dimanche 21 novembre 2021

LES DANGEREUSES DERIVES DE L’EXPIATION (2èmepartie)

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Par Eric Ruiz

 

-LE MENSONGE DE l’EXPIATION

La dérive des milieux chrétiens de nos jours est terrible. Cette dérive est comme l’air de ce monde : irrespirable parce que polluée par les mensonges.

Cette expression ancienne n’a jamais été autant d’actualité : « mentir comme un arracheur de dents ».

Un arracheur de dents mentait autrefois en disant à son patient qu’il ferait son acte sans souffrance, alors que l’anesthésie n’existait pas encore.

Eh bien, on ment de la même façon en affirmant qu’un croyant en Christ n’aura pas à souffrir de ses fautes, puisque son péché sera automatiquement purifié.

Il est exempt de tout sacrifice, Christ s’étant sacrifié à sa place. Christ est devenu l’anesthésie des croyants ; il souffre à notre place. Il prend notre péché sur lui.

Ce mensonge est d’autant plus crédible, qu’il est très proche de la vérité et en même temps si éloigné. Proche : parce que c’est vrai, le sacrifice du fils de Dieu nous purifie de nos fautes. Mais si éloigné, car il ne peut le faire sans que nous soyons passé par une repentance profonde et une expiation.

Le grand mensonge c’est de croire que Jésus-Christ est la victime expiatoire de tous les croyants, point.

Rajouter autre chose est vous devenez anathème pour eux.

Dieu est venu par Jésus-Christ porter et effacer TOUTES LEURS FAUTES.

Que pouvons-nous dire, nous à cela ? Rien, tout est dit.

Et, mon dernier message montrant les terribles épreuves d’expiation du roi David sont pour eux d’un autre temps. Ils diraient d’un autre testament.

À quelle justice divine croient-ils ?

À celle qui les arrange.

 

Ils pensent à tort, que le pauvre David, s’il était né après la crucifixion de Jésus-Christ n’aurait jamais connu la mort de ses enfants, ni connu leurs trahisons, ni le viol de ses concubines ou encore, l’opprobre d’abandonner Jérusalem aux mains de son fils traitre et criminel, Absalom et à tous les traitres Israelites qui l’on suivi.

La grâce aurait fait que son crime à peine confessé, Jésus l’aurait effacé.

Ne soyez pas troublé, c’est ce qu’une majorité de croyants évangéliques qui se prétendent descendants de la maison de David croient au plus profond d’eux-mêmes et c’est ce que j’ai cru pendant tant et tant d’années.

Ils croient que : dire leur crime à Dieu et s’en détourner, (mais en se justifiant), en font des justifiés qui sont alors absouts de leur faute.

D’ailleurs quand eux-mêmes ou un des leurs subit des troubles, comme des injustices, des maladies ou des divisions, ils crient aux démons, ils crient au diable.

Ils chassent les démons alors par la prière. Ils ordonnent aux mauvais esprits de ne plus s’attaquer aux enfants de Dieu, qu’ils sont.

Ils donnent même le nom du démon en se targuant d’avoir l’esprit de discernement.

Et ils demandent à celle ou à celui qui subissait tant d’outrage de croire à la puissance de leur prière.

Comme si cette prière, associée au nom de Jésus-Christ allait remplacer toute expiation, comme si elle allait se substituer à la justice de Dieu.

Ils ne vont pas payer leur faute, Dieu l’a fait pour eux !

 

-LE MAUVAIS DISCERNEMENT

 

Alors, ils trouveront certainement dans les Psaumes de David, ce qui leurs permettront de lutter contre ces démons.

Ils diront par exemple, comme le psaume 119 :39 : «  éloigne de moi l’opprobre que je redoute ! car tes jugements sont pleins de bonté,».

Ils ne prendront pas ce qui leur permettrait au contraire de manifester le cœur contrit qu’ils doivent avoir.

Comme le dit le psaume 51 :17

« 17Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c'est un esprit brisé: O Dieu! tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit.
18Répands par ta grâce tes bienfaits sur Sion, Bâtis les murs de Jérusalem! ».

 

-BONTE ET GRACE DE DIEU

 

Revendiquer la bonté de Dieu ou sacrifier l’essentiel ? Voilà le dilemme. On ne peut avoir les deux ensembles. Il faut l’un avant l’autre.

Face à l’ennemi, nous clamons la bonté de Dieu ;  c’est-à-dire, dès que nous nous sentons attaqués, le premier réflexe, la mauvaise réaction est celle du psaume 119 : 39, c’est de vouloir éloigner l’opprobre, vouloir chasser loin de nous l’oppresseur.

Le verset 39, avec ce nombre 39, montre que nous avons perdu la vue.  Nous avons vu ce qui nous attaque comme l’œuvre du mal et nous voulons à tout prix lutter contre cette attaque, en implorant la bonté de Dieu sur nous.

David, pensait, lui aussi, que Dieu, par sa bonté, lui aurait éloigné l’opprobre malgré ses crimes. Il avait perdu la vue. Dieu ne l’a pas fait.

La honte lui a collé à la peau, à David, pendant des décennies. Mais Dieu dans sa bonté lui a rendu justice… plus tard, après la fin de son expiation (qui correspond à la fin du deuil pour son fils Absalom).

Car, la réaction première devrait être toujours celle du Psaume 51 verset 17 : de prier pour avoir un cœur contrit.

