dimanche 12 novembre 2017

666-LA MARQUE DE LA BÊTE : quelle est la STRATÉGIE diabolique ? (4ème partie)

198   
Par Éric Ruiz

Je remarque qu’il y a beaucoup de confusion et de mélange dans ceux qui s’intéressent au 666 de la bête.
Ils confondent par exemple la marque avec le nombre ou l’image de la bête ; comme ils confondent aussi sa stratégie et les outils de la stratégie qu’elle emploie.

Par exemple, la bête ou le diable n’agit pas de manière isolée, la bête n’exerce pas sa puissance seule. Elle possède des cornes (10 cornes) qui propagent de diverses façons sa puissance.
Je ne vais pas les énumérer une à une, mais il y a une corne pour oppresser, comme celle de l’Egypte, une autre pour détruire les temples, les corps, les assemblées comme celle de Balaam.
Et puis, une autre corne est particulièrement en action en ce moment: celle de la délation et de la calomnie, du grec diaballo (le mouvement d'ampleur international « hashtag balance ton porc », en est l’exemple frappant).
Ici le propos n’est pas de rentrer dans une polémique pour savoir si ce mouvement est fondé ou pas, mais plutôt de mettre la lumière sur la stratégie qu’emploient la bête et son image pour se faire adorer. Et la calomnie comme la dénonciation c’est un de ses noms de blasphème.

Un constat : Pourquoi la marque sur le front et la main droite devient-elle dans ces temps, si visible?

Tout d’abord cette mentalité de dominant comme celle de calomniateur et de prédateur a une fonction, comme celle de l’Epouse de Christ : elle rassemble ; c’est même un rassemblement mondial.
Ceux qui refuseront de se soumettre à l’idéologie dominante, qui a toujours aussi soif de puissance et de gloire humaine se retrouveront rejeter du système diabolique ; il leur est contre nature.

La norme diabolique est dans la soumission totale à ses désirs charnels. Dit différemment, le développement personnel, doublée d’une certaine forme d’intelligence égocentrique et de soumission laïque universelle, c’est ce qui dominera dans les cœurs et les esprits (et c’est ce qui domine déjà maintenant).

C’est ce genre de personne avec qui ont devra traiter pour acheter et vendre. La négociation avec « ses marchands de la terre » sera alors vouée à une soumission détestable.

C’est un peu comme aujourd’hui, où personne ne peut ni acheter ni vendre en France, sans se soumettre aux lois du marché international, émises par la communauté Européenne, décidée par le traité de Maastricht.
Aujourd’hui, sommes-nous libre de décider de notre commerce?
Pouvons-nous décider, par exemple, de payer ou d’être salarié sans passer par les banques et avec une monnaie différente qu’en euros?
Tout produit extérieur à la communauté européenne est taxé et même surtaxé.
Si nous voulons échapper au marché commun, nous nous heurtons à de très nombreuses difficultés.
Nous devons : soit accepter de grosses taxes, soit négocier à l’étranger. Ce qui impliquerait de changer de pays ou encore de se révolter.

Qu’on le veuille ou non, la bête dirige spirituellement une oligarchie de riches dirigeants de divers pays et qui soumettent à leur volonté, le chef de l’Etat jusqu’au plus petit habitant, même démuni, du fin fond de la Creuse.

Ce modèle de domination a porté ses fruits déjà autrefois, au temps du roi Salomon.
Le roi d’Israël apportait sa protection, par une paix internationale pour les pays qui lui était asservis et pour ceux qui se prosternaient devant l’image d’un dieu laïque adorant l’homme (la créature plutôt que le créateur).

Donc redisons-le, le règne de paix du roi Salomon imposant une taxe à tous les rois et reines au-delà de ses frontières, ressemble sur bien des aspects, à ce que nous vivons aujourd’hui dans nos 28 pays membres de l’euro.
Pour nous peuples du XXIème siècle, tant que nous payons notre dette à l’oligarchie mondiale, tout va bien. Ce fardeau pesant qui nous est imposé, permet de rester en paix entre les différents États membres et d’imposer le respect à ceux qui nous voudraient du mal.

Mais voilà, ce système est en train de s’éteindre. Cette grande Babylone est en train de tomber, de s’effondrer.
Pourquoi ?

Par le simple fait, que la confiance n’y ait plus. On ne croit plus en l’état providence, ni en l’état supranational qu’est la communauté Européenne. Elle n’incarne plus notre rêve de prospérité ni notre aspiration à la paix, puisque règne partout l’insécurité et la méfiance (terrorisme, accidents climatiques, soulèvement des minorités, scandales chez les plus riches, pénurie pour les autres).
On croit au contraire que cette gouvernance internationale exerce sur les membres qui la composent, une charge injuste, qui cache des intentions malhonnêtes, colonialistes et même esclavagistes. (C’est ce que l’on appelle vulgairement faire du racket et même exercer un racket en bande organisée). Et que cette oligarchie s’est servie de nous jusqu’à nous imposer les aliments empoisonnés que nous avons dans nos assiettes.

