dimanche 17 mars 2019

COMMENT RECEVOIR ET MANIFESTER LA SAGESSE DE DIEU ?

267

Par Eric Ruiz

Lors de mon dernier message je concluais la chose suivante : l’épreuve n’enseigne pas la sagesse.
L’attitude dans l’épreuve montre un autre état : l’état de condamnation de ceux qui ne se repentent pas mais qui blasphèment, car c’est leur heure du jugement qui a sonné.

https://youtu.be/d200sJx3VZE
Un exemple pour appuyer mon propos, que l’épreuve n’enseigne pas la sagesse : Job dans sa grande affliction n’avait pas la sagesse pour en comprendre le sens.
Un de ses amis : Tsophar de Naama prit la parole et dit
Job 11 :6 « Et s'il(Dieu) te révélait les secrets de sa sagesse, de son immense sagesse, tu verrais alors qu'il ne te traite pas selon ton iniquité (tes fautes) ».


Job était très amer et croyait son épreuve voulue de Dieu pour lui enseigner sa sagesse.
Alors que Job avait lui-même par son attitude engendrée sa propre épreuve.
Donc, Job blasphème sans en prendre forcément conscience, puisqu’il est aveuglé par la dureté de son cœur.

Mais à l’opposé, pour ceux qui se sont repentis, on pourrait croire que l’épreuve leur a enseigné, à eux seuls, la sagesse.
Eh bien non, non, c’est encore une erreur que de croire cela !
La sagesse ne s’obtient pas pendant l’épreuve ou après, mais avant, bien avant.
Pourquoi ?
Parce qu’elle va nous enseigner comment passer l’épreuve.
Celui qui manque de sagesse et qui la demande à Dieu, ne demande, pas par exemple, de savoir si le quatrième sceau va avec la cinquième trompette d’Apocalypse. Demain, n’est pas ce qui le préoccupe . C’est une aide pour maintenant qu’il a besoin. Il ne polémique pas sur la doctrine ;
Il demande plutôt comment  peut-il faire pour avoir de l’huile afin de se préparer à affronter l’épreuve.

L’heure du jugement est une épreuve.
Le jugement dernier, c’est l’épreuve qui survient juste avant de mourir ou au moment d’affronter la dernière épreuve.
Le jugement dernier dévoile quoi alors ?

L’épreuve du jugement (qu’il soit premier ou dernier) montrera toujours l’attitude juste ou injuste, celui qui joue vrai ou celui qui est faux ;
Et pour de vrais repentis, leur attitude dévoilera le niveau de leur salut. A la place du blasphème, à la place d’actes malhonnêtes, immoraux ou maléfiques ils n’auront que des paroles de louange dans la bouche et des actes de justice et d’amour comme intentions.

Car l’heure du jugement sert aussi à dévoiler la vérité.
Cette heure montre celles et ceux qui sont dans la vérité et pas seulement ceux qui persévèrent dans le mensonge.
Alors, peut-on y voir une contradiction avec Hébreux 5 :8-10
« Christ a appris, bien qu'il fût Fils, l'obéissance par les choses qu'il a souffertes, » ?

Christ, aurait-il apprit la sagesse grâce aux souffrances liée aux épreuves qu’il a vécu ?

La contradiction sauterait aux yeux.
Pourtant, lorsqu’on lit « Christ a appris », on se réfère toujours à notre manière humaine d’acquérir l’enseignement.
La répétition (premier point), mais aussi et surtout, par l’acte de la pensée qui permet de saisir l’objet d’apprentissage, par les sens (par l’ouïe, le goût, l’odorat, la vue, ou le toucher).
Le grand pédagogue français Antoine de la Garanderie (une référence dans mes études) ne concevait pas l’apprentissage sans qu’il y ait une représentation mentale ; en bref, sans que l’on puisse comprendre l’information, comprendre l’étude ou la pratique de quelque chose.
Donc tout ce qu’on apprend passe par nos 5 sens ; et la répétition est indispensable pour que nous mémorisions ce que nous avons compris.

Or, on oublie une chose primordiale dans tout cela. « Christ a appris ».
Comment a-t-il appris ou plutôt compris ?
Qui a influencé sa représentation mentale ?
La transmission humaine est différente de la transmission spirituelle.
Qui est l’enseignant pour les choses spirituelles ?
C’est le Saint-Esprit l’enseignant ; et il ne passe pas par l’intellect et les 5 sens pour nous instruire,  mais par un autre canal : celui de la foi.
Proverbes 2 :9-10 : « Alors tu comprendras la justice, l'équité, la droiture, toutes les routes qui mènent au bien. Car la sagesse viendra dans ton cœur ».
Le chemin qui mène à comprendre Dieu commence dans le cœur pour émerger ensuite dans la conscience ;
C’est pour cela que par le Saint-Esprit, on connaît les choses, mais de manière intuitive, sans les avoir vus, entendus, ni compris ;
Et mémoriser
cet enseignement : ce n’est pas : 
«  Fais ceci, ne fais pas cela, obéit ! ». Non ! Cet enseignement, c’est une nouvelle nature, une naissance d’en haut.
L’obéissance est dans le cœur. Comme Dieu nous donne l’envie de faire et de vouloir, l’obéissance devient alors une intention première, puis, par l’usage et la pratique du Saint-Esprit, nous devenons complètement immergé, baptisé par lui au point où nous pouvons dire « ce n’est plus moi qui vit mais Christ qui vit en moi » (mais attention par l’usage et la pratique du Saint-Esprit, elle est là la répétition).

Par conséquent l’obéissance comme la sagesse sont révélées uniquement par l’épreuve, et en cela l’épreuve nous montre si nous sommes prêts, si notre préparation a été efficace ou pas.

Daniel, condamné à mort par les Mèdes, s’est préparé dans la prière à affronter la fosse aux lions. Cette sagesse surnaturelle a été la cause de son salut.

Quelle sagesse a-t-il reçu?

Une sagesse qui le pousserait à la méditation quotidienne ?

Non cette sagesse-là n’est pas adaptée à son besoin.
Par contre  jouer franc-jeu devant Dieu se mettre à nu et convertir son cœur, lui a permis d’accepter l’épreuve sans broncher, sans perdre la paix, sans s’irriter, sans colère, sans ressentiment, ni amertume, pardonnant à ses bourreaux, voilà la véritable sagesse ; elle montre notre élévation vers la perfection, comme Christ l’a fait avant nous.
C’est le verset 9, le verset suivant du chapitre 5 de la lettre aux Hébreux : » et qui, après avoir été élevé à la perfection, (Christ) est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l'auteur d'un salut éternel, »

Nos épreuves révèlent quoi, au juste ?