Sans oublier le verset qui le suis, le 18, qui invoque la grâce de Dieu, comment ?  En « bâtissant les murs de Jérusalem » ; 

C’est assez explicite, non ?

Le but premier n’est pas d’éloigner l’ennemi loin de soi, mais de se protéger.

En bâtissant les murs, j’empêche l’ennemi de rentrer en moi. Je dresse des murailles, comment ?

Avec un cœur contrit. Le cœur brisé contrit, c’est (nous l’avons lu) la grâce qui est répandue sur Sion.

On en revient encore et toujours à l’humilité ; s’abaisser pour être élever, en n’ayant aucun désir pour sa vie propre ou comme Jésus le proclamait :

« Heureux les esprits simples, (les esprits brisés) car ils hériteront la terre ».

Il y a un héritage, une rétribution, une bénédiction associé à l’esprit brisé. Mais, c’est pour plus tard, c’est la bonté de Dieu qui s’exerce alors sur nous ; Nous qui avons persévéré dans le psaume 51.

Je résume : nous devons, ne pas chasser l’ennemi parce que nous avons peur de la honte et de l’opprobre qu’il pourrait nous causer, mais nous devons l’empêcher de nous détruire ;

Et comment ?

En priant que la grâce de Dieu répande sur nous un cœur bien disposé et brisé.

Car, avec ce cœur, je ne chasserai pas la honte, puisque je ne redouterai aucun opprobre, rien ne pourra me nuire, je marcherai sur toute la puissance de l’ennemi.

Satan ne brillera plus dans le ciel (dans notre ciel à nous, notre esprit), nous le verrons tomber au sol comme un éclair. Sa puissance sera alors anéantie envers nous.

Ce n’est donc pas la bonté de Dieu dont nous avons besoin en premier, mais de sa grâce et de sa justice.

La rétribution, elle, vient après.

Joseph, fils de Jacob déjà trahi par ses frères, fut trahit une nouvelle fois et emprisonné à tort dans les prisons d’Égypte, à cause de la femme de Potiphar qui l’accusa de viol, alors qu’il se refusait à elle.

Joseph a dépassé la honte, puisque son cœur était maintenu brisé par son état d’esclave et maintenant de prisonnier. Mais à un moment, voilà ce qui arriva :

« L'Éternel fut avec Joseph, et il étendit sur lui sa bonté. Il le mit en faveur aux yeux du chef de la prison…Et l'Éternel donnait de la réussite à ce qu'il faisait ».

Et de là on connait la suite de l’histoire. Joseph finira par sortir de prison pour être le bras droit de Pharaon.

Jésus, nous l’a montré aussi lors de son supplice sur la croix. Il n’a pas eu honte de mourir comme un malfaiteur, pourquoi ?

Parce qu’il était oint, parce qu’il était Christ : s’abaisser, l’a élevé.

Et pour nous :

Sans Christ, sans s’abaisser :point de grâce et de justice, résultat : nous ne bâtirons pas la muraille.

Nous nous battrons contre des ennemis trop forts pour nous, qui même une fois repoussés reviendront par d’autres côtés. Ils ne cesseront ne nous combattre, de nous envahir et de nous assaillir… et la bonté de Dieu ne pourra jamais s’exercer sur nous.

Vous voyez, on trouve que ce que l’on cherche.

Et la Bible ne fait pas exception. Elle permet à n’importe qui d’y trouver son réconfort et sa propre justice...mais à quel prix !

Beaucoup de grands dictateurs tyranniques, de conquérants qui ont marché vers Jérusalem, comme aussi, les grandes guerres de religion, se sont appuyées sur la Bible pour justifier leur génocide, leur massacre, leurs crimes. Ils étaient comme David, absolument convaincu que la bonté de Dieu justifierait leur faute.

Ils se rachetaient par des actes religieux ensuite. Ils se sont, dans la réalité, accaparés par la force, la grâce et la justice.

Donc, revenons au rachat :

Dieu, par Jésus-Christ rachète tous les hommes, bien-sûr ; il est le « Rédempteur » avec un grand R ; mais la condition est de rester dans Sion, dans cette terre brûlante, sur ce lieu élevé

Pourquoi ?

Parce que le psaume 51 :18, que nous avons lu précise que : Dieu répand par sa grâce ses bienfaits sur Sion. On reste sur cette montagne sainte parce qu’on y a fortifié ses murailles. Les autres, ceux qui ne l’auront pas fait, échapperont au rachat en se disqualifiant eux-mêmes par leur incrédulité.

En se soustrayant à sa grâce, ils ne verront pas la bonté de Dieu sur eux.

Pourquoi ?

Parce qu’ils mettent leur confiance dans leurs sacrifices et à cause de cela, ils se feront alors dépossédés de leur héritage.

 

-LE PLAISIR DANS NOS SACRIFICES

 

Dieu ne prend pas plaisir dans nos sacrifices ; dans aucun de nos sacrifices, car ils sont faits pour obtenir sa grâce. Mais nous ne méritons pas sa grâce. La seule façon de lui plaire, c’est de s’avancer vers lui avec un esprit brisé. Nous devons être brisés, « daka » en hébreu, en morceau. 

Nos désirs doivent être anéantis, éparpillés en morceau, pour réaliser notre petitesse et pour vivre son état de sacrifice à lui, celui de Christ.