Ne croyez-vous pas que le mobile était le même du temps du roi Salomon?

Regardez :
L’enrichissement du roi et de sa famille était le mobile numéro 1.
L’évangile de prospérité que le roi a prêché durant toute sa vie, s’est tari peu à peu ; et la supercherie est devenue évidente aux yeux du peuple d’Israël qui a fini par ne plus accepté de payer une dette sous forme d’une taxe d’or illégitime (666 talents d’or par an).
Salomon très astucieusement, s’est servi de la dette qu’on lui devait, pour asservir les peuples voisins et piller leur richesse.
Au début, peu s’était opposé à lui, soit parce qu’ils croyaient dans le partage de sa bénédiction ou soit parce qu’ils avaient acquis des privilèges matériels ou des privilèges de rang qui les liaient à lui; ou soit enfin parce qu’ils craignaient tout simplement ses représailles.

Son proche serviteur et officier Jéroboam s’est opposé à lui. Il est devenu un rare opposant, un dissident et il a fui en Egypte par peur des représailles, pour échapper à une mort inévitable.
Il avait vu, comme le peuple hébreu que ce prélèvement obligatoire était progressivement passé d’une offrande à une forme de racket.
La preuve, à la mort de Salomon, beaucoup ont refusé de continuer à être racketter par son fils Roboam, qui lui aussi voulait toujours plus (comme son nom l’indique d’ailleurs: « un peuple est agrandi »). Il cherchait à agrandir son peuple en le soumettant à lui par une augmentation de la dette, créée déjà par son père.

Par conséquent, l’histoire des rois dans la Bible : on doit la connaître, ou en tous les cas, on devrait la connaître, parce qu’elle nous permet de comprendre à quelle sorte de roi nous avons à faire aujourd’hui.
La bête, j’en avais précédemment parlé dans un message du 1 novembre 2015, elle exerce sa domination au moyen de 7 têtes qui sont 7 rois. (Message sur les 7 têtes de la bête et ses noms de blasphèmes)
Et aujourd’hui il y a un huitième roi qui est sur le point de dominer (Apocalypse 27:11) ; Et son nom c’est « la mort » c’est le dernier ennemi qui sera détruit nous dit l’apôtre Paul. Son nom c’est aussi le destructeur (Appolyon, Abaddon; Apocalypse 9:11), le dragon rouge feu (Apocalypse 12 :3)

Mais la stratégie de ce roi suit celle de Salomon (qui incarne la paix) et aussi celle de sa descendance (qui incarne la guerre). C’est là qu’il faut chercher la lumière, pour comprendre.

Revenons à l’histoire d’Israël après la mort de Salomon, et au début du schisme.
Israël découpée en 10 tribus s’est séparée de ses chaînes de servitude et a préféré un autre roi : Jéroboam (qui entre parenthèses n’était pas meilleur que celui qu’ils ont quitté).

Jéroboam portait bien son nom (lui-aussi) qui signifie : « le peuple devient nombreux » (toujours la même gloire recherchée dans le nombre de plus en plus grand d’adorateurs).
Mais Roboam fils de Salomon mécontent de la chose (car régnant sur seulement 2 tribus : Benjamin et Juda), décida de faire la guerre contre Israël pour réunifier toutes les tribus sous son contrôle.

1Roi 15:6 « il y eut guerre entre Roboam et Jéroboam, tant que vécut Roboam ».

« Il y a deux manières de conquérir et d’asservir une nation, l’une est par les armes, l’autre par la dette ».

Cette citation ne vient pas de moi, elle provient du second président des Etats-Unis, John Adams. Déjà au 18ème siècle, ce président américain avait compris (mais aussi vécu), que la paix et la prospérité régnaient dans un pays tant que les taxes étaient consenties librement par le peuple, mais qu’au jour où elles seraient perçues comme une violation des droits, la guerre prendrait le relais.
L’indépendance des Etats-Unis d’Amérique a été à ce prix-là. Elle a en premier rejeté les taxes imposées par l’Angleterre, avant de rentrer en guerre contre elle.

Et cette vision a été évidemment mise en pratique bien avant par Salomon en premier pour la dette et par Roboam son fils en deuxième pour la guerre.