Elles dévoilent notre salut éternel et notre niveau de perfection obtenus grâce à la sagesse, de Christ bien-sûr.

Mais nos épreuves nous prouvent aussi, ce que le Père a déclaré pour Christ : 10 Dieu l'ayant déclaré souverain sacrificateur selon l'ordre de Melchisédek ».
Cela veut dire aussi qu’à ce moment précis, nous recevons du Père le même titre que Christ, celui de souverain sacrificateur (le titre le plus élevé), selon l’ordre de Melchisédek, roi de paix et de justice (roi de Salem), et sacrificateur à perpétuité.

Mais rappelez-vous ce que j’avais annoncé dans le message sur « les 3 robes de l’Epouse de Christ » ;
Ce sont nos épreuves qui nous montrent notre vêtement d’Epouse.
Il y a un manteau pour les prophètes, il y a une récompense de prophètes pour celles et ceux qui passeront par les mêmes persécutions, le même renoncement qu’eux.

« Heureux serez-vous, lorsqu'on vous outragera, qu'on vous persécutera et qu'on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi…parce que votre récompense sera grande dans les cieux; car c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous ».

Donc, les plus grandes récompenses ne sont pas données qu’aux prophètes seulement, mais aussi à ceux qui braveront les mêmes épreuves qu’eux, qui seront heureux dans ces épreuves.
La sagesse ici, sera d’être heureux et non pas ce qu’on nous a appris humainement : que cette plénitude, ce bonheur, sera pour plus tard, lorsque Christ nous emmènera avec lui.
Non, cet état de bonheur est révélé dans la persécution, ici-bas, pendant le combat.

Mais ce n’est pas tout, les grandes récompenses sont aussi pour ceux qui recevront les prophètes comme tels.

« Celui qui reçoit un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète » (Matthieu 10 :41)

Ici, recevoir un prophète va plus loin que de lui ouvrir la porte de chez soi. C’est partager une vraie communion avec lui.
Il est le prophète dans votre communion, c’est lui qui annonce la parole de l’heure et vous brisez le pain et buvez le vin avec lui.
Ce qui veut dire : que vous ne partagez, pas seulement un bon repas avec lui, mais que le pain brisé, sans levain, mis sur la table, c’est votre soumission au Seigneur ; et que le bon vin à déguster, c’est votre sacrifice pour Dieu, qui est sans partage.

Mais alors, pourquoi la récompense est si élevée pour ceux qui reçoivent un prophète ?

Eh bien, parce qu’ils reçoivent et manifestent ce qu’ils ont demandé à Dieu : de la sagesse.
« Et la connaissance de Dieu fera les délices de ton âmes » (Proverbes 2 :10) ; voilà la première récompense, le plaisir extrême de l’âme, son élévation.

Mais allons un peu plus loin.

Elihu, le jeune prophète a osé dire à Job, la chose suivante :

Job 33 :33 : (c’est une heure parfaite) « Si tu n'as rien à dire, écoute-moi! Tais-toi, et je t'enseignerai la sagesse ».
Elihu ne mâche pas ses mots, il ne lui dit pas, prie et demande au Seigneur qu’il te donne sa sagesse ; Il lui dit d’arrêter de parler ; et d’écouter enfin Dieu, par son prophète, car c’est par son prophète qu’il recevra, la sagesse.

La bouche de Dieu c’est son prophète.
Aussi lorsque vous ne recevez pas un vrai prophète, vous fermer la bouche de Dieu.
Pourquoi Dieu se sert-il d’un prophète alors qu’il pourrait directement nous enseigner chacun, personnellement ?

La réponse est très simple en fait : Parce que Dieu s’est créé comme cela.
En Elohim, il y a un corps, une communion des saints. Et Dieu, Elohim, parle à chaque membre, c’est vrai, mais aussi et d’abord à partir du prophète qui est au centre de la communion (attention le centre ce n’est pas le sommet).

Le prophète annonce la parole et les autres disent amen (pas seulement par soumission ou par respect) parce qu’il y a une résonance à l’intérieur d’eux, ou parce que certains ont vécu déjà ce que le prophète annonce et qu’ils peuvent aussi témoigner d’un fait qui va dans le sens de la révélation.

Pour ceux qui croiraient que le temps des prophètes est déjà passé, ils ne se rendent pas compte que c’est comme si Christ s’enlevait une partie de lui-même ; pas n’importe qu’elle partie : sa bouche.

Les prophètes ont toujours été sa bouche, alors pourquoi en serait-il différemment aujourd’hui ?

Cet aveuglement qui existe de nos jours, n’est pas nouveau ; Quand Jésus-Christ exerçait son ministère, il était obligé de le rappeler.

« Mais je vous dis qu'Elie est déjà venu, qu'ils ne l'ont pas reconnu, et qu'ils l'ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l'homme souffrira de leur part » (Matthieu 17 :12)

Elie, ici, incarne les prophètes dans son ensemble.
Donc, Jésus est en train de leur montrer qu’ils sont incrédules face aux prophètes, comme leurs ancêtres l’ont été, car lui aussi exerce un ministère prophétique.
C’est une constante, tout prophète venant avant lui a souffert dans leur génération, de la même incrédulité (et que naturellement ces choses se répèteront dans le futur avec d’autres prophètes).

Elie était dans la transfiguration avec Jésus ; et la voix du Père lui était aussi destinée : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection: écoutez-le! »
Ecoutez-le.

Rejeter le prophète, rejeter sa parole, c’est rejeter la parole de Dieu. C’est se juger indigne de recevoir une récompense de prophète.
Alors, vous allez me rétorquer et vous aurez raison : « je connais plein de faux prophètes actuels qui disent à peu près la même chose !  Et qui maintiennent les autres dans la peur avec de tels propos ».
Bien sûr...ce sont des loups déguisés en brebis. Ils pourraient séduire même les élus, si c’était possible.
Mais attention, c’est à vous de discerner leurs fruits, à vous de les discerner.
Un homme, aussi sage qu’il soit, ne peut rien faire, il ne peut pas vous convaincre que vous êtes un loup ou que vous suivez un loup.
Elihu n’a pas fait changer Job de son mauvais chemin ; Jésus-Christ n’a pas fait fléchir les genoux des incrédules.
Personne n’est prophète dans son pays.