Le sacrifice, c’est plus que des mots et des actes mêmes, il devient un état de l’âme.

C’est là, à ce moment-là, que nous sommes rachetés et que sa grâce se réalise. Le sacrifice s’inscrit alors dans notre âme.

C’est ce que tend à nous montrer aussi le verset 19 du psaume 51 « Alors tu prendras plaisir aux sacrifices de justice, à l'holocauste, et aux sacrifices qui se consument entièrement par le feu; alors on offrira des veaux sur ton autel. »

Les sacrifices faits de bon cœur arrivent…mais, après seulement le sacrifice du cœur brisé (verset 17) et  après le renforcement de nos murailles (verset 18).

Quels sont ces sacrifices consumés par le feu dont parle le psalmiste ?

Nos désirs, nos passions, nos envies, nos peurs aussi, tout ce qui nous rattache à la terre et non au ciel.

Ces sacrifices de justice viennent comme des actes d’amour plein de reconnaissances et non pas comme des actes obligatoires ou des actes démonstratifs dont le but est de montrer notre identité en Christ.

Nous n’avons pas à nous convaincre ou à convaincre les autres que nous sommes des croyants.

On prend plaisir aux sacrifices de justice, c’est tout.

Ces sacrifices de justices donnent une légitimité bien-sûr au sacrificateur que nous-sommes, mais (et c’est là, la nuance) sans que nous recherchons à le faire pour cela.

On ne recherche pas une légitimité on l’a… ou pas.

C’est comme un nourrisson : au départ, il ne parle pas pour communiquer. Il parle spontanément, parce que le langage est en lui et parce qu’il reconnait la voix de ses parents. Cela fait partie du processus génétique normal de son évolution mentale.

Eh bien pareillement, faire des sacrifices nous remplis de satisfaction parce que notre nouvelle créature le manifeste spontanément et parce que nous y avons reconnu la voix du Père, de notre Père céleste.

Et c’est de cette façon que notre témoignage sera éloquent : «  alors on offrira des veaux sur ton autel ».

D’autres animés du même cœur brisé se joindront à notre autel, pour sacrifier aussi par amour, ce qui les tient le plus à cœur sur cette terre.

Amen

dimanche 14 novembre 2021

LES DANGEREUSES DERIVES DE L’EXPIATION

 408


Par Eric Ruiz

Mourir à soi-même, faire mourir le corps, ce n’est pas une démarche si évidente que cela.

L’homme comme la femme ont des stratégies qui les dépassent au moment où le péché a été amorcé par leur propre convoitise.

J’orientai une personne récemment à choisir une version biblique parmi plusieurs, mais je lui précisai que le plus important était de savoir avec quel esprit elle lirait cette bible.

Parce que le plus souvent l’esprit est mauvais.

Avec un tel esprit, on comprend ce qui nous arrange.

On lit et on comprend ce qui nous permet de ne pas trop changer nos habitudes.

Le démon est bien là, caché derrière nos intentions louables de comprendre la Bible. Comprendre, le plus souvent revient à cacher ce que nous sommes vraiment. 

L’apôtre Jean dans sa troisième épitre, nous rappelle les actes que Diotrèphe un croyant, commet en tenant des propos méchants contre lui ; et au verset 10, il rajoute que : « non content de cela, il ne reçoit pas les frères, et ceux qui voudraient le faire, il les en empêche et les chasse de l'Église ».

Comment peut-on se dire disciple de Christ et agir de la sorte ?

Tout simplement parce qu’un croyant qui agit ainsi, est persuadé d’être dans la vérité. Il voit chez les autres le mal qu’il a en lui.

Alors il accuse ses propres frères de jouer avec la piété, de porter un masque (comme lui le fait) et s’appuyant sur la Bible, il les congédiera violemment en ayant ce verset à la bouche : « ils ont l'apparence de la piété, mais renient ce qui en fait la force. Éloigne-toi de ces hommes-là ».  (2 Timothée 3 :5)

Ce démon inspire à ne rien dévoiler de nous-mêmes, à ne rien dévoiler qui briserait cette image que nous nous sommes faits de nous-mêmes.

Nous acceptons inconsciemment tout ce qui alimente cette image et nous rejetons bien-sûr tout ce qui viendrait déstabiliser le bel édifice que nous nous sommes construits.

La nature humaine est ainsi faite, elle ne supporte pas la lumière qui viendrait éclairer ses propres ténèbres.

Et quand bien même une lumière viendrait l’éclairer, le « vieil homme » trouverait toujours une explication logique pour se dédouaner : « J’ai été poussé à le faire, je n’avais pas d’autres solutions … j’ai agi pour le bien commun avant de chercher mon propre intérêt «  J’ai toujours agi comme mon éducation me l’a suggérée …» ;

Nos excuses ne ressemblent-elles pas alors à une fuite en avant pour passer à autre chose ?

Le bien comme le mal fait partie de nous ; et loin d’extirper le mal à sa racine, nous préférons naturellement jeter de la terre par-dessus pour nous rendre meilleur aux yeux des autres d’abord (d’abord aux yeux des autres).

Pourquoi faisons-nous ainsi ?

Parce que notre inconscient l’a bien compris : Quand les autres sont persuadés que nous avons progressé, que nous avons changé en bien, ou que nous sommes des victimes et non des prédateurs, c’est alors que nous les croyons.

