dimanche 15 octobre 2023

LA GUERRE D’ISRAEL : LA PIERRE D’ACHOPPEMENT

507

Par Eric Ruiz

 

Tant de pleurs, de cris de douleurs, et de désespoir nous parviennent en ce moment. D’où proviennent toutes ces discordes, cet immense sentiment de haine généralisé et ces guerres ?

La dernière guerre en date est sur tous les écrans, et elle fait la Une de tous les quotidiens du monde entier. Cette guerre ou plutôt ces actes de terrorisme d’une effroyable cruauté, ce véritable pogrom déclenché, il y a quelques jours, le 7 octobre 2023 par le Hamas contre l’État d’Israël, d’où provient-il ?

 

Tout d’abord, il faut absolument faire abstraction de l’émotion que cela suscite et poser la question au Saint-Esprit.

Le roi David en parlait dans ses Psaumes, les prophètes Esaïe et Jérémie en ont parlé aussi ; Quant à Jésus de Nazareth, on lit que « Après avoir entendu ses paraboles, les principaux sacrificateurs et les pharisiens comprirent que c'était d'eux que Jésus parlait, et ils cherchaient à se saisir de lui »;

La réponse faite, la parabole expliquée, soyons en sûr, elle suscitera, comme elle l’a fait auparavant, de la violence parmi les esprits religieux.

Continuons, Simon Pierre l’apôtre en parle lui aussi dans sa première épitre.

Il vise en premier ceux qui n’ont pas rejeté la méchanceté, la fraude, la dissimulation, le jugement, l'envie, et toute sorte de médisance.

Mais concrètement de quoi s’agit-il?

 

Il s’agit d’une pierre.

 

Ce mystère de la pierre embrase les religions parce que chacune d’elles pensent à tort, mettre la vraie pierre à l’édifice, sa pierre, celle de son Dieu.

Et cette pierre, en fait, crée le plus grand désordre qui soit. C’est une pierre d’achoppement, elle fait trébucher, tomber à terre. C’est une pierre de scandales. Elle n’amène que du chaos.

C’est cette même pierre que le roi de Babylone Nebucadnestar a eu dans sa vision, et que Daniel a interprétée. Elle se détachait d’une grande statue. En brisant les pieds de cette statue, cette pierre sainte vient briser les royaumes.

Et voilà ce que disait David dans le Psaume 69 :22 « Que leur table soit pour eux un piège, une occasion de chute (C’est Paul qui reprends ce Psaume ainsi) Et un filet au sein de leur sécurité! »

Cette occasion de chute est causée par cette pierre qui a été rejetée. Cette première pierre, celle de Dieu s’est retournée contre ceux qui ont bâti. Ils ont bâti en rejetant violemment la parole de Dieu.

Car cette pierre était celle donnée aux vrais bâtisseurs de Dieu. Eux seuls avaient la mission d’édifier Israël ou l’Église.

Simon Pierre dans sa première épître le confirme ainsi : « Mais, pour les incrédules, La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l'angle, et une pierre d'achoppement et un rocher de scandale; ils s'y heurtent pour n'avoir pas cru à la parole, et c'est à cela qu'ils sont destinés. »

Qui sont ces incrédules destinés à la chute ?

Un peuple très nombreux. Aujourd’hui, ce sont les partisans du Hamas, mais aussi ceux des palestiniens comme ceux d’Israël, qu’ils soient judaïques ou chrétiens. Il n’y a pas une nation ou un mouvement religieux qui fasse la volonté de Dieu.  « Je ferai de Jérusalem une coupe d’étourdissement, pour tous les peuples d’alentour, et aussi pour Juda dans le siège de Jérusalem. » (Zacharie 12 :2).

Juda représente les croyants, ceux qui ont une piété visible.

La pierre de malédiction est dans toutes les mains.

La preuve est là sous nos yeux, véhiculés par les médias : l’horreur et les scandales qui ne cessent de déborder des actes criminels des Djihadistes, comme des actes criminels des Israéliens.

En tous les cas, c’est ce que cette guerre est en train de révéler. Personne, victime comme bourreau, n’est dans le camp des gentils, des plus saints et des meilleurs. Les deux camps ont du sang criminel sur les mains.

Les uns ont un sang visible, tandis que les autres cherchent encore à dissimuler leurs crimes. Les langues de bois ne cessent de proliférer essayant de cacher des évènements passés, honteux à l’égard des résidents de la bande de Gaza. Ils essayent de couvrir des questions qui interpellent fortement.

Des questions embarrassantes auront leurs réponses dans l’avenir.

-Pourquoi le Mossad n’a pas vu venir cette grande offensive militaire menée par les airs, la mer et par la terre, lui (le Mossad) qui est une des organisations les plus redoutable du monde ?

-Pourquoi les services de renseignements israéliens ont-ils échoué ce 7 octobre, cinquante ans, presque jour pour jour après le déclenchement de la guerre du Kippour ?

N’importe quel jeune recrue aurait coché cette date comme un évènement de conflit à très forte probabilité.

