dimanche 24 septembre 2023

LE HUITIEME JOUR ARRIVE COMME UN VOLEUR

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Par Eric Ruiz

Je le dis souvent et depuis plusieurs années, les chiffres et les nombres dans la Bible ont une signification importante. Les nombres et les chiffres font partie de la parole de Dieu. Une durée, une heure, un chapitre, un verset, un livre possède un sens par les mots mais aussi par les chiffres.

En décembre 2018 j’avais parlé du huitième jour, comme d’un jour où s’accomplissent nos œuvres. C’est un jour de grâce, de mise en lumière ; de concrétisation.

Un temps qui est accompli et manifesté.

Ce jour vient en fait à la suite des sept autres jours, comme pour montrer un résultat. Ces sept jours mis bout à bout donne 8 à la fin.  S’il manque un jour, le résultat sera différent, parce que suite à l’accomplissement du septième jour, arrivera le huitième qui témoigne que le septième est révolu. Donc : 1+1+1+1+1+1+1+1=8.

Le septième jour de la création, c’est déjà un jour de victoire. Dieu se venge. Il se venge du 1er jour de la création, où des ténèbres ont installé le chaos et la destruction sur terre. Il se venge de la vanité de ces esprits de mensonge et de domination qui ont voulu se substituer à lui pour régner à sa place. Mais le huitième jour, c’est la concrétisation de cette grande victoire, c’est le témoignage que l’ennemi est vaincu.

Je ne sais pas pourquoi, mais les choses sont prodigieuses, parce qu’aujourd’hui, 19 septembre je découvre concrètement que beaucoup de versets Bibliques avec les versets 7 et 8 suivent cette logique divine.

Par exemple, prenons le Psaume 44 verset 7 : «  Car ce n'est pas en mon arc que je me confie, Ce n'est pas mon épée qui me sauvera; » Ce verset n’est pas le constat auquel on croit à la première lecture ; c’est un choix concret qui se pratique dans une durée ; une durée qui montre que pendant ce temps : ni ma force ni celle de mes outils aussi puissants soient-ils ne me rassureront et ne me donneront de l’ascendant sur les autres et bien-sûr ne me sauveront. Si bien que le verset 8 deviendra alors une réalité ; ce sera ma nouvelle réalité, mon nouveau témoignage : « 8Mais c'est toi qui nous délivres de nos ennemis, Et qui confonds ceux qui nous haïssent ».

La délivrance ne vient qu’après avoir sacrifié ses sept journées à ne plus se confier dans une autre puissance que celle de Dieu. Au verset 8, les ennemis ont véritablement fuis, leur haine les a confondus. Et pourquoi ? Parce que la confiance des délivrés s’est manifestée par des actes de longues durées (ces 7 jours cumulés).

Prenons un autre exemple : j’ouvre ma Bible un peu plus loin dans le même livre des  Psaumes et je tombe sur le chapitre 49, je lis donc le verset 7 : «  Ils ont confiance en leurs biens, Et se glorifient de leur grande richesse. »

Lisons maintenant le résultat de ces nombreuses journées à se confier dans de faux dieux :
« verset 8 :
Ils ne peuvent se racheter l'un l'autre, Ni donner à Dieu le prix du rachat. Le rachat de leur âme est cher, Et n'aura jamais lieu; ».

Par conséquent, le constat est clair : Arrivé au huitième jour, Christ ne peut racheter ceux qui se confient dans leur richesse.

Vous voyez, les versets ne s’enchaînent plus avec la même compréhension. On ne les lit plus si je puis dire  au même niveau, de manière horizontale, comme une série de prophéties à venir par exemple. Mais en prenant conscience qu’un état bon ou mauvais qui dure dans le temps amène inévitablement un résultat, comme une marque sur soi  (il y a une marque de la bête comme il y a une marque, un nom nouveau sur ceux qui ont vaincu).

Nous avons besoin, pour voir la vérité, de lire différemment les versets bibliques.

Le Psaume 78 devrait nous parler ainsi à partir du verset 7 : 

-Ne pas mettre sa confiance en Dieu-

-Oublier les œuvres divines-

-Ne point observer ses commandements- 

fait de nous alors au verset 8; « une race indocile et rebelle ».

