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Par Eric
Ruiz
« Vous servirez l'Éternel votre Dieu; et il bénira ton pain et tes eaux; et j'ôterai les maladies du milieu de toi » (Exode 23 :25) version Martin.
Ce verset nous montre une certitude. En servant Dieu, nous avons l’assurance qu’il repousse et guérit nos maladies.
Je vous
parlais dans mon dernier message de chasser les démons. Il y a des démons qui
créent des troubles obsessionnels, d’autres des troubles compulsifs, qui
amènent avec eux encore d’autres démons. Un démon qui sévit beaucoup
actuellement, et son nom est bien connu puisqu’il est sur de nombreuses lèvres :
c’est celui du cancer.
Le cancer empreinte bien
souvent un même chemin.
On y marche au moment où nous vivons des épreuves dans notre vie qui nous amène à nous culpabiliser exagérément et de manière compulsive (répétée et non contrôlée).
À titre d’exemple,
un rapport du Sénat publié en février 2017 a discerné que parmi les
agriculteurs français il y avait une augmentation considérable des cancers et
des suicides. Le cancer est la première cause de mortalité dans cette catégorie
sociale et professionnelle, et elle est suivie de très près par le suicide.
En fait,
la précarisation du monde agricole s’accélère dans tout l’occident. On ne
compte plus le nombre de surendettés, de faillites, de dépôts de bilans qui se
succèdent les uns aux autres. Et la période du Covid a bien entendu accélérer ce
processus macabre. Car les crédits alloués pendant ce temps de baisse
d’activité ne peuvent plus être remboursés.
Et ces
échecs, ces malheurs occasionnent une
forte culpabilité de ses ouvriers-là qui ne se sentent plus capable de
vivre dignement par leur travail. Ils se sentent incapables, indignes, incompétents,
et même honteux pour leur famille de les avoir trahi.
Oui, j’ai
bien parlé de trahison, parce que cette culpabilité est d’autant plus forte que
ces agriculteurs ont repris bien souvent l’exploitation ou la ferme familiale.
Ils ont alors le sentiment d’avoir échoué ou plus encore d’avoir eux-mêmes,
contribué à détruire ce qu’il leur avait été confié par héritage. Ils ont cette
terrible sensation d’avoir dilapidé un patrimoine ancestral.
Vous
voyez, le cancer, ce démon intraitable ne vient pas s’immiscer par hasard dans
la vie d’une personne. Il prend avec lui le démon de culpabilité, des regrets
des remords et ils s’entourent toujours d’un démon obsessionnel et compulsif.
Ce qui
fait que, ces blessures restent présentes et elles ne se referment plus. Le cancer vient alors faire son nid comme une sorte d’auto punition.
-On s’en
veut à mort de n’avoir pas vu plus tôt les signes du déclin et de n’avoir pas
pris les bonnes décisions au bon moment.
-On s’en
veut à mort de n’avoir pu réussir dans son domaine de prédilection.
-On s’en
veut à mort d’avoir échoué là ou d’autres moins méritants ont réussi.
-On se
dénigre et on se méprise pour n’avoir pas été à la hauteur de sa mission.
Cette
expression de « s’en vouloir à
mort » montre un entêtement morbide, c’est une sorte de suicide.
Alors, on
devrait lors de tous examens médicaux, procéder en premier à une série de
questions pour connaître l’état d’âme du patient. Savoir ce qu’il pense
profondément de lui-même.
Alors, croyant
en Dieu ou pas, la voie de la guérison est la même.
D’abord,
se poser les bonnes questions :
Qu’est-ce
que j’ai raté ? De quoi est-ce que je me punis ? Qu’est-ce que je me
reproche si profondément ? ».
Ensuite,
après avoir obtenus les vraies réponses, la voie de la guérison doit passer par ce médicament
miraculeux qui est le pardon. Nous devons nous pardonner de n’avoir
pu réussir et pardonner à ceux qui (je dis bien au conditionnel) nous auraient
empêché de réussir, en nous poussant dans le malheur.