-Pourquoi un tel loupé sur Gaza, alors que cette bande de terre est la plus surveillée, infiltrée par les services militaires israéliens, et que même un dôme de fer, bloquant les roquettes lancés depuis Gaza y a été construit ?

Une autre interrogation repose sur le premier ministre Israélien Benjamin Netanyahou qui aurait ignoré trois jours avant, des alertes égyptiennes sur la préparation d’une opération d’ampleur par le Hamas ?

Nous savons que le mensonge est l’apanage des gouvernants et qu’il est le roi de ce siècle. Nous savons que le mensonge sert des intérêts obscurs.

À l’évidence gagner la guerre a toujours été plus important que de sauver des vies.

Je vais juste laisser une image, qui, je sais parait atroce, mais : en laissant le chien du voisin agir comme un enragé, mordant et déchiquetant tout sur son passage, il devient alors légitime et salutaire de s’en débarrasser au plus vite et ceux qui le feront, passeront pour des libérateurs.

Le peuple israélien comme le peuple palestinien sont les otages de leur religion, et ils sont de la chair à sacrifice, ils sont ce que leurs dieux sacrifient.

Ils servent de sacrifices aux péchés de leurs dirigeants.

Les rois d’Israël ont fait cela auparavant. Ils ont sacrifié leur peuple à leur cause corrompue.

Le premier roi d’Israël, Saül, a constamment fait la guerre aux Philistins. N’aurait-il pas dû abdiquer quand il a su que sa cause était perdue et qu’il vivait ses derniers jours ? Il a sacrifié ses trois fils, dont Jonathan très ami avec David, dans une dernière bataille perdue d’avance.

Le roi David, lui fait figure d’exception, puisqu’il n’a pas hésité à prendre la responsabilité de son péché à son compte, évitant que son peuple et son armée subissent son châtiment.

Y-a-t-il sur cette planète un roi, un chef d’État comme David ? Si vous en connaissez un, j’aimerai vivement le connaitre.

Non, aujourd’hui c’est la voix du prophète Osée qui résonne.

Osée Chapitre 5

1Ecoutez ceci, sacrificateurs! Sois attentive, maison d'Israël! Prête l'oreille, maison du roi! Car c'est à vous que le jugement s'adresse, parce que vous avez été un piège à Mitspa, et un filet tendu sur le Thabor.
Par leurs sacrifices, les infidèles s'enfoncent dans le crime, Mais j'aurai des châtiments pour eux tous.
Je connais Éphraïm, et Israël ne m'est point caché; Car maintenant, Éphraïm, tu t'es prostitué, et Israël s'est souillé. Leurs œuvres ne leur permettent pas de revenir à leur Dieu, parce que l'esprit de prostitution est au milieu d'eux, et parce qu'ils ne connaissent pas l'Eternel.
L'orgueil d'Israël témoigne contre lui; Israël et Éphraïm tomberont par leur iniquité; Avec eux aussi tombera Juda. Ils iront avec leurs brebis et leurs bœufs chercher l'Éternel, mais ils ne le trouveront point: Il s'est retiré du milieu d'eux
 ».

Ce 7 octobre 2023 marquait la fin des festivités, la fin des fêtes juives de soukott. Durant ces festivités, que l’on retrouve sous le nom de fête des tabernacles ou des tentes dans la Bible, on y loue Dieu pour sa protection et son assistance et pour les récoltes. Mais surtout, Jésus lors de cette fête a enseigné et dit : « ne jugez pas selon l'apparence mais jugez selon La justice » (Jean 7 :24).

Donc, cette fête est pour ceux qui exercent un vrai jugement, fait avec justice, avec l'Esprit de Dieu et non plus avec leur passions, leurs intérêts, leurs envies de toutes sortes.

La fête a pour but de rétablir la vérité dans l’assemblée.

Au lieu d’être là à chanter, à danser et à se réjouir beaucoup auraient dû se servir des 7 jours de la fête pour se repentir et se reconvertir.

Or, après que tout le monde eu manifesté la joie et l’euphorie, subitement la terreur et le deuil se répandit comme une traînée de poudre dans les villes, les quartiers et les maisons ; et quel horreur fut la fin du festival Nova, qui voulait célébrer la paix, l’unité et l’amour.

 

La rapidité des faits de ce terrible massacre a déjà été prophétisé par le prophète Osée, à a suite du chapitre 5 au verset 7 : « Ils ont été infidèles à l'Éternel, car ils ont engendré des enfants illégitimes ; Maintenant un mois suffira pour les dévorer avec leurs biens. »

Les juifs ne voient-ils pas là la cause de leur chute ? Et pourquoi ont-ils été pris par surprise ? Pourquoi Dieu n’est-il pas intervenu ?

Ne voient-ils pas plutôt la volonté de non-assistance de Dieu, et ce que déclare le prophète Osée ;

« Ils iront avec leurs brebis et leurs bœufs chercher l'Éternel, mais ils ne le trouveront point: Il s'est retiré du milieu d'eux ».

Alors, aller avec des bêtes chercher Dieu, prendre des animaux destinés à être consumés sur l’autel ; c’est chercher Dieu avec une offrande, en pensant que la bénédiction sera associée à cette offrande. Or, à l’évidence, l’horreur de la fête prouve leur manque d’obéissance ; elle prouve que leur offrande n’a pas été agréée. Elle est de très mauvaise odeur.

