dimanche 15 janvier 2017

LA MORT DE JUDAS. (Enseignement et révélations)

152
Par Eric Ruiz

La fin de vie de Judas Iscariote, bref sa mort, reste toujours une énigme à ce jour.
C’est, nous le savons, une belle occasion de montrer pour un grand nombre, les contradictions de la Bible.

Les erreurs apparentes donnent de l’eau au moulin des sceptiques.
Ils préfèrent la confusion biblique plutôt que de chercher ou de s’interroger.
Car ils aiment mieux alimenter leur thèse qui amasse les preuves que les récits des apôtres ne sont pas infaillibles et donc pas inspirés complètement par le Saint-Esprit.

Ce que relate Matthieu au chapitre 27 semble tellement loin et tellement contradictoire de ce que dit Pierre dans le livre des Actes, et pourtant…
Matthieu 27 :5 (version Martin) dit "qu’après avoir jeté les pièces d’argent dans le Temple, il (Judas) se retira, et s’en étant allé il s’étrangla (il alla se pendre) ".
Pierre, dans Actes 1 :18 lui, affirme que " cet homme est tombé, s’est rompu par le milieu du corps, et toutes ses entrailles se sont répandues ".

Alors Judas s’est-il en fin de compte pendu ou bien est-il mort, éventré ?
Pourquoi tout ce mystère autour de sa mort ?

Avec le Seigneur un mystère cache toujours une révélation, un enseignement qui permet de comprendre ses plans, ses intentions, mais aussi ceux des autres.

Tout d’abord élucidons le mystère de sa mort avant de comprendre pourquoi les choses se sont passées ainsi.

Judas, (écoutez bien cela), a eu une pendaison incomplète ou ratée.
En bref, il s’est loupé en essayant de se pendre.
Est-ce exceptionnel de se louper par pendaison ?

Alors là, je vous renvoie vers un vieux document de criminologie datant de 1891 que l’on trouve  au format PDF sur internet intitulé : "de la pendaison incomplète ou ratée" par le Dr Léonce Verse, médecin stagiaire au Val de Grâce ; j’y suis tombé je dirai "par hasard".
Ce médecin mettait déjà en évidence, à son époque les travaux des médecins légistes et des enquêtes médicales.  Ils concluaient tous sur un constat : Un nombre impressionnant de tentatives de suicides par pendaison ont échoué.

Tout d’abord : Il faut savoir qu’il n’y a seulement peu de temps que l’on fait une différence entre une pendaison par strangulation, par étranglement, (donc avec une mort plus lente, par asphyxie, étouffement qui peut durer plusieurs heures), avec une pendaison par chute, où l’arrêt net de la chute par la corde provoque une rupture des vertèbres cervicales et d’une partie de la moelle épinière, (une mort quasi instantanée).

Dans les pendaisons suicides, il est très rare d’observer des ruptures des vertèbres cervicales, car tout se fait par strangulation et très rarement par chute.
La version Bible Martin nous le confirme bien Judas « s’étrangla ».

Au chapitre 2, à la page 10 de l’ouvrage du Dr Verse, on peut y lire que pour la majorité des cas : "c’est le lien qui fait office de corde qui cédera…La corde se rompt souvent et les exemples de ce cas abondent. Et cela d’autant mieux que le pendu par les secousses (les secousses sont dues aux nombreuses convulsions, qui agitent fortement les bras et les jambes dans tous les sens), qu’il éprouve ajoute à son propre poids une force considérable ". Les secousses peuvent durer plusieurs minutes, rendez-vous compte.

Donc le lien céda, et Judas tomba d’une hauteur inconnue.
Or il est tombé suffisamment de haut pour que son corps soit rompu par le milieu, car il s’est littéralement éventré au contact avec le sol. Ce qui compte bien-sûr, c’est la hauteur de la chute et l’état de la réception. Judas a chuté d’une hauteur importante, sans doute de plusieurs mètres du sol et le reste (l’état de la réception) ne serait que des suppositions que nous écarteront ici.

Donc au final : Judas est parti se pendre, mais ce qui a fait office de corde se rompit et sa mort fut causée par sa chute et son éventration.

Mais je me dois d’insister sur la raison de sa mort, qui prime sur les faits.
La raison de sa mort devait absolument être l’éventration et non la pendaison, c’est aussi là une certitude.
L’apôtre Pierre, insiste bien dans son récit, sur le fait que Judas ne soit pas mort suite à la pendaison, mais que c’est bien sa chute qui en est le point de départ.
Matthieu 27 :18, "Cet homme,[…] est tombé, s'est rompu par le milieu du corps, et toutes ses entrailles se sont répandues ". 

La question n’est pas de savoir qui de Matthieu ou de Pierre détient la vérité. La question ne revient pas à chercher non plus une réponse qui arrangerait les uns ou les autres.
La question pertinente que tous devrait se poser, c’est surtout celle-ci :

Pourquoi est-ce si important que Judas meurt de cette façon et pas d’une autre?
Ou pourquoi ne devait-il pas mourir pendu comme il le désirait si fortement ?

Alors, vous allez constatez une nouvelle fois que rien n’est laissé au hasard avec notre Seigneur, tous les détails comptent.
Il nous donne les moyens de juger, c’est-à-dire de discerner, de comprendre ce qui arrive dans la vie des uns et des autres. Même la mort, même la manière de mourir montre l’importance de nos choix, de ce qu’on a vécu et surtout comment on l’a vécu.

Judas meurt de la même façon que le roi d’Israël Achab et pour les mêmes raisons.

Le roi Achab convoitait le champ de Naboth. Il l’obtiendra illégalement, harcelé par sa femme Jézabel.
Tous deux vont se l’accaparer par la force et le mensonge, mais aussi le crime.
Ils comploteront par un édit royal ordonnant que l’on trouve deux faux témoins contre Naboth qui colporteront la fausse rumeur qu’il aurait maudit Dieu et le roi.
Du coup Naboth fut, comme l’avait ordonné le roi, lynché et lapidé par les villageois et les notables.
Le sang innocent de Naboth est tombé sur la tête du roi Achab et de sa femme Jézabel, tout comme le sang innocent de Jésus est tombé sur la tête de Judas.
Judas a lui aussi colporté de fausses rumeurs sur Jésus, en disant qu’il aurait maudit Dieu,
Il a lui aussi comploté et chercher de faux témoins et à fait couler son sang pour de l’argent.

Voici ce que dit le prophète Elie au roi d’Israël Achab :
Voici ce que dit l’Eternel : "A l’ endroit même ou les chiens ont léché le sang de Naboth, ils lécheront ton propre sang ". (1 Roi 21 :19).

Nous sommes sous la très ancienne loi du talion : œil pour œil, dent pour dent et donc sang pour sang.
Avec Judas, nous sommes sous la même loi. Ce n’est pas la grâce qui agit ici. Le sang de Jésus ne peut couvrir les fautes de Judas, car en rejetant Jésus, Judas s’est placé sous la loi de Genèse 9 :6 qui dit : "Si quelqu'un verse le sang de l'homme, par l'homme son sang sera versé; car Dieu a fait l'homme à son image ".

Donc Judas devait mourir en versant son sang, ce qu’il ne peut faire par pendaison, vous en conviendrez.
Mais attention il doit se vider de son sang, il doit perdre entièrement son sang, d’où sa mort par éventration.

Pour Achab ce fut la même chose, il n’a pu échapper à son destin.
Bien qu’il se soit déguisé, pour qu’on ne le reconnaisse pas, une flèche de l’ennemi l’atteignit au hasard, passant même l’interstice de sa cuirasse. Il mourra vider de son sang.

" Le roi fut retenu dans son char, en face des syriens et il mourut le soir. Le sang de la blessure coula de l’intérieur du char…Ainsi mourut le roi…lorsqu’on lava le char, à l’étang de Samarie, les chiens léchèrent le sang d’Achab et les prostituées s’y baignèrent selon la parole que l’Eternel avait prononcée "  (1 Rois 22 :36-38).