Aujourd’hui, l’oligarchie mondiale dirigeante suit exactement la même stratégie :

1°) La dette a pour conséquence inévitable: la division et l’éclatement social. Elle va créer un éclatement des nations, unies par elle. Lorsque Roboam envoya Adoram son préposé aux impôts récupérer les taxes, dues: sa lapidation et sa mort provoquèrent le schisme qui divisèrent Israël et les 12 tribus éclatèrent.

2°) La dette n’ayant plus de pouvoir sur les nations, les grands de ce monde vont par la guerre essayer de récupérer le contrôle et l’asservissement des nations qu’ils auront perdus, comme Roboam l’a fait.

3°) Mais leur rébellion (celle des nations) recréeront comme avec Jéroboam un nouveau système d’oppression et d’asservissement, pire que le premier.

Je ne suis pas un devin, je n’invente rien. Je ne prédis pas l'avenir.
C’est le passé qui écrit l’avenir ; et le passé, c’est la stratégie de Roboam, qui montre qu’« il n’y a rien de nouveau sous le soleil ».

 1 Roi 12:21 "Roboam, arrivé à Jérusalem, rassembla toute la maison de Juda et la tribu de Benjamin, cent quatre-vingt mille hommes d'élite propres à la guerre, pour qu'ils combattissent contre la maison d'Israël afin de la ramener sous la domination de Roboam, fils de Salomon."

Alors les conséquences malheureusement, on les entrevoit déjà.

Et Apocalypse 13-11,12 nous les détaille (version Bible Martin) :

« Puis je vis une autre bête qui montait de la terre, et qui avait deux cornes semblables à celles de l'Agneau ; mais elle parlait comme le dragon. Et elle exerçait toute la puissance de la première bête, en sa présence, et faisait que la terre et ses habitants adorassent la première bête, dont la plaie mortelle avait été guérie ».

Alors s’est vrai que la première bête va être blessée à mort.
La première bête possède une image avec le roi Salomon, c’est richesse sagesse et gloire manifestées dans Babylone.
Mais cette bête-là va s’effondrer, puis elle va renaître de ses cendres par une deuxième bête qui aura changé d’apparence. Elle aura l’apparence de l’Agneau avec deux cornes, c’est-à-dire qu’elle exercera une double puissance.
Elle parlera comme le dragon. C’est-à-dire que dans sa bouche les mots prospérité, sagesse et gloire reviendront comme un leitmotiv ; Mais avec un feu qui en sortira : et ce feu provient de son nom Appolyon ou Abbadon, qui signifie destruction; C’est ce dragon rouge feu décrit dans Apocalypse 12 : 3.

« elle faisait de grands prodiges, même jusqu'à faire descendre le feu du ciel sur la terre devant les hommes. » (« le feu du ciel » : c’est bien la destruction).

Il y a, par conséquent, une séduction dans les deux cornes semblables à l’Agneau.
L’Agneau immolé, Jésus, possède cette double puissance : l’humilité et le sacrifice (si vous en doutez, relisez Esaïe 53).

La première corne est la fausse humilité et la deuxième, c’est un faux sacrifice.

Ces deux cornes exerceront la même puissance que la première bête. Mais attention, avec l’apparence de la piété, elle a l’apparence de l’Agneau.
Cette apparence lui permettra d’exercer un pouvoir de séduction amenant à l’idolâtrie envers elle-même.
Ce deuxième système d’oppression aura la même puissance en exerçant la même idolâtrie, puisqu’il est écrit: qu’ils adoreront la première bête en adorant la seconde.
Elle fera que ces mêmes dieux étrangers soient adorés et servis. C’est-à-dire que les trois 6 du 666, à savoir richesse sagesse et gloire seront toujours là, bien présents.

Pourquoi les choses ne changeront-elles pas ?

Parce que le cœur de l’homme continuera à être attaché à l’image de la bête. C’est à dire que ses désirs personnels de gloire seront toujours aussi prééminents.
Le pendant de cela se trouve dans le premier livre des Rois ou celui des Chroniques.

Revenons à Jéroboam :
Jéroboam avait la même soif de pouvoir et de gloire que Salomon. Il cachait bien son jeu (la même hypocrisie que celle des pharisiens).
Exultant d’orgueil et d’assurance (puisqu’un prophète était venu lui prédire qu’il serait roi d’Israël), il s’est montré rebelle avec le peuple rebelle, d’abord pour se faire élire roi par le peuple lui-même (comme le sera l’homme impie, le faux prophète incarnant l’image de la bête).
Jéroboam s’est avéré ensuite être le pire idolâtre qui soit. 
Un idolâtre démesuré, mais ayant lui aussi l’apparence de l’humilité et du sacrifice. Un homme qui a su souffrir et partir en exil loin de la tyrannie de Salomon, pour garder son intégrité, et qui est prêt à manifester des actes allant dans le sens d’un retour à la justice. 

