mardi 17 mai 2016

LE RETOUR DE JÉSUS (2): LE LOUP DANS LA BERGERIE

117
Par Eric Ruiz

"car vous étiez comme des brebis errantes, mais maintenant vous êtes convertis au Pasteur, et à l’Evêque de vos âmes" 1 Pierre 2.25 version Martin.


Ce message tout d'abord fait suite au "RETOUR DE JÉSUS (1)  Jésus revient détruire les enclos".
Dans mon message précédent je me suis inspiré du passage très connu de Jean chapitre 10. 
Il montrait un enclos gardé par des mercenaires qui ne se souciaient pas des brebis. 

Mais ces brebis ne savent pas qu'elles sont errantes.
Errer signifie plusieurs choses. "Aller d'un coté et de l'autre sans but ni direction précis", mais aussi littéralement "commettre une erreur, se tromper".

Alors, les brebis errantes se trompent et commettent des erreurs car elles font confiance, une confiance aveugle et totale au mercenaire, donc à leurs conducteurs; pensant qu'ils représentent la vraie autorité ; qu'ils sont là, légitimement placés par Dieu, ils ont été appelés. 

Leur ministère est reconnu  "par les hommes" parce qu'ils se vantent pour certains, d'avoir suivi la voie de grands hommes de Dieu; ou parce qu'ils ont beaucoup de fidèles qui les suivent ou encore parce qu'ils opèrent des miracles, des délivrances, des actes spectaculaires, des discours séducteurs.

Jésus, notre Dieu n'est pas d'accord avec ce système pernicieux, mais il laisse faire, il tolère cela. Il attend patiemment le moment favorable pour retirer les siens.
Il attend ... "La conversion" de ses brebis. C'est ce que nous lisons dans 1 Pierre 2.25: " [...] mais maintenant vous êtes convertis au Pasteur [...] " 

Jésus est notre vrai et unique Pasteur. 

Dans Jean 10, il vient chercher ses propres brebis. 
C'est son Esprit qui tombe sur elles à ce moment-là !
Elles reconnaissent sa voix dans la repentance, puis dans la conversion, la reconversion.
Elles reconnaissent à ce moment précis, que leur conducteur est un étranger, un usurpateur, un faux oint.

Que font les autres?

Elles s'agitent, elles courent partout, elles sont dans la crainte, car elles voient leur mercenaire, leur faux pasteur dans cette attitude. Elles le voient désorienté et malheureux.

Lisons Jean 10:12 " Mais le mercenaire, qui n'est pas le berger, et à qui n'appartiennent pas les brebis, voit venir le loup, abandonne les brebis et prend la fuite ; et le loup les ravit et les disperse."

Le mercenaire on sait qui s'est, mais le loup qui est-il?

Est-ce un mauvais esprit, un démon, le diable, peut-être?
Je vais en choquer plus d'un mais c'est la vérité.

  • Le loup: c'est Jésus !

Ne criez pas trop vite au blasphème, écoutez la suite !

N'oubliez pas que les paraboles ont été choisies par notre Seigneur pour aveugler les voyants. Ceux qui sont toujours persuadés de connaitre et de voir la vérité sont en fait des aveugles. Jean 9:41 " vous dites: nous voyons. c'est pour cela que votre péché subsiste"

Alors qui voit venir le loup?

Les brebis? Non.
C'est le mercenaire qui voit le loup. Son péché l'aveugle totalement et croyant voir l'ennemi attaqué, croyant voir des brebis déguisées en loup, il ne se rend pas compte qu'il a à faire au Saint-Esprit qui réveille les brebis. Son cœur endurci fait qu'il voit tout à l'envers.

Maintenant que fait le loup où plutôt que fait le Saint-Esprit ?
" le loup les ravit et les disperse"
Jésus fait deux choses, il disperse une partie du troupeau et il prend avec lui l'autre partie. Il divise, il sépare, il rassemble. 
Bien sûr c'est le Saint-Esprit qui fait cela. Jésus ne vient pas en apparition sur les nuées et d'un geste magistral attire à lui toutes ses brebis. 

N'attendez pas du surnaturel dans son retour.
Non, c'est lui en nous qui agit de manière voilée. C'est lui qui nous inspire à le suivre, comme c'est lui aussi qui inspire d'autres à fuir.

Jésus se comporte là véritablement comme un loup ravisseur, comme un voleur.
Il emploie la même tactique que l'ennemi: Il se cache dans la nuit.
Et c'est vrai qu'il nous dit à plusieurs reprises que le jour du Seigneur viendra comme un voleur pendant la nuit, mais que nous ses bien-aimés nous ne serons pas dans les ténèbres ( nous ne seront pas dans l'ignorance) pour que ce jour nous surprenne comme un voleur (1 Thessaloniciens 5-4).

Mais comment ne pas s'y méprendre ? 
Comment reconnaître sa voix?
Car dans l’histoire, tout le monde cherche à ravir les Elus. Jésus veut nous ravir mais les faux prophètes aussi. Et ravir signifie" s'emparer par la force ou par la ruse de ce qui est à autrui ". on pourrait aussi dire "déposséder". 

Cela ne vous rappelle-t-il pas un message récent ( "Le film de votre vie") sur le roi Ezéchias, qui a cette signification de " Dieu qui dépossède".
Ezéchias a dépossédé le roi Assyrien Sanchérib des territoires acquis par l’oppression qu'il exerçait sur Juda.
Eh bien c'est la même chose avec le Saint-Esprit: il vient déposséder aussi. Il vient déposséder les mercenaires, en détruisant leurs assemblées.


Lisons Matthieu 7:15-17 :"  Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans-d'eux ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines ou des figues sur des chardons? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits [...] C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez"

Mais comme tout le monde a l'apparence d'une brebis, c'est  donc le cœur et les mobiles de chacun qui deviendront une évidence, ils seront clairs comme une révélation.

Matthieu: 7:21 " ceux qui me disent Seigneur, Seigneur n'entreront pas TOUS dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux."

Donc, quand Jésus revient,  la moisson est mûre, le fruit est  aussi à maturité.

Le verset de Matthieu 7:21 se voit comme le nez au milieu de la figure.
Une partie de ceux qui disent Seigneur, Seigneur, les hypocrites et les menteurs sont dévoilés, comme ceux qui font la volonté de Dieu, les miséricordieux, ceux qui exercent la vraie piété, apparaîtront eux aussi en pleine lumière
.
Car quand Jésus parle de moisson, c'est toute la nature qui a fleuri et qui est prête pour la récolte et la cueillette, le bon grain comme l'ivraie; le bon raisin, la bonne figue comme le fruit véreux et pourri. Tout, absolument tout se voit.

Mais si vous ne vous sentez pas prêt à affronter cette épreuve, il est encore temps de réagir !

Le Seigneur ne met personne dehors !

Apocalypse 3:3 "  Je n'ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu. Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu et garde, et repens-toi. Si tu ne veilles pas ( on comprend que veiller c'est se repentir), je viendrai comme un voleur et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrais sur toi (version Martin : contre toi)".