Nous avons besoin des autres pour mentir et pour que notre mensonge devienne notre propre vérité. Ce faux miroir nous renvoie alors une image déformée de nous-même, mais que nous avons appris à aimer parce qu’elle nous rend bien des services.

C’est de cette façon-là que l’on croit à son mensonge. C’est quand d’autres y croient.

Ils nous renvoient alors l’image positive que nous voulons recevoir et garder de nous.

Le mal a juste été enseveli sous un amas de terre, mais nous préférons vivre avec, plutôt que de l’extirper.

Le but de tout cela, en fait : c’est inconsciemment chercher, l’expiation de nos fautes, puis leur rachat, afin de recevoir la rédemption.

Les autres, nous voyant meilleur que nous sommes réellement, eh bien ils participent sans en avoir conscience au rachat de nos fautes et ainsi notre culpabilité s’envole.

Il ne reste plus qu’à recommencer ce processus pour expier d’autres fautes.

Or, on ne parvient pas toujours à se racheter de cette manière, c’est pourquoi bon nombre deviennent violents vis-à-vis de ceux qui montrent cette faute. Ne pouvant être violent avec eux, ils le seront envers les autres. 

Cette histoire de rédemption n’est pas à l’origine de petits faits divers isolés et rares. Elle est si importante, sinon pourquoi y aurait-il autant de criminels dans les Églises ? Pourquoi beaucoup de criminels sexuels sont de fervents croyants ?

Parce qu’ils sont là pour expier et racheter leurs fautes. Ils sont là pour que leur culpabilité soit effacée.

Quels sont les actes qui vont pouvoir effacer leur culpabilité ?

Bien-sûr une grande fidélité aux rites religieux (prières, baptême, repentance, confessions, collections d’objets de culte…) ;

Mais aussi, tout ce qui les amènera a être bien considéré par les autres croyants, à être reconnu, au sein d’une communauté comme des personnes dévouées et saintes.

Plus ils seront perçus comme de bons croyants, plus leur culpabilité s’effacera de leur vue. Voilà le contrepoids de leurs mauvaises actions.

Mais le diable, et les démons se multipliant, la convoitise sera plus intense et la culpabilité continuera à s’accroitre ; Alors la violence, l’immoralité fera de même.

Je vais franchir un cap et parler de criminologie.

Combien de criminels sexuels, sont des pères modèles, des maris pleins d’attention, qui passent du temps avec leurs proches, qui multiplient les actes généreux à leurs égards ?

Ils ont même cette tendance à en faire un peu trop.

Avant la percée de la psychologie dans le milieu policier, des parents attentionnés, ayant la réputation de parents modèles éloignaient d’eux, de façon mécanique, tout soupçon d’immoralité (tout comme les gens d’Église avaient ce statut  respectable collé à leur fonction).

Mais aujourd’hui, cette particularité n’est plus une norme, puisqu’on sait que les criminels mènent une double vie avec un côté attachant très prononcé, qui est là présent pour cacher un côté obscur : des addictions, des phantasmes non contrôlés.

Je ne suis pas en train de généraliser pour que l’on se méfie de tout le monde, mais le diable se cache dans la lumière. Lucifer est cet être angélique qui porte la lumière mais qui est noir à l’intérieur de lui.

Alors maintenant, je sais que je touche à un sujet très tabou dans les milieux chrétiens et religieux en général, puisqu’ils vouent, pour la plupart, une adoration sans borne à leur assemblée.

Mais qui peut être à l’abri de défaillir ?

Même le roi d’Israël, David, n’a pas été épargné… lui, qui sauva Israël  encore enfant des philistins en tuant le géant Goliath au nom de l’Éternel…lui qui ne voulut jamais toucher à un seul cheveu du roi Saül…(il honora même sa famille, après sa mort) ; Comment pouvait-il défaillir ?

Lui, si prit en exemple parce qu’il est l’élu selon le cœur de Dieu, n’est-il  pas lui-aussi tombé dans les scandales avec Bath-Schéba, la femme d'Urie, le Héthien ?

L’ayant vu se baigner, il la courtisa et coucha avec elle. Elle tomba d’ailleurs enceinte. Et le péché de convoitise de David  ne s’arrêta pas là. Ce démon l’entraina jusqu’au crime. Il fit tuer Urie le mari, au combat, pour pouvoir épouser par la suite sa veuve.

Pensez-vous que David fut tourmenté par ce qu’il avait fait  et qu’il chercha à se repentir?

Pas du tout, il avait maquillé son crime, ordonné à Joab, le fidèle commandant de son armée, de le placer aux premières lignes, au plus fort des combats pour laisser croire que seul le hasard des combats avait provoqué sa mort.

2 Samuel 11 : 23 nous montre aussi que la stratégie machiavélique de David avait poussé Joab à se culpabiliser de la mort d’Urie. Et David pensait racheter ses fautes en déculpabilisant Joab, jusqu’à lui offrir la victoire sur la ville, dont les soldats avaient pris la vie à Urie.

Vous voyez comment les actes de bonté envers les autres peuvent  (encore une fois) passer pour des actes d’expiation.

En se souciant de l’état d’âme de Joab et en le faisant se venger de la mort d’Urie, David avait couvert son crime et au passage, redoré son blason.

