dimanche 18 octobre 2020

SATAN NOUS BARRE LA ROUTE…Comment ?

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Par Eric Ruiz

 

Lors du dernier message  je vous parlais de la terre où s’est réfugié Esaü ; Cette terre où s’est multiplié un peuple du nom d’édomites ; Ce lieu étrange, désertique, couvert de cavernes et de grottes : qu’est Paran [Paw-rawn’].

Paran que l’on trouve onze fois cités dans la Bible ; 11 comme pour nous dire qu’il y a des ouvriers de la onzième heure qui y seront sanctifiés.

Mais, comme tout ce qui est naturel se retrouve dans le spirituel, nous savons maintenant que la grotte et le désert prennent leur source (si on peut dire), dans le recueillement solitaire, tel un moine cloitré comme un ermite, cherchant au fond de sa grotte, au fond de lui-même, la sanctification.

Nous devons dans ce lieu ingrat, ce lieu de solitude, ce lieu sec et aride de notre cœur, chercher la paix et arracher les racines d’amertume qui s’y trouvent et qui nous empêchent de pardonner, pour aimer.

Ce n’est pas un hasard non plus, si c’est dans ce lieu (Paran) que Moïse planta sa tente avec les enfants d’Israël, juste avant d’aller explorer le pays de Canaan, la terre promise.

Le livre des Nombres, au chapitre 13 (le nombre de la justice) nous dévoile dans les détails, les circonstances de cette expédition : de la préparation, à sa réalisation, jusqu’à son retour.

Vous allez voir, l’histoire de cette épopée biblique est remplie de pédagogie, pour nous instruire sur la grâce divine.

Le texte ne nous dit pas combien de temps les enfants d’Israël campèrent dans cette partie du désert, mais en tous les cas, le temps de l’épreuve a été suffisamment long pour se préparer ; Car la tache de Moïse n’était pas facile.

Il avait dû auparavant contenir une vague de contestation, de mécontentement quasi généralisée.

La colère de Dieu tomba sur le peuple qui réclamait de la viande à la place de la manne ; et la colère de Dieu tomba aussi sur Aaron et Marie qui répandaient des calomnies sur Moïse. Mais à un moment donné le temps de Dieu arriva et l’Eternel parla à Moïse pour qu’il envoie des éclaireurs monter et explorer le pays de Canaan.

Moïse commença donc par sélectionner les chefs de chaque tribu des enfants d’Israël : Un chef par tribu.

Ce n’est pas ce qu’ils y ont vu de l’autre côté de la frontière qui est important, mais c’est leur retour qui est très significatif ; le retour des 12 chefs de chaque tribu à Kadès (Kadech) dans le désert de Paran.

En fait, ce qu’ils vont raconter chacun de leur périple, montrera leur niveau de sanctification, celui qu’ils avaient acquis dans le désert avant de partir.

Moïse leur avait dit de la part de Dieu que cette terre était celle que L’Eternel leur avait promise, là où coulent le lait et le miel, là où les fruits sont abondants et de grandes qualités.

Mais, l’esprit de rébellion était toujours présent, car mis à part Josué, fils de Nun de la tribu d’Ephraïm et Caleb, fils de Jephunné de la tribu de Juda, tous rapportèrent que le peuple adverse était puissant, des géants y régnaient et les villes fortifiées étaient très grandes, et qu’ils allaient à coup sûr s’y casser les dents.

Bref, ils furent effrayés par l’adversaire. Et ils murmurèrent encore, ils protestèrent à nouveau contre Moïse (en fait, ils remirent carrément en cause sa fonction de prophète).

L’enseignement que nous donne ce passage est essentiel ; et c’est exactement la situation que nous vivons en 2020.

Le chemin de la terre promise, met en lumière… une grande tribulation. Et cette grande tribulation a pour but de révéler les cœurs.

La tribulation révèle les sanctifiés, ceux qui sont vraiment d’Israël ; en fait elle pose sa lumière sur le petit groupe de sanctifiés que formeront ces ouvriers, ces guerriers de la dernière heure.

Deux hommes seulement, se sont sanctifiés dans le désert de Paran [Paw-rawn’], les autres ont gardé leur amertume et leur mauvais cœur.

Moïse avait vu la consécration de Josué bien avant, dès sa jeunesse (Nombre 11 :28) puisque c’est lui qui changea son nom de Hosée en Josué.

En changeant son nom, Moïse officialise le fait que Dieu délivrera maintenant par Josué.

Moïse avait vu son successeur, puisque Josué c’est celui qui délivre, qui sauve, c’est l’hébreux Yehoshua, « l’Eternel est salut », la même étymologie que Jésus, Yeshua. Il n’y a pas une grande différence entre les deux noms (Hosée et Josué) vous en conviendrez, mais la syllabe Yah, abréviation de YHWH lui confère le ministère de serviteur de Dieu. Et la différence est de taille, puisque Josué sera oint pour conduire le peuple hébreu en Canaan.