Mes frères et sœurs, ne soyons pas effrayés des temps et des événements que nous vivons. Mais dans l'épreuve, donnons gloire à Dieu pour son retour parmi nous, pour nos yeux qui s'ouvrent et nos cœurs qui se brisent et se répandent; mais aussi pour sa justice qui s'opère avec nous, ses bien-aimées.

dimanche 15 mai 2016

LE RETOUR DE JÉSUS (1) : JÉSUS REVIENT DÉTRUIRE LES ENCLOS

116
Par Eric Ruiz
  •  Jésus dit:" je suis venu dans ce monde pour un jugement." (Jean 9:39)

On a l'habitude de citer le fameux verset de Jean 3:16 pour annoncer l'amour de Dieu. Mais on se préserve de certains versets gênants, qui annoncent pourtant sa justice.

Lisez Jean 3:18 : "celui qui croit en lui n'est point jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu."

L'amour de Dieu s'annonce avec sa justice. Sinon on amène qu'une dimension de la Vérité, et par conséquent un faux Évangile.

Bien sûr qu'il y a des versets, des mots prononcés par Jésus qui font toujours aussi peur.

Mais osons-nous, nous regarder en face et nous poser la question pourquoi nous font-ils toujours aussi peurs?
Ici la mission de Jésus en Jean 9:39 est clairement annoncée : il vient pour un "jugement".
Derrière ce mot il y a inévitablement d'autres mots qui viennent résonner à notre pensée: tribunal, fautes, punitions, fléaux, malédictions, accusation, et bien sûr condamnation. 

Et là, pour beaucoup, inévitablement il y a blocage. 
Pourquoi ?

Parce que l’Évangile annonce une bonne nouvelle, celle d'un salut universel obtenu par grâce, gratuitement ; et là, on nous annonce tout le contraire: la perdition pour certains.

Mais il n'y a pas de contradiction et il n'y a pas de mauvaises nouvelles.

Jésus annonce bien sa justice.

Reprenons le contexte de Jean 9: Jésus nous dit qu'il est venu redonner aux aveugles la vue.

Notre Dieu s'adresse ici à des infirmes, à des malades, à des nécessiteux qui ont perdu la vue. Il s'adresse donc à des personnes qui ont conscience qu'ils ont absolument besoin des autres, qu'ils ont absolument besoin d'aide.

Êtes-vous maintenant dans le besoin?
Avez-vous besoin d'aide ?
Avez-vous soif de guérison, de renouveau?

Le constat actuel est que parmi les croyants qui attendent le retour de Jésus, beaucoup ne sont pas dans cet état. Ils n’ont pas vraiment soif.
Ils se trouvent eux, en bonne santé spirituelle, et physique ; ou si ce n'est pas le cas ils se contentent de leur état.
  • Ils se croient prêts, car ils pensent qu'ils ont déjà reçu beaucoup de lui.
  • Et ils attendent là, confiant que leur état actuel, va leur permettre de voir Jésus.
  • Ils sont convaincus que le fait de savoir qu'il revient est un signe suffisant, 
  • ou ils pensent aussi que consacrer chaque semaine un moment où plusieurs moments à écouter un prédicateur l'est aussi ; 
  • ou encore que leurs moments forts de louange qu'ils élèvent vers Dieu, sont un signe de bonne santé spirituelle.
Si vous en êtes là vous aussi, vous vous mettez vraiment le doigt dans l'œil et l'expression tombe pile à propos.

Vous croyez voir mais vous êtes aveugles. Vous vous mentez à vous-même.
Jésus va même plus loin, il dit :" si vous étiez aveugles vous n'auriez pas de péché. Mais maintenant vous dites : Nous voyons. C'est pour cela que votre péché subsiste."

D'ailleurs les religieux de l'époque se trahissent par leur question :
"Nous aussi, sommes-nous aveugles?" Demandent-ils à Jésus.
Quand ils posent la question, ils ont déjà la réponse en eux : Ils pensent suffisamment connaître Dieu pour y voir assez clair. 

Quelle suffisance, quelle auto-suffisance !

Pourtant quand Jésus vient annoncer un jugement, il y a cette phrase choc qu’il prononce: " je suis venu dans ce monde [...] pour que ceux qui voient deviennent aveugle."

A l'évidence Jésus ne souhaite pas que tous se convertissent.

Reprenant le prophète Esaïe, il se justifie sur l'emploi des paraboles.
Pourquoi Jésus utilise-t-il des paraboles ?
Les paraboles ont un but d'aveuglement :
" Afin qu'en voyant ils voient et n'aperçoivent point, et qu'en entendant ils entendent et ne comprennent point, de peur qu'ils ne se convertissent, et que les péchés ne leur soient pardonnés."
  • Alors ces croyants aveugles qui croient voir, n'entrent pas par la porte de la bergerie, ils l'escaladent pour rentrer, comme le dit Jésus comme des voleurs et des brigands.
Dans Jean chapitre 10, Jésus nous dit bien sûr que c'est lui la porte. Et que le salut passe par lui et lui seul; et donc par cette porte.
Ces religieux-là préfèrent y rentrer par eux-mêmes. Ils savent que passer par la porte leur demandera de s'humilier, de se repentir, de renoncer et cela continuellement. En fait, c'est tout ce qu'ils détestent au plus profond d'eux-mêmes.

Ils sont alors dans la bergerie comme des loups, comme des mercenaires, cherchant à dévorer, à disperser et à détruire, car ils veulent imposer leur religion, imposer leur traditions, imposer leur sainte doctrine aux autres.

Mais La Bonne Nouvelle de l'Evangile est ici: 
Lisez bien !
Jean l'apôtre nous dit chapitre 10 verset 19, "Il y eut à nouveau division parmi le peuple à cause de ces paroles ".
  • La Bonne Nouvelle curieusement est dans la DIVISION et non dans l'unité. Jésus, tout comme Moïse vient séparer les eaux : Les eaux amères, des eaux pures.
  • La Bonne Nouvelle c'est que Jésus vient briser les enclos.
  • La Bonne Nouvelle c'est que ceux qui entendent ces paroles, ceux qui reconnaissent sa voix ne suivront point un étranger. Ils savent que Jésus les connaît intimement puisqu’il les appelle par leur nom. Ils savent enfin que s'ils sont Elus, ils ne seront pas séduits.
Alors remarquons un détail (qui n'en est plus un maintenant) :
Après avoir fait rentrer les brebis dans l'enclos, tiens ! Il les fait sortir. Il ne leur dit pas restez là et n'ayez aucune crainte, je vais vous garder, vous nourrir, et prendre soin de vous. 
Non, au verset 3 : "Le portier lui ouvre,[...] et il les conduit dehors. Lorsqu'il a fait sortir toute ses propres brebis, il marche devant elles; et les brebis le suivent, parce qu'elles connaissent sa voix."

N'a-t-il pas agit de la sorte avec nous ? 

D'abord Jésus dit au verset 16, qu'il y a plusieurs enclos. C'est à dire plusieurs assemblées réunies en son nom et qui portent son nom. 
(La bergerie dont il fait référence en premier est celle d'Israël. Les autres bergeries ce sont toujours qu'Israël mais dispersées dans les nations. Lisez mon précédent message ce sont ceux dont les noms sont écrits sur le bois de Juda qu'il vient chercher dans les différents enclos.)

