dimanche 21 mars 2021

L’EFFONDREMENT : la déresponsabilisation

375

Par Eric Ruiz

 Notre société repose sur un socle très branlant : celui de la déresponsabilisation, le leitmotiv : « ce n’est pas moi ou ce n’est pas de ma faute, ce n’est pas à moi de porter le chapeau, je ne suis pas responsable de ça ! »

Cette réaction progresse de manière exponentielle, dès que la situation devient gênante, on préfère fuir alors devant ses propres responsabilités.

A tous les niveaux de la société, c’est vrai, on cherche à déresponsabiliser chaque citoyen face à ses erreurs et à ses manquements ;

Déjà un système très organisé et lucratif d’assurances le prouve : l’assurance individuelle, l’assurance voiture, l’assurance maladie, l’assurance habitation, l’assurance scolaire, l’assurance vie, etc…

Si vos enfants ou vous-même commettez un préjudice, une assurance vous couvre et rembourse les dommages que vous avez causés.

Ce confort n’a pas l’air négatif au premier abord ; c’est même un gage de tranquillité important, mais c’est déjà la porte ouverte à la déresponsabilisation ; cela revient à chercher un autre, un tiers pour réparer ses fautes.

Alors bien-sûr, je ne dis pas de se débarrasser de ses polices d’assurance. Déjà parce que beaucoup sont devenues obligatoires.

Mais faisons attention à notre attitude. Agissons-nous toujours en responsable ?

 

Prenons un exemple :

Récemment, un lycéen dont j’avais la responsabilité en stage, (en s’amusant)  a démolit une cloison du gîte dans lequel nous étions hébergés.

Il ne s’est pas confondu de honte et d’embarras.

Il savait qu’un système était prévu pour rembourser les travaux.

Il a prévenu ses parents, qui plutôt que de réprimander leur fils, nous ont juste demandé de prévenir leur police d’assurance pour qu’administrativement les choses soient faites.

Et quand, avec le chef d’établissement nous avons opté pour une sanction, l’élève s’est insurgé et a demandé pourquoi… une telle punition alors que le préjudice allait être réparé.

Cet exemple en est un parmi tellement d’autres du même acabit. Et ce qui saute aux yeux c’est l’attitude irresponsable du jeune et de ses parents.

 

Déjà au départ dans la Genèse, dans le jardin d’Eden, la déresponsabilisation est criante.  Et elle témoigne de la chute originelle de l’homme.

Genèse 1 : 11-12

Dieu posa cette question à Adam :

« Est-ce que tu as mangé de l'arbre dont je t'avais défendu de manger? 12L'homme répondit: La femme que tu as mise auprès de moi m'a donné de l'arbre, et j'en ai mangé ».

Adam, plutôt que d’endosser la responsabilité des faits, cherche à se déresponsabiliser sur sa femme : Ce n’est pas moi, c’est Eve, voilà sa première réaction. Il ne méritait pas une sanction. En d’autres termes Adam aurait pu rétorquer : « Sanctionne là à ma place, c’est quand même à cause d’elle que j’en ai mangé ».

Un peu plus loin, ce fut le tour de Caïn de se déresponsabiliser de son frère Abel,

Genèse 4 :9 : «  L'Eternel dit à Caïn: Où est ton frère Abel? Il répondit: Je ne sais pas; suis-je le gardien de mon frère? 10Et Dieu dit: Qu'as-tu fait? ».

Vous voyez… toujours la même réplique face à la faute :

« Ce n’est pas moi, ce n’est pas à moi de le surveiller, je ne suis pas responsable de lui! ».

En se dédouanant de toute responsabilité, nous cachons nos fautes. La question de Dieu à Caïn : « Qu'as-tu fait? » met en évidence le mal caché.

 

Or, il est vital que, nous, humains nous endossions la responsabilité de nos faits et gestes et que nous veillions les uns sur les autres.

Parce que Dieu a établi un système où forcément, il y aura toujours un prix à payer par celui qui commet la faute, et non pas par une tierce personne.

Croire qu’il existe un système gratuit, automatique, sans efforts où on a juste à se passer les mains sous l’eau pour que les conséquences de la faute disparaissent, c’est un aveuglement complet. Et pourtant c’est le système que beaucoup prône comme un progrès social, une victoire spirituelle.

Souvenons-nous qu’avec la loi mosaïque, même les fautes commises par omission ou par inadvertance subsistaient et par conséquent, elles devaient être couvertes ou réparées par le sang, le sacrifice d’un animal offert sur l’autel, sans quoi la faute n’était pas réparée et le coupable risquait la mort.

La loi de Moïse n’est pas morte et elle revit chez l’irresponsable. Car les fautes, nos fautes si elles ne sont pas confessées restent du venin et nous empoisonnent.

C’est ce que font les hypocrites, ils habillent leurs fautes d’un habit de couleur. Ils maquillent, enjolivent. Ils font du cache misère.

Jésus le disait « quand tu pries ne fais pas comme les hypocrites… »

A force de mots répétés et de se trouver mille excuses, ils ont l’impression de se libérer de leur fautes. Mais ce n’est qu’une simple impression. Une femme vertueuse n’a pas besoin de se cacher derrière toute une panoplie de maquillage pour cacher ses imperfections. Elle assume ce qu’elle et ne joue pas la séductrice.

Donc (un conseil) ne prie pas, alors que tu retiens les fautes des autres. Va d’abord te réconcilier avec ton frère et viens présenter ton offrande ».

Aujourd’hui le christianisme a changé complètement la donne, Christ est devenu la police d’assurance du croyant. Les chrétiens font comme le monde, Christ est leur système d’assurance. Voilà une des nombreuses raisons d’un christianisme paganisé.

Aimer la doctrine des hommes c’est aimer le monde.