David le roi au grand cœur ne laissait pas une pauvre veuve sans famille ; en plus il lui offrait le titre d’épouse du roi. Quelle générosité ! Quant à la vie d’Urie, elle ne valait à ses yeux plus grand-chose.

David en était arriver au point de mépriser ceux qui combattait pour lui. Voilà ce qu’il dit à Joab :«  Ne sois point peiné de cette affaire, car l'épée dévore tantôt l'un, tantôt l'autre; ».

Eh bien, David avait réussi une autre prouesse : celle de n’être plus à ses propres yeux un assassin.

Où le voit-on dans le récit biblique ?

C’est l’intervention dans le chapitre 12 du deuxième livre de Samuel, de Nathan le prophète, envoyé par Dieu pour lui rouvrir les yeux.

C’est important de le souligner : sans Nathan, David aurait persévéré dans son péché et Dieu sait jusqu’où (et le chapitre 12 est révélateur, 12 c’est le nombre qui révèle le mal).

Regardez bien comment s’y prendre avec ceux qui sont devenus aveugle face à leur péché, comme David.

Nathan ne vient pas l’accuser de meurtre. Il vient, tout d’abord lui raconter une histoire : celle d’un homme riche et d’un homme pauvre et d’une terrible injustice faite au pauvre.

Afin de nourrir un voyageur qui passait, le riche refusa de sacrifier une de ses nombreuses bêtes de son troupeau ; il préféra sacrifier la seule brebis du pauvre, cette brebis que le pauvre avait pris en affection la considérant comme sa propre fille ; elle mangeait sa nourriture, buvait son eau et dormait près de lui.

David à la fin de l’histoire pris de colère contre cette injustice réclamait une dure réparation contre l’homme riche qui refusait de toucher à son immense troupeau de brebis et de bœufs ( vous voyez au passage, l’attitude violente que l’on manifeste quand on voit son péché chez les autres).  

Nathan a réussi à faire réaliser à David qu’il est, lui, cet homme riche qui a besoin d’une sévère réprimande.

L’histoire de Nathan a un double objectif.

Le premier objectif, nous l’avons vu, est de faire prendre conscience du crime de David, qui avait oublié son attitude : il n’a fait aucun cas du pauvre Urie. Il s’est honteusement servi de lui comme d’une marionnette. David devait réaliser qu’il était devenu cet homme riche sans cœur et sans scrupules…

Ensuite dans un deuxième temps  Nathan annonce que son crime rompt l’alliance qu’il avait faite juste avant, avec Dieu ; et qu’il devra retrouver cette alliance en passant par un terrible châtiment. Le même châtiment que l’homme pauvre a eu en voyant sa seule brebis tant aimée servir de repas à un voyageur de passage.

Eh bien David verra le fils, qu’il a eu avec Bath-Schéba périr lui aussi, en sept jours par la maladie et ce n’est pas fini…la guerre, l’épée rentrera dans sa maison.

David ne sera pas touché au corps, mais pire, ses femmes et sa descendance, celle de sa maison, seront fortement divisées, ébranlées, déshonorés.

- Voilà la pénitence de David, et son expiation.

Elle ne fut pas juste un petit moment de prière, quelques jours de jeûnes et des actes de gratitude.

Non, à partir de là presque toute sa vie fut un brisement. Son cœur connut brisement sur brisement, humiliation sur humiliation, trahison sur trahison.

Et David ne dût son salut qu’au choix de subir la honte, les deuils les déshonneurs, sans rien dire, sans chercher à se venger, en reconnaissant que ce qu’il vivait était le juste châtiment de son péché et de son alliance brisée avec son Seigneur.

Quand il reviendra à Jérusalem, il ne cherchera pas à tirer vengeance de ceux qui l’avaient maudit. Il acceptera leur repentance.

Alors voilà maintenant, un bref tableau de son expiation que l’on trouve dans le deuxième livre de Samuel à partir du chapitre 12:

Ammon, fils de David, tomba amoureux de Tamar sa demi-sœur. Il la déshonorera en la forçant à coucher avec lui.

Absalom son autre fils l’apprenant fit tuer Ammon. David avait alors une double peine : faire le deuil d’Ammon son fils, et voir son autre fils criminel mais préféré, Absalom, se séparer de lui en prenant la fuite pendant trois ans.

Mais David était loin d’être au bout de ses peines. Absalom revint en Israël, mais pendant quarante ans, il complota contre son père pour prendre sa couronne. Il corrompu une grande partie d’Israël et forma une grande armée en Israël. David ne voulant pas l’affronter, quitta tout et s’enfuit de Jérusalem.

Absalom, alors, assoiffé de pouvoir en profita pour coucher avec toutes les concubines de son père, le déshonorant par le fait.

Cette histoire finira encore plus mal puisque Absalom perdra la vie en menant bataille contre l’armée de son père le roi. Même après sa mort, l’épée continuera à diviser sa maison. Le deuxième enfant de Bath-Shéba, Salomon, brisera l’alliance divine et divisera son royaume.

Quoi dire de plus. Quand on prend l’exemple du roi David, nous devons mesurer que son grand cœur s’est révélé dans le sang de sa famille et l’opprobre.

Son expiation l’a amené à changer sa joie en deuil. Ses larmes et ses cris à l’égard de son fils Absalom ont montré combien il restait abattu et inconsolable après sa mort.