Et pour Caleb, alors ?

« Et Caleb (Nombre 13, verset 30) fit taire le peuple devant Moïse, et dit : Montons, et emparons-nous du pays, car c’est sûr nous y serons vainqueurs ».

Le courage : c’est ce qui sélectionne les hommes de foi comme au temps du juge Gédéon.

Donc, les contestataires (les chefs des 10 autres tribus) auraient dû se rappeler aussi l’ancienne prophétie de Jacob-Israël pour Ephraïm que l’on peut lire dans Genèse 48:

Lorsqu’il prophétise que : « son frère cadet (Ephraïm) sera plus grand que lui (Manassé), et que sa postérité deviendra une multitude de nations… Et il mit Ephraïm avant Manassé

Eh oui, Josué est de la tribu d’Ephraïm ; n’arrive-t-il pas devant Manassé qui n’a pas le courage d’aller combattre les habitants de Canaan?

Et Caleb, ne vient-il pas de la tribu de Juda,  n’est-ce pas « celui qui reçoit la louange de ses frères… celui qui revient du carnage… et qui met sa main sur la nuque de ses ennemis », (exactement comme l’a prophétisé Israël sur Juda) ?

Alors pourquoi sont-ils encore si incrédules, alors que Moïse ne fait que de répéter leur avenir qui a déjà été dicté par Jacob-Israël ?

Nous en avons la certitude maintenant, mais Dieu savait que Juda et Ephraïm seraient les seuls unis dans le même combat, parce qu’ils avaient un cœur humble et qu’ils se sont vraiment sanctifiés dans le sac et la cendre.

Les autres n’ont pas voulu comprendre que ce passage de frontière vers la terre promise, était comme la Pâque (Pessah qui signifie passage, ou encore sacrifice) et qu’ils devaient se libérer du levain, sacrifier leur orgueil pour passer en terre promise.

Le retour des chefs des tribus se sont faits précisément à Kadès (Kadech). Kadesh : lieu qui signifie « saint, consacré ».

Seuls, Josué et Caleb ont montré par leur parti pris pour Moïse, qu’ils étaient bien saints et consacrés.

Et beaucoup plus tard, le prophète Ezéchiel le rappellera dans sa prophétie : « Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel: Voici, je prendrai le bois de Joseph qui est dans la main d'Ephraïm, et les tribus d'Israël qui lui sont associées; je les joindrai au bois de Juda, et j'en formerai un seul bois, en sorte qu'ils ne soient qu'un dans ma main. ».

Donc Caleb et Josué, ou Juda et Ephraïm ne formaient plus qu’une entité dans la main de Dieu, un seul bois.

Caleb, dont le nom signifie « chien » était sans doute aussi fidèle que cet animal envers Josué (envers qui il avait décelé l’homme consacré) et devait le suivre comme son maître. Ce qu’il disait il le disait aussi, ce qu’il faisait il l’imitait à son tour.

Alors pour nous, ce que nous enseigne l’expérience de Kadès (Kadech) : c’est surtout comment entrer en terre promise, comment entrer dans le royaume de Dieu, sans y être refoulé.

Kadès (Kadech) est une ville frontalière située entre Edom et Juda, entre l’incrédule et l’homme de foi. Il y a un rendez-vous divin sur ce lieu ; un rendez-vous à ne pas manquer.

Si lors de ce rendez-vous notre préparation ne vise pas une vraie consécration ; si la solitude, le retour sur soi-même n’efface pas l’amertume, nous refuserons alors les tribulations à venir.

Nous refuserons d’être ces ouvriers de la dernière heure qui vont travailler dans la vigne du Seigneur.

Les géants de Canaan nous montreront alors un visage de démons prêts à nous engloutir.

L’épreuve à venir sera trop forte pour un peuple incrédule, qui n’aura pas placé sa foi sur la parole révélée comme au départ, mais qui aura placé sa foi sur ses propres forces, donc sur un dieu étranger.

Kadès (Kadech) est un lieu terrible où éclate un jugement. Un lieu où l’on pleure sa défaite en réalisant son manque d’obéissance à la parole de Dieu ; comme un lieu, aussi, où l’on conteste, où l’on se dispute avec le droit divin et c’est un lieu où l’on meurt (c’est là qu’est décédé Marie sœur d’Aaron) ; mais… c’est aussi un lieu où l’on proclame la victoire face à un ennemi redoutable, parce que la parole demeure en soi.

Psaumes 29 :8 : «  La voix de l'Eternel fait trembler le désert; L'Eternel fait trembler le désert de Kadès. ». 