 

Maintenant, cinquante ans auparavant, les juifs fêtaient Yom Kippour, la fête du grand pardon.

Le 6 octobre 1973, en pleine célébration l’armée de Tsahal a été violemment attaquée et elle aussi, a été prise par surprise, sur leur frontière au sud par l’Égypte et au nord pas la Syrie, causant de lourdes pertes israéliennes.

Pourquoi n’ont-ils pas vu qu’il n y a pas eu de grand pardon, mais une terrible mise en garde ? Pourquoi n’ont-ils pas réalisés qu’ils ont rejeté la pierre principale qui est devenue la pierre d’achoppement, celle contre laquelle ils se sont heurtés violemment ?

L’histoire et les châtiments se répètent inlassablement face à des croyants qui persistent dans leur incrédulité empreinte de criminalité.

En fait, ici nous avons un exemple parfait (si l’on peut dire) de l’inverse de Proverbes 16 :7

« Quand l'Éternel approuve les voies d'un homme, Il dispose favorablement à son égard même ses ennemis. ».

 

Dans les deux guerres du  6 et 7 octobre, l’Eternel approuvait-il les voies des israélites ?

La réponse coule de source : Non, puisque leurs ennemis leur ont été très défavorables et qu’ils s’en sont pris à eux par surprise et très violemment.

En octobre 2023, l’horreur s’est décuplée puisque ce sont en majorité les civils qui ont été massacrés (enfants, adultes et vieillards) et d’autres enlevés, servant d’otage, semant encore plus la terreur.

1973, c’était une trompette d’avertissement, tandis que 2023 c’est le sang qui coule, et un sang qui ne finit pas de couler.

Aveugle et sourd est celle ou celui qui ne voit pas que le juif est une pierre pesante pour les nations, « je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples; Tous ceux qui la soulèveront seront meurtris; Et toutes les nations de la terre s'assembleront contre elle » (Zacharie 12 :3).

Les différentes prises de position pour Jérusalem (que l’on soit musulman, juif, chrétien, ou laïc), font et feront couler beaucoup de sang dans le monde entier. À cause d’elle la violence sera à son comble.

 Déjà à cette heure, un peu partout des mouvements de protestation, des soulèvements populaires prennent formes ; et rappelons-nous que la première des 10 cornes de la Bête (Apocalypse 17 :12) est celle de l’Égypte, le terrorisme exerce sa puissance sous toutes ses formes et verse le sang d’hommes, de femmes et d’enfants innocents.

 

Attention néanmoins, chercher la vérité ne signifie pas faire l’apologie de la violence et du terrorisme. Ce n’est pas non plus approuver la vengeance. Et ce n’est pas tomber dans un angélisme puéril pour Israël.

Voir Israël comme le peuple de Dieu n’a jamais été un ordre divin. Et puis, il y a la vrai Israël, la nouvelle Israël qui n’est plus celle que nous connaissons. Le vrai juif n’a plus d’identité terrestre. Il est caché en Christ.

Le chandelier a changé de mains.

Alors regardons avec vérité. Le constat est terrifiant : Tout est condamnable et effroyable dans ces massacres ; mais nous ne devons pas fermer les yeux aussi sur ce qui s’est produit sur le territoire israélien depuis de nombreuses années, à l’ombre des médias étrangers.  

Ne nous forçons pas à louer Israël parce que la foi du plus grand nombre l’exige, ou qu’elle centralise les prophéties bibliques. Israël n’est pas un totem. La pierre angulaire placée en Sion non plus.

Examinons les œuvres sous le regard de l’intégrité et de la fidélité pour louer uniquement celles qui en sont dignes.

En tous les cas, la pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient ne reviendra pas à eux sous une forme nouvelle.

Jésus-Christ a été clair :

« C'est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits. Celui qui tombera sur cette pierre s'y brisera, et celui sur qui elle tombera sera écrasé. » (Matthieu 21 :43-44)

Alors, laissons notre Dieu agir face à ce déchirement douloureux, laissons-le intervenir pendant les douleurs de l’enfantement. Car il fera comme à son habitude, il fera naitre des enfants, des fils légitimes, obéissants et bouillants, redressant l’étendard de l’amour et de la justice divine, n’en doutons pas.

Amen.

dimanche 8 octobre 2023

LE SAINT ESPRIT, UNE PERSONNE ?

506

Par Eric Ruiz

 

« Je m'étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre Évangile. 7Non pas qu'il y ait un autre Évangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l'Évangile de Christ » (Galates 1 : 6-7)

Tant de mensonges véhiculés depuis tant d’années sur le Saint Esprit ou sur Jésus-Christ ! Il existe un mensonge qui consiste à croire  et à faire croire que le Saint-Esprit est une personne. On ne compte plus les sectes de la religion chrétienne qui affirment que le Saint-Esprit serait la troisième personne de la Trinité. Encore une icône de plus !

L’Évangile est-il annoncé de cette façon ? Posons-nous les vraies questions de foi ? D’abord, s'adresse-t-on dans la prière à l'Esprit saint comme à une personne?