On ne se moque pas de Dieu, ce qu’on a semé on le récoltera.
La manière de mourir annonce un jugement. C’est-à dire que la Vérité éclate même dans la manière qu’agonise une personne, dans les dernières heures de sa vie. Il ne choisit pas sa mort mais il meurt comme il a vécu.

Pour Jézabel, au passage, la Bible souligne fortement cette même vérité : "Ils la jetèrent, (par la fenêtre) et son sang rejaillit sur la muraille et sur les chevaux " (elle a éclaté en arrivant au sol).

Le fait que les chiens ensuite, aient dévoré sa chair entièrement dans le champ, qu’elle avait acquis de manière criminelle ; témoigne du haut niveau de méchanceté et de souillure de cette reine d’Israël.

Alors, un autre point visiblement contradictoire apparaît dans l’histoire :

Pierre nous dit que Judas a acheté un champ avec l’argent du mensonge, de la trahison de Jésus, je cite :
Actes 1 :18 "Cet homme, ayant acquis un champ avec le salaire du crime […] La chose a été si connue de tous les habitants de Jérusalem que ce champ a été appelé dans leur langue Hakeldama, c'est-à-dire, champ du sang ".
Mais Matthieu 27 en parle très différemment :

"Alors Judas qui l'avait trahi, voyant qu'il était condamné, se repentit (eut des remords), et reporta les trente pièces d'argent aux principaux Sacrificateurs et aux Anciens, En leur disant : j'ai péché en trahissant le sang innocent; mais ils lui dirent : que nous importe? Tu y aviseras (c’est ton problème) […] Mais les principaux Sacrificateurs ayant pris les pièces d'argent, dirent : il n'est pas permis de les mettre dans le trésor; car c'est un prix de sang. Et après qu'ils eurent consulté entre eux, ils en achetèrent le champ d'un potier, pour la sépulture des étrangers. C'est pourquoi ce champ-là a été appelé jusqu'à aujourd'hui, le champ du sang. 

Alors qui a acheté le champ ?
Judas, les sacrificateurs ; ou les étrangers ?

Une similitude dans les deux passages : le champ acheté est nommé du même nom, le champ du sang. C’est une acquisition criminelle.
Or Matthieu met bien en évidence que les sacrificateurs refusent d’endosser une part de responsabilité dans l’acte de Judas en ne reprenant pas l’argent pour leur compte, ni pour le trésor du temple. En achetant un champ pour l’enterrement des étrangers, en y faisant un cimetière, ils rejettent la propriété de cet endroit funeste, qui ne pouvant revenir aux étrangers, (à l’époque les étrangers ne pouvaient pas acheter des terres en Israël, ils étaient même le plus souvent hait par les Israélites et les religieux qui détenaient la plus grande partie des terres) revient de fait à Judas à titre posthume.

Pour ne pas que le sang retombe sur leur tête, les souverains sacrificateurs préfèrent que cet argent soit utilisé comme Judas voulait le faire en achetant un champ. Ainsi le sang de Jésus est retombé sur la tête de Judas et non aussi sur celles des sacrificateurs (pour eux ce champ, qu’il transforme en cimetière représente une véritable malédiction).

Mais plus encore, cette action a scellé définitivement la mort de Judas. Il n’est plus maître de sa mort. Il ne pouvait plus mourir par la pendaison, mais par une mort ou le sang coulera par hémorragie externe, de la même manière que le sang de Jésus a coulé sur la croix.
Ses entrailles devaient être sorties de son corps, pour que le sang se répande abondamment ; et même si cela n’est pas écrit on peut en conclure que des chiens sont venus lécher son sang, comme pour Achab, de la même manière (pour montrer que ce sang est un sang impur).

Judas Iscariote, hormis ce que nous avons dit, possède d’autres fortes similitudes avec les anciens rois déchus d’Israël ou de Juda.
Ce qui lie tous ces rois : c’est le fait d’avoir été oint roi de Judas ou d’Israël et d’avoir trahi leur Dieu.
Ils ont été oints et ils ont trahi et donc ils méritent la mort.

Pierre devant 120 disciples remplis du Saint-Esprit commence son discours d’ailleurs par ce fait d’une grande importance. C’est une mise en garde.

"Hommes frères, il fallait que s'accomplît ce que le Saint-Esprit, dans l'Ecriture, a annoncé d'avance, par la bouche de David, au sujet de Judas, qui a été le guide de ceux qui ont saisi Jésus (de ceux qui ont été traître au Seigneur). Il était compté parmi nous, et il avait part au même ministère " (ces traîtres ont été oints par Dieu et ont eu un ministère d’apôtre au sein d’Israël, au centre de l’Eglise et ils ont reçu la même puissance que les autres ; Judas a fait des disciples).

Pierre évoque le Psaume 41 :10 quand il parle de ce qu’avait annoncé David par sa bouche.

David  en parlant de Saül dit ceci : "Celui-là même avec qui j'étais en paix, Qui avait ma confiance et qui mangeait mon pain, Lève le talon contre moi ".
Ceux qui ont trahi Jésus, ont trahi de la même manière rois et prophètes.

Ils étaient oints et armé de puissance divine et ils ont trahit Dieu : c’est le fameux BLASPHÈME CONTRE LE SAINT-ESPRIT.

"Quiconque parlera contre le Fils de l’homme, il lui sera pardonné ; mais quiconque parlera contre le Saint–Esprit, il ne lui sera pardonné ni dans ce siècle ni dans le siècle à venir ".
(Quand on lève le talon contre un frère ou une sœur, on blasphème contre l’Esprit Saint)

Pourquoi Pierre commence par parler de traitrise, de blasphème alors que tous viennent d’être oint ?
Il rappelle juste que ce que notre Seigneur a subi, tous le subiront là où ils seront appelés.
Aujourd’hui, qui blasphème contre le Saint-Esprit ?
Qui exprime ce péché irréparable qui mène à la mort ?

Hélas de nombreux indices liés à Judas nous le montrent ;
Et Leurs actions trahissent leur cœur.

Judas a des disciples aujourd’hui encore.
Comment les reconnaît-on ?

1  ceux qui blasphèment contre le Saint-Esprit révèle que pour eux la valeur de Dieu ne vaut que trente pièces d’argent (quelques milliers d’euros) ; Et que cette valeur est la même a leurs yeux, pour les enfants de Dieu (Ils ne valent pas plus chères).

2  Ce genre de croyants, qui parlent contre l’Esprit ne font pas paître le troupeau qui s’égare, ils font couler un sang royal innocent, celui de nombreux frères et sœurs en Jésus.
Il leur sera fait ce qu’a prophétisé Michée sur Achab à la fin de sa vie : "j’ai vu tout Israël dispersé sur les montagnes, comme des brebis sans berger. Le Seigneur dit : ces gens n’ont plus de maître ; qu’ils retournent en paix chacun dans sa maison " (pas chacun dans son temple, dans sa tribu, non chacun chez lui, dans sa propre famille ; en paix par l’esprit de repentance).

3  Ensuite ces blasphémateurs éprouveront des regrets, mais pas une réelle repentance (Judas, dans le texte s’est repenti, s’est : metamellomai en grec et non metanoeo qui signifie changer son esprit). Ils fuiront, ils iront se cacher devant leur honte et leur défaite afin que personne ne soit témoin de leur misérable fin.
Regardez la fin de Saül, celle d’Ozias, celle d’Achab ou celle de Judas le même point commun : ils se sont cachés ou ils ont fuit le combat préférant mourir loin du champ de bataille.

4. Le champ du sang "Hakeldama" qu’ils acquerront à bas prix, c’est leur réputation, leur renommée.
Le nom de ce champ ou de cette terre, comme pour Juda sera lui aussi connu (le nom de leur assemblé, de leur Eglise acheté avec l’argent de leur trahison).
Leur assemblée, ce sont les brebis qui la compose mais surtout les brebis les plus misérables du troupeau qui ont été amenées à la boucherie. C’est ce qu’on retiendra d’eux, le champ du sang : une malédiction, une Eglise maudite, apostate.