« puis je vis monter de la terre une autre bête....elle opérait de grands prodiges » (Apocalypse 13:11).

Il délivre un peuple oppressé et manipulé par un fardeau injuste. 
Voilà ses prodiges, voilà ce qu’auront les suiveurs de la bête qui a été blessé:
À la place de la grippe, ils auront la peste, une épidémie faisant beaucoup plus de ravages et de décès.

Pourquoi y aura-t-il un accroissement du mal ?

Parce qu’il sera fait comme avec Jéroboam. Il n’a pas brisé les faux dieux de Salomon, ni arrêter les hauts-lieux de prostitution. 
Il fut tellement imbu de lui-même qu’il fit deux veaux d’or et rejeta les Lévites (les vrais croyants d’aujourd’hui) pour faire les sacrifices. Il prit les prêtres des hauts-lieux et il fit sa propre religion, inspirée de l’original de celle de son adversaire Salomon, et même pire, puisqu'elle fut complètement babylonienne.

De nos jours les religions ont elles-aussi renvoyé leurs Lévites ?

Les vrais croyants ne fréquentent plus la sagesse de leur maison, la sagesse de leur dénomination, celle des théologiens.

Comme le disait Salomon dans ses proverbes, « la sagesse qui a bâti sa maison a taillé ses sept colonnes. Elle a égorgé ses victimes, mêlé son vin et dressé sa table. Elle a envoyé ses servantes, elle crie sur le sommet des hauteurs de la ville: que celui qui est stupide entre ici.» (Proverbes 9:1).

Alors ce proverbe devrait nous mettre la puce à l’oreille : 
Ce n’est pas un plaidoyer en faveur de la sagesse, c’est tout le contraire ; on ne rentre pas dans la maison des sages parce qu’on est stupide. Mais c’est être stupide que d’y entrer, car cette sagesse-là possède un vin mélangé. 
La révélation y est devenue un venin. Des victimes ont-été égorgées, ce qui veut dire qu’elle fonde ses principes sur le crime (notamment en tuant les prophètes). Et ses servantes qu’elles a formées et envoyées se comportent comme des esclaves. Alors malgré ses sept colonnes, cette maison ressemble au vrai temple de Dieu mais ce n’est qu’une bien pâle imitation.

Alors comment, nous les Élus, les vrais Lévites, pourrons-nous échapper à un tel système de corruption ou à de telles relations tortueuses au possible ?
Concrètement : devons-nous arrêter de payer nos impôts, nous libérer de l’esclavage des taxes? Fuir ailleurs dans un autre pays moins corrompu ?

Je dis-moi, qu’il n’y a pas de règles à suivre…

Le plus embêtant pour beaucoup de croyants c’est justement ma réponse:.. Il n’y a pas de règle à suivre.
C’est la seule réponse, car les incrédules cherchent toujours quelqu’un qui leur dira ce qu’ils doivent faire.
Ils se cherchent "une foule de docteurs selon leur propre désir".
Ils ne cherchent pas en fait, "la saine doctrine". Ils sont à l’opposé de la foi.
Notre Seigneur se cherche, lui, de vrais adorateurs, qui lui font entièrement confiance.

Avez-vous suffisamment de foi pour croire qu’il vous guidera au moment décisif ?
Ou pensez-vous qu’il y a un mouvement spirituel à suivre, une image de Dieu à chercher quelque part? Ou une maison de sagesse à trouver (comme le proverbe de Salomon le disait précédemment) ?

Or c’est bien à ce moment-là, quand vous n’aurez plus personne sur qui compter, que le Saint-Esprit agira le plus.
La stratégie du Seigneur est toujours là même : elle reste cachée jusqu’au moment de passer à l’acte.
J’en parlais dans un message sur la signification du baptême de feu; c’est le baptême de feu qui influencera ses élus.
Pensez-vous que Schadrac, Méschac et Abed-Nego les trois Judaïtes ont-été informés que leur insoumission à Nébuccadnedsar les amèneraient à tomber dans une fournaise ardente mais qu’ils ne brûleraient pas et qu’ils en réchapperaient miraculeusement ?
Non bien-sûr, c’est l’Esprit saint en eux qui leur a donné la force et la puissance de vivre une telle épreuve.
Sinon Luc 12:11 ne veut rien dire.

Or la clé est là dans ce verset :

« Quand on vous mènera devant les synagogues, les magistrats et les autorités, (les puissances) ne vous inquiétez pas de la manière dont vous vous défendrez ni de ce que vous direz; car le Saint-Esprit vous enseignera à l'heure même  (« dans ce même instant » version Martin ou « à l’instant même » version Semeur) ce qu'il faudra dire ».