Quant aux disciples, eux, ils n’arrivaient pas à chasser un esprit d’incrédulité chez un enfant.
Jésus répondit (alors que le père se plaignait) : « Race incrédule, leur dit Jésus, jusques à quand serai-je avec vous? jusques à quand vous supporterai-je? Amenez-le-moi. »
On pense que Jésus s’adresse à ses disciples, et à leur échec,  alors qu’il s’adresse à l’esprit d’incrédulité qui est aussi dans le père de l’enfant.

Il n’y a que le Saint-Esprit qui convainc de péché (Jésus le sait très bien et il nous donne la seule voie possible en Jean 16 :8 « Et quand il sera venu, il (le consolateur) convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement: »).

Donc, si vous n’êtes pas convaincu de péché, c’est que vous avez reçu votre jugement. Vous préférez les ténèbres à la lumière.
C’est pourquoi Jésus répondra au père de l’enfant une réplique étonnante et pourtant si lumineuse.
(Écoutez bien)

Marc 9:23 « Si tu peux!... Tout est possible à celui qui croit. » Ces trois petits mots « si- tu- peux » dévoilent que le jugement était là et que le Saint-Esprit connaissait déjà ce jugement. Le père n’était pas forcément dans l’attitude de cœur de croire. Il pouvait aussi refuser de croire (c’est pour cela que Jésus lui dit : «  si tu peux tout est possible.. »).

Jésus attendait quoi alors ?

Il attendait la confirmation du jugement. Et cette confirmation c’est : l’acte de repentance ou le blasphème du père (le père pouvait faire l’un comme l’autre : blasphémer ou se repentir).
Jésus attendait de savoir s’il avait choisi la lumière ou les ténèbres.

Qu’a-t-il choisit alors?

Verset 24 : «  Aussitôt le père de l'enfant s'écria: Je crois! Viens au secours de mon incrédulité! 25Jésus, voyant accourir la foule, menaça l'esprit impur, et lui dit: Esprit muet et sourd, je te l'ordonne, sors de cet enfant, et n'y rentre plus ».
Le père s’étant repenti, il manifesta la lumière et Jésus délivra alors l’enfant de l’esprit muet et sourd.

Mais, laissez-moi vous poser la question suivante : Si le père avait blasphémer, que pensez-vous que Jésus aurait fait ?
Voyant la foule arriver, il serait sûrement parti précipitamment, laissant les mauvais esprits dans le corps de l’enfant.

Je sais que certains diront en écoutant cela ; « ouah, mais c’est dur ! »
Je répondrais : non c’est la justice divine et elle a besoin de se manifester par la sagesse.

Je dirais comme Jean 14
« Que votre cœur ne se trouble point Croyez en Dieu, et croyez en moi…7 Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père (cela veut dire vous saurez pourquoi attendre que sa justice se fasse). Et dès maintenant vous le connaissez, et vous l'avez vu »

En voyant comment Jésus a agi vous avez vu comment Dieu le Père agit et comment son infinie sagesse s’applique dans la réalité terrestre.
Et Jésus nous l’a bien dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais au Père; 13et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. 14Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. »

En « mon nom » (alors attention, ne vous y méprenez pas), ce n’est pas prononcer la formule magique «  au nom de Jésus ! », c’est d’être EN Christ.
Car, c’est uniquement dans cet état que nous pouvons faire les choses en son nom, sinon c’est de la magie, pas de la foi.
La sagesse n’est pas que dans les paroles… la sagesse manifeste un état profond de consécration.
Alors, repentez-vous et manifestez la sagesse de Dieu.
Amen

dimanche 10 mars 2019

« CE QUI NE NOUS TUE PAS…»


266
Par Eric Ruiz

« CE QUI NE NOUS TUE PAS NOUS REND PLUS FORT» 

Qui n’entend pas régulièrement ces mots ?
https://youtu.be/c6I0HiTw4hUOn les reconnaît dans la bouche de certains hommes politiques pour évoquer un retour dans la sphère du pouvoir, ou on les entend dans diverses interviews de personnes publiques, dans les vestiaires d’un match de rugby de joueurs professionnels, c’est le titre d’un téléfilm, ou récemment celui d’un thriller américain ; c’est aussi le titre d’un livre de pensée positive, mais c’est pareillement le titre d’une chanson de « Johnny » et même ce sont des paroles de musique d’un chanteur de Rap.
C’est un peu la phrase passe partout en ce moment.

Cette parole très connue du philosophe allemand Nietzsche est reprise bien souvent après que des personnes aient vécues des épreuves terribles, très douloureuses les amenant parfois jusqu’au désespoir.
Contre toute attente, au sortir de ses épreuves, elles ont dressées alors un bilan des plus bénéfiques: Les épreuves ont accrue leur force morale.
Ces personnes renaîtraient de leurs cendres plus fortes qu’avant.

Alors au final, ce beau dicton ne sert-il pas à gonfler l’égo de la victime qui se voit supérieur et vainqueur grâce à ses échecs vaincus?

On entend l’équivalent avec cette réplique :
« Si j’arrive à me sortir de cette épreuve, si je sors vivant de ça, alors je n’aurais plus peur de rien ni de personne ».

L’expérience qui nous rapproche de la mort servirait-elle à découvrir en nous de nouvelles fonctionnalités, ou de nouveaux pouvoirs ?
Le « super-héros » n’est pas un mythe pour tout le monde. Il y a une croyance inavouée qui le rendrait vivant ; mais à une condition seulement, c’est qu’au préalable on ait pu affronter et  braver sa propre destruction. Ce « super héros » va alors nous apporter l’élixir de son invincibilité.

Dans les faits, ces êtres qui sont revenus des ténèbres, qui ont vu la mort de près (plutôt que de se sentir petits et vulnérables), se sont crûs protégés par une puissance angélique.
Les témoignages abondent dans ce sens.
Les rescapés sont persuadés d’avoir eu la visite d’un ange gardien, qui s’est penché sur leur cas personnel et c’est pourquoi ils se sentent encore plus fort et beaucoup moins vulnérable qu’autrefois.
Ils progressent vers un sommet, c’est sûr, mais quel sommet ?
Cette montagne ne ressemble-t-elle pas à cette forme pyramidale qu’est Babylone ?  Cette montagne qui place à son sommet l’homme, plutôt que Dieu ?

Renaud, un des chanteurs les plus populaires de France qui revient de sa énième désintoxication avec un nouveau album ; et il chante : « toujours vivant toujours debout il n’est pas né le crétin qui voudra m’enterrer ». Renaud veut montrer quoi? Un renouveau, une résurrection? Là, où il n’y a toujours eu que séparations, mélancolie et dépression.