Leur renommée se fera aussi par le brisement de la fraternité, la division qui est venue en réponse au misérable salaire que Dieu a reçu d’eux (lisez Zacharie 11 :13-14 pour ça !).

5.  Alors leur sang coulé sera la seule réponse au sang sacrifié des nombreux frères et sœurs en Christ.
Apocalypse 16 :6 "Car ils ont versé le sang des saints et des prophètes, et tu leur as donné du sang à boire: ils en sont dignes ". (Ce sang à boire, c’est leur propre sang).
Esaïe 49 :26
"Je ferai manger à tes oppresseurs leur propre chair; Ils s'enivreront de leur sang comme du moût; Et toute chair saura que je suis l'Eternel, ton sauveur, Ton rédempteur, le puissant de Jacob ".

En conclusion, et pour terminer cet enseignement : Ne nous trompons pas de justice.

Des frères et sœurs meurent actuellement partout dans le monde. Certains, il faut avoir le courage de le dire et de le reconnaître, à cause de leurs crimes et d’autres parce qu’ils sont martyrs. Les uns meurent pour la honte éternelle, les autres meurent pour le salut et la gloire.
Le sang de la terre crie vengeance !
Que chacun examine ses voies, que chacun regarde l’état de son cœur pour voir si ce qui lui arrive n’est pas une conséquence du péché, n’est pas une conséquence de son aveuglement.
Gardons-nous du mal, pour que nous puissions vraiment ne pas toucher à un sang innocent ou ne pas être solidaires de tels actes.
N’oublions pas le sang des saints, (comme celui des prophètes) sera vengé.
Ne nous trompons pas d’ennemis, ni de combat.

Notre combat c’est uniquement nous-mêmes, notre chair que nous devons crucifier.
Mais, je dois le dire, le jugement de Judas, de ceux qui blasphème contre l’Esprit, s’abat déjà sur l’Eglise en ce moment-même.    Amen


dimanche 8 janvier 2017

ANNONCER L'ÉVANGILE : Encore un mystère ?


151
Par Eric Ruiz

Annoncer l’Evangile, prêcher l’Evangile, évangéliser est-ce la même chose ou y-a-t-il une nourriture qui a été dévorée là-aussi?
Commençons par parler de la manière la plus utilisée dans les Evangiles pour enseigner et annoncer le royaume de Dieu.

Vous serez étonné de constater que LE SERMON qui est la forme la plus utilisée aujourd’hui est très peu utilisée en fin de compte, voire pas du tout ; Ce type de discours direct et frontal, prononcé par un prédicateur, sous une forme souvent très moralisatrice et ennuyeuse fait référence au célèbre sermon sur la montagne (qui entre parenthèse ne s’appelait pas ainsi au début). Le sermon se fait devant des spectateurs silencieux et passifs.  Franck Viola, dans son excellent ouvrage :  "Le christianisme paganisé" montre que le sermon provient de la culture grecque païenne et plus précisément par l’influence d’un groupe d’intellectuels spécialisé dans l’art du discours persuasif, ce groupe de grands orateurs est appelé les sophistes (maîtres enseignant la sagesse).

Revenons au fameux  "sermon" sur la montagne du Chapitre 5 de Matthieu. "Voyant tout ce peuple Jésus monta sur une montagne (et c’est là qu’il fait l’inverse d’un sophiste), puis s’étant assis ses disciples s’approchèrent de lui " (il ne reste pas debout, il s’assoit, il ne monte pas dans une chaire pour prêcher). Jésus se place de telle manière que tous peuvent se mettre autour de lui, favorisant ainsi l’échange et l’intimité.

Voyez-vous, la majeure partie du temps tout se fait dans la discussion, dans un mode que l’on nommerait plutôt conférencier. Dans UNE CONFERENCE, on a tendance à oublier que le sens premier n’est pas un discours unilatéral mais un entretien, une conversation à plusieurs.

Jésus faisait des conférences, il prêchait l’Evangile en faisant des conférences. Dans le sens où il se réunissait le plus souvent avec ses disciples et des gens de tous bords ; Il était interpelé par l’un ou l’autre et de là s’enchainait un entretien, une confrontation d’opinions, tout le monde pouvait donner librement son point de vue ou réagissait librement sur des questions importantes. Jésus, quand il annonçait le royaume céleste montrait bien une assemblée de personnes qui discutaient entre elles autour d’un point précis, ou autour d’un évènement qui interpelle la curiosité de chacun (délivrance d’un démon, miracle de guérison, le jour du sabbat...)
Il était fréquemment interrompu d’ailleurs.

De même dans la  grande conférence des premiers disciples, le dialogue était lui aussi largement privilégié au monologue, rappelez-vous celle de Jérusalem au chapitre 15 des Actes, au sujet de la circoncision des païens pour leur salut. Au verset 7 on y lit "qu’une grande discussion s’était engagée ".  Pierre commença en premier à discourir puis Paul et Barnabas racontèrent leur périple avec les miracles et les prodiges puis Jacques pris la parole à son tour et relayé par d’autres anciens et membres de l’Eglise pour choisir qui on enverra avec Paul et Barnabas à Antioche.
De même quand les douze ont été revêtus de puissance pour  "prêcher le royaume " (Luc 9 :1), Jésus n’a pas insisté sur la rhétorique, le discours, le verbe, l’éloquence, mais plutôt sur la guérison et l’hospitalité. L’évangile prêché c’est du pragmatisme, pas de la théorie doctrinale.

Il n’était tout simplement pas de leur culture, aux Israelites, de discourir au moyen du sermon. Leur culture c’était la conférence, le sermon c’est une autre culture : c’est celle des Grecs.

Alors bien-sûr moi qui vous parle aujourd’hui, il peut vous sembler que je suis plus dans un discours direct, ressemblant davantage à un sermon, qu’à une conférence.
Eh bien ce n’est qu’une impression ! Car les frères et sœurs qui sont présents ici, peuvent en témoigner, je parle bien avant, avec eux, de ce que je reçois ; tout comme nous échangeons après entre nous et avec d’autres (sur le net, par sms, au téléphone..).
Et le débat fait souvent que le contenu en est enrichi.
C’est bien souvent même, à l’occasion d’une communion fraternelle, qu’émerge l’étincelle de départ d’un sujet ou d’une révélation.
Excusez-moi l’expression, mais c’est bien le Saint-Esprit qui met le feu aux poudres.  Il se sert d’une question, d’une interpellation, d’une réaction, d’un problème rencontré, d’une mésentente ; tout sert à la révélation.
Nous sommes d’ailleurs réunis autour d’une table de salle à manger et non, moi derrière, un pupitre sur une chaire ou une estrade, comme chez les Grecs.

Alors maintenant abordons le contenu de l’évangélisation.
Dans les milieux chrétiens annoncer l'évangile ou prêcher l’évangile revient le plus souvent à dire ce que Jésus est venu faire pour l'humanité ; à dire que grâce à son sacrifice mortel sur la croix, celui qui croit en lui est mort au pêché et que par sa résurrection celui qui croit en lui a la vie éternelle par le Saint-Esprit. 
Jusque là rien de choquant, la vérité est enseignée.
Mais, après un ou plusieurs témoignages, les choses se gâtent :

On demande alors à ceux qui veulent faire la paix avec Dieu, de faire un petit signe d’approbation comme de mettre leur main sur leur cœur ou de la lever ; afin de prier pour eux.
Ou alors on demande qui veut recevoir Jésus dans son cœur?
Qui veut accepter Jésus dans sa vie pour y trouver un véritable sens ?

Remarquez bien ici, une chose est incroyable: c'est le croyant qui choisit s'il veut recevoir Dieu !
C'est l'Evangile à l'envers.
Où voit-on Jésus ou ses disciples exercer une telle action?