La réponse est oui. Oui si nous projetons une image de ce qui est de l’ordre de l’humain, donc que l’on projette ce que l'on est.

Car humainement, nous n’avons pas d’autres modèles semblables à nous. Nous sommes notre référence numéro 1. Mais cela nous permet-il d'affirmer qu’un esprit supérieur est une personne? Le pas est vite sauté. Et il l’est pour l’immense majorité.

Mais l’Esprit de Dieu témoigne d’un prodige. Si je communique sans m’adresser à une personne, c’est que je n’ai aucune représentation humaine devant moi. Il ne s’agit pas de s’exercer en fermant les yeux pour prier ou méditer, en recherchant le vide complet pour ne voir plus personne ; mais c’est plutôt un constat. Un croyant devrait prier sans se représenter une quelconque image de Dieu.

Et déjà ce constat est un prodige. Car le fait de prier sans avoir d’image, ou de représentations des choses qui sont en haut, est un prodige.

Parce qu’à l’inverse, un humain prie par nature en s’adressant à une personne, et là nous rentrons dans une forme avancée de schizophrénie (un dédoublement de la personnalité).

Il y aurait une autre personne plus sainte qui prendrait le dessus sur notre personnalité ! Progressivement notre âme ne serait plus la nôtre mais cette d’une autre personne.

Un peu ce que Jeanne d’Arc disait de ses voix et de ses visions. Elle en était complètement devenue esclave et dépendante. Elle n’était plus en situation de leur résister.

Par conséquent si l’on conçoit l’esprit comme une personne, cela signifie que nous n’avons plus de frein pour accepter qu’une autre personnalité s’impose à nous. Nous n’avons alors à cœur que d’être les clones du Père, du fils et du Saint-Esprit.

Devons-nous devenir des clones de Dieu ? Est-ce à cela que nous avons été appelés ?


Et la Bible, comment explique-t-elle cette personne de l’Esprit saint ? 
La Bible ne répond pas directement à cette question.

Il faut du discernement ; et puis Dieu fait comme à son habitude, il préfère contrer la sagesse des sages. Il préfère que chacun montre par ses croyances, en qui il croit vraiment. L'esprit, c'est pneuma en grec dans le texte et il signifie souffle doux.

Le souffle est-il alors plus qu'un esprit invisible, une personne cachée ayant des apparences humaines ?
Dieu s'est fait chair, certes, mais la chair ne s'est pas faite esprit, (même si l’esprit descendit sur Jésus de Nazareth comme une colombe).

Pourquoi ne pas dire aussi que l’esprit est un animal dans ce cas-là ?

Donc, le Saint Esprit n'est pas une personne, un animal ou un être vivant reconnaissable. C'est encore un amalgame, ou une manière fausse de vouloir dire que Jésus Christ et Esprit de Dieu, c'est la même chose.
Dieu le Père s'est incarné en Jésus Christ, mais attention aux simplifications qui poussent à l'idolâtrie.
En croyant vénérer le Saint- Esprit on se met à vénérer une personne. Or, aucune personne ne doit être idolâtrée.
La raison est simple et facile à comprendre. En vénérant la personne divine, je vénère la créature et plus du tout le créateur ; la créature avec son visage, ses formes, son origine, sa nationalité, sa couleur de peau, ses coutumes, etc.

Or le créateur n'a pas d'image terrestre qui le représente. Et l'esprit qu'il nous a donné par Jésus Christ, son fils, non plus. Le créateur n’a pas non plus d’image céleste. Nous n’avons pas à invoquer un ange, car il n’est pas le Saint-Esprit.

Or, si nous mettons une personne derrière le Saint-Esprit cela équivaut à lui apposer un ange.
Si nous adorons une personne quel qu’elle soit, alors nous ferons avec le Saint-Esprit comme certains le font déjà avec des papes, des pasteurs, des prédicateurs ou autres chefs religieux ; en les adorant, ils rejettent la mission de Jésus mort sur la croix. Ils rejettent l'évangile pour en proclamer un autre.


La mission de Jésus sur la croix n'est pas de se servir lui-même. Il ne peut nous sauver que si nous le considérons autrement qu’une personne ; c’est-à-dire si nous le considérons pour ce qu’il est vraiment : un souffle de vie.

Sa grande mission c’est de briser les idoles afin de nous donner l'esprit du Père. Si nous vénérons la personne de Jésus, du fils incarné, nous brûlons l'héritage qui nous est destiné, à savoir le Saint-Esprit.
Comprenez bien que la personne de Jésus Christ est morte à la croix. Sa résurrection n'est pas celle d'une autre personne dissimulée dans le Saint-Esprit. En montrant sa résurrection Christ voulait montrer qu’il est le premier frère ressuscité avant de nombreux frères.

Sa mission, ce n’est pas lui, c'est nous. En ressuscitant, Christ nous délivre de la mort.

Mais sans une nouvelle naissance spirituelle qui brise les images, la résurrection de Christ est vaine. Car, l'esprit du Père qui vit dans le fils est notre héritage à nous qui croyions.