Quand Dieu parle, quand il sonne de la trompette, tout être vivant devrait s’agenouiller pour prier, s’abaisser dans l’humilité en méprisant ses passions et ses désirs charnels.

Il devrait comme l’indique David dans le Psaume 29 « se prosterner devant Dieu avec des ornements sacrés ». Quels sont ces ornements sacrés ?

Le parfum de la repentance, la saveur du sacrifice, la douceur de l’humilité.

David finit son Psaume 29 par au verset 11 : « L'Eternel donne la force à son peuple ».

N’est-ce pas cette force qui a manqué aux 10 chefs des tribus revenant de Canaan ?

Ils manquaient de force, car plutôt que s’abaisser en entendant la voix de Dieu, ils se sont retournés contre la voix, ils se sont opposés à la parole de Dieu, en l’apostrophant, sans égard, ni respect. Alors, ils se sont eux-mêmes jugés incapables, et le résultat…

Voyons la réalité :

Deutéronome 32 :51 « parce que vous avez péché contre moi au milieu des enfants d'Israël, près des eaux de Meriba (dispute), à Kadès, dans le désert de Tsin, et que vous ne m'avez point, sanctifié au milieu des enfants d'Israël. Tu verras le pays mais tu n’y entreras point».

Où se trouve maintenant Kadès (Kadech) pour nous croyants dispersés dans les nations ?

C’est évident comme la nouvelle Jérusalem, ce n’est pas au Moyen-Orient qu’il faut aller chercher ce lieu mystique, ce n’est pas non plus dans un quelconque désert.

Mais où alors ?

Eh bien, Dieu nous amène, comme si c’était naturel, chacun vers notre lieu désertique, là, où soit nous nous rebellerons contre lui, trouvant de l’injustice dans ce qu’il nous fait vivre, ou soit, là, où nous déciderons de nous abandonner en lui et d’accepter un combat qui semble perdu d’avance.

C’est ce qui arriva à Agar, servante d’Abraham.

Maltraitée par Sara, parce qu’elle portait l’enfant d’Abraham, Agar fuya enceinte dans le désert.

Elle arriva tout près de Kadès, précisément à l’ouest, là où se trouvait un puit. Et un ange la visita… et étonnamment, pas pour lui dire qu’elle avait eu raison de se rebeller, mais au contraire, pour lui ordonner de faire demi-tour et d’aller s’humilier devant sa maitresse.

C’est après seulement qu’elle verra la terre promise : C’est-à-dire… qu’elle verra son enfant être un fils qu’elle appellera du nom d’Ismaël, qui engendrera une postérité si nombreuse qu’on ne pourra la compter,(c’est ce que lui prophétisa l’ange) mais son fils sera comme un âne sauvage, (c’est-à-dire que personne, ne pourra le domestiquer et le soumettre à des lois religieuses) et il habitera en face de tous ses frères, pas avec eux…la même destinée qu’Esaü.

Vous savez, Kadès est cité 18 fois dans la Bible (A.T). Ce nombre n’est pas un hasard. Et à ce moment-là, il m’a sauté aux yeux tout comme la date d’aujourd’hui 18 octobre ; Tout comme l’écran de ma télévision dont j’avais coupé le son pour écrire et où passait la carte de la France avec les températures maximales grossies et en relief : 18°.

18, est point de repère pour ceux qui se consacrent, mais aussi pour ceux qui se souillent.

Le 18 marque souvent une opposition, un barrage contre les œuvres sacrées.

Il y a ce moment-là un essai de prise de pouvoir par la force, comme un coup d’état (je pense par exemple à celui du 18 brumaire)

J’ai une image frappante qui me parvient. C’est celle d’un camion de pompiers, qui arrive dans un quartier populaire pour porter secours…et là il se font agressés, caillassés, insultés.

Vous savez à la fin de l’exode des hébreux, c’était la même situation.

Il y avait 10 chefs qui refusèrent violemment que les fils d’Israël rentrent en Canaan ; et cela s’est répété dans l’histoire biblique une fois, deux fois etc…  il y a eu d’autres chefs (comme des anciens et des scribes à Jérusalem), qui se sont opposés par la suite à Pierre et à Jean

Actes 4 :18: « Et les ayant appelés, ils leur défendirent absolument de parler et d'enseigner au nom de Jésus. »

L’apôtre Paul (un autre exemple)a été empêcher de visiter les croyants de Thessalonique.

1 Thessalonociens 2 :18 « Aussi voulions-nous aller vers vous, du moins moi Paul, une et même deux fois; mais Satan nous en a empêchés ».

Tiens, Satan… comment savoir si notre route est barrée par le Saint-Esprit, ou bien par Satan ?

Le Saint-Esprit avait plusieurs fois dirigé Paul vers d’autres contrées, comme dans Actes 16 :6, lorsqu’il a un songe qui lui montre des croyants dans le besoin ; il voit alors dans son rêve un macédonien qui prie : « Passe en Macédoine, secours-nous! ».