Alors premièrement, il nous emmène dans une bergerie, dans une Eglise, dans une assemblée où il existe toutes sortes de croyants, des vrais croyants, des soi disant croyants et même des non croyants ; puis à un moment donné de notre existence, il ouvre la porte et nous conduit dehors. 
Il créé lui-même une division. Il détruit, lui même, le temple qui a été construit pour lui.(l'Eglise en tant qu'assemblée , mais aussi le croyant par la repentance).

L'enclos peut être construit par le système religieux que vous avez adopté, sans forcément que vous apparteniez à une Eglise dénominationelle.
Vous vous êtes emmuré vous-même sans y prendre garde. Vous avez été, comme les Israélites, déportés à Babylone. Mais quand Jésus revient, il détruit ce faux temple. Il vous amène lui-même à la repentance.

Une confirmation de cela se trouve un peu plus loin, dans Jean 10 : 22:23.
" On célébrait à Jérusalem la fête de la Dédicace. C'était l'hiver". 
A priori difficile d'y voir une confirmation.
Eh bien, pendant cette fête figurez-vous, on rappelait la restauration de l'autel du Temple. Pour fêter la restauration, il faut bien qu'avant il y ait eu une destruction. On ne restaure pas du neuf et du solide, mais du vieux et des ruines.
  • Une autre chose aussi à prendre en compte. Lorsque Jésus nous fait sortir de l'enclos, est-ce pour nous emmener dans un autre enclos? Dans un plus spacieux, plus moderne, plus neuf, dans le sien peut-être ?
Réfléchissez bien à cela. Il nous amène dehors, il nous libère de l'enclos définitivement. Nous sommes véritablement libres. Nous sommes alors conduits par lui dans de verts pâturages, sans enclos.

Je profite de cet exemple pour vous dire que moi qui vous parle, je ne suis pas dans un débat d'idées, je ne suis pas en train de vous faire passer mes idées sur la question: je vis ces choses concrètement. 
Et je ne suis pas un cas isolé, j'ai des frères et sœurs qui vivent la même chose que moi. Je ne suis pas non plus un prédicateur, je n'ai surtout pas vocation à l'être, je suis comme mes frères et sœurs ici présents, je suis un électron libre, sans attache religieuse, ni humaine. Donc ma parole est libre de tous liens. 
Nous sommes sortis de l'enclos et nous sommes un témoignage vivant de cette œuvre magnifique de Dieu. Je ne vis pas DE l'évangile dans le sens où je ne perçois aucune rémunération, (Nos collectes sont pour les besoins de l'assemblée) ; mais je vis POUR l'évangile car mon Dieu passe en premier.

Revenons à la bergerie.
Avez-vous remarqué une autre chose ?
  • Jésus nous fait rentrer par une porte et nous amène en premier dans un enclos.
C'est-à-dire que nous sommes prisonniers d'abord d'un système religieux, enfermé par des dogmes et des doctrines qui nous attachent à des élites ou à une institution. Puis il vient délivrer ceux qui lui appartiennent ; ôter leurs liens religieux, leurs fausses croyances, et consoler véritablement leurs cœurs brisés. Car dans cet enclos nous l'avons bien compris, il y a toutes sortes de croyants et les déchirements, les actes de violence sont nombreux .

Cet enclos c'est le creuset du croyant, c'est sa mise à l'épreuve, sa traversée du désert, sa captivité à Babylone. 
La question cruciale est pour nous croyants : va-t-on alors sacrifier, renoncer aux choses du monde pour nous-mêmes, pour soulager notre conscience, ou bien sacrifier pour le Seigneur?

Alors la chose étonnante, c'est qu'il y a un troupeau de soi-disant croyants qui suit les étrangers eux, en croyant suivre le bon berger.

Comment reconnaître l'illusion que l'on ne suit pas le bon berger?

Jésus nous donne la réponse toujours dans Jean 10: car le mercenaire s'enfuit dès que le loup arrive.
C'est-à-dire que dès qu'il se sent attaqué, menacé, plutôt que de protéger les brebis en donnant sa vie pour elles, il va faire le contraire, il va s'enfuir, abandonner les brebis, ne faire aucun effort pour les reprendre.
En fait le mercenaire va même chercher à se faire protéger par les brebis qui restent.
Il va se faire passer pour la cible principale de l'attaque du loup. C'est lui la victime qui a reçu le plus de coups; et donc il va centrer sur lui toute l'attention du troupeau restant. 

Au verset 12 il est écrit version Semeur:

" il s'empare de quelques-unes et disperse les autres". Lisons aussi le verset 13 " Cet homme agit ainsi parce qu'il est payé pour faire ce travail et qu'il n'a aucun souci des brebis." 
(Ce sont des religieux professionnels, ils reçoivent un salaire pour enseigner, mais ce qui n'est pas juste, c'est qu'ils se payent outre mesure et qu'ils profitent de cette situation ; en cela ils ne sont plus au service de l’Évangile mais ils ont mis l’Évangile à leur service). 

Les paroles de Jésus sont directes au verset 8 :"Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands " donc des mercenaires. Un mercenaire a un mobile : l'argent. Il sert Mammon plutôt que Dieu.

Donc Jésus a volontairement laissé le troupeau à l'ennemi. Il a annoncé ces choses dès le départ dès le livre de la Genèse: la femme sera blessée au talon (c'est une des conséquences de la chute d'Adam et d’Ève). L'Eglise sera boiteuse. Ce n'est pas un geste inconsidéré loin de là. 
Jésus savait que les cœurs seraient prêts lorsqu'il reviendrait. Les cœurs seraient brisés.
  • LE RETOUR DE JÉSUS SE FAIT donc DANS LA DIVISION, dans un bruit de tonnerre, dans un tremblement de terre. 
En tous cas, c'est bien comme cela que les croyants perçoivent cette épreuve, j'en suis témoin et rappelez-vous Apocalypse 8:5...
" l'ange prit l'encensoir, le remplit de braises ardentes prises sur l'autel et le lança sur la terre. Il y eut alors des coups de tonnerre, des voix, des éclairs et un tremblement de terre."

(sur l'autel des sacrifices il y a les prières des saints, les braises ardentes sont les sacrifices des saints leurs supplications, leurs souffrances, leur oppression, leurs cris de délivrance ; dont le parfum monte jusqu'à Dieu)

Tout cela en retour va procurer une secousse chez les croyants, d'abord par des prophéties,(des cris, des voix) des révélations qui ébranlent la foi (des éclairs), puis enfin une division (des tremblements de terre)
  •  C'est pendant ce moment de trouble intense que Jésus revient, pas dans un temps de paix.
Jésus continue ensuite en disant aux Judéens qui l'entourent et qui réclament de lui qu'il dévoile son identité : "vous n'êtes pas de mes brebis" car vous ne croyez pas ce que je vous dis. Car vous ne comprenez pas. Vous ne reconnaissez donc pas ma voix.
  • Jésus ne cherche pas à convaincre mais à révéler, à mettre en lumière le vrai du faux.
Comme j'en avais parlé dans un ancien message sur la loi de l'attraction, il s'exerce entre Jésus et ceux qui lui appartiennent un véritable pouvoir d'attraction.
Jean 6:44:" Nul ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire..."