C'est à nous croyants de courber la tête et de le supplier d'exercer sa grâce envers nous.
Ce n’est pas à lui de nous supplier de l’accepter !
C'est à nous de nous humilier et de revenir à lui.
C’est à nous de vouloir mourir à nous-mêmes
N’inversons pas les rôles !!!

Cette sorte d'évangile est fausse. Cette sorte d'évangile fait des chrétiens, qui ne seront jamais des disciples. (Un petit rappel on ne fait pas des disciples, c'est le Saint-Esprit qui fait des disciples, on enseigne les nations seulement)
Donc cette sorte d'évangélisation fait des croyants, de faux disciples qui vont vouloir désespérément se sanctifier par le moyen de leur propre force ; et ils vont donc rapidement s'épuiser, devenir tièdes. Ou alors ils vont se persuader d’avoir eu une expérience avec Dieu et de le connaître parce qu’ils ont eu des visions, des confirmations, des révélations mystiques.

L'évangélisation fait des croyants charnels, tièdes et vomissables.
Cela fait des croyants qui se tiennent debout derrière la porte du royaume de Dieu, sans pouvoir y rentrer. Car on n'y rentre pas par ses propres forces ou par autosuggestion (la foi intellectuelle ; le fait de croire ne suffit pas).

Qu’est-ce qu’il manque ?
Il manque une étape.
Une étape cruciale à été complètement négligée.
Un vieux chant français écrit autour de 1843 très connu de Placide Cappeau  "Minuit Chrétiens " Laissez de côté tout ce qui concerne Noël et concentrez-vous sur le thème principal : l’avènement du Fils de Dieu.
A la naissance du Sauveur, c’est un peuple à genoux qui attend sa délivrance.
Mais de nos jours, qui a courbé le front devant le rédempteur ? Pas beaucoup.
Aujourd’hui tout le monde chante la dernière strophe avant la première ; On chante :  " peuple debout reçoit ta délivrance " avant " peuple à genoux attend ta délivrance ".
C’est un peuple debout avant d’être à genoux.

Et donc l’étape la plus importante a été substituée : la REPENTANCE.
Comment Jésus peut-il venir habiter dans un cœur impur ?
Lui qui "habite dans les lieux élevés et dans la sainteté " Esaïe 57:15

Il faut d'abord nettoyer la maison avant de vouloir changer l'intérieur.
Il faut labourer le terrain avant de vouloir semer.
Et là, on invite les croyants à recevoir ce qui est pur et saint dans un endroit sale et répugnant, dans un champ qui n’a même pas été défriché.

Moïse, quand il est entré dans la présence de Dieu, s’est préservé pur trois jours avant.
Il a ôté ses chaussures, il a pris soin de se laver entièrement auparavant et de tourner le dos lorsque la gloire de Dieu est passée près de lui.
Les Lévites qui rentraient dans le tabernacle pour faire leur service devaient se purifier par un long rituel.
Ils devaient se raser entièrement, laver leur corps et tous leurs vêtements.

C'était l'ombre des choses à venir. L'ombre de la repentance, l’ombre du baptême d’eau.

Plus récemment, l’eunuque Ethiopien rencontré par Philippe a compris qu’il ne serait pas agréable à Dieu tant qu’il ne se serait pas profondément repenti, c’est pourquoi il aspirait à l’eau du baptême au point de le demander lui-même à Philippe.

L'appel à la repentance sert à montrer que chacun a péché de part sa nature charnelle, et qu'une repentance profonde est indispensable.
J’en reviens à Minuit Chrétiens
" Puissants du jour fiers de votre grandeur,
A votre orgueil c'est de là qu'un Dieu prêche, "
Où est la puissance ? si ce n’est dans celui ou celle qui a l’humilité de reconnaître qu’il s’est élevé démesurément en se confiant en lui-même, alors que le roi des rois est né, lui, dans une humble étable.

Mais comment faire prendre conscience de l'état de péché à des personnes qui n'en n’ont pas encore conscience ?

Réponse : EN PARDONNANT LEURS FAUTES ;
Nombre de fois que Jésus avant de guérir dit : " Tes péchés te sont pardonnés… " !
Quand vous pardonnez les fautes de l'autre, vous, lui enlevez le voile d'impureté et de souillure qui l'empêchent de s'examiner lui-même. Car tous ceux qui pèchent projettent leurs péchés sur les autres. Et par conséquent ne les voient plus sur eux.
C'est une action d'autodéfense et de protection inconsciente (c'est ça l'hypocrisie, c’est se protéger en cachant ses fautes plutôt que de les confesser).

Mais les péchés vous "cachent la face de Dieu et l'empêchent de vous écouter "(Esaïe 59:2).
L’acte de pardonner fait que vous introduisez la clé du royaume de Dieu dans la serrure.
L'appel à la repentance tourne la clé. Et ouvre la porte.
Je m'explique.
Une fois que la personne a conscience de ses péchés, alors l'esprit de repentance peut agir librement à ce moment-là.
La porte, bien-sûr c’est Jésus, c’est lui qui vous donne son esprit de repentance et qui déjà vous fait naître d’eau, qui déjà spirituellement, vous baptise d’eau, avant que vous le fassiez physiquement.

Et le résultat est UN BRISEMENT. "Mais je suis avec l'homme contrit et humilié " nous dit Esaïe 57:15
Le cœur est brisé, la personne repentie fond le plus souvent en larmes en réalisant l'amour de Dieu pour elle. Elle ne pleure pas sur ses péchés, elle pleure de l’amour qu’elle reçoit ; là aussi, il faut rétablir la vérité. Elle n’a pas blessé le cœur de Dieu en péchant, ce n’est pas cela qui met le repenti dans cet état : c’est sa vielle nature qui lui colle à la peau, qu’elle voit se détacher, mais surtout c’est la puissance d’amour du Seigneur qui vient toucher son cœur !
Il n’y a plus aucune culpabilité !
Notre repentie tombe alors dans un état d'humilité profond. Elle voit ce vêtement  d’indignité, de saleté, de mensonges et d’hypocrisie la quitter. Mais paradoxalement l'esprit de repentance agissant en parallèle, elle va recevoir une paix qui surpasse tout ce qu'elle a reçu depuis. Une paix que le monde ne peut donner.

Après cette étape de repentance, il reste l'étape de LA CONVERSION.
Celle de s'éloigner du mal, de la souillure, des péchés, de se détourner de ses mauvaise voies. Les décisions doivent être prises par le repenti lui-même et non par une autosuggestion du style :" il faut que…je dois absolument faire…je dois prendre de bonnes résolutions et arrêter de boire, de fumer, par exemple".

Non, l’acte à faire est uniquement de conserver, de chercher à entretenir cette répugnance qu'un repenti a maintenant contre ce qui est impur. (S’il n'a pas cette répugnance dés le départ, c'est qu'il ne s'est pas repenti, car se repentir ce n'est pas avoir des regrets mais une aversion totale contre ce qui souille et ce qui souille nous le savons vient de l'intérieur, de la chair et non de l'extérieur). Si on aime toujours le péché, on ne pourra pas s'en détourner ;
Et Ia repentance, alors, n'en sera pas une (vous connaissez l’expression : "chassez le naturel et il revient au galop ! " ou faire des vœux comme au jour de l’an sachant qu’on ne pourra pas les respecter tous).

Une repentance réelle vous dégoûtera du péché et vous vous détournerez naturellement des œuvres de la chair (la fornication, le mensonge, l’idolâtrie, les querelles, les jalousies etc.. voir la liste de Galates 5)
Si la repentance n’a été que de courte durée, c’est que la semence est tombée dans un terrain sec et aride ou rien n’a pu pousser.
Vous devez labourer à nouveau votre jachère, puis vous devez alors ressemer, vous repentir à nouveau.
Jean le Baptiste dénonçait les faux repentis : "Produisez donc du fruit digne de la repentance" (Matthieu 3 :8)

Donc pour résumer, il ne suffit pas d’introduire la clé dans la porte pour accéder au royaume de Dieu, il ne suffit pas d’être pardonné et de voir ses fautes.  
La repentance et ses fruits montrent la conversion, eux seules ouvrent la porte.