Que dire de ce chef d’état algérien Abdelaziz Bouteflika qui a 82 ans veut se représenter aux élections présidentielles, alors qu’il aurait perdu en partie l'usage du langage et certains réflexes corporels dus à un AVC? Pourquoi ne veut-il pas reconnaître son impuissance et passer la main? Pourquoi n’arrive-t-il plus à quitter le pouvoir qu’il exerce depuis presque 20 ans?

Non, ce qui ne nous tue pas devrait nous enseigner autre chose.

·       Ce qui ne nous tue pas devrait nous faire trembler devant notre état éphémère d’humain.

Nous sommes nés de la poussière comme Adam le glébeux et nous nous comportons comme si nous étions dotés d’une matière corporelle noble et indestructible, que même le feu ne peut faire disparaître.
·       Ce qui ne nous tue pas devrait nous montrer la limite de notre arrogance, la limite de notre état corruptible, et insolant, qui refuse toujours d’abdiquer et de reconnaître que sans Dieu rien n’a de puissance ni de la valeur en nous.

Par conséquent, un être intelligent devrait reconnaître que :
·       Ce qui ne nous tue pas nous rend plus humble, donc plus faible, plus conscient de notre petitesse et de notre dépendance et que la liberté n’est pas dans notre autonomie.

Il vaut mieux être invalide en Christ plutôt qu’avoir une forme olympique sans lui.

Notre liberté est dans notre dépendance.

Paul le disait aux Corinthiens : « C'est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car, quand je suis faible, c'est alors que je suis fort ». Notre force est aussi dans notre dépendance.

Oui, nous devons être revivifiés comme ces ossements de la vision d’Ezéchiel qui reprennent vie par le souffle divin.

Mais qu’en est-il pour le plus grand nombre ?

On croit toujours que la dureté de l’épreuve fera fléchir le plus fort d’entre nous ; Que la détresse joue le rôle de miroir pour nous renvoyez notre image réelle ; et que le malheur finira par nous faire changer.

C’est une erreur de jugement, c’est une erreur fondamentale, une fausse croyance si communément admise;
Mais Dieu souhaite que nous puissions juger, discerner la vérité qui se cache souvent, derrière de faux comportements.


Prenons le live de l’Apocalypse, le passage sur la dernière coupe.

Lorsque l’ange verse la septième coupe de colère de Dieu, regardez ce qui se passe alors:
 »21Et une grosse grêle, dont les grêlons pesaient un talent (environ 30kgs), tomba du ciel sur les hommes; et les hommes blasphémèrent Dieu, à cause du fléau de la grêle, parce que ce fléau était très grand. » (Apocalypse 16:21)
(Ici nous avons à faire à une grêle très spéciale, à un fléau qui ressemble plutôt à une chute de fragments de météorites avec des morceaux de 30kgs qui tombent et cela formerait de véritables cratères arrivant au sol, un spectacle assez effrayant !)
Lisons aussi
Apocalypse 9:20-21

« Les autres hommes qui ne furent pas tués par ces fléaux ne se repentirent pas des œuvres de leurs mains, de manière à ne point adorer les démons, et les idoles d'or, d'argent, d'airain, de pierre et de bois, qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher; 21et ils ne se repentirent pas de leurs meurtres, ni de leurs enchantements( de leurs pratiques magiques), ni de leur impudicité( de leur immoralité) ni de leurs vols(leur malhonnêteté) ».

Quelle conclusion tirer de ces textes?

L’épreuve n’enseigne pas la sagesse.
L’attitude dans l’épreuve montre l’état de condamnation de ceux qui ne se repentent pas mais qui blasphèment, car c’est leur heure du jugement qui a sonné.

L’épreuve n’a pas de valeur éducative pour celui qui a le cœur endurci, car elle endurcit encore plus son cœur.

Face à ce qui devrait les faire invoquer Dieu, supplier le très haut, eh bien, ces êtres dans le désarroi le plus total blasphèment et perdurent dans leurs abominations.
Quelle maladie mentale : la mégalomanie !
Ils sont comme Pharaon devant Moïse : ils ne céderont pas à leurs instincts criminels et meurtriers.

La dernière coupe de colère nous montre une chose importante : la loi divine à l’origine, amplifie les fléaux et enfle le cœur indéfiniment ;
Il n’y a plus de sortie, la loi ne résout rien.
L’homme dans cet état n’est plus capable de s’en sortir, il n’a plus d’issue possible.

Si Dieu n’intervient pas en Sauveur, le blasphémateur finira dans la mort, détruit à jamais, car il est alors dans une spirale infernale dont il sera incapable d’en sortir seul et même s’il est aidé des autres.

Un blasphémateur est dans un carcan par manque de pardon, car comme il  « blasphème contre l'Esprit, il ne sera point pardonné. Quiconque parlera contre le Fils de l'homme, il lui sera pardonné; mais quiconque parlera contre le Saint-Esprit, il ne lui sera pardonné ni dans ce siècle ni dans le siècle à venir ».

Cela veut dire, qu’il lui faudra alors attendre plusieurs siècles, plusieurs générations pour qu’un blasphémateur sorte de la prison de sa condamnation.

Et c’est donc Dieu lui-même qui mettra fin à cette idolâtrie.

Comment ?

Un exemple significatif : le livre de Job

Job était dans une spirale infernale à cause du péché.
Craignant Dieu au départ, son manque de consécration se vit lorsqu’il ferma les yeux sur les actes mauvais de ses enfants qui se saoulaient et menaient une vie de débauche.

Son corps fut recouvert d’ulcères. Il s’endurcissait de plus en plus, rejetant ses fautes (Job dans ses prières disait : « Sachant bien que je ne suis pas coupable,…quels est le nombre de mes iniquités et de mes péchés ? Fais-moi connaître mes transgressions et mes péchés…pourquoi m’infliger d’amères souffrances, me punir des fautes de ma jeunesse ? »)
L’idée même d’une repentance le faisait bondir (« je ne me sens pas coupable en moi-même » Job 9 :35).
Il rejetait les conseils et les réprimandes de ses 3 amis, négligeant aussi l’amour et la justice du jeune prophète Elihu.

C’est Dieu qui est venu vers lui, pour finir, dans une tempête, afin de l’extraire de sa prison, celle qu’il s’était forgé lui-même.