Ceux qui sont attirés savent où se trouve instinctivement la Vérité.
  • Ils reconnaissent la voix.
  • Ils identifient le lieu où s’exerce l'amour entre croyants.
  • Ils savent où se font les œuvres du Père.
  • Chacun va suivre instinctivement ce qui lui correspond.
On trouve ce que l'on cherche nous dit la Bible. 
Si on cherche à appartenir à un groupe bien identifié et organisé qui nous apportera sécurité et apaisera notre conscience, la religion et ses enclos correspondront à notre besoin. 
Or, si on a soif de vérité et d'amour, c'est Jésus le fils de Dieu qui nous intéressera et on sera prêt à payer n'importe quel prix pour le suivre.

Alors mes frères et sœurs, relevons la tête car notre délivrance approche...non elle n'approche pas, elle a déjà eût lieu. Nous sommes déjà sortis de l'enclos, nos liens ont été coupés, nous sommes un peuple libre et soyons en fiers, nous marchons derrière notre roi.

Nous ne marchons pas a côté de notre roi, nous marchons derrière lui. Cette distinction n'est pas anodine.

L'Arche de l'Alliance précédait toujours le peuple dans son déplacement. C'est elle qui a traversé le Jourdain en premier, puis Josué et Israël, car il y a toujours un ordre divin.
Josué 3:3-4 confirme que le peuple Élu suit parfaitement les traces du Seigneur et que cela leur demande attention et vigilance de leur part, vu leur éloignement de plus d'un kilomètre, l'un de l'autre ( "Mais il y aura entre vous, les enfants d’Israël et  elle, l'Arche de l'Alliance une distance d'environ deux mille coudées: n'en approchez pas").

Si nous marchons à côté de lui, alors les œuvres du Père ne nous précédent pas.
De même il ne marche pas à notre place, dans les difficultés.

Cela me rappelle une jolie histoire que l'on nous racontait autrefois, où un croyant en vision revoyait sa vie sur terre. 
Il voyait 4 traces de pas au sol (on lui disait que c'était celles de Dieu et les siennes côte à côte) et parfois, il ne voyait que seulement 2 traces. Alors posant la question au Seigneur, il lui répondit que lorsqu'il n'y avait que deux traces de pas c'était les pas de Jésus, car dans l'épreuve, le Seigneur le portait.

Cette histoire est belle mais totalement fausse. 


Pourquoi ?

Parce que le Seigneur ne porte personne. Il ne fait pas de son peuple, des infirmes : il rend ses jambes a celui qui est boiteux. 
Il ne fait pas non plus des assistés.
Au contraire, il les fortifie et leur donne du courage et il fait de ses enfants des fils.
C'est vrai qu'il n'y a que 2 pas au sol dans l'histoire et jamais 4.

Ces traces ce sont les siennes (celles du Seigneur) mais aussi les nôtres. Car nous mettons nos pieds dans ses traces.

Nos pas sont mêlés, C'est cela marcher librement par L'Esprit.

On ne voit qu'une seule trace de deux pieds car tout disciple accompli est comme son Maître, ils ne font qu'un. 

C'est une nouvelle dimension de la foi. 

Nous nous devons en tant qu’Élu d'entrer dans la plénitude de Dieu dans ces 4 dimensions que sont la largeur, la profondeur, la longueur et la hauteur de son amour) Éphésiens 3:17-18.

Aussi rétablissons mes frères et sœurs ces deux Entités, ces deux dimensions divines que sont l'amour et la justice. Elles marchent ensemble dans une même trace, dans un même pas.

Ne citons pas Jean 3:16 isolé de son contexte.
Mais citons Jean 3:16-17-18-19-20-21, sinon c'est un faux Évangile qui est annoncé.

Ne retirons pas la justice de l'amour de Dieu.

Quand Nicodème rencontre Jésus, le Seigneur lui dit que pour naître de nouveau, il doit naître d'eau et d'Esprit. Il doit satisfaire premièrement à la justice de Dieu, sa repentance, recevoir le pardon de ses péchés, puis recevoir l'amour de Dieu à travers son Esprit. c'est toujours dans le chapitre 3 de l’Évangile de Jean. 

Jésus confirme lui-même la Vérité de l’Évangile basée sur ces deux dimensions de la foi.         

lundi 9 mai 2016

LE FILM DE VOTRE VIE

115 
Par Eric Ruiz

Ce que vivent les Elus, leur destin, leurs épreuves, leurs combats, leurs prières, tout est inscrit dans leur généalogie.

Avez-vous remarqué : Il y a une généalogie pour chaque tribu d'Israël.

La tribu des Elus c'est la tribu de notre Seigneur, celle de David, donc celle de Juda.

Le Nouveau Testament commence par la généalogie des Elus,
Matthieu 1:1( généalogie de Jésus-Christ fils de David, Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères. puis ..Josaphat...Ezéchias, Josias, puis pour finir Yeshoua, Jésus.).

Quel a été le but d'avoir placé cette généalogie en premier?

Je pense que Matthieu, qui était bien sûr très inspiré, voulait montrer l'importance de la répétition historique que Jésus de Nazareth a avec ses ancêtres. Ce que le Fils unique de Dieu a vécu n'est pas sans relation avec ce qu'ont vécu ses pères. Et l'attitude face aux épreuves témoigne à qui on est rattaché.

N'oubliez pas, les tribus ont été éparpillées, dispersées dans les nations (Joël 3:2)
C'est pire qu'un puzzle de plusieurs millions de pièces à rassembler pour s'y retrouver. Ne cherchez donc pas en territoire d'Israël ni dans votre propre généalogie familiale pour y trouver un fil conducteur ou un sens quelconque, c'est peine perdue.

D'ailleurs pour y mettre encore plus de confusion, Jésus a brouillé les cartes en rapatriant certains croyants issus des autres tribus vers Juda.

Lisons pour cela Ezequiel 37:16-19 " Et toi, fils de l'homme, prends une pièce de bois, et écris dessus: Pour Juda et pour les enfants d'Israël qui lui sont associés. Prends une autre pièce de bois, et écris dessus: Pour Joseph, bois d'Ephraïm et de toute la maison d'Israël qui lui est associée. Rapproche-les l'une et l'autre pour en former une seule pièce, en sorte qu'elles soient unies dans ta main. Et lorsque les enfants de ton peuple te diront: Ne nous expliqueras-tu pas ce que cela signifie?Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel: Voici, je prendrai le bois de Joseph qui est dans la main d'Ephraïm, et les tribus d'Israël qui lui sont associées; je les joindrai au bois de Juda, et j'en formerai un seul bois, en sorte qu'ils ne soient qu'un dans ma main."

Comprenez bien que c'est le Seigneur qui rassemble son peuple parmi les différentes tribus d'Israël pour n'en former qu'une seule: le bois de Juda, la tribu de Juda, le peuple élu, sa bien-aimée.

Mais Romains 9:6 va plus loin "[...] tous ceux qui descendent d'Israël ne sont pas Israël, et, pour être la postérité d'Abraham, ils ne sont pas tous ses enfants; mais il est dit: En Isaac sera nommée pour toi une postérité, c'est-à-dire que ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais que ce sont les enfants de la promesse qui sont regardés comme la postérité."

Donc dans la généalogie de Jésus-Christ annoncée en Matthieu 1, tous ne sont pas des Elus.