Ensuite, il y a des pas à faire pour entrer, et ces pas montrent UN TEMPS D’EPREUVES et de RENONCEMENT à vivre.  
"Car tu nous as éprouvés, ô Dieu ! Tu nous as fait passer au creuset comme l'argent " (Psaumes 66 :10).
C’est seulement une fois que les disciples ont constaté que malgré les épreuves, les tribulations, leur foi était restée intacte, qu’ils disaient alors aux nouveaux repentis : avez-vous reçu le Saint-Esprit ?

C’est alors seulement qu’ils imposaient les mains à ceux qui ne l’avaient pas déjà reçu.
Là aussi, rien à voir avec ce qui se fait couramment. Si la foi du croyant n’est pas mise à l’épreuve, ce ne sera pas par des prières qu’il reçevra le Saint-Esprit, mais ce qu’il recevra alors, sera un faux parler en langues, de fausses prophéties, une imitation de plus.
Car c’est le Saint-Esprit qui décide. On le voit bien avec Pierre quand il était chez Corneille, il fut étonné de voir le Saint-Esprit descendre sur lui et sa famille pendant qu’il parlait.
Ce n’est pas Pierre ou un autre apôtre qui décide qui reçoit le Saint-Esprit, c’est le Saint Esprit lui-même.
Pierre et les autres apôtres ou disciples ont les clés du royaume, mais c’est bien le Père qui est à la porte et qui vous dit "c’est bien bon et fidèle serviteur, tu as été fidèle en peu de choses, je t’établirai sur beaucoup entre dans la joie de ton maitre", entre dans le royaume de Dieu.


Donc nous avons vu qu’un repenti, c’est un sacrificateur, c’est un LEVITE.  
Esaïe 61 nous le confirme : "Mais vous, on vous appellera sacrificateurs de l'Eternel, On vous nommera serviteurs de notre Dieu ". Un Lévite tout comme un repenti n’a pas d’héritage à proprement parler, il n’est attaché à aucun bien, à aucune terre. Il n’a comme seul héritage celui de l’Eternel le Dieu d’Israël. Il ne doit recevoir son salaire que de Dieu seul, seul rémunérateur de ceux qui le cherchent.
Une confirmation de plus que l’argent collecté dans le temple est pour les sacrificateurs, pour les repentis et non pour un orateur ou une dénomination.
Mais les Lévites avaient aussi comme fonction de transporter l’Arche de l’Alliance. Ils exerçaient ainsi le témoignage.
Dans les "Eglises institutions", on insiste beaucoup sur le témoignage. Dés qu’un membre y est intégré ou rajouté, le service divin qu’on lui présente est de témoigner. " Parle de ce que Jésus à fait dans ta vie ! ".

Pourquoi y a-t-il si peu de fruits alors ?

Car les Lévites aujourd’hui témoignent qu’ils n’en sont pas.

Ecoutez les différents témoignages, je suis effaré de constater que la plupart glorifient l’homme ou glorifie la femme, ou glorifient un ministère, mais aucunement Dieu. Ils  témoignent qu’ils ont pris une position pour Dieu, par une révélation, par une connaissance, par une prise de conscience.
Mais où se trouve le corps brisé ? Où se trouve leur corps courbé et anéanti ? Qui raconte qu’il a été inondé, baptisé par l’amour à ce moment-là ?

Ces témoins  montrent comme Uzza, celui qui se tenait à côté de l’Arche et qui l’a empêché de tomber, sous le règne du roi David ; ces Lévites montrent qu’ils ne sont pas consacrés pour le service divin, qu’ils n’ont pas la foi. Uzza  qui signifie : force, nous le prouve. Ces croyants s’appuient uniquement sur leur propre force, car Ils touchent aux choses saintes sans y être consacrés.
C’est pourquoi, ils ne procurent pas la vie.
C’est pourquoi leur paroles restent lettre morte.

Le vrai Lévite, le vrai repenti lui, exprime, l'amour qu'il a reçu et il en témoigne en montrant son changement de vie. C'est ce changement de vie, la guérison de son âme et de son corps qui est le vrai témoignage que la Vérité est en lui, elle dépasse de loin tout ce qu’il pourra dire d'autre. C’est cela véritablement faire l’aumône.

Alors j'entends d'ici certains me dire qu’il ne faut pas tout jeter, l'évangélisation a quand même eu du bon et a permis à de nombreux chrétiens de connaître si ce n'est Dieu, la Bible, et d'avoir une vie plus propre que s'ils étaient restés des simples païens. C'est mieux que rien et c'est quand même un rassemblement de croyants qui se sont mis à louer Dieu ensemble.
                                                                                            
Oui d’accord, sauf que cette sorte de pensées revient à trouver que le roi de Juda Ozias n’a autrefois pas si mal agit que cela. Lui qui fort de ses victoires et de ses conquêtes a estimé qu'il pouvait remplacer le service des Lévites et rentrer dans le temple pour y faire lui-même le sacerdoce en brûlant des parfums sur l’autel des parfums.

Voyez-vous le compromis inique ? 
N’a-t-il pas réalisé un sacrilège en faisant ainsi ?
N’a-t-il pas fait rentrer ce qui est impur dans le temple ?
N’a-t-il pas profané le temple en se prenant pour Dieu et en changeant lui-même les règles?
La Bible nous dit que son cœur fut si hautain qu’il provoqua sa perte. Ozias, plutôt que de reconnaître ses fautes, il s’irrita contre les Lévites.

Aujourd'hui la situation des Eglises est dramatique et elle n'est pas à sous-estimer ni à relativiser, elle est grave, excessivement grave et abominable.
L’Église constituée sur le modèle que nous connaissons n'est rien d'autre qu'une profanation du temple.
Les faux oints, les faux apôtres, les faux pasteurs, les faux enseignants, les faux guérisseurs, les faux prophètes ont pris un rôle et une fonction que Dieu ne leur avaient pas donnés (tout comme Ozias) et ils ont fait rentré dans leur assemblée des vrais et surtout de faux disciples.

En dominant sur un peuple de laïcs (et non de convertis), ils se sont octroyés des droits et des pouvoirs. Par leur conquête et leur importance ils ont remplacé les Lévites, par une autre tribu. Et il s’irritent contre ceux qui leur rappellent leur péché.

Les Lévites rappelons-le, c'est aujourd'hui l’expression de la repentance, ce sont les vrais repentis.
Or, les Lévites, tout comme la repentance, n'existent plus.

Mais vous me direz, pourquoi la dîme qui leur revient existe toujours, elle ?

Vous constaterez qu’elle sert à celui qui a remplacé les Lévites, à celui qui a remplacé  les repentis. Dans les Eglises le roi Ozias existe toujours, par le fait qu’il est le seul sacrificateur qui reçoit les dîmes et qui ne les redistribuent pas aux Lévites, aux vrais repentis. Il garde l’argent pour ses victoires à lui, et ses conquêtes personnelles. Il s’autoproclame seul Lévite seul sacrificateur descendant d’Aaron.
Pardon, je rectifie : de Melchisédech, car il prend ses brebis pour les descendants d’Abraham ; et lui se prend pour le Roi de Salem qui reçoit de tout un peuple, la dîme.

Alors ne soyons pas étonné, Jésus n'emploie pas plusieurs méthodes, pas de pédagogie, pas d’alternatives: Une seule action : leur destruction pure et simple.

Partout dans le monde les nations comme la France crient pour retrouver leur souveraineté perdue. La France est la fille de l’Europe, l’Europe la fille des Américains, le Burkina-Faso pays d’Afrique (toujours une colonie africaine de la France) la fille des Français. Et pour finir d’expliquer tout ce système d’esclavage planétaire, nous avons les Américains, fille d’une oligarchie financière et industrielle mondiale. 
Bref il y a un asservissement  mondial, généralisé et organisé.