Soyons donc dans la paix et la confiance, Jésus-Christ  nous a montré le chemin de l’abandon total dans les mains de notre Père qui est au ciel.
Amen


dimanche 5 novembre 2017

666, L’IMAGE DE LA BÊTE (3ème partie)

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Par Eric Ruiz

Ce message s’adresse à tous, qui que vous soyez : croyants, non-croyants, convertis, non convertis, religieux, antireligieux.

« Nous sommes des dieux mais nous mourrons comme des hommes ».

Oui, cela ressemble bien au verset tiré du Psaume 82. Il y a, c’est sûr une crise d’identité chez les êtres humains.
« Vous êtes des dieux, Vous êtes tous des fils du Très-Haut. Cependant vous mourrez comme des hommes, Vous tomberez comme un prince quelconque ».

Pour qui ils se prennent tous sur terre ? Ils ne sont qu’humains, ce ne sont pas des dieux et pourtant...ils se prennent tous pour des dieux de leur vivant.

J’ai réalisé récemment que les non croyants n’existent pas.
Le « vous êtes des dieux » du Psaumes 82 ne s’adresse pas qu’à une partie des hommes, mais à tous ; donc un athée, une personne qui nie l’existence de Dieu est dans une croyance fausse, une conviction sans fondement réel.
Ceux qui disent: « je ne crois pas en Dieu », se mentent à eux-mêmes.
J’affirme qu’ils croient, à leur insu, réellement en Dieu.

J’ai toujours appris, pour ma part, qu’il il y avait 3 groupes de personnes sur terre.
1- les incrédules, les incroyants,
2- les religieux,  les soi-disant croyants,
3- les vrais croyants 
Pourtant le Saint-Esprit vient de briser ce schéma, ce paradigme, cette vision générale du monde, qui est fausse.

Le troisième groupe, c’est-à-dire celui des croyants véritables (malheureusement très réduit), est le seul à ne pas vivre dans l’illusion;
C’est le seul à ne pas être aveuglé.
Les deux autres sont aveugles et en plus ils croient voir (des aveugles qui conduisent d’autres aveugles comme le disait Jésus dans les Evangiles).

  • Les croyants véritables, eux, n’ont pas d’image en face d’eux-mêmes.
Ils ne se sont pas façonnés une image d’un dieu, car ils ont Dieu dans leur cœur par le Saint-Esprit et ce cœur purifié, fait que Dieu leur parle clairement sans avoir à être prisonnier d’une image.
Je le dis, le fils de Dieu est tenu prisonnier dans votre vie si vous avez une image de lui.
Il ne peut s’exprimer, il est bâillonné, enchaîné et mis à l’écart.
Détaillons :

« il lui fut permis de donner une âme à l'image de la bête, afin que même l'image de la bête parlât,..» (Apocalypse 13:15)

Chaque mot ici a son importance. L’image de la bête possède une âme. Ce n’est donc plus une image mais un être vivant, 
Ce n’est plus une représentation mais une incarnation, puisque cette image parle, elle s’exprime comme un humain, par le langage.

Qui est cet être vivant ?
  • Le premier groupe (celui des soi-disant non-croyants) s’illusionne car ils se sont fait une image de Dieu et j’affirme que cette image parle et cette image parlante : c’est eux-mêmes.
L’image de la bête parle ainsi, car ils ont projeté leur propre image; l’image de ce qu’ils aiment le plus, de ce qu’ils admirent le plus en eux.
La bête je le rappelle possède la même composition que la chair (notre personnalité mêlée de désirs, d’envies de toutes sortes, conscients et inconscients).
Chacun se nourrit de l’autre pour croître.
La chair se nourrit de la bête, et la bête se nourrit de la chair.
La chair a des désirs nous dit l'apôtre Paul, contraires à ceux de l’esprit.
La chair veut dominer, elle cherche toujours à avoir raison.
Elle veut se placer au-dessus des autres et des savoirs.
Elle n’aime pas avoir tort aussi elle est prête à mentir, perdre son calme et devenir violente, cruelle, elle est prête à des actes ignobles pour cela.

Déjà petit, au stade d’enfant, elle manifeste l’opposition à l’autorité et le « non » de l’enfant est une expression tellement criante du manque de soumission qu’elle revendique (cette chair).
Cette vieille nature recherche très tôt l’alliance avec le diable.

Le diable et ses démons ont un but : surestimer, enflammer ce désir de domination pour qu’il devienne un objet d’adoration, pour qu’il devienne notre Dieu.
Ainsi ces hommes et ces femmes dépourvues soi-disant de religion en ont une: l’adoration de leur propre image.
BAAL
Ils adorent ce Dieu appelé « Baal » qui signifie en hébreu « seigneur ».
On retrouve ce faux seigneur, cité plus de 100 fois dans l’Ancien Testament.
Il prend d’ailleurs des qualificatifs très divers comme seigneur des richesses, (Baal-Gad) ou seigneur des haut-lieux (baal baw-moth).
En fait, ils adorent (ils se prosternent, le front contre le sol) devant ce qu’ils ont élu seigneur et Dieu en eux-mêmes.