Combien de fois il aurait désiré prendre la place de ses enfants tués.

Rappelons-nous que le point de départ fut la convoitise puis l’orgueil de se croire au-dessus des lois divines ; de se croire invincible par son alliance faite avec l’Éternel et par ses victoires nombreuses.

David n’a jamais été une victime. Sa famille n’a jamais été une malédiction. C’est lui et lui-seul qui a attiré la malédiction sur elle par ses crimes.

Et en retour son cœur s’est révélé dans la souffrance. Il a souffert de justes tribulations qui l’ont amené à agir avec humilité et reconnaissance envers Dieu.

Mais son exemple est loin d’être compris de la sorte dans ceux qui se disent descendants de la maison de David. Ils tordent les Écritures saintes Regardez, combien au contraire continuent à s’enorgueillir.

Combien prenne l’exemple de David pour continuer à cacher leur péché et à se vanter d’être sauvé par la grâce de Dieu, simplement parce que Dieu met à part celui qu’il a oint.

Le mal qui persiste en eux est, qu’il ne supporte plus la lumière qui viendrait éclairer leurs propres ténèbres.

Ils sous-estiment la pénitence, ils sous-estiment l’expiation. Ils veulent choisir eux-mêmes leur rachat et c’est là qu’ils refont encore une immense erreur.

On ne choisit pas son expiation, on ne choisit pas par quoi ou avec quoi on se rachète.

C’est Dieu qui choisit le chemin de rédemption et le crime caché nous fera traverser des tribulations, des épreuves que personnes ne souhaiteraient traverser pour rien au monde.

Si vous êtes, vous, dans cette épreuve comme l’était le roi David ayez cette reconnaissance comme lui-même a eu, au moment où un homme du nom de Schimeï est venu le maudire. David rétorqua: » s’il maudit c’est que l’Eternel lui a dit :Maudit David !... et David plutôt que de le faire mourir dit à ses gens : « laissez-le car peut-être l’Eternel regarde-t-il mon affliction et me fera-t-il du bien en retour des malédictions d’aujourd’hui. ».

Ayons cette intelligence de cœur qu’avait David ; celle de comprendre que ce que nous vivons de terrible est justice et que notre temps d’humiliation aura une fin, au moment seulement où nous aurons fini notre temps d’expiation. Et que Dieu nous le fera savoir. C’est après seulement que la bénédiction reviendra, comme elle est revenue à David.

Soyons honnête et ne cherchons pas d’excuses auprès des autres, mais reconnaissons que les démons n’arrivent qu’à ceux qui les ont attirés par leur convoitise leur orgueil ou leur idolâtrie.

Et ayons foi que ce que l’apôtre Pierre dit dans son épitre  au chapitre 5 verset 6 est pour nous aussi :

« Humiliez-vous donc sous la puissante main de Dieu, afin qu'il vous élève au temps convenable; »

Amen

dimanche 7 novembre 2021

COMMENT DIEU NOUS ÉLÈVE AU CIEL

 407



Par Eric Ruiz


Chaque jour, beaucoup de personnes montent sur une balance pour connaître leur poids. Pour certains c’est même devenu une obsession. Ils ont la phobie de grossir, et pour d’autres au contraire, ils ont peur de maigrir.

Ce poids ne fait référence qu’à une norme sociale ou à une norme de santé.

Mais il existe une balance qui, elle, a une norme spirituelle méconnue, qui n’a malheureusement pas autant d’intérêt pour le commun des mortels.

Cette balance montre une chose sacrée : « Celui qui s’abaisse sera élevé… Celui qui est le serviteur de tous, celui-là est le plus grand ».

Voilà la balance de Dieu ! Voilà les lois divines que Dieu a mises dans le cœur de chacun ! Le côté qui descend fait monter l’autre ; en d’autres mots :

L’humilité précède la gloire.

L’humilité pèse. Elle fait descendre, mais d’un autre côté elle est la condition d’une légèreté à venir. L’humilité flirte avec la grâce puisqu’elle fait monter la gloire.

En fait, tout être humain possède cette intuition en lui, celle que dominer l’autre (vouloir monter, s’élever seul) est une perversion des lois de Dieu, c’est une loi du règne animal.

Dieu, lui, fait référence à cette vieille balance à poids, du style Roberval, ou la balance de la justice. Vous savez cette balance ou les deux plateaux sont en équilibres quand ils ont le même poids sur chaque plateau ; Un peu le principe de la balançoire à bascule pour enfants.

En fait, nous mettons du poids dans la balance lorsque nous nous abaissons ;

Lorsqu’après avoir réalisé notre petitesse, nous la manifestons par nos actes d’humilité.

Nous nous trouvons alors si insignifiant, si peu intéressant lorsque nous croulons sous la détresse.

N’avez-vous jamais ressenti tout le poids du monde sur vos épaules par l’accumulation de problèmes devenues insolubles, étouffants, écrasants, humiliants ?

Mais Dieu nous fait une promesse : celle de mettre du poids de l’autre côté pour faire levier et par conséquent pour nous remonter pendant que lui descendra.

C’est lui qui nous élève. Il nous élève, pas pour nous placer au niveau d’équilibre, mais bien au-dessus.

En nous élevant, il se charge de notre fardeau et le met de son côté à lui.