Car Paul ici nous dit de ne pas regarder à la chair pour identifier les enfants de Dieu. Il y a forcément une marque invisible, cachée sur les enfants de la promesse.
Cette marque est évoquée notamment en Apocalypse 7:4
" Et j'entendis le nombre de ceux qui avaient été marqués du sceau, cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d'Israel; de la tribu de Juda , douze mille marqués du sceau...etc"

Que peut bien être cette marque, ce sceau invisible ? 

Un indice: Vous descendez de la tribu de Juda si vous discernez que vous vivez des choses qu'ont déjà vécu les fils de David: les vrais fils, les croyants fidèles.

Car c'est clair : vous êtes à ce moment-là un fils de David. Votre vie témoigne de votre ascendance ou pas.

Votre nom a sans doute été rajouté à la généalogie de Jésus, sans que vous en doutiez, sans que vous y en ayez pris conscience.
Alors, en lisant les histoires des rois, l'histoire des prophètes, ont y découvre forcément de surprenantes analogies avec sa propre histoire et sa propre vie.
(Sauf bien entendu avec les rois de Juda infidèles, qui n'ont pas suivi en tout point les œuvres du roi David.)

-  Vous êtes un Élu ! Alors pourquoi ne pas comme au cinéma, face à un film, vous identifier au héros ? 
Pourquoi ne pas vous identifier à un roi obéissant, qui marchait dans la droiture, comme Josaphat, Ezéchias, ou Josias ou encore David, ou a un peuple soumis ou encore à une armée qui gagne sans combattre et qui remporte des victoires en étant simplement au bon endroit au bon moment ?
Si vous vous identifiez à un roi, l'histoire de ce vaillant héros devient la vôtre, vous pouvez vous l'approprier car vous la vivez ( et ce n'est pas du virtuel ); En tous les cas vous vivez le même scénario.

Quel est le scénario du film de votre vie?
Est-ce le même scénario de film que celui d'un roi de Juda ?
Le scénario d'Ezéchias peut-être?


Exemple de scénario :
Vous vivez des épreuves injustes.
Vos ennemis vont se dévoiler à travers des frères et sœurs qui prient le même Dieu que le vôtre (Jésus-Christ).
A un moment donné, tout va basculer.
Votre prise de position pour la Vérité va faire qu'ils vont devenir hostiles,
ils vont vous faire des reproches,
ils vont même vous exclure de leur assemblée,
rompre leur communion fraternelle avec vous,
ou trouver vos réunions de prières insupportables, d'une très mauvaise odeur.

Le roi de Juda Ezéchias n'a-t-il pas vécu la même chose en luttant contre la déportation à Babylone? 

Lisez pour cela les chapitres 18 à 20 du deuxième livre des Rois ; le deuxième livre des Chroniques, les chapitres 29 à 32 et les chapitres, 18 et 36 à 39 du livre d'Esaïe. 

Au passage, quel roi a eu son histoire relatée dans 3 livres bibliques ? (aucun autre, aussi sa place, est vraiment à prendre au sérieux, n'oublions pas qu'il fut enterré avec ses pères dans le lieu le plus élevé des sépulcres des fils de David et que tout Juda et les habitants de Jérusalem lui rendirent honneur à sa mort.)

L' attitude juste d'Ezéchias, deviendra la vôtre, dans une situation similaire, car elle va vous être inspirée directement du Saint-Esprit.

Il n'y a pas besoin de vous y forcer, si votre nature provient de la lignée royale, les choses se vivent d'elles-mêmes, avec un bon cœur et dans la paix.

La signification hébraïque d'Ezéchias est: " l'Eternel qui dépossède par la force." C'est Dieu qui à ce moment-là rend justice par ses Elus; c'est lui qui utilise la force, c'est lui qui enlève le chandelier pour le passer à un autre, c'est lui qui rabaisse une royauté, bref c'est encore lui qui met à terre une suprématie.

- Ezéchias roi de Juda avait 25 ans quand il fit disparaître les hauts lieux, quand il brisa les statues ou quand il abattit les idoles (2 Rois18)

Votre conversion ne ressemble-t-elle pas à ce roi qui mit toute sa confiance en l'Eternel ?
En donnant votre cœur à Jésus-Christ dans votre jeunesse, dans votre passé, n'avez-vous pas été intègre en brisant toutes vos idoles pour ne regarder qu'à lui et lui seul et à son enseignement ?


- Ezéchias payait un tribu inique à Sanchérib le roi d'Assyrie, comme son père Achaz le faisait avant lui. Mais Ezéchias n'était pas comme son père, il marchait droit avec Dieu, lui. Alors un jour il se révolta et il décida d'arrêter de lui être assujetti (2 rois 18:7).

N'est-ce pas la même chose quand un croyant élu se révolte contre toute forme d'injustice dans son assemblée?
Quand il refuse les offrandes obligatoires, quand il souhaite se détacher d'un lien mis par l'argent, sous forme d'impôt ou de taxe; quand il refuse toute soumission obligatoire et injuste provenant d'un homme ou d'une institution ?

- Mais 14 ans après le sacre du roi de Juda, l'oppression de Sanchérib augmenta et il s'empara des villes fortes de Juda et emmena Israël captif en Assyrie.

Pendant plusieurs années, vous avez sans doute vécu paisiblement, sans que les épreuves viennent vous ébranler. Puis l'oppression est arrivée, avec l'étrange sentiment d'avoir une foi refroidie ou bien d'être devenu un membre insignifiant, sans grande importance dans l'assemblée, ou encore d'avoir un goût amer dans la bouche pour être passé pour le faire-valoir; d'un dirigeant de l'Eglise;
En fin de compte, c'est d'avoir la mauvaise sensation de ne plus porter beaucoup de fruits.
Vous vous êtes senti captif, prisonnier de votre manque de foi, en étant un suiveur d'homme, un suiveur de doctrine et vous avez pris conscience que vos dons spirituels, (vos villes fortes) sont restés enfouis en vous, qu'ils ont été inhibés, bloqués et que l'Esprit Saint s'est attristé. Cette oppression est devenue au départ une prise de conscience, et maintenant c'est un cri intérieur.

- En fait, Sanchérib reprocha surtout à Ezéchias d'avoir rétabli un autre culte, en disant à son peuple de Juda que seul celui rendu à Jérusalem était le bon culte à rendre à Dieu.(Esaïe 36:7)
N'est-ce pas exactement la même chose lorsqu'un disciple souhaite intervenir avec courage aujourd'hui auprès du dirigeant de son Eglise ou auprès d'un membre influant, pour lui dire qu'il doit rétablir la vérité et briser les faux cultes d'adorations que sont les pratiques religieuses issues du paganisme?

- Ezéchias plutôt que de rentrer en guerre, prit des mesures de défense, il bâtit des murailles à Jérusalem, répara les brèches, et boucha les sources d'eau de la ville. Puis il s'humilia et demanda qu'on lui montre ses fautes, car il savait qu'Osée le roi d'Israël avait été emmené captif à cause de ses transgressions. 

Alors humblement Ezéchias remit son sort entre les mains de Sanchérib. Il acceptera le tribut que lui imposera Sancherib, quelqu'en soit le prix.

- Ezéchias paya donc très cher avec tout l'argent qu'il avait dans sa maison, à Jérusalem. Il donna tout son trésor, jusqu'à l'or qu'il avait sur les portes et les linteaux des portes du temple de l'Eternel.