En vénérant la personne de Christ et non Christ lui-même, nous ne faisons que de le renier, car nous renions son héritage (l’Esprit Saint) et donc nous nous renions nous-mêmes (enfants de Dieu) par la même occasion.


Ensuite, si j'adore la personne de Jésus Christ, et que je crois qu’il est ressuscité dans son esprit, alors je le place comme seul capable d'être parfait.
C'est une manière que le diable a trouvé pour que la consécration des disciples soit peu profonde. Une façon pour qu'ils se satisfassent d'une conversion tiède et imparfaite. Le parfait étant alors le lot que d'une seule personne : le Père, Jésus-Christ ou le Saint-Esprit.

Si je me considère important ou que je considère certaines personnes plus importantes que d’autres, alors l’esprit du diable règne. Il règne par le nombre de mes idoles. Et naturellement ma vue sera encombrée. Car, je chercherai une personne divine à adorée.

Vous voyez, tant de chrétiens qui, se vantant d’avoir le Saint-Esprit, courent au cinéma pour voir le dernier film sur Jésus. Ils ont besoin d’une image de Dieu, tout simplement.

 

En fait, Jésus, le fils de Dieu est venu non pas se montrer lui-même,  ou montrer sa personne divine, mais il est venu donner.

Le DON n'est pas la même œuvre que celle de se montrer. L'évangile de Jean montre ce don de Dieu ; ce don qui donne sa vie, qui donne l'esprit, qui donne le salut, qui donne la guérison, qui donne la liberté aux opprimés ou encore qui donne le caractère, l’agneau de Dieu.

S'il n'y avait pas le Père en Jésus par l'esprit, Jésus n'aurait jamais pu donner… il n'aurait fait que de montrer ce qu'il est vis-à-vis des autres : Dieu fait chair ; mais ce serait tout.

Jean 5 :19 : « Jésus reprit donc la parole, et leur dit: En vérité, en vérité, je vous le dis, le Fils ne peut rien faire de lui-même, il ne fait que ce qu'il voit faire au Père; et tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait pareillement. 20Car le Père aime le Fils, et lui montre tout ce qu'il fait; et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, afin que vous soyez dans l'étonnement. 21Car, comme le Père ressuscite les morts et donne la vie, ainsi le Fils donne la vie à qui il veut. ». C’est le Père qui montre les œuvres à son fils Jésus pour qu’il les pratique sous forme de don, qu’il donne la vie.

Il en est de même pour nous. Si nous n’avons pas le Saint-Esprit, nous ne faisons que de montrer des œuvres, mais nous ne pouvons pas les donner. Il n'y a pas de transmission possible sans l’Esprit divin. L'esprit seul permet la transmission.

La nuance est déterminante : 

C'est l'esprit dans la personne qui manifeste le don. Ce n’est pas la personne de l’Esprit qui le fait.

L'esprit et la personne que nous sommes sont importants parce qu'ils font en association. Ils donnent ensemble en association. Par conséquent, Dieu ne s’est pas montré lui-même, il est venu montrer le don, en commençant par le don de sa vie, celle du fils de Dieu sur la croix, pour nous pécheurs.

C'est le don qui est miraculeux et non pas la manifestation de la personne divine.

Le vrai Dieu ne se vénère pas en tant que personne mais en tant qu'esprit, en tant que donateur, il est celui qui donne, qui transmet, et il est celui qui reprend.

Je le redis : Contempler la personne sainte ne fera que d’idolâtrer un faux dieu qui n'est pas Christ.

 Jésus dans Jean 12 :44 insiste bien plus sur son Père, que sur lui ; un Père qui n’a pas d’image : « Celui qui croit en moi croit, non pas en moi, mais en celui qui m'a envoyé; » (et celui qui l’a envoyé n’est pas une personne). Ici Jésus est pourtant si clair, si compréhensible. Il ne veut pas qu’on croit en lui, Christ veut que l’on fixe son regard dans le Père invisible, imperceptible et qui ne peut se limiter à être une personne. Et ensuite Jésus dit verset suivant : 45 et celui qui me voit, voit celui qui m'a envoyé. 46Je suis venu comme une lumière dans le monde, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres ».

Alors ceux qui sont dans les ténèbres persisteront à dire ; vous voyez bien que Jésus dit : « quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres ». En fait leur esprit à effacer ce que Jésus dit plus haut : que croire en lui, ce n’est pas croire en lui, c’est avant tout croire à celui qu’il l’a envoyé : le Père.

Par conséquent pour en revenir au Saint-Esprit : croire au Saint Esprit ce n’est pas croire dans la personne de Jésus de Nazareth, c’est  croire au Père, à celui qui l’a envoyé. La nuance est aussi grande que de passer des ténèbres à la lumière.

D’ailleurs Christ sait très bien la confusion que cette parole amènera puisqu’il dit au verset suivant :

« 48 Celui qui me rejette et qui ne reçoit pas mes paroles a son juge; la parole que j'ai annoncée, c'est elle qui le jugera au dernier jour ».

En d’autres termes, cela revient à dire : « ce que vous effacer de ma parole ou ce que vous y ajouter, vous jugera au dernier jour ».

