège qu’il
avait préparé. Et puis, c’est l’empereur
lui même qui ordonne d’honorer les juifs et de se soumettre à leur autorité
dans toutes les provinces. « …partout où arrivaient l'ordre du roi et
son édit, il y eut parmi les Juifs de la joie et de l'allégresse, des festins
et des fêtes. Et beaucoup de gens d'entre les peuples du pays se firent
Juifs, car la crainte des Juifs les avait saisis. » Le contexte ne tourne pas à
l’extermination, mais bien à la conversion. Des perses se font juifs ici.
- Alors les
fêtes religieuses juives témoignent d’une dérive importante. Dans le récit
original, le salut vient du jeûne et de la prière (le Jeûne d'Esther). C'était
un acte d'humiliation totale pour obtenir l'intervention divine. Aujourd'hui,
on semble avoir remplacé l'humiliation par la superstition. On ne cherche plus la
face de Dieu, on cherche la "bonne date". On traite Pourim comme un
"porte-bonheur" stratégique. Si l'attaque a lieu à Pourim, on se sent
protégé par le "sort", oubliant que le sort originel était un décret
de mort. Israël se confie dans ses richesses (sa technologie, son économie) et
ses forces (son armée), tout en utilisant les prophéties comme une validation
morale.
C'est le même temps où tout bascula avec le roi de Juda Asa : On fait taire
la vérité par des alliances, on compte ses chars, et on utilise la religion
pour se rassurer plutôt que pour se convertir. La fête devient un masque
supplémentaire au lieu d'être ce qui les fait tomber.
Que fait-on avec Pourim ?
Si Pourim est la « fête des masques qui tombent », alors elle devrait être
un moment de vérité brute.
Si elle est utilisée pour "augmenter les chances de victoire",
elle devient elle-même un masque : celui d'une piété de façade qui cache une
volonté de puissance humaine.
À l'origine, le sort était l'arme d'Haman (le mal). Dieu a renversé ce
sort.
Le danger actuel : En faisant de Pourim un "passage obligé pour la
victoire", on finit par agir comme Haman : on essaie de manipuler le
destin et les dates pour forcer la main de Dieu. On ne dépend plus de la Grâce,
on dépend d'un calcul calendaire savant.
·
*LE PIEGE PHOPHETIQUE
Aujourd'hui,
l'Irak et l'Iran occupent le sol de l'ancienne Babylone et de la Perse.
Pour beaucoup de croyants, le sort de ces
nations est déjà réglé par les prophéties de l'Apocalypse. On attend la
"chute de Babylone" comme un événement inévitable. Or, quand on croit
que la guerre est écrite d'avance, on ne cherche plus la paix, on cherche à
accomplir la catastrophe. On transforme la Bible en un scénario de destruction
que l'on s'empresse de jouer. Ce conflit dépasse la politique ; c'est une
guerre de religions où chaque camp veut "prouver" la supériorité de
son Dieu.
-Le but
des Perses (Iran actuel) : Vaincre Israël et l'Occident pour démontrer que le
Dieu de la Bible est impuissant et que leur divinité est la seule aux commandes
du monde.
-Le but
d'Israël : Répondre par la force pour prouver qu'il est le peuple élu et
protégé, invincible par la main de Dieu.
Jérusalem
devient alors la "pierre d'achoppement" : l'endroit où toutes les
nations viennent se heurter et se briser parce qu'elles veulent toutes la
posséder pour valider leur propre vérité.
Le drame
d'Israël, c’est
la confusion issue de son orgueil.
Israël se croit investi d'une puissance divine automatique. Ceux qui ont fait de
ce nom Israël : la "Pierre Angulaire" (rôle qui n'appartient
qu'au Messie), oublient qu'Israël n'est qu'un témoin de la grâce de Dieu.
Et puis, comme
les deux camps croient dur comme fer à la bataille d'Armageddon, ils vont finir
par la provoquer. Ils courent tous les deux vers un Armageddon qu'ils ont
eux-mêmes construit. C'est le sommet de la tragédie : la bataille se réalisera
assurément, non pas parce que Dieu la souhaite, mais parce que l'orgueil des
hommes a décidé de s'y donner rendez-vous.