L’Eglise est elle-même sous ce régime babylonien d’asservissement par l’argent et le mensonge.
Mammon est rentré partout et a pris le pouvoir. Depuis la grande organisation (catholique, protestante, baptiste, évangélique etc..) jusqu’à la petite Eglise de quartier. Personne n’est épargné !

Eh bien Jésus est en train de rétablir  sa Vraie Eglise, son vrai Evangile.
Les trompettes sonnent, le retour du Seigneur est là.

Tremblez, tremblez tous, car la cognée est déjà mise à la racine des arbres !
Jésus-Christ rétablit Sa Souveraineté. Les rois finiront comme Ozias, chassés définitivement du temple, la lèpre, ou une  autre maladie aussi honteuse et longue, en guise de récompense.

Mes frères et sœurs, rétablissez dans vos réunions fraternelles la conférence divine ; rétablissez Dieu seul souverain dans votre vie, dans vos prières aussi. Racontez à Dieu vos secrets, et lui aussi vous dira ses propres secrets. Rétablissez-le dans votre communion et refusez toutes sortes d’asservissements, par le mensonge, l’argent ou l’intimidation.

Amen

dimanche 1 janvier 2017

LA SOUILLURE: OU SE TROUVE CE QUI SALIT et SOUILLE ?


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Par Eric Ruiz

Le premier message de cette nouvelle année 2017 est curieusement orienté sur un sujet qui embarrasse un bon nombre de croyants. Tellement de choses sont dites sur le sujet de la souillure et du péché et tellement de choses se contredisent dans la réalité.
Derrière un tissu de contradictions se cache toujours la vérité ; Seul le Saint-Esprit peut nous aider encore à enlever les tâches de nos vêtements, alors que nous ne les voyons pas.

Commençons par un verset dans (Proverbes 11 :27)
"Mais celui qui poursuit le mal en est atteint "

Il y a bien deux choses dans ce proverbe biblique du roi Salomon.
1°) A chercher le mal partout, à le voir partout autour de soi, on finit par en être soi-même atteint.
2°) celui qui se spécialise dans le mal et sa dénonciation, montre qu’il l'a déjà en lui.

Le mal chez les autres, le mal révélé dans une chose, dans un rite, dans une pratique quelconque, ne doit pas être le but de nos recherchent et de nos pensées, à nous, disciples de Jésus-Christ.
D’ailleurs ceux qui se trouvent dans une telle attitude se privent de tout.

Regardez autour de vous, tout est péché et iniquité, nous marchons dans la boue du péché continuellement.

En premier, ne nous leurrons pas : c’est la nôtre d’abord, puis aussi celles des autres.
Chaque jour nous devons nous laver aussi bien spirituellement que physiquement, c’est-à-dire, quotidiennement nous devons remettre nos péchés entre les mains du Seigneur en les nommant si besoin, ou en lui demandant son aide pour les voir et s’en séparer.

Mais si vous croyez que cela n’est pas suffisant alors…

1.    Messieurs, Il ne faut pas regarder les femmes au risque de les convoiter,
2.    Cinéphiles, les films, sont produits avec des messages subliminaux pouvant influencer vos actes et vos pensées, les acteurs sont des dissimulateurs ; éteignez votre téléviseur et n’allez plus au cinéma.
3.    Femmes, se divertir comme celles du monde en allant au spectacle, au restaurant, pire en boite de nuit c’est comme communier avec les démons et donc prendre part à des plaisirs charnels, ne sortez pas le soir, restez chez vous confinées, ou chez des frères et sœurs ;
4.    Il ne faut pas, non plus jouer aux jeux vidéo, vous allez devenir agressif, méchant et complètement dépendant. Le démon du jeu dominera sur vous.
5.    Ne faites pas trop de sport, cela va vous fatiguer le corps et votre esprit s’en trouvera amoindri  et vous serez plus manipulables par l’ennemi;
6.   Ne passez pas votre temps à lire autre chose que la Bible, cela va faire de vous un ignorant de la parole de Dieu et vous vous dessécherez faute d’eau pure ;
7.    Évitez toutes les fêtes païennes, ne fêtez pas les anniversaires, ni noël ou les soi-disant fêtes chrétiennes, ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Toutes ces pratiques mercantiles servent Satan et ses démons qui ont fondé un empire babylonien et vous détournent des vrais fêtes, vous allez finir par avoir le chiffre 666 collé au front et sur la main.

La liste est infinie. Elle a commencé dans le livre du Deutéronome et vous la complétez en faisant ainsi, vous rajoutez à la loi, de nouvelles lois.

Jésus nous a donné un modèle, Jésus se préoccupait-il du mal ? 
Était-il soucieux de Judas ? 
De ce qu’il faisait de mal, de ce qu’il complotait contre lui? 
Jésus avait-il les yeux constamment rivé sur les complots que les religieux manigançaient contre lui ? 
Cherchait-il constamment à fuir le mal ? (les religieux, les fêtes, les prostituées, les lépreux, les temples) .
Lui, se privait-il de tout ce qui est du monde ?

Un détail tout de même… 
Un détail qui a son importance : son ministère commence dans l’Evangile de Jean par un mariage, une fête, les noces de Cana ; et avec l’eau changée en vin, je pense qu’il y a du avoir de la viande saoule, avec tout ce vin, ce vin nouveau et excellent, dont Jésus a remplacé miraculeusement le mauvais. 
 "Il (le maitre d’hôtel) appelle le marié et lui dit : Tout homme sert d’abord le bon vin, puis, quand les gens sont ivres, le moins bon".

Alors quoi, Jésus en servant encore le bon vin après que certains se soient enivrés, aurait-il favorisé l’ivresse et la débauche ?
Il aurait dû limiter la production d’alcool ; ou produire du vin sans alcool peut-être, parce que là il y va fort quand même, c’est de l’incitation à boire. Il aurait dû en même temps que le miracle, faire un sermon sur la nécessité de rester sobre.

Ah c’est tellement facile de n’y voir que le miracle ! (l’eau changée en vin)

Peut-être que les mariés aussi, n’étaient pas conformes aux lois juives de l’époque après tout ? Jésus aurait dû refuser l’invitation. Peut-être qu’un de ses disciples lui a tapoté sur l’épaule pour l’inciter à partir, énervé de toute cette souillure que dégageait cette fête.

Tite nous rappelle la pensée de l’Esprit Saint :
"Tout est pur pour ceux qui sont purs; mais rien n'est pur pour ceux qui sont souillés et incrédules, leur intelligence et leur conscience sont souillées ". (Tite 1 :15)

Là aussi il y a deux choses qui frappent, ou plutôt, il y a deux types de personnes :
Pour celles qui ont-été purifiées par le Seigneur, elles ne se posent même pas la question sur ce qui pourraient les souiller, car ce n’est pas leur problème.
Jésus après qu’elles se soient lavées, les purifient. 
Donc un souci de moins.
Paul évacuait le problème lui-aussi dans la lettre aux Romains : il était persuadé "qu'une chose n'est impure que pour celui qui la croit impure ".

Mais pour les autres vous avez vu, rien n’est pur, tout est souillé et ils sont sans cesse préoccupés par la sainteté, par la consécration. Ces mêmes personnes sont aussi tourmentées par le règne de Satan. Ces croyants sont devenus une pierre d’achoppement pour eux-mêmes. Ils se font des croche-pieds pour tomber.
"Il est une race qui se croit pure, Et qui n'est pas lavée de sa souillure ". Proverbes 30 :12
Et Salomon nous dit pourquoi au verset suivant :
C’est  " une race dont les yeux sont hautains, Et les paupières élevées ".
Tite dit que c’est leur intelligence et leur conscience qui est souillée, car ils sont incrédules.