On commet une transgression, on prie, on s’excuse devant Dieu et on remercie Jésus-Christ d’avoir purifié nos fautes… et le tour est joué.

Après tout, le fils de Dieu a donné sa vie pour nous c’est à lui d’endosser lui-même le prix de nos fautes.

Prier dans ce sens, c’est un peu comme si à chaque transgression on écrivait à sa police d’assurance en finissant son courrier par un simple remerciement pour les démarches administratives. On sait que de toute manière un chèque bancaire est prévu à cet effet.

Dieu est-il notre chéquier ? Prépare-t-il des chèques à l’avance pour nous ? Pourvoit-il à toutes nos fautes sans conditions ? Est-ce juste de penser ainsi ? L’agneau immolé a-t-il cette vocation aussi ?

A en voir le désarroi général, et la triste condition de vie des chrétiens dans le monde, permettez-moi d’en douter sérieusement.

A en voir l’effondrement des Eglises, des Temples aussi. Et les païens, qui constatent l’hypocrisie et cette folie de la foi, ne rient-ils pas de ce témoignage pitoyable ?

 

« Crois, et tu seras sauvé toi et toute ta famille…».

En sortant ce verset de son contexte, le salut s’obtiendrait bien facilement : il suffirait de croire pour être sauvé.

Mais, dans le contexte, Paul et Silas étaient en prison et un tremblement de terre leur ouvrit les portes.

Le geôlier qui était responsable d’eux était alors prêt à se donner la mort, croyant qu’ils avaient fui.

Mais Paul et Silas n’avaient pas cette intention de s’enfuir et de porter préjudice au gardien. Paul l’appela, lui parla et lui redonna espoir.

Le geôlier avait déjà tout sacrifié dans son cœur pour avoir la foi.

Il pouvait alors donner sa vie pour Dieu.

Croire n’était plus que la dernière étape.

Vous voyez comment il est facile de balayer d’un revers de main la responsabilité qui va avec la foi.

Le geôlier a dû aller au bout. Il savait qu’il allait assumer les conséquences de la fuite de ses prisonniers dont il était responsable ; mais il devait fléchir les genoux devant Dieu pour croire.

Or, un chrétien de nos jours, n’assume plus les conséquences de ses actes, il ne veut plus supporter les effets de ses fautes.

Et à l’évidence, il cherche partout un réparateur. Et Christ est devenu l’image tant recherchée par la religion :

Un sauveur inconditionnel prenant notre responsabilité sur lui.

Cette théorie est depuis longtemps devenue le nouveau catéchisme, le nouveau paradigme de la religion chrétienne.

C’est plus que de l’infantilisation, c’est de la corruption.

 

Le premier verset de la lettre aux Hébreux nous mettait pourtant en garde :

Alors pourquoi, certains ont-ils laissés les éléments de la parole de Christ ? ont-ils jusqu’à abandonner ce qui est parfait, pour poser de nouveau le fondement de la foi en Dieu ?

Si on en revient au 1er siècle, que se faisait-il concrètement au temps des apôtres ?

Actes 19 : 19-20

« Plusieurs de ceux qui avaient cru venaient confesser et déclarer ce qu'ils avaient fait. 19Et un certain nombre de ceux qui avaient exercé les arts magiques, ayant apporté leurs livres, les brûlèrent devant tout le monde: on en estima la valeur à cinquante mille pièces d'argent. 20C'est ainsi que la parole du Seigneur croissait en puissance et en force. »

Là aussi, comme avec le geôlier, il y a un prix à payer pour la foi.

Et la louange et l’offrande envers Dieu étaient loin de ressembler à celles d’aujourd’hui.

Il y a un prix dans la confession de la foi. Ce n’est pas juste déclarer oralement ses fautes passées.

Confesser ici, c’est le mot grec « exomologeo » qui a le sens d’un engagement, on s’engage à ; il y a une action démonstrative, comme un contrat, comme vouloir se mettre entièrement à la disposition de quelqu’un. 

Si le Saint-Esprit agissait puissamment à Ephèse par Paul, c’est parce que les croyants qui se convertissaient en payaient sérieusement le prix.

Le prix à payer dans la confession de ses fautes, allait jusqu’à brûler ce qui avait de la valeur et qui coûtait très cher(cinquante mille pièces d’argent).

Quel gâchis ! Ils auraient pu vendre ces livres plutôt que de les brûler.  

Vous imaginez : cette somme est un véritable butin. Ils auraient pu acheter des maisons avec cette fortune !

Mais voilà, la responsabilité de leurs actes demandait que les autels soient rallumés pour brûler, pour se séparer publiquement de leurs faux dieux.

Voilà pourquoi « la parole du Seigneur croissait en puissance et en force. »

 

S vous lisez ce passage d’Actes 19 : vous remarquerez que ceux qui se livraient à des actes magiques, le faisaient « dans le nom de Jésus » ; ils se disaient chrétiens. Ils n’étaient pas des jeunes chrétiens convertis.

Mais ils avaient une caractéristique : ils avaient divinisé les apôtres. Ils priaient en associant Paul avec le nom de Jésus.

Leur foi reposait sur des actes magiques, tout comme aujourd’hui.

 

Alors concrètement que faire ?

 

Eh bien, si vous avez en votre possession des écrits, des témoignages, des vidéos, n’importe quoi, montrant cette foi basée sur la déresponsabilisation du croyant, vous devez agir.

Tout ce qui va dans le sens ou Christ est un sauveur inconditionnel, qui vous engage à le suivre sans renoncement ou encore qui montre un Dieu qui se substitue à vos fautes, comme par magie, sans que vous ayez besoin de lever le petit doigt, doit être éliminé publiquement, devant des témoins.