Dieu, lui a montré que toute la nature, tous les animaux sont soumis au créateur, malgré la force et la puissance phénoménale et souveraine de certaines espèces.
En prenant exemple sur le crocodile (le Léviathan dans sa forme hébraïque) et l’hippopotame (le Béhémoth, la traduction d’origine), le Seigneur voulait lui montrer que de tels animaux impressionnent d’abord par leur proportion énorme, gigantesque.
Ces deux créatures dans leur forme originelle sont deux montres, le Béhémoth un monstre terrestre qui devait  plus ressembler à un dinosaure qu’à l’hippopotame d’aujourd’hui ; Et le Léviathan qui devait être plus proche du dragon, un monstre marin hyper puissant.
Quoiqu’il en soit, ces animaux monstrueux, par leur impression de force et de grandeur (qui ont nourrit bien des légendes et des mythologies et amplifier leur réalité) incarnent la plus grande puissance de vie sur terre comme sur l’eau.
Ils vivent en roi sur leur territoire, dans le sens où ils n’ont pas de prédateurs directs et ils paraissent indestructibles ; rien ni personne ne les fait fuir ou ne les domptent.

Pourtant (et c’est là ce qui paraît invraisemblable) ils ne résistent pas au très-haut, ils ne luttent pas avec lui, ils font sa volonté.

Job 41 :25 nous dit que le Léviathan est « le roi des plus fiers animaux ». Il a été créé pour ne rien craindre sur la terre. Mais, malgré son arrogance extrême, il craint Dieu ; il est soumis à son créateur.

Dieu lui a fait comprendre qu’il s’était pris, lui Job, pour une créature plus forte, plus arrogante encore que ces deux monstres invincibles, en contestant avec lui, en luttant avec lui (Job 39 :34-35).

Job, alors, se repentit en reconnaissant ses fautes ; «  oui j’ai parlé sans les comprendre des merveilles qui me dépassent et que je ne conçois pas (c’est-à-dire des merveilles dont il n’a pas compris le sens)…
Mais maintenant mon œil t’a vu, je me condamne et je me repens sur la poussière et sur la cendre » (voilà ce que Job finira par admettre après tous ces combats qui ont toujours été contre lui-même).

La repentance est la seule manière de voir Dieu véritablement, c’est la seule voie pour tous (il n’y en a pas d’autre).
Mais à quel prix elle se fera?
A partir de quel degré de souffrance devront-ils passer pour reconnaître que leur force n’était qu’un masque, qu’une illusion ?
Il se sont vu plus fort et au-dessus de la création entière, c’est en cela qu’ils ont lutté avec Dieu. Ils se sont vus plus impressionnants et invincibles qu’un béhémoth ou qu’un Léviathan (ce n’est pas peu dire).

Pour Jacob qui deviendra Israël, sa lutte avec Dieu lui valut une invalidité : il boitait à cause d’une fracture de la hanche causée par le combat avec un ange;
Jacob, nous dit l’Ecriture, fut vainqueur sur l’ange.
Oui, c’est vrai il le domina et c’est bien là son problème, en tous les cas, c’est bien la cause de ses problèmes. (vous voyez Dieu vous laisse prendre le dessus sur lui…mais)
Sa lutte avec Dieu ne fut pas terminée pour autant, elle lui occasionna la difficulté d’obtenir la main de Rachel (14 ans, deux fois sept ans au service de Laban, le père de Rachel), puis le combat continua en essayant d’avoir des enfants avec elle, car elle était devenue stérile ; et pour finir, il verra la perte de Rachel à la suite de la naissance de son deuxième fils.
Mais ce n’est pas encore fini :
Il y aura aussi une division, des querelles parmi ses enfants qui aboutiront à l’exil de son fils Joseph (celui qu’il préférait, l’aîné de Rachel, «  qu’il avait eu dans sa vieillesse ») qu’il croyait mort et « il porta longtemps le deuil de son fils » ;
Il verra Siméon, son autre fils le quitter, pour l’Egypte où il fut pris en otage; (et ce n’est toujours pas encore fini) et Benjamin... le dernier fils de Rachel, qui devait servir de garantie en Egypte. Jacob se voyait mourir avec une telle épreuve et il ne se voyait pas subir la peine de la séparation avec Benjamin.

Il y a décidément un prix fort à payer pour se croire invincible et contester Dieu.
Israël a payé ce prix.
Mais d’autres après Israël payeront aussi ce prix.
Combien aujourd’hui de chrétiens sont dans le deuil, la souffrance, la division (mais se croyant toujours invincible et luttant constamment avec Dieu) ?
Ils ont cet adage dans le cœur : « ce qui ne me tue pas me rend plus fort », mais leur vie témoigne du contraire, elle témoigne d’un désastre.
Où se trouve leur fertilité ?

Les plaies qu’ils ont ne sont pas visibles, elles sont à l’intérieur dans leur cœur, dans ce cœur amer qui montre que les plaies coulent toujours et que leur caractère mégalomane résiste à tout, ce délire de grandeur est toujours plus que vivant.

Ce prix est décidément très élevé, trop élevé puisqu’il implique, en plus des longues et pénibles souffrances pour soi et pour son entourage proche, une position différente dans les noces de l’agneau :
Faire partie de l’Epouse ou alors être répudié en étant simples témoins, sans entrer dans la salle des noces, voilà ce que risquent ceux qui s’égarent :
Etre les témoins de leur échec… et pire : devenir les promoteurs de la réussite de leurs ennemis (qui eux seront aux premières places).
Les blasphémateurs, provoqueront le développement et le succès de ceux qu’ils ont combattu, contre qui ils ont prié jour et nuit pour leur défaite et leur anéantissement.

Mais tous ne termineront pas ainsi. Pour ceux qui se repentiront, leur destinée redeviendra fertile. Israël s’est repenti avant sa mort.
Joseph, le fils trahi, devenu esclave et exilé a été le lien de bénédiction.
Il a permis la réconciliation avec ses frères, et à travers sa position d’homme le plus puissant après Pharaon, il a pourvu en terres, en nourriture et en biens à toute sa famille.
Amen

dimanche 3 mars 2019

QUI NOUS POUSSE A L’INSURRECTION ?


265

Par Eric Ruiz

On peut dire des paroles de la Bible alors qu’elles sont de fausses prophéties, bien qu’elles sortent du livre des saintes Écritures.
C’est pourquoi, répéter un verset biblique en pensant dire une chose vraie et qui se réalisera parce que c’est écrit dans la Bible, c’est écrit par un prophète, c’est faux.
La Bible en ce sens n’est pas la parole de Dieu.

Alors qu’est-ce que la Parole de Dieu ?
Eh bien, c’est celle de notre temps, plus encore, celle de notre heure.
Si le Saint-Esprit nous montre à quelle heure nous sommes, alors, oui, nous aurons la prophétie juste de la Bible qui incarne véritablement la parole de Dieu.