En lisant ou en écoutant cela, malheureusement beaucoup ne croiront pas, parce qu'ils ont décidé dans leur cœur le choix d'une consécration tiède. Ils ont préféré les ténèbres à la lumière.

D’autres vont le comprendre intellectuellement mais leur cœur de pierre résistera à rechercher les actes profonds qui vont avec. Donc eux aussi se jugeront dans les ténèbres. Je ne fais que de redire ce que Jésus-Christ annonce. C’est son Évangile. Annoncer que le Saint-Esprit est une personne c’est annoncer un autre évangile.

Voilà la vérité :

L’esprit a supplanté la chair.

Les marques extérieures visibles (de la chair) ont laissé place aux marques intérieures invisibles (de l’esprit). C’est l’Esprit qui règne en maître absolu.

Croyons-le et changeons de direction si nous avons été séduits.

 

Maintenant pour conclure, je dirai que le nom d’Emmanuel (Dieu avec nous) donné à l’enfant Dieu par Esaïe n’était pas destiné qu’à Jésus. Il était destiné aux futurs croyants, disciples. Le Saint-Esprit a donné vie à l’enfant Jésus (Matthieu1 :20) et c’est le Saint-Esprit qui nous insuffle une vie nouvelle à nous qui croyions en Jésus-Christ.

Emmanuel, Dieu est avec nous par le Saint-Esprit.

Le vrai don de Dieu pour Jésus comme pour nous, c’est le Saint-Esprit. Le Saint -Esprit est le cordon ombilical nous reliant tous (tous ses fils) à Dieu le Père. Nous devons méditer longuement sur cette révélation.

Amen

dimanche 1 octobre 2023

LES DEUX CHAPITRES DU DISCIPLE ACCOMPLI

 505

Par Eric Ruiz

 

« Le disciple n'est pas plus que le maître; mais tout disciple accompli sera comme son maître. » Luc 6 : 40

Ce verset est clair quant aux intentions du Saint-Esprit : L’objectif : c’est faire un disciple accompli.

Mais, au juste, c’est quoi un disciple accompli ?

Les Évangiles ont-ils donné des réponses à travers ce que disait ou faisait Jésus de Nazareth de son vivant ?

Le contexte tout d’abord de ce verset est assez parlant puisque Jésus pose la question : « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère, et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil? ». Le disciple qui n’est pas accompli ne prend pas conscience de ce qu’il voit. Il juge, il juge son prochain pensant avoir le discernement pour le faire. Or, le tout premier frein à la maturité, c’est le manque de discernement. On juge son prochain, et pourquoi le juge-t-on? Eh bien parce qu’on ne se juge pas soi-même.

Lors de mon message précédent je vous parlais du chiffre 7 qui est le chiffre du disciple accompli. Bien avant  en décembre 2021 j’écrivais le message « sept et le disciple d’exception » ;

Et là en relisant le chapitre 7 de l’Évangile de Matthieu, j’ai réalisé que tout ce chapitre décrit parfaitement ce qu’est un disciple accompli, parfait ou mature, « télios » dans le texte en grec.

Dès le premier verset de Mathieu chapitre 7 nous entendons l’écho du verset de Luc 6 : 41, puisqu’il est écrit : « Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés. 2Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l'on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez».

 

Le jugement est le point de départ du faux apôtre de christ comme du vrai, du véritable.

 

Ce jugement sert d’étalon pour mesurer le vrai du faux.

« On vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez »

Alors, à le lire, on pourrait croire que tout ce chapitre 7 sert de jugement et qu’il est échafauder comme une grande leçon de morale venant de Jésus.

« Ne faites pas ceci, dites cela comme ça, agissez de telle façon dans ce cas-là, etc. ».

Cette leçon aurait d’ailleurs commencée au chapitre 5 avec ce qui est communément appelé le « sermon sur la montagne ».

Jésus parle sur le ton du donneur d’ordre, mais il le fait pour une bonne et juste raison : afin que les esprits religieux s’emparent de ces mots comme d’un commandement, comme une série de lois à apprendre, (ils croiront voir, alors qu’ils sont aveugles) ;

Non, ce chapitre se comprend comme une parabole, le sens y est caché.

Alors même si les versets commencent par un mode grammatical impératif : « Ne jugez point. Ne donnez pas. Ne jetez pas non plus. Demandez. Cherchez. Frappez. Entrez. Gardez-vous. », ce n’est en aucun cas un sermon, c’est bien au contraire un TEMOIGNAGE. Le témoignage du juste, de celle ou de celui qui répond au caractère divin. Même si le mauvais arbre qui porte un mauvais fruit se voit facilement ; Le caractère du disciple d’exception transpire tout au long de ce chapitre.

Il n’est en tout cas pas « l’arbre corrompu » (traduction King James) qui y est décrit.

 

Alors, voyons en détail ce caractère.

 

Jésus, tout d’abord, et curieusement à son habitude n’évoque pas le plus grand commandement, celui d’aimer son prochain comme lui-même ;

Il parle d’emblée d’une de ses raisons principales d’être venu en chair. Pour révéler un jugement (ceux qui croient voir et qui ne voient rien et ceux qui ne voient rien mais qui aspirent à voir et qui verront par lui).