 

Maintenant, si vous n’avez rien, mais que vous désirez montrer votre confession de foi, alors écrivez sur une feuille de papier ce qu’on vous a enseigné de faux et brûler la devant des témoins comme signe de séparation définitive;

C’est à cette condition que vous retrouverez une foi remplie de force et de puissance.

 

A présent, je me dois de relever aussi, le problème sous-jacent de la responsabilité, c’est sa relation avec la culpabilité.

Car même si elle ne montre pas forcément le coupable, la responsabilité a une épée de Damoclès avec la culpabilité.

Etre responsable c’est tout faire pour ne pas tomber sous une loi et devenir un coupable.

Cette peur d’être traité d’irresponsable, met une pression terrible sur les épaules des concernés et aujourd’hui, cette peur est tellement palpable partout.

Par exemple être un parent responsable nécessite de bien éduquer ses enfants pour ne pas être traité de coupable du fait qu’ils soient insolent, rebelles et qu’ils tournent mal par la suite.

En fait regardons bien… ce qui rend les personnes irresponsables, ce n’est pas un manque de compétence de leur part : c’est leur manque d’amour.

La culpabilité augmente en même temps que la haine, le mépris, le déni, l’ignorance des autres.

Et plus la culpabilité grandie et plus on se sent irresponsable, c’est ce qui occasionne alors tant de violence.

Autre exemple : Pourquoi y a-t-il autant d’irresponsables dans l’assemblée des croyants ?

Pour les mêmes raisons : la haine des frères est devenue chose commune.

Le chapitre 19 du Lévitique nous montre cette haine, ce venin dans l’assemblée. Il nous dévoile par quelle tactique il gagne du terrain.

Et cela commence en premier par ne plus respecter sa mère et son père et ne plus observer les sabbats(verset 3).

Rappelons que les sabbats servent à dévoiler les ténèbres pour ceux qui ne reçoivent plus la lumière, car la lumière montre les mauvaises œuvres des ténèbres (hypocrisie,  médisance,  calomnie, accusation, mensonge…)

A partir du verset 5 le texte de la Thora insiste sur « l’action de grâce », l’offrande, mais celle qui n’est pas agrée, pourquoi ?

Parce que c’est celle où « la victime n’est pas mangée entièrement » ;

Il y a du reste puisque la victime est encore mangée au troisième jour alors qu’elle aurait dû être brûlé au feu.

C’est quoi cette victime au juste?

Eh bien (le verset 7 nous précise que c’est une chose qui est devenue infecte) c’est la médisance, la calomnie, le mensonge… qui auraient dû disparaitre avec la repentance.

Continuez à ressasser les mêmes accusations (arriver au troisième jour d’une repentance) cela fait que « l’on portera la peine de son péché ».

L’autre que l’on a jugé comme un irresponsable vous renverra la même image d’irresponsable, et vous serez alors violent, intraitable, et vous vous couperez de l’assemblée.

Vous serez cette personne-là cette personne qui « sera retranchée de son peuple »

Pourquoi ?

Car (verset 8) vous profanez alors ce qui est consacré à l'Eternel:

Vous profanez qui ?

Les autres, par toujours le mensonge, la tromperie, les faux jugements (verset 11)

Les versets suivants font état de la même offense par le fait aussi d’opprimer son prochain, de lui retenir son salaire, de ne point avoir d’égard à la personne du pauvre, et de favoriser la personne du grand, riche.

Tout cela c’est haïr son frère.

Et même quand vous insulter un sourd ou que vous faite un croche patte à un aveugle vous profanez le temple.

Celui qui est sourd et aveugle ne l’est pas forcément par les sens mais spirituellement. Et agir contre eux de cette manière aussi désinvolte et méprisante, c’est encore haïr son frère.

Et « celui qui hait son frère est un meurtrier » nous rappelle l’apôtre Jean.

 

Alors la cause  profonde  de l’effondrement social, économique et spirituel : c’est la haine qui a transformé les gens, les croyants en irresponsables.

 

Alors pour conclure :

-Soyons des êtres responsables et pour cela bannissons la haine,

-refusons de voir Christ comme celui qui va nous purifier sans que nous ayons tout brulé de cette chair (la victime accusatrice) ou sans que nous ayons renoncé à nous-mêmes.

-Ne fuyons pas la responsabilité de veiller les uns sur les autres, en particulier sur celles et ceux qui nous entourent.  Jésus disait à Pierre : « Quand tu seras converti, affermi tes frères ! »

-Rendons à chacun ses droits ; regardons chacun comme un être supérieur à soi à bien des égards et regardons-le comme un être entièrement responsable.

 

C’est ainsi que nous lutterons de la meilleur des façons qui soit contre l’effondrement.

Amen

dimanche 14 mars 2021

DIEU S’INTERPOSE DANS LE PILE ou FACE

 374

Par Eric Ruiz

 

Si j’étais soumis à mes raisonnements, à mes envies, j’arrêterai de parler de côté sombre et de côté lumineux. J’arrêterai avec l’hypocrisie et je ne reparlerai plus d’arrières pensés, on tourne en rond avec cela.


Mais qui suis-je pour mesurer l’importance des choses de l’Esprit ?

Me laisser influencer par l’Esprit saint me demande d’être transporter plusieurs fois (s’il le faut) aux mêmes endroits comme pour creuser un mystère.

Quel est le mystère ici ?

Pile ou face 

Il y a une vieille tradition pour le tirage au sort.

Quand on voulait tirer au sort, on avait l’habitude de prendre une pièce de monnaie de la lancer en l’air et une fois retournée, selon son côté choisi, de décider ou pas.

Ces deux côtés de la même pièce révèlent toujours une dualité.

L’être humain, l’être animal, a toujours ce côté double en lui, ce côté obscur d’un côté et ce côté lumineux de l’autre.

Chacun montrera bien-sûr le coté lumineux en premier et chacun cachera le côté sombre.