Parce que
le poids de la culpabilité étant trop lourd, on le rejette en partie sur les
autres.
Dans le cas
des agriculteurs, l’accusation porte sur des décisions politiques hyper
contraignantes, ou sur des conditions climatiques désastreuses, ou encore sur
un commerce devenu injuste et corrompu, et sans oublier sur un entourage proche
qui n’aurait pas été assez compréhensif et bienveillant.
Tout cela
contribue au désastre certes, mais le ressasser n’apporte aucune solution, à
part augmenter la confusion et l’agressivité.
Pour ses
agriculteurs malades, bien évidemment, leur accusation se fixe sur eux-mêmes,
« J’ai été trop crédule, trop gentil, faisant confiance aveuglément à un
système corrompu. Je ne mérite pas ce qui m’arrive parce que je ne mérite pas
l’échec. Ce n’est pas moi qui aurais dû échouer. Donc je ne peux accepter
d’être cette personne humiliée à ce point ».
« Les pensées mauvaises sont en horreur à l’Éternel.
Mais les paroles agréables sont pures à ses yeux »
(Proverbes 15 :26)
On lit ce
verset en pensant généralement que ces pensées mauvaises sont destinées aux autres.
Mais ces
pensées sont aussi envers-soi-même ; et pensez-vous que de telles pensées
soient pures aux yeux de Dieu ?
Non, il
en a horreur. De la même manière qu’il a horreur des paroles désagréables qu’on
s’inflige à soi-même.
Mais n’oublions pas : Dieu souhaite toujours nous aider et nous montrer ce qui n’est pas juste et bon pour nous.
Pourtant,
nous connaissons tous ce verset du Psaume 34 :19 ; « Le malheur atteint souvent le
juste, Mais l'Éternel l'en délivre toujours. », combien le récite pendant des années sans
y voir de changement. Dieu les a-t-il oubliés ? Certainement pas. Dieu
souhaite casser nos coutumes religieuses pour nous amener vers ses pratiques,
qui, elles, ne sont pas dures.
Et ces pratiques insistent sur une communion juste
équitable.
Alors
bien entendu il est beaucoup plus facile de dire ce qu’il faut faire que de le
faire soi-même, j’en conviens.
Mais,
nous devons nous entraider. La communion entre croyants n’est pas là pour être
moraliste et rajouter des lois, ou pour aller dans le sens du malade en lui
confirmant son échec, ou en lui précisant son manque de foi ou encore en priant
pour qu’il aille mieux.
La
communion se doit d’aller plus loin dans l’amour et dans la profondeur de la
justice de Dieu.
On peut
prier des heures, des jours, des semaines, si le cœur de celui qui doit pardonner
est fermé, rien ne changera.
Et le
manque de pardon est intraitable, au niveau biologique, les cellules continueront
à être agressives en se multipliant de manière anarchique. La tumeur s’étendra
alors comme une nappe.
Alors
oui, jeûner est une très bonne chose, car il permet d’abaisser considérablement
le niveau de violence fait à son égard et envers les autres.
Si le
pardon résiste à venir, pensez aussi de façon juste, que Dieu ne considère pas vos échecs ou vos réussites. Il ne met pas
cela dans la balance. Ce qui l’intéresse le plus en vous n’est pas là.
Ce qui l’intéresse, c’est l’état de votre être intérieur.
« Aimez-vous
les uns les autres; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les
autres. »
Ce
commandement divin est le seul qui puisse agir en chacun de nous.
Si vous
vous aimer comme lui vous aime, alors l’équilibre affectif est accompli.
Car
toutes vos actions faites avec de la réussite mais la boule au ventre ou avec
un sentiment de culpabilité n’apportent que ténèbres. Alors que tout ce que
vous faites, même si l’échec est apparent pour tous, mais que vous l’avez fait
pour l’autre, pour son bien, pour Dieu et en étant dans la paix, c’est agréable
à Dieu. Ces actes ont été faits en pleine lumière. Cela veut dire que ce qui compte le
plus, ce n’est pas le résultat de nos actes, mais ce que ces actes ont produit
en nous.