Alors, premier témoignage :

-Chapitre  7, Verset 1 à 5

Le disciple qui ne juge plus l’autre, a avant tout, mis au rebut son vêtement d’hypocrisie. Il n’y a plus aucune trace d’hypocrisie en lui, et pourquoi ?

Parce qu’il se juge lui-même. Donc, il ne se voit pas comme plus saint et plus important que les autres.

-Ensuite, verset 6 : ce disciple ne donne plus « les choses saintes aux chiens ».

Non, il n’est pas dédaigneux avec les autres qui n’ont pas la connaissance de Dieu. Mais, maintenant qu’il a du discernement, il ne parle pas à tort et à travers de sa foi ; Il sait ouvrir sa bouche quand il le faut et dire ce que l’autre a besoin d’entendre. Il sait reconnaître un chien (un esprit animal, d’un esprit régénéré).

Lorsqu’il aura à faire à un esprit animal, il saura dire les mots qui ne pousse pas l’autre à la violence, parce que cela ne servira à rien de vouloir ni convaincre, ni édifier une personne ne pouvant l’être (car Dieu est venu aveugler ceux qui voient, de peur qu’ils aient à se convertir).

Alors, « Donnez les choses saintes aux chiens» ; c’est par conséquent, vouloir enseigner, convaincre l’autre de la vérité alors que Dieu l’a aveuglé volontairement.

C’est d’une certaine manière agir en antichrist.

-Au verset 7, le disciple parfait a une relation juste avec son Père dans la prière. Il sait que son Père lui donnera toujours de bonnes choses. Il n’est plus à se demander d’où proviennent les bonnes comme les mauvaises choses. Il discerne ce qui vient de Dieu ou ce qui résulte d’actes mauvais. Bref, il connait d’où provient l’exaucement de ses prières. Il sait que les réponses qu’il obtiendra seront toujours celles qu’il aura réellement besoin.

-Au verset 12,  Jésus redit ce que l’on trouve dans la loi et les prophètes : « Faire aux autres, ce qu’on voudrait qu’ils nous fassent ».

Mais ici on comprend que ce premier commandement, cette loi est écrite dans le cœur. Et qu’elle est devenue un réflexe quotidien. Se le rappeler sans cesse à l’esprit ne fait pas du disciple un croyant mature, bien au contraire. Parce que le disciple accompli devient prophète et messager de Dieu. C’est lui qui annonce la loi en tous temps ; et personne d’autres. Il ne fait d’ailleurs pas que de l’annoncer, il l’incarne, il la vit, il la respire, il la manifeste à 100%.

-Au verset 13, Jésus évoque cette porte étroite qui mène au Royaume de Dieu. Hélas ce caractère divin n’est pas la préoccupation majeure du monde et de ceux qui se disent chrétiens. La porte large celle de la perdition est contrairement à l’autre une voie très empruntée. Peu emprunteront la voie étroite et resserrée. Cette voie du disciple d’excellence n’attire pas les foules, car le plus grand nombre refuse de se juger eux-mêmes.

-Au verset 15, un autre discernement fort, éclaire le disciple dans sa maturité. Il pourra « se garder des faux prophètes ». Il saura reconnaître « les loups ravisseurs déguisés en vêtements de brebis ». D’abord le mot grec traduit par « se garder », prosecho signifie aussi, faire attention à soi, ou être attentif aux excès ; cela va plus loin qu’une simple reconnaissance.

Ensuite, le disciple ne les discernera pas parce qu’ils sont arrogants, beau parleurs, mais par leurs fruits  (un jour ou l’autre ces loups jugeront sévèrement leur frère ; leur manque d’empathie, leur volonté de se servir et d’être servi eux en premier se révèlera en plein jour).

Le disciple fidèle saura discerner clairement le bon arbre du mauvais arbre face aux âmes qu’il rencontrera.

Attention, ce disciple saura discerner avec vérité parce avant toute chose, il se juge lui-même et parce qu’il sait ouvrir sa bouche à bon escient et dire les choses selon ce que le Père lui a dit.

Il ne prononcera pas vainement, comme beaucoup de ceux qui pratiquent l’iniquité les mots : «Seigneur, Seigneur ». Parce que lui, montre qu’il fait en premier la volonté du Père qui est dans les cieux ; Car faire la volonté de Dieu protège le croyant fidèle et véritable. Il est protégé de quoi ?

De dévier dans de fausses prophéties, dans de faux actes de délivrance, comme dans de faux miracles.

Aux disciples fidèles, Dieu ne leur dira pas « Je ne vous ai jamais connus », mais il leur dira : « je vous connais parfaitement vous qui pratiquer la justice et qui garder mes commandements ».

Alors je le répète, pourquoi ce chapitre est un témoignage et non un sermon ?

-Parce que Jésus le dis lui-même au verset 24 : « C'est pourquoi, quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc ».

La maison bâtie sur le roc est un témoignage.

Cette bâtisse résiste à toute les tempêtes, à tous les torrents de boue parce qu’elle a été construite avec les matériaux de la parole de Dieu ; Une parole qui est vécue, mise en pratique ; Une parole qui fait partie intégrante de sa propre personnalité.