C’est exactement comme avec une pièce de monnaie.

Par convention, le côté pile indique le côté de la valeur de la pièce : c’est le côté propre, le beau côté de la personne ou les belles choses qu’elle montre et qu’elle a faite ;

Elle cherchera tout le temps à vous montrer ce qui l’avantage pour rehausser son image, son honneur et augmenter sa valeur. Cette intention est inconsciente, c’est vrai, mais elle est bien réelle.

Le côté face de la pièce,  c’est le côté retourné. Il n’indique aucune valeur, il est resté face cachée, puisque sa face est retournée vers le sol. Ce côté face représente le plus souvent sur la pièce, le visage de profil d’une personne ou une image humaine.

Ce côté face, visage caché, tenu secret, c’est bien évidemment le côté noir des choses.

Mais avec les euros, le côté face est devenu un symbole de l’identité du pays européen. Avec la personnalité humaine, la similitude est frappante, il y a un côté qui révèle la vraie identité de la personne.

Voilà la règle !

Ce qui est sûr, c’est que plus sale et sombre sera la face cachée, plus rutilante et belle sera la face montrée.

C’est une loi universelle.

Et personne ne déroge à la règle.

 

Le roi Salomon au plus fort de sa noirceur était considéré comme l’homme le plus influent de la terre.

« Le roi Salomon surpassa tous les rois de la terre par sa richesse et sa sagesse. 23 Tous les rois de la terre cherchaient à le rencontrer pour se mettre à l’écoute de la sagesse que Dieu lui avait donnée » (2 Chroniques 9 :22)

1 Roi 11 :6 à 8 « Salomon fit ce qui est mal aux yeux de l'Éternel, et il ne suivit point pleinement l'Éternel, comme David, son père.

7 Alors Salomon bâtit sur la montagne qui est en face de Jérusalem un haut lieu pour Kemosch, l'abomination de Moab, et pour Moloc, l'abomination des fils d'Ammon.

8 Et il fit ainsi pour toutes ses femmes étrangères, qui offraient des parfums et des sacrifices à leurs dieux ».

Salomon préféra plaire à ses nombreuses femmes concubines qu’à Dieu.

 

Plus près de nous, qui n’a jamais entendu parler du célèbre parrain de la Mafia colombienne Pablo Escobar ?

Un homme, père de famille attentionné, un vrai « papa poule », se mettant en quatre pour ses enfants,  très pieu de réputation, qui est parti de rien et qui a accumulé une fortune estimée à plus de 30 milliards de dollars (7ème fortune mondiale). 

Il avait proposé de racheter la dette de son pays la Colombie.

Un homme d’une si grande générosité qu’il était surnommé Robin des bois.

Il est, bien que décédé, toujours aussi idolâtré et même plus qu’un pape.

Parce qu’il aurait dépensé une grande partie de sa fortune dans la construction et le financement de nombreuses Eglises, de routes, d’écoles, d’hôpitaux, il aurait construit des milliers de maisons pour les pauvres, des parcs, des stades de football, etc.

Cà c’est pour la partie pile de la pièce, qui est impressionnante.

 

La partie face maintenant.

Un des plus grands criminels des années 70 à 90. Il expédiait plus de 30 tonnes de cocaïne par jour à travers le monde (80% du marché mondial de la cocaïne passait par lui).

Il serait responsable directement de la mort de plus de quatre mille personnes, plusieurs centaines de juges, un millier d’officiers de police, des journalistes et des membres du gouvernement ; et sans oublier tous ceux qui décèderont des suites de la cocaïne.

Vous voyez, malgré tous ses crimes, nombreux sont ceux qui ne retiendront que son côté bienfaiteur.

Et pour le roi Salomon, ce fut la même chose. Son idolâtrie, sa folie des grandeurs sont passées bien souvent au second plan.

Nombreux sont ceux qui le considère comme immense par sa sagesse et par son obéissance à Dieu au regard du magnifique Temple qu’il a su faire construire pour le Dieu d’Israël.

 

On ne voit toujours que ce qui nous arrange, n’est-ce pas ?

 

Alors bien-sûr on peut toujours incriminer l’argent et son pouvoir machiavélique. Mais ce qui pousse à cacher les mauvaises choses, c’est le fait de vouloir embellir à l’excès sa propre réputation.

 

Machiavel écrivait : « Pour être efficace, il faut cacher ses intentions ».

 

As-t-on réellement besoin de lire Machiavel pour réaliser qu’on a tous ce côté machiavélique ; et qu’il a raison, car qui ne cache pas ses intentions naturellement ?

Tous, nous le faisons par peur de perdre. Personne n’aime passer pour un perdant, un faible, un incapable… alors on cache.

On s’évertue à montrer le côté pile de la valeur de la pièce, comme si ce côté était le plus vertueux.

C’est comme avec les vraies et les fasses pièces. On préfère montrer deux pièces différentes, pour cacher encore davantage ses intentions.

Les mauvaises intentions c’est l’autre, la fausse pièce.

Non, ici c’est la même pièce qui est à la fois sale et propre.

 

Pile je gagne, face je perds.

 

Cette pièce de monnaie à deux faces, chaque personne, en fait, l’a bien sur elle ; pas dans sa poche, non dans ses expressions. Nos propres sens nous trompent et nous trahissent.

 

Georges Bernanos  écrivait « ce que la voix peut cacher, le regard le livre »

 

Et on peut élargir ce concept aux élites, aux dirigeants, à L’Etat, aux nations.

 

Philippe Bouvard disait aussi à l’égard d’un pays riche :

« Un pays riche est une nation qui a réussi à cacher ses pauvres ».

 

Quelle horreur et en même temps quelle réalité !