Certains se prosternent devant leur richesse matérielle, qui montre leur réussite et leur raison de se voir supérieur aux autres.
D’autres se prosternent devant leur sagesse, leur connaissance, leur instruction, leur niveau d’étude, leur travail, leurs diplômes, leur réussite sociale qui font d’eux des érudits, des êtres, qui sans le dire forcément ont réponse à tout.
Et puis il y a ceux qui se prosternent devant leur gloire, devant leur renommée, leur influence, leur charisme, leurs coupes et trophées en tout genre, tout ce qui fait d’eux, des êtres différents des autres, donc des êtres supérieurs.
Même parmi ceux qui se sous-estiment, beaucoup le fond inconsciemment dans le but d’attirer une plus grande estime des autres ou leur compassion.

Tout est fait aujourd’hui pour que chacun surévalue cette image qu’il a de lui-même.
Par exemple, les réseaux sociaux n’échappent pas à la règle. Ils vous font miroiter que beaucoup s’intéressent à vous. (On recense le nombre d’amis, le nombre de commentaires élogieux, les j’aime, les smiley, etc)
Les nouvelles technologies participent à créer et à alimenter ce faux charisme.
Le smartphone, par exemple, est devenu l’outil numéro 1 pour répandre son image, son autoportrait, son « selfie » comme nos jeunes le nomme ou son « égoportrait » comme l’appelle les canadiens francophones.

Alors rassurez-vous ce procédé n’est pas diabolique, en lui-même ; Tout comme les autres outils de propagation de l’image. Le plus important c’est le caractère (l’être intérieur plus que l’extérieur).
Le caractère c’est ce qui forme la marque 666 sur la personne.
Mais voilà, cette mode (tous ces outils technologiques) est un révélateur du narcissisme ambiant qui règne dans l’air. Tous ces artifices favorisent l’élévation du moi, l’égocentrisme et non l’élévation de l’âme. Ce sont des accélérateurs d’orgueil. Notre société est remplie d’accélérateurs en tout genre pour centrer l’attention de chacun sur son image. Ce temps de jugement annoncé est maintenant là, présent, à grande échelle sous nos yeux.

  • Mais attention, n’allons pas trop vite, tous les incrédules ne sont pas là où on les croit.
Les soi-disant croyants sont eux aussi dans l’illusion.
Pensant prier le Dieu unique et véritable, ils prient en fait le même seigneur que les « non-croyants », ils sont eux aussi ce que la Bible appelle, des incrédules.

Quand il est dit que les Hébreux se détournèrent de Yahvé pour Baal les dieux étrangers, ce n’est pas qu’ils se sont, du jour au lendemain, aperçu que, les dieux des Philistins par exemple, étaient les vrais...C’est plus subtil que cela, c’est qu’ils on fait comme eux, ils se sont mis à adorer leur propre image.
Qu’ils prient Allah, Jéhovah, Yahvé, Vishnou, ou Jésus, ils prient dans leur cœur le même dieu: eux !

L’esprit d’incrédulité, a tellement « perché » la personne dans les hauteurs, qu’elle aura besoin du jeûne et de la prière pour se rendre compte que sa réelle misère, que sa plus grande détresse provient de là.

Jésus le savais bien et c’est dans ce contexte, qu’il a même rétorqué aux démons d’incrédulité : « Race incrédule et perverse, jusqu’à quand vous supporterais-je? » (Luc 9 :41).
Il insinuait par-là : « je ne vois que des incrédules partout autour de moi, mais c’est infernal ».

Ces croyants ont la foi oui...mais en eux-mêmes.
Ils ont développé une communion en forme de boucle, où ils assimilent Dieu à leurs besoins; cette boucle les ramène toujours à eux-mêmes, à leurs caprices, à leurs convoitises cachées, comme à leurs mauvais penchants.
Leurs prières trahissent l’envie de posséder davantage, d’être plus reconnu, de réussir là où ils ont échoué autrefois ; et  bien-sûr là, où les autres échouent aussi.

En apparence la chair a des désirs louables et justes. Mais c’est toujours dans un but d’élévation personnel, de « développement personnel » comme on dit de nos jours (sous l’influence de la pensée positive ou le New Âge).

Prenons encore comme exemple celui qui incarne le mieux la sagesse, l’image de la bête dans la Bible: c’est Salomon (Attention toutefois à ne pas faire d’amalgame, Il n’est pas la bête, il est juste son image).
Devant quelles idoles se prosternait-il, lui qui croyait tant au Dieu de son père le roi David?