Que nous dit le Saint-Esprit en ce moment ?
Sommes-nous arrivés au temps du combat final, et comment devons-nous combattre ?
La vérité se trouve-t-elle par la bouche du prophète Jérémie (Jérémie 51 :11-12) ?

«  Aiguisez les flèches, prenez les boucliers! L'Eternel a réveillé l'esprit des rois des Mèdes, car sa pensée est contre Babylone pour la détruire, car c'est ici la vengeance de l'Eternel, la vengeance de son temple. Elevez l'étendard sur les murs de Babylone! Renforcez le guet, placez les gardes, préparez les embuscades; car comme l'Eternel a pensé, il a aussi fait ce qu'il a dit contre les habitants de Babylone »

Nous sommes entrés, c’est vrai, dans cette vengeance organisée qui induit la chute de Babylone. Donc, un tel commandement, c’est sûr, inciterai n’importe quel croyant
1.     à « élever l’étendard sur les murs de Babylone», c’est-à-dire : à dénoncer des crimes opérés par des lobbyistes ou des dirigeants avides de gain et malhonnêtes (qui ont dressé des murs (des grandes et hautes puissances).
2.     à « Renforcez le guet, placez  les gardes », c’est-à-dire : à élaborer un système de dénonciation des criminels qui passaient autrefois pour des bienfaiteurs. Ce système c’est trois choses :
1-     A partir d’une démarche d’investigation, trouver le ou les coupables,
2-     casser leur réputation en répandant leurs mauvaises actions, sur la place publique (réseaux sociaux, médias)
3- les trainer en justice (procès, condamnation, emprisonnement)

3.     A «  préparer les embuscades » consiste à organiser la rébellion en élaborant des stratégies d’attaques pour lutter contre des injustices sociales (pétitions, rassemblements, manifestations, grèves, blocages, embargo, etc.).

Mais, l’Esprit saint me dit tout à fait autre chose.

Il me dit une parole que beaucoup répèteront: « mais elle n’est pas pour nous ! C’est une prophétie pour une époque passée, pour Juda, Israël ! »

Quand Jojakim roi de Juda reçoit la parole du prophète Jérémie, lui et le peuple de Juda, répondent exactement cela :
Ils n’ont aucun conseil à recevoir de Jérémie, car Dieu leur parle aussi ; et ce qu’annonce Jérémie est faux puisqu’il leur demande l’inverse de ce que leur cœur crie au plus profond d’eux-mêmes (et ce cœur crie vengeance).
Qui a raison, le roi de Juda et son peuple ou un seul homme ?
Qui a raison, ce que disent la majorité des croyants et leurs credo ou un seul croyant en minorité mais dont le Seigneur parle par sa bouche ?
Jérémie passait (c’est-sûr) pour un fou, quand il a dit :

 « Mais la nation qui pliera son cou sous le joug du roi de Babylone, et qui lui sera soumise, je la laisserai dans son pays, dit l'Eternel, pour qu'elle le cultive et qu'elle y demeure » (Jérémie 27 :11)

En période de « gilets jaune », en période de révolte populaire contre autant d’injustice, autant de corruption, autant de manipulation, la majorité des croyants pensent que c’est de la lâcheté que de ne rien dire et de ne rien faire, et de se laisser plier sous le joug du roi de Babylone.
Eh bien oui, moi je préfère passer pour un lâche ou un faignant en ne faisant rien, plutôt que de passer pour un courageux et un clairvoyant aux yeux d’un peuple qui proteste et qui voient leur colère et leur rébellion comme légitime et juste.

Oui, nous devons tendre l’autre joue
·       face à notre pouvoir d’achat en baisse,
·       face à nos impôts en hausse…
Oui nous devons courber le dos
·       face à un gouvernement qui augmente les taxes, d’un roi qui ne tient pas ses promesses,
Oui nous devons accepter l’injustice
·       face à des entrepreneurs qui croulent sous les millions d’euros et qui exploitent leurs ouvriers avec des salaires indécents, 
·       face à l’empoisonnement massif de notre alimentation etc etc.

Notre combat de foi, c’est de ne pas nous révolter, c’est de subir en priant que notre Seigneur, nous protège du mal, qu’il éloigne de nous la pénurie, la maladie et l’oppression.
C’est lui qui réveille, par la pensée, les rois des Mèdes pour détruire Babylone, car ce combat-là n’est pas le nôtre mais celui de notre Dieu.
Donc, nous ne devons pas tout faire pour les empêcher d’agir ou tout faire pour essayer de les convaincre, ou  encore trouver les mots pour qu’ils restent dans leurs maisons.

La règle c’est : que chacun fasse ce à quoi il croit être appelé.

Alors qui sont ces rois des Mèdes qui sont réveillés par l’Eternel ?

Mèdes en hébreu signifie « terre du milieu ». A première vue une indication peu utile, sauf que les choses sont différentes et ce peuple porte bien son nom, vous allez voir pourquoi :

La Bible donne très peu d’indications sur ce peuple. Il est décrit plus particulièrement dans le livre de Daniel. C’est un peuple d’apparence très dur, qui se donne des lois irrévocables, définitives, sans appel et qui se veulent perpétuelles.
Daniel 6 :8 «Maintenant, ô roi, confirme la défense, et écris le décret, afin qu'il soit irrévocable, selon la loi des Mèdes et des Perses, qui est immuable ».

Les défenseurs des Mèdes rappellent la loi sans cesse pour que la crainte s’empare de celles et ceux qui agissent autrement. Ils ne reviennent jamais sur ce qu’ils croient.
La loi est bien au-dessus du cœur.
Ils ne font pas confiance au cœur qui est tortueux comme le leur.
La loi sert leur idolâtrie.
Elle leur permet de condamner celui qui agit différemment, qui a une foi différente de la leur.

C’est comme cela que Daniel a été condamné à mort, jeté dans la fosse aux lions, parce qu’il avait une foi différente de la leur.

Les chefs et les satrapes, nommés par Darius (lui-même Mèdes), avaient la pensée des rois des Mèdes puisqu’ils étaient des Mèdes, eux-aussi.
Ils ont été réveillés par la pensée de la jalousie en voyant Daniel plus sage qu’eux, mieux inspirés.
Ils ont rappelé au roi Darius, la loi qu’ils avaient écrites, eux, selon un décret, celui de ne pas prier autrement que selon leur dogme. Daniel devait donc mourir par désobéissance au décret royal, lui qui priait trois fois par jour, son Dieu.