La nation, le chef, l’individu, le croyant, son âme, ses cellules vivantes interagissent constamment avec cette intention masquée, cette noirceur retournée face contre sol.

Si on analyse les films, comme les livres, les romans, les livres historiques, les polars, les récits dramatiques, les contes pour enfants, tous, ils tournent tous autour de la même intention : montrer la face qui a été cachée ou ce qui n’aurait pas dû se voir.

Quant aux milieux qui rendent un culte à Dieu, ils aiment extérioriser à outrance leur bénédiction, comme signe extérieur de sainteté.

Par exemple regardons la pièce de monnaie de l’espérance :

Côté pile, l’espérance vous est enseignée comme un espoir, un but à atteindre.

Côté face, c’est dans le but de vous faire pratiquer sans cesse de bonnes œuvres envers l’institution, d’enrichir son patrimoine.

Ou alors, à l’inverse, l’espérance est enseignée comme une chose déjà acquise par votre conversion. Mais côté face, cela vous enchaîne à la religion, sans qui cette espérance serait vaine.

Pourtant quel pied de nez !

Cette face cachée de la pièce de monnaie se dévoile de façon spectaculaire actuellement, là sous nos yeux.

C’est devenu presque un phénomène d’attraction, la pièce retombe à chaque fois du côté face ; et face je perds.

Ce n’est la faute à « pas de chance ». La chance ou la malchance n’a rien à voir ici.

Il faut que chacun se rende à l’évidence : Il y a quelqu’un qui a un pouvoir redoutable, il retourne toutes les pièces, les unes après les autres et avec une grande dextérité, à une vitesse sans égale.

Toutes les faces cachées se dévoilent.

Pourquoi ?

La justice humaine aurait-elle fait peau neuve ?

Les hommes ont-ils enfin soif de justice et de vérité ?

Rien de tout cela, car

Ce n’est pas une volonté humaine, qui est derrière ce dévoilement, c’est la volonté de Dieu.

 

Jean 2 :15

Jésus dans le temple de Jérusalem « Ayant fait un fouet avec des cordes, il les chassa tous du temple, ainsi que les brebis et les bœufs; il dispersa la monnaie des changeurs, ( il retourna les pièces de monnaies, le mot grec employé ici c’est « Ekcheo», qui signifie : comme une coupe que l’on verse, on la retourne pour faire couler le liquide) et (il) renversa les tables; ».

 

Que cherche à nous montrer le Seigneur par cette violence?

 

Que notre justice, à nous les humains  ne fait que de montrer le coté noir de la pièce. Elle ne le détruit pas.

Notre justice ne règle rien.

Non seulement le côté noir demeure, mais plus : il grossit anormalement, comme une tumeur.

Ce qui n’amènera que la guerre et la destruction.

 

Voici les effets de la pièce de monnaie sale retournée et qui est maintenant devenue visible en millions d’exemplaires :

-        On verra le vrai mobile des actes,  les stratagèmes, une fois l’image de façade brisée.

-        On verra clairement les pauvres des pays riches

-        On verra l’honneur bafoué de ceux qui ont dissimulés des injures

-        On verra l’inefficacité de tous les dissimulateurs, leurs défauts, leurs handicap qu’ils ont tant essayé de cacher

-        On verra le manque d’intelligence  de tous ceux qui se cachaient derrière leur haute compétence.

-        On verra la vraie détresse des gens dissimulée derrière une carapace de bien-être et de bonheur.

-        On verra les vices les plus vils et honteux cachés derrière un visage angélique

-        On verra les vrais escrocs emmitouflés dans leur manteau de bienfaiteur

 

Donc, on peut se réjouir pour ce temps où nombreux sont les vrais visages qui se dévoilent, mais en même temps, cette grande civilisation mondiale du mensonge va-elle engendrer enfin une civilisation plus juste ?

 

J’en doute fortement.

La seconde guerre mondiale n’a pas enseveli avec elle le nazisme, elle l’a déplacé.

Cet esprit mauvais essaye toujours de se dissimuler.

On ne chasse pas le naturel.

Le totalitarisme, cette face cachée s’est retournée face vers le ciel. Et elle est venue remplacée la face pile : celle de la démocratie, de l’altruisme, du partage équitable.

 

Donc la mort de cette civilisation servira simplement à éliminer les pièces qui persistent à se salir, refusant de se faire polir et qui détruisent la terre.

 

Apocalypse 11 :18 (Martin)

« Les nations se sont irritées, mais ta colère est venue, et le temps des morts est venu pour être jugés, et pour donner la récompense à tes serviteurs les Prophètes, et aux Saints, et à ceux qui craignent ton Nom, petits et grands, et pour détruire ceux qui corrompent la terre. »

J’ai été comme frappé de stupéfaction car au même moment où j’ai écris ces lignes, une information de l’AFP tombe : un des plus grand milliardaire, une des premières fortune de France se crash en hélicoptère et décède.

Est-ce le fruit du hasard (pile ou face ?) ?

 

Ceux qui corrompent la terre ce sont les mêmes humains que dévoilent Timothée dans sa première lettre. Timothée parle « des discussions sans fin entre des gens à l’esprit faussé, ayant perdu toute notion de la vérité qui pensent que la foi en Dieu est un moyen de s’enrichir » (version BFC)

 

La pièce de monnaie dévoile encore, encore, pile la piété, la foi en Dieu et face la source de gain et d’enrichissement.

Vous voyez je ne parle pas de chrétiens, de juifs de païens, de culte meilleur qu’un autre… je parle de pièces de monnaies.

Car d’abord la piété est devenue une question d’argent, de monnaie ; ensuite parce que toutes les pièces se ressemblent, comme aujourd’hui toutes les religions ou tous les croyants se ressemblent…dans le sens où toutes ces pièces ont toutes une face visible et une face cachée.