J’avais fait un message sur la projection il n’y a pas si longtemps (Message du 4/09/16 Comment briser les idoles). 
C’est exactement cela.
Ils projettent sur les autres leur propre problème. La peur de se souiller reflète leur propre souillure qui leur colle après, sans qu’ils puissent pour autant sans séparer, car ils ne pourront jamais en être délivrés de la sorte.
Je ne condamne personne en disant cela, mais au contraire je cherche à dévoiler ce qui ne va pas.
Vous croyez que les malades ce sont les autres, vous voyez des maladies partout, des virus partout et même des épidémies et en fait c’est vous qui êtes bien malade et qui avez besoin d’un médecin.
Jésus a dit : "Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs ".

Avant d’être rendu justes nous sommes tous des pécheurs. Tant que nous ne réalisons pas cela dans la profondeur de notre être, nous nous illusionnons sur notre état, nous nous croyons justes. 

Pourtant, ne sommes-nous pas convertis ?
Nous sommes baptisés d’eau, nous prions et nous témoignons de lui, alors cela fait-il de nous des justes pour autant ?

Dieu vous parle mais vous ne le comprenez pas ; au contraire vous vous dites qu’il confirme ce que vous pensez.
La preuve, vous ne faîtes que de tomber sur des versets qui vous parlent de vous séparer du péché…
A titre d’exemple : Quand Yahvé dit : (Amos 5 :21) " je hais, je méprise vos fêtes, je ne puis sentir vos assemblées, je n’y prends aucun plaisir ". Dieu, parle t-il des fêtes païennes, exercées par le monde ?
Il parle de celles faites pour lui très religieusement, avec le souci d’avoir bien nettoyé l’extérieur du plat sans que personne n’y voit la rapine qu’il y a à l’intérieur.

Quand Paul et les prophètes d’autrefois disent : "sortez du milieu d’eux, ne touchez pas à ce qui est impur ", là aussi il n’y a pas de contradiction en eux, ils parlent du temple, là où des croyants s’assemblent pour le louer de leur bouche et non de leur cœur.

Toujours le cœur !
Eh oui excusez le jeu de mots facile, mais le cœur, c’est bien le cœur du problème. C’est bien là qu’est votre trésor et d’où provient votre aveuglement, c’est ce qui en sort qui vous souille !
Car ce que vous voyez à l’extérieur, c’est ce qui en sort, c’est le reflet de ce qu’il y a à l’intérieur de vous.

Alors ces versets, Dieu vous les mets sous les yeux, non pas pour vous narguer, mais pour que vous vous sépariez vous-mêmes des souillures, par une repentance profonde et une conversion réelle.
Se repentir, ce n’est pas avoir le regret d’avoir participé à une fête païenne. C’est d’avoir eu le cœur à aimer la fête pour ce qu’elle est. 
C’est d’y avoir placé son plaisir, alors que votre cœur n’était pas dans la fête, lui.  Se repentir c’est de retrouver d’abord le cœur en fête (à cause de Jésus) et non le cœur pour la fête.

Vous croyez avoir quitté Babylone ?

Mais vous êtes sortis d’elle en ayant gardé ses œuvres attachées à vous. Alors vous dites aux autres " sortez du milieu d’elle mon peuple et ne participez pas à ses péchés " vous alertez les autres d’un danger dans lequel vous êtes tombés et dont vous n’êtes pas encore sortis.
Tite continue et dit ceci au verset 16:
"Ils font profession de connaître Dieu, mais ils le renient par leurs œuvres, étant abominables, rebelles, et incapables d'aucune bonne œuvre".
Les croyants cités par Tite sont persuadés d’être sanctifiés et d’être même des sentinelles pour les autres. Ils se disent réveillés et prêts à toute bonne œuvre. Or Tite ne prend pas de gants, il insiste bien sur ce caractère « rebelle » au Seigneur.

C’est grave, si vous êtes dans cet état, vous êtes en danger et vous devez vous approprier au plus vite les remarques sans penser qu’elles sont bien, mais pour les autres.
La question est : Ne suis-je pas en train de me leurrer sur moi-même ?
L’erreur commune consiste toujours à se croire plus fort et plus intelligent que les autres, à se croire au-dessus de la mêlée.

Pierre l’apôtre, " aussi grand et important qu’il était, lui qui avait reçu les clés du royaume, est bien tombé dans le panneau, lui aussi. (Actes 10 :14)
Il déclarait les païens comme impurs. Ils ne voulaient aucune communion avec eux.
Pour lui, annoncer l’évangile aux païens c’était comme d’aller se souiller avec une femme prostituée.

Par trois fois le Seigneur lui parla ;
"Et une voix lui dit: Lève-toi, Pierre, tue et mange. Mais Pierre dit: Non, Seigneur, car je n'ai jamais rien mangé de souillé ni d'impur. Et pour la seconde fois la voix se fit encore entendre à lui: Ce que Dieu a déclaré pur, ne le regarde pas comme souillé Cela arriva jusqu'à trois fois; et aussitôt après, l'objet fut retiré dans le ciel ".
Juste avant cela, trois hommes de Corneille étaient venus le chercher pour l’emmener à Césarée.

Car Corneille, un officier païen de l’armée italienne, qui était très pieux, avait reçu par vision d’aller chercher un nommé Simon surnommé Pierre. Pierre reconnut son hérésie ; et c’est devant Corneille recevant le Saint-Esprit qu’il réalisa tout ; et que la vérité se révéla à lui :
"En vérité je reconnais [dit-il] que Dieu ne fait point acception de personnes, mais qu’en toute nation celui qui le craint et qui pratique la justice lui est agréable ".

Aujourd’hui on en sourit, mais à l’époque quel cas de conscience pour Pierre.
Son problème en fait n’était pas les païens. Ce n’était pas qu’il n’avait pas reçu la révélation d’annoncer l’Evangile aux païens ; Son problème c’était qu’en réalité il avait placé les siens et lui-même au-dessus des autres et qu’il méprisait une partie des enfants du Seigneur.

C’est de ce péché d’orgueil qu’il devait se repentir et se séparer.
Notre Seigneur lui a révélé cela au moment ou les païens devaient être eux aussi touchés par la grâce. Dieu fait tout en son temps et Pierre n’est pas l’apôtre que des juifs mais aussi celui des païens ; il est l’apôtre de tout le monde, la preuve est ici faite.
La religion en a fait un apôtre avec une fausse mission, tout comme beaucoup de pasteurs ou d’enseignants, ils se sont fabriqués de fausses missions, faisant des œuvres pour lesquelles le Saint-Esprit ne leur a jamais rien montré.

Un disciple de Jésus, c’est un être LIBRE, tout lui est permis.  
Tout ?
Oui, absolument tout.

Paul dans l’épître aux Corinthiens insiste plusieurs fois sur " tout m’est permis ". Mais il sait que le disciple mature ("teleios" en grec, traduit dans nos Bibles françaises par parfait) a de la sagesse pour voir que des choses sont inutiles, qu’elles n’édifient pas et donc qu’elles ne feront que de limiter sa propre liberté et celle des autres. C’est pour cela qu’il s’en séparera volontairement et de bon gré. Un disciple mature comme le dit Paul ne se laisse asservir par quoi que ce soit.

C’est comme avec la nourriture, on peut manger de tout, mais chacun doit veiller sur sa santé ; et ce que l’un mange n’est pas forcément bon pour l’autre. C’est en cela que Paul ne voulait pas que l’on discute des régimes alimentaires. Car c’est un regard personnel sur sa condition. Nous devons agir avec sagesse et discernement d’abord avec nous-mêmes si nous voulons que le Seigneur nous ouvre les yeux sur les autres.

Pouvons-nous donc manger de tout ?
Oui
La vision de Pierre n’était-elle pas explicite ?
(Actes 10 :11)
"Il vit le ciel ouvert, et un objet semblable à une grande nappe attachée par les quatre coins, qui descendait et s'abaissait vers la terre et où se trouvaient tous les quadrupèdes et les reptiles de la terre et les oiseaux du ciel. Et une voix lui dit: Lève-toi, Pierre, tue et mange ".