Attention, les choses passées reflètent le présent, la pensée des rois des Mèdes n’est pas morte, elle est toujours vivante aujourd’hui.
Ce sont des esprits mauvais, des démons.
Ils sont au milieu des nations, au centre de nos assemblées (voilà cette terre du milieu), au milieu de l’Eglise, au milieu des autres comme au milieu de chacun de nous.
Cet esprit est en nous, au milieu de nous, seulement (attention, il y a une condition) si on laisse ce terrain, cette terre prendre le dessus sur l’esprit de Dieu qui, lui seul, doit être au milieu, au centre de nous, de nos intérêts.
Leurs mauvaises pensées se révèlent à un moment précis. Elles pointent leur nez lorsqu’il y a une division, en nous ou dans l’assemblée.
Les Mèdes sont vite reconnaissables, ils agissent avec les mêmes armes, car c’est un peuple dévastateur.
Voilà leurs armes : Ils sont dans des actions spectaculaires, ils assiègent, ils oppressent, ils condamnent.
Ce ne sont pas des moutons comme les croyants soumis, mais des béliers.

Daniel 8 :20 « le bélier que tu as vu, et  qui avait des cornes, ce sont les rois des Mèdes et des Perses ».
C’est un ange, ici, qui vient expliquer la vision de Daniel concernant, je cite «  la colère pour un temps marqué pour la fin ».

Pourquoi ces rois sont-ils réveillés aujourd’hui ?
Car c’est eux qui ont fonction de se battre contre Babylone.
Ce sont les béliers à cornes qui feront couler leur sang pour faire tomber la grande prostituée d’Apocalypse 17.
C’est à eux que Dieu s’adresse quand Jérémie déclare : « Aiguisez les flèches, prenez les boucliers!... Renforcez le guet, placez les gardes, préparez les embuscades… »

Dans les Eglises, les assemblées, comment ça se passe ?

Les béliers sont actifs, ils oppressent les brebis pour qu’elles aillent au combat.
Comment vont-elles au combat ?
« Prenez le bouclier de la foi, le casque du salut, l’épée de la parole !
C’est le moment d’évangéliser, ne rester pas oisifs, ni assis sur vos bancs d’Église, sortez et annoncez que le retour du Seigneur est proche ! Faites quelque chose pour Dieu, agissez ! »

Vous voyez, les Mèdes s’opposent au roi de Babylone mais pas par la violence. Ils arrivent en brandissant la Bible à la place du pavé, c’est plutôt bon signe, c’est plutôt juste non ?
Eh bien non ce combat lui aussi est faux !
Pourquoi ?
Parce que les révolutions se font dans la rue, mais l’évangélisation se fait à la maison.

Ah, je sais cela contredit la loi martiale des Mèdes actuels, qui poussent les chrétiens à sortir de chez eux et à aller au contact de nouvelles personnes, les poches et les sacs remplis de prospectus et de Bibles ou bien avec le thème, l’adresse et l’heure de la prochaine réunion de leur Eglises et ils ont des versets, ou un petit récit du témoignage de leur foi appris par cœur, prêts à être débité à la première opportunité.
Voilà comme on les prépare au retour de Jésus ;

Eh bien ce combat-là est une forme d’insurrection.

C’est entrer en guerre de religion.
C’est comme une lettre vous demandant de vous soulever contre un pouvoir établi.
On souhaite que vous vous insurgiez contre une autorité religieuse (peu importe laquelle, catholique, protestante, évangélique, une organisation sectaire, tout comme aussi les défenseurs du Coran)
« Nous avons la vraie loi, celle qui est indestructible et éternelle ! Nous rendons le vrai culte à Dieu !» c’est ce qu’ils prônent tous en disant que leur évangile est meilleur que les autres, c’est ce que prônent aussi la loi des rois des Mèdes. Ils pensent tous que les insoumis sont voués à l’enfer (puisqu’ils sont insoumis à leur doctrine).

Ils agissent un peu comme un postier, qui viendrait vous déposer un colis.
Ils bénissent la maison si le colis est reçu, si l’accueil est courtois.
Si le colis n’est pas reçu, ils ne bénissent pas l’endroit, ils passent alors à autre chose.
Ils pensent qu’en semant leur pain à la surface des eaux, ils récolteront de nouveaux frères et sœurs en Christ.

Ils comptent en fait sur une loi : la loi du plus grand nombre.
Une statistique bien connue des commerçants : plus on tire de flèches dans une même direction et plus les chances de toucher une cible augmente ;
Mais la sanctification n’est pas dans l’évangélisation à la sauce des Mèdes et des Perses.

Alors, que nous montre Jésus de Nazareth ?
L’inverse de l’insurrection : la paix.
Luc 10 : 5 « Dans quelque maison que vous entriez, dites d'abord: Que la paix soit sur cette maison! » c’était l’ordre de Jésus pour évangéliser. Il ne semait pas le trouble, ni la division.

Celui qui a les sept esprits de Dieu vient (dans Apocalypse 3 :20-21) frapper à la porte des foyers, non pas pour les faire sortir ou pour leur faire changer de croyance, mais pour dîner avec ceux qui l’entendent et lui ouvrent ; et qui ont soif aussi de cette paix.
Ce qui attire les futurs repentis ce n’est pas la Bible que l’on brandit, c’est la quiétude face à des chefs oppressants, ce sont les fruits visibles d’un intérêt et d’un amour même pour les opprimés, c’est notre paix qu’ils n’ont pas mais qui les attirent.

Ils n’ont que faire de nos paroles avec : « Jésus par-ci, ou Yeshoua par-là ; Jehova par-ci ou Elohim par-là ou alors : ce que je vous dis-là, attention, c’est écrit dans la Bible ».
Ils attendent une délivrance et une justice, mais pas une religion, ni une personne leur prêchant une religion meilleure qu’une autre, car ça c’est encore prendre part à une insurrection.
Encore une fois : on ne bâti pas l’Eglise du Christ sur les ruines des autres Eglises.

Qu’a fait Daniel lorsqu’il a appris qu’un décret lui interdisait de prier ?

S’est-il mis dans l’idée d’avertir tout le peuple captif comme lui, en les incitants à la révolte contre les Mèdes ; à se réveiller, à jeûner et à prier, ou bien s’est-il mis en tête d’aller essayer de convaincre Darius que son évangile était le meilleur (après tout Daniel était là pour l’aider et le soutenir et lui faire connaître la vérité, Daniel 11 :1-2). Ou peut-être qu’il s’est persuadé de parcourir tout le pays pour proclamer l’injustice de ce décret et témoigner de la justice de son Dieu qui est, elle, bien différente de celle des Mèdes et des Perses ?
Daniel, n’avait-il pas une position de chef, lui conférant une grande renommée et une puissante autorité ? C’était peut-être le moment de s’en servir pour évangéliser…
Mais ce serait, là aussi, faire preuve d’insurrection.