Voyez, face à l'adversité et l'oppression, le juste préfère réparer les brèches, c'est-à-dire revenir au fondamentaux de la parole: la repentance, courber le dos et la nuque devant le Seigneur; puis bâtir des murailles et couper les sources d'eau, en manifestant le renoncement, le sacrifice, allant jusqu'à tout donner, tout quitter pour suivre l'Eternel. Et il met Luc 14:33 en pratique "quiconque d'entre vous ne renonce pas à tout ce qu'il possède ne peut être mon disciple."
Certains y verront de la lâcheté, et même un manque de foi, mais l'Esprit de Dieu agit toujours dans l'humilité, par le brisement. C'est la manifestation du troisième être vivant à face d'homme d'Apocalypse 4, la fraction du pain, la chair brisée. Votre chair brisée, la mienne aussi bien sûr, tout croyant quel qu’il soit doit briser sa chair, c'est le seul combat que nous ayons à faire.

- L'opposition s'est faite alors plus forte encore ; et Sanchérib insulta Ezéchias par l'intermédiaire de son Genéral d'armée: Rab-Shaké devant son peuple, le traitant d'infidèle, lui reprochant de se confier davantage dans les dieux Égyptiens, dans l'esprit dominateur de Pharaon que dans l'Eternel. Sa ruse et son esprit de séduction allèrent même par montrer aux Judéens que les Assyriens étaient plus spirituels que leur roi, en parlant leur langue judaïque et en louant l'Eternel pour tous les nombreux territoires qui lui avait été donnés par sa bénédiction. Il se vantait lui, de craindre vraiment L'Eternel et il se pavanait devant eux de l'abondance de ses conquêtes. Il leur promit aussi un régime d'exil spécial, avec un niveau de vie bien plus haut que celui qu'ils avaient acquis avec leur roi. Et puis en quoi l'Eternel a-t-il béni Ezéchias ? Un territoire minuscule: Juda. 

L'ennemi utilise toujours les mêmes attaques:
le dénombrement, le recensement des bonnes actions pour s'accaparer l'honneur et la gloire. Là aussi certains frères et sœurs se poseront face à vous en modèle, en donneur de leçons. En étalant leurs victoires, pour les comparer aux vôtres, en étalant leur spiritualité pour briller plus que vous et pour vous abaisser ; mais ils feront tout cela aussi dans le but mauvais de vous montrer que votre soumission est un acte obligatoire à leur égard. Ils vous feront miroiter que se soumettre à eux ne vous apportera que des bénédictions et des faveurs. Vous n'allez tout de même pas refuser une qualité de vie et de communion que bon nombre de croyants rêveraient d'avoir?

- Sanchérib, en fait se fait passer pour un homme très pieux, et même très miséricordieux devant les Judéens. Voyez, Il a l'apparence de la piété, mais les Judéens ne sont pas dupes, ils ont vu qu'il lui manquait la force de la piété: l'amour et le fruit de l'Esprit.
Que firent Ezéchias et son peuple, alors face aux nombreuses insultes ?

Esaie 36: 21:" le peuple se tut et ne lui répondit pas un mot, car le roi avait donné cet ordre. Vous ne lui répondrez pas."

C'est l'attitude juste des disciples: le silence face aux insultes, face aux calomnies. Ne rien dire face aux coups bas de l'ennemi, jusqu'à tendre l'autre joue s'il le faut.
Puis exercer l'humilité. 

- Ezéchias "déchira ses vêtements, se couvrit d'un sac, et alla dans la maison de l'Eternel. (2 Rois 19:4)
Un disciple dans l'épreuve cherche son Dieu. Il se met dans une attitude de soumission et de respect et invoque sa clémence, son Esprit de repentance.

- Ezéchias envoya ses serviteurs auprès d'Esaïe le prophète, pour entendre le conseil de Dieu pour lui et son peuple. Esaïe le rassura et l'informa alors du destin de Sanchérib.
- 1- Il finira vaincu sans qu'il ait à le combattre.
- 2- Sanchérib recevra une nouvelle l'obligeant à retourner chez lui où il sera exterminé.

Vous voyez, le combat se fait dans l'attitude du disciple et jamais dans la réactivité, ni dans l'opposition violente, encore moins dans la vengeance.
La délivrance provient de Dieu lui-même et non de nos propres forces ou de notre propre intelligence à prévoir un plan meilleur que les autres.
Dieu seul est le stratège
.

Et cette stratégie est toujours la même pour les fils de David.
Ils n'ont pas à combattre. Ils n'ont pas à s'opposer, même s'ils doivent passer pour des passifs pour des lâches et des craintifs
(c'est comme ça que Ezéchias devait passer aux yeux des Assyriens: mou, lâche et peureux).

L'ennemi n'est jamais anéanti par les enfants de Juda eux-mêmes.
A certaines occasions seulement L'Eternel dira par la bouche d'un prophète : " aujourd'hui je livre ton ennemi entre tes mains"

- Mais on ne se moque pas de Dieu, on récolte ce qu'on sème et Sanchérib récolta simplement ce qu'il avait semé. L'Eternel ne lui tendit aucun piège. C'est lui qui se tissa sa propre défaite. Trop habitué aux victoires, trop habitué à la gloire, la défaite lui fut insupportable.

Un peuple étranger (on comprend que c'est Tirhaka, le roi d'Ethiopie, réveillé par un ange) l'attaqua et en une nuit il perdit cent quatre-vingt cinq mille hommes.
Sanchérib humilié, ne s'en remit jamais. Il alla alors se prosterner à Ninive dans la maison de Nisroc son Dieu. C'est là que ses fils le tuèrent par l'épée.

Ah surprise !
Vous voyez l’Éternel n'est donc plus son Dieu? L'a-t-il été véritablement un jour? 
Nisroc est une idole de Ninive, un homme à figure d'aigle, mais si on y regarde bien, Sanchérib insultait déjà L’Éternel Dieu en insultant le roi de Juda et en se faisant passer pour un Elu. 

Si on se réfère à une autre histoire produite bien avant celle-ci, Josaphat, roi de Juda, lui aussi n'avait pas à combattre pour gagner.

Pour les ennemis, de Josaphat, leur destin furent identiques, ils firent des embuscades dans lesquelles ils tombèrent eux-mêmes. Trois armées s'entretuèrent
Dans la vallée de Beraca, vallée de la bénédiction pour les uns, vallée du jugement de la malédiction pour les autres.(baraka signifiant : bénédiction et Josaphat signifiant L'Eternel est juge)

Finissons maintenant en suivant la chronologie du récit de Ezéchias .(Esaïe 20)

- Ezéchias tomba gravement malade. Il fit venir Esaïe qui lui confirma que cette maladie allait bien le faire mourir et qu'il devait prendre des dispositions rapides vu les circonstances.

Ce qui est intéressant dans ce passage, c'est d'abord le fait que la maladie peut toucher gravement même un Elu. Ensuite et surtout, c'est l'attitude du roi de Juda, qui ne voit pas d'injustice dans cette dure épreuve et qui s'humilie plutôt que de s'indigner.
Il se tourne vers le mur pour pleurer et invoquer son Dieu.
Il supplie L'Eternel de tenir compte de sa fidélité et de son amour.
Sa prière, son humilité et sa tristesse touchent alors le cœur du Seigneur qui décide de prolonger sa vie de quinze années.