- Aux versets 28 et 29, c’est la fin de ce chapitre 7 ; et il se termine sur l’autorité que dégage Jésus en enseignant sa doctrine.

Elle fait autorité, parce que sa doctrine provient du Père et qu’elle ébranle ceux qui l’entendent ; elle fait se poser les justes questions sur soi-même. Et Jésus manifeste, vit la parole qu’il dit ; alors que les scribes, les religieux aiment briller mais respirent l’hypocrisie. Ils ne vivent pas ce qu’ils professent.

Alors on pourrait dire, voilà fin du chapitre 7 on en a fini avec l’excellence du disciple.

Pas du tout. Rappelez-vous mon dernier message sur le huitième jour. Un jour que personne ne connait si ce n’est le Père ; et ce jour  caché vient témoigner que le disciple est vrai et qu’il est adopté, fils de Dieu.

-C’est le chapitre 8, le suivant, qui vient par conséquent confirmer cette saine doctrine.

Jésus, n’avait jusqu’ici fait aucun miracle. Mais nous lisons qu’à peine descendu de la montagne, il est interpellé ; D’abord par un lépreux (qui se prosterna et le supplia de le rendre pur, net), puis par un centenier ayant une foi qui a impressionné Jésus envers son serviteur paralysé ; Jésus part ensuite chez la belle-mère de Pierre, malade, alitée par une forte fièvre ; puis le soir venu plusieurs démoniaques lui seront amenés.

Pour toutes ces personnes sans exception, leur guérison sera quasi-immédiate et accompagnée par des miracles.

Les miracles viennent confirmer sa nature divine et l’enseignement qui allait avec. Ce n’est pas un hasard si ce jour de grâce arrive suite au chapitre 7.

Le disciple accompli sera à l’origine de ce temps de grâce et de miracle, c’est une certitude. Mais ce n’est pas à lui de décider du moment et du lieu. Le Père céleste seul décidera des circonstances, car c’est le jour du Seigneur, et « Le jour du Seigneur viendra comme un voleur ».

Et oui, cette couronne de justice est destinée  à « tous ceux qui auront aimé son avènement ».

Ce jour-là, ce huitième jour, ces témoins fidèles et véritables auront bien la confirmation que le Père céleste les a vraiment adopté et qu’ils sont ses fils.

Ils chasseront eux-aussi les esprits par la parole, et ils guériront tous les malades, afin que s'accomplît ce qui avait été annoncé par Jésus-Christ, « tout disciple accompli sera comme son maître. » : ce disciple prendra nos infirmités, et il se chargera aussi de nos maladies.

Ils n’imiteront pas Jésus en  ayant une doctrine sur comment prier pour la guérison ou la délivrance. Ils ne diront pas « Va, qu'il te soit fait selon ta foi » ou en imposant les mains et en disant : « je le veux soit pur ». Ils diront les mots, les paroles que le Père les inspire au moment venu.

Ils n’auront pas besoin de faire de longues prières, il leur suffira d’un seul mot comme Jésus l’a fait avec le serviteur du Centenier pour que le miracle se fasse.

D’ailleurs, ces disciples n’auront pas peur, dans les grandes épreuves, ils étonnent les autres, déjà parce qu’ils sont calmes mais aussi parce qu’ils calment et apaisent leur entourage. Le vent et la mer leurs obéissent. Ils peuvent menacer comme Jésus les éléments naturels et changer leur état.

Alors, oui pour nous simples croyants ces versets nous semblent irréels et de l’ordre du divin seul. Mais, ce n’est pas une simple impression.

C’est notre Père qui décide de tout. C’est lui qui donnera le vouloir et le faire à des croyants novices en la matière, à des disciples qui n’ont jamais faits de miracles. Ils ont été peut-être témoins de miracles, mais n’ont jamais été propulsé à en réaliser en chaîne, comme Jésus l’a fait au chapitre 8 de l’Évangile de Matthieu. Ils étonneront comme Jésus à étonner par l’immédiateté des miracles.

Il y a eu déjà dans le passé de tels disciples. Leurs noms n’est pas connu du grand public. Pourquoi ?

Lisons les derniers versets du chapitre 8 de Matthieu :

«34 Alors toute la ville sortit à la rencontre de Jésus; et, dès qu'ils le virent, ils le supplièrent de quitter leur territoire. ».

Le grand nombre, la foule des villes n’aiment pas que l’on chasse les démons ; et pourquoi ?

Parce qu’ils sentent que leurs jugements sur les autres seront révélés, parce qu’ils préfèrent les ténèbres à la lumière. Et puis, à la vérité, ils ont plus peur pour leurs troupeaux que de voir des démoniaques délivrés.

Alors le disciple parfait restera dans l’anonymat. Il n’aura pas un lieu où il pourra établir son Église, à la façon des temples religieux que nous connaissons. Il sera comme Jésus un  étranger, un passant, un pèlerin ; aussitôt accueilli et célébré, aussitôt parti.

Mais celles et ceux qui aimeront l’avènement du Christ seront régénérés.

Amen.