Alors,
« toutes choses concourent ensemble au
bien de celui qui aime Dieu », oui toutes choses concourent au bien,
même nos échecs, nos ratés ou l’humiliation causée par une situation
désastreuse et traumatisante.
Par
conséquent la
guérison commence par se sentir bien avec soi-même.
Et par
bannir toutes ces réponses qui vous harcèlent et qui commencent par :
« j’aurai dû » ;
J’aurai
dû agir ainsi.
J’aurai
dû ne pas me laisser conduire de la sorte.
J’aurai
dû me douter.
J’aurai
dû m’inquiéter bien avant…etc.
Le passé
est révolu, il n’existe plus en Dieu. Si vous pardonnez, le passé s’efface, le
ressentiment aussi. Si vous retenez vos erreurs, elles seront comme un venin et
vous alimenterez sans cesse cette malédiction en vous. Et n’oubliez jamais que les
tourments qu’elles provoquent sont cancérigènes.
Je
reviens sur la communion.
La prière
est de demander à Dieu de donner de la force au malade pour qu’il accepte ses échecs,
puis pour qu’il loue même Dieu pour ces échecs. Car en voyant le mal, on se
sépare de la cause profonde, on s’en lave véritablement.
« Bénissez vos ennemis », ce commandement
est valable aussi si vous êtes votre propre ennemi ; et cela revient à se
bénir, à se faire du bien, à bénir ce que Dieu nous a permis de vivre et par
conséquent à faire la paix avec soi-même.
Car à la
base n’est-ce pas l’orgueil qui pousse la personne à ne pas se pardonner ?
« Comment
ai-je pu être aussi bête, aussi inconscient même pour ne pas voir le mal ? »
Cette
réaction, ces paroles désagréables, impures aux yeux de Dieu, montrent un orgueil
démesuré.
En se
faisant confiance, inévitablement, on va subir les conséquences de nos
échecs et se dénigrer.
Parce que
nous ne serons jamais à la hauteur de
nos ambitions personnelles.
Un jour
ou l’autre nous nous décevrons.
Et cette
porte est une déclaration de guerre faite à nous-mêmes. Nous devons être à la
hauteur, c’est vrai. Mais à quelle hauteur ?
À la
hauteur de ce que Dieu veut pour soi.
« Celui qui aime sa vie la perdra, et celui
qui hait sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle » (Luc 12 :25).
Lorsque Jésus prononce ces paroles, il sait très bien que
le prix à payer pour ne plus aimer sa vie est cher. Ce prix demande de renoncer à ses échecs et à ses réussites, donc de
renoncer à ses ambitions personnelles. Mais renoncer à ce qui nous rattache au
monde n’a pas de prix puisque c’est en premier l’assurance d’avoir une bonne
santé et d’avoir la vie Éternelle.
Alors mes frères et sœurs, et ceux qui m’écoutent, haïssez votre vie dans ce monde, mépriser vos ambitions personnelles, n’ayez que faire de votre position sociale et du regard des autres. Moquez-vous de vos échecs et vous chasserez au moins 4 démons : le démon de culpabilité, celui d’obsession de compulsion et de maladie. Vous vivrez dans une paix que seul Dieu peut donner.
Beaucoup de chrétiens sont encore enchaînés par des lois, par
des principes rigides qui mènent leur vie. « Mais
que dit l'Écriture? Chasse l'esclave et son fils, car le fils de l'esclave
n'héritera pas avec le fils de la femme libre.
C'est pourquoi, frères, nous ne sommes pas enfants de
l'esclave, mais de la femme libre ».
Amen
Bonjour Eric,
RépondreSupprimerMerci pour tes messages fortifiants.
Une petite remarque: C'est en Luc 9:24 non en Luc 12:25 que l'on peut lire ce que tu écris plus haut. En tout cas c'est ce qui est dit dans ma bible.
Mes amitiés très cher frère.
Eric