 

Alors bien-sûr tous les versets ne suivent pas exactement cette logique ; et tous les livres aussi puisqu’ils sont construits différemment (je pense au livre des Proverbes, par exemple, où les versets s’enchaînent sans avoir forcément de rapport les uns avec les autres.)

Mais, lisons le livre de Jérémie que j’ouvre au hasard : Chapitre 51 : verset 7 : on lit que « Babylone était dans la main de l'Éternel une coupe d'or, Qui enivrait toute la terre; Les nations ont bu de son vin: C'est pourquoi les nations ont été comme en délire. »

Verset 8, le résultat :

« Soudain Babylone tombe, elle est brisée! Gémissez sur elle… »

Le couperet arrive avec un témoignage puissant au verset 8. Après s’être enivré d’un vin de folie, le résultat est que l’on tombe à terre, et que le corps se fracture en mille morceaux. Ce résultat sera malheureusement pour ceux qui se confient trop longtemps dans les dogmes religieux.


Il y a des livres et des versets qui mettent une lumière encore plus forte. Deux versets  vont répondre aux questions suivantes : Ce huitième jour est-il facilement prévisible ? Suffit-il de compter en jours de 24heures pour y arriver ? Ou bien y-a-t-il une énigme derrière ce huitième jour ? Comme une autre manière de compter ?

Ouvrons le livre des Actes, au chapitre 1 verset 7, où Christ est ressuscité et dit à ses disciples une chose très importante: « Il leur répondit: Ce n'est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité » et au verset 8 il continue disant : « Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. »

 Ici, l’aboutissement du verset 7 est clair.

Il donne un indice de taille du comportement des vrais disciples. C’est ceux qui ne cherchent pas à connaître les temps et les moments, que Dieu le Père a prévus ; Eux-seuls recevront le Saint-Esprit et seront les vrais témoins sur cette terre.

Le Saint-Esprit est pour ceux qui ne seront ni dans l’expectative (une attente passive et réflexive), ni dans l’étude du retour du Seigneur.  Les témoins de Christ seront ceux qui se sont souciés de leurs frères et de la mise à mort de leur chair (point).

Un petit mot quand même pour expliquer que j’ai fait, il est vrai, des messages sur le retour du Seigneur, mais jamais en ayant l’intention première de les faire ; et jamais de manière prédictive, en dévoilant des jours.  Dans le message sur « La dernière heure » que j’ai écrit en mars 2018, je disais déjà que :

« Le temps de la fin indique lui aussi un temps qui se trouve à la fin des générations de chaque temps de l’Église. Dans chaque génération, il y a une phase de réveil comme une période d’apostasie. Au temps de l’apostasie les recommandations se multiplient en nombre et en intensité pour tous les croyants. Et c’est toujours dans les phases de ténèbres que Jésus revient ».

Aller plus loin s’est se risquer à tomber dans des rites divinatoires. Or, je ne me suis limité qu’aux messages qui m’ont été inspirés par le Seigneur. Je n’ai jamais eu à cœur de les faire de moi-même (Christ m’en est témoin). J’ai fuis l’eschatologie comme le mal. J’ai fuis les calculs, les pronostics sur les jours du retour du Seigneur.

 

Attention toutefois, nous pouvons et même nous devons compter nos jours pour nous laver des péchés. Les jours de repentance et de purification sont dénombrables. Mais, il y a des jours qu’on ne peut pas prédire ni calculer. Les jours qui concernent le jugement des impies, personne ne les connait. L’apôtre Pierre le redit dans sa deuxième épître : « Le jour du Seigneur viendra comme un voleur ». Ce jour est une énigme ; Lorsque Pierre parle des derniers jours, il ne donne aucun indice bien au contraire ; puisqu’il dit : «  Mais il est une chose, bien-aimés, que vous ne devez pas ignorer, c’est que devant le Seigneur un jour est comme mille ans et mille ans comme un jour » (2Pierre 3 :8).

Ce que révèle Pierre dans cette lettre est une invitation à penser à autre chose qu’à comptabiliser les jours, ou à attendre mille ans ou bien toute sa vie que les choses arrivent.