Plus nous nous éloignons de ce que nous sommes en tant qu’être humain avec ses désirs orgueilleux, sa convoitise sans borne, plus nous mettons du poids dans la balance qui va finir par s’inverser d’elle-même.

D’en bas, nous passerons en haut.

Notre Dieu a fait les choses ainsi, pour nous élever à lui, nous devons nous abaisser : Nous abaisser, nous élève.

Or, plus nous voulons briller, réussir, être le serviteur de nos aspirations charnelles, plus ce poids sera insignifiant et sans valeur. Il nous entrainera vers le néant, vers notre propre perte.

Dieu a la volonté d’être notre contrepoids. Il aime nous élever. Mais il ne le fera pas parce que vous le prier, ou parce que vous agissez en faisant le bien.

Nos actes aussi beaux soient-ils, ne provoqueront aucun mouvement ascendant.

C’est seulement un état d’âme qui provoque une descente pour une remontée : Un état de mort, un corps mort, anéanti, brisé, crucifié.

« Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs » (Galates 5 :24).

Alors la condition pour monter, c’est de descendre, descendre très bas, au sol.

Et cette condition correspond à l’avènement du Seigneur : à la descente du Seigneur. Matthieu 24 :28

« Car où sera le corps mort, (d’autres versions disent en quelque lieu que soit le cadavre), là s’assembleront les aigles) ».

Être à Jésus-Christ, être élevé avec lui, dans les airs comme les aigles cela signifie : s’être auparavant  abaissé au point de ne plus avoir de désirs de vivre par ses passions.

Nos projets personnels n’existent plus.

Nous ressemblons à un cadavre. Nos rêves ont laissé la place à d’autres projets, par ceux que Dieu nous inspirera, si sa grâce le permet.

Le poids le plus lourd qui existe dans la balance, ce point d’appui, qui immobilise le plateau au plus bas se trouve dans les paroles de Jésus rapportées dans Marc 8 :35, dans Matthieu 16 :25 ; 10 :39 ; dans Luc 9:24 ; 4 :26 ; 17 :33, dans Jean 12 :25. Ses paroles résonnent ainsi :

« …celui qui haïra sa vie ou qui perdra sa vie à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera ».

Suivre Jésus, se charger de sa croix, donc être au point de sacrifier sa propre vie pour lui, actionne le balancier par un contrepoids idéal. Le résultat sera l’avènement du Seigneur, l’élévation la plus haute, le salut éternel.

Un corps mort est plus lourd qu’un corps vivant. Et Dieu réclame notre mort pour nous donner la vie, la résurrection.

Plus notre corps sera lourd par sa mort plus il sera léger et élevé spirituellement.

Et faire le mort, jouer au mort, simuler le mort n’aura aucun effet subversif. On ne trompe pas le potier qui a fait le vase, mais on se trompe soi-même. Celui qui est mort par mensonge ou par imposture est encore plus lourd d’orgueil que celui qui aime sa vie.

Il ne décollera jamais spirituellement.

Dieu est garant de cela : son alliance avec l’homme, nous garantit l’élévation en retour.

Par contre, tout faire pour sauver sa vie, fait perdurer le corps mais dans un état mortel, corruptible, éphémère qui s’en suivra d’aucune élévation. Aucun contrepoids divin ne viendra créer un mouvement ascensionnel.

Ah, cette personne plaira au monde, elle aura des admirateurs, on parlera d’elle de ses actes, de son influence sur les autres mais elle aura un poids nul pour Dieu. La balance ne bougera pas. Aucun levier ne viendra s’y opposer.

Alors vous l’aurez peut-être compris : Qui de l’autre côté sur le plateau adverse peut nous élever par son poids ?

Dieu, par son esprit, le peut-il ?

Pas par son esprit, puisque pour élever un corps, il faut un autre corps en contrepartie.

C’est donc, le poids lourd d’un corps, lui aussi mort, lui aussi souffrant qui peut faire pencher la balance ; et ce poids et encore plus lourd car il a déjà été élevé ; il est déjà monté au Père après sa résurrection.

Ce corps n’est autre que celui de Jésus-Christ crucifié et ressuscité.

Avec Dieu toute élévation suit ce procédé : la mort de l’un provoque l’élévation de l’autre.

On comprend pourquoi il a plu à Dieu de sacrifier son fils unique pour le salut de quiconque croit en lui.

À terme cette balance n’existera plus.

Ces poids, ces corps morts, ce levier, tout aura disparu ; la  nécessité aussi puisqu’il ne restera que des aigles dans le ciel.

Cette balance ne sert qu’à rassembler sa création en lui, en Dieu.

Quand Dieu descend vers nous, alors ceux qui sont morts au péché peuvent monter. Il n’y a pas d’autre alternative.

Si Dieu par son fils Jésus-Christ n’était pas descendu vers nous, personne n’aurait pu monter vers lui et sa création serait perdue à jamais.

En fait, il faut qu’il y ait un être de même nature sur les deux plateaux pour que l’élévation se fasse ; et qu’elle se fasse pour l’un à partir de l’autre.

Et il faut que le retour de Christ soit bien réel, que sa venue, sa descente sur terre soit effective pour que nous montions nous aussi vers le Père.

 

- Le monde est un jeu de levier, d’une grâce et d’une précision parfaite.