On va lire 1 Rois 11:5-8

« Salomon alla après Astarté, divinité des Sidoniens, et après Milcom, l'abomination des Ammonites. Et Salomon fit ce qui est mal aux yeux de l'Eternel, et il ne suivit point pleinement l'Eternel, comme David, son père. Alors Salomon bâtit sur la montagne qui est en face de Jérusalem un haut lieu pour Kemosch, l'abomination de Moab, et pour Moloc, l'abomination des fils d'Ammon. Et il fit ainsi pour toutes ses femmes étrangères, qui offraient des parfums et des sacrifices à leurs dieux. »

Ce roi avait décidément une vision large et moderne de la religion, bien en avance sur son temps.
Déjà l'œcuménisme ou la laïcité faisaient très bien son affaire ; Lui qui pourtant priait Yahvé!
Lui qui pourtant avait construit le plus beau temple qui soit, rendu le plus bel hommage à son Dieu ;
Lui qui a écrit de magnifiques versets sur la sagesse et l’amour !

Il avait cette vision laïque, incluant toutes les religions.
C’est étonnant cette aveuglement partiel ; car il voyait par contre très clair et il était prophète quand il disait dans l’Ecclésiaste: « Ce qui a été, c'est ce qui sera, et ce qui s'est fait, c'est ce qui se fera, il n'y a rien de nouveau sous le soleil. »
 La laïcité n’est donc pas le système religieux unique et propre à notre époque moderne.

4 (retenez bien ce chiffre !)
4 fausses divinités,
4 haut-lieux furent l’adoration du roi Salomon, en faveur de ses femmes, pour avoir leur admiration et leurs douces paroles (leurs compliments).
Donc toujours dans le but de faire des compromis, de plaire à tous et de ne fâcher personne, le roi Salomon bâtit les temples de chacune de ses préférées.

« Nous avons tous le même Dieu ! »
En pensant comme cela, ceux d’aujourd’hui rejoignent bien le Salomon d’hier et ils n’ont pas vraiment tort.

Prenons Astarté:
Signifiant Étoile, déesse de la fécondité.
Ce sont des cœurs qui s’élèvent par leur productivité. Ils veulent que leurs actes soient les témoins de leur grande sagesse ou intelligence.
Ils comptabilisent leurs bonnes actions, comme étant des sacrifices de bonnes odeurs à leur Dieu.
Milcom: roi, grand roi, c’est le même dieu que Moloc.
Moloc ( Molek en hébreu) signifie roi, conseiller .
Certains sacrifiaient jusqu’à leurs propres enfants.
Voyez-vous ces gens ont un cœur tellement élevé, se croyant les seuls au monde, qu’ils sont près à tuer père et mère et fils pour y arriver ou pour rester en haut de l’affiche. C’est le summum de l’arrivisme.
C’est ce qui n’était même pas monté à la pensée de Dieu.(Jérémie 7 :31)
Kemosch, [kem-oshe’] signifie "subjugueur, qui asservit". On a là un cœur dominateur par la contrainte et l’asservissement. Ce cœur cherche à séduire l’autre, pour le rendre malléable, dépendant et captif.
Un cœur qui cherche aussi à posséder toujours plus.
Voilà donc les dieux qui sont dans le cœur de Salomon en plus de Yahvé.

Alors un petit retour sur la marque de la bête, sur le front où la main droite,(que l’on trouve dans le livre de l’Apocalypse au chapitre 13) juste pour signifier que ce cœur arrogant et cruel correspond bien au front et que ces 4 divinités sont bien des alliances diaboliques gravées sur la main droite.

Alors ces 4 fausses divinités, ici, elles sont exactement identiques.
Le même objectif pour chacune, la même marque de la bête : richesse, sagesse et gloire et se réclamant du même nom : la paix (Salomon, shélomo)

Salomon nous montre ici sa dévotion aux 4 plus grandes religions du monde: comme le christianisme, l’Islam, le Judaïsme et le bouddhisme.
Ces quatre religions recherchent richesse sagesse et gloire et se réclament toutes de la paix (de Salomon, de Shélomo).

Voilà l’image de la bête: Ce sont 4 religions qui ont toutes le même point commun.
Elles adorent, elles se prosternent… Devant qui ?... Devant quel Dieu ?... Devant l’image de l’homme.

Oui toutes les religions se valent…Pourtant ceux qui pensent ainsi on a moitié raison et à moitié tort.
Elles se valent oui, mais la raison n’est pas celle qui est évoquée le plus souvent, comme le pensait sans doute Salomon. Elles ne se valent pas parce que cela arrange tout le monde pour qu’elles ne se fassent pas la guerre, pour que la paix règne entre des peuples au cœur élevé;

Non, Elles se valent, parce qu’elles ont fait de l’homme un veau d’or.