- *Maintenant voilà ce que devrait montrer la fête de Pourim et sur quoi chaque croyant ( juifs, chrétien ou autres) devrait porter attention :
1.
Dieu
agit dans les événements
de la vie ordinaire, dans le quotidien
2.
Dieu
agit dans le secret, sans qu’il ait besoin d’être représenté comme une entité vivante.
Il agit par l’esprit, par inspiration comme il l’a fait avec la reine Esther.
Son silence ne signifie pas son absence.
3.
la
vérité se révèle et les
masques tombent, c’est le sens même de la fête.
4.
le
retournement de situation arrive souvent au
dernier moment. Le secours arrive souvent au moment où tout
semble perdu. Au dernier instant, là où l'ennemi croit triompher, la situation
bascule. C'est la signature de Dieu
5.
Celui
qui pratique la justice (jeûne, prière, repentance) se retrouvera innocenté. Ce
n’est pas l’épée qui le sauvera.
6.
La
vérité finit toujours par triomphée, faisant le malheur de l’orgueilleux
7.
Celui
qui combat son frère par l’épée périra par la même arme. La violence se nourrit
de son propre auteur.
8.
Le
mal finit toujours par périr en faveur du bien
Quand vous
constatez ces choses… alors vous voyez la prophétie de Pourim se manifester.
-Quand
vous voyez la vérité se révélée c’est Pourim,
-Quand
vous voyez le masque de brebis tomber à
terre et dévoilant le loup, c’est Pourim.
-Quand
vous êtes sauvé au dernier moment par Dieu d’une situation complètement
injuste, c’est Pourim.
-Quand le
mal est dévoilé et que le bien est manifesté, c’est Pourim.
Pourim
c’est une célébration, oui… c’est la victoire oui, mais pas sur les Perses ni
sur les Iraniens. Ce n’est pas contre un peuple mais contre un démon. C’est la
victoire contre le démon du mensonge, la victoire de la vérité sur le mensonge.
Pourim
sert à se rappeler que l’apparence, le déguisement extérieur, tombe un jour connu
de Dieu seul. Tout
croyant devrait se remettre en question est réalisé que les méfaits cachés se
retournent un jour ou l’autre contre celui qui les a commis dans l’ombre.
Le
sort du coupable est déjà acté. C’est une prédestination. Cette fête est un hymne à la transparence, un hymne à
l’authenticité.
- La vérité : c’est montrer le traitre, le vengeur, celui qui est indifférent aux malheurs et qui se lave les mains devant l’injustice: (Haman portait déjà en lui l'ADN des accusateurs de Jésus-Christ).
Alors,
c’est vrai que le texte d’Esther nous montre de la violence contre les 10 fils
d’Haman et contre tous ceux qui en voulaient aux juifs. Des dizaines de
milliers de Perse périrent avec le consentement du roi Assuérus. Mais il est
bien précisé par deux fois : « Mais ils ne mirent pas la main au pillage. » (Esther 9 :10 et 16).
Les Juifs
n'ont pas cherché à s'enrichir sur le sang de leurs ennemis Ce n'était pas une
guerre de convoitise. La justice royale a été rendue pour assurer la survie,
pas pour accumuler des trésors.
Là où le monde voit un massacre, l'Écriture
souligne une limite morale. On combat pour la vérité, pas pour le butin. De nos
jours, les guerres se parent souvent de mots nobles (liberté, démocratie,
sécurité), mais la vérité est "ignoble". La vérité c’est que Pourim révèle
une Razzia.
-La
prophétie de Pourim se manifeste quand le vol organisé est démasqué.
-C'est
Pourim quand on
réalise que la "guerre sainte" est en fait une "guerre
financière".
-C'est
Pourim quand le loup
qui hurle à la justice est démasqué comme un voleur de ressources, qui fait
razzia sur les ressources naturelles du pays.
Mes frères et sœurs : « la
vérité vous rendra libre ». elle vous fera sortir des
griffes du mensonge religieux qui vous lie
par la peur du sort, la superstition des dates et l'orgueil d'être "du bon
côté". Le vrai évangile de la grâce nous libère de ces chaines pour fêter
un vrai Pourim, libéré de ses masques, debout devant son Créateur, les mains
vides de pillage et un cœur rempli d’authenticité.
« Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres. » (Jean 8:36)
Amen

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