 

Le fils unique de Dieu, née d’une vierge et du Saint-Esprit, est le seul levier possible pour le fils adopté, qui est né du Saint-Esprit par la volonté du Père.

Sans ce levier, point de grâce, point de rédemption et donc point d’élévation.

Le point d’union de ce levier est le Saint-Esprit. Il descend sur un cadavre pour lui donner vie et l’élever.

Ce jeu de levier est expliqué tout au long des récits de la Bible, comme dans la vie de chaque croyant.

Le peuple Hébreu est descendu en Égypte, pour y vivre l’esclavage, l’oppression, l’injustice, l’humiliation. Mais il est monté ensuite en terre de Canaan, en terre promise, là où coulent le lait et le miel. Moïse a été ce levier ; Mais bien peu ont été actionné par ce levier.

Beaucoup se sont rebellés, ils ont craint les ennemis les croyants plus forts; ils ont critiqué Moïse et la longue et pénible marche dans le désert vers leur élévation.

Que s’est-il passé ?

Eh bien leur critique a révélé qu’ils jouaient au mort mais qu’ils ne l’étaient pas en réalité. Leur poids a été jugé insuffisant pour monter. Ils ne se sont pas abaisser pour être élever.

 

Maintenant, être élever, monter, ne se fait pas instantanément.

 Le levier fait élever l’autre, mais étape par étape. 

Bien sûr, à la dernière étape  il y a  en clin d’œil, en un claquement de doigt, une transformation ; mais le corps nouveau reprend vie comme avec la vision des ossements d’Ézéquiel au chapitre 37.

L’esprit souffle d’abord sur des os desséchés (1), puis de nouveaux nerfs apparaissent (2), puis c’est à la chair de croître (3), ensuite la peau (4)  et pour finir l’esprit rentre dans l’être (5). Il y a bien 5 étapes pour que l’esprit baptise l’être (tout comme 5 tonnerres).

Mais c’est oublier une autre étape cruciale :

Car dans la vision, Dieu ne fait pas tout. Il ne commence pas par redonner vie au corps.

Il demande à Ézéquiel, au prophète de prophétiser d’abord. Il lui ordonne de dire de cette manière-là : 

« il me dit : Prophétise sur ces ossements-là et dis-leur : « Ossements desséchés ! Écoutez ce que dit l’Eternel ! Voici ce que vous déclare le Seigneur, l’Eternel : Je vais faire venir en vous l’Esprit et vous revivrez. Je mettrai sur vous des nerfs, je vous revêtirai de chair, je vous recouvrirai de peau, je mettrai en vous l’Esprit et vous revivrez. Et vous reconnaîtrez que je suis l’Eternel. ».

Donc, au « signal donné » par Dieu (c’est le même signal que 1 Thessaloniciens 4 :16), le prophète parle à un peuple qui est tombée dans la tribulation, et cette tribulation l’a complètement anéantie. Il est au plus bas comme l’est un cadavre. Il est décomposé, il est descendu. Le plateau de sa balance est descendu.

Le prophète : c’est la voix de Dieu, cette voix d’archange qui réveille un corps mort. Et ce corps va reprendre vie et progressivement se tenir debout et s’élever vers sa cité céleste. 1 Thessaloniciens 4 :16  dit la même chose : «  le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d'un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, ».

Et quand Dieu descend du ciel, les corps reprennent vie, ils sont élevés,  la suite du verset est sans équivoque : « et les morts en Christ ressusciteront premièrement. ».

 Tout se fait par Dieu et par son archange, son prophète, comme il s’est toujours fait ainsi :

Osée 12 :13 : « Par un prophète l'Éternel fit monter Israël hors d'Égypte, Et par un prophète Israël fut gardé. »

Le prophète est la voix du départ des premières étapes. Il est la voix de l’archange et du son de la trompette de rassemblement. Il amène un peuple vers sa destinée céleste.

La transfiguration qui montre la dernière étape (la 7ème) de l’élévation ne montre pas un seul levier pour élever les âmes. Jésus-Christ est dans la nuée, avec 2 autres saints.

Ce sont deux prophètes Moïse et Elie.

Jésus-Christ unit à ses prophètes fait l’œuvre du Père.

Dieu n’a jamais rien fait sans en avertir ses serviteurs les prophètes qui sont passés par les mêmes souffrances, le même brisement, le même abandon que lui.

Le fils de l’homme, Jésus-Christ élève un autre fils de l’homme.

Ce qui fait que nous avons bien dans la balance deux fils de l’homme.

Deux fils de l’homme comme nous avons bien deux chérubins sur le propitiatoire de l’Arche de l’Alliance.

 

L’un a élevé l’autre.

L’un s’est sacrifié pour que l’autre puisse monter et leur sacrifice mutuel en font des frères unit dans un même corps céleste dont l’Arche de l’Alliance est le témoignage.

L’un a élevé l’autre : Jésus l’a clairement dit à Nathanaël :

Jean 1 :51 : » En vérité, en vérité, vous verrez désormais le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l'homme. »

Tiens « monter et descendre »  on dirait encore cette balance de la justice, cette balançoire à bascule…

Monter et descendre voilà l’œuvre de rédemption et de glorification de ses élus.

Jésus voit « les œuvres sans fraude » de Nathanaël et il le voit sous le figuier, en bas du figuier et il se voit  allant diner chez lui, pour l’élever.

Amen