 

Alors que celui ou celle qui est saint devrait montrer la même face, qu’elle soit visible ou retournée.

C’est la pièce à face unique qui plait à Dieu, elle montre le vrai sacrificateur.

Oui, avec Dieu il faut perdre la face, mais la mauvaise face, celle qui nous a rendu pauvre et aveugle :

« Parce que tu dis: Je suis riche, je me suis enrichi, et je n'ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu » (Apocalypse 3 :17)

 

Maintenant, la particularité d’une pièce est qu’elle porte une marque et notre Dieu ne dit pas que l’on reconnaitra le juste par le nom de son Dieu, par sa croyance, par son culte, par son niveau de piété… mais par sa marque, son sceau, son appartenance.

 

« On ne peut servir Dieu et Mammon »

On ne peut avoir un côté pile, la face Dieu ; et un côté face, la face de Mammon :

Une pièce double face n’a aucune valeur pour Dieu

Car cette « double face » c’est la marque de la bête.

 

666 c’est un poids d’or dans la Bible, c’est environ 22 tonnes ; le poids d’or que recevait chaque année Salomon par ses taxes (par ses paiements obligatoires).

 

Alors, Dieu lance les pièces de monnaies, il les disperse comme Jésus dispersait la monnaie des changeurs dans le temple de Jérusalem. Et souvent la pièce roule sur son tranchant avant de tomber côté pile ou côté face.

 

Ce moment où elle roule correspond à cette frontière d’Israël où Dieu nous prévient du jugement (Ce fameux nombre 19).

Relisez le passage d’Ezéchiel chapitre 11 verset 11

N’attendez pas que la pièce tombe du mauvais côté et dévoile le mal caché, dissimulé.

Car à ce moment-là, pour reprendre les termes d’Ezéchiel : la ville sera pour vous une chaudière (mais plus encore) : vous serez la viande qui brûle dans cette chaudière.

Alors faites tomber cette face cachée, brulé-là pour ne pas qu’elle vous brûle à son tour et que sa brûlure vous soit mortelle.

 

Ayons tous une même et unique face ; une seule et unique identité.

Christ n’a qu’une identité, c’est celle que nous devons avoir nous aussi, nous qui l’aimons.

Il nous donne un caillou blanc, le même que celui d’Apocalypse 2 :17 :

 

« A celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc; et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n'est celui qui le reçoit ».

 

Ce caillou blanc a remplacé la pièce à deux faces. Il porte le nom de notre nouvelle identité : « Nikao » : Vainqueur, car nous aurons alors vaincu la dissimulation, nous oserons montrer ce qui est pauvre en nous plutôt que notre soi-disant de richesse.

Amen

dimanche 7 mars 2021

DE L’ESPOIR A L’ESPERANCE (un secret dévoilé)

373

Par Eric Ruiz

 

La malédiction est-elle une fatalité ?

Après tout, à en voir le désespoir qui règne sur ce monde on dirait bien que oui.


La loi de Murphy, vous connaissez ?

Pourtant c’est une théorie des plus  répandues.

La loi de Murphy consiste à voir les effets négatifs comme les seuls effets dominants de notre existence.

C’est la tartine beurrée qui tombent toujours du mauvais côté ; C’est le verre toujours à moitié vide. C’est notre mauvaise étoile qui annonce toujours de mauvaises nouvelles. C’est l’effet boomerang, où les choses négatives vous reviendrons un jour ou l’autre en pleine figure. Les jeunes d’aujourd’hui disent que : C’est le mauvais karma.

Cette pensée qui consiste à baisser les bras et à s’en remettre à une fatalité écrite à l’avance par nos échecs et nos actes sombres : c’est la pensée dominante, en tous les cas cette pensée se renforce même chez les plus optimistes aujourd’hui, au point où ils sont hantés par des pensées de mort.

Mais il y a toujours un moyen de sortir d’une spirale infernale ou de la fameuse loi des séries, même quand tout est au plus mal et que rien ne marche.

Toucher le fond n’est pas forcément un point d’arrivée.

Et le moyen de rebondir n’est pas lié au résultat d’une adhésion à une philosophie des lumières ni à une nouvelle méditation.

C’est l’espoir, la solution.

L’espoir : c’est un sentiment qui permet de reconsidérer l’avenir en des termes positifs.

Mais comment recevoir de l’espoir ? Comment cet espoir peut-elle naître alors que tout est noir ?

La psychologie affirme que « celui qui désire, espère et croit en lui-même » et que ne plus avoir de désir donc, provoque le désespoir puisqu’on ne croit plus en soi.

Or la réalité est plus profonde que cela.

La recherche de nouveaux désirs n’amènera pas un nouveau souffle d’espoir, tout simplement parce que les désirs humains palissent à ce moment-là, et n’ont plus d’attirance. Voilà la cause profonde du manque d’espoir.

Ce qui est certain : c’est que l’espoir ne peut pas renaître tant qu’ il n’y a que du noir.

Il faut une lumière.

Je cite encore une fois le prophète Zacharie dans la Bible : «Au temps du soir, la lumière paraîtra ».

Donc, aussi faible, aussi minuscule soit elle, cette lumière doit exister. Même si c’est un lumignon, cette lumière aussi infime soit elle créée de l’espoir.

Quelle est cette petite lumière concrètement ?

C’est une réponse.

Le lumignon, en fait, c’est la réponse à une prière, tout simplement.

Lorsque l’on prie, alors qu’on ne peut plus se raccrocher à rien, l’espoir nait ou renaît.

Le cordon qui avait été cassé se reconstitue alors. Et le contact avec le divin reprend vie.

L’espoir en hébreu, c’est le mot « tiqvah »  (33 versets dans la Bible) qui a le sens aussi de corde et de cordon.