Au moment où j’ai écris ce verset un autre m’est venu qui me disait exactement le contraire :
Actes 15 :20 : "mais qu'on leur écrive de s'abstenir des souillures des idoles, de l'impudicité, des animaux étouffés et du sang ".

Jusqu’à aujourd’hui je respectais dans la pratique ce verset, mais l’Esprit en moi me dis : tu ne l’as pas compris. 
Alors je l’ai relu et je lai compris différemment.

Relisons le contexte, c’est vrai pourquoi une telle restriction ?
Le contexte: c’est que les apôtres sont réunis pour parler de la conversion en nombre des païens, le problème rencontré est que les païens se convertissent alors qu’autour d’eux il y en a encore beaucoup qui exercent la tradition de Moïse.

C’est afin d’éviter les difficultés et de ne pas rentrer dans un conflit stérile, qu’il vaut mieux se priver de quelques aliments plutôt que scandaliser son frère ou sa sœur.

C’est donc plus un problème d’assimilation culturelle qu’une restriction par une loi nouvelle.
C’est cela : se faire juif avec les juifs, ou grecs avec les grecs, pour les gagner à Christ sans les scandaliser..

Paul dans la première épître insiste sur le fait qu’il vaut mieux limiter sa liberté et renoncer à manger de tout par amour, pour ne pas blesser la conscience de celui qui est faible, mal affermi dans la foi, plutôt que de vouloir à tout prix exercer son droit à la liberté.

Allons encore un peu plus loin sur la notion de souillure. La Bible pour beaucoup exerce inconsciemment une action de purification. Les chrétiens se purifient en lisant les versets bibliques. La nourriture spirituelle lave et purifierait ?
Aujourd’hui, si vous voyez quelqu’un déchirer une ou plusieurs Bibles parce qu’il n'a que ce papier pour faire un feu et manger, vous crierez certainement au sacrilège et au blasphème. Vous direz qu’il est inspiré par Satan lui-même.
Quoi ! prendre le Saint Livre pour le brûler !
Je préférerais me priver de manger ! (c’est ce que dirait la majorité des chrétiens aujourd’hui).

Je vais en choquer plus d’un mais, Jésus n’a-t-il pas fait la même chose aux noces de Cana ?

Il a pris les six vases de pierre destinés à la purification des juifs, pour y changer l’eau soi- disant pure en vin. Vous imaginez la réaction des juifs qui étaient à la fête, eux qui placent le rituel des ablutions au même niveau qu’un chrétien considère les Saintes Ecritures ? J’espère qu’ils étaient bien ivres pour ne pas réaliser ce qui c’était passé sous leurs yeux. Le texte ne nous dit pas les conséquences, mais une chose est sûre, Jésus n’avait pas peur de briser les idoles.

Je ne comprenais pas jusqu’à ce jour, pourquoi Jésus avait répliqué à sa mère : " Femme, qu'y a-t-il entre moi et toi? Mon heure n'est pas encore venue ".

Jésus savait bien que ce que lui demandait sa mère mettrait sa vie en danger. Nous le savons maintenant, c’est évident il brisait l’idolâtrie, avec ce sacrilège lié à l’utilisation des vases de purification.

Moi qui vous parle, je ne me place pas en donneur de leçons, ce message je l’ai reçu en premier pour moi. J’ai du me repentir d’un péché d’orgueil qui tachait mon vêtement. J’ai été  aussi un temps à m’occuper du règne de Satan, un temps à répertorier, les origines, les lieux, les dates, les événements  pour montrer l’importance du mal. J’ai eu un moment à prier même régulièrement pour repousser les attaques des démons et les assauts du Diable.

Dans une période d’apostasie forte comme la nôtre, les cas démoniaques se bousculent par milliers, c’est tellement facile de ne voir qu’eux et qu’eux seuls.
Je me suis aperçu que cela me mettaient de nouveaux liens et de nouvelles peurs, plutôt que de m’en enlever.
Vous savez, aux yeux du monde, le christianisme passe vraiment en majorité pour une religion sans force, sans liberté, avec des croyants ringards, bornés, bourrés de préjugés et de privations et en plus, des donneurs de leçons, eux, qui pour la grande majorité ne vivent pas ce qu’ils prêchent.

On ne veut pas rendre un culte à Satan !

Soit, très bien, c’est d’apparence très louable, alors on refuse de rentrer dans un endroit qui lui a été consacré ; par exemple on ne pénètre pas dans un temple Bouddhiste, ni dans une synagogue puisqu’elle a été appelée comme ça au chapitre 3 de l’Apocalypse : " la synagogue de Satan, ceux qui se disent juifs et qui ne le sont pas, mais qui mentent  ".

Or, ce n’est que de l’illusion. En pratiquant ces choses on se sent faussement lavé par une action d’apparence juste.
Je dis bien d’apparence.

Car le culte de Satan ne se fait pas en se rendant dans un lieu extérieur, il se fait d’abord de l’intérieur, et cela commence dés lors que vous commencez à bénir par vos lèvres en employant le nom de Jésus et à maudire ou médire dans votre cœur.
L’acte extérieur de chasser les démons de cette manière est une mascarade qui amuse les démons qui sont en vous.

On vient de le lire avec la synagogue de Satan, elle n’est pas devant vous, elle est en vous, si vous vous déclarez juif, donc pur alors que ce n’est pas vrai que vous vous mentez à vous-mêmes et aux autres.
Voilà, voilà l’hypocrisie et la souillure !

Lisons 1 Corinthiens 8 :9-10
"Prenez garde, toutefois, que votre liberté ne devienne une pierre d'achoppement pour les faibles. Car, si quelqu'un te voit, toi qui as de la connaissance, assis à table dans un temple d'idoles, sa conscience, à lui qui est faible, ne le portera-t-elle pas à manger des viandes sacrifiées aux idoles? "

Tout le monde passe sur ce verset allègrement, sans voir une chose frappante ; Paul n’est pas offusqué par le fait qu’un disciple qui a de la connaissance (donc mature) puisse partager un repas avec des idolâtres. S’asseoir dans un temple d’idoles. Car c’était une pratique courante des disciples !  Mais il est offusqué, que ces croyants qui se disent matures, puissent manger de tout sans faire attention aux autres croyants plus faibles et moins affermis.

Alors, On peut aller partout, pas un seul endroit sur terre n’est interdit aux disciples du Christ.

" Et Jésus s'approchant leur parla, en disant : toute puissance m'est donnée dans le ciel et sur la terre. Allez donc, et enseignez toutes les nations, les baptisant au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit;  les enseignant de garder tout ce que je vous ai commandé. Et voici, je suis toujours avec vous jusques à la fin du monde. Amen" (Matthieu 28 :17-20 version Martin)

Voyez, si on se restreint, en pensant que le Saint-Esprit qui vit en nous ne peut aller partout, comment voulez-vous que le Père vous donne mission pour aller délivrer des captifs comme un bouddhiste, un témoin de Jéhovah, une prostituée, un junkie ou un DJ de boite de nuit ?

Comment Pierre pouvait-il amener l’Evangile aux païens s’il pensait y faire l’œuvre de Satan ?
Comment moi-même puis-je être agréable au Seigneur, si je me glorifie de ce message, pensant qu’il ne m’est pas destiné ?
Vous devez changer votre vision. Vous devez briser votre cœur et vous humilier devant Dieu, sans oublier de vous reconvertir.

Le fait de voir des choses impures autour de vous est un signe que vous n’êtes pas pur, qu’il y a quelque chose de souillée qui persiste en vous et souvent malgré vous.
Vous vous êtes laissé asservir !
Laissez votre conscience s’éclairer par la lumière divine.
L’état normal d’un disciple c’est :
"Car tout est pur pour celui qui est pur ".
Amen

" ...Car le temps est proche. Que celui qui est injuste, soit injuste encore; et que celui qui est souillé se souille encore; et que celui qui est juste, soit plus juste encore; et que celui qui est saint, soit sanctifié encore." (Apocalypse 22:10)