Non, Daniel était un homme de paix voilà ce qu’il fit :
« Lorsque Daniel sut que le décret était écrit, il se retira dans sa maison, où les fenêtres de la chambre supérieure étaient ouvertes dans la direction de Jérusalem; et trois fois par jour il se mettait à genoux, il priait, et il louait son Dieu, comme il le faisait auparavant »
(Daniel 6 :10)

Daniel n’a rien changé à ses habitudes. Il n’a fait aucun étalage public de ce qui s’était passé. Et il était à mille lieux de se douter que sa détermination et son attitude allaient troubler profondément le roi des Mèdes : Darius.
Le roi, déjà âgée de 62 ans pouvait-il encore changer d’état d’esprit ?
Et pourtant, son attachement à la pensée des Mèdes était de moins en moins visible.
Il ne trouvait plus le sommeil, ni l’appétit. Il avait perdu la joie de vivre et ne voulait plus voir ses concubines, à cause de Daniel le Judaïte, l’exilé.
Car Daniel baignait dans une paix inexplicable, faisant totalement confiance à la justice de son Dieu. Il avait une foi qui se fortifiait de jour en jour et par conséquent, il ne se sentait pas poussé à faire des actes spectaculaires. Il se préparait à affronter le miracle ou la mort, tout comme Jésus l’a fait plus tard dans le jardin de Gethsémané.

Ceux qui recherchent la justice, qui soutiennent le bien (sens du nom Darius, le roi des Mèdes) sont touchés par des actes qui les dépassent et les déstabilisent.
Le roi des Mèdes, avait honte de sa loi qui venait en opposition à la vraie justice, celle de l’amour et il aimait Daniel qui gardait la paix et la soumission malgré cette loi injuste.
C’est pourquoi ceux qui recherchent la justice prennent finalement partis au plus profond d’eux-mêmes pour la cause du juste.

Le miracle eut lieu : les lions qui devaient dévorer Daniel eurent la gueule fermée et ne firent rien contre lui, on ne trouva aucune blessure sur lui…

Un autre miracle accompagna le premier : le roi Darius fut rempli de joie, il se repentit, et sa conversion fut admirable.
Quel témoignage ! Lorsqu’il écrivit un nouveau décret à tout son royaume, à tous les peuples, à toutes les nations, à toutes les langues qui habitaient sur la terre d’avoir la crainte pour le Dieu de Daniel « car il est le Dieu vivant, et il subsiste à jamais, et son royaume est un royaume qui ne sera pas détruit, et sa domination durera jusqu'à la fin. Il sauve et il délivre, et il opère des signes et des prodiges dans les cieux et sur la terre: c'est lui qui a sauvé Daniel de la puissance des lions.. »

Alors je vous pose une question :
Qui a vraiment évangélisé, Daniel ou Darius ?
Vous voyez, contre toute attente, c’est le roi de Mèdes, étranger lui-même, (mais qui régnait sur un immense royaume) qui témoigna le plus fort en faveur du Dieu d’Israël.
Il prophétisait sur le royaume de Dieu :
« …un royaume qui ne sera pas détruit, et une domination  qui durera jusqu'à la fin ». L’Esprit saint l’avait véritablement oint.

Alors, dans ce contexte, on peut dire : « Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu! ».

Ces mots, prononcés par Jésus sur la montagne, résument tout.

Daniel, comme les fils de Dieu, récoltent ce qu’ils sont.

Comme les fils de Dieu respirent la paix, par conséquent ils procurent une paix autour d’eux, et c’est elle qui les identifient.
Ah, ce sont bien ces gens de paix, les fils de Dieu !

Nous n’avons pas à nous rendre plus grand que le roi pour témoigner, Dieu se charge lui-même, d’amener vers nous ceux qui répandront notre témoignage, qui est en fait le sien, tout simplement.

C’est comme cela que la gloire de Dieu éclate.
La gloire, du latin gloria, signifie grande renommée
La gloire de Dieu, sa grande renommée, ne se fait pas dans l’insurrection mais dans la paix la plus douce, sans accroc, ni heurt, comme la colombe qui est descendu sur Jésus.
Cette paix vient du ciel et témoigne de la renommée de ceux qui l’ont réellement reçu.

Pour les béliers, l’esprit des rois des Mèdes, ceux qui avaient écrit et défendus bec et ongles ses lois cruelles, leur insurrection les détruisirent. Ils furent « amenés et jetés dans la fosse aux lions, eux, leurs enfants et leurs femmes; et avant qu'ils fussent parvenus au fond de la fosse, les lions les saisirent et brisèrent tous leurs os » (Daniel 6 :24).

Voilà comment finiront ceux qui auront été réveillés par l’esprit des rois des Mèdes et qui se seront livrés à la vengeance. Ils périront avec ceux qui périssent. Leurs flèches tirées contre l’ennemi se retourneront, au final, contre eux.

Attention, ce message n’est pas une condamnation pour tous les Mèdes, (sinon cela reviendrait à les plagier eux), mais c’est une porte ouverte pour leur délivrance aussi. Le roi Darius n’a pas suivi cet esprit autrefois, il voulait sauver le juste.
Et maintenant, C’est encore un moment ou des aveugles peuvent voir, ou des cœurs durs peuvent se briser et se convertir.

Ma prière est celle du (Psaumes : 107-16).Que notre Seigneur libère, en brisant les portes d’airains et en rompant les verrous de fer, ceux qui se « sont révoltés contre les paroles de Dieu, parce qu'ils avaient méprisé le conseil du Très-Haut. Leur cœur a été humilié par la souffrance; Ils ont succombé, et personne ne les a secourut.
Mais dans leur détresse, ils ont crié à l'Eternel, et il les a délivré de leurs angoisses; Il les a fait sortir des ténèbres et de l'ombre de la mort, et il a rompu leurs liens »
.
Amen


L’esprit des rois des Mèdes poussent à l’insurrection. Cette cause est juste car elle détruit Babylone, mais celles et ceux qui sont réveillés pour le faire agissent en dévastant, en condamnant en ayant des lois irrévocables et immuables. Ils subiront les mêmes effets que ce qu’ils causent. Le livre de Daniel nous dévoile des actes justes bien plus surprenants encore !