Notre amour pour Dieu fait fléchir ses décisions, et pas n'importe lesquelles : celles concernant notre propre vie comme notre propre mort.
Un exemple de plus montrant le poids de nos prières. Nous ne sommes pas des pions entre les mains du Seigneur.
Manifestons une attitude d'amour quelles que soient les circonstances et les épreuves de notre vie.

Ezéquias pendant 14 années s'est progressivement installé dans une zone de confort, dans une routine avec le Seigneur. Ensuite, il en est sorti avec Sanchérib.
Ce roi mauvais a été le moyen pour lui de progresser dans sa foi et de manifester le caractère de l'Elu, le caractère des fils de David.
Plus tard sa maladie fut un autre moyen de témoigner de son ascendance royale comme de la marque et d'un sceau des enfants de la promesse.
Chaque épreuve est une marche supplémentaire, le croyant y gagne en maturité et en amour alors que ceux qui persévèrent dans l'injustice s'y perdent et y perdent même leur âme.


vendredi 6 mai 2016

DIEU EST-IL MOQUEUR?

114
Par Eric Ruiz

Le 19 avril, lors de notre réunion de prière quotidienne, un texte biblique commenté par Gwen Shaw, dans son livre : " Au fil des jours" a créé une petite polémique parmi nous. 

Gwen Shaw ne va-t-elle pas trop loin lorsqu'elle écrit :

 "il est temps de se moquer de celui qui t'a fait souffrir" ?

La problématique est la suivante :

Un croyant a-t-il le droit de se moquer ?
Un croyant peut-il se moquer sans pécher?
Dieu se moque-t-il parfois? 
La moquerie est-elle un attribut de l'Esprit-Saint?

L’Éternel est miséricordieux, lent à la colère. Il fait grâce aux humbles... Mais il y a des limites, qu'il a fixées lui-même.
Cela lui arrive de se mettre en colère, tout comme cela lui arrive de se moquer.
Non, ce n'est pas une faiblesse de sa part, ni un faux -pas, c'est tout autre chose.

Il a en horreur les prétentieux, surtout s'ils se targuent de faire sa volonté, surtout s'ils se disent croyants, chrétiens, pasteurs; surtout s'ils maltraitent son peuple et s'ils persévèrent dans le mensonge.
Il se rit de ceux qui méprisent le faible, le pauvre, la veuve et l'orphelin ; il se rit de ceux qui sont méprisables. Mais il fait grâce aux méprisés, à ceux qui se font insulter sans raison, sans bonnes causes. 

Le Psaume 59:1-9 décrit ces croyants méprisables et hautains.
"Les voici, l'écume à la bouche, l'épée aux lèvres: "qui donc entendrait?" Mais toi Seigneur, tu t'en amuses, tu te ris de tous ces païens."

"Se rire" est dans le sens littéraire :" Considérer quelqu'un, quelque chose avec mépris, s'en moquer . Ne pas faire grand cas de quelqu'un qui n'est pourtant pas négligeable, être certain d'en venir à bout : Se rire des pièges d'un adversaire ".

Élie s'est ri des quatre cents cinquante faux prophètes de Baal au Mont Carmel qui attendaient la bénédiction de leur offrande. "Elie se moqua d'eux et dit: " Criez à haute voix! Puisqu'il est dieu, il doit être en train de penser à quelque chose, ou bien il est occupé, ou encore en voyage. Peut-être même qu'il dort et qu'il va se réveiller."

Élie a même poussé la moquerie en arrosant par trois fois son propre autel de 4 cruches d'eau. Même le fossé en était rempli.
Impossible qu'un feu puisse prendre avec une telle inondation.
Et pourtant... 
Dieu s'est ri d'eux en leur faisant honte, en les ridiculisant.
Un feu est descendu du ciel et a enflammé tout l'autel trempé d'Elie, jusqu'à l'eau du fossé qui l'entourait.
Les faux prophètes ont pris alors leurs jambes à leur cou et se sont enfuis, avant de se faire rattraper par le peuple et ils se sont faits exterminer.

Dieu se moquait de leur mépris et de leur arrogance. Il se moquait de leur méchanceté, de leur fausse sagesse remplie d'hypocrisie et de mensonges.
Voyez-vous ce n'est pas la moquerie par l'orgueil qui est manifestée ici. 
Dieu ne se moque pas pour écraser ni pour dominer son prochain. C'est de la moquerie contre ces hautains, qui veulent écraser l'œuvre de Dieu en voulant briller plus haut et plus fort que lui. 

Mais Dieu leur répond: " Je détruirai la sagesse des sages, et j'anéantirai l'intelligence des intelligents."(1Corinthiens 1:19)

Notre Dieu adore confondre les faux sages. Il prend tout son temps pour les amener jusqu'à terre, pour les humilier, après les avoir laissés briller par eux-mêmes.
Il leur laisse d'abord plusieurs longueurs d'avance: si bien qu'ils obtiennent la victoire, la gloire et les honneurs.  

Ils parviennent alors à un niveau de sentiment d'invincibilité extrême. Se sentant même immortel, ayant fait d'eux-mêmes un veau d'or. Puis une fois qu'ils se sont hissés au sommet de leur gloire, la chute est encore plus brutale car ils tombent de la hauteur à laquelle ils se sont auto-propulsés (rappelez-vous les étoiles qui brillent dans le ciel et qui s'éteignent en tombant).

A ce moment-là, Dieu met la lumière sur leurs œuvres ténébreuses. Elles sont rendues publiques, à la vue de tous; et les scandales, les fraudes, la corruption, leur violence, tout cela leur reviennent en pleine figure et les éclaboussent à tel point qu'ils n'osent même plus se regarder en face sans en éprouver de fortes nausées; à tel point aussi qu'ils finissent par être écrasés sous le poids de leurs mauvais projets, qui à la fin se retournent contre eux.

Dans le livre d'Esther, Haman qui avait projeté d'éliminer tous les Judéens par un décret inique avait préparé une potence pour Mardochée un Judéen entièrement dévoué à Esther et à son peuple. Dieu a permis qu’Haman et ses plans diaboliques se retournent contre lui et qu’il se retrouve pendu à sa place, sur cette même potence.
Jésus en fait une règle d’or : Remets ton épée à sa place car tous ceux qui prendront l’épée périront par l’épée (Matthieu 26:52).


Le méchant forme des projets contre le juste, Et il grince des dents contre lui. Le Seigneur se rit du méchant, Car il voit que son jour arrive. " (Psaumes 37:12-13).

Alors on pourrait rétorquer : oui mais c'était sous l'Ancienne Alliance, le cœur de ses hommes étaient particulièrement durs et insensibles.

Qu'est-ce qui a changé aujourd’hui?

Le cœur de l'homme est le même qu'autrefois, c'est une erreur d'y voir une évolution.
Il y a simplement des lois et une culture qui freinent certains comportements criminels dans nos pays modernes ; ou encore, il y a un état de paix limitant les comportements agressifs.

Question: Alors Jésus, lui, ne riait-il jamais de ses persécuteurs?