L’espoir, ce cordon qui vous rattache à la vie ne naît pas parce que vous avez entendu un prédicateur vous prêcher la vie éternelle ou parce que vous avez été séduit par une doctrine vous convainquant de la résurrection.

Le cordon n’est pas là.

C’est Matthieu 12 : 18 qui nous le dit aussi :

« Voici mon serviteur que j'ai choisi, Mon bien-aimé en qui mon âme a pris plaisir. Je mettrai mon Esprit sur lui, Et il annoncera la justice aux nations.

(De quelle manière ?)
… il ne criera point, Et personne n'entendra sa voix dans les rues.
 »

Vous voyez, ce n’est pas sa voix et ses cris qui nous amèneront vers lui. Ce n’est pas en descendant dans la rue, en allant dans un lieu que l’on trouvera l’espoir.

Cet endroit lumineux est infime, invisible, caché très profond, puisqu’il se trouve dans le cœur de chacun.

Et prier, c’est comme souffler sur les braises, c’est rallumé un feu qui était éteint.

Esaïe le prophète, le rappelle au verset 20 de Matthieu 12 :
« Il ne brisera point le roseau cassé, Et il n'éteindra point le lumignon qui fume, Jusqu'à ce qu'il ait fait triompher la justice ».

Pour illustrer cela, je voudrais vous relater l’anecdote suivante : je suis tombé cette semaine sur une vidéo concernant les encouragements d’un rabbin pour ses fidèles.

Ce Rabbin très connu des juifs français, racontait qu’après plus d’un mois de confinement des juifs en Israël ( ils n’avaient plus de concerts, de théâtres et de cinémas, plus de bars ni de restaurants comme chez nous en France) et il disait comme si cela n’était pas suffisant : plus de plages, plus de mer, il y a eu une marée noire (des centaines de tonnes de bitume ont pollué tout le littoral d’Israël, plus de 170 kms de côtes, du Nord du Liban jusqu’au sud de la bande de Gaza)

Eh bien ce rabbin disait qu’il n’y a plus rien pour se distraire, que tout est verrouillé parce que c’est le moment de Hachem (c’est le moment de Dieu)

Le seul et unique espoir doit venir de Hachem.

C’est Hachem, Dieu qui fait triompher la justice, parce que tant qu’il a de la vie, il y a de l’espoir, tant qu’il y a une lumière, il y a de l’espoir.

Alors l’espoir est un sentiment fort qui nait à un moment T. Il est très lié à la conjoncture.

A ce moment précis, c’est une lumière qui brille comme une vision vers l’avenir.

Quelle est cette vision ?

Cette vision, c’est un peu comme si en plein hiver, se présente devant vous un arbre en fleur.

C’est l’espoir d’un renouveau.

 

Mais, il y a une seconde étape, bien différente, qui s’appelle l’espérance.

- L’espérance, au premier abord est bien mystérieuse. Il y a comme un secret qui demande à être révélé.

Tout d’abord : l’espérance s’inscrit bien-sûr dans le prolongement de l’espoir…

Mais cette étape est plus profonde et constante que l’espoir, puisque la vision de l’arbre en fleur a disparu.

Mais cette fois-ci : l’arbre, c’est vous et il est en fleur.

 

Nous n’avons plus à faire à  un sentiment mais à une condition, un état de l’âme.

 

Et dans le concret, vous êtes toujours tourné vers l’avenir, mais avec une solide confiance dans les choses qui se sont construites en vous.

De quelles manières ces choses se sont-elles construites ?

Eh bien par la foi et par l’amour.

 

C’est la foi et l’amour qui ensemble ont construit l’espérance.

 

Pour garder l’image de l’arbre fleuri que vous êtes devenu :

Eh bien cet arbre a une certitude bien  solide, une assurance ferme d’avoir des fruits, pourquoi ?

Parce que ces fleurs ce sont déjà des actes de foi et des actes d’amour répétés.

Et même si on ne voit pas encore les fruits, vous savez par l’espérance que votre arbre produira de bons fruits. Vous avez l’espérance d’une bonne récolte le moment venu.

C’est pourquoi ces trois vertus ne font qu’un. L’arbre, les fleurs et les fruits sont indissociables tout comme le sont la foi l’espérance et l’amour.

 

1 Corinthiens 13 :13

 « Maintenant donc ces trois choses demeurent: la foi, l'espérance, la charité; mais la plus grande de ces choses, c'est la charité. »

 

Nous comprenons mieux maintenant le sens du mot espérance lorsque Paul l’emploie dans 1 Corinthiens 9 : 10

« Celui qui laboure doit labourer avec espérance, et celui qui foule le grain fouler avec l'espérance d'y avoir part. ».

Ici il ne s’agit pas d’espoir, d’espérer à la fin être du bon côté de la moisson.

Il s’agit d’avoir l’espérance qui est une évidence… parce que notre travail s’est fait dans la foi et l’amour.

Toutes les épreuves, toutes les tempêtes ont été traversées avec foi et amour.

Et le lien qui relie les trois c’est bien sûr le sacrifice. On sacrifie et on est prêt à sacrifier tout . L’amour, en premier est sacrificiel ; mais la foi aussi : elle n’admet pas la tiédeur ; quant à l’espérance, je dirais comme Paul, la mort est un gain pour elle.

Notre espérance à ce niveau n’est pas le fruit d’un hasard, mais d’une construction ; Un peu comme une maison qui est restée debout malgré les intempéries, parce qu’elle a été construite avec les bons matériaux.

Maintenant Paul donne une précision concernant l’espérance.

Galates 5 :5

« Car, pour nous, nous attendons par l'Esprit l'espérance d'être justifiés par la foi.»

L’espérance encore ici n’est pas l’espoir. Paul n’attend pas que la justice de Dieu se fasse pour lui dans le sens que peut-être qu’il l’a mérité.