Et ce veau d’or, c’est l’image de la bête, dans le sens propre comme dans le sens figuré.
Alors la bête vous l’aurez compris ce n’est pas le veau ou le petit bœuf qui est en cause. Ce n’est pas le métal de l’or non plus. C’est ce qu’ils représentent dans la Bible.

L’or, c’est ce qui vaut le plus cher, c’est le métal le plus précieux.
Le bœuf ou le veau, cet animal représente trois choses: le dur travail, le sacrifice et l’assemblée.
Quand le travail, le sacrifice et la communion sont orientés vers soi, ou vers l’homme (dans le sens général), le résultat aussi précieux qu’il soit, c’est la pire réalisation de l’homme. Tout ce qui est fait pour lui-même et pour dorer son image et une abomination pour notre Dieu.
Cela revient à sacrifier un bœuf qui possède mille défauts (par la chair).
Lisons Deutéronome 17 :1

« Tu n’offriras  en sacrifice à l’Eternel ton Dieu, ni bœuf, ni agneau qui ait un défaut ou une tare quelconque, car ce serait un acte abominable pour l’Eternel, ton Dieu ».

C’est pourquoi le regard que nous posons sur les choses ou les êtres sont si importants. Ce regard, c’est la fenêtre de notre âme. Si cette fenêtre est ouverte sur soi, elle nous montre tout ce qui est mauvais dans l’homme.
Si cette fenêtre est ouverte sur les autres et sur leur réel besoin, alors c’est le regard du cœur, celui du fils de Dieu qui aime son prochain comme lui-même.

Nous devons être vigilant, et que « celui qui est debout face attention de ne pas tomber ».
Et là encore Salomon est un exemple contraire dans le domaine.
Il nous donne la leçon, lui qui a eu deux pères si proches et si attentionnés (un père géniteur roi d’Israël, David fidèle et humble de cœur et un père spirituel Yahvé) mais cela ne l’a pas empêché de tomber lui-même dans ses propres avertissements.
Proverbes 6:20 est tellement parlant à ce sujet:

« Mon fils, garde les préceptes de ton père, Et ne rejette pas l'enseignement de ta mère.(Salomon lui, n’a rien gardé, il a rejeté l’enseignement principal de David son père (les lois divines) et rejeté de sa mère les conseils sur les relations humaines)
Lie-les constamment sur ton cœur, Attache-les à ton cou.
Ils te dirigeront dans ta marche, Ils te garderont sur ta couche, Ils te parleront à ton réveil.
Car le précepte est une lampe, et l'enseignement une lumière, Et les avertissements de la correction sont le chemin de la vie:
Ils te préserveront de la femme corrompue, De la langue doucereuse de l'étrangère. » (Salomon a écouté la femme corrompue et la langue douce et séductrice de l’étrangère, sa vieille nature pécheresse).

 Donc ne nous leurrons pas sur nous-mêmes, il n’y a pas trois sortes d’individus sur terre, mais seulement deux groupes : les incrédules et les gens qui ont la foi (l’incrédulité et la foi).
Ceux qui ont une image de la foi ou d’eux-mêmes et ceux qui ont la foi dans leur cœur.

Jésus posait la question suivante : trouverai-je la foi sur la terre à mon retour ?

Il aurait pu dire pareillement :
« L’image de la bête sera-t-elle brisée à mon retour ? »

C’est individuellement que nous trouverons la réponse.
Tant que nous pensons être le maître (le Baal) de notre vie, nous confessons notre soumission à l’image de la bête.

Mais rappelons-nous que Jésus vient briser les temples, ces temples que nous avons formés avec l’image de la bête.
Le jour où tout s’effondre autour de nous, que la déprime, que la détresse arrive, cette image se brise, nous ne croyons plus en rien et surtout nous ne croyons plus en nous.
Ce moment-là : c’est bien, c’est bon !
Pourquoi ?
Car c’est à cet instant-là que l’Esprit saint peut alors nous toucher et remplacer cette image, par un cœur régénéré.
Nos corps sont des temples nous dit Jésus.
En trois jours Jésus reconstruit les temples détruits, mais avec ses propres matériaux spirituels.
Remercions Dieu de plonger le monde dans les douleurs (ces douleurs de l’enfantement), afin d’amener le plus de gens possibles à briser l’image de la bête qu’ils ont créé eux-mêmes et envers qui ils ont été soumis ; Et prions pour que les conversions soient nombreuses dans ces temps de plus en plus difficiles.
Amen