Que faites-vous des religieux qui demandaient un miracle à Jésus, alors qu'ils le voyaient chasser les marchands du Temple ?  Ils n’ont eu comme réponse que celle-ci :
" détruisez ce temple et en trois jours je le rebâtirai."

Pour cette génération méchante et adultère, Jésus, se rit des pièges tendus par ses adversaires, il les surprend en les défiant.

"Chiche : détruisez ce temple, moi, tout seul, il me faut pratiquement rien comme temps pour le reconstruire. C'est le seul miracle que je vous montrerai, vous êtes trop dédaigneux pour que je vous fasse plaisir autrement."

Jésus parlait bien sûr du temple de chair. Il leur parlait de repentance.
Un mot qui n'a aucun sens pour ce genre d'individus capable au plus d'éprouver quelques remords; car c'est toujours sous une fausse humilité qu'ils cachent leur mauvaises intentions.

Donc quand Dieu se moque, c'est qu'il a évalué son vis à vis selon sa réelle valeur. 
Il connaît ses intentions, son intérêt à se servir en premier et son désir de gloire personnelle au détriment des autres.

S'il se moque c'est qu'il a à faire à des vases vils, à des vases de perdition. 
Il ne va pas s'émouvoir pour ce genre d'utilisation éphémère et voué à la destruction.

"Car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ, [...] Leur fin sera la perdition; ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur gloire dans ce qui fait leur honte, ils ne pensent qu'aux choses de la terre." (Philippiens 3:19)

La question que je vous pose est :
En jugeant ainsi ses ennemis, Jésus est-il moins aimable, moins amour pour autant ?

Soyons sérieux, éprouvons-nous des sentiments envers les choses que nous mettons à la poubelle ? Même si elles nous ont rendues bien des services, nous savions qu'elles finiraient ainsi. Alors ne soyons pas des sentimentaux excessifs à l'égard des choses périssables. Je peux écrire des choses magnifiques avec un stylo. Ça ne fait pas du stylo un objet plus précieux pour autant. Je sais qu'un jour, il arrêtera de fonctionner et que son encre finira de couler.

On a trop tendance à penser que nous, vases d'honneurs, ont aurait mieux fait que le potier. Mais rien n'a été fait injustement et sans qu'il y ait un sens profond.

Souvent on a simplement vu qu'une seule dimension dans l'amour de notre Seigneur. 

Mais on oublie qu'il y a quatre dimensions dans son amour comme il y a quatre dimensions dans notre univers. L'amour de Dieu se comprend avec tous les fidèles réunis (c'est-à-dire en  parfaite communion avec eux) pour savoir quel est la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur. Ephésiens 3:18 nous dit que c'est ainsi que "nous connaîtrons ce qui dépasse toute connaissance : l'amour du Christ et que nous serons comblés jusqu'à entrer dans toute la plénitude de Dieu."
La plénitude de Dieu se conçoit en quatre dimensions. Ce n’est pas la connaissance qui peut nous y amener mais bien l’Esprit de révélation.

Jésus ne se moque pas de ses enfants, loin de là. Il les aime au point d'avoir donné sa vie pour eux. Alors il s’attendrit même quand ils sont en difficulté, ou quand ils souffrent ou quand ils s'égarent dans des chemins qui ne mènent nulle part.
Il les garde en point de mire pour s'en occuper comme d'un père avec ses enfants puis le temps venu, comme d'un fiancé avec sa fiancée.

Il a créé des êtres dans le but d'en amener d'autres à la perfection. Il a créé des êtres méchants pour faire progresser ses Elus. Bien que Dieu ne soit pas ténèbres, il a créé les ténèbres. Bien que Dieu ne soit pas mal il a créé le mal. 
Tout cela dans un but de croissance, d'édification pour employer un terme biblique. Pour que l'amour croît sans cesse.

La théorie de l'évolution pour Dieu, ce n'est pas Darwin, c'est la croissance infinie de son amour avec le nôtre.
Le diable c'est le marchepied de l'homme régénéré.
Les ennemis de Dieu sont nos adversaires qui nous font progresser.

Alors c'est sans doute paradoxal, mais aimer ses ennemis n'est pas contradictoire avec se moquer d'eux. Bien au contraire, c'est une dimension de l'amour de Dieu à explorer. Une profondeur inconnue.

Nous les aimons pour ce qu'ils sont, pour ce à quoi ils ont été destinés, pardon prédestinés. Nous les respectons, mais leurs projets demeurent ridicules, mauvais, remplis de haine, sans intérêts. Mais pas inutiles.

Et cela ne doit pas affecter un enfant de Dieu, qui se rit des pièges de son adversaire.
Si nous ne rions pas des pièges de l'ennemi c'est que nous y accordons de l'importance, trop d'importance ; C'est que notre vue est restée charnelle et non spirituelle.
Nous tremblons devant de mauvais projets, 
nous nous inquiétons de leurs conséquences; 
nous nous irritons de leur attitude hostile; 
Nous perdons notre paix face à leur énervement;

Alors que Jésus n'a-t-il pas dit à Judas qui venait l'embrasser comme signe de trahison: " mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le vite "?
Jésus a d'abord appelé son ennemi, son ami ; ensuite il est resté calme et serein dans une circonstance ou n'importe qui se serait énervé et mis en colère. La preuve, Pierre sorti son épée de son fourreau et coupa l'oreille droite du serviteur du souverain sacrificateur qui venait arrêter Jésus.

"Se rire de quelqu'un", c'est prendre à la légère ce qu'il complote de faire contre vous.
C'est accorder un intérêt secondaire et dérisoire à ce qu'il a déjà réalisé de malfaisant.
Se moquer, dans ce cas ce n'est pas se forcer à ne plus penser à ce qui nous a fait mal, ni à ce qui nous a blessé, mais c'est reconnaître que la situation si injuste soit-elle, est une bénédiction et donc c'est une raison de se réjouir.

Ce n'est pas de l'insouciance aveugle, c'est une insouciance mesurée et maîtrisée  par la foi.

Notre confiance en Dieu, nous permet de rire de nos ennemis et non d'être effrayés par eux.

"L’Éternel est pour moi, je ne crains rien : Que peut me faire des hommes ?" Crie le Psalmiste. " L'éternel est mon secours. Et je me réjouis à la vue de mes ennemis." (Psaume 118:6-8)

Alors pour résumer :
Un croyant peut-il se moquer ?
La réponse est : OUI
Et même plus, il DOIT arriver à ce stade de maturité !
C’est un passage obligé, une dimension supérieure de l’amour divin (agapé)
Mais vous l’aurez sans doute compris, il y a des conditions à remplir.

1.    C’est qu’il soit premièrement rempli de l’Esprit, pour discerner QUI sont ceux qui le méprisent réellement.
2.    Ensuite qu’il discerne qu’il est lui-même dans la paix et dans l’assurance que Dieu amène toutes ses affaires en justice.
3.    Que son insouciance se matérialise de manière concrète, par le repos en Jésus.

4.    Et enfin, c’est de continuer à percevoir l’ennemi, malgré son ridicule, comme un ami nécessaire et même indispensable à sa propre progression.

Si vous remplissez ces quatre conditions, alors vous pouvez, vous devez même vous moquer de vos persécuteurs. C'est une action normale d'un croyant mature.