Au verset 7 Pierre annonce le jour du jugement : « …les cieux et la terre d'à présent sont gardés et réservés pour le feu, pour le jour du jugement et de la ruine des hommes impies. ». Ce verset 7 devrait au contraire comme l’écrit Pierre juste avant, nous mettre en garde contre les moqueries, les railleries  et les convoitises, pour s’écarter d’elles. Pierre fini sa lettre en insistant sur la bonne conduite des disciples : « 17 Vous donc, bien-aimés, qui êtes avertis, mettez-vous sur vos gardes, de peur qu'entraînés par l'égarement des impies, vous ne veniez à déchoir de votre fermeté.18Mais croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ ».

Le serviteur fidèle reçoit sa récompense. Dans la deuxième épitre de Timothée au chapitre 4 verset 7, nous lisons que Paul a combattu le bon combat, qu’il  a achevé sa course et qu’il a gardé la foi. Le résultat du verset 8 lui donne raison ; la couronne de justice lui ait réservée et il va plus loin, « Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement. ». « Aimé son avènement » consiste en des actes charitables et non en cherchant le jour et l’heure de son avènement.

Alors, je terminerai en  montrant que des chapitres bibliques suivent eux aussi ce modèle du huitième jour. Les chapitres 7 et  8 peuvent être des témoins fidèles.

Le premier livre de la Bible, celui de la Genèse est exemplaire à ce sujet. Le chapitre 7, est une célébration à la gloire de Dieu et des hommes fidèles et consacrés.  Ce septième jour on y célèbre la victoire de l’homme juste et intègre comme Noé qui est entré (lui est sa famille) dans l’Arche pour échapper au déluge. Ce chapitre nous montre que toute espèce vivante sur la terre mourut sauf ceux qui étaient dans l’Arche. Quelle victoire !

Mais, il fallut attendre le huitième jour, ce huitième chapitre pour que Noé obtienne la grâce de Dieu : sa délivrance et son salut. Ce huitième jour où Noé trouva une terre sèche où il put bâtir un autel à l’Éternel.

Ce huitième jour, Noé ne le connaissait pas auparavant. Il ne connaissait ni le jour ni l’heure ; ce jour est venu comme un voleur lui aussi.

L’Éternel lui dit simplement : « …encore sept jours et je ferai pleuvoir sur la terre quarante jours et quarante nuits, et j’exterminerai sur la terre tous les êtres que j’ai fait ».

Heureusement que Noé ne s’est pas fixé à ces jours-là pour attendre sa délivrance.

La pluie a cessé de tomber quarante jours après, comme Dieu lui avait dit, c’est vrai. Mais les eaux ont continué à grossir encore pendant 150 jours. Puis, Noé a attendu 40 jours de plus avant d’ouvrir la fenêtre pour envoyer un corbeau puis une colombe, pour savoir où se trouvait la terre sèche et même à un moment donné la colombe n’est pas revenue.

Noé avait perdu toute référence, il faut le dire. Pourquoi ?

Parce que les multiples de sept jours s’additionnèrent avant que la terre sèche devienne une réalité. Ce n’est qu’au deuxième mois, le 27ème jour du mois que la terre fut sèche.

Noé, pour ce huitième jour, qui consiste à sortir de l’Arche lui et sa famille, a sans doute dû attendre l’équivalent d’environ une année pleine soit au moins 365 jours.

Si sa foi avait été en vue d’une délivrance de 40 jours, je pense que Noé n’aurait pas été au bout de l’épreuve.

Je ne dis pas cela pour que l’on fasse des calculs savants avec ce que nous vivons aujourd’hui mais plutôt pour être convaincu qu’il ne sert à rien d’en faire. Tout calcul est vain et apostat.

 

La foi, la vraie foi c’est celle d’Hébreux 11 verset 8 où Abraham parti sans savoir où il allait pour obtenir sa terre promise.

Noé, au verset 7 pour sauver sa famille, hériter de la justice et lui aussi pour obtenir une terre promise, construisit une arche et fit confiance entièrement à Dieu sans savoir où il allait et combien de temps, sa vie dans l’Arche allait durer.

La foi de Noé se concrétise dans celle d’Abraham. Étant héritier d’Abraham nous avons cette même foi parfaite.

Alors, n’oublions pas que le huitième jour arrive comme un voleur mais il ne prendra pas à défaut celles et ceux qui ont mis leur entière confiance en Dieu.

Amen

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