Il « sait par la foi » qu’elle « est déjà », Elle « Est », comme elle le sera.

Donc, il n’est pas là, à espérer comme le font ceux qui doutent que la promesse de la justice divine leur soi acquise.

L’espérance, fait qu’il attend sereinement « la manifestation » de cette justice (qui est déjà une réalité spirituelle).

Car il sait (il est sûr) de cette réalisation, car c’est un fait aussi évident que les fruits sortiront après les fleurs, parce que c’est un arbre fruitier productif.

Alors, je connais des croyants découragés qui doutent complètement de cette espérance qu’a Paul.

Ils gardent leur peur comme un secret.

Je les entend me dire la peur au ventre : qu’au jour de la moisson, ils seront comme l’ivraie, brûlés.

Ils ont peur, car ils ont perdu espoir…mais pour un temps seulement. Pourquoi, leur espérance n’existerait-elle plus pour autant ?

Non, la prière qui donne espoir soufflera encore une fois sur leur braise et rallumera leur feu.

Mais est-ce pour autant que tout ce qu’ils ont construit avec foi et amour s’est effondré et a disparu à jamais ?

Non l’espoir, comme je le dis est de passage, et il est fragile. Il peut s’effriter avec les chagrins, les combats, les difficultés de la vie, mais il n’est qu’un déclencheur.

On peut être cloué par la maladie et la souffrance dans un lit d’hôpital et avoir perdu tout espoir d’en sortir, mais l’espérance peut encore là, être bien vivante.

C’est vrai que lorsque l’espoir nous quitte, alors nous sombrons dans le découragement, nous ne voyons plus cet arbre fleuri.

Nous voyons à la place, un arbre dénudé de feuilles. Mais est-il mort pour autant ? Non. 

C’est ce que dit l’apôtre Paul dans sa deuxième lettre aux Corinthiens découragés.

« notre espérance à votre égard est ferme, parce que nous savons que, si vous avez part aux souffrances, vous avez part aussi à la consolation. » ( 2 Corinthiens 1 :7)

Paul voyant l’espoir des Corinthiens s’éteindre par les souffrances qu’ils traversent, garde néanmoins le même état d’âme pour eux.

Malgré ce qu’endurent les corinthiens, Paul ne les condamnent pas.

Son espérance à leur égard est ferme. Ce qui veut dire que cela ne change ni leurs fruits, ni la bonne récolte qui leur est destinée.

Et l’esprit de consolation qui est le Saint-Esprit possède cette fonction d’essuyer nos larmes en nous montrant non pas l’arbre nu de l’hiver mais l’arbre du printemps, celui qui a fleuri et qui refleurira. Cet arbre productif dont les fruits abondent ont été formés avec le Saint-Esprit, en nous.

Paul prend exemple dès le verset suivant sur les conditions terribles qu’il a vécues, lui-même en Asie.

Tout espoir de continuer à vivre était anéanti à ce moment-là.

« nous avons été excessivement accablés, au-delà de nos forces, de telle sorte que nous désespérions même de conserver la vie. »

Paul avait perdu l’espoir de vivre, mais avait-il perdu l’espérance ?

Absolument pas.

« nous regardions comme certain notre arrêt de mort, afin de ne pas placer notre confiance en nous-mêmes, mais de la placer en Dieu, qui ressuscite les morts. »

Paul avait gardé les yeux sur la récolte à venir.

Cela peut paraitre au premier abord paradoxal, mais l’espoir de vivre s’amenuisant, son espérance s’est accru d’autant plus.

Son espérance était d’une telle abondance, qu’il nomma Dieu : le Dieu de l’espérance.

« Que le Dieu de l'espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi, pour que vous abondiez en espérance, par la puissance du Saint-Esprit! » (Romains 15 :13)

Par l’espérance, nous franchissons avec Christ le chemin de croix dans la joie et la paix.

 

(1 Pierre 4:13)
" Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez AUSSI dans la joie et dans l'allégresse lorsque sa gloire apparaîtra."

 

Notre regard à ce moment-là n’est plus sur nos souffrances. Nous ne prions plus pour que nos souffrances cessent.

Elles sont nécessaires à notre espérance, puisqu’elle le nourrisse.

 

 Notre regard n’est plus aussi sur notre condition matérielle, physique, ou morale mais sur notre condition spirituelle : Christ et nous-mêmes. Puisque les fruits que nous portons sont ceux de Christ (ce ne sont pas les nôtres).

 

Voilà où se situe notre espérance : Notre corps céleste a pris une plus grande importance que notre corps terrestre.

C’est le mystère de Colossiens 1 : 27 « caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints.. à savoir Christ en vous l’espérance de la gloire ».

Alors comment l’espérance peut-elle abonder en nous, à ce point-là ?

Parce qu’elle devient le résultat de ce qu’a dit Paul, et que nous lisons au verset 28 : «  exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ ».

L’espérance qui abonde : c’est de pouvoir se présenter devant Dieu dans l’état d’hommes et de femmes matures (Telios, parfaits, accomplis)

Sans l’espérance point de perfection, pas d’accomplissement terrestre.

Pour en revenir à « Tiqva » en hébreu. Ce n’est plus un cordon que forme l’espérance, (le cordon c’est pour l’espoir) mais une corde bien plus  grosse et solide.

Elle est même incassable car c’est « l’espérance de la gloire ».

Voilà comment la souffrance accomplit en nous l’espérance, car sans elles ( la souffrance et l’espérance), nous ne pouvons parvenir à la stature parfaite de Christ.

Une stature, c’est la hauteur de la personne. Cette taille est atteinte quand  nous prenons conscience que Christ en nous est bien supérieur que nous (notre corps terrestre).

Que notre Seigneur Jésus-Christ scelle en nous l’espérance de la gloire.

Amen