Paul alors au matin change ses plans, il décide d’aller vers la Macédoine plutôt que vers l’Asie qu’il avait projeté au départ. Voilà comment le Saint-Esprit oriente ceux qui lui sont soumis.

Mais ici c’est différent.

En quoi est-ce différent ?

Là aussi, le contexte de la lettre écrite aux Thessaloniciens nous oriente vers la vérité.

Lisons 1 Thessaloniciens chapitre 2 quelques versets avant le verset 18,

à partir du verset 15 « Ce sont ces Juifs (des judéens qui ont fait de la loi de Moise une religion) qui ont fait mourir le Seigneur Jésus et les prophètes, qui nous ont persécutés, qui ne plaisent point à Dieu, et qui sont ennemis de tous les hommes, nous empêchant de parler aux païens pour qu'ils soient sauvés, en sorte qu'ils ne cessent de mettre le comble à leurs péchés. Mais la colère a fini par les atteindre ».

Paul est très clair, il nomme ceux qui ont Satan comme maître. Ce sont des croyants, religieux, persécuteurs qui ont fait de la loi de Moïse une religion; ils sont sectaires, ils envoient les païens, comme ceux qui ne croient pas comme eux en enfer, ils empêchent que la parole se propage, (excuser moi l’expression : ils tirent sur l’ambulance), ils créent comme avec Moïse : des eaux de Mériba (des eaux de dispute) des divisions, des querelles.

Voilà comment satan inspirent certains, à Kadès à bloquer le chemin qui mène à la vie et à la vérité.

Paul ailleurs, (mais spirituellement, à Kadès) s’est opposé aussi aux démons, il les chassa comme Jésus

Actes 16 :18 « Paul fatigué se retourna, et dit à l'esprit: Je t'ordonne, au nom de Jésus-Christ, de sortir d'elle. Et il sortit à l'heure même ».

Mais parfois les choses tournent autrement.

Ceux qui empêchent au Saint-Esprit de s’exprimer sont chassés par les païens eux-mêmes sans que nous, croyants, ayons à intervenir.

Il y a bien-sûr Elie dans le 18ème chapitre du premier livre des rois, où ce sont les gens du peuple qui de saisissent des faux prophètes

Mais au chapitre 18 verset 18 du livre des Actes nous lisons que : «  Paul resta encore assez longtemps à Corinthe. » Alors qu’il était persécuté par des chefs religieux.

Le verset précèdent nous dit comment cette possibilité a pu lui être offerte.

« tous, se saisissant de Sosthène, le chef de la synagogue, se mirent à le battre devant le tribunal, sans que Gallion ne s’en soucie »(Gallion était le proconsul romain de l’Archaïe, et c’est lui qui a rétabli l’ordre des choses, en ouvrant les yeux du peuple sur l’injustice faite à Paul et en plus sans que Paul ait eu besoin d’ouvrir la bouche, nous dit le verset 14).

Voilà encore comment dans un lieu saint, un lieu comme Kadesh, la justice de Dieu est rendue. Le mal se dénonce lui-même en rentrant en opposition avec ceux qui se consacrent. Ce lieu « vient séparer la lumière d’avec les ténèbres » (Genèse 1 :18) : Comment ?

simplement parce les victimes en feu tirent sur les pompiers qui viennent pour les sauver.

Paul dit une chose (sur laquelle peut s’arrêtent) dans Colossiens 4 :18 :  « Je vous salue, moi Paul, de ma propre main. Souvenez-vous de mes liens. »

Paul est en train de dire aux Colossiens : Souvenez-vous de comment ont été mis mes liens et comment je m’en suis séparé.

L’esprit de persécution, l’esprit de rébellion, l’esprit qui veut fermer la bouche de la révélation a mis mes liens en voulant m’empêcher d’agir pour Christ ; et moi-même ou d’autres ont chassé ces mauvais esprits pour que la vie continue et que le Royaume de Dieu soit annoncé.

Voilà ce que Paul voulait dire en écrivant à la fin de sa lettre : Souvenez-vous de mes liens. » : Souvenez-vous de Kadech !

Je finirai par ce verset de Matthieu 8 :18 : » Jésus, voyant une grande foule autour de lui, donna l'ordre de passer à l'autre bord. »

L’ordre divin est de passer de Kadesh a la terre promise, mais sans trembler pour soi, en se libérant de ses liens, pour passer de l’autre bord.

Chassez les démons d’incrédulité et vous vivrez libre !

Libre car : « Nous savons que quiconque est né de Dieu ne pèche point; mais celui qui est né de Dieu se garde lui-même, et le malin ne le touche pas » (1 Pierre 5 :18).

Amen

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